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Giao Trinh MTPT 2021

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UNIVERSITÉ NATIONALE DU VIETNAM À HANOÏ

École Supérieure de Langues et d'Études Internationales


Département de français
***********************

ĐINH HỒNG VÂN - ĐẶNG KIM HOA

COURS DE FRANÇAIS

DE L'ENVIRONNEMENT & DU DÉVELOPPEMENT

Hanoï - 2016

1
UNIVERSITÉ NATIONALE DU VIETNAM À HANOÏ
École Supérieure de Langues et d'Études Internationales
Département de français

ĐINH HỒNG VÂN - ĐẶNG KIM HOA

COURS DE FRANÇAIS
DE L'ENVIRONNEMENT & DU DÉVELOPPEMENT

2
Sommaire
Avant-propos ......................................................................................................... 4
Tableau des objectifs ............................................................................................. 6
Cours 1 - Introduction à la discipline.................................................................... 8
Cours 2 - Notion de l'environnement .................................................................. 14
Cours 3 - Écologie et Écosystèmes ..................................................................... 20
Cours 4 - Ressources naturelles .......................................................................... 27
Cours 5 - Planète en danger ................................................................................ 33
Cours 6 - Réchauffement climatique .................................................................. 40
Cours 7 - Éco-gestes ........................................................................................... 47
Cours 8 – Bilan 1 ................................................................................................ 53
Cours 9 - Notion du développement ................................................................... 57
Cours 10 - Interactions entre Population - Développement - Environnement ... 64
Cours 11 - Conférences et objectifs planétaires.................................................. 70
sur le développement durable ............................................................................. 70
Cours 12 - Environnement et Développement en milieu urbain ........................ 75
Cours 13 - TIC au service du développement durable ....................................... 83
Cours 14 - Le Vietnam en faveur du développement durable ............................ 89
Cours 15 - Bilan .................................................................................................. 96
Glossaire............................................................................................................ 101
Ressources bibliographiques ............................................................................. 111

3
Avant-propos
Au cours de ces dernières décennies, l’observation de l'environnement écologique et les
éléments qui le constituent (air, eau, terre, ...), nous invitent à réfléchir sur son avenir et
surtout sur le capital naturel que nous léguerons aux générations futures : des ressources
naturelles surexploitées, de l’air pollué, des zones rurales envahies par les villes voraces,
des océans et des mers pollués, de la faune et de la flore menacées d’extinction...
Certes, la sensibilisation de l’homme à tous ces problèmes environnementaux et aux
dégâts de ses activités économiques sur son environnement et le passage aux actions
correctives sont nécessaires. Mais les actions préventives à toute éventuelle destruction
de l'environnement écologique sont encore plus importantes et commencent notamment
par l’enseignement de l’environnement et des actions socio-économiques, dites de
développement durable.
Ainsi, l’environnement, puis le développement durable sont des notions très en vogue
et font actuellement partie des expressions de la vie courante, aussi bien dans le discours
des décideurs que dans les conversations quotidiennes. Ces deux notions sont
introduites dans la politiques de la quasi-totalité des pays du monde et ont fini par
devenir une partie intégrante des enseignements et ce, à partir de l’école primaire.
Pour être à la hauteur de la demande du marché du travail, depuis 2012, les programmes
de formations dispensées à l'Ecole Supérieure de Langues et d'Etudes Internationales
de l'Université Nationale du Vietnam à Hanoï ont été élaborés dans le sens du CDIO
(Conceive - Design - Implement - Operate) afin de faire acquérir aux étudiants aussi
bien le savoir que le savoir-faire et le savoir-être. Conçu dans ce cadre, le Cours de
français de l'environnement et du développement est destiné aux étudiants ayant le
niveau 3 du Cadre vietnamien de référence pour les langues étrangères (ou le niveau B1
du CECR) du Département de français de l'Ecole Supérieure de Langues et d'Etudes
Internationales de l'Université Nationale du Vietnam à Hanoï.
Ce cours de FOS vise un triple objectif : inculquer aux étudiants le sens de
responsabilité d'un citoyen planétaire en leur permettant de continuer à renforcer leurs
compétences de pratique de la langue à travers la redécouverte les notions clés de
l'environnement et de développement en français.
Pour ce faire, le cours va :
1. Donner un aperçu sur l’évolution de la notion d’environnement ainsi que le rôle de
l’homme dans la modification de son environnement écologique et expliquer la relation
entre les notions de développement durable et d’environnement. Les étudiants
maîtriseront les notions essentielles de l'environnement, de l'écologie, des écosystèmes,
des ressources naturelles. Ils seront aussi conscients de la crise écologique planétaire,

4
le réchauffement climatique et sauront ce qu'ils pourront faire pour contribuer à réduire
les impacts du développement socio-économique dur l'environnement afin de sauver la
planète terre.
2. Renforcer les compétences de compréhension et d'expression en français des
étudiants en les sensibilisant aux principaux éléments qui constituent l’environnement
écologique et expliquer le fonctionnement des écosystèmes. Ces apports lexicaux et
terminologiques aideront les étudiants non seulement à comprendre les textes
scientifiques sur les mécanismes de régulation économiques les plus appropriés pour
préserver l’environnement mais aussi à s'exprimer sur ces sujets. A travers les différents
types d'activités, les étudiants s'entraîneront à travailler en équipe pour préparer et
présenter des exposés sur différents thèmes de l'environnement et du développement.
3. À travers ces travaux, les étudiants seront sensibilisés aux problèmes de
l'environnement tels que le changement climatique, le réchauffement planétaire, la
responsabilité des êtres humains dans la protection de l'environnement.
Ainsi, à l'issue de ce cours, les étudiants sauront participer à des discussions sur
l'environnement, ils pourront intervenir sur un certain nombre de sujets à propos du
rapport entre l'environnement et le développement.
Chaque cours se composera d'une activité ludique, des mots croisés pour sensibiliser
les étudiants au thème à traiter, viendra ensuite un document déclencheur visant à
fournir des notions thématiques. La compréhension de ce document donnera des pistes
pour la recherche documentaire faite par les étudiants eux-mêmes. Ce travail aboutira à
des exposés qui feront l'objet d'une discussion ou un débat en classe. Parmi les activités
de production, les étudiants s'exerceront également à interpréter les photos, les
statistiques présentées sous forme des tableaux ou des schémas.
Ce cours de français de l'environnement et du développement a été élaboré à des
ressources documentaires disponibles sur Internet et avec l’aide des professeurs du
Département de français de l'Ecole Supérieure de Langues et d'Etudes Internationales
de l'Université Nationale du Vietnam à Hanoï. Nous tenons donc à exprimer les
remerciements les plus chaleureux aux auteurs des sources documentaires et surtout aux
collègues qui ont beaucoup contribué à l'élaboration et à l'expérimentation du présent
cours.

5
Tableau des objectifs

Contenus scientifiques Contenus linguistiques


Cours 1 Sensibilisation à la problématique Les noms de science
de l’environnement et du L’expression des interactions
développement
Cours 2 Notion de l’environnement au Lexique des phénomènes
sens récent naturels et humains
Notion du bien commun Expressions de la définition
Catégories des composantes
Cours 3 Notion de l’écosystème Lexique de la nature
Notion de l’équilibre écologique Expression de la composition

Cours 4 Types de ressources naturelles Lexique des ressources


Caractères des ressources naturelles
Gestion des ressources Expression de la répartition

Cours 5 Description de la crise écologique Lexique des problèmes


et de ses effets environnementaux
Expression de la menace
Cours 6 Notion de réchauffement Lexique des phénomènes
climatique et ses conséquences climatiques
Expressions de la cause et de
la conséquence
Cours 7 Actions pour protéger Lexiques des éco-gestes
l’environnement Nominalisation à partir des
verbes

Cours 8 Bilan 1 + examen partiel

Notion du développement Lexique des phénomènes


Cours 9 Modèles de développement socioéconomiques
Notion du développement durable Expressions de l’évolution

Cours 10 Evolution démographique Lexique des problèmes sociaux


mondiale Expression du rapport
Rôles de l’environnement interactif
Obstacles au développement sans
dégradation

6
Contenus linguistiques Contenus scientifiques
Cours 11 Sommets et conférences de la Lexiques des progrès
Terre socioéconomiques et
Préoccupations internationales environnementaux
Objectifs du développement Expressions du but
durables

Cours 12 Problèmes multidirectionnels en Lexique de la ville


ville Synonymes et antonymes
Notion de ville durable

Cours 13 Notion de TIC Lexique de l’informatique


Avantages et impacts des TIC Expressions valorisantes et
Notion de éco-TIC dévalorisantes

Cours 14 Développement du Vietnam Lexique des adjectifs


Stratégie de développement qualificatifs
durable 2010-2020 Expression du changement

Cours 15 Bilan 2 Variation des expressions


Entrainement à l’épreuve

7
Cours 1 - Introduction à la discipline

En route avec les mots-croisés


Découvrez les mots concernant les sciences de la Terre.

1
2 3
4
5 6

10

1. Étude descriptive des océans et des mers sur terre


2. Étude du climat
3. Étude des végétaux
4. Étude des animaux
5. Étude de l’impact de la dimension sociale sur les humains
6. Étude interdisciplinaire de la physique et de la biologie
7. Étude des humains sous tous leurs aspects
8. Ensemble des sciences de l’agriculture
9. Description scientifique de la surface de la terre
10. Science du corps humain

8
Étude interdisciplinaire

I/ Les années 70 : prise en conscience de la problématique

Vers la fin du XIXe siècle et pendant la majeure partie du siècle dernier, le


développement des pays du Nord était très fort grâce à la révolution industrielle. La
croissance économique qui était mise en premier plan des préoccupations a poussé ces
pays à la consommation massive en ressources naturelles, à la destruction notable des
écosystèmes et ainsi à la production intensive des polluants. Depuis les années 60 du
XXe siècle, l’émergence de nombreux pays en voie de développement contribuent à
l’épuisement de l’environnement et le monde entier a vu engendrer les problèmes
écologiques sans précédents : inondations, pluies acides, tsunamis, tremblements de
terre, désertification, etc. Ces dangers ont pris une acuité croissante dans tous les coins
du globe. Les catastrophes n’ont pas de frontières et certaines deviennent de grands
enjeux planétaires tels que la perte de la biodiversité, la pollution atmosphérique, la
fonte des glaciers, l’effet de serre. Si le réchauffement climatique concerne au premier
chef les pays industriels, et concernera fortement les pays émergents tels la Chine ou
l'Inde quant à leur cause, il affecte la Terre entière quant à leurs conséquences. Les pays
pauvres sont les plus vulnérables car ils disposent de moins de moyens pour faire face
à leur impact.
Ce n’est qu’en 1972 que faisait entendre la prise de conscience mondiale de la
problématique écologique par la première conférence à Stockholm des Nations Unies
sur l’environnement. "L'une des principales responsabilités de cette conférence est de
diffuser une déclaration internationale sur l'environnement ; un document qui n'aurait
pas force de loi mais qui, nous l'espérons, aurait une autorité morale, qui mettrait dans
le cœur des hommes le désir de vivre en harmonie les uns avec les autres et avec leur
environnement."1 Dès lors, des conférences à l'échelle internationale se sont
périodiquement organisées : celle de Rio de Janeiro en 1992, Johannesburg en 2002,
Rio+20 en 2012 et récemment Paris en novembre 2015.
La protection de notre habitat commun occupe aujourd’hui une place de plus en plus
importante, voire prioritaire, dans la mentalité des gens, dans les politiques des
gouvernements et dans la pratiques des communautés. Toute activité humaine doit
conduire à minimiser ses effets nocifs à l’environnement. En effet, l’environnement et
le développement vont de pair dans ce contexte écologique actuel.

1 Mostafa K. Tolba, Chef de la délégation égyptienne à la Conférence de Stockholm.

9
II/ Environnement et développement, deux éléments indissociables

Aujourd'hui, les interactions entre le développement et l'environnement sont devenues


un thème d’actualité tant au niveau nationale qu'au niveau international. Ces notions
vont toujours de pair parce que plus la croissance économique progresse, plus elle
dégrade l’environnement. Si nous voulons respecter notre environnement, nous devrons
réduire la croissance ou trouver un modèle de développement respectueux de
l’environnement. À ce jour, nombre de pays, en particulier les pays en développement
et en transitions, sont confrontés à de grands défis : tenir compte des liens
multidirectionnels entre les aspects économiques, sociaux et environnementaux du
développement, afin de pouvoir, simultanément ; lutter contre la pauvreté ; développer
leurs perspectives économiques et protéger l'environnement.

Pour les chercheurs, la dégradation de l'environnement est essentiellement due à


l'activité économique (production et consommation), qui entraîne l'épuisement de
ressources naturelles, l'accumulation des déchets et la concentration des polluants qui
dépassent la capacité de la biosphère. Par contre, ils montrent également une forte
corrélation entre les revenus et les mesures de protection de l'environnement ; ils
démontrent qu'à long terme, la croissance économique est la meilleure façon qui garantit
l'amélioration de la qualité de l'environnement.

C'est pour remédier à cet état de chose qu'il se propose de trouver un équilibre entre
notre mode de vie et les limites supportables de notre planète, de concilier le
développement économique et social avec la protection de l'environnement et la
conservation des ressources naturelles.

III/ Étude interdisciplinaire environnement-développement

La notion de l'Environnement, puis celle du Développement sont des notions


émergentes depuis les deux dernières décennies. Les questions qui se posent aujourd'hui
à l'intersection des problématiques d'environnement et de développement introduisent
à une mise en perspectives synthétiques de l'apport des principales disciplines des
sciences de la nature, des sciences appliquées et des sciences humaines pour situer les
objectifs globaux. L'étude qui traite des interactions entre les milieux de vie et les
sociétés en vue d'un développement responsable est donc interdisciplinaire. Elle tend à
pouvoir être divisée en deux catégories de fond : l'étude de l'environnement et celle du
développement.

L'étude de l'environnement ne doit pas être confondue à la géographie, à l'écologie ou


à d'autres sciences de la nature. Si ces dernières étudient les milieux spatiaux sur
lesquels s'exercent les différentes activités humaines, celle de l'environnement met
l'accent sur les impacts des activités sur les milieux. Cependant, la recherche
environnementale s'appuiera de façon évidente sur les apports de la géographie, de

10
l’écologie ou d’autres disciplines encore comme la démographie, l’économie ou
l’informatique. Selon Udo de Haes (1984), l'étude de l'environnement a été définie
comme "la science interdisciplinaire traitant des relations entre l’homme et son
environnement et des problèmes potentiels et effectifs contenus dans ces relations, et
devant servir de socle à la résolution ou à la prévention de ces problèmes"2.

L'étude du développement propose également une approche interdisciplinaire ciblée sur


les politiques et les pratiques du développement afin de trouver un équilibre entre les
différents piliers du développement durable : économique, social et environnemental.
La recherche du développement respectueux de l’environnement traite non seulement
les effets nuisibles des actions humaines à l'environnement mais aussi les améliorations
que la croissance économique et les progrès sociaux puissent lui apporter.

À cette heure, la destruction de l’environnement se poursuit sans relâche. L'approche


interdisciplinaire sur les interactions environnement-développement vise donc à
impliquer toutes les personnes concernées (citoyens, experts scientifiques, producteurs,
gérants et gouvernants) dans la lutte pour concilier protection environnementale et
développement humain.

Sources de documentation :

Philippe Hugon, Environnement et développement économique : les enjeux posés par le


développement durable, Revue internationale et stratégique, 2005/4 (N°60)

Leroy Pieter, "Sciences environnementales et interdisciplinarité : une réflexion partant des


débats aux Pays-Bas.", Natures Sciences Sociétés 3/2004 (Vol. 12), p. 274-284.

Exercices de compréhension
Exercice 1 : Répondez par Vrai ou Faux.

