Inobservance Traitement Tuberculose Bouaké
Inobservance Traitement Tuberculose Bouaké
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
LES CLIENTS REÇUS AU CAT DE BOUAKE
INTRODUCTION
Le besoin d’être en bonne santé est sans aucun doute l’une des
principales aspirations légitimes de l’être humain. Malheureusement,
depuis des siècles, la lutte contre la maladie n’a cessé de remettre en
cause cette aspiration au bien-être. Aujourd’hui, plus que par le passé,
grâce aux progrès de la médecine l’homme vit plus longtemps et la
victoire contre la maladie semble à portée de main.
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Une catégorie de la population qui ne vient pas chercher son
médicament parce qu’elle est en déplacement comprend des patients
relativement aisés qui voyagent fréquemment, des commerçants, ou des
professionnels des transports. Pour certains d’entre eux, il faut parfois
choisir entre un voyage et le rendez-vous au Centre Antituberculeux, et
ce choix risque de mettre leurs revenus, voire leur emploi, en danger. La
plupart des programmes d’accès aux traitements antituberculeux
reçoivent une population majoritairement urbaine, le plus souvent
masculine, appartenant à des catégories socioprofessionnelles
défavorisées. Pour cette population, les mesures d’appui à l’observance
basées sur une dispensation très fréquente ou sur une supervision des
prises, telles que les suppose la stratégie DOTS, ne sont pas toujours
pertinentes : de telles mesures risquent, à l’inverse, de réduire
l’observance du fait des difficultés à respecter ces rendez-vous.
Les mesures d’appui, quelle que soit leur validité intrinsèque, ne doivent
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Au plan mondial, J.L. Ecobichon et Z. Berki-Benhaddad : Service des
maladies infectieuses et tropicales du Pr J.P. Vildé, hôpital Bichat-Claude
Bernard, Paris– Le Courrier de l’Observance thérapeutique 2000 ; 1, 2 :
4-5, rapporte que, la persistance de la tuberculose est prévisible pour
vingt ans au moins car, quelle que soit l’efficacité des mesures qui seront
mises en place, les cas qui vont survenir dans les vingt prochaines années
sont déjà programmés (parmi les 2 milliards de personnes infectées), en
dehors même de toute survenue d’une aggravation de la situation
socioéconomique mondiale (crise économique, guerres, famines). Les
causes de la persistance dans le monde sont bien identifiées.
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et 10 % des cas de tuberculose lui seront imputables, avec évidemment
des inégalités selon les différentes parties du monde.
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frais de consultation et des examens (recherche des BAAR, radiographie
du thorax et autres examens connexes). Par ailleurs, on note qu’environ
56,5% des dépenses en santé sont supportées par les ménages en Côte
d’ivoire (Compte Nationaux de Santé 2009-2010). Il est aussi noté une
Insuffisance de système fonctionnel d'assurance maladie et les structures
de mutuelle de santé existant n'ont ni l'organisation ni les ressources
financières pour couvrir les besoins sur le terrain.
Dans le milieu carcéral, le droit à la santé est aléatoire, ceci est dû d’une
part aux budgets insuffisants, et d’autre part à la surpopulation. La
stigmatisation et la discrimination liées à la Tuberculose sont largement
répandues dans les communautés, et les organisations communautaires
peinent à fournir un soutien pertinent aux personnes infectées et
affectées. La majorité des patients a des connaissances insuffisantes sur
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les notions élémentaires de droit et un accès limité aux services
juridiques.
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I.1 BUT ET OBJECTIFS DE L’ETUDE
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I.2.2. Pertinence scientifique du sujet
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-INOBSERVANCE : c’est le fait de ne pas respecter le protocole de
traitement prescrit par l’agent de santé.
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PARTIE I :
REVUE DE
LITTERATURE
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Au Mali selon une étude menée par M. Balla Guindo sur l’observance
du traitement antituberculeux dans le district de yanfolila, La cause
culturelle a représenté 36,4% des causes d’irrégularités du traitement,
suivi des décès avec 18,2% pendant la phase intensive
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mauvais fonctionnement des structures sanitaires 14,3% ; les causes
Taylor NTUMBA dans son étude mené dans la ville de Mbujimayi sur
la prévalence de la tuberculose multi résistante sur la ville de Mbujimayi
et avec un échantillon de trente et un (31) patients dit que la longue
distance est la raison la plus évoquée par les patients pour la non
observance. Mohamed BADI dans son mémoire de fin de cycle en
épidémiologie de santé publique sur les Facteurs associés à l’échec du
traitement de la tuberculose pulmonaire à microscopie positive.
