Lycée Louis-Le-Grand, Paris Lundi 4 janvier 2016
MPSI 4 – Mathématiques
A. Troesch
Interrogation no 4
Correction de l’exercice – (10 questions, 20 minutes, 20 points)
1. Comme cos(e−n) → 1,
1
ln(cos(e−n )) ∼ cos(e−n ) − 1 ∼ − e−n .
+∞ +∞ 2
n3 √
3 ln(n)− n·ln(2) √ √ √ √
2. • √ = e
n
. Or, ln(n) = o( n), donc 3 ln(n)− n·ln(2) ∼ − n·ln(2) → −∞, donc n3 = o(2 n ).
2 +∞
n3
√ √
√
3 n
• On a donc ln n + 2 = ln(2 ) + ln 1 + n ∼ ln(2 n ), car le second terme tend vers 0 et le
n
√
2 +∞
premier vers +∞
√ p √
• Ainsi, ln n3 + 2 n = (n) · ln(2) + o( n).
√
• Par ailleurs, n 2 + n = e( 2 + n ) ln(n) = e 2 ln(n)+o(1) ∼ e 2 ln(n) = n.
1 1 1 1 1 1
+∞
• Ainsi : √ 1 1 √ √ √ √ √
ln n3 + 2 n + n 2 + n = n · ln(2) + n + o( n) = (1 + ln(2)) n + o( n).
√ 1 1 √
Par conséquent, ln n3 + 2 n + n 2 + n ∼ (1 + ln(2)) n .
+∞
1 un
3. Soit un = ln2 (n + ln(n)). Alors, eun → +∞ et e−un → 0, donc sh(un ) ∼ e .
+∞ 2
Par ailleurs,
ln(n)
ln(n + ln(n)) = ln(n) + ln(1 + ) ∼ ln(n) donc: ln2 (n + ln(n)) ∼ ln(n)2
n +∞ +∞
1 ln2 (n)
On en déduit que sh(ln2 (n + ln(n))) ∼ e
+∞ 2
4. On a, pour tout n ∈ N∗ :
1/ ln(n)
1
= e ln(n) ln(tan n ) .
1 1
tan
n
Or tan n1 = 1 1
n +o n , donc
1 1
ln tan = ln + ln(1 + o(1)) = − ln(n) + o(1).
n n
1 1 1
On en déduit que ln tan ∼ − ln(n), puis que ln tan ∼ −1. Ainsi :
n +∞ ln(n) n +∞
1/ ln(n)
1 1 1 1
lim ln tan = −1 donc: lim tan = .
ln(n) n n e
5. La fonction f est dérivable sur R, de dérivée
∀x ∈ R, g ′ (x) = e−x e1−e − 1 = e1−x−e
−x −x
− 1.
Or, l’inégalité de convexité classique sur l’exponentielle implique que pour tout x ∈ R, e−x − 1 + x > 0, donc
g ′ (x) 6 0. De plus, l’inégalité est stricte, sauf pour x = 0. Ainsi,
∀x ∈ R∗ , g ′ (x) < 0.
On en déduit que g est strictement décroissante, en particulier injective. Comme g(0) = 0, 0 est la seule valeur
annulant g. Autrement dit, 0 est le seul point fixe de f ◦ f .
1
6. La fonction f étant décroissante, f circf est croissante. Comme par ailleurs f ◦ f (−1) = f (e − 1) > −1 et
f ◦ f (0) = 0 (c’est un point fixe), on déduit de la monotonie de f ◦ f que f ◦ f ([−1, 0]) ⊂ [−1, 0], donc
[−1, 0] est stable par f ◦ f .
Comme u1 ∈ [−1, 0], on en déduit que pour tout n ∈ N, u2n+1 ∈ [−1, 0]. Par ailleurs, f ◦ f étant croissante,
l’inégalité initiale entre u1 et u3 se propage en la même inégalité entre u2n+1 et u2n+3 , donc (u2n+1 ) est
monotone. Elle est bornée. Elle est donc convergente. Le seul point fixe de f ◦ f étant 0, on en déduit que
u2n+1 → 0 .
La continuité de f nous assure alors que u2n = f (u2n−1 ) → f (0) = 0, puis un → 0 .
On a prouvé au passage que pour tout n, u2n−1 6 0 , et par décroissance de f , u2n > f (0) = 0 .
7. Un petit avant-goût des calculs de développements limités... Puisque f (x) → 0 lorsque x → 0, on peut écrire :
f (x)2 f (x)3
f ◦ f (x) = e−f (x) − 1 = −f (x) + − + o(f (x)3 ).
2 6
De plus, f (x) ∼0 −x, donc o(f (x)3 ) = o(x3 ). De plus, en remplaçant les termes f (x) par le développement
limité,
2 3
x2 x3 x2 x3 x2 x3
1 1
f ◦ f (x) = − −x + − + o(x3 ) + −x + − + o(x3 ) − −x + − + o(x3 ) + o(x3 ).
2 6 2 2 6 6 2 6
On développe, en ne gardant que les monômes en x de degré inférieur ou égal à 3, tous les autres entrent dans
le o(x3 ). On se rend compte que tous les termes obtenus en multipliant un o(x3 ) donnent quelque chose d’au
moins aussi petit, donc aussi un o(x3 ). Ainsi,
x2 x3 x2 1 x3 (−x)3 x3
f ◦ f (x) = x − + + − ·2· − + o(x3 ) = x − + o(x3 ) .
2 6 2 2 2 6 6
8. Puisque u2n → 0, on peut écrire
u2n+2 = f ◦ f (u2n ) = u2n − αu32n + o(u32n ) = u2n 1 − αu22n + o(u22n ) .
On peut élever à la puissance β, puisque u2n > 0 :
β
uβ2n+2 − uβ2n = uβ2n 1 − αu22n + o(u22n ) − 1 ∼ −βuβ2n αu22n + o(u2n ) ∼ −αβuβ+2
+∞ 2n . +∞
1
Cette expression admet une limite finie non nulle si et seulement si β = −2 . La limite vaut alors ℓ = −αβ = 3 .
9. Comme un → 0, −un aussi, donc e−un − 1 ∼ −un , donc un+1 ∼ −un .
+∞ +∞
10. D’après le théorème de Cesaro, et par télescopage,
u−2
2n u−2 u−2
+ 0 →ℓ donc: 2n
→ ℓ,
n n n
de quoi on déduit que
r r r
1 1 3 6
u22n ∼ donc: u2n ∼ = =
+∞ ℓn +∞ −αβn n 2n
par positivité de u2n . On a alors
r r
3 6
u2n+1 ∼ −u2n ∼ − ∼ − .
+∞ +∞ n +∞ 2n + 1
r
n 6
On déduit de ces deux équivalents que un ∼ (−1) .
+∞ n