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Régime D'imposition

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Quel est le traitement fiscal de la donation

par une personne physique de biens


immeubles au profit d’une fondation
reconnue d’utilité publique ?
Document élaboré en Mars 2014

1- Problématique

Quel est le traitement fiscal de la donation par une personne physique de biens immeubles
au profit d’une fondation reconnue d’utilité publique ?

2- Cadre légal

Aux termes de l’article 61-II du Code général des impôts (CGI), sont considérés comme
profits fonciers pour l'application de l'IR, les profits constatés ou réalisés à l'occasion des
cessions à titre gratuit portant sur les immeubles et les droits réels immobiliers.

L’article 83 dispose que les propriétaires doivent remettre contre récépissé une déclaration
des profits immobiliers au Receveur de l'Administration Fiscale dans les 30 jours qui suivent
la date de la cession en même temps que le versement de l'impôt.(Copyright 2014 - Editions
Artémis - Tous droits réservés)

3- Eléments de réponse

A travers sa réponse n° 5 du 28 février 2005, la Direction Générale des Impôts (DGI) estime
que lorsque le bien immeuble fait partie du patrimoine personnel de la personne physique,
l’opération est considérée comme une cession d’immeuble à titre gratuit imposable. Dans ce
cas, le donateur est tenu de déposer sa déclaration d’IR au titre des profits fonciers et payer
l’impôt correspondant dans les 30 jours qui suivent la date de l’opération.

4- Commentaire

En dépit de son caractère contestable, la loi fiscale ne prévoit pas d’exonération des
cessions à titre gratuit de biens immeubles au profit des fondations reconnues d’utilité
publique, lorsque lesdits biens sont inscrits dans le patrimoine personnel de la personne
physique ayant procédé à l’opération de donation. Dans ce cas, et en l’absence de profit, la
base imposable est estimée par l’administration fiscale en se basant, notamment, sur la
valeur d’acquisition, la valeur vénale, le comparatif des prix de cession des biens cédés, en
vertu, en particulier, des dispositions de l’article 224 du CGI.
A ce titre, il est à signaler que la note circulaire n° 717 relative au CGI confirme que les
profits résultant des donations et constatés à l’occasion des cessions des biens immeubles
ou droits réels s’y rattachant sont imposables, quelle que soit leur forme, sous seings privés
ou authentiques, à l'exclusion de celles effectuées entre ascendants et descendants, entre
époux, entre frères et sœurs.

Traitement fiscal de la cession des actions


d'une société anonyme immobilière
1- Question

Quel est le traitement fiscal du profit de la cession à titre onéreux des actions d'une société
anonyme immobilière dont l'actif est constitué d'un seul immeuble dont chaque associé
possède un certificat d'actions nominatives afférent à l'appartement qu'il occupe et dont il a
la libre disposition.

2- Cadre légal

Est considéré comme profit foncier pour l'application de l'impôt sur le revenu, au sens de
l'article 61-II, le profit constaté ou réalisé à l'occasion de la cession à titre onéreux ou de
l'apport en société d'actions ou de parts sociales nominatives émises par la société, à objet
immobilier, réputée fiscalement transparente au sens de l'article 3-3° du CGI.

3- Réponse

La cession à titre onéreux d'actions nominatives émises par la société à objet immobilier,
réputées fiscalement transparente, est une opération imposable en matière d'impôt sur le
revenu dans la catégorie des profits fonciers.

En effet, le profit généré par cette opération est passible de l'IR conformément aux
dispositions de l'article du CGI.

L'intéressé est tenu également de souscrire une déclaration du profit immobilier dans un
délai de 30 jours qui suivent la date de la cession en même temps que le paiement de
l'impôt correspondant, et ce en vertu des dispositions des articles 83 et 173 du CGI.

4- Observation

Une société est à objet immobilier, quelle que soit sa forme, lorsque son actif est constitué
d'une unité de logement occupée en totalité ou en majeure partie par les membres de la
société, et lorsqu'elle a pour seul objet l'acquisition ou la construction, en son nom,
d'immeubles collectifs ou d'ensembles immobiliers, en vue d'accorder statutairement à
chacun de leur membre, nommément désigné, la libre disposition de la fraction d'immeuble
ou d'ensemble immobilier correspondant à ses droits sociaux.

Les sociétés qui respectent la définition citée ci-dessus sont appelées sociétés immobilières
transparentes.

Quel est le sort fiscal des dividendes


distribués par une société française à des
actionnaires dont la résidence fiscale est au
Maroc ?
Document élaboré en Décembre 2013

1- Problématique

Quel est le sort fiscal des dividendes distribués par une société française à des actionnaires
dont la résidence fiscale est au Maroc ?

2- Cadre légal

Conformément à l’article 27-I du CGI, lorsqu'un contribuable acquiert un domicile fiscal au


Maroc, son revenu global imposable comprend les revenus de source marocaine et les ceux
de source étrangère.

Suivant les termes de l’article 13-I du CGI, les produits des actions, parts sociales et revenus
assimilés soumis à la retenue à la source sont ceux versés, mis à la disposition ou inscrits en
compte des personnes physiques ou morales au titre des produits provenant de la
distribution de bénéfices par les sociétés soumises à l'IS, tels que les dividendes, intérêts du
capital et autres produits de participations similaires.

L’article 67-I dispose que le fait générateur de l'impôt est constitué par le versement, la
mise à la disposition ou l'inscription en compte du bénéficiaire.

La Convention entre le Maroc et la France tendant à éliminer les doubles impositions et à


établir des règles d’assistance mutuelle administrative en matière fiscale, signée à Rabat le
29 mai 1970, prévoit dans son article 13 que les dividendes payés par une société
domiciliée sur le territoire d'un Etat contractant à une personne domiciliée sur le territoire
de l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat.

Ainsi, les dividendes payés par une société domiciliée en France à une personne domiciliée
au Maroc, qui en est le bénéficiaire effectif, sont exemptés de la retenue à la source en
France s'ils sont imposables au Maroc au nom du bénéficiaire.

3- Position de l’administration fiscale

LA DGI devait se prononcer sur le taux applicable aux opérations de crédit réalisées par une
maison mère à ses filiales sous forme d’avances en comptes courants d’associés, d’avances
de trésorerie rémunérées et de commissions pour caution.

Dès lors que la TVA est une imposition qui s’applique aux opérations et non aux personnes,
le taux applicables est celui prévu en matière de crédit quelle que soit la modalité de
financement ou le statut juridique de la partie qui effectue ladite opération.
Il reste entendu que la taxe reste déductible pour la versante. (Copyright 2013 - Editions
Artémis - Tous droits réservés)

4- Commentaire

Le régime fiscal des personnes résidentes au Maroc bénéficiant de revenus de source


étrangère doit être apprécié suivant les dispositions combinées du CGI et de la convention
bilatérale de non double imposition lorsqu’elle existe. Pour le cas d’espèce, le CGI a repris
les mêmes règles prévues par les conventions fiscales signées par le Maroc.

Subventions de recherche accordée par un


gouvernement étranger

1- Question

Un gouvernement étranger a accordé une subvention de recherche à une entreprise


marocaine pour financer un projet de recherche. Cette dernière l’a versée sous forme
d’indemnités à l’équipe chargée d’effectuer la recherche. Cette subvention doit-elle subir un
traitement fiscal ?

2- Cadre légal

Conformément aux disposions de l’article 58 du CGI, Les rémunérations et les indemnités,


occasionnelles ou non, imposables au titre des revenus salariaux et assimilés prévus à
l'article 56 du CGI et qui sont versées par des entreprises ou organismes à des personnes ne
faisant pas partie de leur personnel salarié, sont passibles de la retenue à la source au taux
de 30% prévu à l’article 73 du CGI.

Les Produits bruts perçus par les personnes non résidentes sont soumis à la retenue à la
source au taux de 10%, et ce suivant les dispositions des articles 15, 30, 45 et 73 du CGI.

3. Réponse

L’indemnité de recherche en question est traitée comme un complément de salaire soumis à


une retenue à la source, soit au taux du barème progressif, soit au taux de 30%, ou au taux
de 10%, et ce selon les cas :

 le taux du barème progressif prévu à l’article 73 du CGI, pour les


chercheurs faisant partie du personnel salarié de l’entreprise susvisée ;
 le taux de 30% non libératoire de l’impôt sur le revenu pour les chercheurs
résidents et ne faisant pas partie du personnel salarié de ladite entreprise,
et ce conformément aux dispositions de l’article 58 du CGI ;

 le taux de 10% pour les chercheurs non résidents au Maroc.

4. Observation

 Au sens de l’article 23 du CGI, une personne physique est résident au Maroc


lorsqu'elle a au Maroc son foyer d'habitation permanent, le centre de ses intérêts
économiques ou lorsque la durée continue ou discontinue de ses séjours au
Maroc dépasse 183 jours pour toute période de 365 jours ;
 La retenue à la source au taux de 30% visée ci-dessus est appliquée sur le
montant brut des rémunérations et des indemnités sans aucune déduction. Cette
retenue à la source ne dispense pas les bénéficiaires des rémunérations qui y
sont visées de la déclaration annuelle du revenu global.

