Introduction À La Gestion
Introduction À La Gestion
2) Gestion et décisions
On peut dire aussi que la gestion est le pilotage de l’action collective au sein d’une organisation. Plus
l’entreprise est grande, plus il y a des gens donc plus il peut y avoir des tensions la gestion devient donc plus
compliqué (les objectifs individuels peuvent s’opposer, il faut donc les orienter dans le même sens). On dit que
la gestion est un outil majeur de prise de décision avec comme objectif principal la pérennité de l’entreprise.
*la 1ère c’est la planification /préparation, c’est là qu’on fixe les objectifs finaux, les priorités,
les indicateurs qui mesurent les objectifs, les moyens dont on a besoin
*la 2ème étape est la mise en œuvre des moyens, c’est la mise en action, on met en œuvre le
plan de l’étape précédente
*la 3ème, on vérifie avec les indicateurs si on a atteint les objectifs fixés (on mesure les
résultats, évalue les écarts avec ce qui était prévu à la 1ère étape
*la 4e consiste à ajuster, réagir en fonction des écarts trouvés (qu’ils soient positifs ou
négatifs)
*Dyson avait investi dans les voitures électriques pour concurrencer Tesla, l’idée était de se
dire qu’on pouvait rivaliser avec cette marque. Le problème est que cette idée n’a pas pris (même s’ils ont créé
un prototype). Ici on retrouve la Roue de Deming, d’abord l’objectif était de concurrencer Tesla ; l’entreprise a
donc mis des moyens colossaux ; on check et on voit un problème de rentabilité ; on arrête donc pour ne pas
perdre plus d’argent.
*Apple avec la V2 des airpods. D’abord on veut sortir une version innovante pour faire du
profit ; on met les moyens et on vend ; on voit que la V2 ne marche pas comme prévue donc on se demande
pourquoi (ici le marché se tasse, les améliorations ne sont pas intéressantes, on a de la concurrence) ; on réagit
en se penchant directement sur une autre version qui marchera mieux
-2ème niveau : une perspective fonctionnelle
On observe que la prise de décision a lieu au niveau de la direction et qu’après il faut assurer la coordination de
ces décisions dans les différents services. La direction a besoin de s’interroger sur les fonctions commerciales,
RH…pour définir ses objectifs
Management stratégique
Management opérationnel
*Les décisions stratégiques sont les décisions prise par la D.G qui engage l’entreprise à long terme. Elles sont
dangereuses, risquées, on a besoin de beaucoup d’information pour anticiper le maximum de choses
*Les décisions tactiques, c’est la mise en œuvre des décisions stratégiques, elles sont prises par les cadres. Ces
dernières engagent l’entreprise a moyen terme, elles sont donc encore risquées mais sont plus facile à corriger.
*Les décisions opérationnelles sont des décisions prise au quotidien, elles sont en accord avec les décisions
prise sur les deux niveaux supérieurs. Ces décisions sont du concret, de la réalisation. On peut dire qu’elles sont
par exemple prises par des chefs d’équipes. Ces dernières ont des effets immédiats (c’est le contraire des
décisions stratégique).
Exemple :
-Under Armour, l’entreprise se reprend en main après une année 2017 compliqué. On voit la décision
stratégique : obtenir une grosse part du marché, gagner en notoriété, avoir une grande rentabilité,
développement à l’international. Décision tactique : décidé dans quel pays on va s’importer, poursuivre la
stratégie de sponsoring (Teddy Riner, Steph Curry). Décision opérationnelle : dans ce cas mettre le produit en
contact avec le client.
-TikTok, qui a dû gérer le problème avec les USA (récupération des données). Décision stratégique : assurer la
pérennité de l’appli aux USA. Décision tactique : la séparation de Tiktok et de Douyin, ouverture de bureaux à la
Silicon Valley , tout le stockage de données est maintenant détenu par les USA.
On divise donc la gestion en deux parties :
Stratégie Organisation
Management stratégique Management opérationnel
Diagnostic, analyse Structures, processus opérationnel
Orientations Systèmes de décision
Mise en œuvre Systèmes d’information
Contrôle Systèmes d’animation des hommes
Gestion du marché Gestion de l’entreprise
Mais pour prendre des décisions, l’intuition seule ne suffit pas, il faut beaucoup d’informations.
A)L’entreprise
Définition économique : « Une entreprise est un agent économique autonome, chargé essentiellement de
produire des biens et des services pour d’autres acteurs , en dégageant des bénéfices ».
