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Secours

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0

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE REPUBLIQUE DE GUINE


ETAT MAJOR GENERAL DES ARMEES Travail Justice Solidarité
DIRECTION OPERATIONS ET INSTRUCTIONS
ECOLES MILITAIRES DE MANEAH

FORMATION DES SOUS OFFICIERS


D’ACTIVE- SESSION 2011

..…………………………..

COURS D’HYGIENE ET DE
SECOURISME

…………………………..

INSTRUCTEUR :
LE MEDECIN MLC.PIERRE TOUPOU

TABLE DES MATIERES


1

PREMIERE PARTIE : HYGIENE

- Définition de l’hygiène.........................................................page2
- Type d’hygiène………………………………………………………...2
- Hygiène en campagne…………………………………………………3
- Hygiène du combattant en pays chaud…………………….............4

DEUXIEME PARTIE : SECOURISME

I- Gestes élémentaires de survie


Protéger, Alerter, Faire le bilan……………….……………………..6
II- Transport des blessés..............................................................9
III- Les Fractures……………………………………………………..10
IV- Les Brûlures………………………………………………………12
V- Les coups de chaleur…………………………………………....13
VI- Les Maladies Sexuellement Transmises et le Paludisme
- Les Maladies Sexuellement Transmises (MST)……………..15
- Le Paludisme……………………………………………………..17
VII- La Toxicomanie………………………………………………....18

TROISIEME PARTIE : ANNEXES

- Transport des blessés (Méthode du pompier- croquis)…….22


- Les Brûlures
Positions d’attente et de surveillance- croquis………………23
- Quelques questionnaires pratiques…………………………..24
- Questions à choix multiples(QCM)………………………….25

HYGIENE
2

I- Définition : L’Hygiène est l’ensemble de règles et de pratiques relatives à la


conservation de la santé ; à la propreté ; etc.…

II- Types d’hygiène :


II-1- Hygiène Individuelle : C’est l’hygiène qui concerne un individu (une
seule personne).
a - Hygiène corporelle générale
Pour éviter les maladies cutanées (furoncle, gale…), digestives (diarrhée,
dysenterie, carie dentaire…), des pieds (intertrigo), des mains (panaris…) etc.,
il faut :
■ Laver tout le corps trois fois par jour ;
■ laver soigneusement les vêtement et sous vêtements ;
■ laver les mains et couper les ongles ;
■ brosser les dents trois fois par jour au moins ;
■ porter les chaussures sèches et convenables ;
■ raser les barbes et moustaches ;
■ coiffer la tête ;
■ adapter les vêtements aux conditions climatiques (laine pour la période
froide, le coton pour la période chaude).
b- Hygiène alimentaire :
La ration alimentaire doit être suffisante et équilibrée c'est-à-dire contenir
les protides, les glucides, les lipides les vitamines et les sels minéraux.
L’eau de boisson doit être potable, si non elle entraîne des maladies
épidémiques telles que le cholera, la fièvre typhoïde…
Les boites de conserve méritent une attention particulière (dates de
fabrication et d’expiration, la déformation de la boite, émission de gaz après
ouverture de la boite…) ; car elles sont responsables de toxi-infections
alimentaires.
Les vices tels que l’alcool, le tabac, la drogue etc.…sont à proscrire, car
ils entraînent la cirrhose du foie, les maladies mentales, les maladies
cardiovasculaires, impuissance sexuelle chez l’homme, avortement et
accouchement prématuré chez la femme, les accidents de travail et accident de
la voie publique, les cancers digestifs, pulmonaires, de la vessie, le SIDA par
injection intraveineuse de la drogue etc.…
c- Hygiène sexuelle :
Le rapport sexuel extraconjugal sans préservatif favorise la transmission
des IST VIH/SIDA. Ces maladies entraînent des complications mortelles dans la
majorité des cas, par exemple : le rétrécissement urétral, orchis épididymite,
stérilité, mort-né, le cancer du col chez la femme etc.
Pour éviter ces maladies et leurs complications, il faut appliquer
correctement les mesures préventives ci-après :
- Abstinence ou retard de relations sexuelles
- Fidélité mutuelle entre partenaires
3

- Utilisation correcte du préservatif


- Dépistage précoce et traitement adéquat des IST.

