Exonérations
Exonérations
1- Problématique
Est-il possible d'aligner le régime fiscal applicable aux contrats d'assurance sur la vie ou de
capitalisation avec les exonérations prévues en matière de plans d'épargne éduction et
actions (PEE et PEA) ?
2- Cadre légal
L'article 57-10° du CGI dispose que les prestations servies au terme d'un contrat
d'assurance sur la vie ou de capitalisation dont la durée est au moins égale à 8 ans sont
exonérés de l'impôt.
Pour sa part, l'article 68-VI et VII prévoit que l'exonération des plans d'épargnes est soumise
aux conditions suivantes :
S'agissant des revenus et profits de capitaux mobiliers réalisés dans le cadre d'un PEA, le
bénéfice de l'exonération est subordonné à la condition que :
Dans sa réponse n° 234, la DGI a fait savoir que le délai de 8 ans prévu par les dispositions
de l'article 57-10° du CGI a été institué afin d'encourager l'épargne à long terme.
Par contre les dispositions introduits par la LF pour l'année 2011 concernant les plans
d'épargne en actions, éducation et logement prévoient que l'exonération des revenus et
produits générés par lesdits plans est accordée sous réserve du respect des conditions
prévues à l'article 68 du C.G.I. Ainsi, ces nouvelles dispositions s'appliquent uniquement aux
plans d'épargne ouverts à compter du 1er Janvier 2011, tandis que les avantages prévus en
matière de contrats d'assurance sur la vie ou de capitalisation sont applicables aux contrats
de l'espèce.
A signaler que les nouveau avantages fiscaux ont été mis en place afin d'encourager la
diversification des produits d'épargne et d'offrir un large choix au contribuable.
4- Commentaire
2011 et ceux qui continueront à être commercialisés, sont hors du champ d'application de la
nouvelle fiscalité.
La position de l'administration fiscale insiste sur le fait que les exonérations des plans
d'épargne sont soumises à des conditions propres sans possibilité d'alignement avec
d'autres dérogations accordées pour des produits similaires.
A cet égard, elle réaffirme que les avantages prévus en matière de contrats d'assurance
susvisés sont toujours en vigueur et demeurent applicables aussi bien pour les contrats déjà
commercialisés que pour les nouveaux contrats.
Par ailleurs, il est à signaler que les modalités d'application des plans d'épargne institués par
la LF 2011 n'ont pas encore été fixées par voie réglementaire.
Ainsi, si les dispositions de la LF 2011 laissaient entendre que ces modalités seront arrêtées
par décret, un décret portant le n° 2-11-248 du 6 septembre 2011 a été publié au BO n°
5984 (6/10/2011), mais renvoi à cet effet un arrêté du Ministre des Finances.
Quels sont les avantages fiscaux accordés à
un MRE qui désire souscrire un contrat
d'épargne retraite au Maroc ?
Document élaboré en Décembre 2012
1- Problématique
Quels sont les avantages fiscaux accordés à un MRE qui désire souscrire un contrat
d'épargne retraite au Maroc ?
2- Cadre légal
les personnes physiques qui ont au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l'ensemble de leurs revenus et profits de source marocaine et étrangère ;
les personnes physiques qui n'ont pas au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l'ensemble de leurs revenus et profits de source marocaine ;
les personnes, ayant ou non leur domicile fiscal au Maroc, qui réalisent des
bénéfices ou perçoivent des revenus dont le droit d'imposition est attribué au
Maroc en vertu des conventions tendant à éviter la double imposition.
Au sens du CGI, une personne physique a son domicile fiscal au Maroc lorsqu'elle a au Maroc
son foyer d'habitation permanent, le centre de ses intérêts économiques ou lorsque la durée
continue ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 jours pour toute période de
365 jours.
4- Commentaire
En fait pour le fisc, le traitement fiscal de cette opération diffère selon l’existence ou pas
d’une convention fiscale de non double imposition entre le Maroc et le pays d'accueil du
MRE.(Copyright Artémis 2013 - tous droits réservés)
Ainsi, si aucune convention fiscale ne lie le Maroc au pays d'accueil du MRE, alors aucun
traitement fiscal spécifique n'est accordé, en ce sens que la rente ou le capital sera
imposable selon le régime du droit commun avec application de l'abattement de 40 %.
