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Centre D'appels

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Les CENTRES d’APPELS au SENEGAL...


Centres d'appels

Quel est le salaire moyen d’un téléacteur Africain au Sénégal ? Quels sont les atouts des
centres d'appels Sénégalais ? Qui sont les 4 plus gros centres d'appels au Sénégal ? Pour tout
savoir sur les CENTRES d’APPELS au SENEGAL...

En Afrique, le Sénégal est en passe de devenir une plaque tournante de l’industrie des centres
d’appels sur le marché francophone. Concurrent direct de pays comme Maurice, le Maroc,
l'Algérie ou la Tunisie, les perspectives de croissance des centres d’appels sénégalais
semblent plutôt bonnes !

Quel est le salaire moyen annuel d’un téléacteur Africain au Sénégal ?


Selon une étude de l’Apix, le salaire moyen annuel d’un téléacteur au Sénégal est de 3700
euros (près de 308 euros/mois) contre 4200 (près de 350 euros/mois) en Île Maurice, 5200
(près de 433 euros/mois) en Tunisie et 5500 (près de 458 euros/mois) au Maroc où il existe
une quarantaine de centres d’appels . Par rapport à ces pays le Sénégal dispose d’une main
d’œuvre nettement plus abondante avec un taux de chômage de 40% contre 10% pour
Maurice, 15% pour la Tunisie et 20% pour le Maroc.
D’après une étude du cabinet Accenture : “ une heure de télémarketing coûte six fois moins
cher à Maurice qu’en France”.

Qui sont les plus gros centres d'appels au Sénégal ?


Il existe aujourd'hui une douzaine de centres d'appels téléphoniques au Sénégal dont les 4
principaux sont : Pcci, Call Me, Africatel AVS, et Center Value qui proposent des services
d'après-vente et de maintenance, la plupart du temps pour des entreprises françaises.
En 2005, les centres d'appels au Sénégal représentent 1.245 postes de travail pour près de
2.200 employés. La plus célèbre d’entre elle, PCCI, fait figure de mastodonte avec ses 800
postes déclarés pour 1.200 employés. Un record, même en comparaison avec ce qui se fait
dans les pays développés. En général, les centres d’appel installés au Sénégal comptent 50 à
100 postes, à l’exemple de Africatel AVS (100 postes pour 150 salariés), Call Me et Center
Value (50 postes et 100 employés chacun).
L’avenir des centres d’appel est aux structures composées de 10 à 30 positions de travail.
C’est à cette norme que semble se fier Quality Center, l’unique centre d’appel installé hors
de Dakar, à Saint-Louis, avec un équipement limité à 20 positions pour 40 employés. Quality
Center fournit des prestations télémarketing appels sortants en offshore : télévente, prises de
rendez-vous et études de marché par téléphone pour les instituts de sondage (CATI) . Quality
Center s'appuie sur 3 sites d'appels téléphoniques situés au Sénégal, à Nice et Paris. Senetel,
la dernière-née, est également dans cette limite : 10 postes et 20 salariés. L’activité des
autres opérateurs porte sur l’édition électronique pour le compte de clients établis à
l’étranger. On y relèvera Global Outsourcing (366 employés), Sesi (76 agents), Jouve
Sénégal (39 salariés) et Senescan (40 employés). Dans d’autres domaines, Saan (15
salariés) pratique l’archivage numérique tandis que Sinti Sénégal (50 employés) s’est
spécialisée dans le développement de logiciels offshore.

Africatel AVS :
( interview de Moustapha Diaw, Directeur de la Communication, du Marketing et du
Développement de « Africatel Avs » en janvier 2011)
Quelles sont les principales activités Africatel AVS ?
Vous savez Africatel Avs ne se présente plus dans le paysage des Centres d’Appels au
Sénégal. Il est l’aîné et le précurseur dans ce domaine. Le Centre d’Appels est une référence
aujourd’hui au Sénégal et aussi dans certains pays de la sous région comme le Cameroun, la
Cote d’Ivoire, la Guinée etc... Le plus récent des Centres est né en Mauritanie. Africatel a été
crée en 1996 mais le Centre d’Appels a vu le jour en 1999. Le Centre d’Appels Africatel AVS
est composé d’Ingénieurs et de Techniciens sénégalais spécialisés dans les Nouvelles
Technologies de l’Information et de la Communication. Pionnière dans l’installation de
serveurs vocaux au Sénégal et dans la Sous Région, elle a su vulgariser avec Succès
l’utilisation par les sénégalais de cet outil de communication interactive qui est aujourd’hui
indispensable pour les Sénégalais. Le Directeur Général d’AFRICATEL AVS en quittant la
France en 1995 pour participer au Développement de son pays a compris très tôt l’enjeu des
NTIC pour le 21 siècle. Et, il a voulu en faire profiter au Sénégal. Aujourd’hui aussi en veille
permanent, on anticipe sur l’avenir en étant le premier à utiliser le phonning en vocal comme
en texte ou SMS. Etant frustré par les queues interminables devant les consulats étrangers, on
a développé un système de prise de rendez vous pour les ambassades étrangères. Nous
remercions de passage l’Ambassade de France qui est la première à reconnaître l’utilité du
service pour le peuple Sénégalais. Donc, nous gérons les prises de rendez vous pour certains
Consulats européens, pour l’Office du Bac tec... Africatel AVS donne également des infos sur la
météo et toutes autres informations à travers son centre d’informations générales appelé le
C.I.G. Depuis un an, nous utilisons de nouveaux outils de communication pour appuyer les
leaders d’opinion ou d’entreprise à être plus prêts des citoyens ou de leurs clients. Grace à
AFRICATEL AVS, le leader politique peut communiquer directement et en même temps avec
tous les citoyens dans le cadre d’une communication téléphonique. Avec le service EAZY SMS,
des millions de sms peuvent être envoyés en un temps record pour diffuser une information.
En exemple, aujourd’hui, il est possible que le leader politique, grâce à l’automate d’appel
d’AFRICATEL AVS, soit en contact direct avec ses militants. Il peut les joindre directement via
leur téléphone portable. Cet outil sera la révolution au cours des prochaines échéances
électorales. Vous savez, nous visons toujours plus haut et plus loin. D’ailleurs notre slogan
c’est : « Notre Limite c’est là où s’arrête votre imagination ». Et très souvent, AFRICATEL
dépasse l’imagination.