II- 2 – Hygiène collective : C’est l’hygiène qui concerne une collectivité


donnée.
Pour éviter l’éclosion des maladies épidémiques telles que le cholera,
la fièvre typhoïde… dans une collectivité, il faut que :
■ Le personnel chargé de l’alimentation applique obligatoirement les
mesures d’hygiène corporelle ;
■ Les ustensiles de cuisine, le bocal soient propres ;
■ Les plats préparés à l’avance ou les restes doivent être conservés dans
des récipients hermétiquement fermés ;
■ Le reste de poissons, de viandes…soit conservé au réfrigérateur
■ Les produits congelés ne soient pas recongelés après décongélation ;
■ Les ordures du ménage soient stockées dans les poubelles avec
couvercles ;
■ Les dortoirs et les toilettes soient lavés au moins une fois par jour avec
l’eau de javel ;
■ Les locaux soient désinfectés au moins trois fois par mois ;
■ Les moustiquaires soient installées ;
La collectivité sache que les urines et les selles sont destinées pour les
toilettes, qu’on ne crache dans les lieux publics.
Pour prévenir la survenue du cancer dû à la fumée du tabac, il est interdit
de fumer dans les lieux publics ; car le non fumeur reçoit la même quantité de
nicotine que le fumeur.

HYGIENE EN CAMPAGNE

A- Lors des marches :


a- Avant :
S’assurer que les effets et les chaussures ne gênent pas : graisser
convenablement les chaussures pour les assouplir.
Se soigner les pieds pour qu’ils ne blessent pas. Utiliser la poudre
spéciale fournie à cet effet.
Chaque fois que c’est possible, manger quelque chose avant de partir.
b- Pendant :
Surtout en été, ne pas boire de grandes quantités d’eau, ni, surtout de
boissons alcoolisées.
c- Après :
Il ne faut pas :
 Se laver les pieds à grande eau, mais les nettoyer avec un linge
humide ;
 Se découvrir si l’on est en sueur.
4

B- Par temps froid :


Au repos se garantir des courants d’air et ne pas s’étendre sur l’herbe.
Porter des sous-vêtements de laine, des gants, des chaussures bien
graissées.
C- Par temps chaud :
Si l’ordre en est donné :
 desserrer la cravate ;
 relever les manches ;
 éventuellement se garantir la nuque contre le soleil avec un
mouchoir tenu par la coiffure.
Ne pas absorber de boissons glacées et encore moins alcoolisées.

HYGIENE DU COMBATTANT EN PAYS CHAUD :

I- Hygiène générale en pays chaud :


Les conditions de vie du combattant en pays chauds varient suivant les
régions où il se trouve.
Il y a cependant des précautions générales à prendre pour éviter des
accidents et des maladies.
A- La chaleur
Il faut se méfier de la grosse chaleur.
1- Soins corporels :
La température étant abondante il faut se laver entièrement chaque fois
que l’on a de l’eau à sa disposition.
Avant les marches : utiliser du talc ou de la poudre spéciale pour le pied.
2- Habillement :
Par très grande chaleur, il ne faut pas exposer directement la peau au
soleil.
Le port du chapeau de brousse est recommandé.
La tête doit être couverte et la nuque protégée par un mouchoir à défaut
de chapeau de brousse.
3- Alimentation :
Dans les pays chauds les aliments ne se conservent pas longtemps. Il
faut éviter de les exposer à la poussière et aux mouches.
Puisqu’il fait très chaud, il convient de boire, mais par petites quantités
et, surtout, jamais d’alcool, et pas de glace, en pleine chaleur.
B- Le froid :
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il fait souvent froid la nuit
dans certains pays chauds.
Il faut donc se couvrir pour dormir et prendre particulièrement soin des
reins et du ventre en les protégeant avec la ceinture de flanelle.
Ne pas rester exposé aux courant d’air.
5

II- Soins et maladies dans les pays chauds :


La chaleur active l’infection des plaies et le développement de beaucoup de
maladies.
A- Blessure :
Les soins à donner sont ceux prévus pour chaque accident.
La moindre blessure devra être pansée immédiatement pour éviter
l’infection.
B- Maladies :
Les maladies les plus courantes dans les pays chauds sont le paludisme et
la dysenterie amibienne.
1- Le paludisme :
Ce sont les moustiques, en piquant la peau, qui introduit dans le sang les
microbes générateurs du paludisme.
Cette maladie se signale brusquement par une très forte fièvre et des
frissons.
La fièvre dure environ six heures et peut se répéter pendant plusieurs
jours.
S’il n’est pas soigné, le malade maigrit beaucoup et ressent une très
grande fatigue (jambes << en flanelle >>).
Dès les premiers signes, aller à la visite médicale.
Pour empêcher les piqûres de moustiques on utilise la moustiquaire.
Pour prévenir le paludisme et l’empêcher de se développer on absorbe
régulièrement des comprimés de paludrine.
2- La dysenterie amibienne :
Les amibes sont microbes qui vivent dans l’intestin et qui provoquent la
dysenterie.
La dysenterie amibienne se signale par :
 des coliques fréquentes ;
 des selles liquides avec des glaires (comme des espèces de crachats)
et souvent du sang ;
 des douleurs dans le ventre et des contractions de l’anus.
Les amibes se transmettent surtout par les aliments et les mouches.
Dès les premiers signes, aller à la visite médicale.