Régime fiscal des pensions de retraite de


source étrangère

1- Question

Quel est le régime fiscal applicable aux retraités qui veulent s’installer au Maroc ?

2- Cadre légal

 Pour la détermination du revenu net imposable en matière de pensions et rentes


viagères, il est appliqué, au sens de l’article 60 du CGI, un abattement forfaitaire
de 40 % sur le montant brut imposable desdites pensions et rentes ;
 Conformément aux dispositions de l’article 76 du CGI, Les contribuables ayant au
Maroc leur domicile fiscal au sens de l'article 23 du CGI et titulaires de pensions
de retraite de source étrangère, bénéficient d'une réduction égale à 80 % du
montant de l'impôt dû au titre de leur pension et correspondant aux sommes
transférées à titre définitif en dirhams non convertibles.

3- Réponse
En vertu des dispositions de l’article 76 du CGI, il est prévu en faveur des contribuables qui
résident au Maroc et qui perçoivent une pension de retraite de source étrangère un régime
fiscal avantageux.

Ainsi, en plus d’un abattement non plafonné de 40%, prévu à l’article 60 du CGI, applicable
à tous les retraités, quelle que soit l’origine de leur pension, les retraités qui disposent de
pensions de retraite de source étrangère bénéficient en outre d’une réduction de 80% du
montant de l’impôt dû au titre de leur pension globale et correspondant aux sommes
transférées au Maroc à titre définitif dans un compte en dirhams non convertibles.

4- Observation

Pour bénéficier de la réduction prévue à l’article 76 ci-dessus, les contribuables doivent


joindre à la déclaration annuelle du revenu global les documents suivants:

 une attestation de versement des pensions établie par le débirentier ou tout


autre document en tenant lieu ;
 une attestation indiquant le montant en devises reçu pour le compte du
pensionné et la contre valeur en dirhams au jour du transfert, délivrée par
l'établissement de crédit ou par tout autre organisme intervenant dans le
paiement des pensions visées ci-dessus.

Comment apprécier la durée du séjour au


Maroc d’une personne physique soumise à
l’I.R ?

1- Question

Comment apprécier la durée du séjour au Maroc d’une personne physique soumise à l’I.R ?

2- Cadre légal :

En vertu des dispositions de l'article 23 du C.G.I, toute personne ayant séjourné au Maroc
d'une manière continue ou discontinue pendant plus de 183 jours, est considérée comme
ayant son domicile fiscal au Maroc. La période de séjour commence à courir à partir du 1er
jour de l'entrée de l'intéressé au Maroc.

3- Réponse
Pour apprécier la durée du séjour, deux situations peuvent se présenter :

 le séjour est continu : dans ce cas il suffit d'attendre l'écoulement des 183 jours
;

 le séjour est discontinu : dans ce cas il faut attendre l'expiration de 365 jours à
compter de la première date d'entrée de la personne au Maroc et de totaliser
les différents séjours.

La période de 365 jours peut chevaucher sur deux années civiles, dans ce cas la durée de
séjour est déterminée selon les dispositions des articles 23 et 27 du C.G.I. En règle générale,
la durée de séjour est réputée remplie, lorsque le contribuable a résidé au Maroc pour une
durée supérieur à 183 jours sur toute période de 365 jours chevauchant sur 2 années civiles.

4- Exemple

Un contribuable, précédemment installé dans un pays étranger avec lequel le Maroc n'a pas
de convention, acquiert le 1er avril 2010 un domicile fiscal au Maroc. Ce contribuable a
disposé au titre de l'année 2010 des revenus ci-après :

Revenus de source marocaine

 Revenu foncier net imposable au titre de 2010 : 150 000 DH

 Revenu professionnel net imposable : 120 000 DH

 Total des revenus nets : 270 000 DH

Revenus de source étrangère

 Revenus imposables au titre de l'année 2010 : 350 000 DH

 Impôt acquitté à l'étranger : 90 730 DH

Le revenu global imposable au Maroc de ce contribuable s'élève pour l'année 2010


à:

 Revenus de source marocaine : 270 000 DH

 Revenus de source étrangère : (350 000 x 9/12) = 262 500 DH

 Total 532 500 DH

5- Observation

Il convient de noter que l’administration fiscale établit chaque année le taux de change
moyen à retenir pour la conversion en dirhams des revenus de source étrangère imposables
au Maroc, sur la base des cours de change communiqués par Bank Al Maghreb
Quel est le traitement fiscal des prix
décernés lors d’un festival ?
Document élaboré en Août 2012

1- Problématique

Quel est le traitement fiscal des prix décernés lors d’un festival ?

2- Cadre légal

Conformément à l’article 30-1° et 2° du CGI sont considérés comme revenus professionnels


pour l'application de l'IR :

 les revenus ayant un caractère répétitif et ne se rattachant pas aux autres


catégories de revenus (art. 22-2° à 5°) ;

 les bénéfices réalisés par les personnes physiques et provenant de l'exercice


d'une profession libérale ou de toute profession analogue.

Par ailleurs, l’article 15-V prévoit une retenue à la source pour les produits bruts versés, mis
à la disposition ou inscrits en compte des personnes physiques ou morales non résidentes
au titre des rémunérations pour l'exploitation, l'organisation ou l'exercice d'activités
artistiques ou sportives et autres rémunérations analogues.

3- Position de l’administration fiscale

En réponse (n° 22 du 9 janvier 2006), l’administration fiscale a informé que les prix
discernés aux comédiens et cinéastes sont considérés au regard de la législation fiscale
marocaine comme étant des revenus professionnels.

S’agissant des cinéastes et comédiens étrangers, les rémunérations pour l’exploitation,


l’organisation ou l’exercice d’activités artistiques ou sportives et autres rémunérations
analogues, perçues par les personnes physiques n’ayant pas leur domicile fiscal au Maroc
sont considérées comme des revenus professionnels imposables suivant la modalité de
retenue à la source au taux de 10%.

Ainsi, l’organisme qui a versé des rémunérations à des personnes physiques non résidentes
doit opérer pour le compte du trésor la retenue à la source précitée et verser le montant
correspondant dans le mois suivant celui du paiement, de la mise à la disposition, ou de
l’inscription en compte, au Receveur de l’Administration Fiscale du lieu de son siège.

4- Commentaire
Les professions d’homme de lettres, artiste, peintre, sculpteur, compositeur sont assimilées
par la législation marocaine à des professions libérales. Par conséquent, le montant brut des
cachets octroyés aux artistes exerçant à titre individuel ou constitués en troupes est soumis
à la retenue à la source au taux de 30% non libératoire (art. 73-II-G-4°), après l’application
d’un abattement forfaitaire de 40 % (art. 60-II). (Copyright Artémis 2011 - tous droits
réservés)

A signaler que la position de la DGI doit être complétée au regard des nouvelles dispositions
de la loi de finances 2012 qui a introduit l’exonération des prix littéraires et artistiques dont
le montant ne dépasse pas 100.000 dhs par année (art. 57-18° du CGI). Cette exonération
s’applique aux prix acquis à compter du 17 mai 2012, date de publication de la LF au BO.

Quel est le régime fiscal applicable aux


rémunérations allouées à des avocats avec
lesquels une entreprise a passé une
convention de prestation de conseil et de
soutien juridique ?
Document élaboré en Décembre 2013

1- Problématique

Quel est le régime fiscal applicable aux rémunérations allouées à des avocats avec lesquels
une entreprise a passé une convention de prestation de conseil et de soutien juridique ?

2- Cadre légal

Conformément à l’article 30-1°-c) du Code Général des Impôts (CGI), sont considérés
comme revenus professionnels pour l'application de l'IR, les bénéfices réalisés par les
personnes physiques et provenant de l'exercice d'une profession libérale ou de toute autre
profession.

En vertu de l’article 151, toute entreprise exerçant une activité au Maroc doit, lorsqu'elle
alloue à des contribuables inscrits à la taxe professionnelle, à l'IS ou à l'IR des honoraires,
commissions, courtages et autres rémunérations de même nature, produire une déclaration
des sommes comptabilisées au cours de l'exercice comptable précédent au titre desdites
rémunérations.

3- Position de l’administration fiscale


La Direction Générale des Impôts (DGI) signale dans sa réponse n° 181 du 24 avril 2003 que
les rémunérations perçues par les avocats rétribués en fonction des affaires traitées ou
forfaitairement en vertu d'un contrat passé avec une entreprise, constituent des recettes
entrant dans le chiffre d'affaires du cabinet passibles de l'IR dans la catégorie des revenus
professionnels.

