Régime D'imposition
Régime D'imposition
1- Problématique
Quel est le traitement fiscal de la donation par une personne physique de biens immeubles
au profit d’une fondation reconnue d’utilité publique ?
2- Cadre légal
Aux termes de l’article 61-II du Code général des impôts (CGI), sont considérés comme
profits fonciers pour l'application de l'IR, les profits constatés ou réalisés à l'occasion des
cessions à titre gratuit portant sur les immeubles et les droits réels immobiliers.
L’article 83 dispose que les propriétaires doivent remettre contre récépissé une déclaration
des profits immobiliers au Receveur de l'Administration Fiscale dans les 30 jours qui suivent
la date de la cession en même temps que le versement de l'impôt.(Copyright 2014 - Editions
Artémis - Tous droits réservés)
3- Eléments de réponse
A travers sa réponse n° 5 du 28 février 2005, la Direction Générale des Impôts (DGI) estime
que lorsque le bien immeuble fait partie du patrimoine personnel de la personne physique,
l’opération est considérée comme une cession d’immeuble à titre gratuit imposable. Dans ce
cas, le donateur est tenu de déposer sa déclaration d’IR au titre des profits fonciers et payer
l’impôt correspondant dans les 30 jours qui suivent la date de l’opération.
4- Commentaire
En dépit de son caractère contestable, la loi fiscale ne prévoit pas d’exonération des
cessions à titre gratuit de biens immeubles au profit des fondations reconnues d’utilité
publique, lorsque lesdits biens sont inscrits dans le patrimoine personnel de la personne
physique ayant procédé à l’opération de donation. Dans ce cas, et en l’absence de profit, la
base imposable est estimée par l’administration fiscale en se basant, notamment, sur la
valeur d’acquisition, la valeur vénale, le comparatif des prix de cession des biens cédés, en
vertu, en particulier, des dispositions de l’article 224 du CGI.
A ce titre, il est à signaler que la note circulaire n° 717 relative au CGI confirme que les
profits résultant des donations et constatés à l’occasion des cessions des biens immeubles
ou droits réels s’y rattachant sont imposables, quelle que soit leur forme, sous seings privés
ou authentiques, à l'exclusion de celles effectuées entre ascendants et descendants, entre
époux, entre frères et sœurs.
Quel est le traitement fiscal du profit de la cession à titre onéreux des actions d'une société
anonyme immobilière dont l'actif est constitué d'un seul immeuble dont chaque associé
possède un certificat d'actions nominatives afférent à l'appartement qu'il occupe et dont il a
la libre disposition.
2- Cadre légal
Est considéré comme profit foncier pour l'application de l'impôt sur le revenu, au sens de
l'article 61-II, le profit constaté ou réalisé à l'occasion de la cession à titre onéreux ou de
l'apport en société d'actions ou de parts sociales nominatives émises par la société, à objet
immobilier, réputée fiscalement transparente au sens de l'article 3-3° du CGI.
3- Réponse
La cession à titre onéreux d'actions nominatives émises par la société à objet immobilier,
réputées fiscalement transparente, est une opération imposable en matière d'impôt sur le
revenu dans la catégorie des profits fonciers.
En effet, le profit généré par cette opération est passible de l'IR conformément aux
dispositions de l'article du CGI.
L'intéressé est tenu également de souscrire une déclaration du profit immobilier dans un
délai de 30 jours qui suivent la date de la cession en même temps que le paiement de
l'impôt correspondant, et ce en vertu des dispositions des articles 83 et 173 du CGI.
4- Observation
Une société est à objet immobilier, quelle que soit sa forme, lorsque son actif est constitué
d'une unité de logement occupée en totalité ou en majeure partie par les membres de la
société, et lorsqu'elle a pour seul objet l'acquisition ou la construction, en son nom,
d'immeubles collectifs ou d'ensembles immobiliers, en vue d'accorder statutairement à
chacun de leur membre, nommément désigné, la libre disposition de la fraction d'immeuble
ou d'ensemble immobilier correspondant à ses droits sociaux.
Les sociétés qui respectent la définition citée ci-dessus sont appelées sociétés immobilières
transparentes.
1- Problématique
Quel est le sort fiscal des dividendes distribués par une société française à des actionnaires
dont la résidence fiscale est au Maroc ?
2- Cadre légal
Suivant les termes de l’article 13-I du CGI, les produits des actions, parts sociales et revenus
assimilés soumis à la retenue à la source sont ceux versés, mis à la disposition ou inscrits en
compte des personnes physiques ou morales au titre des produits provenant de la
distribution de bénéfices par les sociétés soumises à l'IS, tels que les dividendes, intérêts du
capital et autres produits de participations similaires.
L’article 67-I dispose que le fait générateur de l'impôt est constitué par le versement, la
mise à la disposition ou l'inscription en compte du bénéficiaire.
Ainsi, les dividendes payés par une société domiciliée en France à une personne domiciliée
au Maroc, qui en est le bénéficiaire effectif, sont exemptés de la retenue à la source en
France s'ils sont imposables au Maroc au nom du bénéficiaire.
LA DGI devait se prononcer sur le taux applicable aux opérations de crédit réalisées par une
maison mère à ses filiales sous forme d’avances en comptes courants d’associés, d’avances
de trésorerie rémunérées et de commissions pour caution.
Dès lors que la TVA est une imposition qui s’applique aux opérations et non aux personnes,
le taux applicables est celui prévu en matière de crédit quelle que soit la modalité de
financement ou le statut juridique de la partie qui effectue ladite opération.
