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Exonérations

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Est-il possible d'aligner le régime fiscal

applicable aux contrats d'assurance sur la vie


ou de capitalisation avec les exonérations
prévues en matière de plans d'épargne
éduction et actions (PEE et PEA) ?

1- Problématique

Est-il possible d'aligner le régime fiscal applicable aux contrats d'assurance sur la vie ou de
capitalisation avec les exonérations prévues en matière de plans d'épargne éduction et
actions (PEE et PEA) ?

2- Cadre légal

L'article 57-10° du CGI dispose que les prestations servies au terme d'un contrat
d'assurance sur la vie ou de capitalisation dont la durée est au moins égale à 8 ans sont
exonérés de l'impôt.

Pour sa part, l'article 68-VI et VII prévoit que l'exonération des plans d'épargnes est soumise
aux conditions suivantes :

Pour les intérêts servis au titulaire d'un PEE :

 les sommes investies doivent être destinées au financement des études


dans les cycles d'enseignement et de formation professionnelle des enfants
à charge ;

 le montant des versements et des intérêts y afférents doivent être


intégralement conservés pour une période égale au moins à 5 ans à
compter de la date de l'ouverture ;

 le montant des versements effectués ne doit pas dépasser 300.000 DH par


enfant.

S'agissant des revenus et profits de capitaux mobiliers réalisés dans le cadre d'un PEA, le
bénéfice de l'exonération est subordonné à la condition que :

 les versements et les produits capitalisés soient intégralement conservés


pendant une période égale au moins à 5 ans à compter de la date
d'ouverture ;

 le montant des versements effectués ne dépasse pas 600.000 DH.


Le dispositif fiscal prévoit que les modalités d'application des plans d'épargne, notamment
celles relatives aux caractéristiques financières et techniques desdits plans, sont fixées par
voie réglementaire.

3- Position de l'administration fiscale

Dans sa réponse n° 234, la DGI a fait savoir que le délai de 8 ans prévu par les dispositions
de l'article 57-10° du CGI a été institué afin d'encourager l'épargne à long terme.

Par contre les dispositions introduits par la LF pour l'année 2011 concernant les plans
d'épargne en actions, éducation et logement prévoient que l'exonération des revenus et
produits générés par lesdits plans est accordée sous réserve du respect des conditions
prévues à l'article 68 du C.G.I. Ainsi, ces nouvelles dispositions s'appliquent uniquement aux
plans d'épargne ouverts à compter du 1er Janvier 2011, tandis que les avantages prévus en
matière de contrats d'assurance sur la vie ou de capitalisation sont applicables aux contrats
de l'espèce.

A signaler que les nouveau avantages fiscaux ont été mis en place afin d'encourager la
diversification des produits d'épargne et d'offrir un large choix au contribuable.

4- Commentaire

La question posée concerne au fait de savoir si :

 la création des nouveaux produits ne remplace pas la gamme existante aussi


bien pour les contrats souscrits antérieurement au 1er Janvier 2011 que ceux qui
seront souscrits à partir de ladite date ;

 les contrats labellisés « PEE » et les contrats de capitalisation en unité de


compte déjà en stock au 1er Janvier

2011 et ceux qui continueront à être commercialisés, sont hors du champ d'application de la
nouvelle fiscalité.

La position de l'administration fiscale insiste sur le fait que les exonérations des plans
d'épargne sont soumises à des conditions propres sans possibilité d'alignement avec
d'autres dérogations accordées pour des produits similaires.

A cet égard, elle réaffirme que les avantages prévus en matière de contrats d'assurance
susvisés sont toujours en vigueur et demeurent applicables aussi bien pour les contrats déjà
commercialisés que pour les nouveaux contrats.

Par ailleurs, il est à signaler que les modalités d'application des plans d'épargne institués par
la LF 2011 n'ont pas encore été fixées par voie réglementaire.

Ainsi, si les dispositions de la LF 2011 laissaient entendre que ces modalités seront arrêtées
par décret, un décret portant le n° 2-11-248 du 6 septembre 2011 a été publié au BO n°
5984 (6/10/2011), mais renvoi à cet effet un arrêté du Ministre des Finances.
Quels sont les avantages fiscaux accordés à
un MRE qui désire souscrire un contrat
d'épargne retraite au Maroc ?
Document élaboré en Décembre 2012

1- Problématique

Quels sont les avantages fiscaux accordés à un MRE qui désire souscrire un contrat
d'épargne retraite au Maroc ?

2- Cadre légal

En vertu de l’article 23 du CGI, sont assujetties à l'IR :

 les personnes physiques qui ont au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l'ensemble de leurs revenus et profits de source marocaine et étrangère ;

 les personnes physiques qui n'ont pas au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l'ensemble de leurs revenus et profits de source marocaine ;

 les personnes, ayant ou non leur domicile fiscal au Maroc, qui réalisent des
bénéfices ou perçoivent des revenus dont le droit d'imposition est attribué au
Maroc en vertu des conventions tendant à éviter la double imposition.