SECOURISME

I- LES GESTES ELEMENTAIRES DE SURVIE


6

A- Définitions
1- Secourisme : Porter secours à toute personne en situation de détresse.
2- Protéger : Mettre un accidenté à l’abri d’une complication éventuelle.
3- Alerter : Attirer l’attention d’une personne ou d’un groupe de personnes
face à un événement donné.
B- Le but : Le but des ‫״‬gestes élémentaires de survie‫ ״‬n’est pas de
transformer les soldats en secouristes, mais de leur inculquer quelques
notions de base pour réagir par des gestes simples, mais adaptés à des
situations de blessures plus ou moins graves.
C- Les Gestes :
a- Protéger :
1- Qui protéger ?
1-1- On se protège soi-même :
Vous arrivez sur les lieux d’un accident ou il se produit devant vous.
Imaginez si vous à votre tour victime d’un accident !
Pour l’accident de la circulation, il faut vous assurer que votre véhicule
n’est pas un danger. Il faut si possible se garer 200m avant l’accident. Si
vous voyez l’accident trop tard, garez-vous 200m plus loin.
1-2- On protège la victime :
Vous arrivez sur les lieux d’un accident, il faut éviter qu’il n’arrive un
autre problème à la victime.
Exemple : Le véhicule de la victime risque d’être percuté par un autre, de
tomber dans un ravin, de prendre feu…
Pour éviter ce la, il vous faudra :
 Annoncer l’accident plus en amont à l’aide d’un triangle de pré
signalisation ;
 Protéger la vie de la victime par des gestes simples (Exemple :
Réaliser un pansement compressif d’urgence en cas d’hémorragie) ;
 Dégager la victime si les conditions l’exigent.
1-3- - On protège autrui :
Si l’accident a eu lieu, c’est souvent par ce que le site est dangereux.
Dans ce cas, il faut le baliser pour justement éviter le sur- accident (surtout à
l’arrivée des secours). Si ce la est possible, supprimer la source du risque.
Exemples : - Fil électrique dénudé ;
- fuite de gaz ;
- début d’incendie…
b- Alerter :
Une fois la protection assurée et le sur accident évité, donner l’alerte.
1- Qui alerter ?
- Les Sapeurs pompiers N° 18
- Le SAMU N° 15
- La police ou la gendarmerie N° 17
Tous les numéros d’appel sont coordonnés entre eux et gratuits.
7

2- Comment alerter ? A partir


* De bornes téléphoniques présentes sur les autoroutes et les axes à
grande circulation (tous les 2km) ;
* d’un téléphone particulier ;
* d’une cabine téléphonique ;
* d’un portable.
Si plusieurs personnes sont présentes sur les lieux de l’accident, laisser
agir la plus apte d’entre elles et suivez ses directives. Eloigner les curieux
4- Renseignements d’un message d’alerte :
■ Donner son identité ;
■ Nature de l’accident ;
■ Lieu précis ;
■ Nombre de personnes concernées ;
■ Gravité ;
■ Premières mesures prises ;
■ Gestes effectués ;
■ Numéro de téléphone d’oû on appel.
NB : Le message d’alerte achevé, attendre les instructions avant de
raccrocher le combiné.
c- Faire le bilan :
* Savoir observer l’état des fonctions vitales
* Savoir reconnaître et apprécier les signes d’une détresse vitale
Les trois (3) fonctions vitales sont :
- La conscience ;
- La ventilation (respiration) ;
- La circulation.
Apprécier l’état de conscience par la succession logique suivante : poser
une question simple, donner un ordre.
« Ça va, vous m’entendez ? »
« Quel est votre nom ? »
« Serrez moi la main »
« Ouvrez les yeux »
■ Si le sujet répond, il est conscient. Il faut le surveiller.
- Assurer la liberté des voies aériennes et apprécier la fonction ventilatoire
- Apprécier la fonction circulatoire.
■ Si le sujet ne répond pas, il est inconscient.
Dans ce cas il faut :

- La libération de la voie aérienne par application de la règle


de 3C (colle, cravate, ceinture) ;
- Soulever le menton et ouvrir la bouche pour assurer la
respiration et de l’inexistence d’un corps étranger dans la
bouche ;
8

- Puis lui faire adopter la position latérale de sécurité (PLS).