Par contre, si le pays d'accueil du MRE est lié avec le Maroc par une convention fiscale de
non double imposition alors les mêmes avantages fiscaux accordés aux assurés résidents
sont accordés aux MRE.
Par ailleurs, Il est à remarquer que les avantages fiscaux accordés aux MRE dépendent de la
nature de l’imposition, dès lors que si celui-ci est considéré sur le plan de la Taxe de
services communaux, par exemple, comme résident pour le bénéfice de l’abattement de
75%, pour d’autres impositions, telle que l’IR, le traitement fiscal est différent.
1- situation de fait
Question
Lequel des deux critères, habitation principale ou propriété, doit être retenu pour prétendre
l’exonération en matière de profit foncier prévue à l’article 63 du CGI ?
2- Cadre légal :
3- Réponse
4- Observation
1- Problématique
2- Cadre légal
Conformément aux dispositions de l’article 63-II-B du CGI, sont exonérés de l'impôt le profit
réalisé sur la cession d'un immeuble ou partie d'immeuble occupé à titre d'habitation
principale depuis au moins 8 ans au jour de ladite cession, par son propriétaire ou par les
membres des sociétés à objet immobilier réputées fiscalement transparentes (art. 3-3°) y
compris le terrain sur lequel est édifiée la construction dans la limite de 5 fois la superficie
couverte.
A travers sa réponse n° 284 du 14 juin 2010, l’administration fiscale considère que pour la
détermination de la superficie couverte qui sert de base pour l’exonération du terrain sur
lequel est édifiée la construction dans la limite de 5 fois la superficie couverte, il faut
entendre les superficies brutes, comprenant outre les murs et les pièces principales, les
annexes (vestibules, salles de bain ou cabinets de toilettes, clôtures ou dépendances -cave,
buanderie et garage-).
Toutefois, cette superficie exclut les vides tels que les terrasses, cours, balcons et patios.
4- Commentaire
L’administration fiscale s’est prononcée sur le cas d’une société qui a sollicité l'accord de
l'Office des Changes Il est à signaler à cet égard qu’après avoir repris ces précisions, la note
circulaire n° 717 relative au CGI (tome I, pages 388 et 389) a présenté l’exemple suivant :
1- Problématique
2- Cadre légal
En vertu des dispositions de l’article 24-2° du CGI, sont exonérés de l'IR les personnes
résidentes pour les produits qui leur sont versés en contrepartie de l'usage ou du droit à
usage de droits d'auteur sur les œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques. L’article 4-III
prévoit la retenue à la source au titre des produits bruts, versés, mis à la disposition ou
inscrits en compte des personnes physiques ou morales non résidentes.
les redevances pour l'usage ou le droit à usage de droits d'auteur sur des
œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques y compris les films
cinématographiques et de télévision ;
L’administration fiscale confirme, dans sa réponse n° 146 du 1er avril 2010, que lorsqu’une
œuvre artistique est considérée comme une œuvre protégée par les droits d’auteur (loi n° 2-
00 relative aux droits d’auteur et droits voisins), les produits qui sont versés aux personnes
résidentes, en contrepartie de l'usage ou du droit à usage de droits d'auteur sur les œuvres
littéraires, artistiques ou scientifiques, sont exonérés de l’IR.
Toutefois, elle prend soin de préciser que les redevances pour l'usage ou le droit à usage de
droits d'auteur sur des œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques, perçues par des
personnes physiques n’ayant pas de domicile fiscal au Maroc, sont soumises à une retenue à
la source au taux de 10% (art. 73-II-B-1° du CGI), sous réserve de dispositions contraires
prévues par une convention internationale de non double imposition.(Copyright Artémis
2011 - tous droits réservés)
4- Commentaire
les œuvres des beaux-arts, y compris les dessins, les peintures, les gravures,
lithographies, les impressions sur cuir et toutes les autres œuvres des beaux
arts ;
les illustrations, les cartes géographiques, les plans, les croquis et les œuvres
tridimensionnelles relatives à la géographie, la topographie, l'architecture ou la
science ;
1- Problématique
Quel est le traitement fiscal d’une cession d’appartement au profit d’un enfant adopté ?