On estime, tant aux États-Unis [CDC, 1994] qu’au Brésil [MS, 1999],
qu’environ 25 % des malades interrompent le traitement avant la fin. Ces
données sont probablement sous-estimées au Brésil en raison de la
précarité des services de soins dans certaines régions (absence
notamment de supervision du malade en régime ambulatoire,
particulièrement dans les territoires indigènes). Les problèmes
d’accessibilité géographique
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ainsi que les difficultés de transport conséquentes, le coût des remèdes,
l’approvisionnement irrégulier des services de santé en médicaments…
sont quelques uns des problèmes auxquels peuvent se confronter les
malades. Dans de nombreux pays, les médicaments qui intègrent le
régime thérapeutique de courte durée ne sont pas toujours disponibles
auprès des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose. C’est
d’ailleurs ce qui s’est passé en 1991-1992 au Brésil lors de l’interruption
de la campagne nationale de contrôle de la tuberculose (CNCT) pour des
raisons diverses (décentralisations des services de soins, désengagement
financier de l’État fédéral, perception de l’inutilité de la CNCT…)
[Kritski, Ruffino-Netto, 2000]. Dans les cas où il reçoit gratuitement les
médicaments, comme au Brésil, le malade en régime ambulatoire devra
revenir régulièrement au centre de soins pour recevoir la suite du
traitement et effectuer un contrôle clinique et bactériologique, d’où des
problèmes d’accessibilité et de coût additionnel. Dans la majorité des cas,
il interrompra le traitement ou prendra de manière irrégulière les
médicaments. Dans de nombreux territoires indigènes, la situation est
encore plus critique. Dans le rio Negro, par exemple, seuls deux hôpitaux
sont habilités à diagnostiquer et à traiter les cas de tuberculose. Cette
région a une superficie de plus de 8 millions d’hectares et les
communautés indiennes, qui se distribuent de manière dispersée sur les
rives des principaux fleuves ou dans les zones d’interfluve, en sont
distantes de quelques minutes à plusieurs jours ou semaines de marche ou
de voyage en pirogue. Il n’existe en effet aucune route : on circule en
pirogue ou à pied à travers la forêt. Quelques bateaux de commerçants
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itinérants ou d’associations indigènes locales sillonnent régulièrement la
région, mais leurs déplacements sont souvent gênés par le niveau des
eaux en saison sèche ou des pluies. En outre, le cours des rivières est
entravé de nombreux rapides, cascades et pierres immergées qui rendent
difficile, voire impossible dans certains endroits, la navigation aux
bateaux de tonnage moyen. Difficultés d’accès physique et coûts
indirects (de transport, d’essence…) augmentent ainsi le délai entre
l’apparition des premiers symptômes et le recours aux soins occidentaux.
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peu nombreux pour pouvoir s’en charger, la majorité d’entre eux n’ayant
d’ailleurs pas les moyens matériels d’effectuer des visites régulières dans
les communautés distantes de leur juridiction (absence de moteur hors
bord ou d’essence). Ainsi, une fois revenus dans leurs communautés
d’origine, les patients tuberculeux sont livrés à eux-mêmes, sans
surveillance aucune du traitement ni contrôle des effets secondaires
potentiels des médicaments. Des difficultés de même ordre ont été
signalées dans d’autres territoires indigènes, notamment dans le Parc
indigène du Xingu [Hugh-Jones, Hugh-Jones, 1995]. L’accessibilité
(géographique, économique), on le voit, peut affecter tant le recours aux
soins que l’adhésion au traitement. Certaines notions importantes en
matière de tuberculose – comme la rechute, par exemple – peuvent être
étrangères aux patients non-occidentaux pour qui il est impossible de
tomber une seconde fois malade de la même maladie. Pour les Desana,
un groupe indigène de la famille linguistique tukano orientale du rio
Negro, toute rechute (dans le sens occidental) est inévitablement perçue
comme nouvelle maladie, devant, pour cette raison, faire l’objet d’un
autre traitement [Buchillet, 1991, 1997]. Dans le cas de la tuberculose,
cette conception rend difficile pour le patient la compréhension de
l’explication médicale sur l’importance de suivre le traitement jusqu’à la
fin pour éviter une rechute. Chez les Desana, l’apparente absence de
réaction immédiate de la maladie au traitement entrepris est
essentiellement l’indice d’une erreur de diagnostic et, a fortiori, de
traitement. La cure chamanique est en effet fondée sur la récitation
d’incantations thérapeutiques au-dessus de liquides ou de plantes qui leur
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servent de supports matériels et de véhicules jusqu’au patient. Ces
incantations, qui sont récitées plusieurs fois de suite par le chamane,
sont perçues par les Desana comme ayant un effet quasi instantané sur la
maladie. Répétition et effet immédiat des incantations sont d’ailleurs