LA POSITION LATERALE DE SECURITE (PLS)

1 - DEFINITION : La position latérale de sécurité est une position d’attente des


secours. Elle est appliquée sur un accidenté dont la gravité des lésions n’est pas encore
totalement établie.

2- BUT : La position latérale de sécurité a pour but :


 D’empêcher la chute de la langue en arrière (lorsque la victime est
inconsciente) ;
 Elle permet l’écoulement, par la bouche vers l’extérieur, de la salive, du
sang, d’un vomissement qui risqueraient d’obstruer les voies aériennes de la
victime et donc de l’étouffer.

II- LE TRANSPORT DES BLESSES


9

A- GENERALITES : Un blessé doit toujours être éloigné du lieu où s’est produit


l’accident (après avoir arrêté l’hémorragie s’il s’en était déclaré une).
Le transport peut s’effectuer : - A bras ;
- sur un brancard ;
- par voiture sanitaire.
B- Transport d’un blessé à bras :
1- Un seul porteur : (Méthode du pompier)
● Croiser les pieds du blessé et le rouler pour le mettre sur le ventre ;
● Enjamber le corps du blessé et le soulever en le prenant sous les bras ;
● Tout en le maintenant, se placer à gauche du blessé (le « des enjamber ») ;
● mettre le genou droit à terre et appuyer le blessé sur le genou gauche ;
● de la main gauche saisir la main droite du blessé ;
● se pencher pour faire passer la tête sous le ventre du blessé tout en tirant son bras
droit ;
● Se redresser, et, de la main droite saisir le poignet gauche du blessé tout en
maintenant ses jambes du même bras ;
(Marcher quelques pas, puis déposer le blessé).
Si le porteur est assez fort, il peut prendre le blessé dans ses bras.
Si le blessé peut se lever, le porteur pourra le prendre à cheval sur le dos.
2- Deux porteurs :
a- Position debout : C’est le cas où le blessé peut marcher :
- Il passe ses bras au tour du cou des porteurs ;
- les porteurs tiennent les mains du blessé et le soutiennent dans le dos.
b- Position assise : C’est la méthode de la chaise à porteur :
- Le blessé s’assied sur les mains croisées des deux porteurs et passe ses bras autour
de leurs cous.
c- Position couchée :
- Un des porteurs soutient le blessé par les épaules ;
- L’autre porteur soutient le blessé par les jambes.
Les mouvements des deux porteurs doivent être exécutés avec ensemble.
B- Transport d’un blessé sur un brancard :
Le transport par brancard est moins fatigant que par les méthodes à bras.
Aussi, dans le cas ou l’on ne dispose pas de brancard, il faut en confectionner un.
Ce ci peut se réaliser :
 Avec deux bâtons de 2m et une couverture ;
 Avec une toile de tente ou des vêtements remplaçant la couverture et avec
des fusils ou des branches d’arbre remplaçant les bâtons.
Un blessé doit être manié très délicatement
C- Transport en voiture sanitaire : Le chargement est facile ; les voitures sanitaires
sont équipées de fixation pour brancards.
Les blessés doivent être transportés tête vers l’avant de la voiture.
III- LES FRACTURES
10

III-1- Généralités : Une fracture est la cassure d’un os.


Elle peut être provoquée par un choc brutal :
 Balle ;
 Eclat d’obus ;
 Chute.
Les fractures sont « ouvertes » ou « fermées ».
Une fractures est« fermée »lorsqu’il n y a pas de plaies.
Elle est « ouverte » dans le cas contraire.
III- 2- Signes d’une fracture :
On reconnaît une fracture aux signes suivants :
 Impotence fonctionnelle du membre ;
 Impossibilité de remuer le membre fracturé ;
 Douleur violente et bleuissement de la région de la cassure ;
 Enflure ;
 Déformation du membre ;
 En cas de fracture ouverte, on peut apercevoir des fragments osseux plus
ou moins grands.
NB : Pour une victime inconsciente, éviter toute mobilisation intempestive, au de
son bilan pour éviter toute aggravation.
III- 3- CAT. Devant une fracture:
 Veiller à l’immobilisation du membre atteint ;
 Installer le blessé dans une position adéquate pour limiter la douleur ;
 Veiller aux soins pour les blessures associées (hémorragie, plaie…) ;
 en cas de fracture ouverte : commencer par mettre un pansement.
a- Immobilisation des membres supérieurs :
Dans toutes les atteintes traumatiques du membre supérieur, il convient de
Respecter plusieurs règles pour l’immobilisation du membre.
 Le blessé doit être installé en position assise ;
 La totalité du membre doit être soutenu. Il est immobilisé en flexion, appuyé
contre la poitrine ;
 La main est dans le prolongement de l’avant bras, non fléchi, légèrement
Plus haute que le coude.
Pour le poignet, l’avant bras le bras et l’épaule :
On se sert du vêtement en le relevant et en fixant au niveau de l’épaule pour
maintenir le membre accidenté dans une position moins douloureuse.
b- Immobilisation des membres inférieurs :
Dans toutes les atteintes traumatiques du membre inférieur, l’immobilisation
des lésions doit se faire en respectant également quelques principes importants :
 Le blessé doit être en position allongée, soit sur le sol, soit sur un brancard ;
 La présence de deux sauveteurs est souhaitable, l’un maintient l’axe du
membre et soulève légèrement ce lui ci tant disque l’autre assure la mise en place du
système de fixation ;
 Au moment de l’immobilisation une traction modérée dans l’axe du membre
11

