0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
164 vues27 pages

Rédaction d'une nouvelle fantastique

3as

Transféré par

Laouari Mustapha
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
164 vues27 pages

Rédaction d'une nouvelle fantastique

3as

Transféré par

Laouari Mustapha
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Education Nationale


Direction de l’Education de la Wilaya de TIZI-OUZOU
Lycée d’ATH-YAHIA-MOUSSA 15490 DRAA-EL-MIZAN
Cellule Pédagogique : Français
Professeure : Mr. Farouk LAZIB
Classe : Troisième Année Secondaire.

Projet IV :
- Rédiger une nouvelle fantastique.
Intentions communicatives :
- Rédiger une nouvelle pour exprimer son imaginaire et provoquer trouble et
questionnement chez le lecteur.
Objet d’étude :
- La nouvelle fantastique.
Séquence I :
Thème :
- Introduire le fantastique dans un cadre réaliste.

Canevas
I/ Mise en place de la séquence :
Présentation du projet sous la forme d’une « Situation-Problème » :
- Proposer un sujet afin de faire découvrir à l’élève de « 3AS » le type de texte
qu’il va étudier.
Evaluation diagnostique :
- Identification des prés requis indispensables à la réalisation de la séquence.
Expression orale :
- Imprégnation, négociation, objectifs et critères de réussite, préparation
matérielles…
Expression écrite :
- Production écrite de départ.

II/ Activité de lecture :


Phase de compréhension de l'écrit :
1ère séance :
Etude du texte :
- Hypothèses de sens et vérification.
- Analyse thématique et mise en évidence des particularités discursives,
textuelles et linguistiques du type de texte.
- Test de compréhension. (Résumé du texte).
- Moment d'expression orale libre.
Test d'évaluation:
- Analyse d'un second texte par les élèves « Travail de maison ».
2 ème
séance.
- Expression orale.
III/ Activité de langue :
Lexique :
a/ Lexique thématique :
- Relatif au thème de la « ».
b/ Lexique relationnel :
-
-
Grammaire, Orthographe, Conjugaison :
-
-
-
Remarque :
- Test d'évaluation en fin de chaque leçon.
Activités de réédition et de consolidation :
- Correction des tests d'évaluation.
- Activités de remédiation.

Autoévaluation :
- Remise des copies aux élèves.
- Production de départ.
- Elaboration ou présentation de la grille d'évaluation.
- Autocorrection en classe.
- Amélioration de la production de départ.
Activités d'écriture ou de réécriture :
- Rédiger un court texte exhortatif.
- Techniques d'expression écrite et orales.
- Amélioration collective d'une production d'élève.
- Amélioration collective d'une production d'élève compte rendu de la production
intermédiaire.
Bilan de la séquence et état d'avancement du projet :
- Liaison avec la séquence présente et celle à venir.
Activités diverses :
- Mises au point, lecture, montage de textes, projets individuels débats, lectures
complémentaires…
I/ Mise en place de la séquence :
Objectifs :
- Amener l’élève à identifier le thème de la nouvelle séquence.
Evaluation diagnostique :
1/ Oral :
Objectifs :
- Sensibiliser l’élève aux caractéristiques d’une nouvelle fantastique.
Plan de la séance :
- Regarder.
- Questions.
- S’exprimer.
Durée de la séance :
- Une heure.
Déroulement de la séance :
- Regarder l’affiche et répondre aux questions.
Documents à consulter :

2/ Ecrit :
Objectifs :
- Ecrire un texte narratif « Nouvelle fantastique ».
- Demander aux élèves de rédiger une nouvelle fantastique puis la remettre sur
double feuilles.
Activité :
- Manuel scolaire page « 168 ».

II/ Activité de lecture :


Compréhension de l’écrit :
Objectifs :
Les élèves doivent être capables de :
- Reconnaître et identifier un type de texte à visée narrative.
- Saisir le fonctionnement, l’organisation et les différentes étapes de la
nouvelle.
- Identifier le but de la narration.
Plan de la leçon :
- Observation du document.
- Lecture du document.
- Questions.
Durée de la séance :
- Une heure.
Documents à consulter :
- Dictionnaire, encyclopédie.
Déroulement de la séance :
- Lisez le texte suivant puis répondez aux questions proposées.
I/ Phase de compréhension :
Texte support :
- Manuel scolaire pages « 172 – 174 – 177 - 180 ».
1/ Compréhension globale :
a/ Image du texte :
Questions Réponses
- -

Récapitulation :
Ce texte sans titre, écrit par des lycéens. Il se compose de deux (02) paragraphes
dans lesquels l’auteur a utilisé le point d’interrogation.
b/ Hypothèses de sens :
- En vous aidant de ces éléments, pouvez-vous dire de quoi va parler le texte ?
Ecrire au tableau toutes les hypothèses de sens proposées par les élèves.
Partie I:
- Manuel scolaire pages « 172 »
c/Lecture silencieuse du texte :
- Demander aux élèves de faire une lecture silencieuse.
d/ Justification de l'hypothèse de sens :
- Garder l'hypothèse la plus juste.
2/ Compréhension approfondie :
a/ Lecture analytique :
Questions Réponses
1/ 1/

2/ 2/

3/ 3/

4/ 4/

5/ 5/

6/ 6/

7/ 7/

Lieux Expressions Personnages et Présence du


temporelles fonctions narrateur
Au tribunal. Depuis un mois. Mr. BERMUTIER Oui.
Paris. Autrefois. Juge d’instruction. On faisait cercle (…)
Le dos à la Des femmes. à
cheminée. Lexique appréciatif.
(inexplicable crime)
b/ Récapitulation :
A partir de questions ciblées réaliser le schéma ci-dessous dans le but de mettre en
évidence la présence du narrateur, son statut de témoin, sa tendance à donner un
cachet réaliste au récit, le maintien de la tension dramatique et l’enseignement tiré
par son auditoire.