Il reste entendu que la taxe reste déductible pour la versante. (Copyright 2013 - Editions
Artémis - Tous droits réservés)
4- Commentaire
1- Question
2- Cadre légal
Les Produits bruts perçus par les personnes non résidentes sont soumis à la retenue à la
source au taux de 10%, et ce suivant les dispositions des articles 15, 30, 45 et 73 du CGI.
3. Réponse
4. Observation
1- Question
Quel est le régime fiscal applicable aux retraités qui veulent s’installer au Maroc ?
2- Cadre légal
3- Réponse
En vertu des dispositions de l’article 76 du CGI, il est prévu en faveur des contribuables qui
résident au Maroc et qui perçoivent une pension de retraite de source étrangère un régime
fiscal avantageux.
Ainsi, en plus d’un abattement non plafonné de 40%, prévu à l’article 60 du CGI, applicable
à tous les retraités, quelle que soit l’origine de leur pension, les retraités qui disposent de
pensions de retraite de source étrangère bénéficient en outre d’une réduction de 80% du
montant de l’impôt dû au titre de leur pension globale et correspondant aux sommes
transférées au Maroc à titre définitif dans un compte en dirhams non convertibles.
4- Observation
1- Question
Comment apprécier la durée du séjour au Maroc d’une personne physique soumise à l’I.R ?
2- Cadre légal :
En vertu des dispositions de l'article 23 du C.G.I, toute personne ayant séjourné au Maroc
d'une manière continue ou discontinue pendant plus de 183 jours, est considérée comme
ayant son domicile fiscal au Maroc. La période de séjour commence à courir à partir du 1er
jour de l'entrée de l'intéressé au Maroc.
3- Réponse
Pour apprécier la durée du séjour, deux situations peuvent se présenter :
le séjour est continu : dans ce cas il suffit d'attendre l'écoulement des 183 jours
;
le séjour est discontinu : dans ce cas il faut attendre l'expiration de 365 jours à
compter de la première date d'entrée de la personne au Maroc et de totaliser
les différents séjours.
La période de 365 jours peut chevaucher sur deux années civiles, dans ce cas la durée de
séjour est déterminée selon les dispositions des articles 23 et 27 du C.G.I. En règle générale,
la durée de séjour est réputée remplie, lorsque le contribuable a résidé au Maroc pour une
durée supérieur à 183 jours sur toute période de 365 jours chevauchant sur 2 années civiles.
4- Exemple
Un contribuable, précédemment installé dans un pays étranger avec lequel le Maroc n'a pas
de convention, acquiert le 1er avril 2010 un domicile fiscal au Maroc. Ce contribuable a
disposé au titre de l'année 2010 des revenus ci-après :
5- Observation
Il convient de noter que l’administration fiscale établit chaque année le taux de change
moyen à retenir pour la conversion en dirhams des revenus de source étrangère imposables
au Maroc, sur la base des cours de change communiqués par Bank Al Maghreb
Quel est le traitement fiscal des prix
décernés lors d’un festival ?
Document élaboré en Août 2012
1- Problématique
Quel est le traitement fiscal des prix décernés lors d’un festival ?
2- Cadre légal
Par ailleurs, l’article 15-V prévoit une retenue à la source pour les produits bruts versés, mis
à la disposition ou inscrits en compte des personnes physiques ou morales non résidentes
au titre des rémunérations pour l'exploitation, l'organisation ou l'exercice d'activités
artistiques ou sportives et autres rémunérations analogues.
En réponse (n° 22 du 9 janvier 2006), l’administration fiscale a informé que les prix
discernés aux comédiens et cinéastes sont considérés au regard de la législation fiscale
marocaine comme étant des revenus professionnels.
Ainsi, l’organisme qui a versé des rémunérations à des personnes physiques non résidentes
doit opérer pour le compte du trésor la retenue à la source précitée et verser le montant
correspondant dans le mois suivant celui du paiement, de la mise à la disposition, ou de
l’inscription en compte, au Receveur de l’Administration Fiscale du lieu de son siège.
4- Commentaire
Les professions d’homme de lettres, artiste, peintre, sculpteur, compositeur sont assimilées
par la législation marocaine à des professions libérales. Par conséquent, le montant brut des
cachets octroyés aux artistes exerçant à titre individuel ou constitués en troupes est soumis
à la retenue à la source au taux de 30% non libératoire (art. 73-II-G-4°), après l’application
d’un abattement forfaitaire de 40 % (art. 60-II). (Copyright Artémis 2011 - tous droits
réservés)
A signaler que la position de la DGI doit être complétée au regard des nouvelles dispositions
de la loi de finances 2012 qui a introduit l’exonération des prix littéraires et artistiques dont
le montant ne dépasse pas 100.000 dhs par année (art. 57-18° du CGI). Cette exonération
s’applique aux prix acquis à compter du 17 mai 2012, date de publication de la LF au BO.
1- Problématique
Quel est le régime fiscal applicable aux rémunérations allouées à des avocats avec lesquels
une entreprise a passé une convention de prestation de conseil et de soutien juridique ?
2- Cadre légal
Conformément à l’article 30-1°-c) du Code Général des Impôts (CGI), sont considérés
comme revenus professionnels pour l'application de l'IR, les bénéfices réalisés par les
personnes physiques et provenant de l'exercice d'une profession libérale ou de toute autre
profession.
En vertu de l’article 151, toute entreprise exerçant une activité au Maroc doit, lorsqu'elle
alloue à des contribuables inscrits à la taxe professionnelle, à l'IS ou à l'IR des honoraires,
commissions, courtages et autres rémunérations de même nature, produire une déclaration
des sommes comptabilisées au cours de l'exercice comptable précédent au titre desdites
rémunérations.