doit être réalisée ;

 Le membre inférieur est toujours immobilisé en rectitude complète ;


 Les systèmes d’immobilisation sont toujours mis en place par-dessus
les vêtements qui ne doivent jamais être retirés.
Pour la cuisse, la jambe et la cheville :
On se sert de deux morceaux de bois que l’on va placer de chaque côté du
membre atteint en les faisant tenir avec des liens larges (ceinture, cordelette,…). On
réalise au minimum trois points de fixation :
- Un à la base de la cuisse ;
- Un au niveau du genou ;
- Un au niveau de la cheville et du pied.
L’immobilisation d’un membre inférieur sans matériel est difficile à réaliser
et ne se pratique que dans des situations exceptionnelles d’isolement. La technique
consiste à solidariser le membre atteint au membre sain qui sert ainsi de tuteur.
Le sauveteur doit :
 Maintenir le membre allongé pendant toute la durée de l’immobilisation ;
 Accoler les deux membres l’un contre l’autre en rapprochant le membre sain
du membre blessé après avoir assuré un rembourrage par des vêtements au niveau des
genoux et des chevilles ;
 Solidariser les deux membres inférieurs par 5 bandages larges (4 bandages
circulaires, 1 bandage en forme de 8) %

IV - LES BRULURES :
A- Définition : Les brûlures sont des lésions de la peau et ou des
voies aériennes ou digestives provoquées par :
12

 Le feu ;
 Les substances chimiques ;
 L’électricité ;
 Les gaz ;
 Les explosions
B- Types de brûlures :
Ils sont de deux sortes :
1- Brûlure simple :
 Rougeur n’intéressant qu’une surface limitée de la peau ;
 Cloque d’une surface inférieure à celle de la moitié de la paume de
la main de la victime.
2- Brûlure grave :
 Rougeur très étendue (coup de soleil généralisé) ;
 Cloque unique ou multiple d’une surface supérieure à celle de la
moitié de la paume de la main de la victime ;
 Destruction plus profonde (aspect noirâtre) ;
 Localisations particulières : visage, main, voisinage des orifices
naturelles, articulations.
Les brûlures de la bouche et du nez feront toujours craindre la
survenue rapide d’une détresse ventilatoire.
C- Conduite à tenir :
- Isoler la victime de l’agent causal ;
- Toujours refroidir le plus tôt possible la surface brûlée par
arrosage à l’eau froide, sans pression, pendant au moins 10 minutes ;
- Les vêtements de la victime doivent être retirés le plus tôt possible
sans ôter ceux qui collent à la peau, ce ci peut être fait pendant
l’arrosage ou sous la douche ;
- faire appeler les secours médicalisés ;
- sauf gêne ventilatoire, allonger le brûlé sur la région non brûlée,
si possible sur un drap propre ;
- surveiller les fonctions vitales et agir en conséquence.

NB : Si les vêtements d’une victime sont enflammés, il faut l’empêcher


de courir, la rouler ou la faire se rouler par terre et étouffer les
flammes avec un vêtement ou une couverture.

V- COUP DE SOLEIL (CHALEUR) :