Center Value choisit Vivaction (mars 2006)


Center Value confie à l’opérateur français Vivaction l’infrastructure télécom et la téléphonie de
son centre d’appels à Dakar. 100 positions pour 180 personnes, essentiellement dévouées à
des tâches de télémarketing, sont opérationnelles.

Une délocalisation fructueuse...


Les gains réalisés par une entreprise française qui choisit de délocaliser ses activités au
Sénégal sont estimés entre 20 et 30 % par le patron de Center Value, Ludovic Ngnoanka. Il y
a de quoi convaincre et assurer un important potentiel de croissance. “ Center Value ”, qui a
débuté sa production en juillet 2004 avec 75 positions de travail, dont 50 confiées à un
opérateur téléphonique français, en est, aujourd’hui, à près d’une centaine. “ Il y a une
croissance significative puisque notre effectif est de 180 personnes avec tout un panel de
clients. Nous sommes capables d’offrir tous les types de prestations que l’on peut trouver
dans les Call center”, indique son directeur général, Ludovic Ngnoanka. “ Mais, prévient-il, les
contrats sont très difficiles à obtenir. Il y a des tests très difficiles à surmonter ”.
À “ Center Value ”, comme chez les autres, la réponse à la question relative au volume
d’affaires est plutôt évasive. “ Nous en sommes au démarrage. En cinq mois, notre objectif
n’était pas le chiffre d’affaires, mais d’asseoir notre crédibilité. Sans prétention aucune, nous
pensons que nous avons atteint notre objectif qui nous permet d’assurer notre avenir dans la
sérénité ”, estime Ludovic Ngnoanka, le seul interlocuteur à oser esquisser une réponse.
Bien que le Sénégal ait un atout certain aussi bien en matière de ressources humaines et
d’infrastructures de télécommunications, les professionnels du secteur estiment qu’il y a lieu
de renforcer ces bons points avec notamment une forte implication de l’Etat. Tidiane Thioune,
le patron d’Africatel Avs, pense surtout à une ligne de crédit spécifique et des terrains pour
favoriser l’expansion du secteur. Pour travailler sur des marchés étrangers, il vaut mieux ne
pas avoir à expliquer à son donneur d’ordres que la matinée de travail a été perdue à cause
d’une panne d’électricité. Les délestages sont donc la hantise des centres d’appels. “
L’électricité est un frein. C’est un gros problème qui mériterait d’être résolu ”, plaide Ludovic
Ngnoanka de “ Center Value ”.
Comme tous les centres d’appels de la place, Pcci s’est doté d’un groupe électrogène avec
cette particularité qu’il lui permet de pouvoir assurer son alimentation en courant “ pendant
deux à trois jours ”, en cas de nécessité, selon son responsable de la communication, Alioune
Badara Niang. Une vigilance de tous les instants d’autant plus nécessaire que, selon M.
Ngnoanka, “ la mauvaise prestation d’un opérateur peut affecter la destination de façon
générale ”. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la législation du travail en vigueur
n’est pas perçue comme un obstacle majeur par les patrons de centres d’appels. “ Elle est en
train d’être adaptée pour plus de souplesse ”, commente El Hadj Malick Seck de “ Center
Value ”. Mais pour les employés, cette flexibilité est synonyme d’angoisse permanente de se
faire remercier. En effet, avec la convention Etat-employeurs, les call centers, qui sont agréés
au régime de l’entreprise franche d’exportation, qui leur assure des exonérations fiscales
conséquentes, peuvent embaucher sous le régime de contrats à durée déterminée
renouvelables indéfiniment sur une période de cinq ans. Les Cdd sont, pour l’heure, presque la
règle dans le secteur. Sauf que les pratiques de débauchage entre centres d’appels pourraient
bien les inciter à offrir des conditions de travail plus stables pour éviter les mouvements de
vases communicants.

Ressources humaines et qualité, les atouts payants...


Grâce à un réseau de télécommunications performant et l’accent des Sénégalais jugé bon, les
employés des centres d’appels effectuent des prestations pour le compte d’entreprises
hexagonales. Les clients français n’y voient que du feu.
Face à son ordinateur, Elodie n’est pas loin de rappeler les nombreuses jeunes filles que l’on
croise dans les cybercafés de Dakar. Sauf qu’elle ne surfe pas sur le net. Casque vissé sur la
tête, micro sur la joue, Elodie est au téléphone. Comme la soixantaine de collègues avec
lesquels elle partage la spacieuse et agréable salle. Au bout du fil, un client d’une société
française de téléphonie qu’elle démarche pour le convaincre de s’abonner à son service
Internet Adsl. Pendant qu’Elodie est en train de ferrer son interlocuteur, Virginie est en ligne
avec une habitante de la banlieue parisienne, abonnée d’un opérateur téléphonique qui a
choisi de confier à une entreprise sénégalaise la gestion d’une partie de sa force de vente.
Le point commun entre Elodie et Virginie est de travailler, à moins de dix kilomètres, (l’une de
l’autre) pour des centres d’appels différents - “ Center Value ” pour la première basée aux
Almadies et “ Call me ” pour la seconde située sur la Vdn.
Là ne s’arrête pas leur dénominateur commun. La clientèle qu’elles prospectent se trouve à
six mille kilomètres, en France précisément. Celle-ci est loin de savoir que Elodie et Virginie
sont de jeunes Sénégalaises qui peuvent s’appeler Fatou ou Ndoumbé ou encore Seynabou.
En Afrique subsaharienne, Dakar est devenue une plate-forme non négligeable pour les
opérateurs de centres d’appels. la capitale sénégalaise en compte quatre en plus de Quality
Center installé à Saint-Louis avec 20 positions de travail pour 40 employés. Principaux clients :
les pays d’expression française, à commencer par la terre de naissance de Molière : La
France.