Mr. BERMUTIER
Juge d’instruction

Oeil fixé sur la bouche du magistrat.

Parlait.
Assemblait les preuves.
Discutait les opinions.

Mais ne concluait pas.

Mr. BERMUTIER

Debout le dos à
la cheminée.

La bouche rasée. Se tourna vers une femme.


Sortaient des paroles graves. Présente le cas de ce crime.
Sourit gravement.

Je ne crois qu’aux choses normales.


(Rejet du surnaturel et parler de non expliqué)

Partie II :
- Manuel scolaire pages « 174 »
c/Lecture silencieuse du texte :
- Demander aux élèves de faire une lecture silencieuse.
d/ Justification de l'hypothèse de sens :
- Garder l'hypothèse la plus juste.
2/ Compréhension approfondie :
a/ Lecture analytique :
Questions Réponses
1/ 1/

2/ 2/

3/ 3/

4/ 4/

Récapitulation :
Remplissez le tableau ci-dessous portant sur la spécificité des délits en Corse.
Tem Verbe Lieu Type du délit et du Descriptions et
ps introducteu conflit Qualifications
r
J’étais - Petite ville blanche au nord
d’un admirable golfe.
- Entouré de hautes
/ Ajaccio / montagnes. (lieux de fuites
et de caches)
Ce que - Affaire de Vendetta. - Superbes.
j’avais à - Sujets de - Le plus beau sujet qu’on
poursuivre. vengeance. puisse rêver.
Nous - Haines. - Dramatique / Possibles /
retrouvons. - Ruses. Féroces / Héroïques /
/ Là-bas - Assassinats et Séculaires / Jamais -
massacres. éteintes.
- Abominables /Devenant
actions glorieuses.
Depui Je Toute injure… - Vengée sur la personne
s n’entendais qui l’a faite, sur ses
deux que… / descendants, ses proches.
ans.
J’avais vu Egorger des
/ J’avais la tête / vieillards, des /
pleine enfants, des cousins.

Des legendes se firent autour de lui :


En quoi diffère l’appréciation faite par le juge d’instruction de celle faite par les
corses ?
Remplissez le tableau.
Les corses Le juge
Au - Verbes d’incertitude. - Je voulus (…)
niveau - On prétendit puis on affirma - Impossible de ne rien apprendre.
syntaxiq - On citant même… - Possible de tout apprendre.
ue - Je résolus de voir moi-même.
Au - Des légendes. - En ma qualité de juge.
niveau - Rumeurs. (continuaient, - Volonté de connaître la vérité.
lexical grossissaient, devenaient - Pragmatisme d’un homme de
générales) justice.

Rumeurs répandues Quête de la vérité

Reportez cela dans le tableau.


Actions Descriptions
- J’attendais une occasion. - C’était un grand homme.
- J’allai m’excuser (…) - Il n’avait rein de (…)
- Je priai Sir John de m’excuser (…) - Fumait sa pipe, à cheval sur une
- Nous avions causé ensemble cinq ou six fois chaise.
(…)
- Je l’aperçus, je le saluai (…)
- Alors je lui posai quelques questions, il
répondit, me raconta.

Partie III :
- Manuel scolaire pages « 177 »
c/Lecture silencieuse du texte :
- Demander aux élèves de faire une lecture silencieuse.
d/ Justification de l'hypothèse de sens :
- Garder l'hypothèse la plus juste.
2/ Compréhension approfondie :
a/ Lecture analytique :
Questions Réponses
1/ 1/

2/ 2/

3/ 3/
4/ 4/

5/ 5/

6/ 6/

7/ 7/

8/ 8/

9/ 9/

10/ 10/

Récapitulation :
Chez lui
Brodée d’or. (…) Tendu de noir.
De grandes fleurs jaunes brillaient De soie noire.
comme du feu L’étoffe noire.
Non pas une main blanche et propre Mais une main noire
(…) desséchée.
Des muscles jaunes. Les muscles nus (rouges)
Traces de sang ancien (noir)

Relevez la description faite.


L’objet Eléments constituants Eléments périphériques en
de l’objet relation avec l’objet
Chose étrange. Avec les ongles jaunes. Une énorme chaîne de fer,
Objet noir. Les muscles à nu. rivée,
C’était une main. Des traces de sang soudée.
Une main d’homme. ancien. Un anneau assez fort
Une main noire Les os coupés net. l’attachait au mur.
desséchée. Les doigts longs.
Ce membre malpropre. Tendons énormes.
Débris humain. Lanières de peau.
Cette main était
affreuse à voir.
Partie IV :
- Manuel scolaire pages « 180 »
c/Lecture silencieuse du texte :
- Demander aux élèves de faire une lecture silencieuse.
d/ Justification de l'hypothèse de sens :
- Garder l'hypothèse la plus juste
2/ Compréhension approfondie :
a/ Lecture analytique :
Questions Réponses
1/ 1/

2/ 2/

3/ 3/

4/ 4/

5/ 5/

6/ 6/
La grille du fantastique :
1/ Introduction :

2/ Avertissement :

3/ Transgression :

4/ Aventure :

5/ Peur :

