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Ly ée La Bruyère, Versailles 2010/2011

ECS 2  Mathématiques

Analyse 1  Topologie, suites numériques : révisions

Corre tion de l'exer i e 5


1. sens dire t : Soit (un ) une suite d'éléments de F onvergeant vers ℓ ∈ R. Montrons que ℓ ∈ F . Supposons que
ℓ 6∈ F . Alors, ℓ ∈ ∁R F qui est ouvert. Ainsi, il existe ε > 0 tel que B(ℓ, ε) ⊂ ∁R F . Pour e hoix de ε, on en
déduit, puisque pour tout n ∈ N, un ∈ F , que pour tout n ∈ N, un 6∈ B(ℓ, ε). Cela ontredit la dénition de la
onvergen e de un vers ℓ. Con lusion : ℓ ∈ F .
2. ré iproque : On montre la ontraposée : si F n'est pas fermé, il existe une suite d'éléments de F onvergeant vers
un réel ℓ 6∈ F . En eet, si F n'est pas fermé, alors ∁F n'est pas ouvert, don , en niant la dénition d'un ouvert,
il existe ℓ ∈ ∁F (qu'on se xe), tel que pour tout ε > 0, B(ℓ, ε) n'est pas ontenu dans ∁F , don ren ontre F :
B(ℓ, ε) ∩ F 6= ∅. Ce i est vrai pour tout ε, notamment pour ε = n1 . Ainsi, B(ℓ, n1 ) ∩ F est non vide. On peut
don hoisir, pour tout n ∈ N∗ , un ∈ B(ℓ, n1 ) ∩ F . La suite (un ) onstruite de la sorte est bien à termes dans F ,
et onverge vers ℓ 6∈ F , ar pour tout n, d(un , ℓ) < n1 .

Corre tion de l'exer i e 6


Indi ation : on raisonne par l'absurde : en supposant que (un )n∈N admet une limite ℓ (nie ou innie), soit ℓ vérie
−1
ℓ = 1+ℓ , soit ℓ est au bord du domaine, don ℓ = −1, ℓ = ±∞. Dans ha un des as, trouver une ontradi tion.

Corre tion de l'exer i e 7


1. Indi ation : par dénition de la limite (par ε), à partir d'un ertain rang, uun+1n
sera majoré par 1+ℓ2 qui est
stri tement supérieur à ℓ. À partir de e rang, on peut minorer (un ) par une suite géométrique de raison 1+ℓ
2 < 1
(raisonnement lassique, aussi utilisé pour les séries). Comme (un ) est positive, on en déduit par en adrement
qu'elle admet une limite nulle.
2. Si on minore uun+1
n
par 1 à partir d'un ertain rang, on obtient la roissan e stri te (don l'existen e d'une limite
nie ou innie) de (un ). Cet argument sut souvent pour l'étude des séries, mais n'est pas susant i i pour
obtenir la valeur de la limite de (un ). Pro éder omme dans la question pré édente, en minorant à partir d'un
ertain rang (un ) par une suite géométrique de raison 1+ℓ
2 > 1.
3. Appliquer les résultats pré édentes. En notant (un )n∈N∗ la suite
un+1
lim = a,
n→+∞ un
ainsi :
• si a < 1, lim un = 0 ;
n→+∞
• si a > 1, lim un = +∞ ;
n→+∞
• si a = 1, on obtient fa ilement :
∗ si b > 0, lim un = 0 ;
n→+∞
∗ si b = 0, lim un = 1 ;
n→+∞
∗ si b < 0, lim un = +∞.
n→+∞
un+1 a
4. I i, lim = lim = 0. Don lim un = 0.
n→+∞ un n→+∞ n + 1

Corre tion de l'exer i e 8


Soit (un )n∈N une suite réelle.
1. Soit A = u0 . Alors il existe n0 ∈ N tel que pour tout n > n0 , un > A. Alors, E = {un , tq un 6 A, n ∈ N} est
ni, ar E ⊂ [[1, n0 ]]. En eet pour tout n > n0 , un > A, don un 6∈ E . De plus E est non vide, puisque u0 ∈ E .
Par onséquent, E admet un plus petit élément uk . Alors, pour tout n ∈ N :
• soit un ∈ E , et don uk 6 un par dénition de uk ;
• soit un 6∈ E , et don un > A 6 uk .
Ainsi, uk est un minorant, et don le plus petit élément, de {un , n ∈ N}.

1
2. Si (un )s u est onstante, {un , n ∈ N} est un singleton, don admet à la fois un plus petit et un plus grand élément.
Supposons don que un est non onstante. Il existe don k tel que uk 6= ℓ. Supposons que uk > ℓ (le as uk < ℓ
se démontre de la même façon). Alors soit ε = uk − ℓ. Il existe N ∈ N tel que pour tout n > N , un < ℓ + ε = uk .
Soit E = {un , n ∈ N, td un > uk }. D'après e qui pré ède, E ⊂ [[0, N ]], et est don ni. De plus, uk ∈ E . Don
E admet un élément maximum. Comme dans la question pré édente, et élément est aussi l'élément maximum
de {un , n ∈ N}.
Pour ne pas pouvoir faire e raisonnement pour l'élément maximum, il faudrait que pour tout k ∈ N, uk 6 ℓ. Si
ela est vérié, et qu'il existe k tel que uk = ℓ, alors uk est lairement l'élément maximum de {un , n ∈ N}. Ainsi,
pour qu'il n'existe pas d'élément maximum, il faut don que pour tout n ∈ N, un < ℓ.
Ré iproquement, si pour tout n ∈ N, un < ℓ, alors ℓ est la borne supérieure de {un , n ∈ N}. En eet, 'est un
majorant, et pour tout ε > 0, il existe N ∈ N tel que pour tout n ∈ N, un > ℓ − ε. En parti ulier, il existe n ∈ N
tel que un > ℓ − ε. D'après la ara térisation par epsilon des bornes supérieures, ℓ est la borne supérieure de
{un , n ∈ N}. Comme ℓ 6∈ {un , n ∈ N}, et ensemble n'admet pas d'élément maximum.
Ainsi, les suites onvergentes telles que {un , n ∈ N} n'admet pas de maximum (et admet don un minimum)
sont les suites onvergeant vers leur limite par valeurs stri tement inférieures. De même, les suites onvergentes
telles que {un , n ∈ N} n'admet pas de minimum (et admet don un maximum) sont les suites onvergeant vers
leur limite par valeurs stri tement supérieures.
3. (un )n∈N étant à termes positifs, on obtient par le raisonnement pré édent l'existen e d'un maximum de {un , n ∈
N}. Soit p1 tel que up1 soit e maximum. Ainsi, pour tout n ∈ N, un 6 up1 , et en parti ulier, pour tout n > p1 ,
un 6 up1
Alors {un , n > p1 } admet pour la même raison un maximum ( e sont les termes de la suite dénie par vn =
un+p1 +1 , pour tout n ∈ N, don on peut appliquer le résultat pré édent à ette suite). Soit p2 tel que up2 réalise
e maximum. Alors, de même que pré édemment, pour tout n > p2 , un 6 up2 . De plus p2 > p1 .
Soit k ∈ N∗ et supposons onstruits p1 < p2 < · · · < pk tels que pour tout i ∈ [[1, k]], et pour tout n > pi ,
un 6 pi · Alors {un , n > pk } admet pour la même raison un maximum. Soit pk+1 tel que upk+1 . Alors pk+1 > pk ,
et pour tout n > pk+1 , un 6 upk+1 .
D'après le prin ipe de ré urren e, on a don onstruit une innité d'entiers pi tels que pour tout n > pi , un 6 upi .

Corre tion de l'exer i e 9



Soit (un )n∈N la suite dénie par u0 = 0, et pour tout n ∈ N, un+1 = 12 − un .
√ √
1. Montrons que [0 12] est un intervalle stable par f : x 7→ 12 − x.

Tout d'abord, f est bien déni sur et intervalle, puisque 12 6 12. De plus :
√ √ √
∀x ∈ [0, 12], 0 6 12 − x 6 12 don : 0 6 12 − x 6 12.
√ √
Ainsi, f ([0, 12]) ⊂ [0, 12].

Soit, pour tout n dans N, la propriété P(n): un est bien déni et un ∈ [0, 12].

Comme u0 = 0, u0 est bien déni, et u0 ∈ [0, 12], d'où P(0).
√ √
Soit n ∈ N tel que P(n) soit satisfait. Alors un ∈ [0, 12], don un+1 = f (un ) est bien déni, et puisque [0, 12]

est stable par f , un+1 ∈ [0, 12].
Par onséquent, P(0) est vraie, et pour tout n dans N, P(n) entraîne P(n + 1). D'après le prin ipe de ré urren e,
P(n) est vraie pour tout n dans N.