Filtre téléphonique...
“ C’est une destination privilégiée pour ce type d’opérations ”, explique Ludovic Ngnoanka,
directeur général de Center Value. Cette entreprise est “ un projet intégrateur ”, selon M.
Ngnoanka, qui réunit des bailleurs africains de plusieurs nationalités ayant décidé
d’accompagner les deux initiateurs du projet, des ingénieurs sénégalais et malien. Les
Sénégalais seraient donc servis par leur aptitude naturelle à parler le français sans accent.
Pour les candidats à un emploi de téléacteur, le premier écueil est d’ailleurs l’appel
téléphonique. “ Il permet de filtrer les candidatures. Ceux qui ne sont pas en mesure de parler
français sans accent ou de faire montre d’une excellente élocution au bout du fil s’éliminent
d’office ”, explique Mme Bâ, la responsable de la communication à Center Value, le deuxième
opérateur sénégalais, mais aussi d’Afrique subsaharienne “ de par sa taille ”, arrivé sur le
marché en mars 2004. Si le Sénégal est en train de prospérer dans un tel secteur, il le doit
aussi à sa réputation de pays stable. “ Le client a besoin d’être servi en sachant que vous
travaillez sans perturbations techniques. La main d’œuvre y est aussi bon marché et de
qualité ”, commente Ludovic Ngnoanka.
“ Call me ” qui a débuté ses activités depuis le 1er février 2002, se présente comme “ le
premier centre de contact multimédia en Afrique de l’Ouest spécialisé dans la gestion de la
relation client à distance ”. Elle est une filiale du groupe Chaka, “ pionnière de l’informatique
vocale au Sénégal ” qui propose des logiciels de couplage téléphonie informatique. “ Call me ”
propose des applications pour les centres d’appels qu’elle développe elle-même. (Bien
qu’opérant pour des clients étrangers, (une trentaine de positions de travail sont réservées à
l’export), cette entreprise est très présente sur le marché national, avec notamment le service
clients de Sentel et celui de la Senelec, le service des renseignements de l’aéroport, etc. Selon
son directeur, El Hadj Malick Seck, si le Sénégal peut s’autoriser une percée dans le secteur, il
le doit fondamentalement à son atout technologique. “ Nous avons la chance d’avoir un
opérateur de télécoms extrêmement performant qui nous permet d’être très concurrentiel.
Aujourd’hui, si les centres d’appel existent au Sénégal, c’est grâce au réseau de la SONATEL” .
M. Seck souligne la stratégie visionnaire qui a consisté à investir dans la fibre optique et qui
permet au Sénégal d’avoir, aujourd’hui, une des sociétés de télécommunications leaders en
Afrique.

PCCI : un Centre d'appels à Dakar où les vendeurs sont à 6.000 km de leurs


clients...
Ecouteur avec micro, yeux rivés sur un écran d'ordinateur, Babacar Niang est « Christian
Laville » lorsqu'il essaie de vendre un abonnement téléphonique à un interlocuteur joint en
France depuis le Premium Contact Center International (PCCI), centre d'appels inauguré en
2002 à Dakar.
Babacar, 31 ans, est assis dans un des box d'une immense salle d'où partent tous les appels.
Il est l'un des 610 « téléacteurs » recrutés par le PCCI depuis sa création, en 2001.
Leur travail : « la gestion à distance de la relation client », comprenant « téléservices,
télémarketing, télétravail », indique une plaquette de présentation du PCCI.
Il s'agit de « toutes sortes de services » que l'on peut faire à distance, à partir d'un ordinateur
et d'un téléphone, à la demande d'une entreprise, explique Alain Ebongué, directeur de
l'exploitation du PCCI. Ces services vont « de la prise de rendez-vous à la saisie de données,
en passant par l'enquête de satisfaction », ajoute-t-il, entre deux coups de fil, dans son bureau
aux baies vitrées donnant sur une cour.
Les locaux, en plein travaux d'extension, sont situés sur un site de 14.000 mètres carrés à
Mermoz, quartier résidentiel à une vingtaine de minutes du centre de Dakar. Leur accès est
filtré et quasiment impossible sans rendez-vous. A Dakar, « nous avons des infrastructures
très pointues, dotées d'équipements ultramodernes (...). Nous avons instauré un système de
contrôle de manière à ne pas avoir une seule remarque des entreprises-clientes qui tiennent
au secret », assure Alain Ebongué.
En cas de coupure d'électricité, le PCCI "est capable de fonctionner sans interruption pendant
huit jours. On ne peut pas se permettre de dire à un client: « Désolés, nous n'avons pas pu
prendre votre appel en raison d'une panne de courant », précise-t-il. « Tout est fait pour que
les prospects ne sachent pas qu'on les appelle à 6.000 km de Paris », explique Alioune Badara
Niang, ancien « superviseur » promu responsable de la communication de PCCI.
Le « prospect » ? C'est le client potentiel d'une entreprise ayant recours aux services du
centre d'appels, explique M. Niang. Au début, les gens étaient sceptiques sur la qualité des
prestations proposées par le PCCI. En deux ans, celui-ci a fait du Sénégal une destination à la
mode pour ceux qui veulent réaliser le même type d'opérations, déclare Alain Ebongué.
Les clients du centre sont pour la plupart des entreprises françaises, notamment dans les
secteurs de la téléphonie mobile de l'édition ou des loisirs. Le PCCI, qui a des bureaux à
Londres et dont la direction commerciale est à Paris, est une firme 100% sénégalaise, créée
par trois Sénégalais ayant vécu longtemps à l'étranger (et) très orientés vers les nouvelles
technologies, poursuit Alain Ebongué. Outre les 610 téléacteurs, 129 autres personnes sont
employées par la société, dont les responsables envisagent 7.000 salariés en 2005. Les
recrues bénéficient notamment d'une formation initiale au métier de téléacteur, plus d'autres
selon le programme auquel elles sont affectées.
C'est ainsi que la Sénégalaise Rokhaya Dieng, 26 ans et l'accent parisien désormais parfait,
peut sans mal se faire passer pour « Pascale Sérac » auprès des prospects qu'elle contacte
dans le cadre d'une enquête pour un opérateur de téléphonie mobile, dit-elle. Il m'est arrivé
d'obtenir 16 contrats en une heure, alors que l'objectif était de 12 contrats par heure au
maximum, avance Rokhaya. Avec plus de 6% du produit intérieur brut (PIB), le secteur des
télécommunications est le plus dynamique de l'économie sénégalaise, selon une étude
publiée en juillet par l'Agence de régulation des télécommunications (ART) du Sénégal.