7/ Conclusion :
III/ Activité de langue :
1/ Lexique :
a/ Lexique thématique :
Lexique des sentiments :
Objectifs :
Les élèves doivent être capables de :
- Identifier les sentiments évoqués dans une situation précise.
- Exprimer les sentiments en utilisant les mots appartenant à différentes
catégories (nom, verbe, adjectif).
- Enrichir les connaissances lexicales.
- Faire prendre conscience que la langue française est très riche du point de
vue lexical.
- Varier les termes lexicaux pour exprimer le même sentiment.
- Faire prendre conscience du sens des termes et de leur connotation positive
ou négative.
Plan de la séance :
- Lire.
- Définir.
- Employer.
- Evaluer.
Durée de la séance :
- Une heure.
Documents à consulter :
- Dictionnaire.
Déroulement de la séance :
- Activités.
Présentation :
Dans le récit fantastique et comme vous l’aviez vu, on est souvent amené à décrire
plusieurs sentiments; les personnages peuvent ressentir de la colère, de la fureur, de
l'angoisse par exemple, ou encore être soulagés, heureux, après avoir eu très peur.
Dans cet atelier, vous allez apprendre à trouver et à choisir lesnmots pour exprimer
des sentiments divers.
- Au début de la nouvelle, le narrateur nous dit que le juge donnait son avis sur une
affaire de crime
mystérieux. Quels effets avait provoqué cet événement ?
(Il affola PARIS). Les femmes qui l’écoutaient frissonnaient, vibraient, étaient crispées
par la peur, par le besoin d’épouvante qui hante leur âme (…)
- Ensuite, quand le juge narrateur décrivait la main, qu’est ce que vous avez
ressenti ?
(Un sentiment de dégoût et d‘horreur)
Donc , en fin de compte, ces manifestations physiques et ces attitudes rendent
compte de quoi ?
Ils rendent compte des sentiments .
- Quels autres procédés affinent l’évocation du sentiment dans cette nouvelle ?
(La réalité extérieure – les lieux – (l’intérieur de Sir John Rowell, le mur…)
Personnages (l’anglais qui racontait son oeuvre) , les objets ( la main, la chaîne
etc…) comme si elle exprimait les sentiments éprouvés
par le narrateur.
Relevez tous les sentiments trouvés dans cette nouvelle. (Réponses diverses.)

Activités :
Activité N°01 :
Retrouvez le mot clé du texte support page « 14 » et son champ lexical.
Solution et correction :
Le mot clé :
- La conquête.
Son champ lexical :

Activité N°02 :
A l'aide du dictionnaire des synonymes, trouvez 3 ou 4 synonymes pour les
mots de sentiments suivants.
La peur
Avoir peur
Faire peur
La colère
Etre en colère
Se mettre en
colère
Solution et correction :
La peur 1/ épouvante, affolement, effroi, frayeur, panique, terreur,
inquiétude, crainte, angoisse, appréhension, frousse, trouille.
Avoir peur 2/ s'alarmer, s'inquiéter, s'effrayer, s'épouvanter, craindre,
appréhender, redouter, paniquer, s'affoler.
Faire peur 3/ intimider, effaroucher, terroriser, effrayer, affoler.

La colère 1/ la colère : surexcitation, acrimonie, crise, hargne,


agressivité, violence, explosion, courroux, emportement,
exaspération, fureur, irritation, rage, rogne.
Etre en colère 2/ être fâché, être exaspéré, être indigné, être irrité, être
furieux, être hors de soi, être contrarié, être en rogne.
Se mettre en 3/ se fâcher, s'énerver, s'indigner, s'emporter, se mettre en
colère rogne.

Activité N°03 :
Pour chaque situation décrite, essayez de trouver les sentiments les plus
appropriés. Plusieurs sentiments peuvent être associés à la même situation
(maximum 5).
Faites glisser les sentiments à côté de la phrase situation : Angoisse /
Conheur / Colère / Déception / Dépit / Effroi / Enervement / Etonnement / Frayeur /
Honte / Impatience / Jalousie / Joie / Peur / Surprise / Terreur / Triomphe / Tristesse.
Les situations Les
solutions
S1 : Marc n'en croit pas ses yeux : il n'a jamais vu un engin pareil.
S2 : Furieux, Hondo frappe de son pied contre le trottoir.
S3 : La petite fille essaye de crier, aucun son ne sort de sa bouche.
Elle essaie de bouger mais elle ne peut pas, elle est comme
paralysée.
S4 : Celle-là elle m'énerve. Elle fait les yeux doux à Samuel qui est en
train de tomber sous le charme. Mais qu'est-ce qu'elle a de plus que
moi ?
S5 : Sonia a encore oublié ses affaires de gym. Son professeur la
regarde sévèrement. Gênée, elle rougit jusqu'aux oreilles.
S6 : Il avait réussi son permis de conduire, alors tout paraissait
possible ; il était aux anges !
S7 : C'est le dernier jour de classe avant les vacances ; je ne tiens
plus en place sur ma chaise, j'aimerais que les minutes avancent plus
vite !
S8 : Mouna vient d'apprendre que son chien s'est fait écraser. Elle
pleure.
Solution et correction :
Les situations Les solutions
S1 : Marc n'en croit pas ses yeux : il n'a jamais S1 : Surprise/Etonnement.
vu un engin pareil.
S2 : Furieux, Hondo frappe de son pied contre le S2 : Fureur/Colère/Enervement/
trottoir. Dépit.
S3 : La petite fille essaye de crier, aucun son ne S3 : Effroi/Terreur/Peur/
sort de sa bouche. Elle essaie de bouger mais Frayeur/ Angoisse.
elle ne peut pas, elle est comme paralysée.
S4 : Celle-là elle m'énerve. Elle fait les yeux S4 : Jalousie/Colère.
doux à Samuel qui est en train de tomber sous le
charme. Mais qu'est-ce qu'elle a de plus que
moi ? S5 : Honte.
S5 : Sonia a encore oublié ses affaires de gym.
Son professeur la regarde sévèrement. Gênée,
elle rougit jusqu'aux oreilles. S6 : Joie/Bonheur/Triomphe.
S6 : Il avait réussi son permis de conduire, alors
tout paraissait possible ; il était aux anges ! S7 : Impatience.
S7 : C'est le dernier jour de classe avant les
vacances ; je ne tiens plus en place sur ma
chaise, j'aimerais que les minutes avancent plus S8 : Tristesse.
vite !
S8 : Mouna vient d'apprendre que son chien
s'est fait écraser. Elle pleure.

