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Marché du Fer au Cameroun : Analyse

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ANALYSE DE LA STRUCTURE DU

MARCHE DE FER AU CAMEROUN


Introduction générale

L’industrie minière est un secteur clé pour les ´économies des pays de l’Afrique subsaharienne.

Il représente la majorité des exportations et compte pour une part importante du PIB de nos

´économies. La fluctuation mondiale des prix des matières premières et des investissements et
la détection des ressources encore inexploitée ouvrent ainsi de nouvelles perspectives. Ceci
permet la mise en ´évidence de l’impact de l’exploitation des ressources minérales notamment
le fer sur les processus de développement. Le secteur des industries extractives est très varié.
Une typologie peut ˆêtre ´établie en fonction de l’envergure de l’exploitation, de la nature de
l’activité (souterraine, sous-marine, `à ciel ouvert, etc.), du matériau extrait (minervaux
industriels, pierres précieuses, métaux précieux, pétrole et gaz, etc.), de sa destination (´énergie,
matériaux métalliques et non métalliques, minéraux industriels et pierres précieuses), ou du
niveau de capitalisation. Ces secteurs englobent divers produits tels que le quartz, le zinc, le
manganèse et le fer dont les structures de marché sont généralement mal connues dans les pays
ou` l’extraction de ces minerais est résiduelle. Dans le cas particulier du fer, c’est l’un des
minéraux industriels les plus importants au monde et l’Afrique en est un important producteur
`à l’´échelle mondiale. Alors que la production est traditionnellement dominée par l’Australie,
l’Afrique du Sud et la Chine, également en Mauritanie. De nombreux pays africains contribuent
`à la production du fer et parmi lesquels le Cameroun.

Bien que le fer soit l’un des minéraux les plus exploites dans ce pays, comparativement `à
d’autres minerais tels que l’or et le diamant, il est impératif que se produit à un fort potentiel
minier du fait de la présence d’important réserve de ce minerai dans certaines régions du pays
qui offre une opportunité de d´développement de ce marché. De ce fait, Il est donc pertinent de
se pencher sur les contours du marché du fer camerounais. Dans cette optique, il est légitime de
se poser les questions suivantes : quels sont les acteurs (offreurs et demandeurs) intervenant sur
le marché du fer au Cameroun ? Combien sont-ils ? En bref, quelle est la structure de ce marché
? cette structure est-elle optimale pour le Cameroun ? Cette ´étude consistera tout d’abord à`
donner une vue panoramique de l’économie Camerounaise ; par la suite, a` d´écrire le marché
du fer au Cameroun ; ensuite `à analyser ce marché et enfin présenter les défis et opportunités
de ce marche et `de donner quelques recommandations.
Chapitre 1 : Généralités sur l’ECONOMIE
Camerounaise

Le Cameroun, souvent surnommé "l'Afrique en miniature", se distingue par sa diversité


géographique, culturelle et économique. Situé au carrefour de l’Afrique centrale et de l’Ouest, le
pays bénéficie d’un positionnement stratégique et de ressources naturelles abondantes,
notamment dans les secteurs agricoles, miniers et énergétiques. Cette richesse diversifiée lui
confère un rôle important dans la sous-région.

L’économie camerounaise repose sur trois secteurs clés : l’agriculture, qui reste un pilier
traditionnel, l’industrie en croissance, et les services. Cependant, malgré son potentiel
économique, le pays fait face à des défis structurels, tels qu’une industrialisation limitée, une
forte dépendance aux importations et des infrastructures encore insuffisantes.

Ce chapitre explore les grandes lignes de l’économie du Cameroun, en mettant en lumière sa


structure, son environnement commercial, et les principaux défis et opportunités auxquels elle est
confrontée.

1.1 1 Le secteur primaire


Le secteur primaire de l'économie au Cameroun est principalement axé sur l'exploitation des
ressources naturelles. Plus précisément, il s’agit des activités extractives, de l'exploitation
forestière, des activités liées à la pêche et l'agriculture.

a. Les activités extractives

. Les activités extractives jouent un rôle crucial dans l’économie camerounaise, elles sont
essentiellement l’exploitation du pétrolière et gazière et des minerais.

 Pétrole et Gaz Naturel


 Production de pétrole
En 2023, la production de pétrole brut au Cameroun est estimée à environ 85 000 barils par
jour, concentrée principalement dans les bassins pétroliers de Kribi, Rio del Rey, et
Logbaba, situés en offshore (au large des côtes atlantiques). Bien que cette production soit
modeste par rapport aux grands producteurs africains, le pétrole reste une ressource
stratégique pour l'économie nationale.

La Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) joue un rôle central dans l’exploitation des
hydrocarbures au Cameroun, en partenariat avec des entreprises étrangères comme Perenco et
New Age. Les réserves pétrolières exploitables du Cameroun sont estimées à environ 200
millions de barils, ce qui permet au pays de maintenir une production stable dans les années à
venir, bien que le potentiel d'augmentation soit limité en raison de la maturité des gisements.

Exportations de pétrole

Le pétrole brut est l’une des principales exportations du Cameroun, représentant environ
40% des exportations totales. Les principaux marchés d’exportation sont l’Europe et l’Asie,
avec une forte demande de la Chine. L’exportation de pétrole génère des devises essentielles
pour financer les importations de biens de consommation, de machines industrielles, et de
matériaux nécessaires au développement des infrastructures.

Revenus du pétrole

Les recettes pétrolières rapportent au Cameroun environ 3 milliards USD par an,
constituant une source clé de revenus pour le budget national. Ces fonds sont principalement
utilisés pour financer les dépenses publiques, les projets d’infrastructure, et les subventions
aux secteurs stratégiques. Cependant, la dépendance aux revenus pétroliers rend l'économie
vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux du pétrole.
Graphique 1: Evolution de l’activité pétrolière de 2018 à 2023

Source 1 Fait par l'auteur à partir des données du TBE 2023

 Gaz naturel
En parallèle du pétrole, le Cameroun dispose d’importantes réserves de gaz naturel,
estimées à plus de 180 milliards de mètres cubes. Ces réserves, principalement situées dans
les bassins du Sud (Kribi), sont exploitées pour la production d’électricité et les exportations
sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL). Le développement du terminal de liquéfaction de
Kribi en partenariat avec Golar LNG permet au Cameroun de s’affirmer comme un acteur
régional sur le marché du gaz.

 Minerais

Production de fer

En 2023, le Cameroun a produit environ 25 millions de tonnes de minerai de fer,


principalement dans la région de Mbalam-Nabeba, située entre le Sud-Est du Cameroun et le
Congo voisin. Ce gisement, exploité en partenariat avec des entreprises internationales,
représente l’un des plus grands projets miniers du pays. Le fer est destiné principalement à
l’exportation vers les marchés asiatiques, où il est utilisé pour la fabrication d’acier.
Cependant, l’absence de transformation locale limite la valeur ajoutée pour l’économie
nationale. Des projets d’industrialisation, tels que la construction d’une aciérie nationale, sont
envisagés pour maximiser les retombées économiques.

Production de bauxite

Le Cameroun a également extrait environ 1,2 million de tonnes de bauxite en 2023, avec des
gisements majeurs situés à Minim-Martap et Ngaoundal, dans la région de l’Adamaoua. La
bauxite, matière première pour la production d’aluminium, est une ressource stratégique pour le
développement industriel. Des initiatives visant à transformer localement la bauxite en
aluminium pourraient renforcer la chaîne de valeur et créer davantage d’emplois.