(agent autonome : unité de prise de décision, agent qui détermine lui-même ses actions et son état interne,
sans l'intervention d'un tiers)
Cette approche insiste sur la création de richesse (« dégage des bénéfices »). Or qu’en est-il des structures non
lucratives, des entreprises déficitaires… La définition n’est donc pas complète.
B)La société
Définition juridique : « La société est institué par 2 ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat
d’affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter
de l’économie qui pourra en résulter ».
La société est donc une personnalité (en droit) : c’est une personne morale, grâce au contrat, il y a des droits et
des devoirs qui la concerne.
On discerne cependant deux types de société :
Sociétés de capitaux (c’est les plus répandu dans les sociétés commerciales), l’idée c’est que le capital
prime sur la personnalité des associés : chaque partenaire/actionnaire est responsable à la hauteur de
ses apports dans la société
Sociétés de personnes, la responsabilité est illimitée, engagement de notre patrimoine personnel,
c’est l’opposé des sociétés de capitaux.
C)L’organisation
Définition : « ensemble de moyens structurés, constituant une unité de coordination avec des frontières
identifiables, fonctionnant en continu en vue d’atteindre un ensemble d’objectifs partagés par les membres
participants »
Cette définition prend à la fois la dimension interne de l’entreprise et sa mission externe. On ramène encore
une autre dimension, l’importance des rapports de pouvoir entre les individus (rapports sociaux).
1ère différence est que l’analyse économique il y a une domination de la dimension technique de
l’entreprise alors que dans le management des organisation, on s’intéresse à toutes les dimensions de
la même manière (la dimension, technique, environnementale, humaine et économique :
[Link]
%20DIMENSION%20TECHNIQUE,administrative%2C%20....)
2ème différence : l’analyse économique est dite rationnelle (on analyse en termes d’optimisation : un
problème= une solution) alors qu’en management des organisations on prend conscience que
l’entreprise n’est pas rationnelle (humain n’est pas forcément rationnel). Ça veut dire qu’à chaque
problème on va trouver pas une solution mais plusieurs donc on va essayer de trouver la meilleure
3ème différence : Dans l’analyse économie on considère que l’entreprise réagit de façon mécanique a
son environnement. Or en management des organisations on va avoir une vision dynamique de ses
relation entreprise/environnement. On va faire appel à de l’économie, psycho, sociologie...pour voir
que l’environnement a un impact sur l’entreprise. C’est donc bcp plus interactif
4ème : L’entreprise est considérée comme une « boite noire » (on ne voit pas ce qu’il y a dedans) Donc
toutes les structures internes ne sont pas analysées en analyse économique. Alors qu’en management
des organisations on s’intéresse au problème de structuration.
Remarque :
1- Différence entre le « nombre d’entreprises » et le « nombre d’unités légales » ?
Unité légale :
Statistiquement considérée en tant que personnalité juridique
Numéro SIREN (n° d’identité de chaque entreprise, qui donne l’existence à cette dernière )
Entreprise :
Statistiquement considérée comme « la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une
unité organisationnelle de production de biens et de services, jouissant d’une certaine autonomie de
décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes »
Prise en compte de l’organisation en « groupe d’entreprises »
Types d’entreprises Nombre de salariés Part dans l’ensemble des Part dans l’ensemble de
entreprises françaises l’effectif salarié français
Microentreprises Entre 0 et 9 96% 18,82%
PME (petites et Entre 10 et 249 3,8% 29,9%
moyennes entreprises
ETI (établissement de Entre 250 et 5000 0.1% 25%
taille intermédiaire)
GE (grande entreprise) Plus de 5000 0.006% 26,17%
( 99% des entreprise ont moins de 250 salariés ; les 1000 premières GE représentent plus de 30% des effectifs
totaux des salariés)
Effectif :
Chiffre d’affaires et parts de Marché (chiffre d’affaires : quantité vendues x le prix unitaire, attention
ce n’est pas le bénéfice mais les recettes) ce sont des indicateurs commerciaux. Le taux de variation du
CA = [(CAt-CA t-1)/(CA t-1)]x100. La part de Marché (PDM) est un indicateur de comparaison
concurrentiel. La part de marché peut être calculée en volume (en fonction du nombre d'unités
vendues) ou en valeur (en considérant le chiffre d'affaires) :
-en valeur : (CA entreprise x /∑CA de la totalité des entreprises du marché)x100
-en volume : (Ventes entreprise x /∑Ventes de la totalité des entreprises du marché)x100
On voit ici que quand il y a une différence importante de prix sur le Marché, il faut raisonner en valeur :
Exemple :
-On peut procéder aux mêmes calculs sur le sport qui n’est pas une activité commerciale (différents types de
sports) voir le graphique.