Activité N°04 :
Adjectif Nom de
sentiment
1/ Mounia est déçue.
2/ Les enfants sont effrayés.
3/ Paulo est toujours énervé.
4/ Marc est étonné.
5/ Que tu es impatiente !
6/ Je suis très surpris !
7/ Ma mère était furieuse !
8/ Il n'y a rien de plus honteux !
9/ Pourquoi es-tu jaloux ?
10/ Noël me rend toujours joyeux.
11/ Aujourd'hui, je suis un peu
triste.
Solution et correction :
Adjectif Nom de
sentiment
1/ Mounia est déçue. La déception.
2/ Les enfants sont effrayés. L’effroi / la frayeur.
3/ Paulo est toujours énervé. L'énervement.
4/ Marc est étonné. L'étonnement.
5/ Que tu es impatiente ! L'impatience.
6/ Je suis très surpris ! La surprise.
7/ Ma mère était furieuse ! La fureur.
8/ Il n'y a rien de plus honteux ! La honte.
9/ Pourquoi es-tu jaloux ? La jalousie.
10/ Noël me rend toujours joyeux. La joie.
11/ Aujourd'hui, je suis un peu La tristesse.
triste.

Activité N°05 :
Les sentiments ressentis par un personnage sont parfois positifs et parfois plus
négatifs.
D'après vous quels sont les sentiments ressentis négativement et les sentiments
ressentis positivement?
Observez les visages des deux personnages. Faites glisser sur les visages les
sentiments qu'ils peuvent éprouver.
Nom de Sentiment ressenti Sentiment ressenti Les deux
sentiment positif négatif sentiments
« Visage souriant » « Visage triste » sont
possibles
angoisse
bonheur
colère
déception
dépit
effroi
énervemen
t
étonnemen
t
frayeur
honte
impatience
jalousie
joie
peur
surprise
terreur
triomphe
tristesse

Solution et correction :
Nom de Sentiment ressenti Sentiment ressenti Les deux
sentiment positif négatif sentiments
« Visage souriant » « Visage triste » sont
possibles
angoisse angoisse
bonheur bonheur
colère colère
déception déception
dépit dépit
effroi effroi
énervemen énervement
t
étonnemen étonnement
t
frayeur frayeur
honte honte
impatience impatience
jalousie jalousie
joie joie
peur peur
surprise surprise
terreur terreur
triomphe triomphe
tristesse tristesse

Activité N°06 :
Complétez le tableau en portant à droite le sentiment qui correspond aux
expressions
Expressions Sentiments
Être aux anges
Avoir les cheveux qui se dressent sur la
tête
Avoir la chair de poule
Prendre ses jambes à son cou
Avoir froid dans le dos
Avoir des sueurs froides
Mon (son) sang ne fait qu’un tour
Sentir son sang se glacer dans ses veines
Vouloir disparaître sous terre
Ne plus savoir où se mettre
Sortir de ses gonds
Perdre les pédales
La moutarde (me, lui) monte au nez
Être bouche bée
Les bras m’en tombent
Ne pas en croire ses yeux
Faire les cents pas
Ne plus tenir en place
Ronger son frein
Etre sur des charbons ardents

Expressions familières Sentiments


Rayonner de joie, de bonheur
avoir un sourire radieux
Bondir/Sauter de joie
Avoir peur
Avoir la trouille [fam]
Etre blanc comme un linge
Avoir une peur bleue
Trembler de peur
Etre blanc/livide/blême de peur
Etre paralysé/tétanisé de peur (ou par la
peur)
Etre rouge comme une tomate
Rougir de honte
Rougir de colère / être rouge de colère
Etre vert de rage
Mugir/rugir de colère
s’étrangler/hurler de colère
Piétiner/trépigner de colère
Bouillir de colère
Etre blanc de colère
Etre en rogne
Etre enragé
Etre muet de surprise Surprise
Trépigner
Frétiller d’impatience
Brûler d’impatience
Pâlir de jalousie
Être rongé de jalousie
Etre dévoré de / par la jalousie
Etre malade de /fou de jalousie
Crever de jalousie