Exportations de minerais

Les minerais représentent environ 15% des exportations totales du Cameroun, avec une
demande croissante des marchés internationaux, notamment la Chine et l’Inde. Cette contribution
est en augmentation, grâce à l’exploitation accrue des gisements de fer et de bauxite. Cependant,
le Cameroun est encore largement dépendant des exportations de matières premières non
transformées, ce qui limite les revenus.

Graphique 2 : Evolution de l’activité minière de 2018 à 2023


Source 2 Fait par l'auteur à partir du TBE de 2023

b. L’exploitation forestière

Le Cameroun possède des forêts tropicales denses, couvrant environ 40% de son territoire.
L'exploitation forestière est donc un secteur économique important.

a) Exploitation du bois

 Bois d'œuvre : Le Cameroun est un grand producteur et exportateur de bois. Le pays


produit une gamme variée de produits, notamment des planches, du contreplaqué, et du
papier. Les forêts de l’Est, de l’Adamaoua et du Sud sont les plus exploitées.

 Essences exploitées : Les principales essences de bois commercialisées sont l’ayous, le


sapelli, l’ébène, le moabi, et le okoumé.

b) Déforestation et gestion durable


La déforestation illégale et non durable reste un problème majeur, en partie dû à des pratiques
d’exploitation non régulées. Cependant, le Cameroun prend des mesures pour certifier les forêts
(notamment avec le système FSC - Forest Stewards hip Council), en mettant l'accent sur des
pratiques de gestion durable.

L'exploitation forestière contribue de manière significative à l'économie, mais elle fait face à des
défis écologiques et environnementaux.

Graphique 3 : Evolution de l'exploitation forestière de 2018 à 2023

Source 3 Fait par l'auteur des données du TBE de 2023

c. L’agriculture et la pêche

L’agriculture et la pêche occupent une place centrale dans le secteur primaire du Cameroun,
contribuant à la fois à l'économie nationale et à la sécurité alimentaire.

1. L’agriculture

L’agriculture est un pilier du secteur primaire camerounais et se divise en deux grandes


catégories :

 Agriculture de rente : Destinée à l’exportation, elle regroupe les principales cultures


suivantes :
o Le cacao : Le Cameroun est l’un des principaux producteurs en Afrique, avec une
production annuelle avoisinant 300 000 tonnes en 2023.
o Le café : Bien qu’en déclin, il reste une culture d'exportation importante pour
certaines régions.
o Le coton : Cultivé principalement dans le Nord, il constitue un moteur
économique régional et une matière première pour l'industrie textile.
o La banane : Une ressource majeure pour les exportations agricoles,
particulièrement dans les régions du Littoral et du Sud-Ouest.
 Agriculture vivrière : Destinée à la consommation locale, elle comprend des produits de
base comme le manioc, le maïs, le riz, les pommes de terre, les arachides, et les plantains.
Ce sous-secteur est essentiel pour garantir la sécurité alimentaire de la population, mais il
reste vulnérable aux aléas climatiques, à la faible mécanisation, et aux problèmes de
transport.
2. La pêche

Le Cameroun bénéficie d’importantes ressources halieutiques grâce à sa façade maritime et ses


nombreux cours d’eau. Ce sous-secteur se divise en trois types principaux :

 Pêche maritime : Pratiquée sur la côte atlantique, notamment dans les villes de Douala,
Kribi, et Limbé, elle contribue à l’approvisionnement des marchés urbains.
 Pêche continentale : Exécutée sur les fleuves, les lacs, et les barrages intérieurs, elle
alimente les régions rurales et participe à la sécurité alimentaire.
 Aquaculture : Bien que marginale, elle se développe progressivement, notamment avec
l’élevage de poisson-chat et de tilapia, pour répondre à une demande croissante en
protéines.
Cependant, le secteur de la pêche fait face à plusieurs défis majeurs, tels que la surpêche,
l’insuffisance des infrastructures de conservation, et la concurrence des importations.
Tableau 1 : l'évolution globale de la contribution du secteur primaire au
PIB en milliards de FCFA et en pourcentage de croissance annuelle
Contribution au PIB (milliards Croissance
Année
FCFA) (%)

2018 1 500 2,8


2019 1 540 3
2020 1 530 -0,7
2021 1 580 3,3
2022 1 630 3,1
2023 1 680 3,8

Source : Fait par l'auteur à partir des données du TBE 2023

1 1.2. Le secteur industriel

Le secteur industriel du Cameroun se distingue par sa diversité et son potentiel de croissance. Il


comprend plusieurs branches dynamiques, comme l'agro-industrie, la métallurgie, la
transformation textile, et les industries du papier, de la construction, et de l'électronique. L'agro-
industrie est l'une des forces motrices, transformant des produits clés comme le cacao, le café, et
le coton, tandis que l'industrie de la pêche soutient l'économie locale par des activités maritimes
et continentales.

Le secteur de la métallurgie, bien qu'encore en développement, comprend la fabrication


d'ouvrages métalliques et de composants industriels, accompagnée par une industrie textile axée
sur le marché intérieur et les exportations. Parallèlement, les industries du papier et de
l'imprimerie jouent un rôle central dans la production de matériaux d’emballage et de supports
administratifs, tandis que la construction soutient le développement urbain et rural à travers des
projets d'infrastructures majeurs.

L’industrie électronique, bien que naissante, montre des signes prometteurs avec une production
croissante d’appareils ménagers et technologiques. Cependant, le secteur industriel est confronté
à plusieurs défis, notamment des infrastructures insuffisantes, une faible mécanisation, et la
concurrence des produits importés. Ces obstacles sont compensés par des opportunités, comme
l’essor des investissements étrangers dans des zones économiques spéciales, des politiques
favorisant la transformation locale, et une diversification vers des industries à forte valeur
ajoutée.

Malgré les défis structurels, le secteur industriel camerounais est un moteur de développement
économique avec des perspectives favorables grâce à des politiques stratégiques et des
investissements ciblés.

Graphique 4 : Evolution de la production du secteur secondaire de


2017 à 2022

Source 4 Fait par l'auteur à partir des données du TBE

1 1.3. Le secteur tertiaire

Le secteur tertiaire, pilier incontournable de l'économie camerounaise, regroupe des activités


variées et dynamiques qui soutiennent le développement économique et social du pays.

Télécommunications

Le secteur des télécommunications connaît une expansion rapide grâce à une pénétration accrue
des téléphones mobiles et de l’internet. Des entreprises majeures comme MTN Cameroon,
Orange Cameroon, et Camtel dominent ce marché en plein essor.
Commerce

Le commerce, à la fois de détail et de gros, repose sur un réseau dense de marchés locaux, de
centres commerciaux et de petites entreprises. Par ailleurs, les importations et exportations, en
particulier de produits agricoles et minéraux, jouent un rôle essentiel dans le commerce
international.

Services Financiers

Le secteur financier est robuste, avec des banques locales et internationales offrant des services
variés. Les institutions de microfinance favorisent l’inclusion financière, tandis que le secteur des
assurances propose des produits diversifiés adaptés aux besoins des entreprises et des particuliers.

Transport et Logistique

Le transport routier est vital pour la mobilité interne des biens et des personnes. Les
infrastructures portuaires de Douala et Kribi, ainsi que l’aéroport international de Douala, servent
de plateformes clés pour le commerce international.

