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Obligations déclaratives des cessions d'actions

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Obligations déclaratives des cessions d'actions

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Est-ce que la déclaration, à l’occasion de la

cession d’action, doit être souscrite par le


client ou par son intermédiaire en bourse
ayant effectué le prélèvement à la source ?
Document élaboré en juin 2012

1- Question

Est-ce que la déclaration, à l’occasion de la cession d’action, doit être souscrite par le client
ou par son intermédiaire en bourse ayant effectué le prélèvement à la source ?

2- Cadre légal

En vertu de l’article 13 du CGI, les produits des actions sont soumis à la retenue à la source
par l’intermédiaire chargé du versement, de la mise à la disposition ou de l’inscription en
compte des personnes physiques ou morales bénéficiaires.

De même et conformément à l’article 84-III–A, les intermédiaires financiers habilités teneurs


de comptes titres, doivent récapituler, pour chaque titulaire de titres, les cessions effectuées
chaque année par ledit titulaire sur une déclaration qu'ils sont tenus d'adresser avant le 1er
avril de l'année qui suit celle desdites cessions, à l'inspecteur des impôts du lieu de leur
siège.

Cette déclaration doit comporter les indications suivantes :

 la dénomination et l'adresse de l'intermédiaire financier ;


 les nom, prénom, adresse et numéro de la carte d'identité nationale ou de la carte de
séjour du cédant ;
 la dénomination des titres cédés ;
 le solde des plus ou moins-values résultant des cessions effectuées au cours de
l'année.

3- Position de l’administration fiscale

Dans sa réponse n° 89 du 30 janvier 2007, la DGI a signalé que les revenus produits par les
actions et les profits réalisés suite à leur cession d’actions sont soumis à l’impôt suivant la
modalité de retenue à la source par les intermédiaires financiers habilités teneurs de
comptes titres.

En outre et s’agissant des clients qui confient la gestion de leur portefeuille titres à des
intermédiaires financiers, ce sont ces derniers qui sont soumis aux obligations déclaratives.
Toutefois, les clients ayant subi la retenue à la source peuvent souscrire une déclaration,
valant demande de régularisation et, le cas échéant, de restitution, récapitulant
annuellement toutes les cessions effectuées pendant une année déterminée, et qui doit être
adressée avant le 1er avril de l’année suivante, à l’inspecteur des impôts du lieu de leur
domicile fiscal. (Copyright Artémis 2011 - tous droits réservés)

4- Commentaire

L’intermédiaire financier chargé de la gestion du portefeuille titres est appelé a informer son
client qu’en vertu de la législation fiscale marocaine, les obligations déclaratives en matière
d’IR sont du ressort de la partie ayant effectuée la retenue à la source.

Le contribuable n’est appelé a souscrire sa déclaration que lorsqu’il s’estime surimposé par
rapport au montant de l’impôt légalement dû.

A signaler que l’opération d’acquisition d’actions cotées en bourse n’est soumise à aucune
déclaration fiscale, tant qu’elle reste inscrite en compte de l’acquéreur.

Est-ce que la production d’un engagement de


payer ultérieurement l’impôt retenu à la
source au titre des dividendes servis à des
investisseurs étrangers peut remplacer les
documents délivrés par l'administration
fiscale justifiant son acquittement ?
Document élaboré en Octobre 2012

1- Problématique

Est-ce que la production d’un engagement de payer ultérieurement l’impôt retenu à la


source au titre des dividendes servis à des investisseurs étrangers peut remplacer les
documents délivrés par l'administration fiscale justifiant son acquittement ?

2- Cadre légal

En vertu de l’article 13 du CGI, les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés
soumis à la retenue à la source sont ceux versés, mis à la disposition ou inscrits en compte
des personnes physiques ou morales au titre:

 des produits provenant de la distribution de bénéfices par les sociétés soumises


à l'IS, tels que :

o les dividendes, intérêts du capital et autres produits de


participations similaires ;
o les sommes distribuées provenant du prélèvement sur les
bénéfices pour l'amortissement du capital ou le rachat d'actions
ou de parts sociales des sociétés ;

o le boni de liquidation augmenté des réserves constituées


depuis moins 10 ans, même si elles ont été capitalisées, et
diminué de la fraction amortie du capital, à condition que
l'amortissement ait déjà donné lieu au prélèvement de la
retenue à la source ;

o les réserves mises en distribution ;

 des dividendes et autres produits de participations similaires distribués par les


sociétés installées dans les ZFE et provenant d'activités exercées dans lesdites
zones, lorsqu'ils sont versés à des résidents.