A ce titre, l’entreprise ayant versée des rémunérations à des contribuables inscrits à la TP


produire en même temps que sa déclaration de l’IS, une déclaration des rémunérations
versées à des tiers.

A défaut de production du numéro d'inscription à la TP, l’entreprise concernée est tenue de


procéder à la retenue à la source de l'IR au taux de 30 % non libératoire, appliquée sur le
montant brut des rémunérations sans aucune déduction. (Copyright 2013 - Editions Artémis
- Tous droits réservés)

4- Commentaire

A travers sa réponse la DGI confirme le régime fiscal applicable aux avocats qui est celui du
droit commun, dans la mesure où cette profession libérale ne bénéficie d’aucun traitement
dérogatoire en raison de la nature de l’activité exercée.

Quel est le traitement fiscal des honoraires


encaissés en totalité par un avocat au cours
de l'exercice où un dossier lui a été confié et
dont la durée de traitement est étalée sur
une période de 4 ans ?
Document élaboré en Décembre 2013

1- Problématique

Quel est le traitement fiscal des honoraires encaissés en totalité par un avocat au cours de
l'exercice où un dossier lui a été confié et dont la durée de traitement est étalée sur une
période de 4 ans ?

2- Cadre légal

Le CGI dispose dans son article 71 que l’IR est établi, chaque année, en raison du revenu
global acquis par le contribuable au cours de l'année précédente./font>
L’article 82 prévoit que les contribuables sont tenus de déposer auprès de l'inspecteur des
impôts du lieu du domicile fiscal, une déclaration de leur revenu global de l'année
précédente, et ce avant le 1er avril de chaque année pour les titulaires de revenus
professionnels déterminés selon le régime du résultat net réel ou celui du résultat net
simplifié.

3- Position de l’administration fiscale

3- Position de l’administration fiscaleDans sa réponse n° 449 du 31 juillet 2000, la DGI


précise qu’un revenu est considéré comme acquis à partir du moment où le contribuable
acquiert un droit certain sur ledit revenu.

Par conséquent, les honoraires perçus par un avocat et rémunérant une affaire traitée
constituent des recettes entrant dans le chiffre d'affaires du cabinet au titre de l'année
d'acquisition. (Copyright 2013 - Editions Artémis - Tous droits réservés)

4- Commentaire

A la question de savoir si les avocats ont la possibilité d'étaler l'imposition des produits
encaissés pour une affaire traitées sur une durée moyenne de 4 années considérant que le
fait générateur est l'aboutissement final du dossier, l’administration fiscale s’attache dans sa
réponse à la notion « d’acquisition » pour déterminer l’année d’imposition.

En effet, le fait générateur de l’IR est l’acquisition du revenu et non pas la date
d’aboutissement de l’activité professionnelle ayant générée l’encaissement dudit revenu. En
conséquence, les montants perçus par l'avocat sont imposables en totalité au titre de
l’année d’acquisition et aucun étalement de l'imposition ne peut être accordé.

Quel est le sort fiscal réservé au loyer versé à


un non-résident ?
Document élaboré en juillet 2012

1- Problématique

Quel est le sort fiscal réservé au loyer versé à un non-résident ?

2- Cadre légal

L’article 23 du CGI relatif à la territorialité de l’IR dispose que sont assujetties à cet impôt :
 les personnes physiques qui ont au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l'ensemble de leurs revenus et profits, de source marocaine et étrangère ;

 les personnes physiques qui n'ont pas au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l'ensemble de leurs revenus et profits de source marocaine ;

 les personnes, ayant ou non leur domicile fiscal au Maroc, qui réalisent des
bénéfices ou perçoivent des revenus dont le droit d'imposition est attribué au
Maroc en vertu des conventions tendant à éviter la double imposition.

Au sens du CGI, une personne physique a son domicile fiscal au Maroc lorsqu'elle a son foyer
d'habitation permanent, le centre de ses intérêts économiques ou lorsque la durée continue
ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 j pour toute période de 365 j.
De même, sont considérés comme ayant leur domicile fiscal au Maroc, les agents de l'Etat
qui exercent leurs fonctions ou sont chargés de mission à l'étranger lorsqu'ils sont exonérés
de l'impôt personnel sur le revenu dans le pays étranger où ils résident.

En outre et conformément aux dispositions de l’article 72 du CGI, l'IR est établi au lieu du
domicile fiscal du contribuable ou de son principal établissement. Toutefois, le contribuable
qui n'a pas au Maroc son domicile fiscal est tenu d'en élire un. Tout changement du domicile
fiscal ou du lieu du principal établissement doit être signalé à l'administration fiscale dans
les 30 j qui suivent la date du changement. A défaut, il est notifié et imposé à la dernière
adresse connue.(Copyright Artémis 2011 - tous droits réservés)

3- Position de l’administration fiscale

A travers sa réponse n° 40 du 4 février 2003, la DGI affirme que sur le plan du droit fiscal
international, les

revenus locatifs sont imposés dans le pays du lieu de situation des propriétés objet de la
location. Par conséquent, le loyer en question est à appréhender au niveau de la catégorie
des revenus fonciers et à imposer au taux du barème sans aucun abattement. Ainsi, le
contribuable concerné est tenu de déposer annuellement une déclaration du revenu global
auprès du service local des impôts.

4- Commentaire

Il s’agit d’une position conforme à la loi fiscale marocaine et à la plupart des conventions
fiscales internationales de non double imposition, dès lors que le bien immobilier en
question est situé sur le territoire marocain.

S’agissant du cas d’un loyer versé par une société établie au Maroc à un non résident,
l’administration fiscale précise qu’aucune retenue à la source n'est exigée, en ce sens que
ladite société est tenue de verser à l’intéressé le montant brut global du loyer sous réserve,
toutefois, de la production, par lui, d'une attestation fiscale délivrée par le service local des
impôts, justifiant avoir souscrit sa déclaration fiscale au titre de l’année concernée par la
location.
Quel est le régime fiscal applicable aux
revenus perçus par les chanteurs au Maroc ?
Document élaboré en Septembre 2014

1- Problématique

Quel est le régime fiscal applicable aux revenus perçus par les chanteurs au Maroc ?

2- Cadre légal

Conformément aux dispositions des articles 60-II, 73-II-G-4° et 156-II du CGI, le montant brut
des cachets octroyés aux artistes exerçant à titre individuel ou constitués en troupes est
soumis à la retenue à la source au taux de 30% après un abattement forfaitaire de 40%.
(Copyright 2014 - Editions Artémis - Tous droits réservés)

3- Position de l’Administration fiscale

Dans sa réponse n° 223 du 20 avril 2005, la DGI confirme que le montant brut des cachets
octroyés aux artistes est soumis à la retenue à la source au taux de 30 % après un
abattement forfaitaire de 40 %.

4- Commentaire

Si l’Administration fiscale a confirmé le traitement fiscal prévu par la le CGI, il est à préciser
qu’en vertu de ce cadre légal, la retenue à la source opérée par la partie versante de ces
sommes n’est pas libératoire de l’impôt sur le revenu, à l’instar des traitements et salaires
(Cf. dernier alinéa de l’article 73 du CGI).

Quel est le régime d’imposition de


l’indemnité de départ volontaire perçue dans
le cadre d’un plan de restructuration d’une
société ?
Document élaboré en Janvier 2015

1- Problématique
Quel est le régime d’imposition de l’indemnité de départ volontaire perçue dans le cadre
d’un plan de restructuration d’une société ?

2- Cadre légal

Sont exonérés de l’impôt en vertu de l’article 57-7° du Code Général des Impôts (CGI), dans
la limite fixée par la législation et la réglementation en vigueur en matière de licenciement :

 l'indemnité de licenciement ;

 l'indemnité de départ volontaire ;

 et toutes indemnités pour dommages et intérêts accordées par les tribunaux en


cas de licenciement.

Toutefois, en cas de recours à la procédure de conciliation, l'indemnité de licenciement est


exonérée dans la limite de ce qui est prévu à l'article 41 (6e alinéa) de la loi n° 65-99
relative au Code du travail, promulguée par le dahir n° 1-03-194 du 14 rajeb 1424 (11
septembre 2003).(Copyright 2014 - Editions Artémis - Tous droits réservés)

3- Position de l’Administration fiscale

L’Administration fiscale signale dans sa réponse n° 317 du 1er août 2014 que l’exonération
de l’indemnité de départ volontaire est limitée à l’indemnité de licenciement fixée par le
barème prévu par l’article 53 du Code du travail.

