Kine
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l’accouchement
PREMIERE PARTIE
CHAPITRE I : PROBLÉMATIQUE DE L’ETUDE
1.1 Énoncé du problème
Lors de nos différents stages, nous avons pu constater que les femmes souffraient pendant
et après les accouchements à cause des MGF. Souvent, au cours de mon encadrement
auprès des patientes, les sages-femmes qui parvenaient à dépister une MSF nous en
faisaient la remarque des complications graves pour les femmes lors de l’accouchement et
un taux de mortalité plus élevé pour leurs bébés. Par la suite, il arrivait qu’elles le notent sur
le dossier sans en parler à la patiente risque de césariennes et d’épisiotomies
pendant l’accouchement, forte hémorragie prolongée après la naissance. Dans d’autres
situations, les sages-femmes nous demandaient toujours avec discrétion si nous avons
relevé dans le dossier des patientes la présence d’un MGF. Nous en profitons pour avoir plus
d’informations sur les conduites à tenir. Peu de suites étaient données à notre
questionnement. Nous nous sommes alors projetées en tant que futures praticiennes
notamment sur les complications des mutilations génitales.
Notre choix d’étude est centré sur les retentissements des mutilations génitales du fait de son
caractère récurrent, de ses particularités (population adolescente, lien avec la sexualité…) et
de l’intérêt qu’elle présente dans la prévention de la mortalité maternelle. Ayant fait le constat
de la progression du phénomène, et comme énoncé précédemment que la mutilation constitue
un handicap, nous avons jugé important d’identifier les freins à cette problématique.
Questions de recherche
Durant l’étude, nous cherchons à déterminer :
Réduire de 33,33% à 10% la prévalence des MGF dans la localité de Rufisque, Sébikotane
et Dahra Jolof.
-Réduire le taux de morbi-mortalité lié à la pratique
-Réussir à convaincre les chefs coutumiers et les exciseuses dans l’abolition de la MGF
Méthodologie
Devis de recherche
L’étude a été réalisée dans les maternité de la Poste de Santé de DIORGA , de la Clinique 18
Safar et du CS Dahra Jolof qui se situe dans la région de Dakar et de Louga qui détient l’un
des taux les plus élevés de MGF .
Cette étude transversale descriptive et analytique s’est déroulée du 12 Avril 2023 au 16
octobre 2023.
Population d’étude
Le recueil des données a été effectué par enquêteurs recrutés dans la maternité. Ces enquêteurs
comprenaient les sages-femmes, accoucheuses auxiliaires, et infirmières brevetées au total de 25
personnes. Ils ont été formés à l’utilisation du questionnaire testé et corrigé. L’étude comprenait un
entretien en français ou en langue locale parlée par les enquêteurs, une analyse d’archives
(partogramme).
Rappel
Anatomie fonctionnelle de l'appareil génital féminin
Définition
L’appareil génital féminin se compose de deux glandes, les ovaires, qui produisent
les ovules ; de deux trompes utérines qui conduisent les ovules jusqu’à dans l’utérus ; de
l’utérus, dans lequel se développe l’œuf fécondé ; du vagin et de la vulve qui constituent les
organes de la copulation.
La vulve est la partie externe de l'appareil genital féminin. Elle comprend des replis, les
grandes lèvres et les petites lèvres, qui se rejoignent au niveau du clitoris, organe érectile
sensible à l'excitation.
L’appareil génital féminin a comme fonction la reproduction de l’espèce humaine. Il peut être
à l’origine de nombreuses pathologies gynécologiques :
Mutilation génitale
stérilité et fertilité ;
cancers génitaux ;
maladies sexuellement transmissibles ;
problèmes de règles ;
problèmes de saignements ;
troubles de la sexualité ;
problèmes de douleurs ;
pathologies liées à la grossesse.
Organes génitaux féminins externes
Les structures génitales externes sont constituées du mont de Vénus, des grandes lèvres, des
petites lèvres et du clitoris. La région qui contient ces structures est appelée vulve.
Le mont de Vénus est une protubérance arrondie formée de tissus adipeux qui recouvre l’os
pubien et qui, à la puberté, se recouvre de poils. Il contient des glandes (sébacées) qui
sécrètent les substances impliquées dans l’attirance sexuelle (phéromones).