Solution et correction :
Expressions Sentiments
Être aux anges Joie, bonheur
Avoir les cheveux qui se dressent sur la
tête
Avoir la chair de poule
Prendre ses jambes à son cou Peur
Avoir froid dans le dos
Avoir des sueurs froides
Mon (son) sang ne fait qu’un tour
Sentir son sang se glacer dans ses veines
Vouloir disparaître sous terre Honte
Ne plus savoir où se mettre
Sortir de ses gonds
Perdre les pédales Colère
La moutarde (me, lui) monte au nez
Être bouche bée
Les bras m’en tombent Surprise
Ne pas en croire ses yeux
Faire les cents pas
Ne plus tenir en place
Ronger son frein Impatience
Etre sur des charbons ardents
Expressions familières Sentiments
Rayonner de joie, de bonheur Joie, bonheur
avoir un sourire radieux
Bondir/Sauter de joie
Avoir peur
Avoir la trouille [fam]
Etre blanc comme un linge
Avoir une peur bleue Peur
Trembler de peur
Etre blanc/livide/blême de peur
Etre paralysé/tétanisé de peur (ou par la
peur)
Etre rouge comme une tomate Honte
Rougir de honte
Rougir de colère / être rouge de colère Colère
Etre vert de rage
Mugir/rugir de colère
s’étrangler/hurler de colère
Piétiner/trépigner de colère
Bouillir de colère
Etre blanc de colère
Etre en rogne
Etre enragé
Etre muet de surprise Surprise
Trépigner Impatience
Frétiller d’impatience
Brûler d’impatience
Pâlir de jalousie
Être rongé de jalousie
Etre dévoré de / par la jalousie Jalousie
Etre malade de /fou de jalousie
Crever de jalousie
2) POINT DE LANGUE :
LES TEMPS DU RECIT. L’IMPARFAIT ET LE PASSE SIMPLE.
- Quels sont les temps les plus utilisés dans cette nouvelle ?
(Ce sont les temps qui conviennent le mieux pour narrer les événements rapportés dans
ce type de
récit.)
L’imparfait est employé pour décrire des événements du passé au moment où ils se déroulent.
C’est le
temps de la description.
Il peut également :
a) Marquer une habitude dans le passé : Étant jeune, tous les matins je me levais à 7 heures.
b) Atténuer la rigueur d’une demande : je voulais vous demander de m’aider.
c) Exprimer un désir : Ah ! si j’étais riche.
d) Marquer une hypothèse dans une condition : Si vous étiez gentil, vous m’aideriez.
Et le passé simple ?
C’est aussi un temps du passé mais Il est surtout utilisé dans la langue écrite. C’est le temps du
récit.
Ce temps exprime un événement précis, bref, contrairement à l’imparfait qui décrit
une action de plus
longue durée.
Observez :
Exemple : MEROUANE conduisit le groupe à une gigantesque machine qui se dressait au
centre même de la salle
des inventions.
Le passé simple, employé dans un texte à l’imparfait, souligne aussi la soudaineté d’un
événement.
Exemple : ils admiraient tous la machine, lorsque, soudainement, celle-ci s’arrêta.
Exercices
Conjuguez les verbes entre parenthèses au temps indiqué.
Un homme fort
On le (voir passé simple) qu’il (être imparfait) fort, à la manière dont il (quitter) passé simple
où (s'asseoir plus que parfait), pour aller, le pas sonore et la tête haute, vers la pile de bois. Il
(prendre passé
simple) une bûche longue et ronde. D'abord, il la (brandir passé simple) et (s'écrier passé simple)
"Regardez, je (choisir passé composé) la plus lourde, elle (être présent) plus dure qu'une barre
de fer et pourtant je
vous le (dire présent),je (aller présent)a casser en deux sur ma cuisse, ainsi qu'une allumette". A
ces mots, les
hommes et les femmes (se dresser passé simple) comme dans une église. On (entendre passé
simple) ronfler
derrière eux un enfant endormi.
Quand il les (sentir passé simple) dominés, bien à lui, il (ployer passé simple) le genou et (saisir
passé simple) la
bûche à deux mains avec lenteur. Un moment, il la (tenir passé simple) suspendue au bout des
bras,- les yeux
www.stardz.com ________ __________ _______
(éclater imparfait), les bouches (s'ouvrir imparfait), douloureusement-, puis il l’ (abattre passé
simple), han! Et d'un
coup, (se casser passé simple) la jambe.
Jules Renard
Dans les phrases suivantes, mettez les verbes entre parenthèses à l'imparfait ou au passé
simple.
Le sens doit guider votre choix.
UN ORAGE.
(Au cours d'un voyage sur les bords du Rhin, Victor Hugo a l'occasion d'assister, depuis la voiture
où il a pris place,
à "un des plus beaux orages" qu'il ait jamais vus.)
Le soir (approcher), le soleil (décliner), le ciel (être) magnifique. Je (regarder) les collines
du bout de la
plaine, qu'une immense bruyère violette (recouvrir) à moitié... Tout à coup je (voir) un
cantonnier
redresser sa claie (1) couchée à terre et la disposer comme pour s'abriter dessous. Puis
la voiture (passer)
près d'un troupeau d'oies qui (bavarder) joyeusement. "Nous allons avoir de l'eau,
(dire)le cocher." En
effet, je (tourner) la tête : la moitié du ciel derrière nous (être) envahie par un gros
nuage noir, le vent
(être) violent, les ciguës en fleur (se courber) jusqu'à terre, les arbres (sembler) se parler
avec terreur, de
petits chardons desséchés (courir) sur la route plus vite que la voiture, au-dessus de
nous (voler) de
grandes nuées. Un moment après (éclater) un des plus beaux orages que j'aie vus.
(Victor Hugo, Le Rhin.)