Par conséquent, lorsque le salarié perçoit une indemnité supérieure à celle calculée d’après
le barème précité, le surplus est intégralement taxable en le répartissant par parts égales et
en l’ajoutant aux salaires annuels des 4 dernières années d’activité du salarié ou sur la
durée effective de services, si celle-ci est inférieure à 4 ans, en procédant de la manière
suivante :

 prendre pour chacune des 4 années la rémunération effective annuelle et lui


rajouter le quart de la partie de l’indemnité de départ volontaire imposable ;

 déterminer le nouveau revenu annuel imposable pour chacune des 4 dernières


années en tenant compte des différentes déductions opérées annuellement ;

 calculer l’impôt correspondant à chacune de ces nouvelles bases annuelles ;

 déterminer le reliquat d’impôt à payer, au titre de chacune de ces 4 années, en


faisant la différence entre l’impôt obtenu d’après ces nouvelles bases et celui
afférent à la rémunération annuelle déjà prélevé à la source.

Le montant de l’impôt afférent à la partie de l’indemnité imposable est égal à l’addition des
reliquats d’impôts calculés pour chacune des 4 années.
4- Commentaire

La législation fiscale limite expressément l’exonération de l’IR afférent à l’indemnité de


départ volontaire aux seuils déterminés par le Code du travail dont l’article 53 prévoit que le
montant de ladite indemnité pour chaque année ou fraction d'année de travail effectif est
égal à :

 96 heures de salaire pour les 5 premières années d'ancienneté ;

 144 heures de salaire pour la période d'ancienneté allant de 6 à 10 ans ;

 192 heures de salaire pour la période d'ancienneté allant de 11 à 15 ans ;

 240 heures de salaire pour la période d'ancienneté dépassant 15 ans.

Le surplus d’indemnité reste taxable dans les conditions de droit commun.

Est-ce que le taux de change, base de


conversion des revenus perçus en monnaies
étrangères, s’applique sur la totalité de la
pension de retraite de source étrangère ou
uniquement sur les sommes non transférées
au Maroc ?
Document élaboré en Janvier 2015

1- Problématique

Est-ce que le taux de change, base de conversion des revenus perçus en monnaies
étrangères, s’applique sur la totalité de la pension de retraite de source étrangère ou
uniquement sur les sommes non transférées au Maroc ?

2- Cadre légal

L’article 76 du CGI prévoit pour les contribuables ayant au Maroc leur domicile fiscal et
titulaires de pensions de retraite ou d'ayants cause de source étrangère, une réduction
égale à 80% du montant de l'impôt dû et correspondant aux sommes transférées à titre
définitif en dirhams non convertibles.(Copyright 2014 - Editions Artémis - Tous droits
réservés)

3- Position de l’Administration fiscale


Dans sa réponse n° 322 du 1er août 2014, la Direction Générale des Impôts (DGI) rappelle
que les contribuables qui disposent de pensions de retraite de source étrangère bénéficient
d'une réduction de 80% du montant de l'impôt dû au titre de leur pension globale et
correspondant uniquement aux sommes transférées au Maroc à titre définitif en dirhams
non convertibles.

Quant au mode de calcul de l’IR, il est effectué comme suit :

 reconversion du montant de la pension figurant dans l’attestation de versement


des pensions en DH après application du taux de change moyen à retenir pour
la conversion en DH des revenus de source étrangère ;

 détermination du revenu net imposable suite à l’application de l’abattement de


40% ou de 55% ;

 calcul de l’IR correspondant à la totalité de la pension ;

 calcul de l’IR correspondant au montant transféré à titre définitif en DH non


convertibles bénéficiant de l’atténuation de 80% ;

 calcul de l’IR après déduction de l’atténuation de 80% ;

 calcul de l’IR exigible après réduction pour charge de familles.

4- Commentaire

Les modalités de calcul retenues par l’Administration fiscale sont conforme à la législation
fiscale marocaine, étant précisé que le dispositif y afférent vise à encourager les retraités
étrangers à s’installer au Maroc en réduisant leurs charges fiscales, mais se rapportant
uniquement à la partie de leurs revenus transférés au Maroc à titre définitif.

Quel est le taux d’imposition applicable aux


indemnités servies au personnel enseignant
permanent relevant d’une université et au
personnel enseignant non permanent ainsi
qu’aux membres ne relevant pas du corps
professoral ?
Document élaboré en Janvier 2015

1- Problématique

Quel est le taux d’imposition applicable aux indemnités servies au personnel enseignant
permanent relevant d’une université et au personnel enseignant non permanent ainsi
qu’aux membres ne relevant pas du corps professoral ?
2- Cadre légal

En vertu des articles 58-II-C et 73-II-D et G-1° du Code Général des Impôts (CGI), les
rémunérations et les indemnités, occasionnelles ou non, versées par des entreprises ou
organismes à des personnes ne faisant pas partie de leur personnel salarié, sont passibles
de la retenue à la source au taux de 30%.

Toutefois, les revenus qui sont versés par des établissements publics ou privés
d'enseignement ou de formation professionnelle aux personnes qui remplissent une fonction
d'enseignant et ne faisant pas partie de leur personnel permanent, sont soumis à la retenue
à la source au taux de 17%.

La retenue à la source est appliquée sur le montant brut des rémunérations et des
indemnités sans aucune déduction. Elle ne dispense pas les bénéficiaires des rémunérations
imposables au taux de 30% de la déclaration annuelle du revenu global. (Copyright 2015 -
Editions Artémis - Tous droits réservés)

3- Position de l’Administration fiscale

Dans sa réponse n° 302 du 10 juillet 2014, la Direction Générale des Impôts (DGI) fait savoir
que les rémunérations versées par des établissements publics ou privés d’enseignement ou
de formation professionnelle à des enseignants ne faisant pas partie de leur personnel
permanent, sont passibles d’une retenue à la source au taux de 17% libératoire de l’IR.

Par contre, les rémunérations versées au personnel non permanent qui ne relève pas du
corps professoral, sont soumises au taux de 30% non libératoire.

En ce qui concerne les rémunérations versées aux enseignants faisant partie du personnel
permanent de l’Université, le régime d’imposition est celui du droit commun, en ce sens
qu’il y a lieu d’appliquer le taux du barème.

4- Commentaire

Au-delà des taux spécifiques applicables aux salariés ne faisant pas partis du personnel de
l’Université, le corps professoral salarié ne bénéfice d’aucun traitement particulier en
matière d’imposition des revenus salariaux qui leur sont versés, à l’instar de tous les autres
salariés permanent de l’Université.

Quel est le régime applicable à une retraite


de source étrangère ?
Document élaboré en Septembre 2015

1- Problématique
Quel est le régime applicable à une retraite de source étrangère ?

2- Cadre légal

En vertu de l’article 60 du Code Général des Impôts (CGI), pour la détermination du revenu
net imposable en matière de pensions et rentes viagères, il est appliqué sur le montant brut
imposable desdites pensions et rentes, déduction faite, le cas échéant, des cotisations et
primes (article 59-III et IV), un abattement forfaitaire de :

 55% sur le montant brut annuel inférieur ou égal à 168.000 DH ;

 40% pour le surplus.

L’article 76 prévoit que les contribuables ayant au Maroc leur domicile fiscal (article 23) et
titulaires de pensions de retraite ou d'ayants cause de source étrangère, bénéficient d'une
réduction égale à 80% du montant de l'impôt dû au titre de leur pension et correspondant
aux sommes transférées à titre définitif en dirhams non convertibles.

L’article 82-III impose pour le bénéfice de cette réduction de joindre à la déclaration


annuelle du revenu global les documents suivants :

 une attestation de versement des pensions établie par le débirentier ou tout


autre document en tenant lieu ;

 une attestation indiquant le montant en devises reçu pour le compte du


pensionné et la contre-valeur en dirhams au jour du transfert, délivrée par
l'établissement de crédit ou par tout autre organisme intervenant dans le
paiement des pensions.

3- Position de l’Administration fiscale

La Direction Générale des Impôts (DGI) fait savoir dans sa réponse n° 316 du 31 juillet 2014
qu’il est prévu en faveur des contribuables qui résident au Maroc et qui perçoivent une
pension de retraite de source étrangère un régime fiscal avantageux.

En plus des abattements forfaitaires applicables à toute pension de retraite quelle que soit
son origine, les assujettis disposant d’une pension de retraite de source étrangère
bénéficient d'une réduction de 80% du montant de l'impôt dû au titre de leur pension
globale et correspondant aux sommes transférées au Maroc à titre définitif en dirhams non
convertibles.

Pour bénéficier de cet avantage, le contribuable concerné doit produire avant le 1 er mars de
chaque année une déclaration du revenu global accompagnée des documents suivants :

 une attestation de versement des pensions établie par le débirentier ou tout


autre document en tenant lieu ;

 une attestation indiquant le montant en devises reçu pour le compte du


pensionné et la contre-valeur en dirhams au jour du transfert délivrée par
l'établissement de banque ou de crédit ou par tout autre organisme intervenant
dans le paiement des pensions susvisées.
Lorsque la conversion est faite à partir d’un compte ouvert au Maroc en dirhams
convertibles, le pensionné est tenu de joindre à la déclaration du revenu global, les pièces
suivantes :

 une attestation de versement des pensions établie par le débirentier (caisse de


retraite étrangère) ;

 une attestation indiquant le ou les montants en devises reçu et leur contre-


valeur en DH portées au jour du transfert au crédit du compte en DH non
convertibles ouvert par le retraité chez un établissement de crédit marocain ;

 une attestation indiquant le ou les montants en devises et leur contrevaleur en


DH retirée à titre définitif en DH non convertibles du compte en DH convertibles
pour l’usage personnel au Maroc du retraité.