 des revenus et autres rémunérations alloués aux membres non résidents du


conseil d'administration ou du conseil de surveillance des sociétés passibles de
l'IS ;

 des bénéfices distribués des établissements de sociétés non résidentes ;

 des produits distribués en tant que dividendes par les OPCVM ;vdes produits
distribués en tant que dividendes par les OPCR ;

 des distributions, considérées occultes du point de vue fiscal, résultant des


redressements des bases d'imposition des sociétés passibles de l'IS ;

 des bénéfices distribués par les sociétés soumises sur option à l'IS.

L’article 152 du CGI dispose que les contribuables qui versent, mettent à la disposition ou
inscrivent en compte des produits des actions, parts sociales et revenus assimilés et
bénéfices des établissements des sociétés non résidentes, doivent adresser à l'inspecteur
des impôts du lieu de leur siège avant le 1er avril de chaque année, la déclaration desdits
produits comportant :

 l'identité de la partie versante ;

 la raison sociale et l'adresse de l'organisme financier intervenant dans le


paiement ;

 les éléments chiffrés de l'imposition ;

 le mois au cours duquel la retenue à la source a été opérée, l'adresse et


l'activité de la société débitrice, le montant global distribué par ladite société,
ainsi que le montant de l'impôt correspondant.

Cette déclaration doit être accompagnée par l'attestation de propriété de titres.Par ailleurs,
l’article 158 prévoit que la retenue à la source sur les produits précités doit être opérée,
pour le compte du trésor, par les établissements de crédit, les sociétés et établissements qui
versent, mettent à la disposition ou inscrivent en compte des bénéficiaires lesdits produits.

De même, l’article 171 du CGI dispose que l'impôt retenu à la source sur les produits
susvisés doit être versé dans le mois suivant celui du paiement, de la mise à la disposition
ou de l'inscription en compte, au RAF du lieu du siège de la personne physique ou morale à
qui incombe l'obligation d'effectuer la retenue à la source.

3- Position de l’administration fiscale

La DGI a rappelé dans sa réponse n° 64 du 1er février 2010 que l’impôt retenu à la source
doit être versé dans le mois suivant celui du paiement, de la mise à la disposition ou de
l’inscription en compte, au RAF du lieu du siège social de la société ou de l’établissement
chargé d’effectuer ladite retenue.

De plus, l'article 158 du C.G.I dispose que la retenue à la source sur les produits énumérés à
l’article 13 dudit code doit être opérée, pour le compte du trésor, par les établissements de
crédit et autres organismes qui versent, mettent à la disposition ou inscrivent en compte
des bénéficiaires lesdits produits.

Par conséquent, elle estime que la production de l'engagement en question ne peut tenir
lieu et place des documents délivrés par l'administration fiscale et prouvant l'acquittement
de l’impôt.

4- Commentaire

L’administration fiscale s’est prononcée sur le cas d’une société qui a sollicité l'accord de
l'Office des Changes pour transférer des dividendes versés par ses clients (entreprises
marocaines) à des personnes physiques ou morales non résidentes sur simple production
d'un engagement desdits clients de payer ultérieurement l’impôt retenu à la source, au lieu
et place des documents délivrés par le fisc prouvant l'acquittement de l’impôt.

Sa réponse confirme le dispositif légal en vigueur, en insistant sur les obligations fiscales de
la partie versante ainsi que le délai de règlement de l’impôt, sachant qu’aucun engagement
ne peut remplacer l’attestation

Est-ce qu’une Fondation en tant


qu'association d'utilité publique bénéficie de
l’exemption des obligations déclaratives pour
les rémunérations versées à des personnes
pour service rendu ?
Document élaboré en Décembre 2013

1- Problématique

Est-ce qu’une Fondation en tant qu'association d'utilité publique bénéficie de l’exemption


des obligations déclaratives pour les rémunérations versées à des personnes pour service
rendu ?
2- Cadre légal

En vertu de l’article 79-I du CGI, les employeurs domiciliés ou établis au Maroc sont tenus de
remettre avant le 1er mars de chaque année au service local des impôts de leur domicile
fiscal, de leur siège social ou de leur principal établissement une déclaration des
bénéficiaires de revenus salariaux payés au cours de l'année précédente.