2- Cadre légal
L’article 63-III du CGI prévoit une exonération de l'impôt pour les cessions à titre gratuit
portant sur les biens immeubles effectuées entre ascendants et descendants et entre époux,
frères et sœurs.
La DGI signale dans sa réponse n° 287 du 14 juin 2010 que la cession en question est
soumise à l’IR au titre du profit foncier dans les conditions de droit commun, dès lors que
seules les cessions à titre gratuit de biens immeubles effectuées entre ascendants et
descendants, entre époux, et entre frères et sœurs sont exonérées.
4- Commentaire
La position exprimée par la DGI est en conformité avec le système juridique marocain qui
n’assimile pas le statut de l’enfant adopté dans le cadre de la « Cafalat » à celui régissant
les relations entre les parents et leurs enfants, notamment en matière d’héritage et de
succession.
Il s’agit donc d’une exonération liée au degré de parenté à l’instar de ce qui est prévue en
matière de droits d’enregistrement (art. 133-I-C-4° du CGI). Par conséquent, une donation
au profit d’un enfant adoptif est soumise à l’IR sur la base de la valeur déclarée dans l’acte
de donation.
1- Problématique
Quel est le critère retenu pour prétendre à l'exonération en matière de profits fonciers,
l’habitation principale ou la propriété ?
2- Cadre légal
Conformément à l’article 63-II-B du CGI, sont exonérés de l'impôt les profits réalisés sur la
cession d'immeuble ou partie d'immeuble occupé à titre d'habitation principale depuis au
moins 6 ans au jour de ladite cession, par son propriétaire ou par les membres des sociétés
à objet immobilier réputées fiscalement transparentes. Toutefois, une période de 6 mois à
compter de la date de la vacance du logement est accordée au contribuable pour la
réalisation de l'opération de cession. L’exonération est également accordée au terrain sur
lequel est édifiée la construction dans la limite de 5 fois la superficie couverte.(Copyright
2014 - Editions Artémis - Tous droits réservés)
A travers sa réponse n° 324 du 21 juillet 2003, la DGI fait savoir que le point de départ du
décompte de la période d’exonération est la date de la conclusion du contrat de vente qui a
permis le transfert de propriété au nom du nouveau propriétaire.
Par conséquent, les 2 conditions prévues à l’article 63 du CGI doivent être réunies, à savoir
que l'intéressé doit être propriétaire de l'immeuble et en même temps l'occuper en cette
qualité pendant la durée légale pour pouvoir bénéficier de l'exonération.
4- Commentaire
La réponse de la DGI concerne le cas d’un locataire qui acquiert le logement où il a déjà
habité pendant plusieurs années et qui se demande s’il faut prendre en considération toute
la période d'habitation ou bien seulement la période où l'intéressé est devenu propriétaire.
1- Problématique
Est-ce qu’une prestation de service réalisée à l’étranger, pour la première fois, par un
prestataire personne physique résidente est exonérée de l’IR et de la cotisation minimale
pendant les 5 premières années ?
2- Cadre légal
Toutefois, l’article 7-IV prévoit que l'exonération ou le taux spécifique en faveur des
entreprises exportatrices s'applique à la dernière vente effectuée et à la dernière prestation
de service rendue sur le territoire du Maroc et ayant pour effet direct et immédiat de réaliser
l'exportation elle-même.
4- Commentaire
Du moment que la prestation réalisée à l’étranger par un prestataire résident et les devises
ont été rapatriées au Maroc, rien de plus normal de bénéficier de tous les avantages fiscaux
prévus pour les entreprises exportatrices de produits ou de service.
1- Problématique
Quelles sont les modalités de traitement des rachats de cotisations dans la cadre d’un
contrat de retraite complémentaire après l’âge de 50 ans et plus de 8 ans de souscription ?
2- Cadre légal
L’article 28-III du CGI prévoit la déductibilité du revenu global imposable, dans la limite de
10% du revenu global imposable, les primes ou cotisations se rapportant aux contrats
individuels ou collectifs d'assurance retraite d’une durée égale au moins à 8 ans souscrits
auprès des sociétés d'assurances établies au Maroc et dont les prestations sont servies aux
bénéficiaires à partir de l'âge de 50 ans révolus.