deux éléments clés de l’efficacité thérapeutique selon la conception
indigène. En ce sens, la non réaction immédiate d’une maladie au
traitement entrepris, son évolution chronique ou encore la persistance ou
l’aggravation des symptômes seront l’indice d’une autre maladie
[Buchillet, 1988]. La notion de chronicité est ainsi une impossibilité
conceptuelle pour ces Indiens. Cette conception peut éventuellement
remettre en cause la validité du traitement prolongé pour certaines
maladies à évolution lente ou chronique, comme la tuberculose, par
exemple. Il convient de rappeler que le traitement de la tuberculose dure
au minimum six mois et que l’amélioration nette de l’état du malade
(c’est-à-dire la disparition des symptômes qui l’ont conduit à consulter)
survient seulement après trois ou quatre semaines de traitement. Les
différences linguistiques et culturelles entre les patients et les
professionnels de santé peuvent, on le voit, affecter leur relation, la
compréhension par les premiers des explications qui leur sont transmises
au cours de la consultation médicale et, a fortiori, leur degré potentiel
d’adhésion au traitement. Toutefois, il n’est pas inutile de le souligner,
malgré l’importance pour les patients d’être renseignés sur la nature de
leur maladie, la durée du traitement, les effets collatéraux potentiels
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temporaire ou de l’abandon du traitement, les professionnels de santé ne
leur donnent pas toujours les explications suffisantes qui pourraient
faciliter leur adhésion au traitement. En outre, le peu de temps dédié au
patient au cours de la consultation médicale invalide généralement toute
tentative de ce dernier de discuter des aspects socioculturels et
économiques éventuellement associés à sa maladie, ou de l’impact
psychologique du diagnostic de tuberculose dans sa propre vie et dans
celle de sa famille. En réalité, dans ce dernier cas, il n’est pas simplement
question du temps disponible du médecin mais également de ses propres
perceptions sur son rôle et de son appréciation sur l’importance ou non
de transmettre certaines informations à son patient compte tenu du niveau
de compréhension supposé de ce dernier. Il s’agit aussi, en d’autres
termes, des représentations des professionnels de santé relatives à leurs
malades et aux comportements éventuels de ces derniers, un problème
particulièrement aigu lorsque les patients sont indigènes, qu’ils
perçoivent généralement comme ignorants, vivant dans une certaine
promiscuité, sans notions minimales d’hygiène, ne respectant pas les
indications thérapeutiques et, enfin, se comportant de manière
incohérente dans le recours aux soins.
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d’accès difficiles (enclavées, routes dégradées, moyens de transport
inexistants,) peuvent limiter l’accès aux services et favoriser le retard au
diagnostic.
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milieu carcéral, le droit à la santé est aléatoire, ceci est dû d’une part aux
budgets insuffisants, et d’autre part à la surpopulation. La stigmatisation
et la discrimination liées à la Tuberculose sont largement répandues dans
les communautés, et les organisations communautaires peinent à fournir
un soutien pertinent aux personnes infectées et affectées. La majorité des
patients a des connaissances insuffisantes sur les notions élémentaires de
droit et un accès limité aux services juridiques. Enfin, les barrières liées
aux inégalités de genre le dispositif sanitaire du pays facilite l’égal accès
des hommes et des femmes aux services de santé. Les statistiques
nationales révèlent la proportion plus élevée des cas de TPM+ chez les
hommes comparativement aux femmes à l’instar des autres pays du
monde. Très peu de données restent cependant disponibles sur les
inégalités liées au genre en matière de lutte anti tuberculeuse en Côte
d’Ivoire. On note aussi que Le taux élevé de perdus de vue peut être en
rapport avec plusieurs facteurs mutuellement non exclusifs, représentés
par le recours aux tradipraticiens, la durée du traitement antituberculeux
(6 mois), dont les résultats ne semblent pas immédiats aux patients
souhaitant une guérison rapide et les difficultés des malades pour se
rendre au centre de traitement, T. Daix, K. Domoua, G. Coulibaly, H.
Kissi, L. Beugre-Sy & A. Yapi, Service de pneumo-phtisiologie, CHU
de Treichville.
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négative l’adhésion au traitement, bien que ces derniers ne semblent pas
conduire automatiquement à une faible adhérence comme certains
travaux l’ont démontré [Etkin, 1992 ; Earnest, Sbarbaro, 1996]. Dans
la majorité des cas, ils sont supportables, voire transitoires. Néanmoins,
ils peuvent parfois mettre en danger la vie du malade, particulièrement
chez les individus porteurs d’une lésion hépatique ou rénale antérieure,
obligeant de la sorte le médecin à modifier le traitement [MS, 1995].
