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PC Maths CCP 1 2012.rapport

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FILIÈRE PC SESSION 2012

ÉPREUVE ÉCRITE DE MATHÉMATIQUES 1

I.— Remarques générales sur l’épreuve.


1.— Présentation du sujet.

Le sujet se proposait d’étudier les propriétés d’un faisceau de matrices carrées de la forme A  λB
et d’analyser la diagonalisabilité du couple pA, B q dans un sens spécial. De façon générale, cette
problématique a été étudiée à partir de la fin du XIXe siècle, notamment par Weierstrass et
Kronecker et offre une alternative à la réduction de Jordan.
L’ambition du sujet était, de façon plus modeste, d’introduire les notations nécessaires à l’étude
de plusieurs cas simples (ordres 3 et 4 et matrices symétriques d’ordre n) et une condition
suffisante de diagonalisabilité.
Le parti-pris a été d’introduire un grand nombre de notations au fur et à mesure de la progression
dans le sujet. En revanche, les questions étaient très guidées et largement indépendantes les unes
des autres. Chaque partie débutait par des questions particulièrement simples et progressait très
raisonnablement en difficulté.

La partie I étudiait la problématique sur un couple de matrices pA, B q d’ordre 3. Les vecteurs
propres intervenant dans les calculs étaient explicités dès le début de la partie si bien que la
réussite de cette partie ne devait pas être entravée par d’éventuelles erreurs de calcul. L’ensemble
des questions de cette partie avait été conçu pour pouvoir être réalisé raisonnablement en une
trentaine de minutes.

La partie II s’articulait essentiellement autour des propriétés de detpA  λB q. Le résultat le


plus délicat consistait à démontrer le fait que cela définissait un polynôme de degré inférieur
à n. Les résultats étant largement explicités, toutes les questions pouvaient être abordées
indépendamment les unes des autres.

La partie III commençait par un ensemble de questions classiques autour de la notion de


matrice symétrique définie-positive et de produit scalaire associé. Un changement d’inconnues
permettait de déduire la diagonalisabilité de pA, B q essentiellement à partir du théorème
spectral.

La partie IV était le coeur de l’étude et permettait, sous des hypothèses simplifiant les nota-
tions, d’aborder partiellement l’étude d’une condition nécessaire et suffisante de diagonalisabilité
de pA, B q. Dans cette partie, la généralité du problème avait été largement sacrifiée afin de pou-
voir être traitée assez rapidement tout en abordant le fond du problème (rajout du point à
l’infini dans la condition d’égalité des multiplicités algébriques et géométriques). Pour ne pas
alourdir cette partie, il avait été choisi de laisser plus d’autonomie au candidat, notamment pour
la distinction de différents cas.

La partie V revenait à un calcul de déterminant explicite sur des matrices de type “circulante”
et l’utilisation cohérente de quelques résultats de parties précédentes pouvait être admise. Du
même niveau de facilité que la partie I, cette dernière partie pouvait et devait être réussie
rapidement par tout candidat ayant lu le sujet dans son ensemble et ayant bien géré son temps.

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On rappelle ici qu’aucune sorte de pénalité ne peut être infligée à un candidat qui aurait abordé
la partie V avant d’autres parties.

Le sujet, dans son ensemble, se donnait pour but d’évaluer chez les candidats la connaissance
du cours, la qualité du raisonnement ainsi que l’efficacité. La longueur relative du sujet était
justement un point important d’évaluation de l’efficacité des candidats. Aucune question à elle
seule ne nécessitait un raisonnement combinant plusieurs idées fines et originales.

2.— Problèmes constatés par les correcteurs.


Les correcteurs de cette épreuve ont constaté d’une part que le soin et la présentation globale
des copies étaient encore très bons cette année (des points sont attribués spécialement pour cela)
et d’autre part que les copies très faibles (en-dessous de 3 sur 20) étaient notablement moins
nombreuses si bien que les moyennes générales ont progressé par rapport à l’année précédente.