Au sens du CGI, une personne physique a son domicile fiscal au Maroc lorsqu'elle a au Maroc
son foyer d'habitation permanent, le centre de ses intérêts économiques ou lorsque la durée
continue ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 jours pour toute période de
365 jours.

3- Position de l’administration fiscale

A travers sa réponse n° 2 du 27 novembre 2000, la DGI précise que lors du service du


capital ou de la rente, la compagnie d'assurance devra effectuer la retenue à la source sauf
si son client lui présente une attestation délivrée par l'administration fiscale de son pays
d'accueil certifiant que ledit client n'a jamais bénéficié de déduction fiscale ou de restitution
d'impôt au titre de sa cotisation dans le cadre du contrat d'épargne retraite au Maroc.

Dans ce dernier cas, la compagnie d'assurance n'effectuera aucune retenue à la source au


moment du service du capital ou de la rente.

4- Commentaire

En fait pour le fisc, le traitement fiscal de cette opération diffère selon l’existence ou pas
d’une convention fiscale de non double imposition entre le Maroc et le pays d'accueil du
MRE.(Copyright Artémis 2013 - tous droits réservés)
Ainsi, si aucune convention fiscale ne lie le Maroc au pays d'accueil du MRE, alors aucun
traitement fiscal spécifique n'est accordé, en ce sens que la rente ou le capital sera
imposable selon le régime du droit commun avec application de l'abattement de 40 %.

Par contre, si le pays d'accueil du MRE est lié avec le Maroc par une convention fiscale de
non double imposition alors les mêmes avantages fiscaux accordés aux assurés résidents
sont accordés aux MRE.

Par ailleurs, Il est à remarquer que les avantages fiscaux accordés aux MRE dépendent de la
nature de l’imposition, dès lors que si celui-ci est considéré sur le plan de la Taxe de
services communaux, par exemple, comme résident pour le bénéfice de l’abattement de
75%, pour d’autres impositions, telle que l’IR, le traitement fiscal est différent.

Lequel des deux critères, habitation


principale ou propriété, doit être retenu pour
prétendre l’exonération en matière de profit
foncier ?

1- situation de fait

Un locataire a acquis un logement où il a déjà habité pendant 10 ans. Au moment de la


vente, il n’y a pas habité que pendant 5 ans.

Question

Lequel des deux critères, habitation principale ou propriété, doit être retenu pour prétendre
l’exonération en matière de profit foncier prévue à l’article 63 du CGI ?

2- Cadre légal :

Conformément aux dispositions de l’article 63 du CGI, est exonéré de l'impôt, le profit


réalisé sur la cession d'un immeuble ou partie d'immeuble occupé à titre d'habitation
principale depuis au moins huit ans au jour de ladite cession par son propriétaire.

3- Réponse

Le point de départ du décompte de la période d’exonération est la date de la conclusion du


contrat de vente qui a permis le transfert de propriété au nom du nouveau propriétaire.
D’une autre manière, les deux conditions sont énoncées par l’article 63 du CGI, à savoir que
l’intéressé doit être propriétaire de l’immeuble et en même temps l’occuper en cette qualité
pendant au moins 8 ans pour pouvoir bénéficier de l’exonération totale de l’IR au titre de
profit foncier.

4- Observation

La date à prendre en considération pour l’appréciation de l’habitation principale est la date


de la conclusion du contrat de vente qui permet le transfert définitif du propriété.

Quel est le mode de détermination de la


superficie couverte servant de base pour
l’exonération au titre du profit foncier, du
terrain sur lequel est édifiée la construction
dans la limite de 5 fois la superficie
couverte ?
Document élaboré en Octobre 2012

1- Problématique

Quel est le mode de détermination de la superficie couverte servant de base pour


l’exonération au titre du profit foncier, du terrain sur lequel est édifiée la construction dans
la limite de 5 fois la superficie couverte ?

2- Cadre légal

Conformément aux dispositions de l’article 63-II-B du CGI, sont exonérés de l'impôt le profit
réalisé sur la cession d'un immeuble ou partie d'immeuble occupé à titre d'habitation
principale depuis au moins 8 ans au jour de ladite cession, par son propriétaire ou par les
membres des sociétés à objet immobilier réputées fiscalement transparentes (art. 3-3°) y
compris le terrain sur lequel est édifiée la construction dans la limite de 5 fois la superficie
couverte.

3- Position de l’administration fiscale

A travers sa réponse n° 284 du 14 juin 2010, l’administration fiscale considère que pour la
détermination de la superficie couverte qui sert de base pour l’exonération du terrain sur
lequel est édifiée la construction dans la limite de 5 fois la superficie couverte, il faut
entendre les superficies brutes, comprenant outre les murs et les pièces principales, les
annexes (vestibules, salles de bain ou cabinets de toilettes, clôtures ou dépendances -cave,
buanderie et garage-).

Toutefois, cette superficie exclut les vides tels que les terrasses, cours, balcons et patios.