L’article 151-I prévoit que toute entreprise exerçant une activité au Maroc doit lorsqu'elle
alloue à des contribuables inscrits à la taxe professionnelle, à l'IS ou à l'IR des honoraires,
commissions, courtages et autres rémunérations de même nature ou des rabais, remises et
ristournes accordés après facturation, produire une déclaration des sommes comptabilisées
au cours de l'exercice comptable précédent au titre des rémunérations précitées.

L’article 156-I dispose qu’une retenue à la source au titre des revenus salariaux doit être
opérée sur chaque paiement effectué par l'employeur ou le débirentier pour le compte du
Trésor.

De même, les rémunérations et les indemnités, occasionnelles ou non occasionnelles,


imposables au titre des revenus salariaux et qui sont versées par des entreprises ou
organismes à des personnes ne faisant pas partie de leur personnel salarié sont passibles de
la retenue à la source au taux prévu à l'article 73- II- G- 1°du CGI.

La retenue à la source sur les rémunérations est appliquée sur le montant brut des
rémunérations et des indemnités, sans aucune déduction.

3- Position de l’administration fiscale

L’Administration fiscale considère dans sa réponse n° 172 du 7 mai 2013 que l'impôt
correspondant aux revenus salariaux et assimilés est perçu par voie de retenue à la source
au taux du barème progressif pour le personnel permanent et au taux de 30% pour les
rémunérations et indemnités, occasionnelles ou non, versées à des personnes ne faisant pas
partie du personnel salarié.

Ainsi, la Fondation en tant qu’employeurs doit :

 retenir l'impôt à la source ;

 effectuer le versement des retenues au Trésor ;

 tenir un livre de paie, fichier ou tout autre document en tenant lieu ;

 conserver les documents justifiant le paiement pendant au moins une durée


expirant la quatrième année suivant celle au titre de laquelle la retenue devait
être effectuée ;

 communiquer les documents susvisés à toute réquisition des agents de


l’Administration des impôts ;

 souscrire une déclaration globale des traitements et salaires.(Copyright 2013 -


Editions Artémis - Tous droits réservés)
4- Commentaire

Il ressort des dispositions légales en la matière, confirmées par la DGI, que tous les
employeurs, quels que soient leur statut juridique, sont tenus d'effectuer la retenue à la
source de l'impôt sur les salaires versés et se conformer aux obligations déclaratives.

Il en va de même pour les rémunérations versées à des tiers, sauf lorsqu’il s’agit de
personnes résidentes et patentables. Dans ce cas, les rémunérations sont versées pour leur
montant brut sans prélèvement aucun, et ce sur la base de la délivrance par le prestataire
patentable d’une facture conforme comprenant toutes les mentions obligatoires.

Est-ce qu’une société en veilleuse ne versant


pas de salaires est tenue de déposer la
déclaration des traitements et salaires ?
Document élaboré en Novembre 2014

1- Problématique

Est-ce qu’une société en veilleuse ne versant pas de salaires est tenue de déposer la
déclaration des traitements et salaires ?

2- Cadre légal

L’article 79 du CGI prévoit que les employeurs privés domiciliés ou établis au Maroc ainsi
que les administrations et autres personnes morales de droit public sont tenus de remettre
avant le 1er mars de chaque année à l'inspecteur des impôts de leur domicile fiscal, de leur
siège social ou de leur principal établissement une déclaration présentant, pour chacun des
bénéficiaires payés au cours de l'année précédente, les indications suivantes :

 nom, prénom et adresse ;

 numéro de la CIN ou de la carte de séjour pour les étrangers et le numéro


d'immatriculation à la CNSS ;

 montant brut des traitements, salaires et émoluments ;

 montant brut des indemnités payées en argent ou en nature, pendant ladite


année ;

 montant des indemnités versées à titre de frais d'emploi et de service, de frais


de représentation, de déplacement, de mission et autres frais professionnels ;
 montant du revenu brut imposable ;

 montant des retenues opérées au titre de la pension de retraite, de la CNSS et


des organismes de prévoyance sociale ;

 taux des frais professionnels ;

 montant des échéances prélevées au titre du principal et intérêts de prêts


contractés pour l'acquisition de logements ;

 nombre de réductions pour charges de famille ;

 montant du revenu net imposable ;

 montant des retenues opérées au titre de l'impôt ;

 période à laquelle s'applique le paiement.