Toutefois, même considérés du point de vue médical comme mineurs ou
passagers, certains effets collatéraux des médicaments peuvent avoir un
impact négatif sur l’adhésion au traitement, dépendant en particulier de la
signification que le malade leur a attribuée. Nachman [1993] a ainsi
montré que les immigrants haïtiens aux États-Unis atteints de tuberculose
pulmonaire interprétaient la coloration sombre de l’urine due à
l’Isoniazide comme un signe de diminution de leur puissance sexuelle.
Certains symptômes, bien qu’indésirables, peuvent, en outre, être perçus
par les patients comme liés de manière fonctionnelle à l’efficacité du
traitement, comme une phase nécessaire de celui-ci, alors que d’autres en
seraient plutôt vus comme indépendants [Nichter, 1989]. Selon cet ordre
d’idée, les vomissements, les manifestations cutanées ou encore
l’obscurcissement de l’urine déjà cité peuvent, par exemple, symboliser
pour le patient l’expulsion hors de son corps de la maladie [Etkin, 1988].
Les effets secondaires des médicaments peuvent parfois aussi être perçus
comme les signes d’une autre maladie. Les effets secondaires des
médicaments, on le voit, sont susceptibles de confirmer, ou au contraire
d’infirmer, le diagnostic et donc le traitement. Parmi les autres facteurs à
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considérer, on peut citer la disparition (généralement en un mois) des
symptômes qui ont conduit le patient à consulter, ce qui remet en cause
l’objectif du traitement et indirectement la nécessité de le suivre jusqu’à
la fin dans la mesure où le patient peut s’estimer guéri [Bergman,
Werner, 1963, cité par Earnest et Sbarbaro, 1996]. Enfin, le fait que
les individus infectés soient soumis à un traitement préventif de six mois
est un autre facteur aggravant : en l’absence de symptômes, il est difficile
de convaincre quelqu’un qui n’est – ni ne se sent – pas malade de la
nécessité et des bénéfices potentiels de la chimio prophylaxie, de lui faire
comprendre, en d’autres termes, qu’elle préviendra l’évolution de son
infection en maladie [Earnest, Sbarbaro, 1996].
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effet, à divulguer aux autres le diagnostic de sa maladie [Kwan-Gett,
1998].
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on arrête le traitement ou le médicament en cause. La prise en charge
ultérieure dépendra de la nature de l’effet secondaire. Comme exemple,
nous pouvons citer entre autres : L’isoniazide qui est en général bien
toléré aux doses recommandées. Des réactions d’hypersensibilité
générale ou cutanée se produisent parfois au cours des premières
semaines de traitement et le risque de neuropathie périphérique peut être
éliminé si les malades à risque reçoivent quotidiennement des
suppléments de pyridoxine. D’autres troubles neurologiques moins
courants, comme la névrite optique, la psychose toxique et les
convulsions généralisées, peuvent survenir chez les sujets sensibles, en
particulier en fin de traitement, et obligent parfois à retirer l’isoniazide.
L’hépatite est une réaction peu courante mais potentiellement grave que
l’on peut généralement éviter en arrêtant le traitement. On observe
cependant plus souvent une élévation brutale des transaminases
hépatiques au début du traitement, mais elle n’a aucune signification
clinique et disparaît habituellement d’elle-même lorsque le traitement est
poursuivi. Le surdosage est aussi une cause de l’abandon de
l’inobservance du traitement antituberculeux car, en cas de surdosage,
des nausées, des vomissements, des vertiges, des troubles de la vision et
de l’élocution surviennent dans un délai de 30 minutes à trois heures
après l’administration. L’intoxication massive provoque une dépression
respiratoire et un état de stupeur suivis d’un coma. Des convulsions
violentes et réfractaires à tout traitement peuvent survenir.
La rifampicine est bien tolérée par la plupart des patients aux doses
actuellement recommandées, bien qu’une intolérance digestive grave
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oblige parfois à interrompre le traitement. Les autres effets indésirables
(rash cutané, fièvre, syndrome grippal et thrombopénie) surviennent
plutôt en cas d’administration intermittente. Avec l’ethambutol, Une
névrite optique liée à la dose peut facilement entraîner une baisse de
l’acuité visuelle et de la vision des couleurs. Au début, ces troubles sont
en général réversibles, mais le malade peut devenir aveugle si le
traitement n’est pas interrompu rapidement.
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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dérèglement de la fonction hépatique, comptent parmi les principaux
effets indésirables.
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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risque d’apparition de bacilles résistants, de nombreux problèmes
logistiques provoquant des pénuries sont éliminés.