-Le calcul de l’audimat ( part d’audience d’une émission : valeur en pourcentages obtenue en divisant
l’audience d’un support par l’audience totale du medium (télé) auquel il appartient)
- Mesure les ressources nettes restant à l’entreprise à l’issue de l’exercice : bénéfice ou perte
- RNC : différence entre le total des produits et le total des charges d’une entreprise
- Il mesure la richesse créée au cours d’une période (généralement l’exercice comptable) en
prenant en compte toutes les activités de l’entreprise
Disney par exemple qui est en chiffre d’affaire de 12% de hausse (en 2015) MAIS en 22 ans d’activité, n’a
affiché que 7 exercices bénéficiaires , depuis 2002, il a essuyé une perte considérable. Ou encore Tesla qui est
bénéficiaire pour le 3ème trimestre consécutif, il est cependant important de regarder le CA et aussi les Revenus
nets. (Mettre graphique tesla)
Le chiffre d’affaire peut être en hausse et l’entreprise peut être dans le rouge (ou l’inverse). Ces deux notions
sont très complémentaires mais ne disent absolument pas la même chose
- L’intégration verticale :
> Va être définit en verticalité, l’idée est que la diversification va être soit en
->Amont : l’entreprise développe de nouvelles compétences, nouveaux métiers qui
se situe en amont de l’activité originelle. Exemple : Apple va racheter des actifs de son
fournisseur de puces dialog ( on voit ici une complémentarité forte, on a besoin de
puces pour créer des téléphone). Chanel qui rachète 3 entreprises de tannerie
( fournisseur de matière première donc encore un effet de complémentarité)
->Avale : l’entreprise se diversifie sur des activités différentes en avale de son activité
originale. Exemple : Sephora qui appartient au groupe LVMH (ici LVMH a acheté
Sephora pour pouvoir vendre ses produits de luxe). Canal+ achète la chaine M7
(distributeur de télévision en Belgique, au Pays Bas, donc il va bénéficier de nouveaux
clients en proposant Canal+ sur ce distributeur de tv.
- La diversification liée :
> Ici c’est une stratégie de développement sur de nouvelles activités mais qui vont
présenter des points communs avec les activités initiales (il y a des liens). On va pouvoir
bénéficier des effets de synergie (pouvoir combiner l’ensemble des secteurs et chaque
secteur va contribuer à la réussite des autres) Exemple : les entreprises de vente de
voiture qui se lance dans la création de banque (pour fournir un crédit) elles s’assurent
donc d’avoir deux rentrées d’argent (la voiture et les intérêts du prêt), c’est donc deux
branches complétement différentes mais qui sont complémentaire (on voit bien le lien).
La mission en entreprise : « la définition de sa raison d’être, l’aspiration suprême qu’elle tente continuellement
d’atteindre ». La mission est comme une espèce de traduction des besoins auxquels on va répondre. Souvent la
mission on va la retrouver dans la phrase vocation (phrase qui englobe la vision de l’entreprise) d’une
entreprise.
La finalité : orientation à long terme qui guide l’ensemble des activités de l’entreprise. En général il va y’en
avoir plusieurs. On distingue différents types de finalités : économique (créer de la valeur, gagner en chiffre
d’affaires ou même survivre) ; sociale (l’augmentation de la masse salarial, redéfinition des grilles de salaires,
bien-être au travail) ; sociétales.
McDo : traité l’image de malbouffe= mise en place de salade, de fruits en guise de dessert (pas le produit qui
fait le plus de bénéfice, si on veut manger une bonne salade on va ailleurs)
Détermination des objectifs :
Objectif : il définit le ou les but(s) de l’entreprise dans le temps et il le(s) quantifie. Ils vont être l’outil de
pilotage basé sur des critères. C’est vraiment du concret. Un objectif se définit en 3 éléments :
- Variable de performance
- Le but à atteindre
- L’échéance
Les objectifs évoluent avec le temps (nouvelles contraintes et opportunités). Exemple de Disney+ qui avec le
Covid a franchi les 60 million d’abonnés (ce qui était l’objectif de 2024).