2. La fon tion f est dé roissante sur l'intervalle stable [0, 12]. Par onséquent, la omposée f ◦ f est roissante sur

l'intervalle [0, 12], qui, étant stable par f , l'est également par f ◦ f . Or, (xn )n∈N vérie la relation de ré urren e
valable pour tout n ∈ N : xn+1 = f ◦ f (xn ).
Montrons par ré urren e sur n ∈ N que (xn )n∈N est roissante.
Soit, pour tout n dans N, la propriété Q(n): xn+1 > xn .

On a u2 ∈ [0, 12], don u2 > 0 = u0 , don x1 > x0 . Par onséquent, Q(0) est satisfait.
Soit n ∈ N tel que Q(n) soit satisfait. Alors :
xn+1 > xn .

2
La fon tion f ◦ f étant roissante, on en déduit :

f ◦ f (xn+1 ) > f ◦ f (xn ) soit: xn+2 > xn+1 ,

d'où P(n + 1).


Par onséquent, Q(0) est vraie, et pour tout n dans N, Q(n) entraîne Q(n + 1). D'après le prin ipe de ré urren e,
Q(n) est vraie pour tout n dans N.
Ainsi, (xn )n∈N est roissante. Alors, f étant dé roissante :

∀n ∈ N, xn+1 > xn don : f (xn+1 ) 6 f (xn ) soit: yn+1 6 yn .

Par onséquent, (yn )n∈N est dé roissante.



3. Puisque (yn )n∈N est dé roissante, pour tout n ∈ N, yn 6 y0 = u1 , et de plus, u1 6 12 6 4.
Il reste à montrer que pour tout n ∈ N, xn 6 yn , e que l'on fait par ré urren e sur N.
Soit, pour tout n dans N, la propriété R(n): xn 6 yn .

On a x0 = 0 et y0 = u1 = 12, don x0 6 y0 , d'où R(0).

Soit n ∈ N∗ tel que R(n). Alors xn 6 yn , et f ◦ f étant roissante sur [0, 12], intervalle ontenant xn et yn , on
en déduit que :
f ◦ f (xn ) 6 f ◦ f (yn ) soit: xn+1 6 yn+1 .
D'où R(n + 1).
Par onséquent, R(0) est vraie, et pour tout n dans N, R(n) entraîne R(n + 1). D'après le prin ipe de ré urren e,
R(n) est vraie pour tout n dans N.
4. Cette question dé oule de l'inégalité des a roissements nis.

Pour ommen er, al ulons f ′ . La fon tion f est dérivable sur [0, 12], et :
√ 1
∀x ∈ [0, 12], f ′ (x) = − √ .
2 12 − x
√ √
Or, pour tout x ∈ [0, 12], 12 − x > 12 − 12 6 12 − 4 = 8, d'où :
√ 1 1 1
∀x ∈ [0, 12], |f ′ (x)| = √ 6 √ = √ .
2 12 − x 2 8 4 3
Ainsi, étant donné n ∈ N∗ , d'après l'inégalité des a roissements nis entre un−1 et un (don sur un intervalle

ontenu dans [0, 12], il vient :
1
|un+1 − un | = |f (un ) − f (un−1 )| 6 √ |un − un−1 |.
4 3
5. On déduit de la question pré édente que pour tout n ∈ N,
1 1 1
|yn+1 − xn+1 | = |u2n+3 − u2n+2 | 6 √ |u2n+2 − u2n+1 | 6 √ |u2n+1 − u2n | = |yn − xn |.
4 3 (4 3)2 48

Une ré urren e immédiate amène alors :


1
∀n ∈ N, |yn − xn | 6 |y0 − x0 |.
48n
1
Or, lim = 0, ar 'est une suite géométrique de raison appartenant à ] − 1, 1[. Par onséquent, lim (yn −
n→+∞ 48n n→+∞
xn ) = 0.
De plus, on a déjà démontré que (xn )n∈N est roissante et (yn )n∈N est dé roissante. On en déduit que (xn )n∈N
et (yn )n∈N sont adja entes. D'après le théorème des suites adja entes, il en résulte que (xn )n∈N et (yn )n∈N
onvergent vers une même limite ℓ, ainsi (u2n )n∈N et (u2n+1 )n∈N onvergent vers une même limite ℓ. Alors, soit
ε > 0.
∃N1 , ∀n > N1 , |u2n − ℓ| < ε et ∃N1 , ∀n > N2 , |u2n+1 − ℓ| < ε
Par onséquent :
∀n > 2 max(N1 , N2 ), |un − ℓ| < ε.

3
On en déduit que (un )n∈N onverge vers ℓ. Déterminons ℓ. La fon tion f étant ontinue sur l'intervalle stable

[0, 12], en passant à la limite dans la relation de ré urren e dénissant (un )n∈N , on obtient f (ℓ) = ℓ, don

ℓ = 12 − ℓ soit: ℓ2 = 12 − ℓ soit: ℓ2 + ℓ − 12.

Cette équation admet pour solutions −4 et 3. Comme −4 < 0 alors que (un )n∈N est une suite positive, on en
déduit que −4 ne peut pas être la limite de (un )n∈N . Par onséquent, ℓ = 3

Corre tion de l'exer i e 10


Éléments de réponse (à développer)

1. On note f : x 7→ 2x + 3. La fon tion f admet un seul point xe 3. Les intervalles [0, 3] et [3, +∞[ sont stables
par f (remarquez que les intervalles stables sont souvent délimités par les points xes ; pensez-y pour déterminer
des intervalles stables). Don :
• si u0 ∈ [0, 3], pour tout n ∈ N, un ∈ [0, 3].
• si u0 ∈ [3, +∞[, pour tout n ∈ N, un ∈ [3, +∞].
• si u0 ∈ [− 23 , 0[, u1 ∈ [0, 3], et don pour tout n ∈ N∗ , un ∈ [3, +∞].
Soit g : x 7→ f (x) − x, sur R+ . Montrer que g est positive sur [0, 3] et négative sur [3, +∞[. En déduire que :
• si u0 ∈ [− 23 , 3], (un ) roit, et est majorée par 3, don onverge. La seule limite possible est le point xe 3.
• si u0 ∈ [3, +∞[, (un ) dé roît, et est minorée par 3, don onverge. La seule limite possible est le point xe 3.
2. f est dé roissante sur ]0, +∞[. Un argument lassique permet de montrer que (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones.
4
Elles vérient toutes deux la relation donnée par la fon tion g : x 7→ x2 , dénie sur R∗+ .
√ √ √
Une étude dire te du signe de un+2 − un montre que si un < 3 2, alors un+2 < un < 3 2, et si un > 3 2, alors
√ √ √
un+2 > un > 3 2. De plus, si un < 3 2, alors un+1 > 3 2, et ré iproquement.
Un argument de ré urren e montre alors que :

• si u0 ∈]0, 3 2[, alors :
√ √
∗ (u2n ) est dé roissante, à valeurs dans ]0, 3 2[, don onvergente. Le seul point xe de g sur R∗+ est 3 2, et
par dé roissante, ela ne peut pas être la limite de (u2n ). Don (u2n ) onverge vers un bord du domaine,
né essairement 0 i i ;

∗ (u2n+1 ) est roissante, à valeurs dans ] 3 2, +∞[, don onvergente dans R. De même, la seule limite possible
est i i +∞.