Le traitement est plus simple pour le malade, qui doit avaler moins de
comprimés et cela favorise son observance.
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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professionnels de la santé, de médicaments de mauvaise qualité ou de
l’arrêt prématuré du traitement par certains patients. On parle de
tuberculose multirésistante lorsque le bacille responsable de la maladie
n’est pas sensible à l’isoniazide et à la rifampicine, les deux médicaments
antituberculeux de première intention les plus efficaces.
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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manque une prise, celle-ci représentera une plus grande fraction de
l’ensemble que s’il prend son médicament trois fois par semaine ou tous
les jours. Il y a alors un plus grand risque d’échec thérapeutique. En
outre, les patients VIH positifs recevant une thérapie basée sur des prises
bihebdomadaires ou moins fréquentes risquent davantage un échec
thérapeutique ou une rechute avec une TB résistante à la rifampicine et
l’utilisation de la thioacétazone en raison d’un risque de toxicité grave,
notamment chez les personnes infectées par le VIH. Il convient de la
remplacer par l’éthambutol, surtout dans les zones où l’infection à VIH
est répandue.
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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insuffisantes pour le traitement. La biodisponibilité varie parfois avec les
lots de médicaments et à la suite de changements mineurs dans le
processus de fabrication. Les programmes devront donc surveiller
régulièrement la biodisponibilité des principes actifs dans les ADF, et
notamment celles de l’isoniazide et de la rifampicine. L’OMS et
l’UICTMR ne recommandent l’utilisation de ces associations que si des
études chez l’homme ont fait la preuve d’une biodisponibilité
satisfaisante de la rifampicine. Les chimiothérapies utilisant actuellement
des ADF sont plus coûteuses. Néanmoins, dans la perspective plus
générale du programme, il y aura des économies à long terme car moins
de malades développeront des tuberculoses à bacilles résistants et auront
besoin des schémas de retraitement plus chers. Il se pourrait que les prix
des ADF baissent à mesure que leur utilisation se répandra. Il arrive
parfois qu’il faille ajuster la posologie en fonction du malade, ou
modifier le traitement lorsque de graves effets secondaires apparaissent.
Les programmes ayant recours aux ADF auront donc besoin d’une
quantité limitée de médicaments isolés pour que les médecins
responsables puissent alors adapter leurs prescriptions aux cas
particuliers. Notons que, les médicaments de réserve sont un dernier
recours pour le traitement des cas de TB chronique ou multirésistante.
Les schémas thérapeutiques sont toujours beaucoup plus coûteux avec les
médicaments de réserve qu’avec les antituberculeux essentiels. Dans les
pays qui souffrent de pénuries, au niveau des ressources financières, des
établissements de soins ou des personnels de santé, le traitement des
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
LES CLIENTS REÇUS AU CAT DE BOUAKE
personnes atteintes de tuberculose avec des médicaments de réserve peut
grever le budget de la santé de façon inacceptable.
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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DEUXIEME PARTIE :
NOTRE ETUDE
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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I. MATERIEL ET METHODE
I.1.MATERIEL
I.2.1.1 Végétation
I.2.1.2. Climat
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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La seconde de saison des pluies va de Septembre à Octobre. La saison
sèche commence en novembre et dure cinq mois. C'est durant cette
saison que souffle l'harmattan, vent sec et froid le matin, provenant du
Sahel. La pluviométrie moyenne annuelle est de 1 200 millimètres. Les
écarts à cette moyenne peuvent être extrêmement importants. Les pluies
tombent sous forme d'orages avec une forte intensité ; ce qui favorise une
érosion brutale à laquelle sont sensibles les terrains dénudés.
I.2.1.3. Hydrographie
I.3.1. Peuplement
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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le centre du pays entre le fleuve Bandama et le N'zi (affluent du
Bandama) à la recherche de terres fertiles. Ils sont constitués de plusieurs
tribus. La tribu composée de Fafouè, de Sah, de Satikan Fani Bro
Dohoum et de Ahali est celle qui occupe le périmètre départemental de
Bouaké.
I.3.2. Population
Au niveau des non ivoiriens, les Maliens sont les plus nombreux, suivis
des Burkinabè et des Guinéens.
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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des actifs. Il est suivi des ouvriers et des commerçants ; les sans-emplois
sont toutefois plus nombreux que les actifs.
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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La circulation monétaire y est particulièrement rapide, ce qui permet à
quiconque de se livrer à un petit commerce et d’en dégager un peu
d'argent.
Bouaké est la deuxième ville industrielle du pays. Bien que peu variée et
d’envergure modeste, cette industrie couvre les domaines du textile, de
l'agroalimentaire et de la chimie.