4- Commentaire
A travers sa réponse la DGI confirme le régime fiscal applicable aux avocats qui est celui du
droit commun, dans la mesure où cette profession libérale ne bénéficie d’aucun traitement
dérogatoire en raison de la nature de l’activité exercée.
1- Problématique
Quel est le traitement fiscal des honoraires encaissés en totalité par un avocat au cours de
l'exercice où un dossier lui a été confié et dont la durée de traitement est étalée sur une
période de 4 ans ?
2- Cadre légal
Le CGI dispose dans son article 71 que l’IR est établi, chaque année, en raison du revenu
global acquis par le contribuable au cours de l'année précédente./font>
L’article 82 prévoit que les contribuables sont tenus de déposer auprès de l'inspecteur des
impôts du lieu du domicile fiscal, une déclaration de leur revenu global de l'année
précédente, et ce avant le 1er avril de chaque année pour les titulaires de revenus
professionnels déterminés selon le régime du résultat net réel ou celui du résultat net
simplifié.
Par conséquent, les honoraires perçus par un avocat et rémunérant une affaire traitée
constituent des recettes entrant dans le chiffre d'affaires du cabinet au titre de l'année
d'acquisition. (Copyright 2013 - Editions Artémis - Tous droits réservés)
4- Commentaire
A la question de savoir si les avocats ont la possibilité d'étaler l'imposition des produits
encaissés pour une affaire traitées sur une durée moyenne de 4 années considérant que le
fait générateur est l'aboutissement final du dossier, l’administration fiscale s’attache dans sa
réponse à la notion « d’acquisition » pour déterminer l’année d’imposition.
En effet, le fait générateur de l’IR est l’acquisition du revenu et non pas la date
d’aboutissement de l’activité professionnelle ayant générée l’encaissement dudit revenu. En
conséquence, les montants perçus par l'avocat sont imposables en totalité au titre de
l’année d’acquisition et aucun étalement de l'imposition ne peut être accordé.
1- Problématique
2- Cadre légal
L’article 23 du CGI relatif à la territorialité de l’IR dispose que sont assujetties à cet impôt :
les personnes physiques qui ont au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l'ensemble de leurs revenus et profits, de source marocaine et étrangère ;
les personnes physiques qui n'ont pas au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l'ensemble de leurs revenus et profits de source marocaine ;
les personnes, ayant ou non leur domicile fiscal au Maroc, qui réalisent des
bénéfices ou perçoivent des revenus dont le droit d'imposition est attribué au
Maroc en vertu des conventions tendant à éviter la double imposition.
Au sens du CGI, une personne physique a son domicile fiscal au Maroc lorsqu'elle a son foyer
d'habitation permanent, le centre de ses intérêts économiques ou lorsque la durée continue
ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 j pour toute période de 365 j.
De même, sont considérés comme ayant leur domicile fiscal au Maroc, les agents de l'Etat
qui exercent leurs fonctions ou sont chargés de mission à l'étranger lorsqu'ils sont exonérés
de l'impôt personnel sur le revenu dans le pays étranger où ils résident.
En outre et conformément aux dispositions de l’article 72 du CGI, l'IR est établi au lieu du
domicile fiscal du contribuable ou de son principal établissement. Toutefois, le contribuable
qui n'a pas au Maroc son domicile fiscal est tenu d'en élire un. Tout changement du domicile
fiscal ou du lieu du principal établissement doit être signalé à l'administration fiscale dans
les 30 j qui suivent la date du changement. A défaut, il est notifié et imposé à la dernière
adresse connue.(Copyright Artémis 2011 - tous droits réservés)
A travers sa réponse n° 40 du 4 février 2003, la DGI affirme que sur le plan du droit fiscal
international, les
revenus locatifs sont imposés dans le pays du lieu de situation des propriétés objet de la
location. Par conséquent, le loyer en question est à appréhender au niveau de la catégorie
des revenus fonciers et à imposer au taux du barème sans aucun abattement. Ainsi, le
contribuable concerné est tenu de déposer annuellement une déclaration du revenu global
auprès du service local des impôts.
4- Commentaire
Il s’agit d’une position conforme à la loi fiscale marocaine et à la plupart des conventions
fiscales internationales de non double imposition, dès lors que le bien immobilier en
question est situé sur le territoire marocain.
S’agissant du cas d’un loyer versé par une société établie au Maroc à un non résident,
l’administration fiscale précise qu’aucune retenue à la source n'est exigée, en ce sens que
ladite société est tenue de verser à l’intéressé le montant brut global du loyer sous réserve,
toutefois, de la production, par lui, d'une attestation fiscale délivrée par le service local des
impôts, justifiant avoir souscrit sa déclaration fiscale au titre de l’année concernée par la
location.
Quel est le régime fiscal applicable aux
revenus perçus par les chanteurs au Maroc ?
Document élaboré en Septembre 2014
1- Problématique
Quel est le régime fiscal applicable aux revenus perçus par les chanteurs au Maroc ?
2- Cadre légal
Conformément aux dispositions des articles 60-II, 73-II-G-4° et 156-II du CGI, le montant brut
des cachets octroyés aux artistes exerçant à titre individuel ou constitués en troupes est
soumis à la retenue à la source au taux de 30% après un abattement forfaitaire de 40%.
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Dans sa réponse n° 223 du 20 avril 2005, la DGI confirme que le montant brut des cachets
octroyés aux artistes est soumis à la retenue à la source au taux de 30 % après un
abattement forfaitaire de 40 %.