Ils sont également impérativement réalisables et définis quantitativement (il faut un indicateur sur lequel on
peut fixer son action). Mais aussi identifiable, compréhensible et acceptable. Pour finir ils sont contrôlables et
conformes à la mission de l’entreprise.
Attention, il ne faut pas confondre un objectif et une prévision : une prévision c’est ce que pourra être l’activité
de l’entreprise (par exemple des prévisions des ventes sur un certains marché) alors que l’objectif c’est ce que
doit être l’activité de l’entreprise. La plupart du temps les objectifs sont basés sur des prévisions .
- Typologie selon :
Leur orientation temporelle (objectif de long, moyen, court terme)
Leur nature (objectifs économiques, sociaux… ou alors financier, marketing, RH,
juridique…)
Leur hiérarchisation (objectifs supérieurs à d’autres)
Stakeholders= ensemble des parties prenante de l’E : tout acteur interne ou externe à une E et concerné par
son bon fonctionnement
Les 1ers stakeholders de l’E (interne) : les salariés, managers, owners
Stakeholders externe: suppliers, society, government, creditors, shareholders, customers
- Il existe plusieurs critères de performance en fonction des différents « stakeholders »
(ensemble des parties prenantes de l’entreprise : tout acteur interne ou externe à une
entreprise et concerné par son bon fonctionnement) de l’entreprise :
L’idée c’est que l’entreprise est entourée par son propre micro-environnement
Une filière représente l’ensemble des activités complémentaires qui concourent, d’amont en aval, à la
réalisation d’un produit fini (INSEE). Elle comprend 3 segments : le segment amont, segment centre, segment
aval.
Chaque entreprise fait partie d’une chaine d’acteurs, dont chaque membre peut être intégré en parallèle à une
autre chaîne.
Le macro-environnement : il est constitué de toutes les variables d’évolution concernant
l’environnement politique, légal, économique, technologique, sociologique, démographique,
religieux, sanitaires
- Méthode PESTEL
- Diagnostic SWOT, c’est un diagnostic interne et externe à l’entreprise où l’on voit les points
positifs et négatifs :
Un exemple : quand le prix de l’essence augmente peut-être appréhender de 2 façons :pour les constructeurs
de voiture c’est une grosse contrainte (plus l’essence est cher, moins les gens achète de voiture). Cependant
pour les constructeurs qui se base sur le marché de l’électricité il est vu comme une opportunité.
b) Action de l’entreprise sur l’environnement
L’entreprise ne fait pas que subir l’environnement, elle est source d’externalités :
Positives ou négatives :
- Action sur l’emploi (unité de moteur sur l’emploi) : par exemple la création de 8000 emplois
sur le site de Disneyland paris est une externalité positive (on imagine les chiffres du
chômage qui vont changer). Cependant Disney supprime 28000 emplois aux USA à cause de
la pandémie (externalité négative).
- Action sur l’intérêt collectif : exemple négatif, McDo avec ses paquets jetables qui ne sont
pas en lien avec le développement durable. Cependant McDo a mis en place une éco-
conception des emballages afin d’avoir une action bcp plus positive dans cette tendance-là.
- Action en termes de progrès technique : Exemple Bosch qui met au point un moteur diesel
qui pollue beaucoup moins (+) Cependant les marques comme Skoda et Audi qui trichent sur
les tests anti-pollution (-)
- L’entreprise et le lobbying : Un lobby est un groupe de pression qui agit auprès des élus, des
médias pour influencer les lois, les réglementations, l’établissement de normes… Il peut
défendre un intérêt particulier (en général économique) ou une cause d’intérêt général
(humanitaire, environnementale…). Exemple : Coca et Pepsi qui claquent la porte du lobby
américain du plastique les jugeant responsables de la pollution des océans.
Exemple : guerre des brevets : victoire mitigée d’Apple contre Samsung Tension concurrentielle
extrêmement forte.
Certes ils sont concurrents mais parfois ils ont des relations de collaboration ou commerciale. Au-
delà de la concurrence qu’en tant que consommateur on croit ; c’est une relation B to B (business to
business).
Idem pour les consoles de jeu (ex : PS5 ou XBOX) déjà en rupture de précommande alors qu’il sort en
novembre.
Sony et Microsoft en partenariat (gestion des jeux en lignes) était une surprise pour l’équipe
PlayStation.