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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-l’université Alassane Ouattara ;
-le CET
-Le CETF
-le CAFOP 1
-le CAFOP 2
- le CNTS
-L’INHP
-La PSP
-l’hôpital psychiatrique
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FACTEURS FAVORISANTS L’INOBSERVANCE DU TRAITEMENT PAR
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-La faculté des sciences médicales de Bouaké ;
-l’INFAS
Un service de pharmacie
Un service de laboratoire
Un service de radiologie
Un service de tri
Un service de CDV
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Un service de distribution Un service d'assistance social Un
service de mis en traitement
- 02médecins pneumologue
- 04 infirmiers
- 02 biologistes
- 01 technicien d'imagerie
- 02aides-soignantes
- 01conseiller clinique
- 01assistant social
- 05 agents de terrains
- 03techniciens de surface
Les agents de terrain comme l'a été spécifié un peu plus haut œuvrent
pour le bon suivi du traitement en effectuant des visites à domicile(VAD)
pour s'assurer du respect des procédures du traitement et par la même
occasion faire des sensibilisations
40
I.5.1. Population de l’étude
I.5.2. Echantillonnage
I.5.3. Echantillon
Tous les clients âgés d’au moins 15 ans atteints de tuberculose et venant
chercher ses médicaments au Centre Antituberculeux de Bouaké
pendant la période de l’enquête sont inclues dans notre étude.
- le personnel soignant.
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I.6. INSTRUMENTS DE RECUEIL DES DONNEES ET
VALIDATION DES INSTRUMENTS DE COLLECTE DES
DONNEES
- le pré-test
I.6.2.2. Pré-test
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Au terme de ce pré-test nous avons procédé à la reformulation de
certaines questions et à la réorganisation de notre outil de collecte pour
permettre la même compréhension par les différents répondants.
L’entretien est fait avec chaque client remplissant les critères d’inclusion
dans l’échantillon préalablement définis.
Pour mener à bien notre étude, une note d’autorisation de collecte des
données nous a été délivrée par la direction de l’antenne de l’Institut
National de Formation des agents de la Santé (INFAS) de Bouaké.
43
secret statistique qui stipule que les renseignements recueillis au cours
d’un recensement, d’une enquête, notamment ceux ayant trait à la vie
privée des personnes recensées ou enquêtées, sont confidentiels et ne
peuvent en aucun cas être divulgués ou utilisés à des fins politiques, de
contrôle fiscal, de répression économique ou de poursuite judiciaires.
Notre étude s’est déroulée du 13 au 16 Octobre 2020 et cela tous les jours
soient au total 04 jours.
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II.1. CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES
HABITANTS
31-40 19 31,66
41-50 13 21,66
05 08,33
51 et plus
45
GRAPHIQUE I : répartition des malades tuberculeux en fonction du
sexe
45
55
sexe masculin
sexe feminin
46
Répartition des malades tuberculeux selon leurs catégories
socioprofessionnelles
47
50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
supérieur secondaire primaire analphabète
Série 1
48
TABLEAU II: Réparation des malades en fonction des difficultés rencontrées
Les difficultés Nombre de personnes Nombre de personnes ne
rencontrées Rencontrant des rencontrant pas de
difficultés difficultés
Diarrhées 12 0
Acouphènes 5 0
Vomissements 8 0
Céphalées 10 0
Vertiges 5 0
Somnolences 12 0
Total 52 8
49
❖ SUGGESTIONS DES CLIENTS
N=60 %
Sensibiliser l’entourage 15 25
Autres à
préciser
Total 60 100
50
Il ressort des données du tableau ci-dessus que les clients interrogés au
CAT de Bouaké ont évoqué plusieurs suggestions en vue d’améliorer
leur traitement. Les suggestions les plus citées sont la réduction de la
durée du traitement, la sensibilisation.
SYNTHESE GENERALE
La synthèse des résultats de notre étude s’articulera autour des différents points qui
ont été analysées.
− Leur jeunesse ;
❖ Au niveau socioprofessionnel
La majorité est constituée par les sans emploi et les employés à faible revenu.
❖ Au niveau de l’instruction
Elle est dominée par les analphabètes d’où leur ignorance sur la maladie.
51
❖ Au niveau des difficultés rencontrées
Près de la totalité des patients affirment avoir rencontrés des difficultés dans la
prise des médicaments.