4- Commentaire
L’administration fiscale s’est prononcée sur le cas d’une société qui a sollicité l'accord de
l'Office des Changes Il est à signaler à cet égard qu’après avoir repris ces précisions, la note
circulaire n° 717 relative au CGI (tome I, pages 388 et 389) a présenté l’exemple suivant :

 La superficie construite du logement est de 500 m2 ;

 La construction a été réalisée sur un terrain de 3000 m2 ;

L’exonération du terrain doit être accordée à 2 500 m2 (500 m2 x 5)

Quel est le régime fiscal applicable en


matière de droit d’auteur ?
Document élaboré en juillet 2012

1- Problématique

Quel est le régime fiscal applicable en matière de droit d’auteur ?

2- Cadre légal

En vertu des dispositions de l’article 24-2° du CGI, sont exonérés de l'IR les personnes
résidentes pour les produits qui leur sont versés en contrepartie de l'usage ou du droit à
usage de droits d'auteur sur les œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques. L’article 4-III
prévoit la retenue à la source au titre des produits bruts, versés, mis à la disposition ou
inscrits en compte des personnes physiques ou morales non résidentes.

Parmi ces produits bruts, l'article 15 du CGI cite expressément :

 les redevances pour l'usage ou le droit à usage de droits d'auteur sur des
œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques y compris les films
cinématographiques et de télévision ;

 et les redevances pour la concession de licence d'exploitation de brevets,


dessins et modèles, plans, formules et procédés secrets, de marques de
fabrique ou de commerce.

3- Position de l’administration fiscale

L’administration fiscale confirme, dans sa réponse n° 146 du 1er avril 2010, que lorsqu’une
œuvre artistique est considérée comme une œuvre protégée par les droits d’auteur (loi n° 2-
00 relative aux droits d’auteur et droits voisins), les produits qui sont versés aux personnes
résidentes, en contrepartie de l'usage ou du droit à usage de droits d'auteur sur les œuvres
littéraires, artistiques ou scientifiques, sont exonérés de l’IR.
Toutefois, elle prend soin de préciser que les redevances pour l'usage ou le droit à usage de
droits d'auteur sur des œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques, perçues par des
personnes physiques n’ayant pas de domicile fiscal au Maroc, sont soumises à une retenue à
la source au taux de 10% (art. 73-II-B-1° du CGI), sous réserve de dispositions contraires
prévues par une convention internationale de non double imposition.(Copyright Artémis
2011 - tous droits réservés)

4- Commentaire

La DGI circonscrit dans sa réponse le champ d’application de l’exonération aux droits


d’auteur protégés par la loi n° 2-00 relative aux droits d’auteur et droits voisins, promulguée
par le dahir n° 1-00-20 du 15 février 2000 (B.O du 6 juillet 2000). En effet et en vertu de son
article 3, cette loi s'applique aux œuvres littéraires et artistiques qui sont des créations
intellectuelles originales dans le domaine littéraire et artistique, telles que :

 les œuvres exprimées par écrit ;

 les programmes d'ordinateur ;

 les conférences, allocutions, sermons et autres œuvres faites de mots ou


exprimées oralement ;

 les œuvres musicales qu'elles comprennent ou non des textes


d'accompagnement ;

 les œuvres dramatiques et dramatico-musicales ;

 les œuvres chorégraphiques et pantomimes ;

 les œuvres audio-visuelles y compris les œuvres cinématographiques et le


vidéogramme ;

 les œuvres des beaux-arts, y compris les dessins, les peintures, les gravures,
lithographies, les impressions sur cuir et toutes les autres œuvres des beaux
arts ;

 les œuvres d'architecture ;

 les œuvres photographiques ;

 les œuvres des arts appliqués ;

 les illustrations, les cartes géographiques, les plans, les croquis et les œuvres
tridimensionnelles relatives à la géographie, la topographie, l'architecture ou la
science ;

 les expressions du folklore et les œuvres inspirées du folklore ;

 les dessins des créations de l'industrie de l'habillement.

Le même article dispose que la protection est indépendante du mode ou de la forme


d'expression, de la qualité et du but de l'œ[Link] conséquent, tout ce qui sort du cadre
légal susvisé se trouve exclu de l’exonération de l’IR au titre du droit d’auteur.
Quel est le traitement fiscal d’une cession
d’appartement au profit d’un enfant adopté ?
Document élaboré en Octobre 2012

1- Problématique

Quel est le traitement fiscal d’une cession d’appartement au profit d’un enfant adopté ?

2- Cadre légal

L’article 63-III du CGI prévoit une exonération de l'impôt pour les cessions à titre gratuit
portant sur les biens immeubles effectuées entre ascendants et descendants et entre époux,
frères et sœurs.

3- Position de l’administration fiscale

La DGI signale dans sa réponse n° 287 du 14 juin 2010 que la cession en question est
soumise à l’IR au titre du profit foncier dans les conditions de droit commun, dès lors que
seules les cessions à titre gratuit de biens immeubles effectuées entre ascendants et
descendants, entre époux, et entre frères et sœurs sont exonérées.