Seuls ces retraits sont à prendre en considération pour le calcul de l’atténuation.

En outre, les retraits en DH ordinaires effectués à l’aide de carte de crédit étrangère sont
pris en compte pour le calcul de la réduction de 80% précitée, sous réserve de la production
des pièces suivantes :

 une attestation de versement des pensions établie par le débirentier (caisse de


retraite étrangère) ;

 une attestation délivrée par leur banque installée à l’étranger indiquant le


montant annuel des opérations effectuées au Maroc au moyen d’une carte de
crédit.(C.A.T.D.R 2015)

4- Commentaire

La position de l’Administration fiscale confirme le double bénéfice des avantages fiscaux


prévus aux articles 60-I et 76 pour les retraites de source étrangère, à condition de
respecter les obligations déclaratives y afférentes et de disposer d’un domicile fiscal au
Maroc.

A rappeler qu’une personne physique a son domicile fiscal au Maroc lorsqu'elle a son foyer
permanent d'habitation, le centre de ses intérêts économiques ou lorsque la durée continue
ou discontinue de ses séjours dépasse 183 jours pour toute période de 365 jours.

Quelles est le régime fiscal applicable à un


contrat de capitalisation constitué et souscrit
à l’étranger ?
Document élaboré en Septembre 2015

1- Problématique

Quelles est le régime fiscal applicable à un contrat de capitalisation constitué et souscrit à


l’étranger ?
2- Cadre légal

L’article 57-10° du Code Général des Impôts (CGI) exonère les prestations servies au terme
d'un contrat d'assurance sur la vie ou d'un contrat de capitalisation dont la durée est au
moins égale à 8 ans.

L’article 60-I prévoit que pour la détermination du revenu net imposable en matière de
pensions et rentes viagères, il est appliqué sur le montant brut imposable desdits revenus,
déduction faite, le cas échéant, des cotisations et primes (art. 59-III et IV), un abattement
forfaitaire de :

 55% sur le montant brut annuel inférieur ou égal à 168.000 DH ;

 40% pour le surplus.

L’article 76 dispose que les contribuables ayant au Maroc leur domicile fiscal (art. 23) et
titulaires de pensions de retraite ou d'ayants cause de source étrangère, bénéficient dans
les conditions prévues à l'article 82-III, d'une réduction égale à 80% du montant de l'impôt
dû au titre de leur pension et correspondant aux sommes transférées à titre définitif en
dirhams non convertibles.

3- Position de l’Administration fiscale

La Direction Général des Impôts (DGI) signale dans sa réponse n° 320 du 1eraoût 2014 que
seules les prestations servies au terme des contrats de capitalisation souscrits pour une
durée de 8 ans auprès des compagnies d’assurance établies au Maroc, bénéficient de
l’exonération.

Elle précise, néanmoins, que dans le cas où il s’agit d’une retraite de source étrangère, il est
prévu en faveur des contribuables qui résident au Maroc un régime fiscal avantageux.

En plus des abattements non plafonnés applicables à toute pension de retraite, quelle que
soit son origine, les assujettis disposant d’une pension de retraite de source étrangère
bénéficient d'une réduction de 80% du montant de l'impôt dû au titre de leur pension
globale et correspondant aux sommes transférées au Maroc à titre définitif en dirhams non
convertibles.

Pour bénéficier de cette atténuation, le contribuable concerné doit produire une déclaration
annuelle du revenu global, accompagnée des documents suivants :

 une attestation de versement des pensions établie par le débirentier ou tout


autre document en tenant lieu ;

 une attestation indiquant le montant en devises reçu pour le compte du


pensionné et la contre-valeur en dirhams au jour du transfert délivrée par
l'établissement de crédit ou par tout autre organisme intervenant dans le
paiement des pensions susvisées. (CATDR 2015)
4- Commentaire

Dans le cas d’espèce, il s’agit d’un citoyen français exerçant une profession libérale au
Maroc depuis plusieurs années et ayant souscrit à titre personnel et volontaire auprès d’une
Caisse de retraite française. Celui-ci n’a procédé à aucune déduction pour la détermination
de son revenu professionnel imposable au Maroc durant toute la période de souscription.

En dépit de son caractère discutable, la réponse de l’Administration fiscale reste conforme


aux dispositions de l’article 28-III du CGI qui prévoit que les contrats d’assurances doivent
être souscrits auprès des sociétés d'assurances établies au Maroc pour le bénéfice des
avantages fiscaux prévus en la matière.

S’agissant des bénéficiaires résidents au Maroc, il est à rappeler qu’une personne physique
a son domicile fiscal lorsqu'elle a au Maroc son foyer permanent d'habitation, le centre de
ses intérêts économiques ou lorsque la durée continue ou discontinue de ses séjours
dépasse 183 jours pour toute période de 365 jours.

Quel est le traitement fiscal des frais


engagés par un gérant d’une SARL dans
l’exercice de son mandat social ?
Document élaboré en Septembre 2015

1- Problématique

Quel est le traitement fiscal des frais engagés par un gérant d’une SARL dans l’exercice de
son mandat social ?

2- Cadre légal

En vertu de l’article 57-1° du Code Général des Impôts (CGI), sont exonérées les indemnités
destinées à couvrir des frais engagés dans l'exercice de la fonction ou de l'emploi, dans la
mesure où elles sont justifiées, qu'elles soient remboursées sur états ou attribuées
forfaitairement. Toutefois, cette exonération n'est pas applicable aux titulaires de revenus
salariaux bénéficiant de la déduction des frais inhérents à la fonction ou à l'emploi, aux taux
prévus à l’article 59-I-B et C.

L’article 73-II-G-1° prévoit un taux d’imposition spécifiques de 30% pour les rémunérations,
les indemnités occasionnelles ou non versées à des personnes ne faisant pas partie du
personnel permanent de l'employeur.

3- Position de l’Administration fiscale


La Direction Générale des Impôts(DGI) fait savoir dans sa réponse n° 469 du 10 novembre
2014 que les indemnités destinées à couvrir des frais engagés dans l'exercice de la fonction
ou de l'emploi sont exonérées lorsqu’elles sont accordées aux salariés, qu'ils soient ou non
dirigeants, à l’exclusion de ceux bénéficiant de la déduction des frais inhérents à la fonction
ou à l’emploi aux taux de 25%, 35%, 40% et 45% (art. 59-I-B et C).

Toutefois, les remboursements de frais engagés par un gérant d’une SARL, non salarié, dans
l’exercice de son mandat social, constituent une rémunération imposable au titre des
rémunérations et indemnités versées à des personnes ne faisant pas partie du personnel
permanent.

Ces rémunérations et indemnités sont passibles de la retenue à la source au taux de 30%


non libératoire, applicable au montant brut sans aucune déduction.(CATDR 2015)

4- Commentaire

La position de l’Administration fiscale reprend exactement les termes du CGI puisque la


déduction des frais engagés dans l’exercice de l’emploi ne bénéficie qu’aux salariés, à
l’exclusion de tout autre bénéficiaire y compris les dirigeants.

En effet, les remboursements des frais engagés par un gérant d’une SARL dans l’exercice de
son mandat social ne peuvent être assimilés à des revenus salariaux bénéficiant de
l’exonération prévue à l’article 57 du CGI dont seul un salarié peut prétendre.

Par ailleurs, il est à préciser que le taux de 30% n’est pas libératoire de l’IR, et donc le
dirigeant bénéficiant des rémunérations en question est tenu de souscrire sa déclaration du
revenu global (art. 82 du CGI).

Quel est le traitement fiscal des intérêts sur


les avances en compte courant d’associé
consentis par des associés ?
Document élaboré en Septembre 2016

1- Problématique

Quel est le traitement fiscal des intérêts sur les avances en compte courant d’associé
consentis par des associés ?

2- Cadre légal

En vertu de l’article 4-II du CGI, sont soumis à la retenue à la source au titre de l'IS ou de
l'IR, les produits de placements à revenu fixe versés, mis à la disposition ou inscrits en
compte des personnes physiques ou morales bénéficiaires, qu'elles soient imposables,
exonérées ou exclues du champ d'application de l'impôt et ayant au Maroc leur siège social,
leur domicile fiscal ou un établissement auquel se rattachent les produits servis.

L’inscription en compte s’entend de l’inscription en comptes courants d’associés, comptes


courants bancaires des bénéficiaires ou comptes courants convenus par écrit entre les
parties.