Sénégal : Un entrant offensif


Avec PCCI (Premium Contact Center International), une société sénégalaise à participation
britannique créée en 2001, le pays attire de plus en plus de centres d'appels. Premier
employeur du pays, hors secteur informel, avec 1500 salariés, PCCI a implanté son centre à
Mermoz, un quartier résidentiel de Dakar.
Malgré les deux heures de décalage horaire avec la France, ses téléopératrices calquent leurs
journées sur celles des Français. Et les Sénégalais parlent «le même français que les
Parisiens», explique Abdoulaye Sarre, le PDG. Mais l'atout maître du Sénégal est économique.
Le coût de la main-d'œuvre y est moins élevé que dans le Maghreb.
« Alors que je débute, je gagne 400 euros par mois, commente une téléopératrice. Deux fois
plus que mon père, fonctionnaire depuis trente ans. »
Et les entreprises occidentales en redemandent, dont Neuf Telecom, Cegetel, Orange, AOL, T-
Online ou Procter &amp.
« Nous sommes très satisfaits. De plus, cela nous permet d'élargir nos plages horaires et le
nombre de jours de travail », affirme-t-on à Orange. Pour un coût de service 40 % moins élevé
qu'en France.

PCCI : quelques chiffres sur le + gros centre d'appels du Sénégal

 Création : Octobre 2001


 Un site de production sur 15 000 m2 : les plateaux de production sont bâtis sur une
superficie de 5 000 m² + et PCCI dispose encore d’une réserve foncière de 9 000 m²
 700 positions de travail, fonctionnelles 24H/24 toute l’année, réparties sur 2
plateformes de production
 1 500 employés, PCCI est le 1er employeur privé dans les services & TIC
 Plus de 30 millions d’appels reçus en service client depuis 2004
 Plus de 22 millions d’appels traités sur la même période
 80 000 appels entrants traités en moyenne par jour
 130 000 appels sortants émis par jour en moyenne
 Les postes des conseillers sont répartis en modules de 12 à 15 positions, de type
Strafor, avec une surface de travail de 1,07m sur 0,60m.
Autre article sur PCCI : un scandale ?! (mai 2011)
Société de services du secteur des NTIC, PCCI (Premium Contact International Center de
Dakar) a été créée en 2001 par des promoteurs français et sénégalais. Le capital de PCCI,
détenu à 100% par les fondateurs, se répartit ainsi : PCCI France 650 000 €, PCCI Sénégal 1
525 000 €, PCCI UK 150 000 €.

Premier employeur privé du Sénégal, le groupe est chouchouté par l’Etat sénégalais qui voit
en cette entreprise un acteur privilégié pour la réduction du chômage des jeunes. D’ailleurs,
les jeunes téléacteurs sont diplômés pour la plupart BAC+2 Marketing ou Commerce mais
beaucoup ont un niveau maîtrise…
Ils doivent par ailleurs avoir une diction parfaite, «sans accent sénégalais» comme le disait en
2003 un ancien directeur des ressources humaines du groupe. Aujourd’hui, de grands groupes
français (France Télécom, SFR, Neuf Telecom, Canal Horizon, Orange Côte d’Ivoire) ont confié
ou confie régulièrement la gestion de leur relation client à PCCI. Les clients français ne se
rendent pas compte qu’en appelant le service relation clientèle de leur opérateur, c’est un (e)
jeune sénégalais (e) qui répond au bout du fil car PCCI utilise une technologie très récente, la "
voix sur I.P " permettant de faire transiter via le Net les conversations téléphoniques. La voix
est compressée en données numériques qui transitent par paquets sur Internet et
décompressée à l'arrivée. Grâce au câble sous-marin Atlantis 2 qui irrigue les côtes du
Sénégal, l'acheminement des données ne dure pas plus de 80 millisecondes, ce qui permet
d'avoir une qualité d'écoute excellente, exactement comme en France.
Mais le véritable avantage de PCCI sur ses concurrents français, c’est bien la main d’œuvre
qui représente parfois jusqu’à 70% des charges d’un centre d’appel. Ainsi, le coût réel d’un
téléacteur sénégalais est de quatre fois moindre que celui d’un téléacteur français. Avec un
salaire d’environ 280 € (180 000 F CFA), le téléacteur sénégalais semble pourtant privilégié
dans ce pays où le taux de chômage des jeunes diplômés atteint les 16% voire plus.
Mais derrière la façade, PCCI qui bénéficie pourtant de contrats subventionnés jusqu’à 60%
par l’Etat sénégalais à travers la Convention Etat Employeurs, privilégie dans son mode de
fonctionnement l’exploitation de ses employés. En effet, le rythme imposé aux téléacteurs est
tout simplement scandaleux (6 h de production au téléphone avec seulement 15 mn de
pause), favoritisme, suppression des primes de productivité et d’assiduité à la moindre
occasion, retard du versement des salaires (parfois jusqu’à 15 jours de retard), non versement
(d’après certains employés) à la caisse de retraite et de sécurité sociale des 5, 6 %
ponctionnés pourtant sur le salaire des employés, reconduction de CDD sans limites ( on
arrête le contrat au bout d’un moment et on reprend l’employé plus tard).