III. DISCUSSION
52
Angads entre 2003 et 2012 Étude cas-témoins, 128 patients on été inclus
dans l’étude. 32 patients on été des cas d’échec thérapeutique. L’âge
moyen des cas et des témoins a été de 42 ans. Taylor NTUMBA,
intervient pour dire dans son étude menée au cameroun que L'âge moyen
était de 34,5 ans aux taux d’echec au traitement étant du à une mauvaise
observance du traitement antituberculeux. Dans l’étude des Facteurs
associés à l’échec du traitement initial de la tuberculose pulmonaire dans
les Centres de Santé de Diagnostic et Traitement de Kinshasa, RD
Congo, dix mille cent quarante-six nouveaux patients tuberculeux ont été
enregistrés à Kinshasa pendant la période étudiée Selon Les
caractéristiques générales des patients. Dans l’ensemble de la population
d’étude, les patients étaient âgés de 16 à 68 ans avec une moyenne d’âge
de 32,0 ans. L’âge moyen des cas était de 33,9 ans et celui des témoins
de 31,0 ans. Dans les deux groupes, les tranches d’âge majoritaires
étaient de 16 à 34 ans et de 35 à 49 ans.
Concernant le sexe, selon des etudes menés sur les Facteurs associés à
l’échec du traitement initial de la tuberculose pulmonaire dans les
Centres de Santé de Diagnostic et Traitement de Kinshasa, RD Congo
La majorité de personnes interrogées nous montre que 55% d’hommes
contre 45% de femmes sont atteints de cette maladie. Cela pourrait
s’expliquer par le fait que la population de sexe masculin est celle qui a
une attirance pour les déboires, Dix mille cent quarante-six nouveaux
patients tuberculeux ont été enregistrés à Kinshasa pendant la période
étudiée. Parmi ces patients, 154 (1,5%) ont présenté un échec de
traitement antituberculeux initial. De ce groupe, seuls 87 patients
53
remplissant les critères d’inclusion ont été appariés à 174 témoins. Près
de 68% de cas et 61% de témoins étaient de sexe masculin. Au Mali, Les
deux sexes sont touchés avec une prédominance masculine, 63% de sexe
masculin contre 37% de sexe féminin soit un ratio H/F qui est de 1,7 en
faveur du sexe masculin.
54
Kinshasa, RD Congo, Concernant le type de profession, 61 cas sur 87
(70%) et 104 témoins sur 174 (60%) avaient une profession non
rémunérée.
Des difficultés rencontrées par les païens lors des prises des médicaments
emmènent une grande partie à être inobservant au traitement. Selon le
résultat de nos études, La majorité des malades tuberculeux (88 %)
interrogé affirment rencontrer des difficultés lors de la prise des
médicaments. Par contre l’autre partie, la minorité (12 %) admet ne pas
avoir de difficultés dans la prises des médicaments. Cette différence de
problème constaté emmène à s’accorder sur le fait que les médicaments
antituberculeux sont une cause de l’inobservance de leur traitement. En
effet, Certains symptômes, bien qu’indésirables, peuvent, en outre, être
perçus par les patients comme liés de manière fonctionnelle à l’efficacité
du traitement, comme une phase nécessaire de celui-ci, alors que d’autres
en seraient plutôt vus comme indépendants [Nichter, 1989]. Selon cet
ordre d’idée, les vomissements, les manifestations cutanées ou encore
l’obscurcissement de l’urine déjà cité peuvent, par exemple, symboliser
pour le patient l’expulsion hors de son corps de la maladie [Etkin, 1988].
Les effets secondaires des médicaments peuvent parfois aussi être perçus
comme les signes d’une autre maladie. Les effets secondaires des
55
médicaments, on le voit, sont susceptibles de confirmer, ou au contraire
d’infirmer, le diagnostic et donc le traitement. Parmi les autres facteurs à
considérer, on peut citer la disparition (généralement en un mois) des
symptômes qui ont conduit le patient à consulter, ce qui remet en cause
l’objectif du traitement et indirectement la nécessité de le suivre jusqu’à
la fin dans la mesure où le patient peut s’estimer guéri [Bergman,
Werner, 1963, cité par Earnest et Sbarbaro, 1996]. Aussi, l Organisation
mondiale de la Santé 2003, Programme mondial de lutte contre la
tuberculose, Les troubles de la digestion, des dermites généralisées ou
d’autres réactions d’hypersensibilité, comme un dérèglement de la
fonction hépatique, comptent parmi les principaux effets indésirables. On
observe parfois des hypokaliémies. L’anorexie, les nausées, les
vomissements et les douleurs abdominales sont plus fréquents que la
diarrhée. Aussi, Les troubles de la digestion, des dermites généralisées ou
d’autres réactions d’hypersensibilité, comme un dérèglement de la
fonction hépatique, comptent parmi les principaux effets indésirables.