13

A- Définition : Les coups de chaleur sont des accidents aigus, souvent


très graves, qui surviennent principalement au cours d’exercices
physiques intenses et prolongés par forte chaleur.
B- Causes :
Les coups de chaleur sont favorisés par :
- Le port de vêtements inappropriés ;
- Absence de boissons abondantes avant et pendant l’effort
physique ;
- Le défaut d’entraînement progressif à des efforts physiques
importants.
C- Signes d’un coup de chaleur :
1- Signes d’alarme :
- Le sujet apparaît fatigué, épuisé ;
- il vacille, titube ;
- il est conscient mais souvent sa parole est hésitante ;
- il se plaint de crampes, de troubles visuels, de maux de tête ;
- le visage est rouge, la respiration est rapide.
2- Signes de gravité :
Ces signes peuvent apparaître après les Signes d’alarme ou
bien dans certaines formes très graves survenir très brusquement.
Le sujet s’effondre, souvent inconscient et le sauveteur peut
constater :
- Des vomissements ;
- Un visage très rouge congestif ;
- Une respiration rapide et superficielle ;
- Un pouls carotidien très faible et mal perçu ;
- Une aggravation rapide des troubles de la conscience avec
l’apparition de mouvements anormaux au niveau des
membres (crises de rigidité, mouvements de convulsion).
C- Conduite à tenir :
1- Premières mesures :
Dans tous les cas, il convient de savoir détecter
rapidement les signes d’alarme et agir rapidement :
- Faire cesser immédiatement toute activité, même mineur ;
- Installer la victime au repos dans un endroit frais, à labri du
soleil ;
- desserrer les vêtements, voir au besoin les retirer ;
- entourer la tête, le thorax, les épaules et le cou de linges
mouillés ;
- assurer la surveillance jusqu'à l’arrivé des secours ou le
transport dans une formation sanitaire.
3- Les autres mesures :
14

Dans les cas légers et si le sujet ne vomi pas, faire boire de


petite quantité d’eau fraîche, si possible additionner et à
l’exclusion de toute boisson alcoolisée.
Dans les cas graves, installer la victime en position latérale de
sécurité, réaliser éventuellement une réanimation ventilatoire si
nécessaire, assurer la surveillance jusqu’à l’arrivé des secours.

VI- LES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISES (MST)


15

ET LE PALUDISME :

LES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISES (MST) :


A- LES MODES DE TRANSMISSION :
Il existe plusieurs modes de transmission dont les plus courant sont :
1- La transmission sexuelle : suite à des relations sexuelles non protégées.
2- La transmission Mère Enfant :
3- La transmission par le sang
B- LES FACTEURS DE PROPAGATION DES IST :
1- Les comportements qui influencent la transmission
- Le changement récent de partenaires
- avoir plus d’un partenaire sexuel
- avoir un partenaire qui a d’autres partenaires (réseau de partenaire
sexuel)
- avoir des rapports sexuels non protégés avec des partenaires occasionnes,
des travailleuses de sexe (TS) ou leurs clients
- continuer d’avoir des rapports sexuels non protégés alors qu’on présente
les symptômes d’une IST.
- Dans le cas où on souffre d’une IST, retarder ou ne pas informer ses
partenaires pour qu’ils se fassent soigner.
Ne pas se servir d’un préservatif dans l’une ou l’autre de ses situations
expose les partenaires à un risque d’infection très élevé.
2- Les facteurs sociaux qui influencent la transmission
-avoir des rapports sexuels non protégés
-attendre avant de se faire soigner pour une IST
-ne pas suivre en entier le traitement prescrit pour une IST
-ne pas faire soigner les partenaires sexuels
3- Les facteurs biologiques qui influencent la transmission
-L’age
-Le sexe
-La non circoncision
C- Les complications :
1- Les complications médicochirurgicales
 chez l’homme :
-Epididymite
-Le rétrécissement urétral
-La stérilité
 Chez la femme
a- La maladie inflammatoire pelvienne
b- Les conséquences néfastes durant la grossesse : Près de 40%
des femmes avec syphilis se retrouvent avec soit :
-Un avortement
-une mort in utero
16

-un faible poids des nouveaux nés à la naissance (par prématurité


ou retard de croissance in utero)
c- La stérilité
d -Le cancer du col.
 Chez le nouveau-né
-la conjonctivite néonatale
- Le faible poids à la naissance
- Les infections pulmonaires
- La syphilis congénitale.
 pour tous
- Le VIH/SIDA
- La mort
D - PREVENTION :
- Abstinence ou retard de relation sexuel
- Fidélité mutuelle entre partenaires
- Utilisation correcte du préservatif
- Dépistage précoce et traitement adéquat des IST.
E - RECOMMANDATIONS :
-Le dépistage volontaire du VIH/SIDA
-Le respect strict des mesures préventives
-Procéder à un bilan systématique des femmes en ceinte
- Faire consulter les bébés devant tout cas de maladie pour éviter
l’anémie.

LE PALUDISME :
17

A- INTRODUCTION :
Le paludisme est une affection parasitaire causée par des
protozoaires sanguicoles genre plasmodium.
Elle est une maladie mortelle de distribution presque mondiale
surtout dans les tropiques : 1miliard de sujets risque l’infection et
1mllion d’individus meurt par an.