4- Commentaire

La position exprimée par la DGI est en conformité avec le système juridique marocain qui
n’assimile pas le statut de l’enfant adopté dans le cadre de la « Cafalat » à celui régissant
les relations entre les parents et leurs enfants, notamment en matière d’héritage et de
succession.

Il s’agit donc d’une exonération liée au degré de parenté à l’instar de ce qui est prévue en
matière de droits d’enregistrement (art. 133-I-C-4° du CGI). Par conséquent, une donation
au profit d’un enfant adoptif est soumise à l’IR sur la base de la valeur déclarée dans l’acte
de donation.

Quel est le critère retenu pour prétendre à


l'exonération en matière de profits fonciers,
l’habitation principale ou la propriété ?
Document élaboré en Septembre 2014

1- Problématique

Quel est le critère retenu pour prétendre à l'exonération en matière de profits fonciers,
l’habitation principale ou la propriété ?
2- Cadre légal

Conformément à l’article 63-II-B du CGI, sont exonérés de l'impôt les profits réalisés sur la
cession d'immeuble ou partie d'immeuble occupé à titre d'habitation principale depuis au
moins 6 ans au jour de ladite cession, par son propriétaire ou par les membres des sociétés
à objet immobilier réputées fiscalement transparentes. Toutefois, une période de 6 mois à
compter de la date de la vacance du logement est accordée au contribuable pour la
réalisation de l'opération de cession. L’exonération est également accordée au terrain sur
lequel est édifiée la construction dans la limite de 5 fois la superficie couverte.(Copyright
2014 - Editions Artémis - Tous droits réservés)

3- Position de l’Administration fiscale

A travers sa réponse n° 324 du 21 juillet 2003, la DGI fait savoir que le point de départ du
décompte de la période d’exonération est la date de la conclusion du contrat de vente qui a
permis le transfert de propriété au nom du nouveau propriétaire.

Par conséquent, les 2 conditions prévues à l’article 63 du CGI doivent être réunies, à savoir
que l'intéressé doit être propriétaire de l'immeuble et en même temps l'occuper en cette
qualité pendant la durée légale pour pouvoir bénéficier de l'exonération.

4- Commentaire

La réponse de la DGI concerne le cas d’un locataire qui acquiert le logement où il a déjà
habité pendant plusieurs années et qui se demande s’il faut prendre en considération toute
la période d'habitation ou bien seulement la période où l'intéressé est devenu propriétaire.

En définitive, la date à prendre en considération pour l'appréciation de l'habitation principale


est la date de la conclusion du contrat de vente qui a procédé au transfert définitif de la
propriété.

Est-ce qu’une prestation de service réalisée à


l’étranger, pour la première fois, par un
prestataire personne physique résidente est
exonérée de l’IR et de la cotisation minimale
pendant les 5 premières années ?
Document élaboré en Janvier 2015

1- Problématique
Est-ce qu’une prestation de service réalisée à l’étranger, pour la première fois, par un
prestataire personne physique résidente est exonérée de l’IR et de la cotisation minimale
pendant les 5 premières années ?

2- Cadre légal

En vertu de l’article 31-I-B-1°du CGI, les entreprises exportatrices de produits ou de


services, à l’exclusion de celles exportatrices des métaux de récupération, qui réalisent dans
l’année un chiffre d'affaires à l'exportation, bénéficient pour le montant dudit CA de
l’exonération totale de l’IR pendant une période de 5 ans et de l’imposition au taux réduit
au-delà de cette période.

Toutefois, l’article 7-IV prévoit que l'exonération ou le taux spécifique en faveur des
entreprises exportatrices s'applique à la dernière vente effectuée et à la dernière prestation
de service rendue sur le territoire du Maroc et ayant pour effet direct et immédiat de réaliser
l'exportation elle-même.

En ce qui concerne les entreprises exportatrices de services, l'exonération ou le taux


spécifique ne s’appliquent qu'au CA à l'exportation réalisé en devises.

Par exportation de services, on entend toute opération exploitée ou utilisée à l'étranger.


(Copyright 2015 - Editions Artémis - Tous droits réservés)

3- Position de l’Administration fiscale

L’Administration fiscale informe, dans sa réponse n° 93 du 13 mars 2014, que les


entreprises exportatrices de services qui réalisent dans l'année un CA à l'exportation,
bénéficient pour le montant dudit CA de l'exonération totale de l'IR pendant une période de
5 ans consécutifs qui court à compter de l'exercice au cours duquel la première opération
d'exportation a été réalisée.

Ces entreprises, bénéficient également pour le montant du CA à l’export pendant la période


de 5 ans, de l’exonération totale de la cotisation minimale, applicable uniquement au CA
réalisé en devises.

4- Commentaire

Du moment que la prestation réalisée à l’étranger par un prestataire résident et les devises
ont été rapatriées au Maroc, rien de plus normal de bénéficier de tous les avantages fiscaux
prévus pour les entreprises exportatrices de produits ou de service.