Avec une base de candidature de plus de 8000 CV, PCCI a pourtant de beaux jours devant lui
car les jeunes sénégalais tout juste sortis de formation sont souvent prêts à tout pour trouver
un emploi et ne se posent pas beaucoup de questions sur les conditions de travail. Les
employés recrutés en 2005 (dont certains ont des CDI) aimeraient bien partir ailleurs mais pas
pour avoir des conditions pires. Alors, souvent coincés au PCCI, ils se résignent en attendant
des jours meilleurs. C’est donc aux entreprises françaises qui confient leurs prestations à PCCI
d’imposer à cette entreprise l’éthique qu’elles appliquent en France. Sinon, elles contribueront
à la délocalisation des contraintes de gestion de la relation client vers d’autres cieux (Sénégal,
Maroc, Tunisie…) où, sous prétexte de contribuer à la création d’emplois, les entreprises de
Call Center exploitent une population vulnérable et docile à cause du manque d’emplois.
Call me, est le premier centre de contact multimédia de l'afrique de l'Ouest spécialisé dans la
gestion de la relation client à distance. Call Me propose des prestations complètes pour
accompagner les entreprises dans la démarche de développement de la relation client : aussi
bien en RECEPTION D'APPELS (Acceuil client, SAV, Hepl desk, Gestion de standard, Hot line)
qu'en EMISSION D'APPELS (Télévente, Détection de projet, Création de trafic, Qualification de
fichier, Prise de rendez-vous, Actions de fidélisation). Call me met en avant sa gestion
personnalisée de chaque client, son close management, ses téléconseillers enthousiastes et
motivés, son service de qualité, sa parfaite confidentialité, ses tarifs compétitifs, sa bonne
visibilité, sa proximité avec ses clients, ses compétences et performances, son réseau en
expansion constante, ...
Call Me est implanté au Sénégal, en Côte d'IVOIRE, au Mali, en Mauritanie, en Guinée et au
Cameroun

Voici un entretien interview interessant de Malick SECK, DG de CALL ME :

Peut-on avoir une photographie du marché des « calls centers » ?


Les calls centers, c’est un métier nouveau chez nous, même s’il existe depuis longtemps aux
Etats-Unis et en Europe. C’est pour améliorer le service de la relation client de manière
globale aussi bien en appels entrants que sortants. Grâce à l’Internet surtout, aux
technologies de couplage téléphonie et informatique, les centres d’appels sont créés pour être
l’interface entre le fournisseur et son client, l’organisation et ses partenaires. Pour un meilleur
traitement de la relation-client à distance. La relation-client peut être directe ou à distance à
travers les médias, le fax, le téléphone, l’Internet grâce au développement de l’informatique.
L’externalisation a commencé par la voix puis la saisie, le traitement de données et de textes.
Pour que l’entreprise puisse se consacrer à son coeur de métier et soustraiter tout ce qui est
« périphérie »... Pour une meilleure efficacité, une meilleure maîtrise des coûts d’exploitation.

Comment tout cela a-t-il été introduit au Sénégal ?


Nous sommes venus dans les centres d’appels de par notre expertise, justement dans ce
métier-là. CALL ME, c’est CHAKA. Qui a conçu et développé le premier serveur vocal
d’information bancaire au Sénégal. C’était en 1994, avec la SGBS qui avait accepté de signer
un contrat avec nous. Ce qui a permis à la banque d’améliorer ses relations avec les clients à
distance. Avec le téléphone, vous appelez et la machine vous donne le solde de votre compte.
Après la Générale, on est allé dans la sous-région, au Burkina, au Bénin, avec un partenariat
assez élargi en Afrique de l’Ouest. Nous avons beaucoup travaillé dans la mise en place, la
fabrication et la vente de serveurs vocaux en Afrique de l’Ouest et du Centre. Nous sommes
venus aux centres d’appels par hasard puisque SENTEL Gsm avait lancé un appel d’offres pour
l’achat d’un logiciel pour centres d’appels. Étant experts dans le domaine, nous avons
soumissionné et gagné le marché. Et nous leur avons permis d’améliorer la gestion de
l’information.

Et CALL ME ?
Comme nous avions l’ambition de mettre en place un centre d’appels, nous avions discuté
avec la SENTEL qui a accepté de tenter l’expérience avec nous. Pour la première fois en
Afrique, une société accepte de donner à une autre société la gestion de son service clientèle
qui est assez stratégique. Ainsi s’explique la mise en place de CALL ME. En débutant par le
marché local, nous avons formé des jeunes âgés de 20-30 ans à l’accueil et au marketing. Et
SENTEL les formaient aux produits et services du groupe. Au 1er février 2002, nous avons
démarré avec 30 personnes qui avaient été embauchées. Deux mois après, nous avons vu les
performances et les indicateurs qualité s’améliorer. Nous avons commencé à communiquer et
à convaincre les autres sociétés à faire la même chose. Ensuite, la SENELEC a accepté
d’externaliser son service clientèle. Elle était injoignable. La SENELEC avait vraiment des
soucis autres que la gestion de ses appels. Donc, depuis lors, nous gérons leur service
clientèle. Tout comme le service d’information de l’aéroport, les heures d’arrivée et de départ
des vols. Ou d’autres sociétés comme des banques... D’autre part, nous avons été au Salon
européen des centres d’appels (SECA) avec l’APIX en avril 2004. Nous avons commencé des
actions off shore au niveau international avec des opérateurs télécoms, dans les industries
alimentaires pour lesquelles nous gérons les appels sortants, pour la vente de produits,
d’abonnements… Nous avons deux sites d’exploitation. Un pour les nationaux et un autre
pour l’off shore puisque les conditions d’exploitation ne sont pas les mêmes. A ce jour, nous
sommes à plus de 175 voir 200 personnes embauchées au niveau des sites d’exploitation.

Avec combien de postes de position ?


Potentiellement, nous sommes à 120 positions sur nos sites d’exploitation dont la moitié
dédiée à l’export avec des possibilités de développement. Nous avons eu des contacts assez
intéressants qui nous permettrons d’ici quelques semaines de pouvoir mettre en place
d’autres équipes.