Les grandes lèvres sont des replis de tissus relativement grands et charnus, qui enferment et
protègent les autres organes génitaux externes. Elles contiennent des glandes sudorales et
sébacées, qui produisent des sécrétions lubrifiantes. Après la puberté, elles se recouvrent de
poils.
Les petites lèvres sont de taille très variable, de très petites jusqu’à une largeur maximale
de 5 centimètres. Elles se trouvent à l’intérieur des grandes lèvres et entourent l’ouverture
du vagin et de l’urètre. Une riche vascularisation donne aux petites lèvres une couleur rose.
Au cours de la stimulation sexuelle, ces vaisseaux sanguins s’engorgent de sang et
provoquent le gonflement et l’augmentation de la sensibilité des petites lèvres.
La zone comprise entre l’orifice vaginal et l’anus, derrière les grandes lèvres, est appelée
périnée. Sa longueur varie de 2 centimètres, à plus de 5 centimètres.
Les grandes lèvres et le périnée sont recouverts de peau semblable à celle du reste de
l’organisme. Les petites lèvres, en revanche, sont recouvertes d’une muqueuse dont la
surface est maintenue humide par le liquide sécrété par des cellules spécialisées.
L’orifice vaginal est appelé vestibule. Il permet la pénétration du pénis pendant le rapport
sexuel et la sortie du sang menstruel et de l’enfant pendant l’accouchement.
Quand elles sont stimulées, les glandes de Bartholin (situées à l’intérieur des tissus
adjacents à l’orifice vaginal) sécrètent un liquide épais qui permet la lubrification pendant le
rapport sexuel.
L’orifice de l’urètre, qui véhicule l’urine de la vessie à l’extérieur, se trouve au-dessus et
en avant de l’orifice vaginal.
Le clitoris, situé entre les petites lèvres, vers l’extrémité antérieure, est une petite saillie qui
correspond au pénis de l’homme. Comme ce dernier, il est très sensible à la stimulation
sexuelle et peut être en érection. Sa stimulation peut induire un orgasme.
Les grandes lèvres et le périnée sont recouverts de peau semblable à celle du reste de
l’organisme. Les petites lèvres, en revanche, sont recouvertes d’une muqueuse dont la
surface est maintenue humide par le liquide sécrété par des cellules spécialisées.
L’orifice vaginal est appelé vestibule. Il permet la pénétration du pénis pendant le rapport
sexuel et la sortie du sang menstruel et de l’enfant pendant l’accouchement.
Quand elles sont stimulées, les glandes de Bartholin (situées à l’intérieur des tissus
adjacents à l’orifice vaginal) sécrètent un liquide épais qui permet la lubrification pendant le
rapport sexuel.
L’orifice de l’urètre, qui véhicule l’urine de la vessie à l’extérieur, se trouve au-dessus et
en avant de l’orifice vaginal.
Le clitoris, situé entre les petites lèvres, vers l’extrémité antérieure, est une petite saillie qui
correspond au pénis de l’homme. Comme ce dernier, il est très sensible à la stimulation
sexuelle et peut être en érection. Sa stimulation peut induire un orgasme.
Vulve
La vulve est l’organe sexuel externe qui s’ouvre sur le vagin. Elle protège les organes sexuels
internes et procure du plaisir sexuel.
Les grandes lèvres sont les 2 replis de peau externes qui ressemblent à des lèvres. Elles
couvrent et protègent les autres organes externes. Au moment de la stimulation sexuelle, les
grandes lèvres peuvent se gonfler de sang.
Les petites lèvres sont les 2 plus petits replis de peau qui se trouvent juste à l’intérieur des
grandes lèvres. Elles couvrent l'ouverture du vagin et celle de l'urètre.
Le clitoris est un petit organe situé devant les petites lèvres. Il possède de nombreuses
terminaisons nerveuses. Lorsque vous êtes excitée sexuellement, le clitoris devient gorgé de
sang (érection).
L’orifice urétral est l’ouverture de l’urètre. L’urètre est le tube qui quitte la vessie et qui
permet à l’urine d’être évacuée du corps. L’orifice urétral se situe juste sous le clitoris.
L’orifice vaginal est l’ouverture du vagin. Le vagin est le canal musculaire qui mène au col
de l’utérus.