Tourisme et Hôtellerie

Avec des attractions naturelles et culturelles uniques, comme le Mont Cameroun, les parcs
nationaux et les plages, le Cameroun se positionne comme une destination touristique de choix.
Ce secteur est soutenu par une amélioration des infrastructures hôtelières.

Éducation et Santé

Les établissements éducatifs, des écoles aux universités, jouent un rôle clé dans le développement
du capital humain. De même, les services de santé, qu’ils soient publics ou privés, sont essentiels
pour le bien-être de la population.

Services Professionnels

Des services spécialisés comme le conseil, la comptabilité, le droit et l’ingénierie soutiennent le


fonctionnement des entreprises locales et internationales, renforçant la compétitivité du pays.
Défis et Opportunités

Malgré des défis liés à la qualité des infrastructures, à la régulation et à la concurrence, le secteur
tertiaire offre des opportunités significatives, notamment grâce à la digitalisation croissante et à
l’urbanisation rapide.

Le secteur tertiaire au Cameroun, en pleine transformation, représente un moteur de croissance et


un levier pour attirer des investissements étrangers et renforcer l'économie locale.

1.2. ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE RÉCENTE

1.2.1. Indicateurs macro-économiques

Le Cameroun, moteur économique de la région CEMAC, se distingue par une économie


dynamique marquée par une croissance soutenue, bien que des défis structurels persistent. En
2023, le taux de croissance du PIB réel a atteint 3,3 %, principalement porté par les secteurs
tertiaire, agroalimentaire, forestier et la construction. Les projections pour 2024 anticipent une
hausse à 4,1 %, favorisée par des investissements dans les infrastructures et le secteur
énergétique.

L’inflation, bien que modérée, a progressé de 2,9 % en 2021 à 3,4 % en 2023, reflétant
l’impact des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et la hausse des prix des denrées
alimentaires. Sur le plan fiscal, le déficit budgétaire s’est stabilisé autour de -2,1 % du PIB en
2023, malgré une dépendance continue aux recettes des exportations de matières premières.
Parallèlement, le taux d’endettement a diminué à 40,4 % du PIB, un niveau jugé soutenable
bien qu’il nécessite des ajustements pour renforcer la résilience financière.

Les échanges commerciaux montrent que les exportations, principalement de pétrole, gaz,
bois et cacao, soutiennent le solde extérieur. Cependant, un déficit courant de 1,1 % du PIB a
été enregistré en 2023, lié aux importations de produits manufacturés et d’équipements. Les
investissements directs étrangers (IDE) ont légèrement augmenté, portés par les secteurs
minier, énergétique et les technologies de l’information et de la communication, bien que la
diversification économique demeure une priorité stratégique.
Le Cameroun fait face à des défis tels que les conflits dans les régions anglophones,
l’instabilité climatique et un secteur informel prépondérant. Toutefois, des opportunités
significatives existent grâce à la modernisation des infrastructures, la digitalisation croissante
et les initiatives du Plan National de Développement (SND30) visant à diversifier l’économie
et renforcer sa compétitivité.

Graphique 5 : Evolution du PIB de 2018 à 2023


PIB (en US DOLLARS)

1.2.2 Les politiques économiques du pays

Les politiques économiques du Cameroun visent à stimuler la croissance, diversifier l'économie


et réduire les inégalités, tout en assurant un développement durable et une stabilité économique.
La vision "Cameroun Émergent" à l’horizon 2035 est la stratégie principale du pays, visant à
transformer l’économie en une économie émergente. Cette vision repose sur trois grands objectifs
: accroître la croissance économique à plus de 5% par an, réduire la dépendance aux ressources
naturelles en diversifiant les secteurs agricoles, industriels et des services, et améliorer les
conditions de vie en réduisant la pauvreté.
Le gouvernement met en place des réformes fiscales pour augmenter les recettes publiques,
élargir l’assiette fiscale et améliorer la collecte des impôts, tout en investissant dans des projets
d’infrastructure essentiels tels que les routes, les barrages et les ports. Le Cameroun cherche
également à diversifier son économie en développant l’industrie, en particulier la transformation
locale des ressources naturelles pour créer de la valeur ajoutée, tout en modernisant le secteur
agricole pour améliorer la productivité et la rentabilité des cultures vivrières et d’exportation.

Afin de soutenir l’emploi, des politiques sont mises en place pour créer des opportunités,
particulièrement pour les jeunes et les femmes, et pour améliorer l’éducation et la formation
professionnelle. Parallèlement, le Cameroun travaille à renforcer son intégration régionale,
notamment à travers la CEMAC, afin de favoriser les échanges commerciaux et attirer des
investissements étrangers.

Enfin, face aux défis environnementaux, le Cameroun met l’accent sur le développement des
énergies renouvelables, en utilisant ses ressources hydroélectriques et en explorant les énergies
solaires, tout en protégeant l’environnement par une gestion durable de ses ressources naturelles.
Malgré les progrès réalisés, des défis restent à surmonter, notamment en matière de
diversification économique et d’amélioration des infrastructures, pour garantir une croissance
inclusive et soutenue.
Chapitre2 : Description du marché du
Fer au Cameroun

Lorsqu’on parle de l’exploitation minière au Cameroun on pense directement à l’exploitation du


fer du a sa réserve importante il est intéressant de mentionner que l’Etat octroi des permis
d’exploitation et de recherche aux entreprises ´étrangères. Cependant, plusieurs autres minerais
tel que le nickel, l’or, le manganèse et le cobalt ont un potentiel non n´négligeable qui
permettraient de diversifier le secteur minier Camerounais et ainsi d’atténuer les chocs qui
pourraient survenir sur les marches des minerais leader qui est le fer mais aussi de favoriser la
croissance du tissu ´économique. Pour cette ´étude, un focus sera fait sur le marché du fer au
Cameroun. Plus précisément, il s’agira tout d’abord de présenter l’historique du marché du fer
localiser les gisements du fer, débusquer les acteurs de ce marché, illustrer son évolution,
présenter l’offre et la demande, et la segmentation du dit marche et les facteurs qui l’influencent
et enfin, la structure du marché du fer Camerounais sera alors déduite.

2.1 Historique du marché de fer au Cameroun

La connaissance du passé étant un puissant vecteur de la connaissance, commencer notre étude


par une historique du sujet en question est donc d’une utilité importante. Ainsi nous allons le
détailler comme suit :

 La période pré-coloniale (avant 1884) : les populations locales, telles les Bamiléké les
Bamenda, ont développé des techniques de production de fer à partir des minéraux
locaux, le fer produit était utilisé pour fabriquer des outils, des armes et des objets de
décoration. La production du fer était donc une activité importante dans la société
précoloniale du Cameroun et cela a joué un rôle clé dans le développement de la région.
 La période coloniale (1884-1960) : En 1884, après être devenu colonie allemande les
ressources minières notamment le fer est exploité par la puissance en question. En 1911,
les allemands créent donc la sociétés minière « Deutsch-Kamerunidche Bergwerke » dans
l’optique d’exploiter le fer du Cameroun. Après la première guerre mondiale le Cameroun
devient une colonie Française ainsi l’exploitation des minerais continue son processus.
Dans les années 1950 les Français créent donc la « Société Minière du Cameroun » Il est
donc intéressant de faire mention que cette exploitation était au bénéfice des colons sans
tenir compte des populations locales.
 La période post-coloniale (1960-1985) : cette période marque l’indépendance du pays
(1960). Le Cameroun prend donc le contrôle de son exploitation en ressources minières.
Dans les années 1960 et 1970 le pays connais donc une croissance économique rapide et
l’exploitation du fer devient une activité économique importante. En 1975, le
gouvernement camerounais crée la société minière « Société Nationale des Minerais »
pour exploiter les minerais du fer du Cameroun. Cependant, cette période est marquée par
des problèmes de corruption et de mauvaise gouvernance.
 Période de libéralisation (1985-2000) : Durant les années 1980, le Cameroun connait
une crise économique et le gouvernement camerounais est contraint de mettre en œuvre
des réformes économiques pour libéraliser l’économie. En 1990, le gouvernement
camerounais adopte une loi sur les mines qui permet aux entreprises privées d’exploiter
les ressources minières du pays. Suite à cette reformes plusieurs sociétés privées,
notamment les sociétés minières étrangères commencent à exploiter les minerais de fer du
Cameroun.