1. La révolution industrielle du début du XXe siècle favorisait l’épuisement de


l’environnement.
2. Le réchauffement climatique est une menace à dimention mondiale.
3. La Chine et l’Inde sont des pays industriels.
4. La dégradation de l'environnement est à présent ralentie.
5. La conférence de Stockhom 1972 a établi des lois pour protéger la planète.
6. La prise de conscience des gens est reconnue à partir des années 70.

2Udo de Haes, H.A., 1984. Environmental Science : Concepts and Boundaries, in Boersema, J.J., et al. (Ed.),
Basisboek Milieukunde (Environmental Science Textbook), Meppel/Amsterdam, Boom, 17-30 (en néerlandais).
11
7. Le développement peut améliorer l’état de l’environnement.
8. L’environnement et le développement ont des relations d’interdépendance.
9. L’étude de l’environnement recherche les impacts des milieux sur la vie humaine
10. L’étude interdiciplinaire Environement-Développement vise à concilier la
protection environnementale et la promotion du développement humain.

Exercices d'expression
Exercice 2 : Commentez ce dessin avec vos connaissances sur la relation Homme-
Nature.

Source : http://www.cm-larochelle.fr/fiche_diagnostic_environnement.html

 Que représentent-ils ces deux personnages ?


 Quel rapport s’exprime-t-il entre eux ?
 Quel est le message qui nous est transmis ?

12
Exercice 3 : Complétez ces idées par les verbes qui manquent.

Exemple : L’environnement se dégrade, il est temps de le sauvegarder.


 La croissance économique (1) ________ l’environnement, il faut donc la (2)
________ avec la protection de l’environnement
 Les ressources (3) ________, il faut les (4) ________
 Les effets nuisibles des activités humaines (5) ________, il faut les (6)
________
 Les catastrophes écologiques (7) ________, il faut les (8) ________
 L’étude de l’environnement et celle du développement (9) ________ des
autres sciences de la Terre mais ells doivent (10) ________ sur celles-ci.
 L’environnement et le développement (11) ________, il faut donc (12)
________ les différents piliers du développement durable.

Exercice 4 : Rédigez un texte de 150 mots sur le rapport entre l’environnement et le


développement économique.

..........................................................................................................................................

..........................................................................................................................................

..........................................................................................................................................

..........................................................................................................................................

..........................................................................................................................................

..........................................................................................................................................

..........................................................................................................................................

..........................................................................................................................................

..........................................................................................................................................

..........................................................................................................................................

..........................................................................................................................................

13
Cours 2 - Notion de l'environnement
En route avec les mots-croisés
Découvrez tout ce qui existe dans l’environnement.

1
2
3 4
5
6
7

8
9

10

1. Ensemble des habitants vivant dans un espace donné


2. Vaste étendue d’eau salée du globe, limitée par deux continents
3. Animaux aquatiques
4. Lumière fournie par le soleil
5. Sites abondants de matières minérales ou fossiles (charbon, cuivre, …)
6. Activité humaine relative à la production, distribution et consommation des
richesses.
7. Ensemble des phénomènes météorologiques qui caractérisent l’état moyen de
l’atmosphère en un lieu donné.
8. Mince couche entourant la Terre, composée des êtres vivants.
9. Matériau dur constitutif de la surface terrestre : pierre, caillou, etc.
10. Ensemble de la réalité matérielle existant indépendamment de l'activité humaine.

14
Environnement - notre cadre de vie

I/ Définition de l’environnement

Le terme environnement est utilisé en vieux français au XIVe siècle pour désigner un
contour, une enceinte, les environs d’un lieu. Il prend le sens spatial de nature et est
compris comme l’ensemble des conditions naturelles dans lesquelles les êtres vivants
évoluent. Au cours de son évolution sémantique, le mot environnement devient
polysémique. Ayant le sens de base de ce qui entoure, il peut être synonyme de paysage,
milieu, de voisinage, d'ambiance, ou encore de contexte (en linguistique). Il n’existe pas
une définition unique mais plusieurs conceptions ou représentations en fonction des
cultures ou des domaines d’application d’un individu. Ainsi, un économiste
appréhendera l’environnement par la gestion des ressources naturelles, un citadin verra
une référence aux espaces verts, un cadre à l’ambiance de travail et un sociologue au
climat familial, etc.

L'environnement au sens de cadre de vie humain est le plus récent et s'est développé
depuis les années 70, dans le contexte où la protection environnementale devient un
enjeu planétaire. Le terme environnement est dès lors utilisé pour désigner tout ce qui
nous entoure, c'est-à-dire l'ensemble des conditions physiques, chimiques, biologiques
climatiques, géographiques et culturelles au sein desquelles se déroule la vie humaine.
Avec les enjeux écologiques actuels, le terme environnement ne se limite plus au niveau
local mais tend à prendre une dimension de plus en plus mondiale.

Le mot environnement est à différencier du mot nature qui désigne les éléments
naturels, biotiques et abiotiques considérés seuls, alors que la notion d'environnement
s'intéresse à la nature au regard des activités humaines, et aux interactions entre l'homme
et la nature. Il s’agit donc d’un milieu transformé, aménagé et construit par l’homme.
La notion d'environnement englobe aujourd'hui l'étude des milieux naturels, les impacts
de l'homme sur l'environnement et les actions engagées pour les réduire.

II/ Composantes de l’environnement

L’environnement, ainsi défini comme l’ensemble des éléments naturels et culturels,


rassemble une multitude de thèmes : l'air, la terre, l'eau, les stocks naturels, la flore, la
faune, les hommes et leurs interactions sociales. En ce sens, l'environnement comprend
les catégories composantes suivantes :

 Les facteurs abiotiques du milieu naturel: Ils inclurent des composantes


minérales (l'atmosphère, l'eau, le sol et le sous-sol), des éléments issus du vivant
qui ne sont plus capables de se reproduire (une plume d'oiseau, un morceau de
bois, une feuille tombée d'un arbre, tous les cadavres d'animaux).

15
 Les facteurs biotiques du milieu naturel: Ils distinguent la faune qui désigne
l'ensemble des êtres animaux et la flore qui désigne l'ensemble des êtres
végétaux. Ce couvert biologique de la Terre présente une variabilité des
organismes vivants de toute origine terrestre, marine ou aquatique. On parle ainsi
de la biodiversité.

 Le patrimoine socioculturel: Ils correspondent à l'ensemble des manifestations


des activités humaines. Il s'agit des productions matérielles (un tableau, un
ordinateur, un bâtiment, une voiture, etc.) mais aussi de l'héritage immatériel
créé par l'homme.

L'environnement est donc un système dynamique et complexe qui comprend deux sous-
systèmes en interrelation : le sous-système écologique constitué par le milieu physique
(sol, eau, air, énergie) avec ses facteurs biotiques (faune et flore) et le sous-système
humain avec l'homme et les facteurs socioculturels et économiques.

Les composantes de l’environnement

Les différentes composantes de l'environnement ne sont pas indépendantes. En effet,


elles établissent entre elles des relations indispensables à la vie humaine. Les êtres
vivants sont étroitement liés au monde minéral : ils boivent de l'eau, respirent l'air qui
les entoure, utilisent le sol ou des roches comme support pour se fixer ou comme point
d'appui pour se déplacer. D'autre part, les êtres vivants entretiennent entre eux des
chaines alimentaires : un animal se nourrir aux dépens d'autres êtres vivants ou des
végétaux, les végétaux vivent des matières décomposées issues de la masse biotique,

16
etc. Les hommes, eux aussi font partie de la nature. Ils dépendent de celle-ci mais
également la maitrisent pour se développer. Ainsi, les hommes et la nature ne peuvent
coexister que dans un équilibre écologique.

III/ Environnement comme un bien commun à protéger

L'environnement a acquis aujourd’hui une valeur de patrimoine commun, construit par


plusieurs générations d’humains. Cela signifie que le monde entier se partage ce bien et
qu’on ne peut empêcher personne de l’utiliser. Cela signifie également que la
consommation de ce bien par un usager est coûteuse et entraine une réduction de
consommation des autres usagers. Une moindre transformation du milieu altère le bien-
être de chacun.

Depuis son apparition, l’homme tire profil des ressources en oubliant souvent que
l’environnement est un bien commun. Aujourd’hui, la dégradation de l'environnement
peut bloquer les individus de manière multidimensionnelle : pauvreté, inégalité,
insécurité sociale et politique, problèmes de santé, etc. Dans ces conditions, la
préservation de l’environnement et une transformation sans dégradation devient une
priorité internationale. Les ressources communes doivent être gérées de manières
coopératives et impliquent tous les individus pour pouvoir le léguer aux générations
futures. L'idée de bien commun implique donc à la fois la consommation, la gestion et
la protection de l’environnement. Dans cette visée, depuis 1972, UNESO établit une
liste du Patrimoine Mondial où les sites naturels et culturels inscrits sont placés sous la
protection internationale interdisant toute destruction ou modification.

Sources de documentation :
Notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/4331-education-environnement-
Afrique

Exercices de compréhension

Exercice 1 : Terminez ces propos.


1. Le terme Environnement est polysémique parce que ________
2. L'Environnement au sens le plus récent est synonyme de ________
3. La notion récente de l'environnement prend une dimension ________
4. L’environnement englobe les éléments naturels et ________
5. Les espèces végétales font partie de la composante ________
6. Les déchets industriels font partie de la composante ________
7. On distingue dans notre environnement des organismes vivants, des facteurs
minéraux et des ________

17
8. L’environnement considéré comme bien commun est à protéger, à être
consommer raisonnablement et à ________ avec les génération futures.
9. L’environnement à protéger n’est pas synonyme de ________
10. L’étude sur l’environnement vise à réduire ________

Exercice 2 : Trouvez l’option correcte


1. L’environnement au sens récent désigne :
a. tout ce qui entoure un lieu
b. tout ce qui entoure la Terre
c. tout ce qui entoure les hommes
d. tout ce qui entoure les êtres vivants

2. Identifiez l’intrus concernant les différentes composantes de l’environnement.


a. Eau
b. Herbe
c. Air
d. Température

3. L’environnement défini comme bien commun signifie que :


a. n’importe qui peut l’utiliser
b. n’importe qui peut le transformer à volonté
c. n’importe qui peut le détruire
d. n’importe qui peut le posséder

4. Le mot Écologie se limite aux interactions entre :


a. l’homme et la nature
b. les êtres vivants et le milieu naturel
c. les animaux et les végétaux
d. l’homme et les êtres vivants

5. L’environnement se compose :
a. du patrimoine culturel et du patrimoine naturel
b. de la biosphère et des hommes
c. de la nature et des êtres vivants
d. des êtres vivants et des éléments artificiels

Exercices d'expression
Exercice 3 : Commentez l’image avec vos connaissances sur les composantes de
l’environnement.

18
Source: http://www.ucciani-dessins.com/mot-clef/energie/

 Où se passe la scène ?
 Pourquoi les personnages veulent-ils éteindre la télévision ?
 À quel type de l’environnement la femme pense-t-elle ? Et
son mari ?
 Quel est message du dessin ?

Exercice 4 : Complétez le paragraphe avec les expressions de la définition.


Qu’est-ce que c’est la Nature ?
Ce mot venu du latin natura (1) ________ "ce qui existe depuis la naissance"; il (2)
________ donc ce qui est dans son état natif, (3) ce qui n'a pas été modifié depuis sa
naissance. Le mot naturel (4) ________ effectivement parfois un objet ou une substance
qui n'a pas été transformé, mélangé ou altéré par un artifice quelconque. Par extension,
il (5) ________ aussi un comportement spontané (comme dans l'expression "ayons l'air
naturel"). Mais le sens le plus courant est très éloigné du sens (6) ________, car le plus
souvent la nature (7) ________ un ensemble de phénomènes et de situations qui
peuvent être fortement évolutifs mais dont la transformation n'est pas essentiellement
le fait de l'homme. (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nature)
Exercice 5 : Rédigez un petit texte de 150 mots pour évoquer les composantes de
l’Environnement.

19
Cours 3 - Écologie et Écosystèmes

En route avec les mots-croisés

Découvrez les termes concernant l’écologie.

1
2
3 4

5
6

8
9

10

1. Animal qui se nourrit d’herbe


2. Couche gazeuse qui enveloppe la Terre
3. Grandeur physique lié au froid et au chaud
4. Animal qui se nourrit de chair
5. Science qui étudie les écosystèmes
6. Diversité des organismes vivants
7. Surface rocheuse de la terre
8. Ensemble des espèces animales présentes dans un milieu déterminé
9. Ensemble des espèces végétales présentes dans milieu déterminé
10. Type d’écosystème avec des herbes et des animaux rustiques

20
Équilibre écologique fragile

I/ Notion de l'écologie
Il faut d'abord distinguer la notion de l’écologie de celle de l’environnement. L’écologie
comprend l’étude des relations des êtres vivants entre eux et leur milieu, c'est-à-dire
l'étude des écosystèmes. Par extension, cette science s’applique à la préservation de
toutes les espèces vivantes sur Terre, de ce qu’on appelle la biodiversité et peut
s’étendre à la recherche de la biosphère.

Les sciences de l'environnement concernent les relations entre l'homme et son


environnement et comprennent l'écologie bien sûr, mais également l'économie, la
géographie, la sociologie ou encore la philosophie. Ces sciences s'appliquent à la
protection de la Terre, c'est-à-dire du cadre de vie de l'homme.

L'écologie s'intéresse aux évolutions temporelles des écosystèmes et des espèces, aux
interactions entre ces espèces et à leurs conditions d’existence. Ainsi, l'étude des
écosystèmes constitue l’un des éléments clés pour comprendre les problèmes
écologiques d’aujourd’hui.

II/ Écosystèmes

2.1. Définition

Un écosystème est un habitat local comprenant les êtres vivants, leur milieu de vie et
l’ensemble des échanges qui s’y produisent.

Les êtres vivants qui se développent dans un milieu bien défini forment une biocénose.
La biocénose se décompose en deux types d’espèces : les espèces animales et les
espèces végétales. Les populations d'une biocénose peuvent vivre en interaction directe
entre elles ou non mais établissent toujours des échanges avec le milieu commun à
toutes.

Le milieu de vie, appelé biotope, est classiquement caractérisé par un ensemble de


paramètres abiotiques indispensables à la vie : l'eau, l'air, la lumière, le sol et la
température. Ces 5 éléments de vie se retrouvent dans tous les biotopes mais en quantité
et en composition différentes. Ainsi, la qualité du sol d'un biotope désertique est bien
différente de celle d'une terre agricole. Le biotope est un équilibre de ces 5 éléments de
vie. Chaque biotope est donc différent des autres et accueille un type de vie différent.

Il existe donc plusieurs types d'écosystèmes de taille variable. Chaque écosystème a une
faune et une flore différentes, des paramètres physico-chimiques particuliers : un
aquarium est un écosystème, l'océan en est un autre et la flaque d'eau en est aussi un,
21
bien qu'il soit minuscule. On parle d'écosystèmes marins, aquatiques ou terrestres tels
que les écosystèmes forestiers, les écosystèmes côtiers, les agroécosystèmes. La Terre
forme aussi un écosystème géant nommé écosphère.

Source : http://environnement.ecole.free.fr/dossier_pedagogique_environnement_ocean.htm

2.2. Équilibre instable des écosystèmes

Un écosystème évolue et s’adapte en permanence aux évolutions du milieu ou des êtres


vivants qui le composent. La quantité stable des composantes et les interactions
constantes entre elles entretiennent un certain équilibre naturel. L’équilibre de chaque
écosystème est maintenu par la présence de chaque élément. Aussi ces éléments sont
indispensables entre eux. Si un élément est affecté, il peut occasionner des effets
pouvant nuire à d’autres éléments selon une réaction en chaîne et bouleverser
l’écosystème. Cependant, en raison des évolutions naturellement permanentes, chaque
écosystème a une certaine capacité de s’adapter et de reconstruire une nouvelle
harmonie.