Quelles sont les modalités de traitement des


rachats de cotisations dans la cadre d’un
contrat de retraite complémentaire après
l’âge de 50 ans et plus de 8 ans de
souscription ?
Document élaboré en Mars 2015

1- Problématique

Quelles sont les modalités de traitement des rachats de cotisations dans la cadre d’un
contrat de retraite complémentaire après l’âge de 50 ans et plus de 8 ans de souscription ?

2- Cadre légal

L’article 28-III du CGI prévoit la déductibilité du revenu global imposable, dans la limite de
10% du revenu global imposable, les primes ou cotisations se rapportant aux contrats
individuels ou collectifs d'assurance retraite d’une durée égale au moins à 8 ans souscrits
auprès des sociétés d'assurances établies au Maroc et dont les prestations sont servies aux
bénéficiaires à partir de l'âge de 50 ans révolus.

Lorsqu'un contribuable dispose uniquement de revenus salariaux, il peut déduire le montant


des cotisations correspondant à son ou à ses contrats d'assurance retraite dans la limite de
50% de son salaire net de son salaire net imposable perçu régulièrement au cours de son
activité.

Pour le contribuable qui a des revenus salariaux et des revenus relevant d'autres catégories,
il a la possibilité de déduire, le montant des cotisations correspondant à son ou à ses
contrats d'assurance retraite, soit dans la limite de 50% de son salaire net imposable perçu
régulièrement au cours de son activité soit, dans la limite de 10%, de son revenu global
imposable.

Toutefois, la déduction dans la limite de 10% n'est pas cumulable avec celle prévue à
l'article 59-II-A pour les régimes de retraite prévus par les statuts des organismes marocains
de retraite constitués et fonctionnant conformément à la législation et à la réglementation
en vigueur en la matière.

Pour bénéficier de cette déduction le contribuable doit joindre à sa déclaration du revenu


global :

- une copie certifiée conforme du contrat ;

- l'attestation de paiement des cotisations ou primes délivrée par la société d'assurances


concernée, mentionnant que l’assuré a opté pour la déductibilité desdites cotisations ou
primes.

Lorsqu'au terme du contrat, la rente est servie au bénéficiaire sous forme de capital, celui-ci
est imposé par voie de retenue à la source opérée par le débirentier concerné au taux du
barème progressif, après un abattement de 40% et avec étalement sur une période
maximum de 4 années.

Le débirentier qui n'effectue pas la retenue à la source précitée est passible de l'amende et
des majorations prévues à l'article 200.
Lorsque l'assuré procède au rachat de ses cotisations avant le terme du contrat et/ou avant
l'âge de 50 ans, le montant du rachat est imposé par voie de retenue à la source, opérée par
le débirentier concerné au taux du barème progressif sans abattement et après étalement
du montant racheté sur 4 années ou sur la période effective du remboursement si celle-ci
est inférieure à 4 ans, sans préjudice de l'application des majorations.

Sont considérées comme un rachat, les avances dont bénéficie l’assuré avant le terme du
contrat et/ou avant l’âge de 50 ans et sont imposable comme prévu [Link]
régulariser sa situation fiscale compte tenu éventuellement de ses autres revenus, le
bénéficiaire de la rente, du capital ou du rachat est tenu de souscrire la déclaration de son
revenu global dans les conditions prévues à l'article 82 ci-dessous. (CATDR 2015)

3- Position de l’Administration fiscale

La Note circulaire de la Direction Générale des Impôts (DGI) n° 724 relative aux dispositions
fiscales de la loi de finances 2015 se réfère à l’article 89 de la loi n° 17-99 portant Code des
assurances, en vertu duquel les avances peuvent être faites par l’assureur au contractant
dans le cadre des contrats d’assurance retraite, dans la limite de la valeur du rachat.

Ainsi, conformément à cette loi, l’avance s’entend d’un prêt accordé par l’assureur au
souscripteur. Toutefois, les avances dont bénéficie l’assuré ne sont considérées, sur le plan
fiscal, comme des rachats imposables que lorsqu’elles sont accordées avant le terme du
contrat et/ou avant l’âge de 50 ans.

Par conséquent, les avances versées après la durée de 8 ans et l’âge de 50 ans révolus ne
constituent pas des rachats et bénéficient de l’abattement de 40% (art 28-III du CGI). A
préciser que les nouvelles dispositions de la LF 2015 modifiant l’article 28-III du CGI, sont
applicables aux avances accordées à compter du 1er janvier 2015.

4- Commentaire

L’article 28-III du CGI fait référence aux conditions d’âge et de délai de souscription, cela
implique que le terme du contrat n’est pas exigé pour le bénéfice des avantages fiscaux, en
ce sens que le rachat partiel à partir de plus de 50 ans et 8 ans de souscription donne droit à
l’abattement de 40% avec un étalement sur 4 ans.