La période actuelle (2000-2024) : Dans les années 2000, le Cameroun connait une période de
croissance économique rapide, et l’exploitation du fer devient une activité économique
importantes En 2010, l’Etat camerounais adopte une loi sur les mines qui renforces les règles de
gouvernance et de transparence dans l’exploitation des ressources minières. Le gouvernement
camerounais lance en 2018 un plan de développement de l’industrie minière qui vise à augmenter
la production de fer et à développer les infrastructures minières. La période actuelle est marquée
par des efforts pour améliorer la gouvernance
2.2 Localisation des gisements du Fer au Cameroun

Riche en ressource naturelles le cameroun dispose les gisements de fer repartis dans plusieurs
régions ainsi des opportunités pour l’exploitation et la production de fer et l’acier. Les principaux
gisements de fer sont situés dans les régions suivantes

 Région de l’Est : les gisements de fer dans cette région est situé dans les département de
la Kadey et la Boumba-et Ngoko plus précisément les gisements de Mbalam et celui de
Nkout.
 Région du sud : ici les gisements se situe dans dans la Mvila et dans la Vallée du Ntem, et
comme gisement on celui Kribi-lobe et Lolodorf
 Région du centre : on dispose dans la haute Sanaga et dans la lekie deux principaux
gisement as savoir celui de Nanga -Eboko et le Gisement de Minta.
 Région de l’Adamaoua : les gisements de fer dans cette région sont situés dans la Vina et
la Faro-et Deo. Plus précisément dans la ville de Ngoundere et de Tignere.

2.3 Dispositions l´égales pour la d´détention d’un gisement du fer au


cameroun

2001 et modifier en 2016. Ce code définit les règles et les procédures pour l’exploitation et
l’exploration et la gestion des ressources miniers au Cameroun. ANSI pour détenir un gisement
de fer au cameroun, il faut remplir les conditions La détention s ; un gisement de fer au cameroun
est régies par le code minier camerounais, adopte en suivantes.

 Obtention d ; un permis de recherche : c’est les premières étapes. Elle consiste a détenir
un permis pour explorer la ressources en fer dans un=e zone spécifique. Ce permis est
délivré parle Ministère de Mines, de l’Industrie et du Développement
Technologique(NINMIDT)
 Demande du permis d’exploitation :si l’étude de faisabilité est positive il faut demander
un permis d’exploitation pour commencer l’exploitation du fer.
 Convention minière et le respect des normes : une fois obtenu le permis d ; exploitation il
faut signer des conventions avec l’Etat camerounais pour définir les termes d’exploitation
et certaines règles et normes d’ordre environnementales et sociales à ne pas violer.

2.4 Principaux acteurs de l’industrie du fer au cameroun

Nous allons présenter les principaux agents intervenant dans ce marché.

 Les producteurs : la production du fer au Cameroun est à la charge des entreprises qui
exploitent les gisements de fer dans le pays. Parmi ces entreprises on peut citer :
La société camerounaise de fer (SCF) c’est une entreprise publique qui exploite les
gisements de fer de Mbalam et de Nabeba. La SFC est l’une des principales productrices
de fer au Cameroun, avec une production annuelle de plus 1 million de tonnes.
La Cam iron : il s’agit d’une entreprise privée qui exploite les gisements de fer de Lomie
et de Kribi. Cam iron est une entreprise qui a commencé ses activités au Cameroun en
2010 et qui a rapidement pris une place importante sur le marché du fer
.
 Les importateurs : l’importation du fer au Cameroun est à la charge des entreprises qui
importent des produits sidérurgiques pour répondre à la demande locale. Parmi ces
entreprises peut citer :
La société camerounaise de commerce(SCC) : c’est une entreprise publique qui importe
les produits sidérurgiques pour des besoin de l’industrie [Link] SCC est l’une des
principales importatrices de fer au Cameroun, avec des importations annuelles de plus de
500000 tonnes.
La Cameroun import-Export : c’est une entreprise privée qui importe des produits
sidérurgiques pour les revendre sur la marche locale. CIE est une entreprise qui a
commencé ses activités au Cameroun en 2005 et qui a rapidement pris une place
importante sur le marché du fer.
 Les distributeurs :la distribution de fer au Cameroun est assurée par les
entreprises de commerce qui achètent des produits sidérurgiques aux
importateurs ou au producteurs locaux pour les revendre aux
consommateurs parmi ces entreprises on peut citer :
La Société Camerounaise de Distribution(SCD) : c’est une entreprise publique qui distribue
des produits sidérurgiques aux consommateurs finaux la (SCD) est l’une des principaux
distributeurs de fer au Cameroun, avec les ventes annuelles de plus 200 000 tonnes.

La Cameroun Distribution(CD) :il s’agit d’une entreprise privée qui distribue aussi des
produits sidérurgiques au consommateurs [Link] a commencé ces activités en 2010 et a pris
rapidement sa place sur le marché du fer au Cameroun.

Il convient de noter que ces entreprises ne sont pas les seules actrices du dit marche, mais elles
sont parmi les [Link] plus, le marché du fer au Cameroun est en constant évolution, donc
les acteurs et leur rôle peuvent changer au fil des temps

2.5 Analyse du marché du fer au cameroun

1. - Nombre de firmes, part de marche et concentration

Le marché de fer au Cameroun est un marché important pour l’économie du pays .il est
caractérisé par la présence de plusieurs firmes qui y produisent et distribuent du fer. Le
Cameroun dispose d’environ 15 firmes qui produisent le fer. Ces firmes sont concentrées dans les
trois grandes villes du pays à savoir : Yaoundé, Douala. Bafoussam. Pour ce qui est de la part des
marches elle reparti comme suit : Société Camerounaise de fer (SCF) 25%, Cam iron,20%,
Ferrocam,15%, Société de Production et de Distribution de Fer(SPDP),10%, Cameroun Fer et
Métaux(CFM),5%, Douala Fer et Métaux 5%, Yaoundé Fer et Métaux(YFM),5%, Bafoussam Fer
Métaux(BFM),5%, Société de Transformation et de Distribution de Fer (STDF),5%, Cameroun
Transformation et Distribution de Fer (CTDF),5%.