Pour le contribuable qui a des revenus salariaux et des revenus relevant d'autres catégories,
il a la possibilité de déduire, le montant des cotisations correspondant à son ou à ses
contrats d'assurance retraite, soit dans la limite de 50% de son salaire net imposable perçu
régulièrement au cours de son activité soit, dans la limite de 10%, de son revenu global
imposable.
Toutefois, la déduction dans la limite de 10% n'est pas cumulable avec celle prévue à
l'article 59-II-A pour les régimes de retraite prévus par les statuts des organismes marocains
de retraite constitués et fonctionnant conformément à la législation et à la réglementation
en vigueur en la matière.
Lorsqu'au terme du contrat, la rente est servie au bénéficiaire sous forme de capital, celui-ci
est imposé par voie de retenue à la source opérée par le débirentier concerné au taux du
barème progressif, après un abattement de 40% et avec étalement sur une période
maximum de 4 années.
Le débirentier qui n'effectue pas la retenue à la source précitée est passible de l'amende et
des majorations prévues à l'article 200.
Lorsque l'assuré procède au rachat de ses cotisations avant le terme du contrat et/ou avant
l'âge de 50 ans, le montant du rachat est imposé par voie de retenue à la source, opérée par
le débirentier concerné au taux du barème progressif sans abattement et après étalement
du montant racheté sur 4 années ou sur la période effective du remboursement si celle-ci
est inférieure à 4 ans, sans préjudice de l'application des majorations.
Sont considérées comme un rachat, les avances dont bénéficie l’assuré avant le terme du
contrat et/ou avant l’âge de 50 ans et sont imposable comme prévu [Link]
régulariser sa situation fiscale compte tenu éventuellement de ses autres revenus, le
bénéficiaire de la rente, du capital ou du rachat est tenu de souscrire la déclaration de son
revenu global dans les conditions prévues à l'article 82 ci-dessous. (CATDR 2015)
La Note circulaire de la Direction Générale des Impôts (DGI) n° 724 relative aux dispositions
fiscales de la loi de finances 2015 se réfère à l’article 89 de la loi n° 17-99 portant Code des
assurances, en vertu duquel les avances peuvent être faites par l’assureur au contractant
dans le cadre des contrats d’assurance retraite, dans la limite de la valeur du rachat.
Ainsi, conformément à cette loi, l’avance s’entend d’un prêt accordé par l’assureur au
souscripteur. Toutefois, les avances dont bénéficie l’assuré ne sont considérées, sur le plan
fiscal, comme des rachats imposables que lorsqu’elles sont accordées avant le terme du
contrat et/ou avant l’âge de 50 ans.
Par conséquent, les avances versées après la durée de 8 ans et l’âge de 50 ans révolus ne
constituent pas des rachats et bénéficient de l’abattement de 40% (art 28-III du CGI). A
préciser que les nouvelles dispositions de la LF 2015 modifiant l’article 28-III du CGI, sont
applicables aux avances accordées à compter du 1er janvier 2015.
4- Commentaire
L’article 28-III du CGI fait référence aux conditions d’âge et de délai de souscription, cela
implique que le terme du contrat n’est pas exigé pour le bénéfice des avantages fiscaux, en
ce sens que le rachat partiel à partir de plus de 50 ans et 8 ans de souscription donne droit à
l’abattement de 40% avec un étalement sur 4 ans.
1- Problématique
Conformément à l’article 57-7° du CGI, sont exonérés de l’impôt dans la limite fixée par la
législation et la réglementation en vigueur en matière de licenciement :
l'indemnité de licenciement ;
Cet article dispose qu’en cas de rupture abusive du contrat de travail par l'une des parties,
la partie lésée a le droit de demander des dommages-intérêts.
Le salarié licencié pour un motif qu'il juge abusif peut avoir recours à la procédure de
conciliation préliminaire prévue au 4e alinéa de l'article 532 aux fins de réintégrer son poste
ou d'obtenir des dommages-intérêts.
L'accord obtenu dans le cadre de la conciliation préliminaire est réputé définitif et non
susceptible de recours devant les tribunaux.