(1) claie : treillage en bois.
Imparfait ou passé simple?
Ce texte vous est donné au présent. Transposez-le au passé en mettant les verbes au passé
simple ou à l'imparfait
selon le cas.
C'est une splendide soirée de juillet et l'air est embaumé de l'odeur des forêts de pins. De temps
à autre, ils
entendent un ramier ou aperçoivent le poitrail bruni d'un faisan. De petits écureuils leur lancent
des regards curieux
du haut des hêtres tandis qu'ils passent, et les lapins détalent à toute allure à travers les
fourrés...
Lorsqu'ils pénètrent dans l'avenue de Canterville Chase, toutefois, le ciel se couvre de nuages, un
calme bizarre
paraît s'emparer de l'atmosphère, un grand vol de corneilles passe silencieusement au-dessus de
leurs têtes et
quelques grosses gouttes de pluie tombent.
Debout sur le perron, pour les recevoir, se tient une vieille femme, proprement habillée de soie
noire. C'est Mrs.
Umney, la gouvernante. Elle leur fait à tous une profonde révérence à mesure qu'ils descendent
de voiture et dit,
d'une gentille voix à l'ancienne mode : "Soyez les bienvenus à Canterville Chase, je vous prie."
D'après Oscar Wilde,
Le fantôme de Canterville, Poche-Jeunesse éd.
C' ……..une splendide soirée de juillet et l'air …… embaumé de l'odeur des forêts de pins. De
temps à autre,
ils………………. un ramier ou le poitrail bruni d'un faisan. De petits écureuils leur ………………. des
regards
curieux du haut des hêtres tandis qu'ils ………, et les lapins …..à toute allure à travers les
fourrés...
Lorsqu'ils …………… dans l'avenue de Canterville Chase, toutefois, le ciel ………………..de nuages,
un calme
bizarre …………………s'emparer de l'atmosphère, un grand vol de corneilles ………….
silencieusement au dessus
de leurs têtes et quelques grosses gouttes de pluie …………………………………..
Debout sur le perron, pour les recevoir, …………. une vieille femme, proprement habillée de soie
noire.
C'…………………. Mrs. Umney, la gouvernante. Elle leur …………à tous une profonde révérence à
mesure
qu'ils……………………………………….. de voiture et , ……….d'une gentille voix à l'ancienne mode :
"Soyez
les bienvenus à Canterville Chase, je vous prie."
1) Dans chacune des phrases suivantes, un verbe doit être à l'imparfait et l'autre au
passé
simple.
Il (entendre) un bruit bizarre qui (venir) de la cave. Alors que les enfants (travailler), la directrice
(entrer)
La pluie (tomber) depuis plusieurs jours, la rivière (déborder)
Il (voir) le voleur trop tard, celui-ci (être) déjà de l'autre côté de la rue.
La porte (s'ouvrir) pendant que toute la famille (manger)
www.stardz.com ________ __________ _______
Brusquement les joueurs (se disputer) la balle qui n’ (arriver) pas à sortir de la mêlée. Il
(tomber) .alors qu'il
(descendre) tranquillement l'escalier.
2) Complétez ce texte en conjuguant les verbes entre parenthèses soit à l'imparfait soit au passé
simple.
Tout (être) .calme. Soudain Pierre (entendre) des voix. Cela (venir) de la pièce voisine. Il (mettre)
l'oreille contre la
porte et (voir) qu'elle (bouger)
Cela (être) curieux. Il (appuyer) un peu et la porte (s'ouvrir) Pierre (distinguer) une forme qui (se
pencher) Il
(pénétrer) dans la pièce et (découvrir) une autre silhouette. Soudain deux hommes (apparaître).
3) Transformez ce texte au présent en utilisant l'imparfait ou le passé simple.
"Il lui faut plusieurs minutes pur reprendre ses esprits et retrouver la vue. Lorsqu'il ouvre les
yeux, l'engin devant
lui s'élève verticalement au-dessus de la route; il disparaît bientôt dans l'ombre. Les policiers
accourus avec Ponce
retrouvent le chauffeur assis au bord de la route. On le relève………., on le soigne……………..car il
porte une
longue blessure où l'on distingue …………….nettement des traces de griffes. Les policiers ne
veulent
………absolument pas croire l'histoire que racontent les deux hommes.
I- ACTIVITES DE LANGUE :
Une Technique d’Expression :
Résumer oralement une nouvelle
EVALUATION SOMATIVE :
Evaluation sommative.
Objectif
Evaluer de manière sommative les acquis des élèves à la fin de l'ensemble de la
séquence.
L'enseignant distribue une feuille à chaque élève sur laquelle sont écrits le début et la fin
d'une histoire
qui fait peur.
Les élèves doivent imaginer et écrire le corps du récit en réinvestissant le lexique de la
peur, les
expressions idiomatiques, les métaphores, les structures grammaticales et les éléments
constitutifs d'un
récit qui fait peur.
Consigne : "Complétez le texte suivant. N'oubliez pas de compléter l’histoire en
racontant ce qui arrive
aux personnages et comment ils réagissent. Il faut que le lecteur sente qu’ils ont très
peur. Il faut créer une
ambiance et décrire les sentiments des personnages..
Essayez d'utiliser le lexique des sentiments, des métaphores ou autres expressions ainsi
que les différentes
structures grammaticales spécifiques à ce type de récit. "
Histoire à compléter :
- « Tu crois que c’est sérieux, cette histoire ? »
Sandra tient un petit bout de bristol, déjà bien abîmé à force d’avoir été manipulé. Elle lit
la carte de visite
du comte Dracula, écrite en lettres rouge sang, qui invite ses amis Sandra et Julien à
venir visiter la