B- MODE DE TRANSMISSION :
-Le paludisme est transmis à l’Homme par piqûre de moustique du
genre anophèle.
- La transfusion de sang contaminé.
C- PROPHYLAXIE :
1- INDIVIDUELLE :
- Protection contre les moustiques (anophèles)
. Utilisation de moustiquaires imprégnées
. Manches longues, pantalons et vêtements sombres le soir.
- Chimio prophylaxie : Elle n’empêche pas l’impaludation, mais
diminue dans une certaine mesure le risque de paludisme grave.
Elle consiste à donner 1comprimé de chloroquine 100 mg/jour,
6 jours/semaine ou 3Comprimés en une prise /semaine.
2- COLLECTIVE :
- Suppression des jutes
- Assèchement des eaux stagnantes
- Ramassage des ordures
- Destruction des larves par épandage du pétrole et du
mazout sur les bords des cours d’eaux
- Destruction de l’insecte par la pulvérisation d’insecticide.

VII- LA TOXICOMANIE :
18

A- DONNEES GENERALES :
1- Définitions :
Accoutumance : Etat de dépendance psychologique entraîné par
l’usage régulier d’une drogue. Cette consommation répétée ne s’accompagne
pas de tolérance (tendance spontanée à augmenter la dose).
Pharmacodépendance ou Toxicomanie : l’usage répétée des
drogues entraîne rapidement un asservissement physique et psychologique
(assuétude) avec une tendance spontanée à augmenter les doses (tolérance) et
l’apparition d’un syndrome de sevrage.
2- Différents degrés de toxicomanie :
Premier degré : c’est de la curiosité, une occasion qui amène beaucoup de
jeune à fumer leur première cigarette de haschich, à faire leur premier voyage
au LSD pour la plupart sans suites.
Deuxième degré : la drogue devient une habitude hebdomadaire. Notion de
loisir de groupe, le plus souvent insuffisant pour créer une dépendance, manière
de s’évader, de rechercher l’ivresse.
Troisième degré : usage continu, généralement il s’agit d’un marginal qui
consacre son existence à jouir de la drogue.
Quatrième degré : usage intraveineux qui entraîne rapidement la
pharmacodépendance.
Les dangers sont beaucoup plus importants.
Autres catégories : actuellement les adolescents qui usent de solvants, colles, ne
seront pas héroïnomanes. Ces deux milieux restent biens séparés.
3- Perspectives actuelles :
Accroissement numérique, malgré la lutte, mais les chiffres exacts sont
inconnus.
Abaissement de l’age moyen des utilisateurs et toxicomanie de groupe.
Recherche de nouveaux toxiques (solvants, colles). De plus en plus
d’associations : poly toxicophilie (tranquillisants + amphétamines + alcool).

II- TOXIQUES UTILISÉS, MANISFESTATION ET SYNDROMES ASSOCIÉS :

Ils sont nombreux, leur classification est délicate. Adoption ici d’un classement
pharmacologique (lié à l’action des drogues).

1. – Les hallucinogènes :
Cannabis (chanvre indien) consommé sous forme de marijuana, haschich, huile kif.
En général fumé, il entraîne une ivresse euphorisante, béatitude, extase, exaspération
des sens.
Des phases d’excitation peuvent alterner avec des phases d’extase.
Dépression poste toxique possible. Hallucination peu fréquente.
LSD 25 : Toxique de synthèse, efficacité à très faibles doses. Entraîne des troubles
hallucinatoires (majeur) affectant la vue, l’audition, le tact, la notion de temps. Très
dangereux car les troubles peuvent amener des conduites suicidaires, criminelles.
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2. – LES STUPEFIANTS :

Le plus dangereux, le plus utilisé : L’héroïne, poudre blanche utilisée en «sniff» ou en


injection intraveineuse. Dérivé de la morphine par acétylation.
Morphine : alcaloïde naturel du pavot, présent dans l’opium, utilisé comme
analgésique.
Action : «flash» lors de l’injection intraveineuse, comparé à l’orgasme, puis bien-être,
modification de la perception, exaltation de l’imaginaire. L’accoutumance est très
rapide avec ce type de drogue ainsi que la tolérance. Les complications physiques et
psychiques entraînent rapidement une désocialisation avec un retentissement majeur
sur l’état général.

On observe une irritabilité, une difficulté de concentration, une anorexie, des troubles
de sommeil ; les complications infectieuses (hépatite, SIDA, septicémie, endocardite)
sont de règle. Le syndrome de sevrage (état de manque) est grave à mortel sans
traitement : malaise avec pâleur, tremblement, sudation, algie violente et diffuse,
delirium tremens, collapsus, nécessite une hospitalisation rapide et l’administration
de tranquillisants.

La mortalité chez les héroïnomanes est très élevée (maladies infectieuses, overdose,
manque, baisse de l’état générale).