2 Analyse de la demande

a) - Évolution de la demande de fer au Cameroun


Le fer étant un métal essentiel pour la construction ; industrie et la production de l’[Link]
demande de fer au Cameroun a connu une évolution significative au cours de ces dernières
années, en raison de la croissance économiques et la demande croissances des biens et services.
Selon la banque mondiale, la demande de fer au Cameroun a augmenté de 10% en 2010 à 15% en
2019.

Graphique 6 : Evolution de la demande de fer au Cameroun.

18%
16% 16%
16% 15% 15%
14%
14%
14% 13%
12%
12% 11%
Demande en fer(en%)

10%
10%

8%

6%

4%

2%

0%
2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020
Demande de fer (en %)

Source : Ministère des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique (2019)

b) - Facteurs influençant la demande


La demande de fer au Cameroun est influencée par plusieurs facteurs notamment la croissance
économique, les investissements directs étranger la demandes des biens et services, les prix des
matières premières et les politiques gouvermentales.
 Les politiques gouvernementales : les politiques gouvernementales notamment les
politiques de développement économiques et les politiques de protection de
l’environnement ont une influence significative sur la demande au Cameroun.
 La croissance économique la croissance économique du Cameroun a contribué a
augmenter la demande de fer en particulier dans le secteur de la construction et de
l’industrie
Graphique 2 : Evolution du PIB et la demande de fer au Cameroun
 Les investissements directs étranger : les investissement direct étranger ont contribue
Graphique3 : évolution de la demande de fer au Cameroun et investissement direct étranger
 La demande des biens et services
Graphique 4 : évolution de la demande de fer au Cameroun et demande des biens et services
 La substitution
c)- Segmentation de la demande
Pour mieux comprendre la demande de fer au Cameroun, il est important de segmenter la
demande par secteur et par région.

PAR SECTEUR

1. Construction : Le secteur de la construction est l'un des principaux consommateurs de fer au


Cameroun. La demande de fer dans ce secteur est influencée par la croissance économique, les
investissements étrangers et la demande de logements.

2. Industrie : Le secteur industriel est également un important consommateur de fer au Cameroun.


La demande de fer dans ce secteur est influencée par la croissance économique, les
investissements étrangers et la demande de biens et de services.

3. Agriculture : Le secteur agricole est également un consommateur de fer au Cameroun,


notamment pour la production d'outils et de machines agricoles.

4. Autres secteurs : Les autres secteurs, tels que les transports, les communications et les services,
sont également des consommateurs de fer au Cameroun.
Graphique 7 : Répartition de la demande de fer par secteur au
Cameroun (2019)
15%

40%

15%

30%

Construction Industrie Agriculture Autres secteurs

Source : Ministère des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique (2019)

PAR REGION

1. Région du Centre : La région du Centre est la plus importante en termes de demande de fer, en
raison de la présence de plusieurs industries et de la capitale, Yaoundé.

2. Région du Littoral : La région du Littoral est également importante en termes de demande de


fer, en raison de la présence de plusieurs industries et du port de Douala.

3. Région de l'Ouest : La région de l'Ouest est également un important consommateur de fer, en


raison de la présence de plusieurs industries et de la ville de Bafoussam.

4. Autres régions : Les autres régions, telles que la région du Nord, la région de l'Est et la région
du Sud, sont également des consommateurs de fer, mais à un niveau moindre.
Graphique 8 : Répartition de la demande de fer par région au
Cameroun (2019)
Demande de fer (en %)

20%
35%

20%

25%

Région du Centre Région du Littoral Région de l'Ouest Autres régions

Source : Ministère des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique (2019)

[Link] de l'offre
L'offre de fer au Cameroun a connu une évolution significative au cours des dernières années, en
raison de la croissance économique et de la demande croissante de biens et de services. Dans cet
argumentaire, nous allons analyser l'évolution de l'offre de fer au Cameroun et identifier les
facteurs qui ont influencé cette évolution.

a) - Évolution de l'offre de fer au Cameroun


La production de fer au Cameroun a connu une augmentation significative au cours des dernières
années. Selon les données de la Banque mondiale, la production de fer au Cameroun a augmenté
de 10% en 2010 à 20% en 2019.
Graphique 8: Évolution de la production de fer au Cameroun (2010-
2019)

Production de fer (en milliers de tonnes)


250

200
production de fer

150
Production de fer (en mil-
liers de tonnes)
100 Linear (Production de fer (en
milliers de tonnes))

50

0
2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020
annee

Source : : Ministère des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique (2019)

b) - Facteurs influençant l'offre (coût de production, technologie)

Plusieurs facteurs ont influencé l'évolution de l'offre de fer au Cameroun, notamment :

1. La croissance économique : La croissance économique au Cameroun a contribué à


augmenter la demande de fer, ce qui a encouragé les producteurs de fer à augmenter leur
production.
2. Les investissements étrangers : Les investissements étrangers au Cameroun ont contribué
à augmenter la production de fer, en particulier dans les secteurs de la construction et de
l'industrie.
Graphique 9 : EVOLUTION DE LA PRODUCTION ET LES IDE.

Production de fer (en milliers de tonnes)


Production de fer (en milliers de tonnes) Linear (Production de fer (en milliers de tonnes))
250

200
PRODUCTION DU FER

150

100

50

0
100000 150000 200000 250000 300000 350000 400000
IDE

SOURCE : sur Excel par l’auteur

Le graphique nous montre qu’au fur et à mesure que les investissements directs étranger
=augmente la production de fer ou l’offre de fer devient également importante

3. Les politiques gouvernementales : Les politiques gouvernementales, notamment les


politiques de développement économique et les politiques de protection de
l'environnement, ont influencé l'évolution de l'offre de fer au Cameroun.

1. Ressources naturelles : Les ressources naturelles, notamment les réserves de minerai de fer,
sont un facteur important qui influence l'offre de fer au Cameroun. Selon les données de la
Banque mondiale, les réserves de minerai de fer au Cameroun sont estimées à environ 200
millions de tonnes.

4. Coûts de production : Les coûts de production, notamment les coûts de main-d'œuvre, les
coûts de matières premières et les coûts d'énergie, sont un facteur important qui influence
l'offre de fer au Cameroun. Selon les données de la Banque mondiale, les coûts de
production de fer au Cameroun sont estimés à environ 50% du prix de vente
Chapitre 3 Analyse du marché du FER AU
CAMEROUN

Cette partie se propose d’analyser le marché du fer au cameroun sur la base d’une structure
d’oligopole. Pour cela, nous allons d’abord faire une revue de la littérature sur l’oligopole
comme structure de marché, ensuite analyser la structure de marché du fer au Cameroun sur la
base des informations a` notre disposition.

3.1 Revue de la littérature

3.1.1. Structure d’un marché d’oligopole


La théorie ´économique d´définie l’oligopole comme un marché sur lequel s’affronte un petit
nombre d’entreprises importantes. Ainsi, une firme est souvent capable de connaitre tous ses
concurrents et peut donc tenir compte de leurs stratégies dans ses propres d´décisions : on dit
qu’il y a interdépendance conjecturale. D’autres caractéristiques d’un marché d’oligopole sont
les suivantes :

Les produits ou services offerts sur le marché doivent ˆêtre similaires ou homogènes. Cela
veut dire que les produits peuvent ˆêtre considérés comme substituables les uns aux
autres, ce qui permet aux entreprises de se concurrencer directement.