En revanche, beaucoup de correcteurs soulignent que la qualité de raisonnement et de rédaction


(des points sont attribués spécialement pour cela aussi) a régressé par rapport aux années
précédentes. Pour l’efficacité, on constate que trop de candidats choisissent les méthodes de
calcul et les raisonnements les plus longs, perdant ainsi un précieux temps. Tout au contraire,
une petite minorité de candidats calcule, raisonne et rédige de façon juste, concise et synthétique,
qualités toujours très appréciées des correcteurs. De plus, la longueur de l’épreuve s’est avérée
correcte étant donné qu’environ 10 % des candidats ont traité presque intégralement le sujet.

La partie I a été très bien réussie par tous mais elle a dû prendre trop de temps à certains
candidats. La partie II a été abordée quasiment par tous avec un résultat effectif très variable.
Le début de la partie III a lui aussi été abordé par tous, mais le taux de réussite de ces questions
très classiques s’est avéré globalement assez désastreux. La fin de la partie III et l’ensemble de la
partie IV ont été moins abordés, souvent de façon partielle. La partie V a été largement traitée
mais toujours validée au mieux à cause de la gestion du temps.

Un candidat ayant traité correctement les parties I et V s’assurait d’une note supérieure à 6 sur
20.

II.— Remarques détaillées sur chaque question de l’épreuve.


Partie I.
I.1.a. Toujours réussie mais souvent par un calcul de déterminant alors qu’on pouvait constater
plus rapidement que la famille des lignes (ou des colonnes) de la matrice était liée.
I.1.b. Bien traitée par le déterminant. Certains justifient l’inversibilité par le calcul de l’inverse.
I.1.c. Plus des deux tiers ont calculé A1 . Certains la calculent en résolvant un système 9 x 9 !
I.2.a et b. Sans problème.
I.2.c. Plus de la moitié des candidats prennent deux vecteurs “au hasard” dans E1{2 pA, B q sans
justifier que cela constitue une famille génératrice, puis affirment (pour avoir la dimension) qu’il
s’agit d’une base sans parler de liberté. La question s’est avérée très discriminante.
I.3.a. Sans problème.
I.3.b. On retrouve les mêmes problèmes qu’en I.2.c. pour ceux qui ne constatent pas que ce sont
les mêmes équations qui interviennent. À signaler que quelques candidats sont persuadés qu’une
famille génératrice est toujours unique et en déduisent une erreur d’énoncé s’ils ne trouvent pas
la famille pu2 , u3 q génératrice de E2 pB, Aq.

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I.3.c. Question très simple et très courte mais parfois traitée longuement.
I.4.a. Souvent bien des calculs inutiles et coûteux en temps pour réussir cette question. Certains
vont jusqu’à calculer le polynôme caractéristique de C !
I.4.b. Beaucoup de candidats confondent les arguments pour justifier que C est diagonalisable
et le fait de trouver effectivement une matrice R telle que C  RDR1 avec D prescrite. Ainsi,
bien peu de candidats parlent de bases et de formule de changement de bases. Oubliant la
question précédente, ils refont alors tous les calculs qui leur semblent nécessaires pour montrer
que C n’a que deux valeurs propres et que la multiplicité de ces deux valeurs propres vaut la
dimension des sous-espace-propres correspondants.
I.4.c. Sans problème.
I.4.d. Plutôt moyennement réussie car beaucoup sont partis sur le fait que A était équivalente
à I3 , ce qui ne permettait pas de relier B à D avec les mêmes matrices P et Q.

Partie II.
II.1.a. L’égalité a été souvent trouvée (parfois au mépris des propriétés du déterminant) mais
la conclusion sur le degré a posé problème.
II.1.b. Souvent réussie excepté par ceux qui prennent des matrices A ou B qui dépendent de
λ.
II.1.c. Question peu abordée bien que la démonstration eût pu se faire sur le même modèle que
celle du cours sur le polynôme caractéristique. Beaucoup de points étaient prévus pour cette
question et le fait d’esquisser la bonne démonstration (sans faire de récurrence) rapportait au
maximum la moitié des points.
II.2.a. L’implication directe se faisait sans problème et l’implication indirecte a été très souvent
mal traitée. Aucun espoir de “bluffer” le correcteur sur une question pareille par un quelconque
principe d’“identification” des membres d’une somme !
II.2.b. Il est souvent oublié de préciser que α est non nul. L’égalité des spectres est parfois
confondue avec une simple inclusion. Il y a encore beaucoup de contradictions dans cette
question.
II.3.a. Bien réussie.
II.3.b. Très mal réussie : parce que la question précédente suppose λ non nul, plus de la moitié
des candidats supposent que le λ tel que χpA,B q pλq  0 est lui-même non nul. Ceux qui se
rendent compte de l’éventualité d’un λ nul ont bien du mal à s’en sortir.
II.3.c. La question a été très souvent comprise mais les justifications ont été longues et peu
claires. Le calcul de la multiplicité ne nécessitait pas ici les dérivées successives. La non-nullité
de certains coefficients n’intervenait pas au moment précis où on en avait réellement besoin.
II.3.d. Certains candidats ici, comme dans la question III.1.c., cherchent à montrer chacune des
équivalences au lieu de montrer seulement des implications “circulaires” du type iq ùñ iiq ùñ
iiiq ùñ iq. Pour l’une des implications, quasiment tous les candidats qui l’ont traitée ont utilisé
la question précédente avec r  0 !
II.4. Même taux de réussite que pour la question I.4.d. qui était essentiellement la même
question dans un cadre plus général.