Par contre, lorsque les conditions abiotiques d'un milieu deviennent trop rares et que les
espèces qui y vivent deviennent vulnérables, l’écosystème n’est plus en équilibre. Un
écosystème, grand ou petit, est fragile et peut rapidement être détruit ou modifié face
aux changements en eau, en énergie solaire ou aux évolutions des populations. Le
moindre déséquilibre peut entraîner la destruction de l’écosystème. À titre d'exemple,
la chasse de grands fauves (comme les lions) peut provoquer une surpopulation des
espèces herbivores (comme les lièvres) qui, en trop grand nombre, vont détruire la
végétation entraînant la désertification. La désertification aura une conséquence sur la
survie des autres espèces dans la savane, parfois l'écosystème s’adapte pour retrouver
un nouvel équilibre, d'autres fois il disparaît.

22
À l'échelle planétaire, la Terre constitue un système complexe. L'équilibre de
l'écosphère subit lui aussi des dérèglements et des perturbations importantes. Certains
déséquilibres sont locaux (sol pollué, forêt détruite), d’autres d’ampleur mondiale
(réchauffement climatique).

III/ Sources de déséquilibre écologique


Le déséquilibre d'un écosystème peut venir d'une force extérieure ou d'un dérèglement
interne. Trois causes sont à mentionner. Tout d’abord, un accident naturel à la suite
d'une évolution des facteurs abiotiques (changement de climat ; éruption volcanique ;
sécheresse ou inondation) peut causer un bouleversement écologique. C'est ainsi que
les dinosaures, énormes reptiles préhistoriques, ont tous disparu à la même époque,
probablement à la suite d'un de ces bouleversements. Ensuite, une augmentation trop
forte du nombre d'individus d'une espèce peut dégrader le milieu et menacer la vie des
autres espèces. Enfin, une intervention intensive des hommes peut expliquer une
disparition de nombreux écosystèmes : lac, rivière, forêt.

Maintenant, les humains sont les principaux responsables des ruptures d'équilibre
écologique de toute la planète. À force d’exploiter les ressources de la planète, de créer
de la pollution et d’accélérer la disparition de certaines espèces, nous sommes en train
de modifier et de perturber l’équilibre fragile de la Terre. Les populations humaines
augmentent sans cesse et nous satisfaisons nos besoins aux dépens des autres espèces.
En dévastant les forêts, en asséchant les marais, on dégrade les sites abritant des
quantités d'animaux. En pêchant de trop grosses quantités de poissons, en massacrant
des oiseaux, on risque d'empêcher le renouvellement des espèces et de les faire
définitivement disparaître. En voulant tuer massivement des insectes nuisibles avec des
produits chimiques, on tue aussi les insectes utiles comme les abeilles et les bourdons.
En produisant beaucoup de dioxyde de carbone (CO2), les hommes contribuent au
réchauffement anormal de la planète qui aura de graves conséquences. Au bout de la
chaîne, ce n'est pas seulement la vie végétale et animale qui est en danger, mais celle
des hommes.

Sources de documentation :

https://fr.vikidia.org/wiki/%C3%89quilibre_%C3%A9cologique

georepere.e-monsite.com/medias/files/chap-16-elements-de-biogeographie.pdf

23
Exercices de compréhension
Exercice 1 : Complétez ce passage avec le lexique de l’écologie.

L’écologie en tant que science

L’écologie est la science de l’habitat au sens large, autrement dit la science des
écosystèmes Elle étudie les interactions ayant lieu entre le milieu de vie, appelé
(1) ________ et les êtres vivants, appelé (2) ________ L’ensemble de ces
composantes forme un (3) ________ Ce dernier entretient à son tour des relations
d’(4) ________ avec d’autres écosystèmes, sous forme d’échanges de matière et
d’(5) ________ L’ensemble des écosystèmes de la Terre forme la (6) ________
Il suffit d’une modification rapide d’un ou plusieurs paramètres d’un écosystème
pour conduire à une rupture dans l’(7) ________ écologique car toutes les
relations sont dans un équilibre dynamique mais (8) ________

Exercice 2 : Choisissez l’option correcte.

1. Quelle est la science qui étudie les conditions d'existence de l'être vivant ?
a. L’écologie
b. La géographie
c. L’économie
d. La science de l’environnement

2. Qu'est-ce qu'un écosystème ?


a. L’ensemble des êtres vivants
b. L’ensemble des conditions de vie de l’homme.
c. Un milieu naturel peuplé d'êtres vivants.
d. L’ensemble des facteurs abiotiques nécessaires à la vie

3. Les composantes d’un biotope sont des éléments :


a. biotiques
b. abiotiques
c. chimiques
d. physiques

4. Qu’est-ce qui assume l’équilibre d’un écosystème ?


a. La quantité des éléments constituants
b. La qualité des éléments constituants
c. Les interactions constantes des éléments
d. Tous ces facteurs

5. Un écosystème se caractérise par :


a. le milieu naturel et le biotope
b. la biocénose et les êtres vivants
c. le biotope et la biocénose
24
d. le milieu de vie, la composante vivante et leurs interactions

6. Quel est le facteur le plus important dans le déséquilibre écologique ?


a. Les changements physico-chimiques
b. Les changements biologiques
c. Les changements climatiques
d. Les activités humaines

7. Chassez l’intrus concernant les éléments abiotiques du milieu.


a. La température
b. L’éclairage
c. La flore
d. L’eau

8. L’écosphère désigne :
a. l’écosystème forestier
b. l’écosystème aquatique
c. l’écosystème continental
d. l’écosystème planétaire

9. Les écosystèmes ont des tailles :


a. variables
b. homogènes
c. gigantesques
d. minuscules

10. Chassez l’intrus concernant le caractère de l’équilibre écologique.


a. Stable
b. Fragile
c. Dynamique
d. Adaptif

Exercice 3 : Complétez le texte suivant.

L’(1) ________ désigne l’écosystème planétaire. C’est un ensemble formé par la (2)
________, l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère. Ce système est (3)
________ en équilibre mais pas (4) ________ Une moindre modification d’(5)
…………… interne ou externe peut provoquer un (6) ________ écologique et
menacer son (7) ________

Exercices d'expression

Exercice 4 : Interprétez l’image.

25
Source : http://popcash.net/world/go/133669/285034

 De quel type d’écosystème s’agit-il ?


 Quelles sont les transformations ?
 Quel est le message du dessin ?

Exercice 4 : Complétez avec une expression de la composition.

1. Un écosystème ________ d’un biotope et d’une biocénose qui sont en


interaction.
2. La biocénose ________ la faune et la flore.
3. Le biotope ________ tous les éléments nécessaires à la vie.
4. L’atmosphère ________ de l’écosphère.
5. L’ensemble des animaux d’un lieu ________ sa faune.
6. Les sciences de l’environnement ________ l’écologie, la géographie et d’autres
disciplines.
7. Un étang ________ par sa faune, sa flore, son milieu et tous les cycles de vie qui
s’y produisent.
8. L’ensemble des écosystèmes sur la Terre ________ un écosystème géant.
9. Les paramètres abiotiques d’un écosystème ________ les 5 éléments de vie.
10. Les êtres vivants ________ à la biosphère.

Exercice 5 : Rédigez un texte de 150 mots pour exposer les causes de déséquilibre
d’un écosystème.

26
Cours 4 - Ressources naturelles

En route avec les mots-croisés


Découvrez les mots concernant les ressources énergétiques.

1
2
3
4
5
6

8
9

10

1. Relatif à l’énergie produite par le soleil


2. Relatif à l’énergie provenant de la force de l’uranium
3. Minerai tiré du sous-sol
4. Relatif à la source de chaleur provenant du sol
5. Combustible fossile utilisé pour la cuisine ou le chauffage
6. Relatif à l’énergie provenant de la force de l’eau
7. Combustible fossile visqueuse
8. Relatif à l’énergie produite par la force du vent
9. Relatif aux énergies renouvelables non polluantes
10. Relatif aux énergies responsables de la pollution

27
Capital naturel à ne pas gaspiller

I/ Définition des ressources naturelles

Par ressources naturelles, on désigne toute substance présente dans la nature et qui fait,
dans la plupart des cas, l'objet d'une utilisation pour satisfaire les besoins des humains
(énergies, alimentation, agrément, etc.) Il s’agit du capital naturel soit à l’état brut, soit
après un minimum de transformation tel le pétrole. Les ressources naturelles sont notre
bien le plus précieux, nécessaire à notre vie et à nos productions économiques. Elles
regroupent, entre autres, l’eau, l’air, le poisson, le pétrole, l’énergie dégagée par le
soleil, …

Les ressources naturelles peuvent être divisées en deux groupes principaux : les
ressources biologiques englobant la faune et la flore constituées par des communautés
vivantes exploitées par l'Homme (forêts, pâturages, pêcheries maritimes, …) et les
ressources minérales de nature physique ou chimique (sol, sable, fer, …). Ces dernières
se subdivisent en trois sous-catégories : 1° les ressources énergétiques composées des
combustibles fossiles (pétrole, charbon, hydrocarbures, gaz naturel, uranium, …) 2° les
matières premières servant principalement à l’industrie ou à la construction (métaux,
pierres, sel, argile, sable, …) 3° les ressources vitales (sol, eau, éclairement, air,
température).

II/ Caractéristiques des ressources naturelles

Les ressources naturelles ont en commun plusieurs caractéristiques. Elles sont


indispensables à la vie humaines, prépondérantes dans la production économique de
tous les pays ou considérées comme bien collectif de caractère intergénérationnel.
Devant la prise de conscience d’une extraction intensive des ressources, nous allons
mettre accent sur les caractéristiques spécifiques faisant l'objet d'une utilisation
rationnelle et d'une exploitation équitable de ce trésor de l’environnement.

2.1. Caractère épuisable

En vue de la gestion efficace des ressources naturelles, on fait généralement une


distinction entre les ressources renouvelables et les ressources non renouvelables.
Cependant, toute ressource, renouvelable ou non, est potentiellement épuisable.

Une ressource renouvelable est une ressource dont la quantité s'accroit ou qui se
renouvelle sur une courte période. Par conséquent, elle peut avoir un rendement pendant
une durée indéfinie. Elles regroupent l'eau, les sols ainsi que les ressources biologiques.
Du point de vue économique, certaines ressources peuvent être exploitées sans
épuisement en principe mais pas en pratique. Si l’exploitation ou la consommation
dépassent leur capacité de se reproduire, les ressources renouvelables deviennent
28
épuisables. Par exemple, les forêts anciennes, bien qu'elles se renouvellent avec le
temps, ne seraient pas considérées comme des ressources renouvelables si elles sont
surexploitées ou détruites. Le poisson est un autre exemple de ressources renouvelables
qui pourrait être en déclin à cause des pêches intensives. L’une des ressources vitales
comme l’eau est également estimée future ressource rare. Le sable, la troisième
ressource la plus utilisée (après l’eau et l’air) est en voie de disparition annoncée.

Les ressources non renouvelables, constituées par Des ressources naturelles en


les matières premières minérales et les voie de disparition annoncée
combustibles fossiles, qui proviennent de 
 2021 – La fin de l’argent métal
gisements formés au cours de l'histoire géologique  2025 – La fin de l’or
de la Terre et correspondant à un stock, par essence
 2030 – La fin du plomb
même, sont épuisables. Les ressources non  2039 – La fin du cuivre
 2040 – La fin de l’uranium
renouvelables existent en quantités finies, de sorte
 2050 – La fin du pétrole
que chaque unité consommée aujourd'hui réduit la
 2072 – La fin du gaz naturel
quantité disponible pour la consommation future.  2072 – La fin du fer
Les exemples les plus courants de l'épuisement des  2170 – La fin du charbon
ressources naturelles sont celui des combustibles
fossiles et des gisements de minéraux. D’ici la fin http://www.consoglobe.com/epuisemen
t-des-ressources-naturelles-et-
du XXIe siècle, on peut attendre la fin du pétrole, demographie-cg
gaz, or, sable, …

2.2. Caractère de répartition inégale entre les pays

Les ressources naturelles sont en effet inégalement réparties sur la planète. De


nombreuses ressources naturelles sont concentrées dans un petit nombre de pays. Par
exemple, près de 90% des réserves mondiales prouvées de pétrole se trouvent dans
seulement 15 pays sur un peu plus de 200 pays dans le monde actuellement. Le Qatar,
l’Arabie Saoudite, le Venezuela sont classés parmi les pays les plus riches en
hydrocarbure (pétrole et gaz).

Pour les ressources faisant l'objet d'échange, telles que les combustibles et les métaux
non ferreux, presque tous les pays européens sont importateurs nets de ces ressources ;
les Etats-Unis sont des exportateurs nets des produits forestiers et de minéraux mais
importateurs nets de tous les autres types de ressources naturelles; l'Inde et la Chine
sont seulement exportatrices nettes de poisson mais elles sont importatrices d'autres
ressources. Le commerce international aide à remédier cette disparité qui peut être
toutefois source de tension entre les nations. En Afrique par exemple, des pays riches
en ressources tels que le Congo, l'Angola et le Soudan ont été dévastés par des guerres
civiles.

L'eau, qui ne fait généralement pas l'objet d'échange, est aussi très géographiquement
de quantité variable, dépendant du climat de chaque pays. Neuf pays "géants" de l'eau
se partagent près de 60 % des ressources en eau douce du monde. Il s'agit du Brésil, de
la Fédération de Russie, de l'Indonésie, de la Chine, du Canada, des Etats-Unis, de la
Colombie, du Pérou et de l'Inde. À l'autre extrémité, un certain nombre de pays

29
disposent de ressources en eau extrêmement faibles et l’accès à l’eau potable des
habitants demeure difficile.

III/ Défis de gestion des ressources naturelles

Les ressources naturelles sont notre bien le plus précieux : elles permettent de satisfaire
nos besoins de base (nourriture, habitation) et elles constituent traditionnellement le
principal moteur du développement de l’économie. Depuis que l’Homme existe, il
utilise les ressources de la nature. Déjà à l’époque des chasseurs-cueilleurs, les Hommes
chassaient les animaux sauvages et cueillaient plantes et fruits pour satisfaire leurs
besoins en nourriture. Comme tous les autres êtres vivants, ils se servent de leur
environnement.

Aujourd’hui, rien n’a changé… sauf que, nous sommes beaucoup plus nombreux et que
nos besoins ont rapidement évolué. Nous avons franchi le cap des 7 milliards
d’habitants en 2012 et on prévoit 9 milliards d’habitants d’ici 2050. Plus nous sommes,
plus la pression que nous mettons sur les réserves de la planète augmente. En plus, le
modèle de développement actuel, basé sur les ressources naturelles, entraine une
exploitation accrue et une utilisation abusive du patrimoine. Selon un rapport de
BFMTV réalisé en 20143, nous sommes en train de consommer plus de ressources que
ce que la Terre peut nous fournir. Selon elle, "D'ici la moitié du siècle, il faudra trois
planètes pour produire les ressources renouvelables dont nous avons besoin, quand
aujourd'hui, il faut déjà une planète et demie", indique le rapport.

Face à la raréfaction, à l'épuisement et à la disparition des ressources naturelles, une


gestion durable devient indispensable. Il s'agit d'une gestion qui permet à ces ressources
de se renouveler et d'être conservées, d'une gestion qui vise à éviter que le pic
d'extraction ne soit jamais atteint. Une mauvaise gestion avec surexploitation, avec
gaspillage ou avec dépassement des seuils irréversibles conduirait à la destruction de
l'environnement ou aux conflits sociaux.

Nous devons donc impérativement adopter un nouveau mode de vie fondé sur le partage
équitable des ressources disponibles entre les générations et entre tous les habitants de
la Terre. Cela signifie que ceux qui consomment trop actuellement doivent réduire leur
demande.

Sources de documentation :

OCDE (2009), "Caractéristiques spécifiques des ressources naturelles", Ressources


naturelles et croissance pro-pauvres : Enjeux économiques et politiques, Éditions OCDE.
https://www.wto.org/french/res_f/booksp_f/anrep_f/wtr10-2b_f.pdf

3 http://www.bfmtv.com/planete/la-planete-a-deja-epuise-ses-r-829216.html
30
Exercices de compréhension
Exercice 1 : Choisissez l’option correcte.