Les barrières à l’entrée sur le marché doivent ˆêtre ´élevées, il est difficile pour de
nouveaux concurrents d’entrer sur le marché et de rivaliser avec les entreprises d´déjà`
´établies. Les barrières à l’entrée peuvent ˆêtre liées aux couts ´élèves de d´démarrage,
aux économies d’´échelle,

La propriété de brevets ou aux contrôles gouvernementaux.

Il existe une interdépendance entre les entreprises du marché ; Les entreprises au sein d’un
oligopole sont interdépendantes car leurs d´décisions de prix, de production, de
marketing, etc., ont un impact direct sur les autres membres de l’oligopole. Elles
doivent donc prendre en compte les réactions et les stratégies de leurs concurrents
lorsqu’elles prennent des d´décisions.

3.1.2. Types de marché d’oligopole et concurrence


Selon la littérature, on distingue deux types d’oligopoles :

• L’oligopole de concurrence : ce type d’oligopole repose sur l’agressivité c’est-a`-dire


que les entreprises positionnées sur le secteur s’opposent fermement les unes aux autres,
chacune tentant d’obtenir le plus de profit possible au d´détriment des autres. Toutefois,
les conséquences d’une telle situation seraient particulièrement n´néfastes pour le
marché, les compagnies l’´évitent de ce fait au maximum.
• L’oligopole de collusion : il repose sur l’entente. Ici, les entreprises misent sur la
coopération, cela dans le but d’obtenir le plus de profit. La difficulté qui réside dans ce
cas-là` est celui du respect de l’entente par toutes les firmes concernées. En effet,
rompre leur engagement pourrait ˆêtre encore plus avantageux pour chacune d’entre
elles.

Les entreprises dans un marché de type oligopole peuvent se faire concurrence a` plusieurs
niveaux :

• Au niveau des prix : la concurrence au niveau des prix se traduit par le fait qu’une
baisse du prix par l’une des entreprises a une influence sur le profit des autres
entreprises. Par conséquent, si une entreprise baisse son prix de vente, les autres
entreprises auront tendance a` baisser aussi leur prix pour ne pas perdre leur part de
marché. Cependant, certaines entreprises n’auront pas toujours assez de marge pour
pouvoir baisser leur au risque de faire des pertes. A cet effet, l’oligopole peut ˆêtre
caractérise par des prix stables et relativement ´élèves. Les entreprises peuvent se mettre
d’accord sur un niveau de prix commun afin de maximiser leurs profits et ´éviter une
baisse excessive des prix qui pourrait d´enclencher une guerre des prix nuisible a` tous
les acteurs du marché. Cette entente tacite sur les prix est souvent appelée ”collusion” et
est illégale dans la plupart des pays car elle limite la concurrence.
• Au niveau des quantités : chaque entreprise oligopolistique cherche a` maximiser ses
profits en fonction des d´décisions de production des autres entreprises. Elles peuvent
adopter une stratégie de production limitée pour maintenir les prix ´élèves et ´éviter une
surproduction qui pourrait entrainer une baisse des prix. Cependant, il est possible que
les entreprises oligopolistiques se livrent à` une concurrence plus intense en augmentant
leur production pour gagner des parts de marche aux d´dépens de leurs concurrents.
Cela peut se produire lorsque l’une des entreprises décide d’adopter une stratégie
agressive pour augmenter sa part de marché, entrainant une réaction en chaine des
autres entreprises.
• Service a la clientèle : Une excellente expérience client peut ˆêtre un facteur de
différenciation important. Les entreprises peuvent se concurrencer en offrant un service
rapide, fiable et personnalise, en résolvant efficacement les problèmes des clients et en
offrant un service après-vente de qualité.
• Distribution : La disponibilité et la facilité d’accès aux produits ou services peuvent

´également ˆêtre un avantage concurrentiel. Les entreprises peuvent se concurrencer


pour ´établir un réseau de distribution efficace, exploiter plusieurs canaux de vente
(boutiques physiques, sites web, applications mobiles, etc.) et assurer une livraison
rapide.

3.1.3. Les modèles classiques d’oligopoles concurrentiels

[Link]. Le modèle de COURNOT (1838)


Chez Cournot, l’entreprise ne contrôle qu’une variable dans sa production : celle des quantités
(les prix restant fixes par le marché). Chaque entreprise produit de manière isole des quantités
de biens ou de services qu’elle apporte sur le marché. L’objectif de l’entreprise est de trouver la
quantité adéquate pour maximiser son profit. Chaque entreprise est influencée par la quantité
produite du concurrent. Cela va se traduire par l’analyse des fonctions de réaction par rapport
aux variations de quantité produite L’entreprise va donc partir du principe que la quantité
produite du concurrent est fixée a` tel niveau et d´déterminer ensuite sa propre production. Il
repose sur quatre hypothèses :

H1 : La demande est de type concurrence pure et parfaite (atomicité des demandeurs).


H2 : La variable stratégique de chacune des entreprises sur le marché est la quantité d’extrants
produite et non pas les prix.

H3 : Le bien produit dans la branche est parfaitement homogène (c’est-a`-dire parfaitement

Substituable).

H4 : Chaque entreprise a pour objectif la maximisation de son profit en s’adaptant aux


conditions du marché.

[Link]. Le modèle de STACKELBERG


Von Stackelberg d´définit une situation d’oligopole dans laquelle il y a des entreprises
dominantes

(Contrairement au modèle de Cournot ou` les entreprises ont une situation relativement
´égalitaire). Considérons une situation a` deux entreprises. Stackelberg a imaginé une situation
ou` une des deux entreprises a une idée précise du comportement de son concurrent : elle
connait parfaitement sa fonction de réaction et elle intègre dans son processus de d´décision.
On appelle cette entreprise le leader et le meneur. Suite `à sa d´décision de production, son
concurrent réagit en maximisant son profit et donc en suivant sa fonction de réaction ; elle se
contente de suivre le comportement du leader et pour cette raison on l’appelle le suiveur ou le
follower. Dans ce cas, le suiveur considère que ces d´décisions n’ont aucun impact sur le
comportement du meneur.

Pour une situation a` plus de deux entreprises, il est possible de concevoir une hiérarchie
complète des acteurs le premier agissant comme meneur vis-à-vis de tous les autres, le second
comme suiveur par rapport au premier et comme meneur par rapport aux autres, et ainsi de
suite jusqu’au dernier qui agit comme suiveur par rapport `a tous ceux qui le précèdent. Tous
les joueurs sont ainsi ordonnés.

Ce modèle repose sur cinq hypothèses :

H1 : La demande est de type concurrence pure et parfaite (atomicité des demandeurs). H2 : la


variable stratégique de chacune des entreprises sur le marché est la quantité d’extrant produite.

H3 : Le bien produit dans la branche est parfaitement homogène (parfaitement


substituable).
H4 : Chaque entreprise a pour objectif la maximisation de son profit.

H5 : L’entreprise meneuse a une information complète sur la courbe de réaction de l’autre


entreprise. L’entreprise suiveuse cherchera `à maximiser son profit compte tenu de la situation
qui a ´été créée par l’entreprise meneuse.

[Link]. Le modèle de Bertrand (modèle sans contrainte de capacité)


Le Duopole de Bertrand (ou modèle de compétition de Bertrand) est un modèle de concurrence
dans lequel deux ou plusieurs entreprises produisent un bien homogène et se font concurrence
sur les prix. Les entreprises vont fixer leur prix et laisser le marché d´déterminer la quantité
vendue. Quand une entreprise choisit son prix, elle doit anticiper le prix fixe par l’autre
entreprise sur le marché. Ce modèle repose sur cinq hypothèses :

H1 : La demande est contingente, c’est-a`-dire qu’elle est d´dépendante du niveau de prix d


´décide par l’autre entreprise.