L’article 14-III prévoit que les produits de placements à revenu fixe soumis à la retenue à la
source, sont ceux versés, mis à la disposition ou inscrits en compte des personnes
physiques ou morales au titre des intérêts et autres produits similaires : des prêts et
avances consentis par des personnes physiques ou morales autres que les organismes
prévus au II dudit article, à toute autre personne passible de l'IS ou de l'IR selon le régime du
résultat net réel.

L’article 19-IV-C impose au taux spécifique de 20% du montant, hors TVA, les produits de
placements à revenu fixe. Mais dans ce cas, les bénéficiaires doivent décliner, lors de
l'encaissement desdits produits :

 la raison sociale et l'adresse du siège social ou du principal établissement ;


 le numéro du registre du commerce et celui d'identification à l'impôt sur les sociétés.

Au sens de l’article 66-I-B, sont considérés comme des revenus de capitaux mobiliers, les
revenus de placements à revenu fixe, versés, mis à la disposition ou inscrits en compte des
personnes physiques ou morales qui n'ont pas opté pour l'IS et ayant au Maroc leur domicile
fiscal ou leur siège social à l'exclusion des intérêts générés par les opérations de pensions.

L’article 73-II-F-1° et G-3° impose ces produits aux taux :

 la raison sociale et l'adresse du siège social ou du principal établissement ;de 20%


pour les produits en ce qui concerne les bénéficiaires personnes morales relevant de
l'IR ainsi que les personnes physiques autres que celles soumises au taux de 30%.
Lesdits bénéficiaires doivent décliner lors de l'encaissement des intérêts ou produits
susvisés : le nom, prénom et adresse et le numéro de la CIN ou de la carte d'étranger
ainsi que le numéro d'article d'imposition à l'IR. L'impôt prélevé au taux de 20% est
imputable sur la cotisation de l'IR avec droit à restitution ;
 de 30% pour les produits en ce qui concerne les bénéficiaires personnes physiques, à
l'exclusion de celles qui sont assujetties audit impôt selon le régime du résultat net
réel ou celui du résultat net simplifié. Les prélèvements au taux de 30% est
libératoires de l'IR.

3- Eléments de réponse

Les intérêts sur les avances en compte courant d’associé consentis par des personnes
physiques ou morales autres que les établissements de crédit et organismes assimilés sont
soumis à :

 l’IS au taux de 20% pour les personnes morales ;


 l’IR au taux de 20% pour les personnes morales relevant de cet impôt ainsi que les
personnes physiques soumis au régime du résultat net réel ou net simplifié ;
 l’IR au taux de 30% libératoire pour les autres personnes physiques.(CATDR 2016)
4- Commentaire

Le versement au fisc de la retenue à la source est à la charge de la partie versante, en


l’occurrence la société bénéficiaire de l’avance en compte courant d’associé, conformément
aux dispositions de l’article 159 du CGI.

En effet, la retenue à la source doit être opérée, pour le compte du Trésor, par les sociétés
qui versent, mettent à la disposition ou inscrivent en compte des bénéficiaires les produits
imposables.

Cette retenue à la source est imputable sur le montant de l'IS ou sur l'IR avec droit à
restitution. Toutefois, pour les personnes totalement exonérées ou hors champ d'application
de l'IS, la retenue à la source n'ouvre pas droit à restitution.

Quel est le mode d’imposition des revenus


hérités dans le cadre d’un contrat de retraite
complémentaire et de plus-values de cession
d’OPCVM ?
Document élaboré en Septembre 2016

1- Problématique

Quel est le mode d’imposition des revenus hérités dans le cadre d’un contrat de retraite
complémentaire et de plus-values de cession d’OPCVM ?

2- Cadre légal

Les articles 57-9° et 10° du CGI prévoient l’exonération des retraites complémentaires dont
les cotisations n'ont pas été déduites pour la détermination du revenu net imposable ainsi
que des prestations servies au terme d'un contrat d'assurance sur la vie ou d'un contrat de
capitalisation dont la durée est au moins égale à 8 ans.

Conformément aux dispositions de l’article 73-II-F-2°, sont soumis au taux spécifique de


20%, les profits nets résultant des cessions :

 d'obligations et autres titres de créance ;


 d’actions non cotées et autres titres de capital ;
 d’actions ou parts d’OPCVM.

3- Position de l’Administration fiscale


Dans sa réponse n° 285 du 19 mars 2004, l’Administration fiscale fait savoir que les
indemnités servies aux bénéficiaires, suite au décès de l’assuré, ne sont pas soumises à l’IR,
en ce sens que la compagnie d’assurance débirentière n’est tenue d’effectuer aucune
retenue d’impôt.

Par contre, la cession des titres d’OPCVM obligataires et monétaires acquis est soumise à
l’impôt au taux forfaitaire de 20%, retenu à la source par l’intermédiaire financier habilité
teneur de compte.(CATDR 2016)

4- Commentaire

Par plus-value réalisée imposable, il faut entendre la différence entre :

 le prix de cession diminué, le cas échéant, des frais supportés à l'occasion de cette
cession, notamment les frais de courtage et de commission ;
 et la valeur liquidative des titres à la date du décès du de cujus.

A souligner que la législation fiscale marocaine ne prévoit aucun traitement spécifique pour
les revenus d’héritage.

Quel le traitement fiscal d’une cession d’un


terrain agricole ?
Document élaboré en septembre 2017

1- Problématique

Quel est le taux de l’IR, applicable au profit de cession d’un terrain agricole relevant des
communes définies comme rurales dont la totalité de leur territoire est à l’extérieur des
périmètres urbains, bien que dans le périmètre de ces communes des constructions sont
édifiées d’une façon anarchique ou suite à des dérogations ?

2- Cadre légal

L’article 61-II du CGI stipule que sont considérés comme profits fonciers pour l’application de
l’IR, les profits constatés ou réalisés à l’occasion de la vente d’immeubles situés au Maroc ou
de la cession de droits réels immobiliers portant sur de tels immeubles.

S’agissant du taux d’imposition, l’article 73-II-F-6° du CGI stipule que, sont soumis au taux
de 20%, les profits nets fonciers réalisés ou constatés prévu à l’article 61-II du CGI autres
que ceux visés aux articles 73-G-7° et 73-II du CGI, sous réserve des dispositions prévues à
l’article 144-II du CGI.

Conformément aux dispositions de l’article 73-G-7° du CGI, le taux de 30% est applicable
pour les profits nets réalisés ou constatés à l’occasion de la première cession à titre onéreux
d’immeubles non bâtis inclus dans le périmètre urbain, à compter du 1 er janvier 2013, ou de
la cession à titre onéreux de droits réels immobiliers portant sur de tels immeubles, sous
réserve des dispositions prévues à l’article 144-II du CGI.

Pour les profits nets réalisés ou constatés à l’occasion de la cession d’immeubles urbains
non bâtis ou de la cession de droits réels immobiliers portant sur de tels immeubles, l’article
73-II-H du CGI prévoit un taux d’imposition selon la durée écoulée entre la date d’acquisition
desdits immeubles et celle de leur cession, comme suit :

 20%, si cette durée est inférieure à 4 ans ;


 25%, si cette durée est supérieure ou égale à 4 ans et inférieure à 6 ans ; et
 30%, si cette durée est supérieure ou égale à 6 ans.

3- Eléments de réponse

En ce qui concerne le taux d’imposition applicable au profit foncier résultant de la cession


d’un terrain agricole, le législateur a prévu un taux libératoire de 20% conformément aux
dispositions de l’article 73-II-F-6° du CGI.

Toutefois, à compter du 1er janvier 2013, l’article 73-G-7° du CGI énonce un taux
d’imposition de 30% pour le profit réalisé à l’occasion de la première cession à titre
d’immeubles non bâtis, y compris les terrains agricoles, inclus dans le périmètre urbain.

Par ailleurs, le taux de l’impôt est déterminé en fonction de la durée de détention du terrain
urbain cédé, en application des dispositions de l’article 73-II-H du CGI, lorsque le terrain
agricole cédé est inclus dans le périmètre urbain avant la date susvisée.

4- Position de l’administration fiscale

L’administration fiscale signale dans sa réponse du 20 mars 2017 que le profit réalisé sur la
cession d’un terrain agricole est soumis à l’IR au taux libératoire de 20% en précisant que le
profit réalisé à l’occasion de la première cession à titre onéreux de terrains agricoles inclus
dans le périmètre urbain, à compter
du 1er janvier 2013, est soumis au taux de 30%.

Le taux de l’impôt est déterminé en fonction de la durée de détention du terrain cédé,


lorsque le terrain agricole cédé est inclus dans le périmètre urbain avant la date susvisée.
(CATDR 2017)

5- Commentaire

La position de l’administration fiscale est conforme aux dispositions légales en vigueur qui
prévoient l’imposition des profits nets fonciers réalisés ou constatés à l’occasion de la
cession à titre onéreux de bien immeubles sans limiter l’assujettissement aux terrains situés
dans le périmètre urbain, et ce conformément au principe d’égalité devant l’impôt.