L’Administration fiscale informe dans sa réponse n° 317 du 1eraoût 2014 que l’indemnité de
départ volontaire est exonérée dans la limite de l’indemnité de licenciement fixée sur la
base du barème prévu par l’article 53 du Code du travail.
Par conséquent, lorsque le salarié perçoit une indemnité supérieure, la partie de l’indemnité
excédentaire est intégralement taxable en la répartissant par parts égales et en l’ajoutant
aux salaires annuels des 4 dernières années d’activité ou sur la durée effective de services,
si celle-ci est inférieure à 4 ans, en procédant comme suit :
4- Commentaire
Elle rappelle que l’exonération n’est accordée que dans la limite prévue par la législation du
travail, en ce sens que le surplus est taxable dans les conditions de droit commun.
A préciser que l’IR ne doit porter que sur le surplus del’indemnité de licenciement volontaire
et le montant dudit impôt doit correspondre à l’addition des reliquats d’impôts calculés pour
chacune des 4 années d’activité, et ce vue d’atténuer la charge fiscale du salarié.
1- Problématique
Quel est la période de vacance pour le bénéfice de l’exonération de l’IR au titre du profit
foncier ?
2- Cadre légal
Conformément à l’article 63-II-B du Code Général des Impôts (CGI), est exonéré de l'impôt le
profit réalisé sur la cession d'un immeuble ou partie d'immeuble occupé à titre d'habitation
principale depuis au moins 6 ans au jour de ladite cession par son propriétaire ou par les
membres des sociétés à objet immobilier réputées fiscalement transparentes.
Toutefois, une période maximum d’une année à compter de la date de la vacance du
logement est accordée au contribuable pour la réalisation de l'opération de cession.
Dans sa note circulaire n° 726 relative aux dispositions fiscales de la loi de finances (LF)
2016, la Direction Générale des Impôts (DGI) confirme que la durée de vacance prise en
considération pour le bénéfice de l’exonération de l’impôt sur le profit foncier, réalisé lors de
la vente de l’habitation occupée à titre principale, peut aller jusqu’à une année. (CATDR
2016)
4- Commentaire
La vacance s’entend de la période écoulée entre la date où le logement est devenu vacant
et celle de sa cession.
1- Problématique
Quel est le critère à retenir pour prétendre à l’exonération en matière de profits fonciers :
habitation principale ou propriété ?
2- Cadre légal
En vertu de l’article 63-II-B du CGI, sont exonérés de l'impôt, le profit réalisé sur la cession
d'un immeuble ou partie d'immeuble occupé à titre d'habitation principale depuis au moins
6 ans au jour de ladite cession, par son propriétaire ou par les membres des sociétés à objet
immobilier réputées fiscalement transparentes.
Toutefois, une période maximum d’une année à compter de la date de la vacance du
logement est accordée au contribuable pour la réalisation de l'opération de cession.
La période d’occupation dudit bien par le contribuable, en tant que locataire, est prise en
compte pour le calcul de la période précitée pour le bénéfice de l’exonération.
Cette exonération est également accordée au terrain sur lequel est édifiée la construction
dans la limite de 5 fois la superficie couverte.
La DGI confirme, dans sa réponse n° 324 du 21 juillet 2003, que le point de départ du
décompte de la période d’exonération est la date de la conclusion du contrat de vente qui a
permis le transfert de propriété au nom dupropriétaire.
Par conséquent, les deux conditions doivent être réunies, à savoir que l’intéressé doit être
propriétaire de l'immeuble et en même temps l'occuper en cette qualité pendant la durée
exigée pour pouvoir bénéficier de l'exonération totale au titre des profits fonciers.(CATDR
2016)
4- Commentaire
Par ailleurs, l’occupation principale n’est pas exigée pour le Marocain Résident à l’Etranger
qui dispose pour le bénéfice de l’exonération du droit d’une résidence principale au Maroc.
1- Problématique
Comment déterminer la durée de 6 ans nécessaire pour l’exonération du profit réalisé lors
de la cession d’une habitation principale ? Est-ce par année civile à compter de l’obtention
du permis d’habiter jusqu’à la date de l’expédition du notaire ?
