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PC MATHS CCP 1 2011.rapport

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Epreuve écrite de mathématiques 1-Session 2011

Frédéric GACHET
Docteur agrégé, professeur au lycée Carnot de Dijon

I.— Remarques générales sur l’épreuve.


1.— Présentation du sujet.

L’épreuve de cette année portait sur les deux droites des moindres carrés d’un ensemble
de points et leurs éventuelles propriétés d’être sécantes ou orthogonales. Chacune de ces deux
droites s’obtient en minimisant une certaine distance obtenue à l’aide d’une projection verticale
ou horizontale.

Ce problème était étudié sur un exemple très simple dans la partie I.


La situation géométrique était très largement formalisée dans cette première partie et
les questions étaient suffisamment détaillées pour qu’une très grande majorité des candidats
réussisse à comprendre les enjeux du problème sur ce cas simple.

La partie II étudiait une situation de distance d’un point à un sous-espace vectoriel F


dans un espace préhilbertien réel. Après quelques rappels de cours, généralités et introduction
des notations adaptées, le cas particulier “F de dimension 2” donnait lieu à deux droites
y m
d’équation réduite “ σy y  ρ  xσm x
x
” et “ xσm
x
x
 ρ  yσmy y ”. On obtenait alors naturellement
le point d’intersection de ces droites à l’aide du produit scalaire et d’un vecteur quelconque u
normé.
Certaines des questions de cette partie nécessitaient une bonne connaissance du cours
ainsi qu’un bonne maı̂trise technique et logique dans un cadre assez abstrait. En revanche,
les résultats intermédiaires étaient très souvent explicités afin qu’une question non résolue ne
bloque pas la résolution des questions suivantes.

La partie III posait le problème, dans le cadre d’un espace euclidien, d’adapter, en un
sens précis, une base au produit scalaire.
Cette partie donnait l’occasion aux candidats d’effectuer des réductions de matrices
symétriques en base orthonormale et de répondre à divers problèmes liés à des familles
orthogonales ou orthonormales. Une connaissance raisonnable du cours d’algèbre bilinéaire et
une maı̂trise technique et logique dans plusieurs cadres concrets étaient suffisantes pour réussir
cette partie. En revanche, la situation de cette partie exigeait que le produit scalaire donné
dans l’espace euclidien ne soit pas “canonique” contrairement aux situations plus habituelles.

La partie IV faisait le lien avec les deux parties précédentes et permettait de résoudre
le problème général des deux droites des moindres carrés pour n points non alignés : ces deux
droites se coupaient en un unique point correspondant à l’isobarycentre des n points avec une
certaine condition pour avoir l’orthogonalité.
Cette partie ne devait donner lieu essentiellement qu’à des questions de cours et
des questions de synthèse des parties précédentes. Il suffisait ici de citer les questions qui
s’appliquaient en vérifiant rapidement que les hypothèses.

Le problème conduisait à un résultat “classique” qui n’est pas au programme de PC.


La résolution la plus simple de ce problème pouvait se faire plus rapidement par l’étude du
minimum de deux fonctions de deux variables. Le point de vue choisi ici a été d’obtenir le
résultat par une méthode à la fois plus indirecte et plus “naturelle” pouvant donner lieu à

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d’autres généralisations (par exemple : la famille de droites de moindres carrés obtenues par
projection dans une direction quelconque qui se coupent encore en l’isobarycentre).
Le sujet, dans son ensemble, se donnait pour but d’évaluer les diverses aptitudes des
candidats à la connaissance et la maı̂trise du cours, des techniques investies dans le cours, de
la logique et de raisonnements simples et largement guidés dans des situations particulières
(exemples directs, cadre abstrait et cadre concret). La longueur du sujet, même si elle a
pu paraı̂tre décourageante, devait initialement laisser plus de possibilités aux candidats de
montrer l’étendue de leur savoir-faire, même en cas de blocage sur la partie II.

2.— Problèmes constatés par les correcteurs.

Avec une moyenne générale de 9,79 en PC-CH et de 9,86 en PC-PH, la tendance est
restée sensiblement stable par rapport à la session précédente. Etant donné la relative facilité
du sujet, il semble que le niveau global attendu pour cette épreuve en terme de connaissance
du cours, de logique, de savoir-faire et de rédaction ne soit pas toujours au rendez-vous. En
revanche, la présentation des copies est encore très bonne cette année, ce qui a permis de
relever les notes d’une très grande majorité de candidats.