Quelles sont les modalités deremboursement


du montant de l’impôt afférent à l’indemnité
de départ volontaire ?
Document élaboré en Septembre 2015

1- Problématique

Quelles sont les modalités deremboursement du montant de l’impôt afférent à l’indemnité


de départ volontaire ?
2- Cadre légal

Conformément à l’article 57-7° du CGI, sont exonérés de l’impôt dans la limite fixée par la
législation et la réglementation en vigueur en matière de licenciement :

 l'indemnité de licenciement ;

 l'indemnité de départ volontaire ;

 et toutes indemnités pour dommages et intérêts accordées par les tribunaux en


cas de licenciement.

Toutefois, en cas de recours à la procédure de conciliation, l'indemnité est exonérée dans la


limite de ce qui est prévu à l'article 41 de la loi n° 65-99 relative au Code du travail.

Cet article dispose qu’en cas de rupture abusive du contrat de travail par l'une des parties,
la partie lésée a le droit de demander des dommages-intérêts.

Le salarié licencié pour un motif qu'il juge abusif peut avoir recours à la procédure de
conciliation préliminaire prévue au 4e alinéa de l'article 532 aux fins de réintégrer son poste
ou d'obtenir des dommages-intérêts.

En cas de versement de dommages-intérêts, le récépissé de remise du montant est signé


par le salarié et l'employeur ou son représentant, les signatures dûment légalisées par
l'autorité compétente. Il est également contresigné par l'agent chargé de l'inspection du
travail.

L'accord obtenu dans le cadre de la conciliation préliminaire est réputé définitif et non
susceptible de recours devant les tribunaux.

A défaut d'accord intervenu au moyen de la conciliation préliminaire, le salarié est en droit


de saisir le tribunal compétent qui peut statuer, dans le cas d'un licenciement abusif du
salarié, soit par la réintégration du salarié dans son poste ou par des dommages-intérêts
dont le montant est fixé sur la base du salaire d'un mois et demi par année ou fraction
d'année de travail sans toutefois dépasser le plafond de 36 mois.

3- Position de l’Administration fiscale

L’Administration fiscale informe dans sa réponse n° 317 du 1eraoût 2014 que l’indemnité de
départ volontaire est exonérée dans la limite de l’indemnité de licenciement fixée sur la
base du barème prévu par l’article 53 du Code du travail.

Par conséquent, lorsque le salarié perçoit une indemnité supérieure, la partie de l’indemnité
excédentaire est intégralement taxable en la répartissant par parts égales et en l’ajoutant
aux salaires annuels des 4 dernières années d’activité ou sur la durée effective de services,
si celle-ci est inférieure à 4 ans, en procédant comme suit :

 prendre, pour chacune des 4 années la rémunération effective annuelle et lui


rajouter le quart de la partie de l’indemnité de départ volontaire imposable ;
 déterminer le nouveau revenu annuel imposable pour chacune des 4 dernières
années en tenant compte des différentes déductions opérées annuellement ;

 calculer l’impôt correspondant à chacune de ces nouvelles bases annuelles ;

 déterminer le reliquat d’impôt à payer, au titre de chacune de ces 4 années, en


faisant la différence entre l’impôt obtenu d’après ces nouvelles bases et celui
afférent à la rémunération annuelle déjà prélevé à la source. (CATDR 2015)

4- Commentaire

La réponse de l’Administration fiscale concerne une demande de remboursement du


montant de l’IR afférent à l’indemnité de départ volontaire perçue par un salarié, suite à
l’opération de départ volontaire effectuée par son employeur dans le cadre de son plan de
restructuration.

Elle rappelle que l’exonération n’est accordée que dans la limite prévue par la législation du
travail, en ce sens que le surplus est taxable dans les conditions de droit commun.

A préciser que l’IR ne doit porter que sur le surplus del’indemnité de licenciement volontaire
et le montant dudit impôt doit correspondre à l’addition des reliquats d’impôts calculés pour
chacune des 4 années d’activité, et ce vue d’atténuer la charge fiscale du salarié.

En cas de surplus d’imposition, le salarié dispose d’un droit au remboursement auprès du


service local des impôts.

Quel est la période de vacance pour le


bénéfice de l’exonération de l’IR au titre du
profit foncier ?
Document élaboré en Septembre 2016

1- Problématique

Quel est la période de vacance pour le bénéfice de l’exonération de l’IR au titre du profit
foncier ?

2- Cadre légal

Conformément à l’article 63-II-B du Code Général des Impôts (CGI), est exonéré de l'impôt le
profit réalisé sur la cession d'un immeuble ou partie d'immeuble occupé à titre d'habitation
principale depuis au moins 6 ans au jour de ladite cession par son propriétaire ou par les
membres des sociétés à objet immobilier réputées fiscalement transparentes.
Toutefois, une période maximum d’une année à compter de la date de la vacance du
logement est accordée au contribuable pour la réalisation de l'opération de cession.