Quels sont les avantages comparatifs offerts par l’Etat pour l’implantation d’une
telle activité ?
Pour l’implantation, aucun avantage de l’Etat. Mais aujourd’hui, nous sommes assez contents
que l’APIX prenne le relais. Le Sénégal est l’un des rares pays en Afrique de l’Ouest qui a
compris les enjeux. Vous êtes, vous-même, allé au SECA. Le Sénégal y est présent avec un
stand où sont présents les acteurs des centres d’appels, l’APIX, la SONATEL pour vendre la
Destination Sénégal. C’est le seul pays d’Afrique noire à côté du Maroc, de la Tunisie et de l’Ile
Maurice. Depuis 3 ans, nous y participons régulièrement. Au début, nous étions seuls avec nos
confrères de PCCI. Aujourd’hui, nous sommes plus d’une quinzaine de centres d’appels.
L’intérêt pour le pays, c’est la création d’emplois pour les jeunes. Pas moins de 3 000 emplois.
C’est quand même pas mal dans un pays où l’emploi des jeunes est un vieux souci. Il y a
désormais une prise de conscience des autorités, elles accompagnent cette démarche. Aussi,
nous procédons à des investissements pour booster l’emploi. Il y a aussi des incitations
fiscales quand on emploie un jeune de moins de 26 ans. Une bonne mesure pour inciter à
recruter, à former les jeunes et par conséquent à les retenir.

Mais quand même, il y a des contraintes. Quelles sont-elles ?


Du point de vue opérationnel, on a des contraintes de formation. Ce sont de nouveaux
métiers, il y n’a pas d’écoles de télémarketing dans notre pays. La formation, c’est nous qui
l’assurons à ce jour. Il y a des cabinets, souvent européens, qui nous sollicitent mais ils ont
des coûts excessifs. Récemment, nous avons été sollicités par des organisations
internationales qui financent des formations, nous espérons pouvoir en bénéficier. D’autres
contraintes, ce sont les relations non adaptées pour ce métier nouveau. Des projets étaient en
cours avec le ministère de l’Emploi pour adapter la législation à ces nouveaux métiers qui ont
des contraintes différentes des autres métiers classiques. Il y a la nécessité pour
l’Administration d’accompagner ce mouvement avec une forte impulsion de l’Apix.
Le métier de télé-acteur était conçu comme un job d’étudiant. Que faut-il faire pour
qu’il soit un vrai métier ?
Vous savez, les centres d’appels emploient tous les profils. Il y a les conseillers,
les superviseurs, les chefs de plateau, les chargés de programme, les commerciaux… On
recrute du niveau Bac à Bac+5. Grâce aux call centers, on voit aujourd’hui des jeunes de 21
ans qui gagnent leur vie, continuent leurs études et paient eux-mêmes leurs études. Ça, c’est
une réalité. Et puis, ils peuvent évoluer dans le cadre de l’organisation du centre d’appels. Du
poste de télé-conseil à celui de superviseur qui nécessite des compétences de management
ou bien de chargé de programme... Avec notre partenaire, la SENTEL, les premiers jeunes
recrutés, à 80 %, travaillent au niveau commercial et marketing chez le client. C’était pour
nous une façon de les promouvoir. Ils ont eu à manipuler, pendant un certain temps, leurs
produits, donc ils les connaissent bien. A la SENTEL, ils gagnent 2 fois voire 3 fois plus. Cela
nous permet de recruter d’autres jeunes. Je ne pense pas qu’il faille pérenniser ces emplois.
Les mentalités ont changé, la sécurité de l’emploi, ce n’est plus un contrat à vie, c’est la
performance. Plus on est performant, plus on gagne de l’argent, plus on est positionné dans la
hiérarchie. Vous savez, dans l’entreprise, il y a des gens très motivés mais très peu
compétents. Ceux-là, il faut les former. Il y a qui sont très compétents mais très peu motivés.
Ceux-la, il faut les motiver. Il y a des gens très compétents et extrêmement motivés. Ceux-là,
il faut les promouvoir. Et il y en a qui sont très peu compétents et très peu motivés. Ceux-là, il
faut simplement s’en débarrasser.

Pour vous, ce fort taux de turn over n’est pas une menace ?
Non, ce n’est pas une menace. Il faut dire qu’il n’y a pas un fort taux de turn over. Il faut dire
que c’est naturel dans le centre d’appels puisque l’étudiant commence à 21 ans, il apprend en
même temps, il passe ses diplômes. Naturellement, il aspire à autre chose s’il n’arrive pas à
se projeter à un niveau supérieur. Pour moi, c’est naturel, ce n’est pas le même turn over
qu’on peut noter dans d’autres industries où, lorsqu’il y a un problème de management ou de
rentabilité, les gens partent. Le centre d’appel, c’est un turn over compréhensible.
Aujourd’hui, je retrouve des étudiants qui, au départ, étaient à CALL ME et qui, aujourd’hui,
sont dans la vie active, dans d’autres situations où ils sont confrontés à des contraintes de
performance. Pour moi, ce n’est pas quelque chose de forc ément négatif. Quand on a moins
de 30 ans, sortir d’une organisation pour aller vers une autre, c’est positif. Etre embauché à
20 ans, y rester jusqu’à la retraite, c’est un schéma démodé. Je crois que les jeunes l’ont un
peu compris. Le fait de démissionner, pour moi, est un acte positif surtout si vous le faites
pour gagner plus ou si vous faites autre chose.

Et les perspectives du secteur ?


S’il y a eu aujourd’hui ces centres d’appels au Sénégal c’est parce que l’opérateur historique,
la SONATEL, y a cru et a beaucoup investi. Quand la SONATEL mettait son câble sous l’eau,
beaucoup ne comprenait pas. Il faut rendre hommage à la SONATEL pour avoir ouvert ce
corps de métier. Notre réseau télécoms est aujourd’hui l’un des meilleurs. L’Internet à haut
débit, l’ADSL, permet d’envoyer des appels et d’en recevoir aussi sans problèmes. Même si,
sur les coûts, nous sommes en train de discuter pour les baisser. L’autre volet, c’est qu’on a
de bonnes ressources pour faire notre métier. Nous-mêmes avons ouvert une première filiale
au Mali où l’on a 175 personnes avec un gros client, Ikatel, du groupe France Télécom-
SONATEL avec qui nous avons démarré l’expérience. Au départ, nous gérions IKATEL à partir
de Dakar. Nous avions recruté des jeunes parlant bambara. Donc, c’est à partir d’ici à CALL
ME, qu’on gérait le centre d’appels d’IKATEL. Quatre mois après, nous avons ouvert la filiale
du Mali. Avec l’accompagnement de l’Etat, on veut faire éclore les centres d’appels hors de
chez nous. Nous en avons un autre sur Abidjan qui fonctionne bien mais qui ne se développe
pas beaucoup et nous avons embauché là-bas 20 personnes. Nous avons aussi des projets
dans les pays limitrophes. Des clients nous y appellent et c’est plus compétitif.