Lorsque vous éprouvez une excitation sexuelle, votre vulve devient sensible à la stimulation
et votre système nerveux envoie des signaux de plaisir à votre cerveau. Ces signaux peuvent
produire un orgasme. Au moment de l’orgasme, les muscles entourant les organes sexuels se
contractent. Les sources de plaisir diffèrent pour chaque personne. Vous pouvez avoir un
orgasme pendant un rapport sexuel, mais vous pouvez aussi en avoir un en touchant vos
organes sexuels, comme le clitoris et les lèvres internes.
Vulve
Fonction
La vulve correspond à l’ensemble des organes génitaux externes de la femme. C’est un organe
érectile participant à la copulation.
Dimensions
Les grandes lèvres qui délimitent latéralement la vulve mesurent 8 centimètres de longueur.
L’orifice vulvaire mesure environ 2 centimètres de diamètre.
Division
Les grandes lèvres : deux grands replis cutanés allongés d’avant (mont de Vénus) en
arrière (périnée). Leur face externe est recouverte de poils et leur face interne est lisse.
Le mont de Vénus : saillie médiane situé en avant de la vulve, dans la partie inférieure
de l’abdomen.
Les petites lèvres : deux replis cutanés d’apparence muqueuse. Elles sont situées en
dedans des grandes lèvres.
Le clitoris : organe fortement érectile. Il est constitué par les corps caverneux et par des
enveloppes.
Les bulbes vestibulaires : deux organes érectiles situés de chaque coté de l’orifice
inférieur du vagin.
Les glandes de Bartholin : deux glandes situées de chaque coté de la partie postérieure
de l’orifice vaginal inférieur. Elles s’abouchent par un petit canal dans l’orifice vulvaire.
Le vestibule : région délimitée par les petites lèvres, le clitoris et la fourchette
postérieure.
Pathologies
Mutilation sexuelle (excision, infibulation) ;
Vulvite ;
Herpès génital ;
Cancer de la vulve ;
Dyspareunie ;
Vaginisme ;
Vestibulite.
Les causes
Tout d’abord, beaucoup pensent à tort que l’Islam prescript cette pratique, or
l’excision n’est pas un commandement du prophète MOUHAMMAD psl
préconisait seulement la plus grande prudence dans la réalisation de cet acte. En
effet, il estr apporté qu’un jour, passant près d’une femme en train d’opérer sa fille,
il l’exhorta à la modération, «n’enlève pas tout» lui demanda-t-il. Lui-même n’a
jamais fait exciser ses filles, et rien dans le Coran n’impose ce rituel. Aucune
cérémonie religieuse n’accompagne cet acte, seul un épais silence l’entoure.
La deuxième raison la plus retrouvée réside dans le fait qu’une femme non excise
est soi-disant impure et incapable de maîtriser ses pulsions sexuelles, car frustrée
par la polygamie.
D’autres ethnies pensent que le clitoris rend la femme moins fertile, qu’il peut
empoisonner l’enfant à la naissance ou encore que c’est un organe masculine qu’il
convient de couper afin que la fillette devienne une femme à part entière. Beaucoup
d’autres également pensent que le pénis est retenu prisonnier lors du rapport sexuel
si la femme n’est pas «coupée». La pression sociale, le risque de se faire exclure de
la communauté et le fait
qu’aucun homme ne veuille épouser une femme non excisée, font qu’il est
quasiment impossible pour ces dernières de se rebeller contre les traditions. On peut
se demander pourquoi ces femmes qui ont subi cette torture la perpétuent chez leur
propre enfant. La réponse à cette question réside dans le fait que pour ces parents,
cette mutilation n’est pas vécue comme une maltraitance, mais bel et bien comme
un rite de passage, c’est un marqueur symbolique d’identité. Ce ritual est le passage
d’un enfant bisexuel et indifférencié à l’état d’adulte, appartenant à la communauté.
C’est l’excision ou l’exclusion.
Le rituel
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les mutilations sexuelles féminines ne sont
pas seulement coûteuses en souffrances humaines, elles le sont aussi pour l’économie.
« Les mutilations sexuelles féminines ne sont pas seulement une violation catastrophique des
droits humains qui nuit gravement à la santé physique et mentale de millions de filles et de
femmes ; elles prélèvent aussi un lourd tribu sur les ressources économiques vitales d’un
pays », a déclaré le Dr Ian Askew, Directeur du Département de l’OMS Santé sexuelle et
reproductive et recherche. « Il est urgent d’investir davantage pour mettre fin à ces mutilations
et aux souffrances qu’elles causent. »
D’après de nouvelles modélisations, le traitement des conséquences des mutilations sexuelles
féminines sur la santé coûterait au total US $1,4 milliard par an dans le monde si tous les
besoins médicaux qui en résultent étaient couverts. Dans les pays, leur coût avoisinerait en
moyenne 10 % des dépenses de santé annuelles totales ; dans certains d’entre eux, ce chiffre
atteindrait 30 %.