• si u0 ∈] 3 2, +∞[, de même en inversant le rle de (u2n ) et (u2n+1 ).
√ √
• si u0 = 3 2, la suite (un )n∈N est stationnaire, de valeur et don de limite 3 2. Ainsi, e as est le seul pour
lequel la suite (un ) onverge.
3. Soit f : x 7→ 1−x
1+x
dénie sur R \ {1}. Un al ul rapide montre que f n'admet pas de point xe. Ainsi, si (un )n∈N
onverge, 'est vers un point du bord du domaine, don −∞, 1 ou +∞. En raisonnant par l'absurde, on arrive
fa ilement à une ontradition dans ha un des trois as (passer à la limite dans la relation de ré urren e, et
obtenir une limite diérente pour (un+1 ) que pour (un )).
4. Étude très intéressante (à faire !)
Soit f : x 7→ 31 (4 − x2 ), et g : x 7→ f (x) − x, dénis sur R.
On se rend rapidement ompte que les points xes de f sont −4 et 1, que g est positive entre es points xes et
négative à l'extérieur. De plus :
• ] − ∞, −4[ est un intervalle stable par f , don si u0 ∈] − ∞, −4[, 'est vrai pour tout n, et l'étude du signe de
g montre qu'alors (un ) est dé roissante. Elle tend alors né éssairement vers −∞.
• ]0, 34 [ est un intervalle stable ; de plus, f est dé roissante sur et intervalle. Don , si u0 ∈]0, 34 [, (u2n ) et (u2n+1 )
sont monotones, de sens de variation opposé, et bornées ( ar ontenues dans un intervalle borné). Elles sont
don onvergentes. Elles onvergent vers un point xe de f ◦ f . On montre rapidement qu'un point xe de
f ◦ f vérie

x4 − 8x2 + 27x − 20 = 0.
Pour résoudre ette équation, souvenez-vous que les points xes de f sont des points xes de f ◦f (la ré iproque
en revan he est fausse). Ainsi, on peut fa toriser ette équation en :

(x − 1)(x + 4)(x2 − 3x + 5) = 0,

4
et les seuls points xes de f ◦ f sont 1 et −4. Don (u2n ) et (u2n+1 ) onvergent vers une limite ommune 1,
don (un ) onverge vers 1.
• Si u0 ∈] − 4, 0[, alors d'après le signe de g , u1 > u0 , et, la suite va être roissante tant qu'elle ne dépasse pas la
valeur 0. Elle nit par dépasser ette valeur, sinon, elle devrait onverger vers un point de ] − 4, 0], intervalle
qui ne ontient pas de point xe de f . Ainsi, il existe n0 tel que un0 > 0, et aussi u0 6 43 (puisque 43 est le
maximum de f ). On se retrouve don dans la situation pré édente, et (un ) onverge vers 1.
• Pour terminer, f −1 (−4) = 4, f 43 = 20 27 < 3 , don
4


∗ si u0 ∈] 43 , 4[, on a u1 ∈] − 4, 34 [, et d'après e qui pré ède, (un ) tend vers 1.


∗ si u0 ∈]4, +∞[, u1 ∈] − ∞, −4[, et (un ) tend vers −∞.
Bilan
• si u0 ∈] − ∞, −4[∪]4, +∞[, (un ) tend vers −∞ ;
• si u0 ∈] − 4, 4[, (un ) tend vers 1 ;
• si u0 ∈ {−4, 4}, (un ) est stationnaire de valeur −4, don tend vers −4.
5. Soit f : x 7→ 4x+2
x+5 et g : f (x) − x, dénies sur R \ {−5}. Les points xes de f sont −2 et 1, g est positive sur
] − ∞, −5[∪[−2, 1] et négative ailleurs. On obtient les variations de f :

x −∞ −5 −2 1 +∞

f ′ (x) + + + +

+∞
4
−4 1
f (x)
−2

−∞

Ainsi :
• [−2, 1] est un intervalle stable, et g y est positive, don si u0 ∈] − 2, 1], alors (un ) tend vers 1.
• [1, +∞[ est un intervalle stable et g y est négative, don si u0 ∈ [1, +∞[, (un ) dé roit et tend vers 1.
• si u0 ∈] − ∞, −5[, u1 ∈ [1, +∞[, et on se retrouve dans la situation pré édente, (un ) tend vers 1.
• si u0 ∈] − 5, −2[, tant qu'on ne sort pas de et intervalle, (un ) dé roit (signe de g ). On nit né essairement par
sortir de et intervalle, sinon, (un ) onverge, né essairement vers −5 (bord du domaine), e qui amène une
ontradi tion en passant à la limite dans la elation de ré urren e. Puisque (un ) ommen e par dé roitre, on
sort de l'intervalle ] − 5, −2[, par en-dessous. Deux as peuve se produire :
∗ il existe n tel que un = −5. Dans e as, les termes suivants ne sont pas dénis. la suite n'est pas dénie (une
innité de points à enlevés, qui sont les points d'une suite dénies par une ré urren e qu'on peut expli iter)
∗ sinon, il existe n tel que un < −5, et on est ramené au point pré édent : (un ) tend vers 1.
Bilan : (un ) tend vers 1, sauf pour une innité (dénombrable) de points de ] − 5, −2[ pour lesquelles elle n'est
pas dénie, et sauf pour u0 = −2 (dans e as elle est onstante de valeur −2).
6. On a, dans tous les as, u1 ∈ [−1, 1], puis u2 ∈ [0, 1]. Or, [0, 1] est un intervalle stable, cos y est dé roissante.
On en déduit qu'au moins à partir du rang 2, (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones de sens de variation opposé. De
plus, d'après l'IAF, pour tout n > 3,

|un+1 − un | 6 sin 1|un − un−1 |,

d'où, par omparaison ave une suite géométrique de raison sin 1 < 1, (un+1 − un ) tend vers 0. Ainsi (u2n ) et
(u2n+1 ) sont adja entes, don onvergent vers une limite ommune ℓ. C'est alors aussi la limite de (un ). Le réel
ℓ est solution de l'équation cos ℓ = ℓ, qu'on ne peut pas résoudre expli itement.

Corre tion de l'exer i e 11



1. Tout d'abord, u1 = f (u0 ) = f (1) = 2. Montrons par ré urren e sur n ∈ N que un est bien déni et vérie les
égalités requises. (
u2n > 0
Soit, pour tout n dans N, la propriété P(n): u2n et u2n+1 sont dénis, et .
u2n+1 > 1

5

On a : u0 = 1 > 0 et u1 = 2 > 1, don P(0) est vérié.
Soit n ∈ N tel que P(n) soit vérié. Alors u2n+1 ∈ Dg =]1, +∞[, don u2n+2 est bien déni, et :

1
u2n+2 = g(u2n+1 ) = > 0,
u2n+1 − 1

l'inégalité provenant du fait que u2n+1 > 1. Ainsi, u2n+2 ∈ Df = [0, +∞[, don u2n+3 est bien dénie, et
p
u2n+3 = f (u2n+2 ) = 1 + u2n+2 > 1,

puisque u2n+2 > 0. Ainsi, P(n + 1) est vériée.


Par onséquent, P(0) est vraie, et pour tout n dans N, P(n) entraîne P(n + 1). D'après le prin ipe de ré urren e,
P(n) est vraie pour tout n dans N.
2. Tout d'abord, g ◦ f (x) est bien déni pour tout x ∈]0, +∞[ (première hose à faire de manière générale : s'assurer
que les objets dont on parle sont bien dénis). En eet, pour tout x > 0, f (x) > 1, don f (x) ∈ Dg . Ainsi,
Dg◦f =]0, +∞[.

La fon tion x 7→ x + 1 est roissante sur [0, +∞[, à valeurs dans R+ . La fon tion y 7→ y est roissante sur R+ .
Ainsi, f étant la omposée de es deux fon tions roissantes, f est roissante.
N'oubliez pas de bien pré iser que la première fon tion qu'on applique prend ses valeurs dans le domaine sur
lequel on étudie la monotonie de la se onde fon tion.
Vous pouvez aussi bien sûr étudier les variations de f en dérivant f . N'oubliez pas dans e as de pré iser la
dérivabilité avant de dériver.
La fon tion x 7→ x − 1 est roissante sur ]1, +∞[, à valeurs dans R∗+ ; la fon tion y 7→ y1 est dé roissante sur R∗+ .
Don , g étant la omposée de es deux fon tions, l'une roissante, l'autre dé roissante, g est dé roissante.
Ainsi, g ◦ f est la omposée d'une appli ation roissante sur ]0, +∞[ à valeurs dans ]1, +∞[, et d'une appli ation
dé roissante sur ]1, +∞[. Elle est don dé roissante sur ]0, +∞[.
3. Soit Φ : R∗+ −→ R∗+ la fon tion dénie pour tout x ∈ R∗+ par ϕ(x) = g ◦ f ◦ g ◦ f . La fon tion ϕ est la omposée
de deux fon tions dé roissantes (on ompose g ◦ f ave elle-même). Don ϕ est roissante.
De plus, pour tout n ∈ N,

u4n+4 = g(u4n+3 ) = g ◦ f (u4n+2 ) = g ◦ f ◦ g(u4n+1 ) = g ◦ f ◦ g ◦ f (u4n ) = ϕ(u4n ).