Même chose entre Microsoft et Nintendo : « amis » et « concurrents ».
- Concurrence directe : elle concerne des entreprises qui proposent un produit ou un service
similaire (de même nature)
- Concurrence indirecte : elle concerne des entreprises des produits et des services différents
cependant qui répondent aux mêmes besoins pour les consommateurs (Exemple : je dois me
déplacer, je peux prendre la voiture, mais aussi le train, l’avion ou le vélo)
a)Sous-traitance et externalisation
La sous-traitance consiste pour une entreprise (le donneur d’ordre) à confier tout ou une partie de
sa production à une autre entreprise (le preneur d’ordre)
Le donneur d’ordre conserve la responsabilité finale du produit
Exemple d’inconvénients, le donneur d’ordre est responsable de ses sous-traitant : Apple aurait renvoyé
plusieurs millions d’iPhone à Foxconn (son sous-traitant) parce que notamment ils engageaient des adolescents
L’externalisation (outsourcing) consiste à confier tout ou une partie d’une ou plusieurs activités de
l’entreprise à un prestataire spécialisé.
Le prestataire en assume le management et s’engage sur sa performance (il n’y a pas le fait de contrôler
comme la sous-traitance).
Les avantages :
La sous-traitance
- Réductions des investissements industriels
- Un savoir-faire du sous-traitant (normalement plus efficace car spécialisé)
- Capacité de produire à gros volumes
- Transfert des risques de production (turn-over sur la chaine de production ou blessure
humaine)
- Flexibilité (quand on a besoin de beaucoup on fait un contrat de beaucoup et inversement
donc pas besoin de se casser la tête pour amortir les investissements
Externalisation
- Réduction des couts et des charges
- Transformations de frais fixes en frais variable (on n’a pas à payer constamment une équipe,
on paye que quand on a besoin)
- Amélioration de la qualité du service
- Concentration des efforts sur le cœur de métier
- Flexibilité
Les inconvénients :
La sous-traitance :
- une dépendance (exemple s’il arrive quelque chose dans le pays ou on sous traite, alors c’est
chiant on perd sa production donc on ne vend rien)
- Perte de savoir-faire
- Risque de concurrence avec le sous-traitant
- Problème de qualité
- Risque d’image
Externalisation
- Perte de contrôle
- Augmentation des couts cachés (quand on doit surveiller et contrôler les prestataires ->
coute cher)
- Perte de savoir
- Dépendance quasi-irréversible (dépendance par rapport à un cabinet d’expertise comptable -
> compliqué de changer)
- Problème de qualité/image (externalisation des centres d’appels qui est vrmt le premier
contact avec le client donc si ce n’est pas bien, l’image prend un coup)
- Problème social
L’Oréal qui possède par exemple 45 usines et ces dernières produisent la grande majorité des produits (96%).
Cette internalisation permet la maitrise totale (suivie des produits de AàZ, contrôle de la qualité, distribution…).
C’est un vrai choix stratégique.
On observe zara aussi qui s’oppose à l’externalisation de H&M avec une intégration verticale :
[Link]
Avantages :
- Contrôle total ou partiel de la filière sur laquelle on est
- Effet de synergie technologique et/ou commerciale
- Sécurité des approvisionnements et des débouchés
- Baisse des coûts (on gagne en réactivité, on n’a pas de coûts cachés…)
- Economie d’échelle
- Pouvoir sur le marché plus important
- Elévation de barrières à l’entrée des concurrents
Inconvénients
- Coût d’entrée élevé
- Risque de sous-emploi de l’outil de production et du personnel (risque de surcapacité)
- Problème d’intégration des structures intégrées
- Risque de contamination de la filière par un « maillon malade »
A l’opposé Nike est une entreprise qui est basé sur l’externalisation de ses usines. Elle est considérée comme
une marque « sans usines » ou « fabless ». C’est un choix stratégique qui pose parfois des problèmes. On
observe aussi en France Michel et Augustin qui est aussi que basé sur la communication, le marketing et
l’innovation mais qui laisse tout ce qui est production en externalisant.
b)La franchise
L’accord de franchise :
- Est un contrat qui associe une entreprise, propriétaire d’une marque ou d’une enseigne (le
franchiseur) à un ou plusieurs commerçants indépendants (les franchisés) -> quand on
mange dans un McDo le patron du McDo c’est un indépendant mais pas un salarié pour
McDo, il est juste sous contrat.