1. Chassez ce qui n’est pas les ressources naturelles.


a. L’eau
b. Le papier
c. L’or
d. Les poissons
2. Les ressources énergétiques fossiles comportent, entre autres :
a. le charbon, les gaz naturels et l'eau
b. le pétrole, le vent et le soleil
c. les gaz naturels, le pétrole et l’uranium
d. le charbon, le pétrole et les minerais
3. Toute ressource peut devenir :
a. épuisable
b. inépuisable
c. renouvelable
d. non renouvelable
4. Les éléments biotiques des milieux marins sont des ressources :
a. forestières
b. halieutiques
c. minières
d. de pâturage
5. Les ressources les plus menacées de disparition sont :
a. les stocks énergétiques fossiles et minéraux
b. l’eau et le sable
c. les poissons et les matières premières
d. les ressources vitales et les combustibles fossiles

6. Les ressources naturelles font partie de :


a. la composante biotique de l’environnement
b. la composante écologique de l’environnement
c. la composante socioculturelle de l’environnement
d. la composante minérale de l’environnement
7. Les pays européens ne sont pas riches en ressources énergétiques fossiles.
a. Vrai
b. Faux
8. La croissance économique est le seul responsable de l'épuisement des ressources
naturelles.
a. Vrai
b. Faux

31
9. La répartition inégale des ressources entre les pays peut devenir source de
conflits.
a. Vrai
b. Faux
10. Le commerce permet aux pays du monde de remédier au manque de ressources.
a. Vrai
b. Faux

Exercices d'expression

Exercice 2 : Interprétez l’image.

Source: https://fr.news.yahoo.com/photos/energie-fossile-photo-1449597824215.html?nf=1

 Que représente l'appareil?


 Pourquoi le compare-t-on à un dinosaure de demain?
 Quel est le message que l'on veut transmettre?

Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur l’épuisement des ressources naturelles
dans le monde.

32
Cours 5 - Planète en danger

En route avec les mots-croisés


Découvrez les termes concernant les problèmes environnementaux.

1 2
3
4
5

6
7
8
9

10

1. Avancée des zones arides du désert


2. Occupation anormale d’une grosse quantité d’eau dans un local
3. Affaiblissement progressif de l’environnement
4. Augmentation de température à la surface de la Terre
5. Abattage des arbres d’un lieu
6. Introduction des substances nuisibles à la santé et à l’environnement
7. Phénomène d’absence anormale de précipitations
8. Gaz à effet de serre
9. Mouvement atmosphérique violent de rotation
10. Lente détérioration du sol

33
Crise écologique planétaire

I/ Situation globale

En écologie, une crise écologique se produit lorsque le milieu de vie d'une espèce ou
d'une population évolue de façon défavorable à sa survie.

L'économie mondiale connait après la Seconde Guerre mondiale une croissance record,
la production des biens et de services était la principale préoccupation des
gouvernements. Jusqu'aux années 60, les questions d'environnement étaient reléguées
au second plan. C'est le début des années 70 qui a vu la conscience de ces problèmes
face aux grandes catastrophes écologiques occasionnées par des activités économiques
dont Tchernobyl 1986. Le monde assiste alors à l'apparition de nouveaux phénomènes
écologiques qui représentent une menace très sérieuse pour l'équilibre naturel tels que
le réchauffement climatique, le trou de la couche d'ozone ou encore les pluies acides.

Aujourd'hui, le constat est sous nos yeux ; la poursuite de la croissance économique


traditionnelle a entrainé la planète dans une crise environnementale d'une nouveauté
sans précédente dans l'histoire de l'humanité. Elle est certainement un des défis les plus
sérieux de l'histoire, en tout cas le plus déterminant, puisqu'il en va de la survie même
de notre espèce.

Le problème de l'environnement est en général posé en termes de dégradations et nous


nous retrouvons à cette heure dans la période d'urgence où les dégradations sont les plus
graves. Les inévitables problèmes, auparavant locaux et bénins, se produisent
maintenant à l'échelle globale et à un rythme si élevé, si intensité qu'ils deviennent de
plus en plus destructeurs et menaçants.

Il se propose de faire le tour des grandes questions environnementales d’actualité et de


leur évolution au cours de ces derniers vingt ans. Ces questions se sont regroupées sous
terme de crise environnementale globale, caractérisée par ces trois paramètres majeurs
: la pollution, la pénurie des ressources naturelles et les déséquilibres écologiques.

II/ Grands défis écologiques

2.1. Pollution

On appelle pollution une détérioration ou une altération de l'environnement, en général


liée à l'activité humaine par diffusion directe ou indirecte de substances chimiques,
physiques ou biologiques qui sont potentiellement toxiques pour les organismes vivants

34
ou qui perturbent de manière plus ou moins importante le fonctionnement naturel des
écosystèmes. Cette définition inclut donc par exemple les gaz à effet de serre (GES)
comme le CO2, qui certes n’est pas toxique directement et qui ne peut être considéré
comme exogène à l’atmosphère, mais qui cependant affecte le climat.

La pollution est en général un sous-produit de l'activité humaine qui peut toucher


l'atmosphère, le sol ou les eaux. Elle peut porter atteinte à la santé des êtres vivants, à
la qualité de l'eau de consommation, de l'eau de baignade, des produits agricoles ou à
la beauté des paysages, etc.

Les manifestations de la pollution sont multiformes et multicolores. On parle de


pollution sonore considérée comme une nuisance acoustique ou de pollution
atmosphérique avec la présence des gaz ou particules nocifs qui entrainent un
inconvénient quelconque. D'autres types de pollution à mentionner comme la
contamination de l'eau, la modification génétique des espèces biologiques ou
l'empoisonnement du sol par des produits industriels.

2.2. Pénurie des ressources naturelles

Longtemps, les ressources naturelles ont semblé inépuisables et l’humanité ne s’est pas
privée de les exploiter. Les ressources naturelles sont soumises à des pressions
concurrentes de plus en plus intenses, découlant dans la plupart des cas de plusieurs
facteurs4:

- les changements démographiques (croissance de la population, migration et


urbanisation);
- les pressions du marché et de la croissance économique (accroissement de la
commercialisation, intensification et privatisation des économies locales,
intégration croissante des économies nationales et mondiale, réformes
économiques);
- des changements environnementaux, tels que sécheresses récurrentes,
inondations, altérations du débit des cours d’eau, modifications des migrations
des animaux sauvages, qui obligent les populations à modifier leurs stratégies de
subsistance.

Ces forces peuvent pousser les individus à dépasser les seuils d’exploitation durable des
mines à tel point qu'on entrevoit l'épuisement au niveau mondial des ressources
naturelles, renouvelables et non renouvelables : érosion du sol, appauvrissement des
ressources énergiques, fin de certains métaux ou minerais annoncée, raréfaction ou
manque des ressources vitales, etc.

2.3. Déséquilibres écologiques

On parle de déséquilibre écologique quand apparait une modification des conditions de


vie qui conduit à ce qu'une population d'organismes se trouve dans une situation

4 ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/008/a0032f/a0032f02.pdf
35
défavorisée. Etant donné que les différentes espèces vivantes sont interdépendantes et
dépendantes des conditions physiques et chimiques de l'environnement, elles forment
des ensembles en équilibre, des écosystèmes au niveau local et l'écosphère au niveau
planétaire. Mais si un changement brutal survient, de nombreuses espèces peuvent se
trouver soudainement inadaptées, et disparaitre. Chaque espèce disparue peut alors
entraîner la fin d'autres espèces. On peut alors parler de crise écologique.

Ces crises peuvent avoir différentes origines, humaines ou sans rapport avec nous. À
titre d'illustration, une augmentation de la température hivernale moyenne locale pourra
entraîner la disparition d'une espèce nécessitant une vernalisation, une diminution de la
luminosité peut bloquer la photosynthèse et faire disparaitre de nombreux végétaux, la
prolifération d'une espèce invasive peut entraîner la mort d'une ou plusieurs autres
espèces.

Nous vivons aujourd'hui une multiplication de bouleversements écologiques qui


menacent non seulement la biosphère mais aussi la vie humaine : catastrophes
naturelles, désertification, déforestation, réchauffement climatique, trou de la couche
d'ozone, pluies acides, perde de biodiversité, raréfaction ou disparition des espèces
vivantes. On estime que 60% des écosystèmes sont dégradés ou utilisés de manière non-
durable, que 100 espèces vivantes disparaissent chaque jour, ou encore que les hommes
affectés ou tués par les problèmes environnementaux sont au grand nombre.

III/ Crises humanitaires

La plupart des questions environnementales sont interconnectées, ce qui rend leur le


problème particulièrement complexe. Par exemple, le réchauffement planétaire joue un
rôle autant sur la disparition des espèces que sur la destruction des milieux comme c’est
le cas aux pôles. La déforestation contribue aussi au réchauffement planétaire, à la
dégradation des sols et à l’érosion de la biodiversité. La pêche en mer est à la fois à
l’origine de la dégradation des fonds marins et de la pénurie de la ressource halieutique.

36
Finalement, les questions environnementales sont étroitement également liées aux
activités humaines et ont un impact réel sur le bien-être des communautés du monde
entier. Les changements intervenus dans les milieux naturels lancent de nouveaux défis
en matière de sécurité alimentaire, de santé, de développement économique et de paix
dans le monde. Ils contribuent ainsi à différentes crises humanitaires, à savoir crise
alimentaire, manque d'eau potable, menace pour la santé, perte pour la culture et pour
la science, crise des réfugiés, conflits internationaux.

En effet, les changements climatiques, en aggravant les effets néfastes de la dégradation


environnementale, contribuent à l’augmentation de la pauvreté et à la marginalisation.
L’intensité accrue et la fréquence des catastrophes naturelles liées au climat, notamment
les inondations, les sécheresses et les cyclones, accroissent la fréquence des
catastrophes humanitaires en aggravant les crises alimentaires et en forçant les
populations à se déplacer. La disparition des espèces réduit l’inspiration culturelle ou la
possibilité d’acquérir de nouvelles connaissances scientifiques tirées de la nature. Des
conflits violents peuvent survenir lorsque des collectivités luttent entre elles pour
l’accès à des ressources limitées ou même là où abondent les richesses naturelles,
lorsque celles-ci sont pillées et exploitées par des groupes armés, des sociétés
multinationales et des profiteurs.

Conclusion

L’ampleur des activités humaines ne fait que croître, de sorte que leurs effets
augmentent en équipollent. Les crises environnementales s’accentuent également et les
conséquences sur l’être humain commencent à nous menacer sérieusement. Les sociétés
du Sud, les plus pauvres, donc les plus dépendantes de la nature, sont les plus
vulnérables et sont déjà affectées, mais les sociétés du Nord ne sont nullement à l’abri
et ressentent déjà les effets pervers de nos modes de vie. Des changements sociétaux de
grande ampleur doivent donc être amorcés au plus vite avant que la situation nous
échappe totalement.

Sources de documentation :

www.cartographie.ird.fr/refugies/problemes.html

http://meteosensibilite.com/couverture-du-risque-meteo/changement-climatique-climat-ou-
meteo-quel-impact-sur-la-valeur-dune-entreprise-dirigeants-dentreprises-soyez-prets-550

Exercices de compréhension
Exercice 1 : Terminez les idées.

 L’état actuel de l’Environnement se qualifie de (1) ________

37
 La question environnementale est classée parmi les premiers enjeux du monde
parce qu’elle (2) ________
 Le réchauffement climatique est l’effet d’une pollution de (3) ________
 Les problèmes environnementaux sont (4) ________ et provoquent également
des crises humaines.
 Les causes proviennent des activités humaines mais aussi des phénomènes (5)
________
 Le manque des ressources naturelles peuvent pousser les gens à (6) ________
 Les manifestations sont multiples: la qualité de l’eau (7) ________, les
ressources (8) ________, les masses biotiques (9) ________, le sol (10)
________, les cycles biochimiques (11) ________

Exercices d'expression
Exercice 2 : Interprétez l’image.

Source : https://fr.pinterest.com/pin/542824561313206582/

38
 Où se passe la scène ?
 Que se passe -t-il ?
 Quel est le message que l'on veut nous transmettre?

Exercice 3 : Trouvez les expressions synonymes qui peuvent remplacer les mots en
gras dans chacun de ces contextes.

1. Notre environnement est affecté ________ par nos habitudes de consommation.


2. L’épuisement ________ des ressources propose une gouvernance publique.
3. L’eau est gravement polluée ________ à cause des déchets industriels.
4. La transformation des milieux naturels provoque ________ des déséquilibres
écologiques menaçants.
5. L’état actuel de l’environnement est considéré comme une crise ________
écologique globale.
6. Le réchauffement climatique constitue à cette heure une menace ________ pour
la survie de la planète.

Exercice 4 : Rédigez un texte de 150 mots sur la pollution.

..........................................................................................................................................
..........................................................................................................................................
..........................................................................................................................................
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39
Cours 6 - Réchauffement climatique

En route avec les mots-croisés


Découvrez les mots concernant les causes de la dégradation.

1
2 3

5
6

7
8

10

1. Trop grande consommation par rapport aux besoins


2. Gaz issus du pétrole
3. Sorte de poussière en suspension dans l’air
4. Source de pollution
5. Eviter de la prendre si possible pour se déplacer
6. Principale source de pollution
7. Autre source de pollution
8. Résidus de l’activités humaines
9. Produit échappé des automobiles
10. Relatif à ce qui est dangereux pour la santé

40
Graves conséquences du réchauffement

I/ Notion du réchauffement de la planète


Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire ou
réchauffement global, est un phénomène d'augmentation des températures sur la plus
grande partie des océans et de l'atmosphère terrestre, mesuré à l'échelle mondiale sur
plusieurs décennies, et qui traduit une augmentation de la quantité de chaleur retenue à
la surface terrestre. Dans son acception commune, ce terme est appliqué à une tendance
au réchauffement global observé depuis le début du XXe siècle, entraînant, entre autres
conséquences, un changement climatique global.
Les mesures terrestres de température réalisées au cours du XXe siècle montrent une
élévation de la température sur la majorité de la surface terrestre. L'élévation de la
température moyenne du globe entre 1906 et 2005 est estimée à 0,74 °C, dont une
élévation de 0,65 °C durant la seule période 1956-2006.
En 1988, l'ONU crée le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
(GIEC) chargé de faire une synthèse des études scientifiques sur cette question. En
2007, dans son quatrième rapport, le GIEC affirme que le réchauffement climatique
depuis 1950 est très probablement dû à l'augmentation des gaz à effet de serre d'origine
anthropique. Les conclusions du GIEC ont été approuvées par plus de quarante sociétés
scientifiques et académies des sciences, y compris l'ensemble des académies nationales
des sciences des grands pays industrialisés. Dans une étude publiée fin 2012, une équipe
de climatologues du Laboratoire national de Lawrence Livermore du département de
l'Énergie des États-Unis et de 16 autres organisations a conclu que les changements de
température de la troposphère et de la stratosphère sont bien réels et qu'ils sont
clairement liés aux activités humaines.

II/ Conséquences du réchauffement


2.1. Elévation du niveau de la mer

Les causes principales de la montée du niveau de la mer sont la dilatation de l’eau des
océans, la fonte désormais plus rapide des banquises et des glaciers montagnards et le
flux des eaux continentales vers les océans.