La suite (vn )n∈N dénie pour tout n ∈ N par vn = u4n est don dénie par la ondition initiale v0 = u0 = 1 et
la relation de ré urren e, valable pour tout n ∈ N : vn+1 = ϕ(vn ), où ϕ est roissante.
Un résultat du ours nous dit qu'alors (vn )n∈N est monotone. Vous n'êtes pas ensés appliquer dire tement e
résultat, mais vous devez refaire sa démonstration dans e as pré is. Allons-y !
Soit, pour tout n dans N, la propriété Q(n): u4n+4 > u4n .
Tout d'abord,

(a) u1 = 2, don :
1 √
(b) u2 = √ = 2 + 1, don :
2−1
√ √ √
q
( ) u3 = 1 + 2 > 1 + 1 = 2, don :

1 1 √
q
1+ 2
(d) u4 = p √ = √ (1 + 1 + 2) > √ > 1.
1+ 2−1 2 2
Ainsi, u4 > u0 = 1, d'où Q(0).
Soit n ∈ N tel que Q(n). Alors, ϕ étant roissante, elle préserve les inégalités (larges), don :

ϕ(u4n ) 6 ϕ(u4n+4 ), soit : u4n+4 6 u4n+8 .

Par onséquent, Q(0) est vraie, et pour tout n dans N, Q(n) entraîne Q(n + 1). D'après le prin ipe de ré urren e,
Q(n) est vraie pour tout n dans N.
Ainsi, (u4n )n∈N est roissante.

6
4. On sait déjà que (u4n )n∈N est roissante. Montrons qu'elle est majorée. Une hose à bien retenir : dans le as
d'une suite dénie par ré urren e, si elle est roissante et majorée, elle est notamment majorée par sa limite,
qui est un point xe de la fon tion dénissant la ré urren e (dans le as où ette fon tion est ontinue). Don ,
pour deviner un majorant possible, il peut être utile de déterminer les points xes de la fon tion dénissant la
ré urren e.
Déterminons don les points xes de ϕ. Pour tout x ∈ R∗+ ,

1+x 1 1 √
f (x) = don : g ◦ f (x) = √ = ( 1 + x + 1), don :
, 1+x−1 x
r
1 √
f ◦ g ◦ f (x) = ( 1 + x + 1) + 1, don :
x
q √
1
1 x ( 1 + x + 1) + 1 + 1
ϕ(x) = q √ = 1
√ .
x ( 1 + x + 1)
1
x ( 1 + x + 1) + 1 − 1

Ainsi, pour tout x ∈ R∗+ ,


q
1

x(
1 + x + 1) + 1 + 1
ϕ(x) = x ⇐⇒ √ =1
1+x+1
r
1 √ √
⇐⇒ ( 1 + x + 1) + 1 + 1 = 1 + x + 1
x
r
1 √ √
⇐⇒ ( 1 + x + 1) + 1 = 1 + x
x
1 √
⇐⇒ ( 1 + x + 1) + 1 = 1 + x (équivalent ar tout est positif)
x
1 √
⇐⇒ ( 1 + x + 1) = x
x

⇐⇒ 1 + x = x2 − 1
⇐⇒ (x2 − 1)2 − (1 + x) = 0
⇐⇒ ((x − 1)2 (x + 1) − 1)(x + 1) = 0
⇐⇒ ((x − 1)(x2 − 1) − 1)(x + 1) = 0
⇐⇒ (x3 − x2 − x)(x + 1) = 0
⇐⇒ x(x + 1)(x2 − x − 1) = 0.
√ √
1− 5 1+ 5
Ainsi, ϕ(x) = x si et seulement si x = 0, x = −1, x = ,x= .
2 2
La limite ℓ de (u4n )n∈N , si elle existe, est for ément une de es quatre valeurs. En eet, ϕ étant ontinue sur
R∗+ , en passant à la limite dans la relation u4n+4 = ϕ(u4n ), on obtient ℓ = ϕ(ℓ).
De plus, puisque u4 > 1 et que (u4n )n∈N est roissante, pour tout n ∈ N∗ , u4n > u4 , et par passage à la limite
(toujours sous réserve d'existen
√ e), ℓ > u4 > 1. Don , si la limite existe, elle vérie ℓ > 1. Ainsi, la seule valeur
1+ 5
possible de ℓ est : ℓ = .
√ 2
1+ 5
Soit x0 = . Montrons que x0 est un majorant de (u4n )n∈N . On montre par ré urren e sur n ∈ N que pour
2
tout n ∈ N, u4n 6 x0 .
Soit, pour tout n dans N, la propriété R(n): u4n 6 x0 .
On a u0 = 1 < x0 , d'où R(0).
Soit n ∈ N tel que R(n). Alors, ϕ étant roissante, ϕ(u4n ) 6 ϕ(x0 ), 'est-à-dire, puisque x0 est un point xe de
ϕ : u4n+4 6 x0 , d'où R(n + 1).
Par onséquent, R(0) est vraie, et pour tout n dans N, R(n) entraîne R(n + 1). D'après le prin ipe de ré urren e,
R(n) est vraie pour tout n dans N.
Pensez à bien exploiter le fait que x0 est point xe de ϕ.

7
Con lusion : (u4n )n∈N est roissante et majorée ; elle onverge don dans R. D'après e qui pré ède, sa limite est
don : √
1+ 5
ℓ = lim u4n = x0 = .
n→+∞ 2
5. Déterminons les points xes de f (dans R+ , e qui permet d'élever au arré sans problème) : pour tout x ∈ R+ :

f (x) = x ⇐⇒ 1 + x = x ⇐⇒ 1 + x = x2 ⇐⇒ x2 − x − 1 = 0

Or, ℓ a été déni omme une ra ine de e polynme, don ℓ est un point xe de f .
De même, déterminons les points xes de g (x > 1, don toutes les impli ations sont des équivalen es, notamment
la deuxième) : pour tout x ∈]1, +∞[ :
1
g(x) = x ⇐⇒ = x ⇐⇒ 1 = x2 − x ⇐⇒ x2 − x − 1 = 0.
x−1
En ore une fois, ℓ étant ra ine de e polynme, ℓ est point xe de g .
6. • Pour tout n ∈ N, u4n+1 = f (u4n ). Comme f est ontinue sur R∗+ , et que ℓ ∈ R∗+ , (f (u4n ))n∈N admet une
limite, et ette limite vaut f (ℓ) = ℓ. Ainsi, (u4n+1 )n∈N admet une limite, et lim u4n+1 = ℓ.
n→+∞
La roissan e de (u4n )n∈N implique que pour tout n ∈ N, u4n 6 u4n+4 , don , en appliquant la fon tion f
roissante sur R∗+ , u4n+1 6 u4n+5 . Ainsi, la suite (u4n+1 )n∈N est roissante.
• Pour tout n ∈ N, u4n+2 = g ◦ f (u4n ). Comme g ◦ f est ontinue sur R∗+ , et que ℓ ∈ R∗+ , (g ◦ f (u4n ))n∈N admet
une limite, et ette limite vaut g ◦ f (ℓ) = g(ℓ) = ℓ. Ainsi, (u4n+2 )n∈N admet une limite, et lim u4n+2 = ℓ.
n→+∞
La roissan e de (u4n+1 )n∈N implique que pour tout n ∈ N, u4n+1 6 u4n+5 , don , en appliquant la fon tion g
dé roissante sur ]1, +∞[, u4n+2 > u4n+6 . Ainsi, la suite (u4n+2 )n∈N est dé roissante.
• Pour tout n ∈ N, u4n+3 = f ◦ g ◦ f (u4n). Comme f ◦ g ◦ f est ontinue sur R∗+ , et que ℓ ∈ R∗+ , (f ◦ g ◦ f (u4n))n∈N
admet une limite, et ette limite vaut f ◦ g ◦ f (ℓ) = f ◦ g(ℓ) = f (ℓ) = ℓ. Ainsi, (u4n+3 )n∈N admet une limite,
et lim u4n+3 = ℓ.
n→+∞
La dé roissan e de (u4n+2 )n∈N implique que pour tout n ∈ N, u4n+2 > u4n+6 , don , en appliquant la fon tion
f roissante sur R∗+ , u4n+3 > u4n+7 . Ainsi, la suite (u4n+3 )n∈N est dé roissante.
7. Soit ε > 0.
• Puisque (u4n )n∈N onverge vers ℓ : ∃N0 , ∀n > N0 , |u4n − ℓ| < ε.
• Puisque (u4n+1 )n∈N onverge vers ℓ : ∃N1 , ∀n > N1 , |u4n+1 − ℓ| < ε.
• Puisque (u4n+2 )n∈N onverge vers ℓ : ∃N2 , ∀n > N2 , |u4n+2 − ℓ| < ε.
• Puisque (u4n+3 )n∈N onverge vers ℓ : ∃N3 , ∀n > N3 , |u4n+3 − ℓ| < ε.
Soit N = max(N0 , N1 , N2 , N3 ). On en déduit don que :


 |u4n − ℓ| < ε

 |u
4n+1 − ℓ| < ε
∀n > N, soit : ∀m > 4N, |um − ℓ| < ε.

 |u 4n+2 − ℓ| < ε

|u4n+3 − ℓ| < ε

Ainsi, le ritère de la onvergen e de (un )n∈N vers ℓ est bien vérié.