2- Cadre légal
Au sens de l’article 63-II-B du CGI, est exonéré de l’IR le profit réalisé sur la cession d’un
immeuble ou partie d’immeuble occupé à titre d’habitation principale depuis au moins 6 ans
au jour de ladite cession, par son propriétaire ou par les membres des sociétés à objet
immobilier réputées fiscalement transparentes au sens de l’article 3-3° du CGI. Toutefois,
une période maximum d’une année à compter de la date de la vacance du logement est
accordée au contribuable pour la réalisation de l’opération de cession.
La période d’occupation dudit bien par le contribuable, en tant que locataire, est prise en
compte pour le calcul de la période précitée pour le bénéfice de l’exonération susvisée.
Cette exonération est également accordée au terrain sur lequel est édifiée la construction
dans la limite de 5 fois la superficie couverte.
3- Eléments de réponse
Il résulte que les 6 ans sont une durée d'occupation. Dans le cas des logements sociaux,
cette durée est de 4 ans seulement en vertu de l’article 63-II-D du CGI.
Pour bénéficier de l’exonération susvisée, ces derniers doivent justifier que ce logement
était destiné à leur habitation principale au Maroc et inscrit en tant que telle à la taxe
d’habitation. En effet, l’administration fiscale à tendance à exiger la preuve de cette
occupation et réclame notamment :
1- Problématique
2- Cadre légal
L’article 57–20° du CGI prévoit l’exonération en faveur du salaire mensuel brut plafonné à
10.000 DH pour une durée de 24 mois à compter de la date de recrutement du salarié, versé
par une entreprise, association ou coopérative créée durant la période allant du 1/1/2015 au
31/12/2022 dans la limite de 10 salariés.
le salarié doit être recruté dans le cadre d’un contrat de travail à durée
indéterminée ;
La DGI précise dans sa note circulaire n° 728 relative aux mesures fiscales de la LF 2018que
la date à prendre en considération pour décompter le délai de 24 mois est la date du
premier acte commercial qui coïncide avec la première opération d’approvisionnement en
matières premières et de prestations de service fournies, à l’exclusion des frais de
constitution des sociétés.
4- Commentaire
En cas de résiliation du contrat avant l’expiration du délai des 24 mois, l’employeur peut
recruter un autre salarié qui bénéficiera du même avantage.
1- Problématique
2- Cadre légal
L’article 247-XVII-A du CGI dispose que les personnes physiques exerçant à titre individuel,
en société de fait ou dans l’indivision, au 31 décembre 2014, une activité professionnelle
passible de l’IR, selon le régime du résultat net réel ou du résultat net simplifié, ne sont pas
imposées sur la plus-value nette réalisée à la suite de l’apport de l’ensemble des éléments
de l’actif et du passif de leur entreprise à une société soumise à l’IS qu’elles créent entre le
1erjanvier 2015 et le 31 décembre 2016 dans les conditions suivantes :
les éléments d’apport doivent être évalués par un commissaire aux apports
choisi parmi les personnes habilitées à exercer les fonctions de commissaires
aux comptes ;
ledit apport doit être effectué entre le 1erjanvier 2015 et le 31 décembre 2016.
L’acte constatant l’apport est passible d’un droit d’enregistrement fixe de 1.000 DH.
Le bénéfice de ces dispositions est acquis sous réserve que la société bénéficiaire de
l’apport dépose, auprès de l’inspecteur des impôts du lieu d’imposition, dans un délai de 60
jours suivant la date de l’acte d’apport une déclaration fiscale.
La DGI précise que les avantages fiscaux prévus en la matière sont accordés à la création
d’une nouvelle société, suite à l’apport de l’ensemble des éléments de l’actif et du passif
d’une entreprise exerçant une activité professionnelle qui relevait de l’IR à une seule société
personne morale, passible de l’IS.
4- Commentaire
Il s’agit d’une interprétation très restrictive qui, du fait de son incohérence avec la volonté
du législateur, peut faire l’objet de contestation judiciaire. En effet, le législateur prévoit les
avantages fiscaux pour l’opération de transformation en entreprise personnes morales sans
en limiter le nombre, dont la détermination relève à notre avis de la seule volonté du
contribuable. Cette position peut même être considérée comme anticonstitutionnelle
puisque la liberté d’entreprendre est garantie par la Constitution.