Le logiciel de modélisation interactif avec lequel ces estimations ont été calculées a été
présenté lors de la Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations
génitales féminines.
Des conséquences graves sur la santé physique et mentale des femmes et des filles
Les mutilations sexuelles dont les femmes et les filles sont victimes les exposent à des risques
graves pour leur santé et leur bien-être, notamment à des conséquences immédiates de
l’excision telles qu’infection, hémorragie et traumatisme psychologique, et à des affections
chroniques pouvant survenir à tout moment de leur existence.
Les femmes mutilées sont exposées à un plus grand risque de complications potentiellement
mortelles à l’accouchement. Elles risquent aussi de souffrir de troubles mentaux et
d’infections chroniques. Des douleurs lors des règles et des rapports sexuels ainsi que des
problèmes urinaires sont également possibles.
La prévention des mutilations sexuelles féminines présente des avantages considérables pour
les femmes, les filles, les communautés et l’économie
Sur la base des données provenant de 27 pays à forte prévalence, le calculateur des coûts
montre que l’élimination des mutilations sexuelles féminines a des avantages indéniables pour
l’économie. S’il était mis un terme à ces pratiques aujourd’hui, les économies réalisées sur les
coûts de santé dépasseraient 60 % en 2050.
À l’inverse, si rien n’est fait, on estime que ces coûts grimperont de 50 % dans le même laps
de temps, car davantage de filles subiront des mutilations à mesure que la population
augmentera.
Depuis 1997, de grands efforts ont été faits pour mettre fin aux mutilations sexuelles
féminines : collaboration avec les communautés, travaux de recherche et changements de la
législation et de la ligne d’action. Vingt-six pays d’Afrique et du Moyen-Orient ont
clairement légiféré contre ces mutilations, ainsi que 33 autres pays qui accueillent des
migrants venant de pays où elles sont pratiquées.
L’OMS collabore également avec les pays pour sensibiliser les agents de santé aux effets
préjudiciables de ces pratiques et les associer aux efforts de prévention.
Les mutilations sexuelles féminines sont reconnues au niveau international comme une
violation des droits humains. Elles ne présentent aucun avantage médical et n’ont que des
effets préjudiciables. La position de l’OMS est qu’elles ne doivent jamais être pratiquées.
À propos des mutilations sexuelles féminines
Les mutilations sexuelles féminines sont des interventions qui altèrent ou lèsent
intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales.
On estime que plus de 200 millions de jeunes filles et de femmes qui vivent aujourd’hui ont
été victimes de mutilations sexuelles pratiquées dans 30 pays d’Afrique, du Moyen Orient et
d'Asie où ces pratiques sont concentrées.
Ces mutilations sont pratiquées le plus souvent sur des jeunes filles entre la petite enfance et
l'âge de 15 ans.
Le calculateur de coût mis au point par l’OMS indique le coût économique du traitement des
complications médicales des mutilations sexuelles féminines dans 27 pays à forte prévalence.
Ce coût a été calculé à l’aide des ensembles de données du One Health Tool de l’OMS et
d’autres données scientifiques disponibles.
Les utilisateurs peuvent calculer les coûts par pays selon un scénario de statu quo,
d’élimination partielle ou d’élimination totale de ces pratiques sur une période de 30 ans. Le
logiciel indique en outre la répartition des coûts par type de complications médicales et par
pays.
Le logiciel ne tient pas compte d’autres coûts indirects pour les familles et les communautés,
ni des répercussions socio-économiques, chiffres qui seraient nettement plus élevés encore.
Les 27 pays modélisés sont les suivants : Sénégal, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte
d’Ivoire, Djibouti, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Iraq,
Kenya, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, République centrafricaine, République-Unie de
Tanzanie, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tchad, Togo, Yémen.