- Le franchiseur met à la disposition du franchisé sa marque, ses produits, son savoir-faire en
contrepartie d’une rémunération :droit d’entrée (quand on signe le contrat) et des
redevances, qui sont un pourcentage du au CA (royalties comme les streams tu connais la
SACEM)
- On distingue :
Les franchises de distribution (juste de la distribution de produits)
Les franchises de services (on a la matière première mais il faut la transformer,
exemple McDo)
Les franchises industrielles (l’idée c’est d’avoir des usines qui produisent un produit
breveté par la marque avec un contrat qui autorise, c’est rare mais on voit Yoplait
ou coca cola)
(Succursale : établissement qui ne bénéficie pas de personnalité juridique, elle est rattachée juridiquement
financièrement et commercialement à une entreprise principale.)
(La stratégie d’intégration fait perdre leur indépendance financière aux entreprises regroupées ou fusionnées.)
- Holding : forme particulière de société mère (seule vocation : regrouper les participations
dans diverses sociétés et en assurer l’unité de direction), on parle de société portefeuille ou
consolidante
On définit :
- Le contour restreint ou « noyau dur » du groupe comme l’ensemble des entreprises
contrôlées majoritairement par la tête de groupe :
- Les filiales du groupe (en théorie une filiale est une entreprise dont la majorité du
capital est détenu par une société-mère : dans les faits il faut être le détenteur
majoritaire mais par forcément 51%. Cette dernière prend donc le contrôle de la
filiale).
- Le contour élargi du groupe comme l’ensemble des entreprises dépendant du groupe, quel
que soit le taux de détention
Les prises de participation du groupe (une société va prendre une
participation dans le capital d’une autre entreprise).
Schéma d’exemple d’un groupe :
Il est important de savoir que l’entreprise n’est pas représenté de la meme manière en fonction de l’époque :
Remarque : l’entreprise
La vision stratégique de l’école classique repose sur les postulats de l’analyse micro-économique :
- Le profit et la rentabilité sont les objectifs essentiels de l’entreprise
- Les stratégies de développement reposent sur des calculs d’optimisation
On est ici dans une théorisation de l’entreprise où on cherche un système de management unique et universel
qui repose sur l’optimisation.
La vision de l’organisation :
- L’entreprise n’est qu’un lieu de production (c’est un centre de transformation d’inputs en
outputs)
- Le propriétaire est un décideur rationnel (on part du principe que le propriétaire est capable
de prendre les bonnes décisions)
- Le travail est organisé rationellement
- Les acteurs de l’organisation sont des éxecutants (ils ne prennent pas de décisions)
Concepts et auteurs :
Le principe de base du taylorisme est de rechercher les conditions les plus rationnelles de production (pour lui
c’est juste une question de méthode et d’organisation du travail). L’OST (Organisation Scientifique du Travail)
se développe et il se compose en plusieurs principes de base :
- La division du travail (il divise chaque action en action élémentaire, c’est parfois un geste par
ouvrier, on spécialise les travailleurs)
- La détermination d’un « one best way » : production optimal
- Une réglementation formalisée des comportements (idée d’une administration très précise
et donc aucune spontanéité et de prise d’initiative)
- L’adoption d’une structure fonctionelle (cela signifie que l’on va avoir des taches d’éxecution
qui vont etre dissocier des taches de décision)
- L’adoption d’un système de rémunération très incitatif (rémunération à la pièce)
- La mise en place d’un système de contrôle permanent
Henri Ford complétera les principes de l’OST en créant le travail à la chaine. On dit que les apports de Taylor
concernent surtout la fonction technique du management. La principale critique des idées de Taylor est
l’absence totale de psychologie dans le système proposé (l’idée que l’homme est vu comme un outil).
Le principe de l’administation scientifique des organisations. Selon lui, une organisatipon repose sur 6 grandes
fonctions :
Il part du principe que l’administration est le plus important au sein de l’entreprise, elle est « chargée de
dresser le programme général de l’entreprise » :
La seule logique technique productive n’est donc pas suffisante pour administrer (gérer) correctement : il faut
rationaliser la direction administrative de l’entreprise.
Fayol a ainsi jeté les bases de la structuration de l’entreprise. Ses apports concernent le fonctionnement
général de l’entreprise (avec des idées plus générales qui viennent posées les bases)
Sa conclusion : La bureaucratie est la forme d’organisation la plus rationnelle car on va obéir à des règlements
impersonneles et non à des personnes en particulier.