3- Position de l’Administration fiscale

Dans sa note circulaire n° 726 relative aux dispositions fiscales de la loi de finances (LF)
2016, la Direction Générale des Impôts (DGI) confirme que la durée de vacance prise en
considération pour le bénéfice de l’exonération de l’impôt sur le profit foncier, réalisé lors de
la vente de l’habitation occupée à titre principale, peut aller jusqu’à une année. (CATDR
2016)

4- Commentaire

La période d’une année est accordée au contribuable pour la réalisation de l’opération de


cession du bien immobilier occupé à titre d’habitation principale dans des conditions
favorables.

La vacance s’entend de la période écoulée entre la date où le logement est devenu vacant
et celle de sa cession.

Avant le 1er janvier 2016, cette période était limitée à 6 mois.

Quel est le critère à retenir pour prétendre à


l’exonération en matière de profits fonciers :
habitation principale ou propriété ?
Document élaboré en Septembre 2016

1- Problématique

Quel est le critère à retenir pour prétendre à l’exonération en matière de profits fonciers :
habitation principale ou propriété ?

2- Cadre légal

En vertu de l’article 63-II-B du CGI, sont exonérés de l'impôt, le profit réalisé sur la cession
d'un immeuble ou partie d'immeuble occupé à titre d'habitation principale depuis au moins
6 ans au jour de ladite cession, par son propriétaire ou par les membres des sociétés à objet
immobilier réputées fiscalement transparentes.
Toutefois, une période maximum d’une année à compter de la date de la vacance du
logement est accordée au contribuable pour la réalisation de l'opération de cession.

Cette exonération est également accordée au contribuable ayant cédé un immeuble ou


partie d’immeuble acquis par voie de « Ijara Mountahia Bitamlik » et occupé à titre
d’habitation principale.

La période d’occupation dudit bien par le contribuable, en tant que locataire, est prise en
compte pour le calcul de la période précitée pour le bénéfice de l’exonération.

Cette exonération est également accordée au terrain sur lequel est édifiée la construction
dans la limite de 5 fois la superficie couverte.

3- Position de l’Administration fiscale/u>

La DGI confirme, dans sa réponse n° 324 du 21 juillet 2003, que le point de départ du
décompte de la période d’exonération est la date de la conclusion du contrat de vente qui a
permis le transfert de propriété au nom dupropriétaire.

Par conséquent, les deux conditions doivent être réunies, à savoir que l’intéressé doit être
propriétaire de l'immeuble et en même temps l'occuper en cette qualité pendant la durée
exigée pour pouvoir bénéficier de l'exonération totale au titre des profits fonciers.(CATDR
2016)

4- Commentaire

SI la date à prendre en considération pour l'appréciation de l'habitation principale est la date


de la conclusion du contrat de vente qui a procédé au transfert définitif de la propriété, le
CGI prévoit que la période d’occupation dudit bien par le contribuable, en tant que locataire,
est prise en compte pour le calcul de la période requise pour le bénéfice de l’exonération.

Par ailleurs, l’occupation principale n’est pas exigée pour le Marocain Résident à l’Etranger
qui dispose pour le bénéfice de l’exonération du droit d’une résidence principale au Maroc.

Quelles sont les conditions d’exonération de


la vente d’une habitation principale ?
Document élaboré en Mars 2017

1- Problématique
Comment déterminer la durée de 6 ans nécessaire pour l’exonération du profit réalisé lors
de la cession d’une habitation principale ? Est-ce par année civile à compter de l’obtention
du permis d’habiter jusqu’à la date de l’expédition du notaire ?

2- Cadre légal

Au sens de l’article 63-II-B du CGI, est exonéré de l’IR le profit réalisé sur la cession d’un
immeuble ou partie d’immeuble occupé à titre d’habitation principale depuis au moins 6 ans
au jour de ladite cession, par son propriétaire ou par les membres des sociétés à objet
immobilier réputées fiscalement transparentes au sens de l’article 3-3° du CGI. Toutefois,
une période maximum d’une année à compter de la date de la vacance du logement est
accordée au contribuable pour la réalisation de l’opération de cession.

Cette exonération est également accordée au contribuable ayant cédé un immeuble ou


partie d’immeuble acquis par voie de « Ijara Mountahia Bitamlik » et occupé à titre
d’habitation principale.

La période d’occupation dudit bien par le contribuable, en tant que locataire, est prise en
compte pour le calcul de la période précitée pour le bénéfice de l’exonération susvisée.

Cette exonération est également accordée au terrain sur lequel est édifiée la construction
dans la limite de 5 fois la superficie couverte.

3- Eléments de réponse

Il résulte que les 6 ans sont une durée d'occupation. Dans le cas des logements sociaux,
cette durée est de 4 ans seulement en vertu de l’article 63-II-D du CGI.

Cette exonération s’étend dans les mêmes conditions :

 au conjoint ou aux successeurs directs qui continuent d’habiter l’immeuble ou


la partie d’immeuble en cause après le décès du propriétaire ;
 au propriétaire dont le droit de propriété sur son habitation principale consiste
en actions ou parts nominatives dans une société immobilière transparente ;
 aux marocains résidant à l’étranger pour leur habitation principale au Maroc.