Chez les femmes qui ont subi la forme la plus extrême de mutilation (MSF III : excision
partielle ou totale des organs génitaux externes et suture/rétrécissement de l'orifice vaginal
appelé infibulation), le risque de césarienne est de 30 % supérieur à celles qui n'ont subi
aucune mutilation. De même, le risqué d'hémorragie après la naissance est de 70 % plus élevé.
Le risqué d'épisiotomie (incision volontaire faite lors de l'accouchement pour prévenir une
déchirure du périnée) est également plus élevé.
« Grâce à cette étude, nous avons pour la première fois la preuve que, chez les femmes qui ont
subi une mutilation génitale, l'accouchement risque d'être plus compliqué et plus dangereux »,
a déclaré Joy Phumaphi, sous-directeur à l'OMS.
L'étude a également montré que les MSF font courir un risque important aux bébés. Les bébés
dont la mère a subi une mutilation ont plus souvent besoin d'être réanimés. Le taux est de 66
% plus élevé chez les femmes ayant subi une mutilation de type III.
De même, le taux de mortalité des bébés pendant et immédiatement après l'accouchement est
beaucoup plus élevé lorsque la mère a subiune mutilation. La surmortalité est de 15 % dans le
cas des mutilations de type I (excision du prépuce, avec ou sans excision partielle ou totale du
clitoris), de 32 % dans le cas des mutilations de type II (excision du clitoris, avec excision
partielle ou totale des petites lèvres), et de 55 % dans le cas des mutilations de type III.
L'étude a porté sur 28 393 femmes dans 28 centres de soins obstétricaux de six pays où les
mutilations genitals sont courantes : Burkina Faso, Ghana, Kenya, Nigeria, Sénégal et
Soudan.
collecter des données pertinentes englobant non seulement l’aspect physique de la personne,
mais ses aspects socio culturels et psychologiques.
poser un diagnostic infirmier pertinent selon la situation.
Mettre en pratique des interventions infirmières.
Évaluer ces interventions par la suite.
B) La conduite à tenir
Une opération de reconstruction est souvent possible dans certains pays occidentaux et peut
être proposée, si vous le voulez !
Allonger la victime.
Réaliser l’hémostase par compression des vaisseaux saignant, si nécessaire.
Ouvrir une voie veineuse pour prévenir un éventuel choc hypovolémique.
Prendre et surveiller les parametres vitaux : TA, fréquence cardiaque, température.
Prélever du sang pour numération de formule sanguine (NFS), taux d’hémoglobine,
groupage sanguin et facteurrhésus (GSRH).
Arrêter le traitement anticoagulant s’ilestencours.
Administrer des bains du siège à l’eau tiède salée.
Administrer le traitement médicamenteux prescrit et surveiller les effets non désirables.
Expliquer leurs effets secondaires des médicaments et les interventions de soin à la
personne soignée et à safamille
La douleur et l'inflammation
ORIGINE ETHNIQUE
Femme mutilées
PEULH
Toucouleur
N
N
AGE
Femme mutilées
Moins de 15 ans
16 à 20 ans
21à 25 ans
26 à 30 ans
31 à 35 ans
36 à 40 ans
Plus de 40 ans
PARITE ET GESTITE :
Femme mutilées
TYPE DE MUTILATION
Femme mutilées
TYPE 1
TYPE 2
TYPE 3
TYPE 2+3
TYPE 4
201
TYPE 2 : excision du clitoris avec excision partielle ou totale des petites lèvres.
Accouchements antérieurs
2 = complète
3 3 = complète compliquée
Accouchement
MODE D’ACCOUCHEMENT
MODE D'ACCOUCHEMENT
160
140
120
100
80
60
40
20
0
VOIE BASSE VENTOUSE FORCEPS CESARIENNE MANŒUVRE
OBSTETRICALE
PERINEE
FEMMES MUTILEES
NOMBRE
OUI 159
NON 42
NOMBRE
OUI 186
NON 15
Souffrez-vous de dyspareunie ?
NOMBRE
OUI 162
NON 39
NOMBRE
OUI 72
NON 129
NOMBRE
OUI 170
NON 31
Sage-femme
Gynécologues obstétriciens
Femme de salle
Avez-vous dans votre carrière souvent été confronté (e) à la prise en charge de patientes
mutilées
< 5 fois
Entre 5 et 10 fois
>10 fois
Barrière de la langue
Femmes qui ignorent qu’elles sont excisées
Vécu difficile, donc difficulté à aborder sujet
Patiente ne veut pas en parler
Oui
Non