4- Commentaire
Si l’Administration fiscale a confirmé le traitement fiscal prévu par la le CGI, il est à préciser
qu’en vertu de ce cadre légal, la retenue à la source opérée par la partie versante de ces
sommes n’est pas libératoire de l’impôt sur le revenu, à l’instar des traitements et salaires
(Cf. dernier alinéa de l’article 73 du CGI).
1- Problématique
Quel est le régime d’imposition de l’indemnité de départ volontaire perçue dans le cadre
d’un plan de restructuration d’une société ?
2- Cadre légal
Sont exonérés de l’impôt en vertu de l’article 57-7° du Code Général des Impôts (CGI), dans
la limite fixée par la législation et la réglementation en vigueur en matière de licenciement :
l'indemnité de licenciement ;
L’Administration fiscale signale dans sa réponse n° 317 du 1er août 2014 que l’exonération
de l’indemnité de départ volontaire est limitée à l’indemnité de licenciement fixée par le
barème prévu par l’article 53 du Code du travail.
Par conséquent, lorsque le salarié perçoit une indemnité supérieure à celle calculée d’après
le barème précité, le surplus est intégralement taxable en le répartissant par parts égales et
en l’ajoutant aux salaires annuels des 4 dernières années d’activité du salarié ou sur la
durée effective de services, si celle-ci est inférieure à 4 ans, en procédant de la manière
suivante :
Le montant de l’impôt afférent à la partie de l’indemnité imposable est égal à l’addition des
reliquats d’impôts calculés pour chacune des 4 années.
4- Commentaire
1- Problématique
Est-ce que le taux de change, base de conversion des revenus perçus en monnaies
étrangères, s’applique sur la totalité de la pension de retraite de source étrangère ou
uniquement sur les sommes non transférées au Maroc ?
2- Cadre légal
L’article 76 du CGI prévoit pour les contribuables ayant au Maroc leur domicile fiscal et
titulaires de pensions de retraite ou d'ayants cause de source étrangère, une réduction
égale à 80% du montant de l'impôt dû et correspondant aux sommes transférées à titre
définitif en dirhams non convertibles.(Copyright 2014 - Editions Artémis - Tous droits
réservés)
4- Commentaire
Les modalités de calcul retenues par l’Administration fiscale sont conforme à la législation
fiscale marocaine, étant précisé que le dispositif y afférent vise à encourager les retraités
étrangers à s’installer au Maroc en réduisant leurs charges fiscales, mais se rapportant
uniquement à la partie de leurs revenus transférés au Maroc à titre définitif.
1- Problématique
Quel est le taux d’imposition applicable aux indemnités servies au personnel enseignant
permanent relevant d’une université et au personnel enseignant non permanent ainsi
qu’aux membres ne relevant pas du corps professoral ?
2- Cadre légal
En vertu des articles 58-II-C et 73-II-D et G-1° du Code Général des Impôts (CGI), les
rémunérations et les indemnités, occasionnelles ou non, versées par des entreprises ou
organismes à des personnes ne faisant pas partie de leur personnel salarié, sont passibles
de la retenue à la source au taux de 30%.
Toutefois, les revenus qui sont versés par des établissements publics ou privés
d'enseignement ou de formation professionnelle aux personnes qui remplissent une fonction
d'enseignant et ne faisant pas partie de leur personnel permanent, sont soumis à la retenue
à la source au taux de 17%.
La retenue à la source est appliquée sur le montant brut des rémunérations et des
indemnités sans aucune déduction. Elle ne dispense pas les bénéficiaires des rémunérations
imposables au taux de 30% de la déclaration annuelle du revenu global. (Copyright 2015 -
Editions Artémis - Tous droits réservés)
Dans sa réponse n° 302 du 10 juillet 2014, la Direction Générale des Impôts (DGI) fait savoir
que les rémunérations versées par des établissements publics ou privés d’enseignement ou
de formation professionnelle à des enseignants ne faisant pas partie de leur personnel
permanent, sont passibles d’une retenue à la source au taux de 17% libératoire de l’IR.
Par contre, les rémunérations versées au personnel non permanent qui ne relève pas du
corps professoral, sont soumises au taux de 30% non libératoire.
En ce qui concerne les rémunérations versées aux enseignants faisant partie du personnel
permanent de l’Université, le régime d’imposition est celui du droit commun, en ce sens
qu’il y a lieu d’appliquer le taux du barème.
4- Commentaire
Au-delà des taux spécifiques applicables aux salariés ne faisant pas partis du personnel de
l’Université, le corps professoral salarié ne bénéfice d’aucun traitement particulier en
matière d’imposition des revenus salariaux qui leur sont versés, à l’instar de tous les autres
salariés permanent de l’Université.
1- Problématique
Quel est le régime applicable à une retraite de source étrangère ?
2- Cadre légal
En vertu de l’article 60 du Code Général des Impôts (CGI), pour la détermination du revenu
net imposable en matière de pensions et rentes viagères, il est appliqué sur le montant brut
imposable desdites pensions et rentes, déduction faite, le cas échéant, des cotisations et
primes (article 59-III et IV), un abattement forfaitaire de :
L’article 76 prévoit que les contribuables ayant au Maroc leur domicile fiscal (article 23) et
titulaires de pensions de retraite ou d'ayants cause de source étrangère, bénéficient d'une
réduction égale à 80% du montant de l'impôt dû au titre de leur pension et correspondant
aux sommes transférées à titre définitif en dirhams non convertibles.
La Direction Générale des Impôts (DGI) fait savoir dans sa réponse n° 316 du 31 juillet 2014
qu’il est prévu en faveur des contribuables qui résident au Maroc et qui perçoivent une
pension de retraite de source étrangère un régime fiscal avantageux.