Tout d’abord cette école ne tient pas compte des intéractions entre les individus et l’organisation (on a très peu
de formalisation sur les relations de pouvoirs). Elle nous donne une vision très partiel et on considère que la
motivation des individus est du seulement à leurs rémuneration. De plus, elle ignore les inter-relations entre
l’entreprise et son environnement (on considère l’entreprise comme un système clos). Aussi, ses principes
peuvent entraîner des externalités négatives : accident du travail, absentéisme, turn-over…
Ce qui va etre intéressant dans cette vision c’est que l’individu est vu différemment et le but est de gérer les
conflits salariés/entreprise et salariés/salariés. On a une hétérogénéité des membres mais des objectifs
communs donc le but de cette nouvelle vision est de voir l’entreprise comme un lieu de vie.
2) L’analyse de l’école des relations humaines
Elle s’est construite en réaction à l’école classique et s’intéresse aux facteurs humains dans l’entreprise.
Vision stratégique identique à celle de l’école classique : objectif de profit unique et universel
Mais une vision de l’organisation différente : intégration de l’homme en tant qu’individu et membre
d’un groupe.
Postulats :
- L’entreprise est un lieu de production
- L’acteur de l’organisation a une dimension humaine
- Les conditions de travail matérielles et psychologiques doivent être prises en
compte
- L’organisation comprend des groupes d’individus avec des dynamiques différentes
et des liaisons informelles
- L’organisation rassemble des acteurs, à des niveaux hiérarchiques différents, qui
ont des comportements antagonistes
Concepts et Auteurs :
George Elton Mayo (1880-1949), il est considéré comme le père fondateurs des relations humaines
dans le travail.
- Prise en compte des facteurs humains pour améliorer la productivité.
- Expériences à la Western Electric :
Phase 1 : comparaison de la performance de groupes d’ouvriers
travaillant à éclairage constant avec d’autres groupes pour lesquels on
faisait varier l’intensité lumineuse. On a vu que le rendement augmentais
dans les deux types de groupes donc il a conclut qu’il n’y avait pas que les
conditions matérielles qui jouaient
Phase 2 : menée sur un atelier de femmes pour lequel on faisiat varier les
conditions de travail toujours suite à des discussions avec le groupe. Le
rendements des ouvrières à toujours augmenté (selon les conditions
matérielles mise en place suite à des discussion) mais aussi lorsque leurs
demande etaint supprimé.
- Il y a donc une démonstration de l’importance de la participation, de la
coopération sur la productivité.
- Les principales conclusions de ces travaux sont que :
La quantité de travail accomplie par un individu dépend de sa capacité
sociale
La spécialisation (OST) n’est pas la forme la plus efficace d’organisation du
travail (parce que l’OST à une vision de « l’homme-outil »)
Les employés réagissent en tant que membres d’un groupe
Les récompenses non financières (estime, relations sociales…) jouent un
rôle essentiel dans la motivation.
- Le pouvoir technocratique : pouvoir basé sur le savoir, détenu par des experts, une
décision est à chaque fois justifié le plus scientifiquement possible.
Avantages : force de la rationalité (comme la bureaucratie), les
décisions sont prises efficacement.
Inconvénients : les décisions sont prises par des experts qui sont
souvent éloignés du terrain (elles peuvent être humainement très
couteuse) donc il y a une démotivation.
Pour cela elle a besoin d’information d’où la nécessité de mettre en place un système d’information : ensemble
d’éléments (personnel, logiciel, matériel…) permettant d’acquérir, traiter, mémoriser et communiquer des
informations. On appelle aussi ça un EPR (Entrpise Ressource Planning).
Analyse :
Il récuse les visions mécanistes de Taylor ou Fayol en intégrant dans son analyse le concept de
rationalité limitée (l’individu n’est pas forcément rationnel)
Selon lui, la rationalité est limitée par 3 facteurs :
- L’information disponible (si il nous manque de l’information , on va pas forcément
prendre une décision rationelle)
- Les motivations du décideur (chaque leadeur a ses valeurs, sa psychologie…propre
à lui-même donc les motivations entre chaque décideur varient et une décision qui
peut paraîte rationelle pour un et pas du tout pour l’autre)
- Les capacités du décideur (pareil, chaque décideur est différent au niveau des
capacités cognitive)
Conclusion :