H2 : On suppose que toutes les entreprises ont assez de capacité de production pour fournir la
totalité du marché.

H3 : La variable stratégique de chacune des entreprises sur le marché est le prix.

H4 : Le bien produit dans la branche est parfaitement homogène (= parfaitement substituable).

H5 : Chaque entreprise va chercher a` maximiser le profit contingent qu’elle pourrait réaliser


dans les circonstances créées par son concurrent.

La plus importante des hypothèses du modèle de Bertrand est que si deux entreprises vendent
un produit identique, les consommateurs l’achèteront de l’entreprise qui fait payer le prix le
plus bas. Par conséquent, les entreprises fixent les prix et laissent au marché le soin de d
´déterminer les quantités.

3.2 Analyse du marché du fer au Cameroun


Comme nous l’avons vu précédemment le Cameroun connais de nombreuse entreprise qui sont
acteur dans le marché du fer. Cependant, l’on retrouve quelques entreprises ´étrangères majeures
qui exploite le fer et qui exporte.

3.2.1. Analyse des conditions de l’oligopole

Il s’agit ici de voir quelles conditions sont vérifiées parmi les conditions nécessaires pour
qualifier une structure d’oligopole.

• Le produit fournit par ces entreprises est le fer (bien que ces entreprises ne fournissent
pas uniquement du cuivre).
• Les barrières à l’entrée sur ce marché résident premièrement dans les couts ´élevées des
permis d’exploitation et des permis de [Link] Cameroun pour ce qui est du fer
une entreprise qui exploite le dit minerai paye au trésor public une Redevance
superficiaire annuelle de 500 FCFA par hectare pour les permis de recherche et 1000
FCFA par hectare pour les permis d’exploitation. On a également des Redevance
proportionnelle a auteur de 3% de la valeur de la production du fer pour permis
d’exploitation et 2% de la valeur de la production de fer pour les permis d’étude. En
plus de cela on les Droits fixes qui coutent 500000FCFA pour l’obtention d ; un permis
de recherche et de 1000000FCFA pour l’obtention d’un permis d’exploitation et en fin
des Droits proportionnels qui s’élevé à 1% de la valeur de la production de fer pour les
exportateurs. En outre, il existe d’autres barrières a` l’entrée d’ordre plus général tel que
: l’enclavement du pays et le faible niveau d’infrastructures de transports (l’engin
nécessaire a` l’extraction coutent chère) et de production, l’instabilité politique. Les
entreprises sont interdépendantes dans la mesure ou` toute d´décision de production et
de marketing d’une entreprise affecte les profits des autres.

3.2.2. Analyse des points de concurrence

• Au niveau des prix : Les entreprises sont Price taker des prix fixes sur le marché
international, donc elles ne peuvent se faire concurrence par les prix.
 Au niveau des quantités : dans la quête de plus de profits que fournit l’exploitation des
minerais, les entreprises essaient de se faire concurrence par les quantités en cherchant a`
obtenir le maximum de permis de recherche et d’exploitation pour espérer pouvoir
produire plus.

De ces analyses, on ressort que les hypothèses de l’oligopole de Cournot sont vérifiées, on peut
donc considérer que la structure du marché du fer au Cameroun s’apparente à` une structure
d’oligopole `à la Cournot

3.2.3. Application de la concurrence `à la Cournot

On présente une formalisation simplifiée du modèle de concurrence a` la Cournot appliquée aux


n=15 entreprises en présence sur le marché du fer et qui sont ouvert au commerce international.
Le modèle traiter ici est en ´équilibre partiel. L’ouverture aux ´échanges ne concerne que le
marché

´étudié.

[Link]. Les hypothèses

— La fonction coût

Chaque entreprise i dispose de la fonction de coût total suivante : CT(qi) = c × qi > 0, qi est la
quantité produite par i, ‘c’ est le coût marginal. On suppose que les entreprises possèdent la
même fonction de coût et le même comportement.

— La demande

Chaque pays dispose de la même fonction de recette moyenne :

(3.1)
a est le prix de Reserve des demandeurs et S, le nombre de demandeurs présent sur le marché

International

[Link]. Résolution du modèle

Nous allons ici d´déterminer l’´équilibre de l’oligopole de Cournot a` n=15 firmes pour ce
marché. Grâce aux ´écritures des fonctions de coût et de demande, nous pouvons donner une
expression du profit d’une entreprise représentative : πi = recette totale − coût total = p × qi − c
× qi

La fonction de profit de chaque firme d´dépend non seulement de sa production mais aussi de
celle de ses concurrentes. Pour simplifier la présentation, intéressons-nous `a l’entreprise 1. Son
profit peut donc s’´écrire de la façon suivante :

Les (n – 1=14) autres entreprises disposent de la même fonction de profit. L’´étude de la


fonction de la seule entreprise 1 suffit donc à` d´déterminer l’´équilibre de Cournot a` n=15
firmes pour chaque marché.

[Link]. La maximisation du profit

Chaque entreprise cherche `à maximiser son profit. La condition du premier ordre de la


maximisation du profit de la firme 1 est que la d´dérivée première du profit par rapport à` q1
s’annule :
=0

On obtient ainsi la fonction de réaction de la firme 1, c’est-`a-dire le niveau de production


qu’elle fixe compte tenu de la production de ses (n – 1=14) concurrentes :

— Quantités et prix `a l’´équilibre

Toutes les firmes sont identiques ; donc on peut poser que q1 = q2 = ··· = qn ≡ q. L’expression
(3.5) permet alors d’obtenir la production d’´équilibre qe d’une firme représentative

L’´écriture (3.6) permet ´également d’obtenir les expressions du surplus des demandeurs sur le
marché et du profit de chaque firme. La recette moyenne donnée par (3.1) est linéaire ; par
conséquent, le surplus de l’ensemble des demandeurs d’un pays est simplement :

[Link]. Les avantages de ce marché pour le CAMEROUN


Comme tout marche présente des avantages celui du fer en dispose également : savoir :

 Création d’emploi : le marché du fer au Cameroun a créé des emplois pour des milliers
de personnes, notamment dans les régions de l’Est et du sud du pays. Selon le Ministère
des Mines, de l’industrie et du développement Technologique’ (MINMIDT), le secteur
minier a créé environ 10000emplois directs et 20000 emplois indirects en 2020.
 Génération de revenu : le marché du fer au Cameroun génère des revenus importants
pout l’Etat et pour les entreprises minières. Selon la Banque des Etats de l’Afrique
centrale (BEAC) les exportations de fer du Cameroun ont généré environ 150 milliards
de FCFA) en 2020.
 Développement des infrastructures : ce marche a contribué au développement des
infrastructures dans les régions ou les mines sont situés. Selon le Ministère des Travaux
Publics(MTP), le gouvernement a investi environ 100 milliards de FCFA dans la
construction de routes et de ponts dans les régions minières entre 2015 et 2020.