En plus des abattements forfaitaires applicables à toute pension de retraite quelle que soit
son origine, les assujettis disposant d’une pension de retraite de source étrangère
bénéficient d'une réduction de 80% du montant de l'impôt dû au titre de leur pension
globale et correspondant aux sommes transférées au Maroc à titre définitif en dirhams non
convertibles.
Pour bénéficier de cet avantage, le contribuable concerné doit produire avant le 1 er mars de
chaque année une déclaration du revenu global accompagnée des documents suivants :
En outre, les retraits en DH ordinaires effectués à l’aide de carte de crédit étrangère sont
pris en compte pour le calcul de la réduction de 80% précitée, sous réserve de la production
des pièces suivantes :
4- Commentaire
A rappeler qu’une personne physique a son domicile fiscal au Maroc lorsqu'elle a son foyer
permanent d'habitation, le centre de ses intérêts économiques ou lorsque la durée continue
ou discontinue de ses séjours dépasse 183 jours pour toute période de 365 jours.
1- Problématique
L’article 57-10° du Code Général des Impôts (CGI) exonère les prestations servies au terme
d'un contrat d'assurance sur la vie ou d'un contrat de capitalisation dont la durée est au
moins égale à 8 ans.
L’article 60-I prévoit que pour la détermination du revenu net imposable en matière de
pensions et rentes viagères, il est appliqué sur le montant brut imposable desdits revenus,
déduction faite, le cas échéant, des cotisations et primes (art. 59-III et IV), un abattement
forfaitaire de :
L’article 76 dispose que les contribuables ayant au Maroc leur domicile fiscal (art. 23) et
titulaires de pensions de retraite ou d'ayants cause de source étrangère, bénéficient dans
les conditions prévues à l'article 82-III, d'une réduction égale à 80% du montant de l'impôt
dû au titre de leur pension et correspondant aux sommes transférées à titre définitif en
dirhams non convertibles.
La Direction Général des Impôts (DGI) signale dans sa réponse n° 320 du 1eraoût 2014 que
seules les prestations servies au terme des contrats de capitalisation souscrits pour une
durée de 8 ans auprès des compagnies d’assurance établies au Maroc, bénéficient de
l’exonération.
Elle précise, néanmoins, que dans le cas où il s’agit d’une retraite de source étrangère, il est
prévu en faveur des contribuables qui résident au Maroc un régime fiscal avantageux.
En plus des abattements non plafonnés applicables à toute pension de retraite, quelle que
soit son origine, les assujettis disposant d’une pension de retraite de source étrangère
bénéficient d'une réduction de 80% du montant de l'impôt dû au titre de leur pension
globale et correspondant aux sommes transférées au Maroc à titre définitif en dirhams non
convertibles.
Pour bénéficier de cette atténuation, le contribuable concerné doit produire une déclaration
annuelle du revenu global, accompagnée des documents suivants :
Dans le cas d’espèce, il s’agit d’un citoyen français exerçant une profession libérale au
Maroc depuis plusieurs années et ayant souscrit à titre personnel et volontaire auprès d’une
Caisse de retraite française. Celui-ci n’a procédé à aucune déduction pour la détermination
de son revenu professionnel imposable au Maroc durant toute la période de souscription.
S’agissant des bénéficiaires résidents au Maroc, il est à rappeler qu’une personne physique
a son domicile fiscal lorsqu'elle a au Maroc son foyer permanent d'habitation, le centre de
ses intérêts économiques ou lorsque la durée continue ou discontinue de ses séjours
dépasse 183 jours pour toute période de 365 jours.
1- Problématique
Quel est le traitement fiscal des frais engagés par un gérant d’une SARL dans l’exercice de
son mandat social ?
2- Cadre légal
En vertu de l’article 57-1° du Code Général des Impôts (CGI), sont exonérées les indemnités
destinées à couvrir des frais engagés dans l'exercice de la fonction ou de l'emploi, dans la
mesure où elles sont justifiées, qu'elles soient remboursées sur états ou attribuées
forfaitairement. Toutefois, cette exonération n'est pas applicable aux titulaires de revenus
salariaux bénéficiant de la déduction des frais inhérents à la fonction ou à l'emploi, aux taux
prévus à l’article 59-I-B et C.
L’article 73-II-G-1° prévoit un taux d’imposition spécifiques de 30% pour les rémunérations,
les indemnités occasionnelles ou non versées à des personnes ne faisant pas partie du
personnel permanent de l'employeur.
Toutefois, les remboursements de frais engagés par un gérant d’une SARL, non salarié, dans
l’exercice de son mandat social, constituent une rémunération imposable au titre des
rémunérations et indemnités versées à des personnes ne faisant pas partie du personnel
permanent.
4- Commentaire
En effet, les remboursements des frais engagés par un gérant d’une SARL dans l’exercice de
son mandat social ne peuvent être assimilés à des revenus salariaux bénéficiant de
l’exonération prévue à l’article 57 du CGI dont seul un salarié peut prétendre.
Par ailleurs, il est à préciser que le taux de 30% n’est pas libératoire de l’IR, et donc le
dirigeant bénéficiant des rémunérations en question est tenu de souscrire sa déclaration du
revenu global (art. 82 du CGI).
1- Problématique
Quel est le traitement fiscal des intérêts sur les avances en compte courant d’associé
consentis par des associés ?
2- Cadre légal
En vertu de l’article 4-II du CGI, sont soumis à la retenue à la source au titre de l'IS ou de
l'IR, les produits de placements à revenu fixe versés, mis à la disposition ou inscrits en
compte des personnes physiques ou morales bénéficiaires, qu'elles soient imposables,
exonérées ou exclues du champ d'application de l'impôt et ayant au Maroc leur siège social,
leur domicile fiscal ou un établissement auquel se rattachent les produits servis.