Cette démonstration est à retenir. Sa hez la faire.

Corre tion de l'exer i e 14


1. Initialisation : u0 = 1 don u0 > 1.
Hérédité : soit n ∈ N. Si un > 1, alors u1n > 0, don un+1 > un > 1.
D'après le prin ipe de ré urren e, pour tout n > 1, un > 1.
2. D'après la question pré édente, pour tout n ∈ N, un > 1, don en parti ulier u1n > 0. Ainsi, un+1 = un + u1n > un .
Don un est roissante. Elle onverge don soit vers un réel, soit vers +∞. Supposons que (un ) onverge vers un
réel ℓ. Comme la fon tion x 7→ x + x1 est ontinue sur [1, +∞[ (intervalle dans lequel (un ) prend ses valeurs), on
obtient, en passant à la limite dans l'équation de ré urren e :
1
ℓ=ℓ+ ,

d'où 1ℓ = 0. Cette équation n'a pas de solution dans R. Ainsi, (un ) ne onverge pas vers un réel ℓ, don
lim un = +∞.
n→+∞

8
 2
3. Soit n ∈ N∗ . En élevant la relation de ré urren e au arré : u2n = un−1 + 1
un−1 = u2n−1 + 2 + 1
u2n−1
, et don
2 2
1
u2n − u2n−1 = 2 + un−1 . Comme un−1
1
> 0, on obtient u2n − u2n−1 > 2. D'autre part u2n−1 > un−1 , ar un−1 > 1,
et don u2 6 un−1 = un−1 − un . On obtient bien 2 6 u2n − u2n−1 6 2 + un − un−1 .
1 1
n−1
En sommant es inégalités pour k allant de 1 à n, on trouve :
n
X n
X n
X n
X
26 (u2k − u2k−1 ) 6 2+ (uk − uk−1 )
k=1 k=1 k=1 k=1

Ces sommes sont téles opiques, et on trouve don : 2n 6 u2n − 1 6 2n + un − 1.


4. On utilise les inégalités de la question pré édente, qui donnent, pour tout n ∈ N, u2n − un 6 2n 6 u2n − 1, d'où

1 2n 1
1− 6 2 61− 2.
un un un
  √  √
Comme (un ) tend vers +∞, 2n
u2n tend vers 1 (théorème d'en adrement), don aussi 2n
un . Ainsi, un ∼ 2n.
+∞

Corre tion de l'exer i e 17


n
X
Pour tout n ∈ N , on dénit le polynme Pn par : ∀x ∈ R, Pn (x) = −1 +

xk .
k=1

1. Soit n ∈ N∗ . Étudions les variations de Pn . Pn est dérivable, en tant que polynme, et :


n
X n−1
X
∀x ∈ R, P ′ (x) = kxk−1 = (k + 1)xk .
k=1 k=0

Pour tout x > 0, il s'agit d'une somme de termes positifs, le premier au moins étant stri tement positif (égal à
1) don Pn′ est stri tement positive sur R+ , don Pn est stri tement roissante sur R+ .
n
De plus, P( 0) = −1 et Pn (1) = −1 + 1 = n − 1 > 0.
P
k=1
Ainsi, Pn étant ontinue sur [0, 1] puisqu'il s'agit d'un polynme, et étant stri tement roissante sur et intervalle,
il existe dans l'intervalle [0, 1] un unique réel xn tel que Pn (xn ) = 0, d'après le théorème de la bije tion (en eet
f est une bije tion de [0, 1] sur Pn ([0, 1]) = [Pn (0), Pn (1)] = [−1, n − 1], et 0 ∈ Pn ([0, 1])).
Or, Pn (0) 6= 0, don xn 6= 0. Par onséquent, xn ∈]0, 1].
Enn, Pn étant stri tement roissante sur R∗+ , pour tout x > 1, on a Pn (x) > Pn (1) > 0, don Pn (x) 6= 0. Ainsi,
xn est bien l'unique solution de Pn (x) = 0 sur tout R∗+
2. Pour tout n ∈ N∗ , on a
n+1
X
Pn+1 (xn ) = −1 + xkn = Pn (xn ) + xn+1
n = xn+1
n ,
k=1

puisque par dénition, Pn (xn ) = 0. Ainsi, Pn+1 (xn ) > 0 = Pn+1 (xn+1 ).
Or, Pn+1 est stri tement roissante sur R∗+ , don l'inégalité obtenue amène xn > xn+1 . Ainsi, (xn )n∈N∗ est
stri tement dé roissante. De plus, elle est minorée par 0. Don elle onverge, d'après le théorème de onvergen e
des suites monotones. Notons ℓ sa limite.
3. On a x1 = 1, et x2 < x1 , don x2 ∈]0, 1[. De plus, pour tout n > 2, on a :

0 < un < u2 , don : 0 < un+1


n < un+1
2 .

Or, (un+1
2 )n∈N est une suite géométrique de raison u2 ∈]0, 1[, don de limite nulle. Ainsi, d'après le théorème
d'en adrement, la limite de (un+1
n )n∈N existe, et :

lim un+1
n = 0.
n→+∞

Or, pour tout x 6= 1,


n n
X X 1 − xn+1
Pn (x) = −1 + xk = −2 + xk = −2 + .
1−x
k=1 k=0

9
En parti ulier, soit n > 2. Pour x = xn 6= 1, on obtient :

1 − xn+1
0 = Pn (xn ) = −2 + n
. don : 2(1 − xn ) = 1 − xn+1
n .
1 − xn
En passant à la limite dans ette égalité, on trouve :
1
2(1 − ℓ) = 1 − 0 soit: ℓ= .
2
4. On a xn
ℓ = 2xn , don , d'après l'égalié trouvée dans la question pré édente,
xn
= 1 + xn+1
n .

On en déduit que x 
n
ln = ln(1 + xn+1
n ) ∼ xn+1
n ,
ℓ +∞

puisque lim xn+1


n = 0. Ainsi :
n→+∞
 x n 
n
ln ∼ nxn+1
n .
ℓ +∞

Or, pour tout n > 2,


0 6 nxn+1
n 6 nxn+1
2 = eln n+(n+1) ln(x2 ) .
D'aprèes les roissan es omparées, ln n = o(n + 1), don

lim ln n + (n + 1) ln(x2 ) = lim (n + 1) ln(x2 ) = −∞, don : lim nxn+1


n = 0.
n→+∞ n→+∞ n→+∞
 x n   x n
n n
On en déduit que lim ln = 0, puis que lim n → +∞ = 1, don que xnn ∼+∞ ℓn . Or :
n→+∞ ℓ ℓ
1 1 1 1 1
xn − ℓ = (2xn − 1) = xn+1 ∼ xn ℓn = ℓn+1 = n+2 .
2 2 n +∞ 2 2 2

Corre tion de l'exer i e 18


1. Soit n > 3. La fon tion fn est dérivable sur R+ en tant que fon tion polynomiale, et :

∀x ∈ R+ , fn′ (x) = nxn−1 − n = n(xn−1 − 1).

Ainsi :
• fn′ est négative sur [0, 1], stri tement sur ]0, 1[. La fon tion fn est don stri tement dé roissante sur [0, 1].
Comme fn y est ontinue, d'après le théorème de la bije tion et le théorème des valeurs intéremédiaires, fn
se restreint sur [0, 1] en une bije tion sur son image fn ([0, 1]), et ette image est un intervalle d'extremités
f (0) = 1 et f (1) = 2 − n < 0. Ainsi, 0 ∈]2 − n, 1[, don 0 admet un unique anté édent dans ]0, 1[ par fn . Cela
montre l'existen e (et l'uni ité) de αn .
• fn′ est positive sur [1, +∞[, stri tement sur ]1, +∞[. La fon tion fn est don stri tement roissante sur [1, +∞[.
Comme fn y est ontinue, d'après le théorème de la bije tion et le théorème des valeurs intéremédiaires, fn se
restreint sur [1, +∞[ en une bije tion sur son image fn ([1, +∞[), et ette image est un intervalle d'extremités
f (1) = 2 − n < 0 et lim fn (x) = +∞. Or, 0 ∈]2 − n, +∞[, don 0 admet un unique anté édent dans ]1, +∞[
x→+∞
par fn . Cela montre l'existen e (et l'uni ité) de βn .
2. Soit n ∈ N. Alors, fn est positive sur [0, αn ] et négative sur [αn , 1].
Étudions le signe de fn (αn+1 ). Par dénition de αn+1 ,

0 = αn+1 n n
n+1 − (n + 1)αn+1 + 1 = αn+1 · αn+1 − nαn+1 + 1 − αn+1 6 αn+1 − nαn+1 + 1 = fn (αn ),

l'inégalité dé oulant du fait que αn+1 6 1 et αn+1 > 0. Ainsi, fn (αn+1 ) > 0. On en déduit que αn+1 ∈ [0, αn ].
Ainsi, αn+1 6 αn .
Ce i étant vrai pour tout n ∈ N, (αn )n>3 est dé roissante. Elle est minorée par 0. Elle onverge don .
De plus, pour tout n ∈ N, αn 6 α0 < 1 ; ainsi, 0 6 αnn 6 αn0 , et omme 0 < α0 < 1, (αn0 ) tend vers 0. Ainsi,
d'après le théorème d'en adrement, (αnn ) tend vers 0.