56
montraient que l'âge moyen était de 31 ans. La tranche d'âge la plus
concernée était celle comprise entre 15 et 45 ans (67,4%).Une étude
réalisée par Lompo B. (2007) au Burkina-Faso révèle une prédominance
des cas de TB-MR dans la tranche d'âge comprise entre 25 à 34 ans avec
34,4% des cas. Le sexe masculin était le plus touché par le phénomène de
multirésistance aux antituberculeux avec une fréquence de 90,30%, le sex
ratio est de 9,3 en faveur des hommes. Ceci peut être un fait du hasard
faisant que les hommes soient nombreux que les femmes. Ces résultats
rencontrés dans notre étude sont proches d'autres études africaines
(Domond F., 1996; Braun E. et al, 2012 ; Pablos M. et al, 1997).
57
administré exclusivement par voie orale. Les études ont montré que les
patients parviennent plus facilement à suivre ce traitement jusqu’au bout,
par rapport aux autres traitements dont la durée peut aller jusqu’à 20
mois. Avant de commencer ce traitement, il faut exclure toute résistance
aux fluoroquinolones.
Au Mali, A la fin de cette étude les résultats obtenus ont été de 61,64%
de guérison ; 20,55 % de traitement termine, soit 82,19% de succès au
traitement ; 9,59% de décès ; 5,48% de transfert ; 1,37% d’échec de
traitement ;1,37 d’abandon de traitement pour les malades TPM+ les
résultats ont été de 72,9% de guérison ; 6,80% de traitement terminé ;
soit 79,7% de succès du traitement ; 10,2% de décès ; 6,8% de transfert ;
1,7% d’échec de traitement et 1,7% d’abandon de traitement.
58
CONCLUSION
59
RECOMMANDATIONS
60
Au terme de cette étude que nous avons conduite au sein du CAT, et au regard des
résultats enregistrés, nous faisons quelques suggestions à court et moyen terme, qui
prises en compte, permettront selon nos espérances de réduire l’inobservance du
traitement antituberculeux des malades reçus au CAT.
V.1. A COURT TERME
✓ S’informer sur les effets néfastes que pourrait entrainer la tuberculose sur
leur vie ;
✓ Mettre en application les conseils et prescriptions prodigués par les
professionnels de soins ;
✓ Former des comités de sensibilisation et d’information des populations
principalement les tuberculeux et leur entourage de la nécessité du suivi du
traitement des clients et leur encouragement vis-à-vis de ceux ci.
- Au Professionnel de santé
61
✓ Recrutement et formation des agents de santé pour la prise en charge des
clients tuberculeux au niveau des CSR ;
✓ Renforcer la lutte contre la stigmatisation d la tuberculose ;
✓ Décentraliser la stratégie DOTS au niveau des CSR.
V.2. A MOYEN TERME
- A la population
62
REFERENCES
63
- WHO/TB/97.2 LE TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE:
PRINCIPES À L’INTENTION DES PROGRAMMES NATIONAUX
DEUXIÈME ÉDITION 1997.
64
- PLAN STRATEGIQUE NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA
TUBERCULOSE 2016-2020
- Mémoire online.com
- https://id.erudit.org/iderudit/007444ar
- https://doi.org/10.7202/007444ar
65
- FAVORISER L’OBSERVANCE THÉRAPEUTIQUE DES
PATIENTS EN SITUATION DE GRANDE PRÉCARITÉ ATTEINTS
DE TUBERCULOSE-MALADIE : L’EXPÉRIENCE DE L’ÉQUIPE
MOBILE DE LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE DU
SAMUSOCIAL DE PARIS, 2015-2018.
-
https://www.who.int/tb/publications/2015/The_Essentials_to_End_TB/fr.
2019.
66
T. M. Comolet, R. Rakotomalala, H. Rajaonarioa.
67
ANNEXES
68
ANNEXE I : Note d’autorisation d’enquête
69
Questionnaire d’enquête
Sans emploi
4. Quel est votre niveau d’instruction ?
Universitaire Secondaire analphabète
Primaire
5. Quelle est votre situation matrimoniale ?
Célibataire En couple Divorcée
6. Avez –vous des enfants ?
Oui Non
II. LES DIFFICULTES LIEES A L’OBSERVANCE DU TRAITEMENT
ANTITUBERCULEUX
7. Rencontrez-vous des difficultés pendant la prise des médicaments ?
Oui Non
Si oui, lesquels
Diarrhée Vomissement Vertiges
Acouphènes Céphalées Somnolence
8. Avez-vous des difficultés d’accès au CAT ?
Oui Non
Autres à préciser
SUGGESTIONS
9. Que suggérez-vous pour améliorer observance du traitement ?
− Implication du personnel de santé au suivi du traitement
− Sensibilisation de l’entourage
− Autres à préciser ……………………………………….
70
71