Et la motivation dans tout cela ?


La formation, ce n’est pas forcément les concepts appris à l’école. Dans l’entreprise, on
permet aux jeunes d‘intégrer la notion de performance dans leur démarche. On vend
beaucoup et on gagne autant. Celui qui gagne le même montant pendant 4 mois, on dit qu’il
n’est pas bon. L’agent performant, c’est celui qui gagne plus chaque mois.

C’est quoi les minima et les maxima en salaire chez Call me ?


Le minimum chez nous, c’est un net fixe de 125 000 FCFA. Maintenant, ça peut aller jusqu’à
300 000 à 400 000 FCFA. Tout dépend de la performance. Ça c’est pour un appel sortant. Pour
un appel entrant, ils ont des fixes plus des commissions par rapport à l’efficacité du traitement
de l’appel. On a des indicateurs de traitement. Le nombre d’appels reçus, le nombre d’appels
traités de manière efficace, la qualification de l’appel. On a dans l’ordinateur des indicateurs
nous permettant de nous assurer que la personne traite bien le client. On peut l’écouter à
distance. Aussi, le profil des personnes à la réception est différent du profil des personnes à
l’émission de l’appel. À l’émission, nous avons de bons commerçants agressifs qui peuvent
retenir les clients et puis vendre. À la réception, nous avons un profil un tout petit différent,
beaucoup plus calme, beaucoup plus responsable, patient, etc. La patience ici est une qualité.

Centres d’Appels au Sénégal : plus de 1000 emplois en 2017-2018 ! (22/11/2016 par


Ali Attar)

Intelcia, l’un des leaders de la Relation Client dans l’espace francophone, poursuit son
développement en Afrique subsaharienne. Après une implantation réussie fin 2015 au
Cameroun, le groupe d’origine Marocaine, fondé en 2000 et présidé par Karim Bernoussi,
s’installe au Sénégal. Avec la ferme intention d’y créer 500 emplois d’ici mi-2017 et plus de
1.000 à terme.
Intelcia met le cap au sud. Le groupe Marocain, fondé en 2000 par Karim Bernoussi, un ex-
Maroc Télécom, a fait de son développement en Afrique subsaharienne l’une de ses priorités.
Après s’être implanté avec succès au Cameroun fin 2015, le groupe, qui est l’un des poids
lourds sur le marché de la relation client dans l’espace francophone (au Maroc et en France
notamment), affiche désormais clairement son ambition africaine. Dans cette perspective, le
choix du Sénégal apparaît naturel. Le pays est en effet réputé pour la grande qualité de ses
ressources humaines et pour sa bonne maîtrise du français, principale langue de travail chez
Intelcia.
Annoncée de façon très symbolique le 4 avril 2016 (jour de la fête de l’indépendance
sénégalaise) à ses collaborateurs, l’implantation du groupe au Sénégal est effective depuis
quelques semaines. Une première promotion de cinquante collaborateurs est en cours de
formation et le lancement imminent de l’activité est programmé. D’autres recrutements
suivront avec pour objectif d’atteindre les 500 recrues d’ici mi-2017 et plus de 1.000 à moyen
terme, probablement dès 2018. Des ambitions très fortes qui sont à hauteur du dynamisme de
l’entreprise. Depuis plusieurs années le groupe affiche une croissance impressionnante,
comme en témoigne son chiffre d’affaires. De l’ordre de 69,6 € en 2015, il devrait largement
dépasser les 100 millions d’euros lors de l’exercice 2016. L’entrée récente du groupe Altice
(piloté par Patrick Drahi et qui compte en son sein la compagnie de téléphonie mobile SFR)
dans son capital lui permet d’envisager encore plus sereinement l’avenir.

Pour Intelcia au Sénégal, priorité au recrutement :


Dans le secteur des Call Center, le Sénégal est réputé être un marché très concurrentiel.
Plusieurs groupes internationaux et locaux y sont implantés de longue date (l’allemand Arvato
– filiale du groupe Bertelsmann –, l’américain IBEX Global, PCCI – co-fondé par l’entrepreneur
sénégalais Yérim Sow –, Call me – du conglomérat Groupe Chaka, créé par Meïssa Déguène
Ngom –, Center Value…). Intelcia compte toutefois sur ses avantages comparatifs pour
s’imposer, comme ce fut le cas au Maroc puis en France où le marché est également très
disputé. Dans un secteur qui souffre parfois d’une réputation difficile, le groupe est en effet
reconnu pour le soin qu’il accorde à ses collaborateurs. Ses employés sont particulièrement
choyés : conditions salariales attractives, cadre de travail à la Google, pratiques RH
motivantes, nombreuses animations, ancrage dans l’environnement local… Le groupe, qui
considère ses collaborateurs comme son actif le plus précieux, ne tarit pas d’efforts pour leur
offrir les meilleures conditions. L’accent est mis, en particulier, sur la formation continue et sur
la promotion interne. La plupart des managers intermédiaires d’Intelcia ont ainsi démarré
comme « simples » Téléconseillers. « De quoi nous offrir un surcroît de motivation », selon ce
jeune dakarois qui fait partie de la première promotion d’Intelcia.
A Dakar, le recrutement est d’ailleurs la grande priorité du groupe, qui est à la recherche de
profils variés pour ses activités de service client et d’assistance technique. Selon Nadia
Benbahtane, jeune et dynamique Directrice du Marketing et de la Communication d’Intelcia,
les critères de recrutement sont notamment axés sur la maîtrise de la langue française, ainsi
que sur le savoir-être. Il n’y a donc pas de profil type. A partir du moment où l’on présente les
aptitudes de base, un recrutement est envisageable. Le groupe se charge ensuite de la
formation de ses nouvelles recrues avec pour objectif de les fidéliser le plus possible

Intelcia est le premier employeur de la communauté sénégalaise à Casablanca :