10
Soit ℓ la limite de (αn )n>3 . Si ℓ 6= 0, alors ℓ > 0, et (nαn ) tend vers +∞. Alors, en passant à la limite dans
l'égalité vraie pour tout n ∈ N :
αnn − nαn + 1 = 0,
le terme de gau he tend vers −∞, alors que le terme de droite est égal à 0, don tend vers 0. On en déduit une
ontradi tion. Ainsi, ℓ = 0.
3. De plus, le raisonnement pré édent montre que (−nαn +1) tend vers 0, don que (nαn ) tend vers 1. Par dénition
1
des équivalents, on en déduit que αn ∼ .
+∞ n
4. (a) Soit n > 3. Alors :
   n  
2 2 2
fn 1 + √ = 1+ √ −n 1+ √ +1
n n n
n  
n 2k
 
X 2
= − n 1 + √ +1
k nk/2 n
k=0
2  
n 2k
 
X 2
> − n 1 + √ +1
k nk/2 n
k=0
2n 4n(n − 1) √
=1+ √ + −n−2 n+1
n 2n
= 1 + 2(n − 1) − n + 1 = n.
 
Ainsi, pour tout n > 3, fn 1 + √2
n
> n.
(b) En ore une fois d'après le théorème de la bije tion, pour tout n > 3, βn 6 1+ √2n . On en déduit l'en adrement
suivant de βn :
2
∀n > 3, 1 < βn 6 1 + √ .
n
D'après le théorème d'en adrement, (βn )n>3 onverge vers ℓ = 1.
( ) Pour tout n > 3, on a : βnn = nβn − 1, soit, en passant au logarithme : n ln(βn ) = ln(nβn − 1). Or,
1
ln(nβn − 1) = ln n + ln(βn − ).
n
Comme βn − n1 tend vers 1, ln(βn − n1 ) tend vers 0, et omme ln n tend vers +∞ ; on en déduit que
ln(βn − n1 ) = o(ln n). Ainsi, on obtient un équivalent de n ln(βn ) :
ln n
n ln(βn ) = ln(nβn − 1) ∼ ln n, soit : ln(βn ) ∼ .
+∞ +∞ n
Alors,
ln n
βn − 1 = eln(βn )−1 ∼ ln(βn ) ∼ .
+∞ n +∞
On a utilisé l'équivalent eun − 1 ∼+∞ un si (un ) tend vers 0, e qui est possible i i, du fait que ln(βn ) tend
vers 0, puisqu'elle est équivalente à lnnn , de limite nulle. Ainsi :
ln n
βn − 1 ∼ .
+∞ n
Corre tion de l'exer i e 19
0. Soit (un ) une suite onvergeant vers a > 0. Alors pour tout ε > 0, il existe N tel que pour tout n > N ,
a − ε 6 un 6 a + ε. En parti ulier, pour ε = a2 > 0, on trouve l'existen e de N tel que pour tout n > N ,
2 6 un 6 2 . La première des deux inégalités donne le résultat es ompté.
a 3a

1. f est dérivable sur R, et pour tout x ∈ R, f ′ (x) = 1 − 2x, d'où le tableau de variations suivant :
1
x −∞ 2 +∞

f ′ (x) + 0 −

1
4
f (x)
−∞ −∞

11
2. (a) ]0, 1[ est un intervalle stable par f . En eet, f (0) = 0 et f ( 21 ) = 41 , et f est stri tement roissante sur [0, 12 ],
don f (]0, 21 ]) ⊂]0, 14 ] ⊂]0, 1[. De même, f 12 = 14 et f (1) = 0, et f est stri tement dé roissante sur [ 21 , 1[,


don f (( 21 , 1[) ⊂]0, 14 ] ⊂]0, 1[. Par onséquent, f (]0, 1[) ⊂]0, 1[.
Ainsi, puisque u0 ∈]0, 1[, on en déduit, par ré urren e sur n ∈ N, que pour tout n, un ∈]0, 1[. Comme on
est en début de opie, on rédige ette ré urren e, même si elle est immédiate.
Soit, pour tout n dans N, la propriété P(n): un ∈]0, 1[.
Puisque u0 ∈]0, 1[ par hypothèse, P(0) est vérié.
Soit n ∈ N tel que P(n) soit vérié. Alors un ∈]0, 1[, et omme ]0, 1[ est stable par f , un+1 = f (un ) est
en ore dans ]0, 1[, d'où P(n + 1).
Par onséquent, P(0) est vraie, et pour tout n dans N, P(n) entraîne P(n + 1). D'après le prin ipe de
ré urren e, P(n) est vraie pour tout n dans N.
Ainsi, en parti ulier, pour tout n ∈ N, un > 0.
Remarquons que par hypothèse, u0 < 1 = 0+1 1
. Montrons plus généralement que pour tout n ∈ N∗ , un < n+1
1

(vous omprendrez plus loin pourquoi j'ai ex lus 0 de la ré urren e).


Soit, pour tout n dans N∗ , la propriété Q(n): un < n+1 1
.
D'après le tableau de variations de f , u1 6 4 < 1+1 , don P(1) est vérié.
1 1

Soit n ∈ N∗ tel que Q(n) soit vérié. Alors, puisque n > 1 (raison pour laquel on a traité le as 0 à part),
1 1
0 < un < 6 ,
n+1 2
et, puisque f est roissante sur [0, 12 ],
   
1 1 1 1 1 n+1 1
un+1 = f (un ) 6 1− < 1− = · = ,
n+1 n+1 n+1 n+2 n+1 n+2 n+2
d'où Q(n + 1).
Par onséquent, Q(1) est vraie, et pour tout n dans N∗ , Q(n) entraîne Q(n + 1). D'après le prin ipe de
ré urren e, Q(n) est vraie pour tout n dans N∗ .
Ainsi, pour tout n ∈ N, 0 < un < n+1
1
. Don , (un )n∈N onverge vers 0 d'après le théorème d'en adrement.
(b) Soit pour tout n ∈ N, vn = nun . Alors :
∀n ∈ N, vn+1 − vn = (n + 1)un+1 − nun = (n + 1)un (1 − un ) − nun = un (1 − (n + 1)un ).
Or, d'après la question pré édente, pour tout n ∈ N, (n+1)un < 1, don (vn )n∈N est (stri tement) roissante.
De plus,
n
∀n ∈ N, 0 < vn < < 1.
n+1
La suite (vn )n∈N est don roissante et majorée par 1 Elle onverge vers un réel L. Comme pour tout
n ∈ N, 0 < vn < 1, le théorème de prolongement des inégalités amène : 0 6 L 6 1. De plus, (vn )n∈N étant
roissante et stri tement positive, L 6= 0. Don L ∈]0, 1].
( ) Soit n ∈ N. On exprime wn en fon tion de un :
n+1 2
wn = n(vn+1 − vn ) = n(n + 1)un+1 − n2 un = n(n + 1)(un − u2n) − n2 un = nun − n(n + 1)u2n = vn − v .
n n
n
Comme (vn )n∈N tend vers L, (vn2 )n∈N tend vers L2 . De plus, lim = 1. Ainsi, (wn )s u onverge, et
n+1
n→+∞
sa limite est L − L = L(1 − L), d'après les règles arithmétiques usuelles sur les limites.
2

3. Si L 6= 1, alors L(1 − L) > 0, don , d'après le préliminaire, il existe n0 tel que pour tout n > n0 , wn > 12 L(1 − L),
don vn+1 − vn > 2n 1
L(1 − L). Alors,
n−1 n−1
X 1 X 1
∀n > n0 , vn − vn0 = (vk+1 − vk ) > L(1 − L) .
2 k
k=n0 k=n0