Les scientifiques affirment que près de 90% des glaciers de la planète fondent
rapidement. Ce phénomène est visible en Antarctique, en Patagonie, en Arctique, dans
les Andes, les Alpes, et l’Himalaya, en réponse au changement climatique. Plusieurs
études indiquent que la surface des glaces de mer à la fin de l'été a connu une
décroissance très rapide, passant de 8,5 millions de km2 pendant la période 1950-1975
à 5,5 millions de km2 en 2010. Des observations par satellite montrent que ces
banquises perdent de la superficie dans l'océan Arctique. Par ailleurs, un amincissement

41
de ces banquises, en particulier autour du pôle nord, a été observé. En Antarctique, les
photos satellites civiles disponibles (depuis 1979) ne montraient pas de diminution
totale de surface, contrairement à la banquise Arctique. Cependant, on observe de vastes
zones d'amincissement et un certain nombre de phénomènes exceptionnels. Ainsi, 3 500
km2 de la banquise Larsen B se sont fragmentés en mars 2002, les premières crevasses
étant apparues en 1987.
À quelques exceptions près, la plupart des glaciers montagnards étudiés sont en phase
de recul. Le recul des glaciers continentaux est observé de façon quasi généralisée
depuis 3 à 4 décennies, avec une nette augmentation au cours des vingt dernières années.
Le recul des glaciers de montagne, notamment à l'ouest de l'Amérique du Nord, en Asie,
dans les Alpes, en Afrique (dont le Kilimandjaro), et dans des régions tropicales et
subtropicales d'Amérique du Sud, a été utilisé comme preuve qualitative de l'élévation
des températures globales depuis la fin du XIXe siècle par le GIEC dans son rapport de
2001.
La fonte rapide d'une partie de la cryosphère a des effets géophysiques : la fonte de toute
masse importante de glace s'accompagne de déplacements de la gravité et par suite d'une
déformation de la Terre.

2.2. Modifications climatiques

Le changement climatique actuel n’est pas à considérer comme une modification


ordinaire. Par son ampleur et sa rapidité, le réchauffement de notre climat peut être
réellement qualifié d’extraordinaire dans l’histoire de notre planète en causant des
phénomènes climatiques extrêmes inquiétants comme les pluies torrentielles, les
tempêtes, les sécheresses et les manifestations inhabituelles de El Niño.

Le régime des pluies se dérègle. Des climatologues indiens ont en effet montré dans la
revue Science, que le réchauffement global actuel accentuait la fréquence et l'amplitude
des précipitations au moment de la saison des pluies sur le continent indien depuis

42
cinquante ans. En effet, les moussons indiennes franchissent désormais l’Himalaya,
endommagent les cultures et l’habitat, et accélèrent l’érosion.

La mousson africaine semble, elle aussi, faire l'objet de dérèglements depuis quelques
années, a montré le programme européen de recherches Amma (Analyses
Multidisciplinaires de la Mousson Africaine)5. Depuis deux ans, l'affaiblissement de la
mousson africaine est tel que le lac Tchad ne parvient même plus aux frontières du
Niger et du Nigeria, privant ces pays de leur accès à l'eau.

Selon le GIEC, la hausse globale des températures et la fréquence des événements


extrêmes pourraient aggraver les maladies liées au climat, et l’évolution à venir du
climat continuera probablement de nuire à la santé des populations humaines d’Asie.
Dans le nord de l’Asie, les habitats naturels des maladies hydriques et à vecteur risquent
de s’étendre, exposant ainsi d'avantage de populations aux maladies.

Enfin, certaines études montrent que l’incidence du paludisme risque de se propager en


Afrique australe et dans les hautes terres d’Afrique orientale.

2.3. Destruction des écosystèmes sur les régions côtières

Au-delà des conséquences directes, physiques et


climatiques, du réchauffement planétaire, celui-ci
influera sur la biodiversité, en particulier en modifiant
les écosystèmes des zones côtières.
La montée des eaux combinée à des événements
climatiques (comme les tempêtes, cyclones,
ouragans), conséquences du réchauffement
provoquerait l'inondation de la majeure partie des
zones côtières. L'OCDE a estimé qu'une hausse de 50
cm du niveau des mers exposerait 150 millions de
personnes à des inondations en cas de forte tempête.

634 millions de personnes vivent sur les côtes à 10 mètres ou moins du niveau de la
mer. 13 % de la population urbaine mondiale vit sur ces côtes à risques. En Asie, les
3/4 de la population vivent dans ces zones côtières inondables, car les grandes villes se
sont bâties autour des ports de commerce. L'inondation, au-delà de tous les dégâts
humains et matériels qu'elle génèrerait, amènerait également de l'eau salée dans toutes
les sources d'eau, ce qui contamine la ressource en eau potable et pousserait la
population à fuir vers d'autres zones urbaines. D'un point de vue écologique, l'eau salée
modifierait de façon critique les écosystèmes et affecterait les superficies agricoles
productives par la salinisation.

III/ Répartition inégale des impacts

5 http://www.co2solidaire.org/images/stories/pdf/consequences.pdf
43
Finalement, le réchauffement introduira un facteur supplémentaire d'inégalité et de
disparité entre les différentes zones géographiques du globe.
Les populations des pays les plus pauvres du monde sont les plus vulnérables face aux
effets du changement climatique, alors qu'ils sont les moins responsables. Les pays en
développement ne sont en effet pas en mesure de se prémunir contre les impacts du
phénomène et de s'y adapter. Le changement climatique accentue les situations
précaires des populations les plus démunies (sécurité alimentaire, accès aux soins, à
l'eau et à l'énergie, logement...), renforçant encore un peu plus la fracture sociale et
économique entre le Nord et le Sud.

3.1. Conséquences négatives pour les régions tropicales


Le GIEC prévoit des conséquences négatives majeures au XXIe siècle. Des
conséquences directes (comme une diminution des ressources en eau, des risques
d'inondation accrus, une augmentation des feux de forêt durant des étés plus chauds)
conduiront à des conséquences attribuées : l'extension des zones infestées par des
maladies comme le choléra ou le paludisme ; une plus forte consommation d’énergie à
des fins de climatisation ; une baisse des rendements agricoles potentiels aux terres
côtières ou arides. Les régions tropicales et subtropicales sont les premières victimes
des effets nocifs du réchauffement.

3.2. Conséquences positives pour les zones tempérées


Les zones aux moyennes et hautes latitudes qui rassemblent la plupart des pays riches
bénéficieront plutôt des modifications positives : une plus faible mortalité hivernale ;
une augmentation éventuelle des ressources en eau dans certaines régions sèches ; une
hausse des rendements agricoles potentiels dans certaines régions; l'ouverture de
nouvelles voies maritimes dans l’Arctique canadien à la suite de la fonte des glaces dans
le passage du Nord-Ouest.

Sources de documentation :
International Institute for the Environment and Development (IIED), Londres. ()

Exercices de compréhension
Exercice 1 : Choisissez l’option correcte.

1. Quelle est la température moyenne estimée à la surface de la Terre ?


a. 15°C
b. 18,5°C
c. 22 °C
2. Les températures du globe ont augmenté :
a. à 0,74°C depuis 1906

44
b. à 0,65°C depuis 1956
c. d’environ 0,6 °C depuis un demi-siècle
3. Le terme Réchauffement climatique revoie à toute augmentation de températures
dans l’histoire.
a. Vrai
b. Faux
4. Quelle est la cause directe du réchauffement climatique ?
a. L'augmentation de l'effet de serre
b. Le dérèglement naturel
c. Les pluies acides
5. Quels pays sont les principaux responsables du réchauffement ?
a. Les pays développés
b. Les pays pauvres
c. Les pays en développement
6. Le Vietnam figure parmi les pays les plus menacés par :
a. la baisse des sources d’eau
b. les inondations
c. la désertification
7. Chassez l’intrus concernant les conséquences du réchauffement.
a. La fonte des glaces
b. L'extension des déserts
c. La disparition d'espèces animales et végétales
d. L’épuisement des ressources minières
8. Comment appelle-t-on les émissions de GES dues à l’activité humaine ?
a. Emissions anthropomorphiques
b. Emissions anthropiques
c. Emissions anthropologiques
9. Qu’est-ce-que le GIEC ?
a. Un gaz à effet de serre non naturel
b. Un groupe d’experts intergouvernemental pour étudier les
changements climatiques
c. Une unité de mesure pour évaluer l’impact de l’homme sur le
réchauffement climatique
10. Quels sont les premiers pays victimes du réchauffement ?
a. Les pays industrialisés
b. Les pays pauvres
c. Tous les pays du globe

45
Exercices d'expression
Exercice 2 : Interprétez l’image.

Source : http://actuendessins.fr/?tag=rechauffement-climatique

 Que provoque le réchauffement dans ce dessin?


 Pourquoi ça devient urgent?
 Quel est le message que l'on veut nous transmettre?

Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur l’augmentation des températures depuis
un demi-siècle.

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..........................................................................................................................................
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46
Cours 7 - Éco-gestes

En route avec les mots croisés


Découvrez les actions pour protéger la Terre.

1
2 3
4
5

6
7

10

1. Accomplir un trajet commun dans un même véhicule afin de réduire les frais et
la pollution
2. Sauvegarder un patrimoine
3. Réduire la consommation ou la dépense
4. Transformer une substance, très souvent nuisible à la vie
5. Utiliser à nouveau ou plusieurs fois
6. Replanter les arbres sur un terrain déboisé
7. Répartir en groupe selon les critères
8. Lutter pour conserver un bien
9. Augmenter la qualité
10. Réutiliser les déchets dans un cycle de production

47
Devenir éco-citoyen !

I/ Planète à protéger

La Terre est malade. La protection de notre habitat est en alarme. Protéger


l’environnement, c’est maintenir la vie sur Terre et assurer l’avenir de l’humanité.
Protéger l’environnement, c’est protéger notre atmosphère
L’atmosphère constitue un des éléments indispensables à notre survie. Il fournit l’air
que nous respirons, le climat auquel nous nous adaptons, la chaleur et l’éclairage que
nous absorbons, etc. Il est impératif donc de préserver la qualité de l’atmosphère en
réduisant la production des GES. Cette action concerne en premier lieu l’utilisation des
énergies propres en réduisant la consommation des combustibles fossiles.
Protéger l’environnement, c’est préserver la biodiversité
Tout ce que nous consommons provient de la nature. Nous avons besoin d’eau potable,
de nourriture saine et d’état écologique. Un habitat propre et une richesse biologique
contribuent à notre santé. Il serait suicidaire de détruire les écosystèmes, d’affecter la
biodiversité et de polluer nos sources de vie. Eviter la pollution et respecter la nature
sont donc des objectifs à sensibiliser les habitants de la planète.
Protéger l’environnement, c’est conserver nos ressources naturelles
Tous les produits que nous consommons ont un impact sur l’environnement, car ils
nécessitent, de par leur production, leur emballage et leur livraison, des matières
premières et de l'énergie. Il est indispensable que nous laissions du temps aux stocks de
poissons de se renouveler, que nous partagions la richesse minière à nos générations
futures et que nous profitions davantage des énergies renouvelables.

II/ Éco-gestes au quotidien

Il est dorénavant acquis que nous, citoyens de la Terre, sommes pleinement


responsables de la dégradation de notre environnement à l'échelle planétaire, autant sur
le point du changement climatique, de la perte de biodiversité, des ressources (eau, sol,
air) que de notre santé et notre cadre de vie. Nous sommes donc tous concernés par la
protection de l’environnement.
Chacun peut accomplir des éco-gestes très facilement dans sa vie quotidienne. Adopter
un comportement éco-citoyen, c’est simple : il s’agit de prendre conscience des
conséquences de nos actions et de changer nos mauvaises habitudes.

48
Un éco-geste est une action de la vie de tous les jours qui prend en considération le
principe de responsabilité devant l’environnement. Les actions sont multiples et
s’appliquent partout, à la maison, au collège, au travail, en faisant ses courses, en faisant
son jardin, dans ses déplacements, en vacances…. En voici quelques-unes :
Éteindre la lumière en sortant d’une pièce
Facile à retenir, il permet en plus des économies d’énergie.
Économiser l’eau
En prenant une douche plutôt qu’un bain on peut économiser parfois plus de 100 litres
d’eau, et surtout, c’est plus rapide ! Ne pas oublier également de fermer le robinet quand
on se brosse les dents.
Ne pas laisser les appareils électriques en veille
Nous pouvons facilement éteindre la télévision ou notre console de jeux… un appareil
en veille consomme beaucoup d’énergie.
Respecter la planète en prenant soin de la nature
Ne rien jeter par terre, éviter les sacs en plastique, utiliser les chemins balisés en forêts…
c’est simple, il faut juste en prendre l’habitude. La nature est belle, mais fragile : regarde
les animaux sans leur courir après ni essayer de les tuer ! Lors de tes promenades,
n’arrache pas les fleurs ni les champignons, car les plantes ont des racines sous la terre,
qui sont indispensables à leur vie !
À pied ou à vélo
Si ton école n’est pas très loin de chez toi, demande à tes parents si tu peux y aller plutôt
à pied, à vélo ou en rollers : cela évite d’utiliser la voiture, qui pollue, et puis cela fait
faire un peu de sport ! Si ton école est trop loin, prends les transports en commun.
Mieux consommer
Pour les affaires scolaires, nous pouvons customiser des anciens classeurs, et réutiliser
tout ce qui est encore utilisable. De même nous pouvons écrire sur les 2 côtés des
feuilles.
Trier ses déchets
Poubelle jaune, bleue ou verte ? Il suffit d’avoir des poubelles distinctes et cela devienne
automatique. Et quand on n’est pas sûr, on demande !
Les trois R.
Il est important, quand on parle d’éco-gestes de connaître la formule des trois R. Les 3
R constituent une stratégie de gestion des produits en fin de vie et des déchets qui en
découlent, visant à : 1° Réduire la quantité de déchets, 2° Réutiliser des produits ou

49
certaines de leurs parties qui deviendraient autrement des déchets, 3° Recycler les
matières premières.
 Réduire

En ce qui concerne la réduction, c’est-à-dire, à éviter de créer nous-mêmes des tas de


déchets, nous avons quelques conseils :
- Préférez les produits avec le moins d’emballage possible.
- Évitez les biscuits emballés individuellement.
- Economisez les bouteilles en plastique en buvant l'eau du robinet. Vous pouvez
la filtrer ou la laisser reposer pour faire partir les odeurs de chlore.
- Refusez les sacs plastiques lors des achats et opter pour un sac réutilisable en
tissu.
- Évitez les jetables : lingettes, vaisselle en plastique ou en carton. À la place du
papier essuie-tout, utilisez plutôt un torchon ou une éponge.

 Réutiliser

Nous pouvons donner une deuxième vie à des objets que nous n’utilisons plus :
- Remplacez le papier normal par du papier recyclé.
- Employez le verso de feuilles déjà imprimées sur un côté.
- Offrez votre magazine une fois lu à vos amis.
- Optez pour des piles rechargeables et recyclez-les une fois inutilisables
- Choisissez si possible (et recycler après) des bouteilles en verre : ces bouteilles
peuvent être utilisées jusqu’à 50 fois !
- Remplacez l'aluminium, matériau très énergivore, par des emballages en verre
ou en plastique réutilisables.
- Dès que possible, achetez des recharges ou des produits concentrés plutôt que le
produit entier à nouveau (recharge de cartouches d’encre, de produits
d’entretien…)
- Pensez à acheter en seconde main : vêtements, meubles, appareils
électroniques…

 Recycler

Le recyclage est un procédé de traitement des déchets qui se fait à partir du tri sélectif.
Le recyclage permet de réduire les volumes de déchets, et donc leur pollution, et de
préserver les ressources naturelles en réutilisant des matières premières déjà extraites.
Pour recycler, il faut trier les résidus de la production et de la consommation
quotidienne.

50
Source : http://picassofrancophone.blogspot.com/2015/04/eco-gestes.html

Exercices de compréhension

Exercice 1 : Terminez ces propos.