dernière Réserve de Vampires, Château de La Morsubite, 11, allée de la Morsure.
- Bon, en tous cas, moi j’y vais, dit Sandra. Je n’ai jamais vu de vampires, et une
occasion comme celle là,
cela ne se refuse pas.
- D’accord, si vraiment tu y tiens », gémit Julien nettement moins enthousiaste.
Une heure leur suffit pour atteindre le Château de La Morsubite, qui se trouve en fait
juste au bout du
boulevard de l’Effroi. L’énorme porte du Château s’ouvre toute seule devant eux.
www.stardz.com ________ __________ _______
.............................................................................................................................................
.............................
.............................................................................................................................................
............................
.............................................................................................................................................
............................
.............................................................................................................................................
............................
.............................................................................................................................................
............................
.............................................................................................................................................
............................
...................................................
- « Saletés de vampires, j’ai bien cru qu’ils allaient avoir notre peau, dit Sandra, une fois
le château
derrière eux.
- Ben peut-être que tu es maintenant une petite vampire, lui dit son compagnon, encore
blême, mais déjà
moqueur. Enfin, tu avais envie de les voir, tu les as vus.
- Oui, je les ai même assez vus, allez, filons », répond Sandra.
ELARGISSEMENT :
Superstitions… Mais d’où viennent-elles ?
Tu frissonnes quand un chat noir croise ton chemin, tu refuses de passer sous une échelle
? Quand on découvre les origines des superstitions, on y croit tout de suite beaucoup
moins… Et toi, les connais-tu ? 5
1. Pourquoi le vendredi 13 porte-t-il malheur ?
a. Parce que c’est la date présumée de la mort de Jésus-Christ.
b. En souvenir d’une bataille de sorcières.
c. Parce que Louis XIII a perdu toute sa fortune au jeu ce jour-là.
2. Passer sous une échelle porterait malheur car :
a. Autrefois, les échelles en bois étaient fragiles et s’écroulaient souvent.
b. Pour sélectionner ses invités, le diable regarde entre les barreaux.
c. L’échelle, le mur et le sol forment un triangle qui représente la Trinité. Passer dedans revient à
briser
cet ordre.
3. D’où vient l’idée qu’ouvrir un parapluie dans une maison porte malheur ?
a. Cet accessoire évoquait les robes des courtisanes, qui apportaient les ennuis.
b. Les lords anglais ouvraient leurs parapluies dans leurs clubs pour les faire sécher. Mais comme
ceux-ci
étaient très pointus cela provoquait des accidents.
c. Le manche servait à camoufler une épée et pouvait blesser quelqu’un.
• A toi de jouer au journaliste et de continuer le test. On te donne la bonne réponse, à toi de trouver
les distracteurs ! Mais peut-être connais-tu d’autres superstitions…
4. Pour avoir de la chance, il faut croiser les doigts. Pourquoi ?
a. Sinon la chance te file entre les doigts.
5. Qui brise un miroir connaîtra sept ans de malheur. Pourquoi ?
a. Le miroir serait le reflet de l’âme : le briser provoquerait des problèmes.
6. On dit que croiser un chat noir la nuit porte malheur, car :
a. Il serait la réincarnation d’une sorcière.
EVALUATION FORMATIVE
Le narrateur, gendarme, est à la recherche des auteurs d’un crime. Il rencontre une jeune
fille égarée en
plein milieu de la campagne.
www.stardz.com ________ __________ _______
[ … ] J’appelai plusieurs fois dans le silence inhumain. Nul ne répondit. C’était à s’arracher
les cheveux. Je
revins vers la moto pour constater que la jeune fille avait disparu. Elle ne répondit pas à mes
appels. Pendant
je ne sais combien de temps, je demeurai inerte n’osant changer de place. Enfin, en
poussant ma machine
devant moi, je repris au jugé le chemin que je venais de suivre. Quand je sentis sous mes
pieds le sol d’une
honnête route, je me remis en route et j’allai droit à la grâce de Dieu, n’importe où. Le
brouillard se dissipait
peu à peu. J’aperçus une petite ferme. Le maître se tenait dans la cour en admiration devant
sa fosse à purin. Il
écouta mon histoire en hochant la tête. Quand j’eus terminé mon récit, il me répondit
simplement que, depuis
cinquante ans qu’il habitait le pays, il n’avait jamais entendu parler de la ferme de la Croix-
du-Fau.
On ne retrouva jamais la gamine en blue-jeans qui nous y avait conduits, ni les corps du
brigadier et du
réserviste1 ni la trace des assassins. L’affaire fut classée, particulièrement dans ma mémoire.
Pierre Mac Orlan,
Sous la lumière froide, Ed. Gallimard,1961
(1) Réserviste : gendarme de réserve.