Ainsi, l’analyse de la soumission à l’impôt des terrains situés en dehors du périmètre urbain
diffère selon qu’il s’agit de l’IR ou de la taxe sur les terrains urbains non bâtis.
Quel est le régime fiscal applicable à la
rémunération salariale perçue par un salarié
d’une entité ayant le statut « Casablanca
Finance City (CFC) » ?
Document élaboré en septembre 2017

1- Problématique

Quel taux d’IR applicable au salaire versé à un employé d’une filiale ayant le statut « CFC »,
sachant que le salaire en question comprend une partie versée par la filiale marocaine en
dirhams et une autre partie versée en devises, par la maison mère établie en France et
ayant conclu un contrat de détachement avec le salarié auprès de sa filiale marocaine ?

2- Cadre légal

Conformément aux dispositions de l’article 73-I du CGI, le barème de calcul de l’IR est fixé
comme suit :

 la tranche du revenu allant jusqu’à 30.000 MAD est exonérée ;


 10% pour la tranche du revenu allant de 30.001 à 50.000 MAD ;
 20% pour la tranche du revenu allant de 50.001 à 60.000 MAD ;
 30% pour la tranche du revenu allant de 60.001 à 80.000 MAD ;
 34% pour la tranche du revenu allant de 80.001 à 180.000 MAD ;
 38% pour le surplus.

Par ailleurs, l’article 73-II-F-9° du CGI prévoit un taux libératoire de 20% pour les
traitements, émoluments et salaires bruts versés aux salariés qui travaillent pour le compte
des sociétés ayant le statut « CFC », conformément à la législation et la réglementation en
vigueur, pour une période maximale de 5 ans à compter de la date de prise de leurs
fonctions. Toutefois, les salariés susvisés peuvent demander, sur option irrévocable, à leur
employeur à être imposés d’après les taux du barème prévu à l’article 73-I du CGI.(CATDR
2017)

3- Eléments de réponse

Avant le 1er janvier 2015, les traitements, émoluments et salaires bruts versés aux salariés
qui travaillent pour le compte des sociétés ayant le statut « CFC », étaient soumis au taux
non libératoire de 20%, pour une période maximale de 5 ans à compter de la date de prise
de leurs fonctions.

La loi de finances 2015 a instauré une mesure permettant l’octroi du choix de taxation au
titre des traitements, émoluments et salaires bruts, versésaux salariés des sociétés ayant le
statut « CFC ». De ce fait, à compter 1 er janvier 2015, les salariés des sociétés susvisées
peuvent opter de manière irrévocable, auprès de leurs employeurs, pour l'imposition de
leurs traitements, émoluments et salaires :

 soit au taux libératoire de 20% ;


 soit, dans les conditions de droit commun prévues à l'article 58 du CGI, au taux du
barème progressif prévu à l'article 73-I du CGI.
4- Position de l’administration fiscale

A travers la réponse du 15 décembre 2016, l’administration fiscale devait se prononcer sur


le taux applicable en matière d’IR au salaire versé à un employé d’une filiale marocaine
ayant le statut « CFC » sachant que le salaire en question comprend deux composantes :

 une partie versée par la filiale marocaine en dirhams ; et


 l’autre partie est versée, en devises, par la maison mère établie en France et ayant
conclu un contrat de détachement avec le salarié auprès de sa filiale marocaine.

Dans le cas d'espèce, l’administration fiscale considère que dans la mesure où l’activité
salariée de cet employé est exclusivement dédiée à la filiale marocaine et que la
rémunération versée à l’étranger est facturée par la société mère à ladite filiale, il y a lieu
de considérer ladite rémunération comme un complément de salaire de l’intéressé.

Dans ce cas, l’ensemble de la rémunération versée à ce salarié est soumise à l’IR au taux
libératoire de 20% conformément aux dispositions de l’article 73-II-F-9° du CGI.

Quel est le régime fiscal applicable aux


indemnités pour dommages et intérêts
accordées dans le cadre de la procédure de
conciliation ?
Document élaboré en septembre 2017

1- Problématique

Dans quelles conditions l’indemnité pour dommages et intérêts accordée dans le cadre de la
procédure de conciliation peut-elle être exonérée de l’IR ?

2- Cadre légal

Conformément à l’article 57-7° du CGI, sont exonérés, dans la limite fixée par la législation
et la réglementation en vigueur en matière de licenciement, l'indemnité de licenciement, de
départ volontaire et toutes indemnités pour dommages et intérêts accordées par les
tribunaux en cas de licenciement.

L’article 41 (6ème alinéa) de la loi n° 65-99 relative au Code du travail, promulguée par le
dahir n° 1-03-194 du 14 rajab 1424 (11 septembre 2003), dispose qu’en cas de rupture
abusive du contrat de travail par l'une des parties, la partie lésée a le droit de demander des
dommages-intérêts.

Le salarié licencié pour un motif qu'il juge abusif peut avoir recours à la procédure de
conciliation préliminaire aux fins de réintégrer son poste ou d'obtenir des dommages-
intérêts.

En cas de versement de dommages-intérêts, le récépissé de remise du montant est signé


par le salarié et l'employeur, les signatures dûment légalisées par l'autorité compétente. Il
est également contresigné par l'agent chargé de l'inspection du travail.
L'accord obtenu dans le cadre de la conciliation préliminaire est réputé définitif et non
susceptible de recours devant les tribunaux.

A défaut d'accord intervenu au moyen de la conciliation préliminaire, le salarié est en droit


de saisir le tribunal compétent qui peut statuer, dans le cas d'un licenciement abusif du
salarié, soit par la réintégration du salarié dans son poste ou par des dommages-intérêts
dont le montant est fixé sur la base du salaire d'un mois et demi par année ou fraction
d'année de travail sans toutefois dépasser le plafond de 36 mois.(CATDR 2017)

3- Position de l’administration fiscale

Dans sa réponse du 22 décembre 2015, l’administration fiscale considère que l’indemnité


pour dommages et intérêts accordée, en cas de recours à la procédure de conciliation, est
exonérée de l’IR dans la limite prévue par la législation du travail (1 mois et demi de salaires
par an dans la limite de 36 mois).

Néanmoins, le montant de l’indemnité qui excède le seuil exonéré est imposable avec
étalement sur 4 années ou sur la durée effective des services si celle-ci est inférieure à 4
ans.

4- Commentaire

La position de l’administration fiscale est conforme au cadre légal régissant l’indemnité en


question ; étant souligné que ladite position a même introduit un allègement de la charge
fiscale en admettant l’étalement de l’imposition sur 4 en dépit que cet assouplissement
n’est pas prévu expressément par la législation fiscale.

Quel est le régime fiscal applicable à une


personne retraitée possédant un fond
d’investissement «offshore» basé au
Panamaqui souhaite avoir sa résidence
fiscale au Maroc?
Document élaboré en Mai 2018

1- Problématique

Quel est le régime fiscal applicable à une personne retraitée possédant un fond
d’investissement «offshore» basé au Panamaqui souhaite avoir sa résidence fiscale au
Maroc?

2- Cadre légal

L’article 23 du CGI assujetti à l'IR :


 les personnes physiques qui ont au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l'ensemble de leurs revenus et profits, de source marocaine et étrangère ;

 les personnes physiques qui n'ont pas au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l'ensemble de leurs revenus et profits de source marocaine ;

 les personnes, ayant ou non leur domicile fiscal au Maroc, qui réalisent des
bénéfices ou perçoivent des revenus dont le droit d'imposition est attribué au
Maroc en vertu des conventions tendant à éviter la double imposition.

Une personne physique a son domicile fiscal au Maroc lorsqu'elle a au Maroc son foyer
d'habitation permanent, le centre de ses intérêts économiques ou lorsque la durée continue
ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 jours pour toute période de 365 jours.

L’article 27 prévoit que lorsqu'un contribuable acquiert un domicile fiscal au Maroc, son
revenu global imposable de l'année de son installation comprend :

 les revenus de source marocaine acquis entre le 1er janvier et le 31 décembre


de ladite année ;

 les revenus de source étrangère acquis entre le jour de son installation au


Maroc et le 31 décembre de la même année. ;

Lorsqu'il cesse d'avoir au Maroc son domicile fiscal, son revenu global imposable de l'année
de la cessation comprend les revenus de source marocaine afférents à la même année ainsi
que les revenus de source étrangère acquis à la date de la cessation.

L’article 76 prévoit que les contribuables ayant au Maroc leur domicile fiscal et titulaires de
pensions de retraite ou d'ayants cause de source étrangère, bénéficient dans les conditions
prévues à l'article 82-III, d'une réduction égale à 80% du montant de l'impôt dû au titre de
leur pension et correspondant aux sommes transférées à titre définitif en dirhams non
convertibles.