L’article 14-III prévoit que les produits de placements à revenu fixe soumis à la retenue à la
source, sont ceux versés, mis à la disposition ou inscrits en compte des personnes
physiques ou morales au titre des intérêts et autres produits similaires : des prêts et
avances consentis par des personnes physiques ou morales autres que les organismes
prévus au II dudit article, à toute autre personne passible de l'IS ou de l'IR selon le régime du
résultat net réel.
L’article 19-IV-C impose au taux spécifique de 20% du montant, hors TVA, les produits de
placements à revenu fixe. Mais dans ce cas, les bénéficiaires doivent décliner, lors de
l'encaissement desdits produits :
Au sens de l’article 66-I-B, sont considérés comme des revenus de capitaux mobiliers, les
revenus de placements à revenu fixe, versés, mis à la disposition ou inscrits en compte des
personnes physiques ou morales qui n'ont pas opté pour l'IS et ayant au Maroc leur domicile
fiscal ou leur siège social à l'exclusion des intérêts générés par les opérations de pensions.
3- Eléments de réponse
Les intérêts sur les avances en compte courant d’associé consentis par des personnes
physiques ou morales autres que les établissements de crédit et organismes assimilés sont
soumis à :
En effet, la retenue à la source doit être opérée, pour le compte du Trésor, par les sociétés
qui versent, mettent à la disposition ou inscrivent en compte des bénéficiaires les produits
imposables.
Cette retenue à la source est imputable sur le montant de l'IS ou sur l'IR avec droit à
restitution. Toutefois, pour les personnes totalement exonérées ou hors champ d'application
de l'IS, la retenue à la source n'ouvre pas droit à restitution.
1- Problématique
Quel est le mode d’imposition des revenus hérités dans le cadre d’un contrat de retraite
complémentaire et de plus-values de cession d’OPCVM ?
2- Cadre légal
Les articles 57-9° et 10° du CGI prévoient l’exonération des retraites complémentaires dont
les cotisations n'ont pas été déduites pour la détermination du revenu net imposable ainsi
que des prestations servies au terme d'un contrat d'assurance sur la vie ou d'un contrat de
capitalisation dont la durée est au moins égale à 8 ans.
Par contre, la cession des titres d’OPCVM obligataires et monétaires acquis est soumise à
l’impôt au taux forfaitaire de 20%, retenu à la source par l’intermédiaire financier habilité
teneur de compte.(CATDR 2016)
4- Commentaire
le prix de cession diminué, le cas échéant, des frais supportés à l'occasion de cette
cession, notamment les frais de courtage et de commission ;
et la valeur liquidative des titres à la date du décès du de cujus.
A souligner que la législation fiscale marocaine ne prévoit aucun traitement spécifique pour
les revenus d’héritage.
1- Problématique
Quel est le taux de l’IR, applicable au profit de cession d’un terrain agricole relevant des
communes définies comme rurales dont la totalité de leur territoire est à l’extérieur des
périmètres urbains, bien que dans le périmètre de ces communes des constructions sont
édifiées d’une façon anarchique ou suite à des dérogations ?
2- Cadre légal
L’article 61-II du CGI stipule que sont considérés comme profits fonciers pour l’application de
l’IR, les profits constatés ou réalisés à l’occasion de la vente d’immeubles situés au Maroc ou
de la cession de droits réels immobiliers portant sur de tels immeubles.
S’agissant du taux d’imposition, l’article 73-II-F-6° du CGI stipule que, sont soumis au taux
de 20%, les profits nets fonciers réalisés ou constatés prévu à l’article 61-II du CGI autres
que ceux visés aux articles 73-G-7° et 73-II du CGI, sous réserve des dispositions prévues à
l’article 144-II du CGI.
Conformément aux dispositions de l’article 73-G-7° du CGI, le taux de 30% est applicable
pour les profits nets réalisés ou constatés à l’occasion de la première cession à titre onéreux
d’immeubles non bâtis inclus dans le périmètre urbain, à compter du 1 er janvier 2013, ou de
la cession à titre onéreux de droits réels immobiliers portant sur de tels immeubles, sous
réserve des dispositions prévues à l’article 144-II du CGI.
Pour les profits nets réalisés ou constatés à l’occasion de la cession d’immeubles urbains
non bâtis ou de la cession de droits réels immobiliers portant sur de tels immeubles, l’article
73-II-H du CGI prévoit un taux d’imposition selon la durée écoulée entre la date d’acquisition
desdits immeubles et celle de leur cession, comme suit :
3- Eléments de réponse
Toutefois, à compter du 1er janvier 2013, l’article 73-G-7° du CGI énonce un taux
d’imposition de 30% pour le profit réalisé à l’occasion de la première cession à titre
d’immeubles non bâtis, y compris les terrains agricoles, inclus dans le périmètre urbain.
Par ailleurs, le taux de l’impôt est déterminé en fonction de la durée de détention du terrain
urbain cédé, en application des dispositions de l’article 73-II-H du CGI, lorsque le terrain
agricole cédé est inclus dans le périmètre urbain avant la date susvisée.
L’administration fiscale signale dans sa réponse du 20 mars 2017 que le profit réalisé sur la
cession d’un terrain agricole est soumis à l’IR au taux libératoire de 20% en précisant que le
profit réalisé à l’occasion de la première cession à titre onéreux de terrains agricoles inclus
dans le périmètre urbain, à compter
du 1er janvier 2013, est soumis au taux de 30%.