 Pour exister, nous avons besoin de l’air (1) ________, de l’eau (2) ________
et des (3) ________ biologiques pour la nourriture.
 Conserver les ressources naturelles consiste à les (4) ________ ou trouver
des ressources (5) ________ comme les sources d’énergie (6) ________
 Protéger l’atmosphère consiste à éviter des rejets (7) ________ et consommer
moins de (8) ________
 Préserver la biodiversité consiste à (9) ________ les écosystèmes et à (10)
________ nos sources de vie.
 Mieux consommer, c’est (11) ________ les déchets et des produits en fin de
vie.
 Le recyclage des ordures ménagères demande un (12) ________
 Eco-geste : (13) ________ au lieu de conduire, prendre ________ (14) au
lieu d’un bain, offrir un magazine lu au lieu de le (15) ________

51
Exercices d'expression
Exercice 2 : Interprétez l’image.

Source : http://dessin-humo.blogspot.com/2009/11/environnement.html

 Quels sont les éléments qui menacent la Terre?


 Comment l’homme réagit au secours?
 Quel est le message que l'on veut transmettre?

Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur les éco-gestes pour économiser de
l’énergie.

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..........................................................................................................................................
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52
Cours 8 – Bilan 1
A/ Connaissances à réviser
Faites une carte mentale sur chacun des thèmes suivants :
1. Les sciences interconnectées à l’étude sur l’environnement et le développement.
2. Les composantes de l’environnement.
3. Les écosystèmes.
4. Les ressources naturelles.
5. Les problèmes de l’environnement.
6. Les causes de la crise écologiques.
7. Les éco-gestes

B/ Exemple d’épreuve
I/ QCM
1. L’état global de l’environnement se qualifie de …
A. Pollution
B. Déséquilibre
C. Dégradation
D. Epuisement

2. Les végétaux font partie :


A. De la faune
B. De la flore
C. Du biotope
D. De la noosphère

3. Chassez l'intrus concernant les facteurs abiotiques d’un écosystème.


A. Température
B. Air
C. Flore
D. Sol

4. Quelle est la science qui étudie les conditions d'existence de l'être vivant ?
A. L’écologie
B. La géographie
C. L’économie
D. La science de l’environnement

5. Les composantes d’une biocénose sont des éléments…


A. Biotiques
B. Abiotiques
C. Chimiques
D. Physiques

6. Un fleuve est un :
53
A. écosystème forestier
B. écosystème aquatique
C. écosystème océanique
D. écosystème planétaire

7. L’Environnement au sens récent signifie :


A. Tout ce qui entoure un lieu
B. Tout ce qui entoure la Terre
C. Tout ce qui entoure les êtres vivants
D. Tout ce qui entoure l’homme

8. L’environnement se compose :
A. Du patrimoine naturel et du patrimoine culturel
B. De la biosphère et des activités humaines
C. De la nature et des êtres vivants
D. Du patrimoine culturel et des êtres vivants

8. Qu'est-ce qu'un écosystème ?


a. Un milieu naturel peuplé d'êtres vivants.
b. Un milieu naturel peuplé d’hommes
c. L’ensemble des êtres vivants
d. L’ensemble des conditions de vie de l’homme.

9, Un écosystème est formé par :


A. Le milieu naturel et le biotope
B. La biocénose et les êtres vivants
C. Le biotope et la biocénose
D. Le milieu naturel, les êtres vivants et les relations entre eux

10. L’écosphère désigne :


A. L’écosystème forestier
B. L’écosystème aquatique
C. L’écosystème continental
D. L’écosystème planétaire

11. Les ressources énergétiques fossiles comportent, entre autres, :


A. le charbon, les gaz naturels et l'eau
B. le pétrole, le vent et le soleil
C. les gaz naturels, le pétrole et l’uranium
D. le charbon, le pétrole et les minerais

13. La composante minérale d’un milieu écologique correspond :


A. à tout ce qui n’appartient pas au monde vivant
B. à l'ensemble des manifestations des activités humaines
C. à tout ce qui n’appartient pas aux hommes
D. à l'ensemble de la faune et de la flore

14. Chassez l’intrus concernant le caractère des équilibres écologiques.


A. Stable
B. Fragile

54
C. Dynamique
D. Adaptif

15. Quels pays sont historiquement responsables du réchauffement ?


A. Les pays développés
B. Les pays pauvres
C. Les pays en développement
D. Les pays du Sud

16. Les ressources biologiques sont en principe :


A. en quantité limitée
B. non renouvelables
C. épuisables
D. inépuisables

17. Le plus grand souci planétaire de l’environnement est :


A. le réchauffement climatique
B. l’épuisement des ressources naturelles
C. les déséquilibres écologiques
D. la perte de la biodiversité

18. Quelle est la température moyenne à la surface de la Terre ?


A. 15°C
B. 18,5°C
C. 22 °C
D. 25°C
19. Les ressources naturelles font partie de :
A. la composante biotique de l’environnement
B. la composante écologique de l’environnement
C. la composante socioculturelle de l’environnement
D. la composante minérale de l’environnement

20. Les ressources les plus menacées de disparition sont :


A. les stocks énergétiques fossiles et minéraux
B. l’eau et le sable
C. les poissons et les matières premières
D. les ressources vitales et les combustibles fossiles

II/ Trouvez le mot qui manque

1. Les pays en développement provoquent des problèmes ________ de l’environnement


alors que les pays industrialisés contribuent aux dangers planétaires.
2. Les ressources vitales comportent l’air, l’eau, l’éclairage, le sol et la ________
3. Les ressources les plus menacées sont les stocks minières et les ________ fossiles.
4. Le ________ permet aux pays du monde de remédier le manque des ressources.
5. Le terme Environnement ne se limite pas aux éléments ________ et peut inclure toutes
les manifestations des activités humaines.
6. Les ________ sont les principaux responsables du déséquilibre écologique.

55
7. Les ressources naturelles ne sont pas infinies. Les ressources renouvelables ou celles
en quantité ________ sont toutes en voie de dégradation.
8. L’environnement est ________ comme l’ensemble des éléments naturels et artificiels
qui constituent le cadre de vie des individus.
9. Les éléments abiotiques de la nature sont appelés les ressources ________
10. Les ressources naturelles sont réparties de façon ________ sur la Terre.

III/ Rédigez un texte d’environ 100 mots pour interpréter cette image :

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56
Cours 9 - Notion du développement

En route avec les mots croisés


Découvrez les mots concernant les progrès socioéconomiques.
1
2
3

4 5
6 7

10

1. Évacuation des causes d’insalubrité pour assumer la situation sanitaire du public


2. Mise en contact, en information ou en conversation
3. Transmission de connaissances et de valeurs morales
4. Etat physique ou mental d’un individu
5. Absence de toute discrimination entre les hommes sur le plan de leurs droits
6. Situation d’absence de risque ou de danger
7. Inventaire des procédures (théories, outils, techniques) permettant de créer les
objets ou de modifier l’environnement de façon efficace.
8. Apprentissage suffisant des compétences de lecture et d’écriture
9. Somme d’argent ou de bien en échange d’une activité
10. Ensemble des conditions sanitaires d’un lieu

57
Développement durable -
Nouveau modèle de gouvernance

I/ Définition du développement

Le mot Développement renvoie à l’idée de croissance, de satisfaction ou de progrès.


Utilisé dans les sciences humaines, le développement désigne l’amélioration des
conditions et de la qualité de vie d’une population, et renvoie à un niveau de satisfaction
du bien-être. Au sens plus large que la richesse, le développement a des aspects à la fois
économiques et sociaux, c’est-à-dire il fait référence à l'ensemble des progrès
économiques, technologiques, sanitaires, démographiques, etc. La qualité de la vie
humaine ne se réduit pas au bien-être matériel mais comprend aussi des valeurs
spirituelles telles que la justice sociale, l’estime de soi et la qualité du lien social. On
parle alors de développement humain mesuré par un IDH (Indicateur de Développement
Humain).

L'IDH est créé par le Programme des


Nations Unies pour le Développement
(PNUD) en 1990 pour évaluer le niveau
de développement humain des pays du
monde. L'IDH se fondait alors sur trois
critères : le PNB par habitant, l'espérance
de vie à la naissance et le niveau
d'éducation. Il est calculé de 0 comme la
valeur minimale à 1 comme la valeur
maximale pour classer les pays à l’échelle
mondiale. Les pays reconnus comme
développés ont un IDH situé au-dessus de
0,8.

II/ Différents modèles de développement


Selon le niveau de développement, on distingue deux grands types de pays dans le
monde : les pays développés qui se regroupent pour la plupart au Nord du planisphère
et les pays en développement au Sud. Le fossé Nord-Sud ne cesse de se creuser et se
traduit par les écarts de revenus, par les inégalités d’accès aux services de base, aux
ressources de la planète, aux technologies et à la gouvernance mondiale au sein des
grandes institutions. Ainsi, d'un pays à l'autre, les politiques de développement mises
en œuvre ont des priorités différentes. Si le développement économique vient au
premier plan, les dimensions sociale, environnementale et culturelle passeront toujours

58
au second plan, en particulier le respect des droits humains et la gestion soutenable des
écosystèmes.
La plupart des pays pauvres sont de type agricole et connaissent une forte augmentation
démographique. La pression d’éliminer la pauvreté pousse souvent ces pays à
rechercher à tout prix une croissance rapide de l’économie. Ainsi, nombreux pays ont
choisi de multiplier leur PNB en utilisant intensivement les ressources, en exportant les
produits au dépriment du bien-être de leur population, en ignorant les effets nocifs sur
le cadre de vie humain. La Chine en est un exemple : ce pays est considéré comme une
croissance économique miracle depuis une vingtaine d’années mais aussi comme l’un
des plus gros pollueurs et l’un des plus inégalitaires du monde en termes de répartition
du revenu.
Dans les pays industrialisés où les conditions économiques sont globalement
favorables, le développement repose plutôt sur le bonheur de la vie humaine que sur la
richesse de l’économie. L’objectif du développement est de créer un espace favorisant
l’épanouissement pour que les gens puissent jouir d’une vie longue, saine et créative :
un meilleur accès aux connaissances, une meilleure nutrition et de meilleurs services de
santé, des moyens d’existence plus sûrs, une certaine sécurité contre la criminalité et la
violence physique, du temps libre bien rempli, des libertés politiques et culturelles et un
sentiment de participation aux activités de la communauté. Cependant, force d’une
grande production, certains pays exploitent davantage la nature, consomment davantage
de ressources et émettent de ce fait davantage de déchets dans l’environnement. Les
plus puissances économiques du monde telles que les Etats-Unis, l’Allemagne, le
Canada, la France, le Royaume-Uni sont mentionnées dans le top dix des pollueurs du
monde selon une recherche de l’Université Concordia en 2014.

III/ Notion de développement durable

Une crise du rapport développement-environnement est apparue, qui a fait naître le


concept de Développement durable. Selon la citation classique du Premier Ministre
norvégien Harlem Brundtland (1987), le développement durable est "un développement
qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations
futures à répondre aux leurs". En 1992, le Sommet de la Terre à Rio, tenu sous l'égide
des Nations unies, officialise la notion de développement durable à trois piliers : un
développement économiquement viable, socialement équitable et écologiquement
soutenable. Ce terme est dès lors largement utilisé dans le langage courant, par les
géographes comme par les écologistes, les économistes, les sociologues.

Les trois piliers du développement durable sont indissociables, mais ils ne peuvent
s’articuler les uns avec les autres que si la démocratie les met en cohérence et leur donne
une efficacité systémique. La viabilité économique est nécessaire pour produire le bien-
être matériel. L’équité sociale est nécessaire pour la qualité de vie de tous. La durabilité
environnementale est nécessaire dans l’intérêt des générations futures.

59
Source : http://www.worldbank.org/depweb/french/beyond/global/fig/fig1-2.html

Les trois piliers du développement durable ne sont donc pas des contraintes qui,
chacune, devrait limiter ses ambitions pour ne pas ébranler les deux autres. Il ne s’agit
pas de brider le développement pour ne pas agresser la nature, ni d’être timide en
matière de justice sociale pour ne pas gêner l’économie, mais d’inventer un mode de
développement où chacune des dimensions constitue un atout pour le système
d’ensemble. Ainsi pensé, le développement durable est un objectif difficile.

Sources de documentation :

Bernard Brest, « Développement définition », Revue Hypergéo (2014)

Exercices de compréhension
Exercice 1 : Choisissez l’option correcte.

1. Le développement est synonyme de :


a. la croissance des revenus
b. la richesse
c. l’amélioration de la qualité de la vie humaine
d. l’avancée technologique
2. Les pays du Sud désignent :
a. les pays développés

60
b. les pays industrialisés
c. les pays pauvres
d. les pays en développement
3. Chassez l’intrus concernant les trois critères de I'IDH ?
a. L'espérance de vie à la naissance
b. Le taux d'alphabétisation
c. Le taux de fécondité
d. Le PIB réel par habitant
4. Les pays développés ont un IDH supérieur à :
a. 0.5
b. 0.6
c. 0.7
d. 0.8
5. A l’heure actuelle, les pays développés poursuivent globalement le modèle de :
a. développement économique
b. développement social
c. développement humain
d. développement durable
6. Le développement durable a été défini pour la première fois :
a. lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992.
b. lors du premier sommet de la Terre à Stockholm en 1972.
c. dans le rapport Brundtland datant de 1987.
7. Quelle proposition correspond le mieux à la notion de développement durable ?
a. Protéger la nature en privilégiant l'agriculture plutôt que l'industrie
b. Assurer aux pays pauvres un progrès économique lent mais régulier
c. Répondre aux besoins du monde actuel sans épuiser les ressources des
générations futures
d. Assumer les services de bases des générations présentes
8. Le sommet de Rio définit en 1992 les 3 piliers du développement durable. Ces trois
piliers sont :
a. la croissance économique, la richesse et l’écologie
b. le progrès économique, le bien-être social et l'écologie
c. la protection de la biodiversité, l'éducation et la richesse.
9. Quel était le pays le plus gros pollueur du monde en 2015 ?
a. La Chine (devant les USA)
b. Les USA (devant le Japon)
c. Le Brésil (devant les USA)
d. La Russie (devant la Chine)
10. Le développement durable est considéré comme :
a. un modèle des pays industrialisés
b. un modèle des pays pauvres
c. un modèle commun du monde
d. un modèle des pays en développement
61
Exercice 2 : Complétez le résumé du texte.

Le développement n’est pas synonyme de (1) ________ mesurée par le PIB. Le


développement mesuré par un IDH englobe à la fois la dimension économique et (2)
________ du bien-être. On (3) ________ deux types de pays dans le monde qui
poursuivent généralement deux modèles de développement (4) ________ : les pays
industrialisés favorisent (5) ________ alors que les pays pauvres mettent au premier
plan la course à (6) ________ Toutefois, la plupart des pays, développés ou (7)
________, continuent à engendrer des (8) ________ importants sur
l’environnement, ce qui fait naitre le concept de développement durable reconnu par
l’ONU en (9) ________ Par ce concept, le développement doit (10) ________ ses
trois piliers tout en (11) ________ l’économie, rassurant l’équité sociale et (12)
________ le cadre de vie des générations.

Exercices d'expression
Exercice 3 : Interprétez l’image.

Source : http://lewebpedagogique.com/lapasserelle/tag/patrick-chappatte/

62
- Quel est le rapport entre l’indicateur d’évolution de la
réalité et celui de l’entreprise ?
- Que voyez-vous dans le corbeille ?
- Quelle est l’attitude du reponsable ?
- Quel est le message qui nous est transmis ?

Exercice 4 : Trouvez les termes contraires adéquats au contexte des mots soulignés.

La plupart des pays pauvres (1) ________ sont de type agricole (2) ________ et
connaissent une expansion (3) ________ démographique, voire un baby-boom
(4) ________ dans certains pays. Ces pays sont classés parmi les pays en
développement (5) ________ et recherchent globalement un développement
économique (6) ________ tout en accélérant la croissance du PIB. Aujourd’hui,
il nous propose de suivre le modèle de développement durable parce que une
croissance non soutenable (7) ________ exige souvent de surexploiter (8)
________ la nature, d’augmenter (9) ________ la consommation et de produire
(10) ________ les déchets.

Exercice 5. Développez le passage pour obtenir un paragraphe de 150 mots.