Comme la série 1
diverge vers +∞, on en déduit que (vn )n∈N tend vers +∞.
P
k
4. On a montré dans la question (3b) que (vn )n∈N onvergevers L ∈]0, 1]. Par onséquent, elle ne peut onverger
vers +∞ : la question pré édente aboutit à une ontradi tion, don l'hypothèse L 6= 1 est erronée. Par onséquent
1
L = 1, 'est-à-dire que la limite de (nun )n∈N est 1. On en déduit que un ∼ .
+∞ n

12
Corre tion de l'exer i e 20
1. Les 20 premières valeurs de Fn ( 'est-à-dire de 0 à 19) :
F0 = 0 F1 = 1 F2 = 1 F3 = 2 F4 = 3
F5 = 5 F6 = 8 F7 = 13 F8 = 21 F9 = 34
F10 = 55 F11 = 89 F12 = 144 F13 = 233 F14 = 377
F15 = 610 F16 = 987 F17 = 1597 F18 = 2584 F19 = 4181
2. La suite Fn est roissante. En eet, une ré urren e immédiate montre que pour tout n, Fn > 0. Alors, Fn+1 =
Fn + Fn−1 > Fn , e qui montre la roissan e.
On montre par ré urren e que pour tout n ∈ N, Fn > n − 1 (=l'énon é orre t). On le vérie fa ilement pour
F0 , F1 et F2 (vous omprendrez plus loin pourquoi j'initialise sur autant de termes). Soit n ∈ N. On suppose que
Fn > n − 1. Puisque Fn est roissante, si n > 2, Fn−1 > F1 > 1. Ainsi supposons don que n > 2 ( e qui signie
qu'on ommen e l'hérédité à P(2) =⇒ P(3), raison pour laquelle on a initialisé jusqu'à P(2)). Alors :

Fn+1 = Fn + Fn−1 > (n − 1) + 1 > n.

C'est bien e qu'il fallait montrer pour que l'hérédité de la ré urren e soit vraie. Ainsi, pour tout n ∈ N, Fn > n−1.
Puisque la limite de n − 1 est +∞, on en déduit, par omparaison, que la limite de Fn est +∞.
X 1
3. (a) On initialise pour n = 1 : Fk2 = F12 = 1 et F1 F2 = 1. Soit don n > 0, et supposons que l'égalité est
k=1
vériée pour n. Montrons-la pour n + 1.
n+1
X n
X
Fk2 = Fk2 + Fn+1
2 2
= Fn Fn+1 + Fn+1 ,
k=1 k=1

d'après l'hypothèse de ré urren e. Alors,


n+1
X
Fk2 = Fn+1 (Fn + Fn+1 ) = Fn+1 Fn+2 ,
k=1

e qu'il fallait démontrer.


(b) Soit P(n) la propriété : (
Fn (Fn−1 + Fn+1 ) = F2n
P(n) :
Fn2 + Fn+1
2
= F2n+1
La propriété P(1) est vériée ainsi qu'on le vérie fa ilement. Supposons que P(n) soit vériée, et montrons
P(n + 1) ( 'est-à-dire une formule pour F2n+2 et une relation pour F2n+3 ). La ré urren e ne sera a hevée
que lorsqu'on aura établi LES DEUX égalités. Après avoir montré une seule des deux, on ne peut en ore
rien on lure ! Commençons par établir la relation pour F2n+2 .

F2n+2 = F2n+1 + F2n


= Fn2 + Fn+1
2
+ Fn (Fn−1 + Fn+1 ) (Hypothèse de ré urren e)
= Fn+1 (Fn + Fn+1 ) + Fn (Fn + Fn−1 )
= Fn+1 Fn+2 + Fn Fn+1 = Fn+1 (Fn+2 + Fn ).

Établissons maintenant la relation pour F2n+3 .

F2n+3 = F2n+2 + F2n+1


= Fn+1 (Fn+2 + Fn ) + F2n+1 (d'après l'égalité qu'on vient de démontrer)
= Fn+1 (Fn+2 + Fn ) + Fn2 + Fn+1
2
(Hypothèse de ré urren e)
2
= Fn+1 + (Fn+2 − Fn )(Fn+2 + Fn ) + Fn2
2 2
= Fn+1 + Fn+2 .

Cela montre don P(n + 1), don P(n) est vrai pour tout n, d'après le prin ipe de ré urren e
Remarque. On peut aussi démontrer séparément ha une des deux égalités, en utilisant la relation de
ré urren e vériée par les termes pairs (et les termes impairs) : Fn+4 = 3Fn+2 − Fn (relation fa ile à
obtenir).

13
( ) Soit pour tout p ∈ N, P(p) la propriété :
p  
X p
∀n > 0, Fn+k = Fn+2p .
k
k=0

Pour p = 0, on obtient, pour tout n, la relation Fn = Fn trivialement vraie ! Regardons également e que
signie la propriété pour p = 1 : ela donne, pour tout n, Fn +Fn+1 = Fn+2 , qui est la relation de ré urren e
dénissant Fn . Soit p > 0, et supposons que P(p) est vraie. Il faut montrer que pour tout n > 0,

p+1  
X p+1
Fn+k = Fn+2p+2
k
k=0

Soit don n > 0 quel onque. Alors,


p+1   p  
X p+1 X p+1
Fn+k = Fn+k + Fn+p+1
k k
k=0 k=0
p   p  
X p X p
= Fn+k + Fn+k + Fn+p+1 (formule de Pas al)
k k−1
k=0 k=0
p  
X p
= Fn+2p + Fn+k + Fn+p+1 (hypothèse de ré urren e)
k−1
k=0
p−1
X p
= Fn+2p + Fn+1+k + Fn+p+1 (réindexation)
k
k=0 (−1)
p  
X p
= Fn+2p + Fn+1+k
k
k=0

= Fn+2p + Fn+1+2p (hypothèse de ré urren e, ave n + 1)


= Fn+2p+2 .

Ainsi, d'après le prin ipe de ré urren e, la propriété est vraie pour tout p ∈ N.
La relation obtenue pour p = 2 est :

∀n > 0, Fn + 2Fn+1 + Fn+2 = Fn+4 .

(d) Soit à montrer que pour tout n > 1, Fn2 = Fn−1 Fn+1 + (−1)n+1 . Cette propriété est vraie pour n = 1
(véri ation fa ile). Soit n > 0, et supposons que l'égalité est vériée au rang n. Alors

2
Fn+1 − Fn Fn+2 = Fn+1 (Fn + Fn−1 ) − Fn (Fn+1 + Fn )
= Fn+1 Fn−1 − Fn2
= −(−1)n+1 (hypothèse de ré urren e)
= (−1)n+2 .

4. Cette question est de loin la plus dure du devoir. J'y ai moi-même passé un ertain temps...
Pour ommen er, des essais pour des petites valeurs de n laissent penser que pour tout n > 1,

3
Fn+1 + Fn3 − Fn−1
3
= F3n .

Cette propriété est en eet vériée pour n = 1 et n = 2. Pour pouvoir la démontrer par ré urren e, on a intérêt
à trouver une relation de ré urren e pour Fn portant uniquement sur les termes d'indi e multiple de 3.

F3n+6 = F3n + 3F3n+1 + 3F3n+2 + F3n+3 (question 3 )


= F3n + 3F3n+1 + 3(F3n+3 − F3n+1 ) + F3n+3
= 4F3n+3 + F3n .

14
Utilisons ette relation pour montrer que si les égalités pour F3n et pour F3n+3 sont vériées, alors elle pour
F3n+6 également (ré urren e d'ordre 2, initialisée sur deux termes).

F3n+6 = 4F3n+3 + F3n


3 3
= 4Fn+2 + 4Fn+1 − 4Fn3 + Fn+1
3
+ Fn3 − Fn−1
3

3 3
= 4Fn+2 + 5Fn+1 − 3Fn3 − Fn−1
3

= (Fn+3 − Fn+1 )3 + Fn+2


3
+ 2(Fn + Fn+1 )3 + 5Fn+1
3
− 3Fn3 − Fn−1
3

3 3 2 2 3
= Fn+3 + Fn+2 + 3Fn+3 Fn+1 − 3Fn+3 Fn+1 − Fn+1 + 2Fn3 + 2Fn+1
3 2
+ 6Fn Fn+1
+ 6Fn2 Fn+1 + 2Fn3 + 5Fn+1
3
− 3Fn3 − Fn−1
3

Or, Fn+3 = Fn+2 + Fn+1 = 2Fn+1 + Fn , d'où


3 3 2
F3n+6 = Fn+3 + Fn+2 + 3(2Fn+1 + Fn )Fn+1 − 3(2Fn+1 + Fn )2 Fn+1 + 6Fn+1
3 2
+ 6Fn+1 Fn
+ 6Fn+1 Fn2 − Fn3 − Fn−1
3

3 3 2
= Fn+3 + Fn+2 − 3Fn+1 Fn + 3Fn+1 Fn2 − Fn3 − Fn−1
3

3 3 3
= Fn+3 + Fn+2 − Fn+1 + (Fn+1 − Fn )3 − Fn3
3 3 3
= Fn+3 + Fn+2 − Fn+1 .