5- Commentaire
La position de l’administration fiscale est conforme aux dispositions légales en vigueur qui
prévoient l’imposition des profits nets fonciers réalisés ou constatés à l’occasion de la
cession à titre onéreux de bien immeubles sans limiter l’assujettissement aux terrains situés
dans le périmètre urbain, et ce conformément au principe d’égalité devant l’impôt.
Ainsi, l’analyse de la soumission à l’impôt des terrains situés en dehors du périmètre urbain
diffère selon qu’il s’agit de l’IR ou de la taxe sur les terrains urbains non bâtis.
Quel est le régime fiscal applicable à la
rémunération salariale perçue par un salarié
d’une entité ayant le statut « Casablanca
Finance City (CFC) » ?
Document élaboré en septembre 2017
1- Problématique
Quel taux d’IR applicable au salaire versé à un employé d’une filiale ayant le statut « CFC »,
sachant que le salaire en question comprend une partie versée par la filiale marocaine en
dirhams et une autre partie versée en devises, par la maison mère établie en France et
ayant conclu un contrat de détachement avec le salarié auprès de sa filiale marocaine ?
2- Cadre légal
Conformément aux dispositions de l’article 73-I du CGI, le barème de calcul de l’IR est fixé
comme suit :
Par ailleurs, l’article 73-II-F-9° du CGI prévoit un taux libératoire de 20% pour les
traitements, émoluments et salaires bruts versés aux salariés qui travaillent pour le compte
des sociétés ayant le statut « CFC », conformément à la législation et la réglementation en
vigueur, pour une période maximale de 5 ans à compter de la date de prise de leurs
fonctions. Toutefois, les salariés susvisés peuvent demander, sur option irrévocable, à leur
employeur à être imposés d’après les taux du barème prévu à l’article 73-I du CGI.(CATDR
2017)
3- Eléments de réponse
Avant le 1er janvier 2015, les traitements, émoluments et salaires bruts versés aux salariés
qui travaillent pour le compte des sociétés ayant le statut « CFC », étaient soumis au taux
non libératoire de 20%, pour une période maximale de 5 ans à compter de la date de prise
de leurs fonctions.
La loi de finances 2015 a instauré une mesure permettant l’octroi du choix de taxation au
titre des traitements, émoluments et salaires bruts, versésaux salariés des sociétés ayant le
statut « CFC ». De ce fait, à compter 1 er janvier 2015, les salariés des sociétés susvisées
peuvent opter de manière irrévocable, auprès de leurs employeurs, pour l'imposition de
leurs traitements, émoluments et salaires :
Dans le cas d'espèce, l’administration fiscale considère que dans la mesure où l’activité
salariée de cet employé est exclusivement dédiée à la filiale marocaine et que la
rémunération versée à l’étranger est facturée par la société mère à ladite filiale, il y a lieu
de considérer ladite rémunération comme un complément de salaire de l’intéressé.
Dans ce cas, l’ensemble de la rémunération versée à ce salarié est soumise à l’IR au taux
libératoire de 20% conformément aux dispositions de l’article 73-II-F-9° du CGI.
1- Problématique
Dans quelles conditions l’indemnité pour dommages et intérêts accordée dans le cadre de la
procédure de conciliation peut-elle être exonérée de l’IR ?
2- Cadre légal
Conformément à l’article 57-7° du CGI, sont exonérés, dans la limite fixée par la législation
et la réglementation en vigueur en matière de licenciement, l'indemnité de licenciement, de
départ volontaire et toutes indemnités pour dommages et intérêts accordées par les
tribunaux en cas de licenciement.
L’article 41 (6ème alinéa) de la loi n° 65-99 relative au Code du travail, promulguée par le
dahir n° 1-03-194 du 14 rajab 1424 (11 septembre 2003), dispose qu’en cas de rupture
abusive du contrat de travail par l'une des parties, la partie lésée a le droit de demander des
dommages-intérêts.
Le salarié licencié pour un motif qu'il juge abusif peut avoir recours à la procédure de
conciliation préliminaire aux fins de réintégrer son poste ou d'obtenir des dommages-
intérêts.
Néanmoins, le montant de l’indemnité qui excède le seuil exonéré est imposable avec
étalement sur 4 années ou sur la durée effective des services si celle-ci est inférieure à 4
ans.
4- Commentaire
1- Problématique
Quel est le régime fiscal applicable à une personne retraitée possédant un fond
d’investissement «offshore» basé au Panamaqui souhaite avoir sa résidence fiscale au
Maroc?
2- Cadre légal
les personnes physiques qui n'ont pas au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l'ensemble de leurs revenus et profits de source marocaine ;
les personnes, ayant ou non leur domicile fiscal au Maroc, qui réalisent des
bénéfices ou perçoivent des revenus dont le droit d'imposition est attribué au
Maroc en vertu des conventions tendant à éviter la double imposition.
Une personne physique a son domicile fiscal au Maroc lorsqu'elle a au Maroc son foyer
d'habitation permanent, le centre de ses intérêts économiques ou lorsque la durée continue
ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 jours pour toute période de 365 jours.
L’article 27 prévoit que lorsqu'un contribuable acquiert un domicile fiscal au Maroc, son
revenu global imposable de l'année de son installation comprend :
Lorsqu'il cesse d'avoir au Maroc son domicile fiscal, son revenu global imposable de l'année
de la cessation comprend les revenus de source marocaine afférents à la même année ainsi
que les revenus de source étrangère acquis à la date de la cessation.