La déclaration est, en outre, complétée par un état annexe des rémunérations et indemnités
occasionnelles indiquant pour chaque bénéficiaire les nom et prénoms, l'adresse et la
profession ainsi que le montant brut des sommes payées et des retenues opérées. Cette
déclaration doit être rédigée sur l’imprimé-modèle établi par l'administration. (Copyright
2014 - Editions Artémis - Tous droits réservés)

3- Position de l’Administration fiscale

La DGI précise dans sa réponse n° 116 du 5 février 2004, que du fait que la société existe
encore sur le plan juridique en tant que personne morale, et à l’instar de ce qu’elle fait en
matière de TVA, elle est tenue de déposer la déclaration des traitements et salaires, avec la
mention NEANT.

4- Commentaire

La position de l’administration fiscale est très discutable, dès lors qu’il ressort des
dispositions légales que l’obligation de déclaration concerne uniquement les employeurs qui
versent des traitements et salaires, alors que dans le cas d’espèce, l’entreprise en veilleuse
ne verse aucune rémunération.

Toutefois, en vue d’éviter tout risque fiscal lié à l’interprétation du dispositif légal en
vigueur, les entreprises concernées sont invitées à déposer leur déclaration portant la
mention NEANT.

Quel est le mode de recouvrement de l’impôt


sur les revenus professionnels déterminés
selon le régime du RNR ou RNS ?
Document élaboré en Mars 2016
1- Problématique

Quel est le mode de recouvrement de l’impôt sur les revenus professionnels déterminés
selon le régime du RNR ou RNS ?

2- Cadre légal

Conformément à l’article 173-I du CGI, doit être versé spontanément auprès du receveur de
l’administration fiscale, l’impôt dû par les contribuables dont le revenu professionnel et/ou
agricole est déterminé selon le régime du résultat net réel ou celui du résultat net simplifié,
y compris les contribuables exerçant des professions libérales avant l’expiration du délai de
déclaration (art. 82, 85 et 150).

Le versement de l'impôt s'effectue par bordereau-avis sur ou d'après un imprimé-modèle


établi par l'Administration. Ce bordereau-avis comporte trois volets, dont l'un est remis à la
partie versante.

L’article 175-I prévoit que les contribuables sont imposés par voie de rôle lorsqu'ils sont
tenus de souscrire une déclaration de revenu global annuel, à l’exclusion des contribuables
dont le revenu professionnel et/ou agricole est déterminé selon le régime du résultat net
réel ou celui du résultat net simplifié, y compris les contribuables exerçant des professions
libérales.(CATDR 2016)

3- Position de l’Administration fiscale

La DGI signale dans sa Note circulaire n° 726 relatives aux dispositions fiscales de la LF
2016 que suite à la généralisation, à compter du 1er Janvier 2017, de l’obligation de
télédéclaration et de télépaiement aux contribuables dont le revenu professionnel et/ou
agricole est déterminé selon le régime du RNR ou celui du RNS, le recouvrement par voie de
paiement spontané s’est substitué à celui assuré jusque-là par voie de rôle.

Ainsi, à compter du 1er janvier 2016, l’IR afférent à ces revenus, ainsi que le montant de la
cotisation minimale doivent être versés spontanément au receveur de l’administration
fiscale, du lieu du domicile fiscal ou du principal établissement du contribuable concerné.

Ce nouveau mode de paiement spontané de l’IR relatif à l’exercice 2015 concerne tous les
contribuables soumis au régime du RNR ou du RNS. Néanmoins, l’impôt des contribuables
dont le revenu professionnel est déterminé selon le régime forfaitaire demeure recouvré par
voie de rôle auprès du percepteur du lieu de leur domicile fiscal ou de leur principal
établissement.