Voilà.
Je donne deux autres égalités, donnant F3n+1 et F3n+2 (j'ai mis plus de 4 heures à deviner es relations)
2 2
F3n+1 = Fn+1 (Fn+1 + Fn Fn+2 ) − Fn Fn−1
2
F3n+2 = Fn+1 (Fn+2 + Fn2 ) + Fn Fn−1
2
.

On peut s'amuser à démontrer simultanément les trois relations (pour F3n , F3n+1 et F3n+2 ), à la manière de la
question 3b. C'était une autre façon de répondre à la question : le plus dur onsistait alors à deviner les deux
relations pour F3n+1 et F3n+2 .
5. On fait une ré urren e forte sur l'entier n. Pour n = 0, n est une somme vide de nombres de Fibona i, for ément
distin ts et non onsé utifs ! Si on préfère initialiser pour n = 1, 1 = F1 . Soit n > 0, et supposons que pour tout
m < n, m s'é rit omme une somme de nombres de Fibona i distin ts et non onsé utifs. Montrons que 'est
alors aussi le as de n. Puisque la suite Fi tend vers +∞, on aura Fi > n pour i assez grand. Ainsi, l'ensemble
{i ∈ N | Fi 6 n} est un sous-ensemble borné (don ni) de N. Il est non vide, ar n > F0 = 0. Par onséquent,
d'après la propriété fondamentale de N, et ensemble admet un élément maximal k . Le nombre Fk est alors le
plus grand nombre de Fibona i tel que Fk 6 n. Puisque n > 1 = F1 , k > 1, et don Fk > 1. Alors, n − Fk < n.
On peut don appliquer l'hypothèse de ré urren e à n − Fk : e nombre s'é rit de manière unique

n − Fk = Fi1 + · · · + Fis ,

ave i1 < · · · < is (nombres distin ts) et même ij+1 − ij > 2 (nombres de Fibona i non onsé utifs). Alors, on
obtient une dé omposition de n sous la forme :

n = Fi1 + · · · + Fis + Fk .

Il reste à montrer que es nombres de Fibona i sont distin ts et non onsé utifs. Pour ela, vu que 'était
déjà le as pour Fi1 , . . . Fis , il sut de montrer que is < k − 1. Or, par maximalité de Fk , Fk+1 > n, don
n − Fk < Fk+1 − Fk = Fk−1 . Par onséquent, Fis 6 n − Fk < Fk−1 . Puisque la suite de Fibona i est roissante,
ela implique que is < k − 1. C'est e qu'il fallait démontrer. Nous avons don l'existen e d'une dé omposition

n = Fi1 + · · · + Fis + Fk .

en somme de nombres de Fibona i distin ts non onsé utifs.


Pour montrer l'uni ité, nous démontrons le lemme suivant : toute somme de t nombres de Fibona i distin ts et
non onsé utifs vérie l'inégalité
Fj1 + · · · + Fjt < Fjt +1 .

15
Nous démontrons e i par ré urren e sur t. En eet, le résultat est vrai pour t = 1. Supposons-le vrai pour t − 1.
Alors,
Fj1 + · · · + Fjt < Fjt−1 +1 + Fjt
(hypothèse de ré urren e appliquée à Fj1 + · · · + Fjt−1 . De plus, jt−1 + 1 6 jt − 1. Par onséquent,
Fj1 + · · · + Fjt < Fjt −1 + Fjt = Fjt +1 .

Je reprends ma ré urren e forte (pour montrer l'existen e et l'uni ité de la dé omposition dans la base de
Fibona i). Supposons que nous ayons une dé omposition
n = Fj1 + · · · + Fjt .
Alors, d'après le lemme pré édent, Fjt 6 n < Fjt + 1. C'est la propriété dénissant k . Ainsi, jt = k . Alors,
Fj1 + · · · + Fjt−1 est l'(unique, par hypothèse de ré urren e) dé omposition de n − Fk , 'est à dire t − 1 = s et
j1 = i1 , j2 = i2 et . Ainsi, une dé omposition onvenable de n est toujours égale à
n = Fi1 + · · · + Fis + Fk .
Cela prouve l'uni ité de ette dé omposition.
6. Appli ation : un jeu d'allumettes.
La stratégie gagnante onsiste à systématiquement tirer le nombre d'allumettes égal au plus petit terme de la
dé omposition dans la base de Fibona i du nombre restant d'allumettes. En eet
• Le joueur 2 ne sera jamais en mesure de tirer la totalité des allumettes : si avant que le joueur 1 ne tire, le
nombre d'allumettes n était un nombre de Fibona i, alors il a tiré la totalité des allumettes et a gagné, sinon,
soit Fi le terme minimal de la dé omposition en base de Fibona i de n. Ce terme n'est pas l'unique terme
(sinon n est un nombre de Fibona i). Il y en a un autre, qui par dénition, est au moins aussi grand que
Fi+2 = Fi+1 + Fi > 2Fi . Ainsi, il reste au moins Fi+2 allumettes, et omme le joueur 2 n'a pas le droit de
retirer plus de 2Fi allumettes (le double du tirage du joueur 1), il ne peut pas retirer la totalité des allumettes.
• Si le joueur 1 joue de la sorte, il a toujours la possibilité de retirer Fi allumettes, Fi étant le terme minimal
de la dé omposition du nombre d'allumette restant n. Autement dit Fi est moins du double du nombre
d'allumettes tirées par le joueur 2 au tout pré édent. En eet, soit Fi1 + · · · + Fis le nombre d'allumettes avant
que le premier joueur ne tire au oup d'avant. Alors, le nombre d'allumettes avant que le joueur 2 ne joue
est n = Fi2 + · · · + Fis , et d'après le point pré édent, le joueur 2 tire un nombre d'allumettes m stri tement
inférieur à Fi2 . Il restera n − m allumettes. Soit
Fi2 − m = Fj1 + · · · + Fjt
la dé omposition de Fi2 − m dans la base de Fibona i (toujours é rit de manière roissante), et de même
m = Fℓ1 + · · · + Fℓr
la dé omposition de Fibona i de m. Ces deux dé ompositions sont toutes deux onstituées d'au moins un
terme. Si Fj1 > 2m, alors Fj1 > 2Fℓr > Fℓr + Fℓr −1 = Fℓr +1 . Par onséquent,
Fℓ1 + · · · + Fℓr + Fj1 + · · · + Fjt
est une somme de nombres de Fibona i distin ts et non onsé utifs. Par onséquent, 'est une dé omposition
en base de Fibona i, onstituée d'au moins deux termes, de Fi2 − m + m = Fi2 . Cela ontredit l'uni ité de
la dé omposition, puisque l'unique dé omposition de Fi2 est Fi2 lui-même. Par onséquent, Fj1 6 2m. Par
ailleurs, la dé omposition en base de Fibona i du nombre d'allumettes restant est
n − m = Fi2 − m + Fi3 + · · · + Fis = Fj1 + · · · + Fjt + Fi3 + · · · + Fis .
La stratégie du joueur 1 onsiste don à tire Fj1 allumettes, e qu'il peut faire, puisque Fj1 6 2m, 'est-à-dire
puisque e nombre est inférieur ou égal au double d'allumettes tirées par le joueur 2.
• Comme on tire à haque fois au moins une allumette et qu'il y a au départ un nombre ni d'allumettes, le jeu
se termine. Comme le joueur 2 ne peut pas gagner, d'après le raisonnement pré édent, 'est le joueur 1 qui
gagne.
Si le nombre initial d'allumettes est un nombre de Fibona i, le joueur 1 ne pouvant pas tirer toutes les allumettes,
est obligé d'en tirer stri tement moins. Il se retrouve don dans la situation du joueur 2 pré édemment, qui se
voyait obligé de tirer moins d'allumettes que le plus petit terme dans la dé omposition de Fibona i du nombre
d'allumettes restantes. Les rles sont don inversés, et 'est maintenant le joueur 2 qui a une stratégie gagnante.

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