Les mots de la peur


La peur s’installe souvent dans une atmosphère particulière. Elle se construit, dans les romans, par de
petits indices qui, au départ, semblent anodins, mais qui s’installent en nous et peu à peu nous troublent.
En bateau
Jérémie faisait le clown tout en haut du grand mât. C’était juste avant qu’il ne regarde en bas par
inadvertance. Ses mains se serrèrent sur le cordage. Comment allait-il redescendre de là ? Il ne
pouvait pas appeler à l’aide, il aurait l’air de quoi ? Surtout devant les filles… en particulier la petite
blonde, Lucille. Il leva le nez vers les mouettes. Elles n’avaient pas de problèmes de vertige, elles.
Lucille était assise, sagement, à l’arrière. Depuis qu’elle était arrivée à l’île d’Yeu, elle cherchait un
moyen de rentrer à la maison. Mais qu’est-ce qui lui avait pris de faire ce concours idiot ? Elle qui ne
gagnait jamais rien, voilà qu’elle avait gagné un voyage de deux mois en pleine mer ! Et sur un
voilier en plus. Dire qu’il y avait plus de mille cinq cents concurrents pour seulement huit places… Et
c’était tombé sur elle.
MOKA, La Chose qui ne pouvait pas exister, L’école des loisirs, coll. « Neuf », 1997
Un canotier enragé
J’avais loué, l’été dernier, une petite maison de campagne au bord de la Seine, à plusieurs lieues
de Paris, et j’allais y coucher tous les soirs. Je fis, au bout de quelques jours, la connaissance d’un
de mes voisins, un homme de trente à quarante ans, qui était bien le type le plus curieux que
j’eusse jamais vu. C’était un vieux canotier, mais un canotier enragé, toujours près de l’eau, toujours
sur l’eau, toujours dans l’eau. Il devait être né dans un canot, et il mourra bien certainement dans le
canotage final.
Guy de MAUPASSANT, « Sur l’eau », neuf contes et nouvelles, l’école des loisirs, coll. « classiques », 1981
Une demeure hantée
Lorsque M.Hiam B. Otis, le ministre américain, acheta Canterville Chase, tout le monde lui dit qu’il
commettait une folie car il ne faisait aucun doute que les lieux étaient hantés. En vérité, lord
Canterville lui-même, homme pointilleux à l’excès sur les questions d’honneur, avait jugé de son
devoir de mentionner le fait à M. Otis quand ils en étaient venus à discuter des conditions de vente.
Nous avons préféré ne pas y habiter nous-mêmes, dit lord Canterville, depuis que ma grand-tante,
la duchesse douairière de Bolton, a été prise d’une peur panique dont elle ne s’est jamais vraiment
remise en voyant apparaître sur ses épaules deux mains de squelette pendant qu’elle s’habillait
pour dîner, et il est de mon devoir de vous dire, M. Otis, que le fantôme a été vu par plusieurs
membres vivants de ma famille, aussi bien que par le recteur de la paroisse, le révérend Auguste
Dampier, diplômé de King’s College à Cambridge. Après ce malheureux accident survenu à la
duchesse, aucun de nos jeunes domestiques n’a voulu rester avec nous, et lady Canterville a
www.stardz.com ________ __________ _______
souvent bien peu dormi la nuit en raison des bruits mystérieux qui venaient des couloirs et de la
bibliothèque.
Oscar WILDE, Le fantôme de Canterville, Gallimard jeunesse, coll « Folio junior », 1997
Folie ou clairvoyance
Johnny ne sut jamais vraiment pourquoi il s’était mis à voir les morts. D’après l’alderman (sorte de
juge de paix en Angleterre), sans doute qu’il était trop flemmard pour s’en empêcher.
Chez la plupart des gens, le cerveau leur interdit de voir ce qui risquerait de les troubler, Il disait
aussi qu’il était bien placé pour le savoir car il avait passé toute sa vie (1822-1906) à ne rien
remarquer.
D’après Bloblotte Johnson, en théorie le meilleur ami de Johnny, c’était parce qu’il était dingue.
Mais pas d’après Pas-d’man, qui lisait des livres médicaux, c’était sûrement parce qu’il n’arrivait pas
à fixer ses idées comme les gens normaux. Les gens normaux ignorent presque tout de ce qui se
passe autour d’eux, si bien qu’ils peuvent se concentrer sur des choses importantes comme,
disons, se lever, aller aux toilettes et vivre leur vie. Alors que Johnny, lui, il ouvrait les yeux le matin
et recevait tout l’univers en pleine figure.
Pour Bloblotte, ça restait un truc de « dingue ».
N’importe comment, le résultat était là. Johnny voyait ce qui restait invisible à tout le monde.
Par exemple les morts qui se baladaient dans les cimetières.
Terry PRATCHETT, Johnny et les morts, Pocket Jeunesse, 1998
1. Lis ces quatre débuts de romans. Quels sont ceux que tu classes immédiatement dans le genre
fantastique ? Justifie ta réponse en t’appuyant sur le vocabulaire employé, les lieux décrits, les types de
personnages…
2. Textes 1 et 2
Ces textes décrivent chacun une situation qui ne semble pas particulièrement bizarre. Cependant,
les auteurs ont glissé des indices (lieux, personnages…) qui permettent déjà de comprendre que
quelque chose d’anormal se prépare. Relève ces indices et imagine oralement une suite possible
pour ces textes.
PROPOSITIONS OUI NON
La nouvelle a son genre bien défini et n’est ni une légende, ni un conte, ni un roman
réduit.
Le thème (libre ou imposé) est original et bien exploité.
Le titre est adéquat et ajoute du sens à l’intrigue sans en dévoiler la teneur de prime
abord.
L’action démarre rapidement : les premières phrases accrochent le lecteur.
Les étapes du récit sont présentes : situation initiale, élément déclencheur/perturbateur,
développement et chute finale.
Le nombre de personnages et de lieux est restreint.
La nouvelle n’est pas une histoire s’étendant sur une vie, ni même sur des années. La
durée de
l’action s’étale sur un laps de temps assez court : quelques minutes, une heure, une
journée, une
semaine… Rarement plus. (sauf flash back)
Les personnages sont crédibles (sauf dans le cas d'un récit fantastique) ; ils ont des
traits de
caractère vraisemblables décrits avec justesse mais seulement ceux essentiels au récit.
Une transformation psychologique s’est produite chez le personnage principal
ou peut se produire au cours de la nouvelle.
Le rythme du récit est rapide et concis. Il écarte les longs développements
psychologiques et
philosophiques.
Au travers de l’écriture, le récit crée une tension qui se détendra par la chute et
transforme une
anecdote en événement.
La chute - ouverte ou fermée - est imprévisible, surprenante, pertinente et cohérente.
www.stardz.com ________ __________ _______
Pour susciter l’intérêt du lecteur, il serait bénéfique de placer dans le texte des amorces
et des
indices, susceptibles d’annoncer la chute, et même des fausses pistes pour éloigner le
lecteur de
la finale réelle.
Le récit est littéraire : les ressources de la langue sont présentes pour créer des effets et
des
émotions afin de captiver le lecteur.
Le recours au flash-back permet de renforcer les effets et les émotions.
Le choix d’un point de vue narratif est effectué : récit, dialogue, monologue, ou alternés.
Il sera
laissé à la discrétion de l’auteur.
Les règles d’orthographe, de grammaire et de conjugaison sont respectées.
La structure des phrases est correcte.
Le vocabulaire est riche et précis. (recours aux synonymes pour éviter les répétitions).
La ponctuation est correcte.
La présentation du texte - claire, lisible et aérée - respecte le règlement du concours de
nouvelles choisi (police de caractères, taille, interligne, marges, pagination,
typographie…).
www.stardz.com ________ __________ _______

______ _ ___ _ ___


_________ _____ ____ _ ____ ____
_
www.stardz.com
____ _
QuEeN_DZ

Vous aimerez peut-être aussi