On parle de développement durable quand il s’agit d’un développement


économiquement viable, socialement équitable et écologiquement soutenable.
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63
Cours 10 - Interactions entre Population -
Développement - Environnement

En route avec les mots croisés


Découvrez les mots concernant la population.

1
2 3

5
6

7
8

10

1. Nombre d’habitants par km2.


2. Consommation par excès.
3. Nombre d’enfants nés par une femme.
4. Etude des populations.
5. Augmentation progressive de l’âge moyen d’une population.
6. Nombre de naissances au sein d’une population.
7. Implantation des lieux.
8. Installation des populations dans un territoire.
9. Déplacement des individus.
10. Augmentation naturel de la population.

64
Humanité et son habitat

I/ Population et Développement
La population, définie "comme l’ensemble des personnes occupant, à une période
donnée une zone spécifique (ville, pays ou continent)", doit être considérée dans toutes
ses dimensions : sociologique, culturelle, religieuse, politique, géographique et
économique. La place de population dans le développement doit constituer le souci
majeur des chercheurs. On ne peut parler du développement sans la population. D’un
côté, le nombre d’habitants est une ressource humaine intarissable pour la production
économique. Le développement doit être lié à un accroissement démographique positif.
Une population vieillissante entraine une diminution de consommation, un manque de
main d’œuvre ou une charge importante du nombre des personnes âgées. De l’autre, la
qualité et les caractéristiques de la population influent directement sur le rythme du
développement. Les économistes ont longtemps mis l'accent sur l'impact de l'évolution
quantitative de la population active sur la production. Aujourd'hui, ce sont plutôt les
aspects qualitatifs de la main-d'œuvre qui retiennent l'attention.

Hypothèse de Nelson sur la relation entre population et revenu national


Cependant, une relation d’interdépendance lie la population au développement social et
économique. En amont, le développement doit satisfaire les besoins humains du point
de vue des revenus, de la santé, de l’éducation et du bien-être en général. Une production
efficace mesurée par le revenu par tête en hausse est une condition pour l’amélioration
de la qualité de vie des habitants. Il est évident que dans un pays où la population
augmente et le taux de croissance économique stagne, le niveau de vie moyen ne peut
que se détériorer. Néanmoins, une forte augmentation de la population crée une

65
demande intensive de nourriture et une demande supplémentaire en matière
d’éducation, de logement et de santé publique à laquelle les faibles économies ne
peuvent pas répondre. L'insatisfaction de ces demandes contribue à l'apparition de la
pauvreté et de la violence. Ainsi, une augmentation trop rapide du nombre d’habitants
devient un obstacle au développement.

II/ Développement et Environnement

La qualité de l'environnement est essentiellement due à l'activité économique


(production et consommation), qui entraîne l'épuisement de ressources naturelles,
l'accumulation des déchets et la concentration des polluants. A son tour, la dégradation
de l'environnement représente un frein à la croissance économique du fait de la
raréfaction des ressources qu'elle engendre. Elle diminue aussi le bien-être social à
cause de la pollution de l'eau et de l'air qu'elle provoque et constitue un obstacle à la
réalisation des objectifs pour le développement.
Cependant, la croissance économique apporte une phase initiale de dégradation, suivie
d'une phase d'amélioration. Grâce aux progrès industriels et technologiques, la Terre
n’est plus le seul input nécessaire à la production et la rareté des ressources naturelles
peut être compensée par les ressources alternatives. Le développement favorise encore
la qualité de l’environnement en induisant un traitement des déchets toxiques ou une
réduction de la pollution. La dégradation de l’environnement diminue à condition que
les moyens économiques augmentent.

III/ Obstacles au développement durable

3.1. Population mondiale en forte croissance


Au niveau mondial, la population est en explosion depuis le début du XXe siècle. En
effet, elle est passée de 1.6 milliard d’habitants en 1900 à 7 milliards en 2012. Cette
croissance, accomplie de manière accélérée depuis le milieu du XXe siècle, est
aujourd’hui ralentie grâce aux politiques de planification familiale de certains pays.
Mais le nombre des terriens continuera à croître jusqu’à un seuil de stabilité d’environ
9 milliards d’humains à l’horizon 2050. Avec une hausse de 200 000 individus chaque
jour, le monde est confronté actuellement à un véritable surpeuplement qui dépasse la
charge de l’écosphère. La croissance démographique nécessite de répondre aux besoins
d’une population toujours plus nombreuse par le développement économique. Mais les
enjeux environnementaux sont aussi très présents.
Toutefois, ces dynamiques démographiques sont différentes à travers le monde. Au
niveau des États, la croissance démographique concerne essentiellement les pays en
développement. D’ici à 2050, ces derniers auront absorbé l’essentiel du croît
démographique, alors que la population des pays riches connaîtra une faible croissance
ou un déclin. Les pays en développement, essentiellement caractérisés par une extrême
jeunesse, un taux élevé de la fécondité et une augmentation galopante de la population,

66
sont soumis à une pression sur le développement économique. Pour faire face à la
hausse des besoins d’une humanité jamais gigantesque, les solutions s’orientent souvent
vers une augmentation du PIB à court terme, vers une diminution rapide de la pauvreté
et cela avec de graves conséquences sur l’environnement.
3.2. Société de surconsommation

Dans le monde, les pays développés ne représentent qu’une minorité estimée à 20% des
terriens. Ces pays accumulent la plupart de richesse mondiale et progresse le bien-être
de leurs habitants tout en surveillant à la qualité de l’environnement local. Cependant,
les pays riches sont accusés responsables de la dégradation de la Terre à l’échelle
internationale. Par l’adoption du modèle traditionnel de l’industrialisation, ils ont utilisé
les technologies génératrices de pollution, les méthodes de culture à forte intensité de
produits chimiques, les modes de production et de consommation qui gaspillent
l’énergie et les ressources. Le réchauffement de la planète et l'appauvrissement de la
couche d'ozone ont été jusqu'ici largement causés par les activités économiques des
pays développés.

Les pays de l’OCDE par exemple sont à l’origine de 50% de la consommation totale
d’énergie, 76% des échanges internationaux, notamment de 73% des exportations de
produits chimiques et environ le même pourcentage des importations de produits
forestiers. Ce sont eux qui produisent également 50% de gaz toxiques et consomment
entre 50 et 70% des produits alimentaires de base de la planète (céréales, lait, viande).

Finalement, l’économie mondiale se repose aujourd’hui sur la mondialisation qui


favorise les échanges commerciaux et la communication des cultures. Par conséquent,
la surconsommation envahit non seulement les pays émergents (que sont la Chine,
l’Inde ou le Brésil) mais aussi les pays pauvres. Le monde consomme au-delà de la
production et au-delà de la capacité de la Terre.

3.3. Pauvreté de masse

4.2 milliards d’individus grandissent dans les pays défavorisés dont 1 milliard vivent en
état de pauvreté absolue. La pauvreté pousse les gens et les nations à s’engager dans de
nombreuses activités insoutenables à l’environnement. Les pays défavorisés ont
tendance à surexploiter les ressources, à adopter une culture associée à un usage intensif
d'engrais, à élargir les terres agricoles aux marges des forêts. Cela entraine l’érosion du
sol, l’épuisement des ressources ou la déforestation.

La pauvreté dans les régions rurales incite à des migrations en masse vers les zones
urbaines déjà surpeuplées où le manque d'eau salubre, de réseaux d'assainissement et
de services de ramassage des ordures ménagères contribuent à l'apparition de maladies,
à la pollution et à la violence. La pauvreté explique également l’importation des déchets
toxiques et la vente des produits agricoles. Tout cela explique les faibles rendements de
la production, le mal-être humain et les menaces sur l’environnement.

67
La pauvreté pousse enfin les ménages à avoir plus d'enfants, pour s'assurer qu'il restera
des soutiens de famille. Cette fécondité engendre des enjeux immenses (habitat,
alimentation, santé, éducation, etc.). Conséquence : les populations vulnérables sont
prisonnières du cycle fatidique Population accrue - Retard économique – Exclusion
sociale - Dégradation environnementale.

Sources de documentation :

Jacques Véron, «Concilier population, environnement et développement ?». Revue


Quart Monde, N°146 - Pauvreté : où en est l'écologie ? (1993)

Philippe Hugon, « Environnement et développement économique : les enjeux posés par le


développement durable », Revue internationale et stratégique 2005/4 (N°60), Éditeur :
Armand Colin / Dunod

Exercices de compréhension

Exercice 1 : Terminez les phrases suivantes.


1. Entre population, développement et environnement existe une relation de
________
2. La population désigne le nombre des habitants occupant un lieu et leurs aspects
________
3. La population constitue la ressource humaine pour le développement mais aussi
une source de ________ technique.
4. Pour maintenir une croissance économique, la population doit atteindre le seuil
de ________ estimé à 2,1 enfant/femme.
5. La forte croissance démographique incite souvent les pays à un développement
________
6. La population s’accroit rapidement dans les pays ________
7. La croissance démographique joue plutôt ________ dans la dégradation de
l’environnement.
8. La surconsommation est particulièrement marquée dans les pays ________
9. Le développement durable est plus difficile à atteindre dans les pays ________
10. La surconsommation est un phénomène ________ de la majorité des pays du
monde.

68
Exercices d'expression

Exercice 2 : Interprétez l’image.

Source : http://hitek.fr/actualite/possiblite-vivre-sur-autre-planete_5677

 Quelles sont les conséquences du surpeuplement que


doit supporter la Terre ?
 Quel est le message qui nous est transmis ?

Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur le rapport entre population et


développement.

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69
Cours 11 - Conférences et objectifs planétaires
sur le développement durable

En route avec les mots croisés


Découvrez les mots concernant les préoccupations mondiales.

1. Augmentation du PIB
2. Unité écologique des éléments en interaction constante
3. Ensemble en matériel servant d’objet des activités humaines
4. Substance liquide incolore nécessaire à la vie
5. Diversité des organismes vivants
6. Propagation rapide d’une maladie contagieuse
7. Soutien réciproque entre les personnes d’une communauté
8. Grande étendue de terrain couverte d’arbres
9. État de manque de ressources suffisantes
10. Troisième planète du système solaire à partir du soleil

70
Gouvernance internationale

I/ Sommets de la Terre

En 1972, le Programme des Nations unies sur l’environnement (PNUE) a été adopté
lors d’une conférence à Stockholm. Depuis, les chefs de gouvernement du monde entier
se réunissent tous les 10 ans pour décider ensemble les grandes orientations à mettre en
place afin d’instaurer le modèle de développement durable au niveau mondial.

Le sommet suivant de la Terre à Nairobi (Kenya) en 1982 n’aboutit pas à grand-chose


parce que la priorité fut destinée à des efforts diplomatiques en raison de la Guerre
froide à l’époque. En 1992 en revanche, le Sommet de Rio de Janeiro fut très fécond et
considéré par conséquent comme le premier Sommet de la Terre. La conférence s’est
conclue par la création du programme d’actions et des conventions des Nations unies
sur les changements climatiques, sur la diversité biologique et sur la lutte contre la
désertification. Cette conférence marqua un tournant décisif dans l’histoire de la Terre
en donnant un sens à la notion de développement durable.

Le Sommet de Johannesburg de 2002, officiellement appelé "Sommet mondiale de


Développement durable", fut l’occasion de faire le point sur les programmes lancés à
Rio de Janeiro et d’adopter un plan d’action sur des domaines très variés du
développement durable (eau, énergie, santé, biodiversité…).

Vingt ans après le Sommet de Rio de 1992, la Conférence des Nations unies sur le
développement durable, mieux connue sous le nom de Rio+20, s’est tenue pour la
deuxième fois au Brésil. Même si Rio+20 portait sur les deux thèmes émergents
"l'économie verte" et "le cadre institutionnel du développement durable", le principal
résultat de ce Sommet est plutôt le lancement d'un processus devant conduire à
l’établissement d’Objectifs du Développement Durable (ODD) pour remplacer les
Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

II/ Sommets du Millénaire et OMD

D’un symbolisme incontournable et célébré partout dans le monde, l’avènement du


troisième millénaire donna à l’ONU l’occasion de présenter une nouvelle stratégie
adaptée aux réalités et aux besoins changeants du monde du XXIe siècle.
Annoncé en 1998, le Sommet du Millénaire fut accompagné par une campagne
d’information internationale de deux ans. La campagne avait pour objectifs de
consolider l’engagement de la communauté internationale et le renforcement des
partenariats avec les gouvernements et la société civile pour bâtir un monde sans laissés-
pour-compte. Elle a aussi permis de mettre en valeur le principe énoncé par le Secrétaire
71
général dans son rapport pour le Millénaire selon lequel l’être humain doit être mis au
centre de tous les programmes, pour aider, dans le monde entier, des hommes, des
femmes et des enfants à vivre mieux.
Le Sommet du Millénaire, qui s’est tenu en septembre 2000 au Siège de l’Organisation
à New York, constitua le plus grand rassemblement de chefs d'État et de gouvernement
de tous les temps. Il s’est conclu avec l’adoption de la Déclaration du Millénaire, dans
laquelle les huit objectifs du Millénaire pour le développement ont été fixés et
l’ensemble des 191 États Membres des Nations Unies ont convenu de les atteindre entre
2000-2015.
Les OMD découlent de cette Déclaration et chacun des objectifs s’accompagne de
cibles et d'indicateurs spécifiques pour combattre la pauvreté, la faim, la maladie,
l’analphabétisme, la dégradation de l’environnement et la discrimination à l’encontre
des femmes.
Les huit objectifs du Millénaire pour le développement sont les suivants :
1. Eliminer la pauvreté et la faim ;
2. Assurer l’éducation primaire pour tous ;
3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ;
4. Réduire la mortalité de l'enfant de moins de cinq ans ;
5. Améliorer la santé maternelle ;
6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies ;
7. Maintenir un environnement durable ;
8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.
Les OMD sont interdépendants ; tous influent sur la santé, et réciproquement la santé
influe sur tous les OMD. Par exemple, une meilleure santé permet aux enfants
d’apprendre et aux adultes de gagner leur vie. L’égalité entre les sexes est essentielle à
l’obtention d’une meilleure santé. La réduction de la pauvreté, de la faim et de la
dégradation de l’environnement a une incidence positive sur la santé mais est aussi
tributaire d’une meilleure santé de la population.

III/ Objectifs de développement durable après 2015

Lors du Sommet spécial sur le développement durable à New York en septembre 2015,
les États membres de l'ONU ont adopté un nouveau programme de développement post-
2015, intitulé "Transformer notre monde : le Programme de développement durable à
l’horizon 2030". Ce plan d’action s’articule autour de 17 objectifs de Développement
durable (ODD) à réaliser d’ici 2030.

Ce nouveau programme se base sur les 8 OMD adoptés en 2000. Selon le bilan sur la
réalisation des OMD fin 2015, des progrès considérables ont été enregistrés. La
pauvreté continue de diminuer à travers le monde, les enfants scolarisés en primaire
n’ont jamais été aussi nombreux, les décès d’enfants ont baissé de façon spectaculaire,
l’accès à l’eau potable a été très élargi et les investissements axés sur la lutte contre le
72
paludisme, le sida et la tuberculose ont sauvé des millions de vies. Les OMD font une
vraie différence dans la vie des gens et avec une responsabilisation et un leadership
massifs. Cependant, malgré ces progrès, la pauvreté accable encore trop de personnes ;
les zones de conflits se multiplient ; le changement climatique prend énormément
d’ampleur ; les crises économiques contribuent à l’instabilité de la croissance des
revenus, etc.