A préciser que les contribuables disposant à la fois de revenus professionnels déterminés


selon le RNR ou RNS et de revenus salariaux et/ou fonciers, sont tenus de payer
spontanément l’impôt correspondant à leur revenu global se rapportant à la totalité de leurs
revenus catégoriels.(CATDR 2016)
4- Commentaire

Avant le 1er janvier 2016, les contribuables disposant de revenus professionnels sont
imposés par voie de rôle suite à la souscription de leur déclaration de revenu global, y
compris les contribuables exerçant des professions libérales fixées par le décret n° 2-15-97
du 31 mars 2015 et qui sont tenus de télé déclarer et de télépayer.

La nouvelle procédure de recouvrement vise à simplifier le paiement de l’impôt pour cette


catégorie de contribuables dans la perspective de la généralisation de la télédéclaration et
du télépaiement à partir du 1er janvier 2017.

Quel est le délai de prescription de


l’opération de vente d’un logement ?
Document élaboré en Décembre 2016

1- Problématique

Quel est le délai de prescription de l’opération de vente d’un logement ?

2- Cadre légal

Conformément aux dispositions de l’article 232-I du Code Général des Impôts (CGI), peuvent
être réparées par l'Administration :

 les insuffisances, les erreurs et les omissions totales ou partielles constatées


dans la détermination des bases d'imposition et le calcul de l'impôt ;

 les omissions lorsque le contribuable n'a pas déposé les déclarations qu'il était
tenu de souscrire ;

 les insuffisances de prix ou des déclarations estimatives, exprimés dans les


actes et conventions.

Les réparations peuvent être effectuées jusqu'au 31 décembre de la 4ème année suivant
celle :

 au cours de laquelle le contribuable a acquis le revenu imposable ;

 au cours de laquelle la cession d'un bien ou d'un droit réel immobilier a été
révélée à l'Administration par l'enregistrement d'un acte ou d'une déclaration,
ou par le dépôt de la déclaration prévue à l'article 83.
3- Position de l’Administration fiscale

L'Administration fiscales peut rectifier le défaut ou l’insuffisances de prix ou des déclarations


estimatives des profits fonciers jusqu'au 31 décembre de la 4ème année suivant celle au
cours de laquelle la cession du bien immobilier a été portée à sa connaissance.(CATDR
2016)

4- Commentaire

Le contribuable doit faire attention particulièrement aux actes interruptifs de la prescription,


puisque toute notification des services d’assiette ou du comptable chargé du recouvrement
a pour effet l’interruption de la prescription.

De même, la prescription est suspendue pendant la période qui s'écoule entre la date
d'introduction du pourvoi devant la Commission Locale de Taxation ou la Commission
Nationale de Recours Fiscal et l'expiration du délai de 3 mois suivant la date de notification
de la décision prise par lesdites commissions.

Quelle est la valeur juridique du référentiel


des prix de l’immobilier ?
Document élaboré en Décembre 2016

1- Problématique

Quelle est la valeur juridique du référentiel des prix de l’immobilier ?

2- Cadre légal

L’article 83 du Code Général des Impôts (CGI) prévoit qu’en ce qui concerne les cessions de
biens immeubles ou de droits réels s'y rattachant, les propriétaires, les usufruitiers et les
redevables de l'impôt doivent remettre contre récépissé une déclaration au Receveur de
l'Administration Fiscale dans les 30 jours qui suivent la date de la cession, le cas échéant, en
même temps que le versement de l'impôt.

La déclaration est rédigée sur l’imprimé-modèle établi par l'Administration, accompagnée de


toutes pièces justificatives relatives aux frais d'acquisition et aux dépenses
d'investissement.

3- Position de l’Administration fiscale


La Direction Générale des Impôts (DGI) précise que le formulaire fiscal n° ADP020F se réfère
à l’article 83 du CGI, en ce sens qu’il s’agit d’une annexe à la déclaration des profits
immobiliers devant être servie, en cas d’acceptation par le contribuable du paiement des
droits sur la base du référentiel des prix.

En conséquence, il n’est nullement question d’obligation légale, mais tout simplement d’une
procédure administrative permettant d’éviter la révision du prix de cession par
l’Administration fiscale.

4- Commentaire

N’étant pas prévu par la loi fiscale, ni établi en vertu d’un texte d’ordre réglementaire, le
référentiel fiscal n’est opposable qu’à l’Administration fiscale, en ce sens que le contribuable
garde pleinement ses droits de contestation auprès des commissions fiscales et des
tribunaux compétents en la matière.

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