[Link]. Les inconvénients de ce marché pour le CAMEROUN

Il est aussi important de mentionner que bien qu’ayant des avantages le marché du fer au
Cameroun a aussi des inconvénients à savoir :
 L’impact environnemental : l’exploitation du fer pollue de manière significative
l’environnement (eau, l’air) provoquant la destruction des écosystèmes et la perte de la
biodiversité. Selon le Ministère de l’Environnement et la Protection de la nature
(MINEP), les activités minières ont causé la destruction de plus 10000 hectares de forêts
entre 2010 et 2020.
 Conflits sociaux ; l’exploitation entraine des conflits entre les communauté locales e les
entreprises minières. Selon le Ministère des Affaires Sociale(MINAS), il y ; a eu plus de
50 conflits sociaux lies à l’exploitation minières entre 2015 et 2020.
 Dépendance a l’égard des exportations : le marché du fer au Cameroun est fortement
dépendant des exportations, ce qui peut rendre l’économie du pays vulnérable aux
fluctuations des prix mondiaux du fer, Selon la BEAC, les exportations de fer représentent
environ 20% des exportations totales du Cameroun.

CHAPITRE 4 DICUSSION
La structure du marché du fer (oligopole `a la Cournot) ainsi que son optimalité (basé sur ses
avantages et ses inconvénients) ont ´été déroulés au chapitre précédent. Le présent chapitre se
consacrera à` présenter les défis et opportunités de ce marche et des recommandations a` l’endroit
du gouvernement Camerounais d’une part et des entreprises ´étrangères (principales ou seules
entreprises concernées pour le moment par l’exploitation du fer) d’autre part.

4.2 Recommandations `à l’endroit du gouvernement Camerounais

Le Cameroun est un pays en proie à l’instabilité politique et sociale. Le tissu ´économique du


pays est diversifiée et repose également dur d’autre activités. Cependant, ce pays devrait voir en
chaque minerais une occasion d’engranger le maximum de ressources afin d’améliorer les
conditions de sa population et les conditions ´économiques en général. Le gouvernement
camerounais pourrait donc :

 Réguler la concurrence : le gouvernement doit veuillez à ce que les règles de


concurrences soient respectées par les entreprises exportatrices. Cela peut inclure la mise
en place de mécanismes de surveillances et de contrôle pour empêcher les pratiques
anticoncurrentielles.
 Développement des infrastructures : le gouvernement doit investir dans le développement
des infrastructures telles les routes, les ports et chemin de fer, pour faciliter le transport et
la commercialisation du fer
 Formation et développement des compétences : l’Etat camerounais doit investir dans la
formation et le développement de compétences des travailleurs du secteur miniers, pour
améliorer la productivité et la compétitivité.

4.1- défis et opportunités du marché du fer au CAMEOUN


Le marché du fer du fer au Cameroun est important pour le pays. Cependant, la structure de ce
marche présente des opportunités et des défis qui doivent être analyses pour comprendre les
perspectives de développement de ce marche.

-opportunités

Comme opportunités de ce marché, on peut avoir :

 Croissance économique ; le Cameroun connait un croissance économique rapide, ce qui


crée une demande croissante de fer pour la construction, l’industrie et les infrastructures.
 Ressource naturelle : le Cameroun dispose de réserve importante de minerais comme le
fer, cela sera donc plausible pour développer une industrie de fer compétitive.
 Investissements étrangers : du fait de le présence importante de Reserve de fer au
Cameroun, cela, insiste les investisseurs étrangers à intégrer le secteur du [Link]
conséquences immédiates est le développement des infrastructures et les capacités de
production
 Marche régional : le Cameroun étant membre de la Communautés économique des Etats
de l’Afrique central(CEEAC), cela lui permet d’accéder à ce marche régional important
pour commercialiser son fer

-Défis

Pour ce qui est des défis on peut illustrer :

 La Concurrence internationale : le marché de fer est très concurrentiel au niveau


international, ce qui rend difficile pour les producteurs Camerounais de competir en
termes de prix et de qualité.
 Manque d’infrastructure : le Cameroun manque des infrastructures importantes pour
le transport et la commercialisation du fer, cela ; a rend donc difficile l’accès aux
marche internationaux et régionaux
 Couts de production élevés : les couts de production sont élevés en raison de la
faiblesse des infrastructures et des capacités de production.
 Règlementation gouvernementale ; la règlementation gouvernementales un obstacle
pour les producteurs de fer au Cameroun, notamment en ce qui concerne les normes
environnementales et les taxes à l’’exportation.
4.3 Recommandations `à l’endroit des entreprises explicatrice.

La présente sous-section se justifie par la posture « d’´étude de marché » que pourrait prendre
cette ´étude. Ainsi, les présentes recommandations concernent les entreprises exportatrices de
fer au Cameroun. Comme recommandation on peut avoir :

 Investissement dans la recherche et développement

La recherche et le développement permet aux entreprises exploitatrice de fer de développer de


nouveaux produits et services, d’améliorer la qualité de leurs produits existants et de réduire leurs
couts de production. Cela peut aider à se démarquer de la concurrence et à se démarquer de la
concurrence et a augmenter leurs part de marche.

 Développement des partenariats

Les partenariats peuvent aider à des entreprises exploitatrice de fer d’accéder a des nouvelles
marches à partager les couts et les risques et à bénéficier de l’expertise et des ressources de leurs
partenaires. Cela les aidera à augmenter leurs compétitivités et à améliorer leurs performances sur
les marchés internationaux.

 Diversifications des produits.

La diversification de produits aidera à augmenter leur flexibilité et leurs capacités à réagir aux
changements du marché. Cela augmentera leurs résiliences et leurs parts de marche.
Conclusion générale
Parvenu au terme de cette ´étude portant sur la description et l’analyse du marché du fer au
Cameroun. Il en ressort que le manque d’infrastructure les couts élevés cause un ralentissement
de l’élan de l’exploitation du fer. Cependant, il est important de noter que les tendances du
marché peuvent varier en fonction de plusieurs facteurs comme les fluctuations du marché et les
politiques gouvernementales. Ceci est dû d’une part au fait que les réserves de fer au Cameroun
sont exploitées en faible quantité pendant que la demande mondiale de fer est sans cesse
croissante. D’autre part, les agents qui s’y intéressent sont très peu nombreux. D’où` la structure
d’oligopole de ce marche. De plus, cet oligopole est de type Cournot et la concurrence sur ce
marché est faite au niveau de l’obtention des permis d’exploitation et de recherche dont les frais
constituent la principale barrière `a l’entrée. Cette situation sur le marché du fer au Cameroun, est
source d’avantages et d’inconvénients aussi bien pour l’Etat Cameroun et l’environnement que
pour la population. Ainsi, des actions a` mener par le gouvernement pour tirer le meilleur cette
situation a été proposées. Le Cameroun devrait donc pouvoir entamer son processus de d
´développement en s’appuyant sur ses minerais en général et sur le fer en particulier.
Références
1. Institut National de la Statistique (INS) du Cameroun

2. Ministère des Mines et de la Géologie du Cameroun

3. Banque Mondiale

4. Fonds Monétaire International (FMI)

5. Organisation pour la Coopération et le Développement Économique (OCDE) : ()

6. Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED)

7. Agence Française de Développement (AFD) : (

8. Banque Africaine de Développement

9. Rapport annuel de l'INS sur l'économie camerounaise

10. Rapport annuel du Ministère des Mines et de la Géologie sur l'industrie minière au Cameroun

11. Étude de la Banque Mondiale sur le marché de fer en Afrique

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