L’article 76 prévoit que les contribuables ayant au Maroc leur domicile fiscal et titulaires de
pensions de retraite ou d'ayants cause de source étrangère, bénéficient dans les conditions
prévues à l'article 82-III, d'une réduction égale à 80% du montant de l'impôt dû au titre de
leur pension et correspondant aux sommes transférées à titre définitif en dirhams non
convertibles.
Dans sa réponse du 21 mars 2017, la DGI confirme que les personnes physiques ayant au
Maroc leur domicile fiscal, sont soumises à l’IR à raison de l’ensemble de leurs revenus et
profits de source marocaine et étrangère acquis à partir du jour de leur installation au
Maroc.
S’agissant de la pension de retraite, en plus des abattements de 55% sur le montant brut
annuel inférieur ou égal à 168.000 DH et de 40% pour le surplus applicables à tous les
retraités, quelle que soit l'origine de leur pension, le contribuable qui dispose d’une pension
de retraite de source étrangère bénéficie, en outre, d'une réduction de 80% du montant de
l'impôt dû au titre de sa pension globale et correspondant aux sommes transférées au Maroc
à titre définitif dans un compte en dirhams non convertibles.
Par ailleurs, l’Administration fiscale précise que les revenus versés par le fonds
d’investissement basé au Panama à des personnes physiques ayant leur domicile fiscal au
Maroc sont considérés comme des revenus de capitaux mobiliers de source étrangère
imposables, par voie de déclaration, au taux libératoire de 15% sans droit d’imputation de
l’impôt étranger en l’absence de convention de non double imposition conclue entre le
Maroc et le Panama.
En cas de cession ou de rachat des parts du fond d’investissement, les profits nets réalisés
sont considérés comme des profits de capitaux mobiliers de source étrangère imposables,
par voie de déclaration, au taux libératoire de 20% sans droit d’imputation de l’impôt
étranger.
4- Commentaire
1- Problématique
Est-ce qu’un salarié est en droit de demander la restitution de l’impôt prélevé à la source
par son ex-employeur sur l’indemnité de départ volontaire ?
2- Cadre légal
En vertu des dispositions de l’article 57 du Code Général des Impôts (CGI) sont
exonérés,dans la limite fixée par la législation et la réglementation en vigueur en matière de
licenciement, l'indemnité de licenciement, de départ volontaire et toutes indemnités pour
dommages et intérêts accordées par les tribunaux en cas de licenciement.
L’article 53 de la loi n° 65-99 relative au Code du travail,promulguée par le dahir n° 1-03-
194 du 14 rejeb 1424 (11 septembre 2003), dispose que le montant de l'indemnité de
licenciement pour chaque année ou fraction d'année de travail effectif est égal à :
L’Administration fiscale précise dans sa réponse du 21janvier 2017 que lorsque le salarié
perçoit une indemnité supérieure à celle calculée d’après le barème prévu par l’article 53 du
Code du travail dessus, la partie de l’indemnité excédentaire est intégralement taxable dans
les conditions de droit commun.
4- Commentaire
Il ressort de la position de la Direction Générale des Impôts (DGI) que l’impôt prélevé à la
source sur l’indemnité de départ volontaire, perçue suite à une opération de départ
volontaire, ne peut faire l’objet de restitution dès lors que le montant correspondant
dépasse celui fixé par la législation du travail en ce qui concerne l’indemnité de
licenciement.
Cette position est conforme à l’esprit et à la lettre des règles fiscales et de travail en vigueur
qui assimilent l’indemnité de départ volontaire à une indemnité de licenciement.
Néanmoins, il y a lieu d’attirer l’attention sur le fait que le montant de l’indemnité de départ
dépassant le seuil exonéré peut être considéré comme des dommages et intérêts qui
bénéficient de plein droit de l’exemption fiscale.
1- Problématique
Quel est le régime fiscal applicable aux indemnités pour dommages et intérêts accordées
dans le cadre de la procédure de conciliation ?
2- Cadre légal
Le salarié licencié pour un motif qu'il juge abusif peut avoir recours à la procédure de
conciliation préliminaire aux fins de réintégrer son poste ou d'obtenir des dommages-
intérêts.
L'accord obtenu dans le cadre de la conciliation préliminaire est réputé définitif et non
susceptible de recours devant les tribunaux.
Dans sa réponse du 22décembre 2015,la DGI considère que l’indemnité pour dommages et
intérêts accordée, en cas de recours à la procédure de conciliation, est exonérée de l’IR
dans la limite prévue par la législation du travail (1 mois et demi de salaires par an dans la
limite de 36 mois).
Néanmoins, le montant de l’indemnité qui excède le seuil exonéré est imposable avec
étalement sur 4 années ou sur la durée effective des services si celle-ci est inférieure à 4
ans.
4- Commentaire
La position de l’Administration fiscale est conforme au cadre légal régissant l’indemnité en
question ; étant souligné que ladite position a même introduit un allègement de la charge
fiscale en admettant l’étalement de l’imposition sur 4 en dépit que cet assouplissement
n’est pas prévu expressément par la législation fiscale.
1- Problématique
Quel est le régime fiscal applicable au capital servi aux héritiers par la CIMR dans le cadre
d’une retraite complémentaire ?
2- Cadre légal
La DGI estime dans sa réponse que les indemnités servies par la CIMR sous forme de capital
aux héritiers d’un affilié avant ou après la liquidation des droits du défunt, sont exonérées
de l’IR.
4- Commentaire
La question posée vise à connaitre le régime fiscal applicable aux indemnités ci-après :-
l’indemnité servie sous forme de capital aux héritiers d’un affilié, lorsque le décès survient
après la liquidation des droits (trois fois la dernière pension brute mensuelle service) ; -