Contrairement aux années précédentes, très peu de copies n’ont pas abordé la partie I
dans son ensemble. La partie II a souvent posé des problèmes dès le début alors que la fin de
la partie II, quand elle était traitée, était plutôt mieux réussie. La partie III a souvent souffert
de manque de temps et surtout de manque de compréhension. La partie IV, y compris les
premières questions, a été très peu traitée.
Un certain pourcentage des candidats a pu globalement avoir l’impression de faire le
tour complet du problème en traitant les trois premières parties et le début de la dernière
partie. Malheureusement, les défauts de rédaction ou de compréhension, dans ce cas, n’ont
que très rarement apporté le nombre maximum de points. Manifestement, les candidats de la
session 2011 se sont investis dans le sujet, mais la maı̂trise des notions centrales du programme
d’algèbre et de géométrie de première et deuxième années de PC ainsi que la maı̂trise même
du langage mathématique (logique, concision, rigueur, savoir calculer,...) est jugée encore trop
insuffisante par les correcteurs.

II.— Remarques détaillées sur chaque question de l’épreuve.


I.1. Abordée systématiquement, cette question a donné lieu à toutes sortes de raisonnements
dont beaucoup se sont avérés faux dans le détail :
confusion entre point et vecteur ;
ÝÝÑ ÝÑ
confusion entre produit scalaire, produit vectoriel et déterminant ;
étude de la condition AB  λAC sans précaution sur le cas A  C.
ÝÝÑ
I.2.a. Le résultat étant donné, l’obtention des points nécessitait un minimum de détails.
 constate alors que pour beaucoup de candidats, le vecteur AB a pour coordonnées
On
xA  xB
yA  y B
!
I.2.b. Bien réussie.
I.2.c. La notion de minimum global d’une fonction est très mal comprise. Il s’agit pourtant,
notamment, d’une notion centrale du chapitre sur les espaces préhilbertiens réels. Plus de la
moitié des candidats se contente de montrer que la fonction admet un unique point critique.
ÝÝÝÝÝÝÑ
I.3.a. Bien réussie (on n’a pas pénalisé à nouveau ceux qui se trompent de signe dans le
vecteur pa,b pAqA).
I.3.b. Le résultat étant donné, il suffisait de développer des termes du type pa b cq2 ce qui
n’a pas toujours été fait correctement.