Pour bénéficier de l’exonération susvisée, ces derniers doivent justifier que ce logement
était destiné à leur habitation principale au Maroc et inscrit en tant que telle à la taxe
d’habitation. En effet, l’administration fiscale à tendance à exiger la preuve de cette
occupation et réclame notamment :

 Les relevés d’eau et d’électricité sur la période d’occupation séparant la date


d’entrée et sortie de l’immeuble cédé, délivrées par la régie ayant délivré
l’abonnement de l’eau et de l’électricité. Elle calcule la durée d'occupation
réelle sur la base du relevé des compteurs.
 La Carte Nationale d’Identité Electronique (CNIE) portant l’adresse de
l’habitation principale ou le certificat d'habitation.
Quels sont les avantages fiscaux prévus en
matière de création d’emploi?
Document élaboré en Mars 2018

1- Problématique

Quels sont les avantages fiscaux prévus en matière de création d’emploi?

2- Cadre légal

L’article 57–20° du CGI prévoit l’exonération en faveur du salaire mensuel brut plafonné à
10.000 DH pour une durée de 24 mois à compter de la date de recrutement du salarié, versé
par une entreprise, association ou coopérative créée durant la période allant du 1/1/2015 au
31/12/2022 dans la limite de 10 salariés.

L’exonération est accordée dans les conditions ci-après :

 le salarié doit être recruté dans le cadre d’un contrat de travail à durée
indéterminée ;

 le recrutement doit être effectué dans les 2 premières années à compter du


début d’exploitation.

3- Position de l’administration fiscale

La DGI précise dans sa note circulaire n° 728 relative aux mesures fiscales de la LF 2018que
la date à prendre en considération pour décompter le délai de 24 mois est la date du
premier acte commercial qui coïncide avec la première opération d’approvisionnement en
matières premières et de prestations de service fournies, à l’exclusion des frais de
constitution des sociétés.

Le bénéfice des nouvelles dispositions s’étend aux entreprises, associations ou coopératives


qui ont été créées durant la période allant du 1/1/2015 au 31/12/2017 et les recrutements
effectués entre la date de création et celle du début d’exploitation profite également de
l’avantage.

4- Commentaire
En cas de résiliation du contrat avant l’expiration du délai des 24 mois, l’employeur peut
recruter un autre salarié qui bénéficiera du même avantage.

Néanmoins, les employeurs qui ne respectent pas les conditions d’exonérationsont


régularisés d’office sans recours à aucune formalité préalable (article 200-III du CGI).

Quel est le traitement fiscal de la plus-value


réalisée dans le cadre de la transformation
d’une personne physique en 2 sociétés
personnes morales ?
Document élaboré en Mai 2018

1- Problématique

Quel est le traitement fiscal de la plus-value réalisée dans le cadre de la transformation


d’une personne physique en 2 sociétés personnes morales ?

2- Cadre légal

L’article 247-XVII-A du CGI dispose que les personnes physiques exerçant à titre individuel,
en société de fait ou dans l’indivision, au 31 décembre 2014, une activité professionnelle
passible de l’IR, selon le régime du résultat net réel ou du résultat net simplifié, ne sont pas
imposées sur la plus-value nette réalisée à la suite de l’apport de l’ensemble des éléments
de l’actif et du passif de leur entreprise à une société soumise à l’IS qu’elles créent entre le
1erjanvier 2015 et le 31 décembre 2016 dans les conditions suivantes :

 les éléments d’apport doivent être évalués par un commissaire aux apports
choisi parmi les personnes habilitées à exercer les fonctions de commissaires
aux comptes ;

 ledit apport doit être effectué entre le 1erjanvier 2015 et le 31 décembre 2016.

L’acte constatant l’apport est passible d’un droit d’enregistrement fixe de 1.000 DH.

Le bénéfice de ces dispositions est acquis sous réserve que la société bénéficiaire de
l’apport dépose, auprès de l’inspecteur des impôts du lieu d’imposition, dans un délai de 60
jours suivant la date de l’acte d’apport une déclaration fiscale.

3- Position de l’administration fiscale

La DGI précise que les avantages fiscaux prévus en la matière sont accordés à la création
d’une nouvelle société, suite à l’apport de l’ensemble des éléments de l’actif et du passif
d’une entreprise exerçant une activité professionnelle qui relevait de l’IR à une seule société
personne morale, passible de l’IS.

4- Commentaire

Il s’agit d’une interprétation très restrictive qui, du fait de son incohérence avec la volonté
du législateur, peut faire l’objet de contestation judiciaire. En effet, le législateur prévoit les
avantages fiscaux pour l’opération de transformation en entreprise personnes morales sans
en limiter le nombre, dont la détermination relève à notre avis de la seule volonté du
contribuable. Cette position peut même être considérée comme anticonstitutionnelle
puisque la liberté d’entreprendre est garantie par la Constitution.

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