L’article 60-Idispose que pour la détermination du revenu net imposable en matière de


pensions et rentes viagères, il est appliqué sur le montant brut imposable desdites pensions
et rentes, déduction faite, le cas échéant, des cotisations et primes visées à l’article 59-III et
IV, un abattement forfaitaire de :

 55% sur le montant brut annuel inférieur ou égal à 168.000 dirhams ;

 40% pour le surplus.

3- Position de l’administration fiscale

Dans sa réponse du 21 mars 2017, la DGI confirme que les personnes physiques ayant au
Maroc leur domicile fiscal, sont soumises à l’IR à raison de l’ensemble de leurs revenus et
profits de source marocaine et étrangère acquis à partir du jour de leur installation au
Maroc.

S’agissant de la pension de retraite, en plus des abattements de 55% sur le montant brut
annuel inférieur ou égal à 168.000 DH et de 40% pour le surplus applicables à tous les
retraités, quelle que soit l'origine de leur pension, le contribuable qui dispose d’une pension
de retraite de source étrangère bénéficie, en outre, d'une réduction de 80% du montant de
l'impôt dû au titre de sa pension globale et correspondant aux sommes transférées au Maroc
à titre définitif dans un compte en dirhams non convertibles.

Par ailleurs, l’Administration fiscale précise que les revenus versés par le fonds
d’investissement basé au Panama à des personnes physiques ayant leur domicile fiscal au
Maroc sont considérés comme des revenus de capitaux mobiliers de source étrangère
imposables, par voie de déclaration, au taux libératoire de 15% sans droit d’imputation de
l’impôt étranger en l’absence de convention de non double imposition conclue entre le
Maroc et le Panama.

En cas de cession ou de rachat des parts du fond d’investissement, les profits nets réalisés
sont considérés comme des profits de capitaux mobiliers de source étrangère imposables,
par voie de déclaration, au taux libératoire de 20% sans droit d’imputation de l’impôt
étranger.

4- Commentaire

La position de l’Administration fiscale est conforme aux dispositions légales en vigueur


qu’elle confirme sans laisser aucune marge d’interprétation dans l’examen du cas d’espèce.

Est-ce qu’un salarié est en droit de demander


la restitution de l’impôt prélevé à la source
par son ex-employeur sur l’indemnité de
départ volontaire ?
Document élaboré en Mai 2018

1- Problématique

Est-ce qu’un salarié est en droit de demander la restitution de l’impôt prélevé à la source
par son ex-employeur sur l’indemnité de départ volontaire ?

2- Cadre légal

En vertu des dispositions de l’article 57 du Code Général des Impôts (CGI) sont
exonérés,dans la limite fixée par la législation et la réglementation en vigueur en matière de
licenciement, l'indemnité de licenciement, de départ volontaire et toutes indemnités pour
dommages et intérêts accordées par les tribunaux en cas de licenciement.
L’article 53 de la loi n° 65-99 relative au Code du travail,promulguée par le dahir n° 1-03-
194 du 14 rejeb 1424 (11 septembre 2003), dispose que le montant de l'indemnité de
licenciement pour chaque année ou fraction d'année de travail effectif est égal à :

 96 heures de salaire pour les 5 premières années d'ancienneté

 144 heures de salaire pour la période d'ancienneté allant de 6 à 10 ans ;

 192 heures de salaire pour la période d'ancienneté allant de 11 à 15 ans ;

 240 heures de salaire pour la période d'ancienneté dépassant 15 ans.

3- Position de l’administration fiscale

L’Administration fiscale précise dans sa réponse du 21janvier 2017 que lorsque le salarié
perçoit une indemnité supérieure à celle calculée d’après le barème prévu par l’article 53 du
Code du travail dessus, la partie de l’indemnité excédentaire est intégralement taxable dans
les conditions de droit commun.

4- Commentaire

Il ressort de la position de la Direction Générale des Impôts (DGI) que l’impôt prélevé à la
source sur l’indemnité de départ volontaire, perçue suite à une opération de départ
volontaire, ne peut faire l’objet de restitution dès lors que le montant correspondant
dépasse celui fixé par la législation du travail en ce qui concerne l’indemnité de
licenciement.

Cette position est conforme à l’esprit et à la lettre des règles fiscales et de travail en vigueur
qui assimilent l’indemnité de départ volontaire à une indemnité de licenciement.

Néanmoins, il y a lieu d’attirer l’attention sur le fait que le montant de l’indemnité de départ
dépassant le seuil exonéré peut être considéré comme des dommages et intérêts qui
bénéficient de plein droit de l’exemption fiscale.

Quel est le régime fiscal applicable aux


indemnités pour dommages et intérêts
accordées dans le cadre de la procédure de
conciliation ?
Document élaboré en Mai 2018

1- Problématique
Quel est le régime fiscal applicable aux indemnités pour dommages et intérêts accordées
dans le cadre de la procédure de conciliation ?

2- Cadre légal

Conformément à l’article 57 du CGI, sont exonérés,dans la limite fixée par la législation et la


réglementation en vigueur en matière de licenciement,l'indemnité de licenciement, de
départ volontaire et toutes indemnités pour dommages et intérêts accordées par les
tribunaux en cas de licenciement.

L’article 41 (6ème alinéa) de la loi n° 65-99 relative au Code du travail,promulguée par le


dahir n° 1-03-194 du 14 rejeb 1424 (11 septembre 2003), dispose qu’en cas de rupture
abusive du contrat de travail par l'une des parties, la partie lésée a le droit de demander des
dommages-intérêts.

Le salarié licencié pour un motif qu'il juge abusif peut avoir recours à la procédure de
conciliation préliminaire aux fins de réintégrer son poste ou d'obtenir des dommages-
intérêts.

En cas de versement de dommages-intérêts, le récépissé de remise du montant est signé


par le salarié et l'employeur, les signatures dûment légalisées par l'autorité compétente. Il
est également contresigné par l'agent chargé de l'inspection du travail.

L'accord obtenu dans le cadre de la conciliation préliminaire est réputé définitif et non
susceptible de recours devant les tribunaux.

A défaut d'accord intervenu au moyen de la conciliation préliminaire, le salarié est en droit


de saisir le tribunal compétent qui peut statuer, dans le cas d'un licenciement abusif du
salarié, soit par la réintégration du salarié dans son poste ou par des dommages-intérêts
dont le montant est fixé sur la base du salaire d'un mois et demi par année ou fraction
d'année de travail sans toutefois dépasser le plafond de 36 mois.

3- Position de l’administration fiscale

Dans sa réponse du 22décembre 2015,la DGI considère que l’indemnité pour dommages et
intérêts accordée, en cas de recours à la procédure de conciliation, est exonérée de l’IR
dans la limite prévue par la législation du travail (1 mois et demi de salaires par an dans la
limite de 36 mois).

Néanmoins, le montant de l’indemnité qui excède le seuil exonéré est imposable avec
étalement sur 4 années ou sur la durée effective des services si celle-ci est inférieure à 4
ans.

4- Commentaire
La position de l’Administration fiscale est conforme au cadre légal régissant l’indemnité en
question ; étant souligné que ladite position a même introduit un allègement de la charge
fiscale en admettant l’étalement de l’imposition sur 4 en dépit que cet assouplissement
n’est pas prévu expressément par la législation fiscale.

Quel est le régime fiscal applicable au capital


servi aux héritiers par la CIMR dans le cadre
d’une retraite complémentaire ?
Document élaboré en Mars 2018

1- Problématique

Quel est le régime fiscal applicable au capital servi aux héritiers par la CIMR dans le cadre
d’une retraite complémentaire ?

2- Cadre légal

Conformément aux dispositions de l’article 57-6° du CGI, les indemnités journalières de


maladie, d'accident et de maternité et les allocations décès servies en application de la
législation et de la réglementation relative à la sécurité socialesont exonérées de l’IR.

3- Position de l’administration fiscale

La DGI estime dans sa réponse que les indemnités servies par la CIMR sous forme de capital
aux héritiers d’un affilié avant ou après la liquidation des droits du défunt, sont exonérées
de l’IR.

Par conséquent, la CIMR n’est tenue d’effectuer aucune retenue d’impôt.

4- Commentaire

La question posée vise à connaitre le régime fiscal applicable aux indemnités ci-après :-

l’indemnité servie sous forme de capital aux héritiers d’un affilié, lorsque le décès survient
après la liquidation des droits (trois fois la dernière pension brute mensuelle service) ; -

l’indemnité servie sous forme de capital avant la liquidation des droits ; -

la rente servie sous forme de capital dans le cadre de pensions certaines.


Sans pour autant se référer à une disposition légale, la DGI considère que les indemnités
servies aux héritiers sous forme de capital avant ou après la liquidation des droits du défunt,
sont exonérées de l’IR. Par contre, la rente demeure imposable sans possibilité de bénéfice
de l’étalement de l’imposition puisqu’elle n’est pas éligible à la règle de l’étalement.

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