Signe de l’importance de cette implantation au Sénégal pour Intelcia, son PDG, Karim
Bernoussi, était présent cette semaine à Dakar. L’occasion pour lui de rencontrer notamment
les premières recrues du groupe. Lors de cette rencontre, il leur a rappelé qu’entre le Sénégal
et Intelcia, la collaboration ne datait pas d’hier. Le groupe est en effet le premier employeur
de la communauté sénégalaise à Casablanca. Il compte dans son effectif 15 % de
collaborateurs originaires de la Teranga (surnom donné au Sénégal). « Aujourd’hui, ce sont
eux les meilleurs ambassadeurs du groupe à Dakar », fait observer une autre nouvelle recrue.
Le groupe, qui compte des clients prestigieux à l’instar de SFR, Google, Canal +, etc.,
s’apprête à inaugurer son premier site à Dakar. Pour des raisons d’ordre pratique, c’est sur le
quartier de Sacré Cœur, un lieu facile d’accès dans une capitale sénégalaise où il n’est pas
toujours simple de circuler aux heures de pointe, qu’il a jeté son dévolu. L’immeuble, pavoisé
aux couleurs rose et noire du groupe, accueillera bientôt les 500 premiers collaborateurs
dakarois. Mais les travaux ne sont pas encore terminés que le groupe est déjà à la recherche
d’un second site. Signe que les ambitions d’Intelcia sont fortes au Sénégal, comme ailleurs en
Afrique subsaharienne.
Dans les prochains mois, le groupe, leader panafricain de la relation client, entend s’implanter
dans d’autres pays du continent. Avant probablement de poursuivre son expansion à
l’international.

VOIR AUSSI :
Des téléopérateurs sénégalais sous pression ...
Fréderic CHARTIER intervient régulierement pour le compte de la SONATEL à Dakar au
SENEGAL comme Formateur en développement commercial, formation de formateurs
internes, ...

Voir à ce sujet : FORMATION COMMERCIALE en AFRIQUE au Sénégal

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Common questions

Alimenté par l’IA

PCCI and Call Me both prioritize client anonymity and service quality but have distinct approaches. PCCI emphasizes sophisticated infrastructure to ensure data protection, reliability during power outages, and strict confidentiality measures to maintain client trust . Call Me focuses on extensive training in customer relationship management and uses its software solutions to integrate service quality effectively . Both companies ensure the prospect's unawareness about the call's origin to maintain an impression of local presence, crucial for client satisfaction .

Senegal is becoming a significant hub for call centers due to several factors: its competitive labor costs, with an average annual salary for teleactors significantly lower than in comparable regions like Mauritius, Tunisia, and Morocco . Additionally, Senegal benefits from a large, educated workforce with proficiency in French, essential for servicing French-speaking clients . The technological infrastructure is robust, supported by investments in fiber optics and efficient telecom operations by SONATEL, enhancing competitive advantage . Furthermore, the country is politically stable, which reduces the risk of operational disruptions .

Call centers in Senegal face several challenges in maintaining service quality and customer satisfaction. One significant challenge is the need for employees to communicate fluently and accent-free in French, which is crucial for providing satisfactory customer service to French-speaking clients . There is also a necessity for continuous investment in advanced technologies to match the global standards required by international clients. Political and economic stability, although a current advantage, needs to be maintained to ensure uninterrupted services. Furthermore, managing a large workforce requires effective training and motivation strategies to prevent high turnover and maintain high service standards .

The pricing structure for teleservices in Senegal is highly competitive. While the cost of teleservices in Mauritius is cited as being significantly lower than in France—six times cheaper, Senegal also offers competitive pricing due to the lower labor costs and high unemployment rate, resulting in an abundant and cost-effective workforce .

Senegal's high unemployment rate, at 40%, significantly impacts its call center industry by providing a large pool of available labor, allowing these centers to maintain lower operational costs through competitive salaries . This economic environment attracts international companies looking to minimize expenses while accessing skilled labor. However, high unemployment may also mean potential challenges in quality and retention, necessitating continuous training and development to harness the unemployed workforce effectively .

Teleprospection training provided by Frédéric Chartier effectively improves sales performances by offering comprehensive resources, including practical advice, techniques, and formative content aimed at enhancing commercial skills . The training programs are designed to equip sales professionals with telemarketing skills and strategies necessary for successful client engagement and lead conversion. By focusing on practical applications and providing access to numerous resources like e-books and quizzes, the training enhances participants' ability to navigate and excel in teleprospection environments .

The group Chaka plays a pivotal role in developing the call center industry in Senegal by leveraging its expertise in vocal information technology and telecommunication. It pioneered the introduction of advanced telephony-informatics coupling technologies and managed significant telecommunication infrastructures such as servers for banking information . Group Chaka's Call Me division specifically contributed by being the first to implement multimedia contact centers in West Africa, specializing in customer relationship management and providing software and technological solutions that enhanced local and international call center operations .

Advancements in telecommunication technology have significantly boosted the success of Senegal's call center sector. Investments in fiber optics and high-performance telecom infrastructure by SONATEL have enhanced connectivity and service quality, thereby attracting international clients . These advancements enable Senegalese call centers to provide services effectively and cost-efficiently, competing with other global markets. The technology also facilitates seamless integration of telephony with computer systems, improving operations and client interaction management, which is critical for client satisfaction and business growth .

The financial models and salary structures in Senegal's call centers differ from those in countries like Mauritius, Tunisia, and Morocco. Senegal has lower salary standards for teleactors, with an average annual salary of €3,700, which is lower compared to €4,200 in Mauritius and even higher in Tunisia and Morocco . This disparity gives Senegal a competitive edge in attracting businesses that prioritize cost savings. The country’s high unemployment rate also ensures a steady supply of labor, which contrasts with lower unemployment rates in the mentioned countries, influencing their financial models and workforce demand .

The PCCI center offers several strategic advantages to its international clients, including advanced technological infrastructure that allows seamless telecommunication operations, even during power outages, ensuring continuous service . They also provide a wide range of teleservices such as telemarketing, data entry, and satisfaction surveys, thus catering to diverse client needs . Additionally, PCCI maintains strict security measures and confidentiality, ensuring clients' data protection and trust .

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