3. LES STIMULANTS OU EXCITANTS.

Amphétamines : utilisées en thérapeutique comme stimulant intellectuel ou comme


coupe-faim. Ce sont des drogues qui entraînent : hyperactivité, irritabilité, insomnie,
anorexie, amaigrissement et évolution vers la violence. Le sevrage peut entraîner des
dépressions graves.

Cocaïne : anesthésique local utilisé en «sniff» (poudre blanche) pour ses propriétés
excitantes.

Kat : véritable fléau dans certains pays africains, feuille d’un arbuste que l’on mâche.
Entraîne l’excitation, la violence, un abrutissement et une dépendance (Djibouti).

4. LES DROGUES ENIVRANTES.

Alcool : l’éthylisme chronique entraîne une dépendance physique et psychique, une


tolérance et un syndrome de sevrage. Les conséquences sur l’état de santé physique et
moral peuvent être dramatiques (maladies digestives : gastriques, cirrhose, trouble du
comportement et du caractère, polynévrite, DT).

Les succédanés de l’alcool et du benzène : éther, chloroforme, trichloréthylène,


acétone, solvants, colle sont employés par ingestion ou inhalation. Toxicomanie des
jeunes enfants et des adolescents, qui entraîne un état d’ébriété, euphorisant, des
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illusions perceptives et imaginaires. La toxicité est grande, en particulier nerveuse,


digestive, pulmonaire et hématologique. La dépendance est variable.

5. LES AUTRES DROGUES.

Le tabac est une drogue qui entraîne une dépendance psychique. Son utilisation
n’entraîne pas d’effets particuliers ; par contre à long terme, il est impliqué dans
de nombreuses maladies : bronchites chroniques, risque cardiaque, ulcères, cancer
des voies aériennes supérieures.

Les médicaments sont de plus en plus utilisés consciemment ou non en tant que
toxiques. On observe souvent une poly toxicophilie (plusieurs médicaments souvent
associés à l’usage d’alcool). Les principaux sont :

 Les barbituriques ;
 Les tranquillisants ;
 Les anorexigènes (coupe-faim).

Leur abus entraîne une dépendance qui peut être psychique et physique, et des
complications diverses : neurologiques et organiques souvent graves.

III.- PROPHYLAXIE.

1. – ACTION D’INFORMATION

On essaie de créer une peur par démonstration des déchéances entraînées par la
drogue. Mais possibilité de faire indirectement une propagande pour l’éveil d’une
curiosité morbide chez certains prédisposés.

2. – LUTTE CONTRE LA CIRCULATION DES TOXIQUES.

Problème qui relève des services de police en France. Au niveau mondial difficultés
d’application, car certains pays ont une culture libre ou tolérée des drogues (pavot,
cannabis, coca, kat...).

3. – REGLEMENTATION DES SUBSTANCES MEDICAMENTEUSES.

Il existe trois tableaux ou sont classés les substances vénéneuses :

 Tableau A : produits toxiques ;


 Tableau B : stupéfiants (morphine et ses analogues), amphétamines.
Délivrance limitée à sept ou soixante jours sur présentation d’une
ordonnance et d’un bon de toxiques issu d’un carnet à souches ;
 Tableau C : produits dangereux.

4. - ATTITUDE EN MILIEU MILITAIRE.


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Il est important que s’établisse une bonne cohésion entre les cadres, le service médical
et leurs hommes. Cette cohésion est un élément fondamental de bien-être et donc de
prévention de risque de toxicomanie.

5. - TRAITEMENT.

Les meilleures conditions d’une désintoxication sont réunies quand le drogué effectue
une démarche volontaire auprès d’un praticien ou d’un autre spécialiste.

QUELQUES QUESTIONNAIRES PRATIQUES

1- CAT devant un accidenté inconscient.


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2- Un accident de circulation vient de se produire. Faites un message


d’alerte avec pour contenu de votre choix.

3- Position latérale de sécurité (PLS).

4- Transport d’un blessé à bras (méthode du pompier).

5- Transport d’un blessé à bras dont le porteur est assez fort.

6- Transport d’un blessé à bras dont le blessé peut se lever.

7- Transport d’un blessé à bras avec deux porteurs (position debout).

8- Transport d’un blessé à bras avec deux porteurs (position assise).

9- Transport d’un blessé à bras avec deux porteurs (position couchée).

10- Immobilisation d’un membre supérieur fracturé.

11- Immobilisation d’un membre inférieur fracturé sans matériel.

12- Démarche d’une victime de coup de chaleur présentant les signes


d’alarme.

LES PREMIER SECOURS A APPORTER AUX BLESSES :

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