Partie III.
III.1.a. Beaucoup de correcteurs ont constaté dans cette question (et parfois aussi la suivante)
à quel point le calcul matriciel sur des matrices générales pose d’énormes difficultés. On aura
vu souvent :
t
XM 
¸ mij xi ou t
XM 
¸mn
ij xi
¤ ¤
1 i,j n 
i 1

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ou encore le résultat pour t XM Y directement “bombardé” !
III.1.b. Quelques-uns traduisent X non-nul par : @i, xi  0.
III.1.c. La question a fait peur à certains candidats alors qu’il s’agit essentiellement d’un grand
classique sur les matrices symétriques.
La définition de “définie-positive” donnée ici ne permettait pas de dire sans justification que
pour tout X non nul t XM X ¡ 0. Ainsi iq ùñ iiq n’a pas toujours été bien justifiée. En
revanche, la réussite fréquente de iiiq ùñ iv q a été une bonne surprise : elle nécessitait pourtant
d’introduire une matrice diagonale “racine carrée” de la matrice D.
III.2. Tous les correcteurs ont constaté que la question avait été très mal traitée. Voulant faire
vite, les candidats font très mal la symétrie voire la bilinéarité. Pour le caractère non-dégénéré
du produit scalaire, le lien n’est pas fait avec la question qui précède : les candidats ont plutôt
fait le lien avec la question III.1.a. ce qui fait dire à certains que t XM X  0 donne M  0 ou
X  0.
III.3.a. Comme le résultat n’était pas donné, très peu ont trouvé C correctement. Beaucoup
oublient de vérifier que C est symétrique.
III.3.b. Question discriminante car le théorème spectral n’a pas toujours été senti.
III.3.c. et d. Peu abordées à cause de deux questions précédentes rarement traitées ensemble.
III.4.a. Beaucoup de candidats traitant la question se sont persuadés d’avoir l’existence de λ0
dans R sans jamais parler des propriétés des racines d’un polynôme.
III.4.b. Très rarement abordée.

Partie IV.
IV.1.a. Bien réussie à condition d’avoir distingué deux cas.
IV.1.b. Bien réussie.
IV.1.c. L’égalité avec Sp8 pA, B q nécessitait un raisonnement par double inclusion qui n’a
presque jamais été initié. Le cas où 0 était valeur propre de C a été aussi mal rédigé.
IV.2. Peu abordée. Rarement intégralement réussie.
IV.3.a. La question pouvait être traitée correctement indépendamment de tout cas et beaucoup
s’en sont fort justement rendus compte.
IV.3.b. Peu abordée car elle nécessitait cette-fois-ci de réinvestir trois questions précédentes.
IV.3.c. Peu abordée même par ceux qui ont réussi la question II.4 et qui pouvaient se contenter
d’inverser le rôle de A et B.

Partie V.
V.1. et 2. Très souvent traitées et toujours réussies.
V.3.a. Très souvent traitée et réussie.
V.3.b. Beaucoup traitent cette question par récurrence alors que ce raisonnement était ici
inutile.
V.3.c. Le résultat a très souvent été bien conjecturé, mais suivi d’aucune forme de justification
(pas même le terme de suite géométrique).
V.3.d. et 4.a.b. et c. Réussies quand elles ont été traitées.

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