2
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I.3.c. Comme pour I.2.c., si bien que la localisation du point pa1 , b1 q n’a pas souvent posé
problème, ce qui a permis malgré tout de faire la question suivante.
I.4. Une très grande majorité arrive ici avec deux équations de droites du type “y  1{2” et
“x  α{3”.Seulement une minorité arrivera à engranger tous les points de la question. Pour
est un vecteur directeur de la droite d’équation “y  1{2” et l’isobarycentre
0
1{2
beaucoup,
est un mystère du programme de terminale S.
II.1. Le cours pose bien des problèmes. La propriété “F et F K sont supplémentaires dans E”
n’est bien souvent citée que si E est de dimension finie, puis utilisée après dans le cadre de la
dimension infinie. La distinction de ce point du programme s’avère pourtant essentielle pour
l’application aux séries de Fourier notamment.
II.2. Une démonstration à savoir refaire dans un sujet de concours et qui, de plus, illustre
parfaitement la notion de minimum et le théorème de Pythagore. Et pourtant, moins de 20 %
des candidats savent commencer la démonstration par le théorème de Pythagore correctement
écrit. Combien finissent la démonstration parfaitement ?
II.3.a. Essentiellement la première question à rédiger correctement en faisant intervenir les
propriétés i) à iv) : beaucoup font du produit subordonné un produit scalaire.
II.3.b. Etonnement très mal réussie. La question II.3.a. utilisée directement comme une preuve
d’existence... L’unicité semble souvent impliquer l’existence.
II.4. La question pouvait être traitée de deux façons différentes :
en utilisant l’expression de II.3.a. pour le produit subordonné et en utilisant
l’inégalité de Cauchy-Schwarz (raisonnement le plus courant) ;
en refaisant la démonstration de l’inégalité de Cauchy-Schwarz avec un polynôme
de discriminant négatif.
Le cas d’égalité a été très mal réussi. Il est vrai que la question était une des rares
questions laissées ouvertes.
II.5.a. Une question qui paraı̂t si évidente et qui n’a été réussie correctement que très
rarement :
les candidats norment un vecteur quelconque de E sans précaution de non-nullité
du vecteur ;
les candidats évoquent l’existence d’une base orthonormée de E sans précaution
sur le fait que le cardinal de cette base est au moins 1 car E est de dimension au moins 1.
II.5.b. La formule étant donnée, beaucoup partent sur la justification “à tout prix” de la
formule du projeté orthogonal sans utiliser le caractère orthonormal de la base.
II.5.c. Première formule bien réussie et deuxième formule souvent obtenue à l’aide d’un
hypothétique px|pD pyqq  0.
II.6. Bien réussie.
II.7.a. Les deux premières formules ont bien été obtenues. |ρ| ¤ 1 aussi, mais combien en
concluent que ρ Ps  1, 1r plutôt que d’admettre le résultat avec les inégalités strictes...
II.7.b et c. Assez bien réussies.
II.7.d, e, f. et 8. Calculs avec résultats intermédiaires obtenus à 40 % par les candidats qui
les ont traités. Trop de calculs erronés qui donnent quand même le bon résultat avec le risque
de discréditer toutes les questions traitées.
II.9. et II.10. Questions bien traitées et souvent avec intelligence (il était inutile de redétailler
tous les calculs pour avoir les points).
II.11. Quand elle est traitée, cette question simple de résolution d’un système linéaire de deux
équations à 2 inconnues ne donne que rarement des points car la condition ρ2  1 n’apparaı̂t
presque jamais.
II.12. Bien traitée mais par moins de 10 % des candidats.
III.1. Ce calcul de base qui doit figurer en bonne position dans tout cours de deuxième année
n’est pas maı̂trisé par plus de la moitié des candidats.

3
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III.2.a. La symétrie a été bien vue. La propriété du spectre d’une telle matrice (un problème
très classique) est moins bien réussie que les années précédentes.
III.2.b. Des confusions entre famille orthogonale et famille orthonormale. On note aussi une
mauvaise compréhension de la notion de matrice associée à une base, qui a été confondue
parfois avec celle de représentation matricielle d’un endomorphisme dans une base, dans cette
question comme dans les suivantes.
III.3. Très rarement réussie à partir du moment où le candidat essaie de persuader le correcteur
¸
n ¸
n
que ai  bi donne toujours “pour tout i P rr1, nss, ai  bi ”.

i 1 
i 1
III.4.a. Une question du cours de première année qui fait chuter la moitié des candidats.
III.4.b. Pas de problème pour ceux qui ont répondu à la question III.4.a. correctement.
III.4.c. et d. Confusions entre “orthogonale” et “orthonormale”. La terminologie de matrice
orthogonale n’y est pas pour rien.
III.5. Très mal réussie.
III.6.a. La question a semblé souffrir de sa position dans le problème. Rien de compliqué
et pourtant l’orthonormalisation des bases est souvent oubliée ou les valeurs propres sont
erronées.
III.6.b. Le lien avec la question du spectre inclus dans R est très rare si bien que beaucoup
pensent que M2 est effectivement associée à une base.
III.7.a. L’orthogonalisation au sein du sous-espace propre de dimension 2 a été oubliée quasi-
systématiquement. Quelques candidats brillants pensent au produit vectoriel et gagnent en
plus beaucoup de temps.
III.7.b. Jamais réussie parfaitement.
III.8. Les candidats s’abandonnent au calcul... Perte de temps et résultat non garanti. Moins
de 10 % pensent à la trace ou montrent qu’un élément diagonal d’une matrice associée ne peut
pas être nul.
III.9.a, b, c, d et e. Questions peu traitées bien que largement indépendantes de ce qui
précède.
IV.1. A nouveau du cours qui met encore les candidats en difficulté...
IV.2. Très peu de candidats pour dire en une ou deux lignes que les résultats des parties
précédentes s’appliquent.
IV.3. Parfois traitée mais quasiment jamais réussie.
IV.4. Quelques candidats s’y essaient et y arrivent quand même.
IV.5.a, b et c. Très rare.
IV.5.d. Rarissime et pourtant faisable sans utiliser les questions précédentes.

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