Avec la conclusion des OMD à la fin de l’année 2015, les dirigeants du monde ont
appelé à la mise en place d’un programme ambitieux et de long-terme pour améliorer
la vie des populations et protéger la planète pour les générations futures. Les ODD pour
l’après-2015 concilient les trois dimensions du développement durable (économique,
sociale et environnementale) et portent sur une multitude de domaines : mettre fin à la
pauvreté et à la faim, améliorer la santé et l’éducation, bâtir des villes plus durables,
combattre les changements climatiques et protéger les océans et les forêts, etc.
Les 17 ODD doivent finir le travail commencé par les OMD mais semblent beaucoup
plus ambitieux et détaillés que les précédents. Ils s’appliqueront à tous les pays, en
développement et développés pour s’assurer que nul ne soit laissé-pour-compte et que
personne ne soit laissé à la traine. Chaque objectif a des cibles spécifiques à atteindre
pour réaliser 3 accomplissements ambitieux au cours des 15 prochaines années :
 Mettre fin à l’extrême pauvreté
 Lutter contre les inégalités et l’injustice
 Régler le problème du changement climatique

Sources de documentation :
ONU, « Objectifs Millénaire pour le Développement : Rapport 2014 »
https://www.eda.admin.ch/agenda2030/fr/home/agenda-2030/die-17-ziele-fuer-eine-
nachhaltige-entwicklung.html

73
Exercices de compréhension
Exercice 1 : Répondez aux questions.
1. Quel est l’objectif numéro 1 du nouveau programme pour le développement
durable des Nations unies ?
2. Quelles sont les trois priorités des objectifs du développement durable ?
3. Quel est le mandat des Sommets de la Terre ?
4. Quel est le mandat des Sommets du Millénaire ?
5. Sur quel thème général portent les sommets de la Terre ?
6. Le dernier sommet de la Terre s’est déroulé quand et où ?
7. Pourquoi le Sommet de Rio 1992 a retenu l’attention mondiale ?
8. Quel est le plus grand succès du sommet Rio+20 ?
9. Quel est le délai de réalisation des objectifs millénaires du développement ?
10. Pourquoi dit-on que les ODD sont plus ambitieux et plus détaillés que les OMD ?

Exercices d'expression
Exercice 2 : Interprétez l’image.

Source: http://www.forumfr.com/sujet642981-post10-l-actualite-en-dessins.html

• Connaissez-vous le monument symbolique de Rio ?


• Quelle est la différence entre ces deux sommets ?
• Quel est le message que l'on veut nous transmettre ?

Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur les objectifs du développement durable
du monde entier.

74
Cours 12 - Environnement et Développement en
milieu urbain

En route avec les mots croisés


Découvrez les mots concernant les caractéristiques de la ville.

1
2

3
4 5

8
9

10

1. Synonyme du mot "ville"


2. Concentration extrême de population
3. Forte différence de traitement ou d’accès aux biens ou services
4. Abondance de biens, de moyens, de revenus
5. Ensemble des sons perçus comme sans harmonie
6. Encombrement de circulation
7. Menace ou risque considéré comme source potentielle de dommage
8. Magasin de grande surface qui vent les produits en libre-service
9. Quartier précaire de banlieue où s’entassent la population misérable d’une ville
10. Transformation liée à l’industrialisation, au confort et aux techniques

75
Villes durables

Le début du XX siècle se caractérise par le phénomène d’urbanisation et de


métropolisation. Une part importante de la population mondiale vit désormais en ville.
Les villes concentrent les atouts socio-économiques mais aussi des problèmes. La ville
durable est donc l'un des grands enjeux de développement urbain.
I/ Croissance urbaine remarquable

La croissance urbaine désigne l’extension des villes liée le plus souvent à une
augmentation de la population urbaine. Ce phénomène a pris essor vers les années 1950
et a connu une accélération particulière depuis les années 1990 dans les PED.

En 2014, plus de la moitié des habitants de la planète vivent en ville et une vingtaine de
villes dans le monde comptabilisent plus de 10 millions d'habitants (elles n'étaient que
deux en 1950, trois en 1975, et dix en 1990). La ville de Tokyo est la plus peuplée avec
une population estimée à 37 millions d'habitants. Ce sont les plus grandes villes,
les métropoles, qui croissent le plus vite.

Le monde urbain (projection 2014 de l’ONU)

Source : http://www.fdesouche.com/609725-monde-urbain-les-projections-2014-de-lonu

Le taux d'urbanisation des pays développés (plus de 70 %) est très supérieur à celui
des pays pauvres (environ 40 %). Cependant, le taux d'urbanisation
des PED s’élève plus rapidement : sur les 21 villes les plus peuplées du monde, 15 sont
des villes du "Sud".
Avec l'augmentation des citadins, les villes se sont étalées vers leurs périphéries, de plus
en plus loin du centre-ville. Les occidentaux rêvent d'être propriétaires de leur propre
76
pavillon en banlieue avec tout le confort moderne. Les zones pavillonnaires se
multiplient aux portes des villes. Les villes des pays pauvres connaissent la même
évolution de périurbanisation mais on trouve dans leurs banlieues des bidonvilles et
des zones d'habitat précaire alimentées par l'exode rural ou l’immigration.

II/ Les défis du milieu urbain

2.1. Concentration des besoins et des risques

L’extension accélérée de la population urbaine sur un espace réduit engendre des


problèmes profonds. En effet, alors que les villes occupent aujourd’hui 2% de la surface
du globe, elles abritent 54% de la population mondiale, consomment 75% de l’énergie
produite et sont à l’origine de 80% des émissions de CO2. À la fois énergivore et
principale source des gaz polluants, les citadins sont les premiers concernés par les
dangers du réchauffement climatique. Ensuite, les villes devront agir dans deux
domaines principaux : les déchets et l’énergie.

La concentration tellement dense de population et d’activités humaines augmente


également la pression sur les ressources rares, l’occupation des terres marginales et les
besoins additionnels. Les gens en ville sont considérés comme de gros consommateurs
de services et se confrontent souvent à des manques d’emploi, de logement, de transport
ou d’espace verts. Les besoins en ressources et services urbains (aliments, énergie, eau,
santé, …) sont autant plus énormes que les villes se situent normalement à grande
distance des lieux fournisseurs. La fourniture insuffisante des services de base et le
recours aux ressources d’autres territoires deviennent donc les défis à relever pour
assurer l’accessibilité de tous les citoyens et de toutes les générations.

2.2. Intensification des terrains précaires

Comme les zones urbaines accueillent de plus en plus de personnes issues des
populations rurales, les différentes catégories sociales doivent y cohabiter. La fracture
urbaine se creuse entre quartiers riches et quartiers défavorisés et l’exclusion urbaine
tend à s’aggraver. Selon Le Monde.fr (22/01/2015), 40% de la croissance urbaine se fait
dans les bidonvilles, composés d’habitats sommaires, surpeuplés, non reliés aux réseaux
d’eau potable et d’assainissement, entourés de déchets. Les bidonvilles6 rassemblent
environ un tiers de la population des cités dans le monde. En Afrique subsaharienne et
en Asie du Centre et du Sud, ce sont respectivement 62 % et 43 % des urbains qui
habitent dans des quartiers précaires. Ce phénomène de "bidonvilisation" concentre à
lui seul plusieurs risques considérés comme ayant un fort impact pour le développement
durable dans les années à venir : instabilité sociale, épidémies, crise de l’eau, pollution,
adaptation insuffisante aux catastrophes. De ce fait, les priorités des pauvres de la ville

77
ne se limitent pas à la nourriture et aux services de base mais comptent également la
criminalité et l’insécurité sociale.

2.3. Mobilité accrue

Le nombre d’habitants n’est pas le seul facteur pour caractériser le développement


urbain. L'extension spatiale des villes accentue la mobilité des habitants. Les urbains
font des déplacements journaliers longs entre leurs lieux de résidence et leurs lieux de
travail. Ces déplacements souvent à heures fixes provoquent des embouteillages et une
congestion de la circulation. La saturation du trafic routier est particulièrement critique
dans les grandes métropoles des pays pauvres où les infrastructures de communication
sont inadaptées et en mauvais état.

Dans les pays riches, la grande concentration d’automobiles génère des pollutions
néfastes pour la qualité de l'air et pour la santé. Elle cause aussi des nuisances sonores
et augmente la consommation d'énergies fossiles.

III/ Projets de ville durable

Ville durable est une expression qui désigne une ville ou une unité urbaine respectant
les principes du développement durable et de l'urbanisme écologique. Une ville durable
cherche à prendre en compte simultanément les enjeux sociaux, économiques,
environnementaux et culturels de l'urbanisme pour et avec les habitants. Ce sont souvent
des éco-villes, éco-quartiers ou éco-cités s’efforçant de diminuer leur empreinte
écologique en compensant leurs impacts. Ce concept est soutenu par l'ONU et l'Europe
en 2012 lors du sommet Rio+20, dans le cadre d’un accord de partenariat pour des villes
et des régions durables. Construire une ville durable figure parmi les objectifs
planétaires fixés en 2015.
78
Les villes actuelles sont développées selon le schéma suivant : les habitations, les lieux
de travail et les commerces se situent souvent dans des endroits différents, d’où le
recours aux transports pour se rendre d’un lieu à un autre. Du fait de l'extension des
périphéries, des banlieues, les immeubles ont remplacé de nombreux espaces verts. Les
centres villes sont aujourd'hui accessibles plutôt à des populations aisées. Les transports
publics se sont beaucoup améliorés et étendus ces dernières années mais certaines
grandes banlieues ne disposent pas de services fréquents et bien maillés ; les populations
dépendent alors des moyens de transport pour de nombreux déplacements.

La ville durable, bénéfique à tous, doit être affirmée comme objectif incontournable du
développement durable intégré en milieu urbain. Les enjeux varient selon le contexte
géographique, l'histoire et la taille de la ville, mais les thèmes de la gouvernance, du
réchauffement climatique, de l'énergie, des déchets et des transports, des milieux (eau,
air, sol, foncier) ainsi que de la biodiversité (renaturation, trame verte, écologie urbaine)
sont mis en avant.

Le principal principe d’une ville durable est l’inscription au fonctionnement écologique


planétaire. Par conséquent, les plans d’actions visent à faciliter la richesse et la mixité
socio-culturelle tout en favorisant certains de ces choix :

 Une utilisation davantage d’énergies locales renouvelables et de ressources


alternatives en adoptant des technologies avancées.
 Une réduction de mobilité par des services à proximité (commerces, loisirs, parcs
naturels, hôpitaux, écoles, etc.) et par des projets de transports collectifs sûrs et
non polluants ;
 Une amélioration de l’équité sociale en renforçant les infrastructures, les services
à des coûts accessibles à tous, les droits au logement correct et les équipements
collectifs ;
 Une cohésion et solidarité urbaine entre les habitats, les quartiers et les
générations par une gouvernance appropriée;
 Une dynamique de développement économique suivant les modèles de
production et de consommation responsables ;
 Une gestion soutenable des écosystèmes, des ressources et des déchets.
 Une maitrise de croissance démographique et d’extension des bidonvilles.

Sources de documentation :
http://www.fdesouche.com/609725-monde-urbain-les-projections-2014-de-lonu
http://www.academie-en-ligne.fr/ressources/7/hg20/al7hg20tdpa0111-sequence-06.pdf

79
Exercices de compréhension

Exercice 1 : Choisissez l’option correcte.


1. Une métropole compte à partir de :
a. 5 millions d’habitants
b. 10 millions d’habitants
c. 15 millions d’habitants
d. 20 millions d’habitants
2. L'ampleur de la ville s'étend essentiellement :
a. dans les pays du Nord
b. dans les pays du Sud
c. dans les pays de l’Europe
d. dans les pays riches
3. Un bidonville est :
a. un éco-quartier
b. un quartier d'affaires
c. un quartier de luxe
d. un quartier précaire
4. Les bidonvilles concentrent :
a. la moitié de l’Humanité
b. la moitié des citadins
c. un tiers des citadins
d. deux tiers des citadins
5. L'exode rural est :
a. l’arrivée des immigrés étrangers vers les villes
b. l'arrivée des urbains dans les campagnes
c. le départ des ruraux vers les villes
d. le départ des habitants vers l’étranger
6. Quelle est la métropole la plus peuplée du monde ?
a. New-York.
b. Shanghai
c. Tokyo.
d. Bombay.
7. Comment appelle-t-on la ville et ses banlieues ?
a. Une métropole
b. Une cité
c. Une agglomération
d. Un bidonville
8. Comment appelle-t-on l'extension progressive des villes sur les campagnes ?
a. La mondialisation
b. La métropolisation
c. La périurbanisation

80
d. L'agglomération
9. Un quartier d’une ville qui s’inscrit dans le développement durable, se nomme :
a. un quartier durable
b. un éco-quartier
c. un quartier écolo
d. un quartier développé
10. Le taux d’urbanisation mondiale est depuis quelques années supérieur à :
a. 60%
b. 50%
c. 40%
d. 30%
11. C’est dans le PEV ou émergents que la croissance urbaine est plus rapide.
a. Vrai b. Faux
12. Le taux d’urbanisation dans les pays africains est identique à celui des pays
émergents asiatiques.
a. Vrai b. Faux
13. Une ville durable doit réduire sa consommation :
a. d’énergies fossiles
b. d’énergies renouvelables
c. de ressources alternatives
d. de ressources locales

Exercices d'expression
Exercice 2 : Interprétez l’image.

Source : http://www.echosciences-grenoble.fr/articles/des-cartes-postales-
humoristiques-pour-la-recherche-a-irstea

81
• Qu’est-ce qui caractérise le stéréotype d’un
citadin et celui d’un paysan ?
• Pourquoi le citadin est-il stressé ?
• Quel est le message que l'on veut nous transmettre ?

Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur les bidonvilles.


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..........................................................................................................................................
..........................................................................................................................................
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82
Cours 13 - TIC au service du développement
durable

En route avec les mots croisés


Découvrez les mots concernant l’informatique.

1
2 3
4
5

6
7

9 10

1. Forme d’énergie qui fait fonctionner les appareils électroniques


2. Travail à distance
3. Réseau informatique accessible au public
4. Machine électronique permettant le traitement automatisé des données
5. Action d’accéder à Internet
6. Science du traitement de l’information par machine automatique
7. Synonyme de numérique
8. Appareil connecté à l’ordinateur
9. Meilleure technologie disponible pour l’environnement
10. Mode de représentation des informations par l’utilisation des nombres

83
Impact hybride des TIC

I/ TIC : nouvelles pratiques sociales

Source : http://carole-annbelanger.blogspot.com/p/les-tic.html

1.1. Définition des TIC

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) désignent l’ensemble


des techniques et des équipements informatiques permettant de traiter les informations
par voie électronique. L'ordinateur portable, la télévision, le smartphone, la téléphonie,
la tablette interactive, Internet, les logiciels constituent des équipements nécessaires
pour employer ces technologies.

La naissance des TIC est due notamment à la convergence de l'informatique, des


télécommunications, de l’audiovisuel et des multimédias. Cette convergence génère une
multitude de nouvelles possibilités : communiquer, accéder aux sources d'information,
stocker, modifier, produire et diffuser l'information sous toutes les formes : texte,
musique, son, image, vidéo et interface graphique interactive.

84
1.2. Émergence des TIC

L’usage des technologies de l’information et de la communication s’est répandu dans


les entreprises depuis les années 80 puis dans la vie des habitants à partir de 1994. Il a
modifié largement l’organisation du travail et la vie au quotidien en révélant et
accélérant de nouvelles pratiques et de nouvelles relations sociales.

L’évolution des TIC est portée par de nouveaux outils (wiki, réseaux sociaux,
messagerie instantanée, blogs…), de nouveaux modes de vie et de travail (télétravail,
e-commerce, voyage virtuel) et de nouvelles cultures (langage, art, cinéma) témoignant
d’une nouvelle ère de civilisation. Nos vies tournent à ce jour autour des objets
attractifs qui nous permettent un large éventail de services et d’applications liées aux
techniques de manipuler des données numérisées.

II/ Impact des TIC dans le développement général


2.1. Incidences socio-économiques

L’importance des TIC pour le développement économique et social est reconnue depuis
l’essor rapide de ces technologies et de leurs marchés à partir du milieu des années
1990. Les télécommunications et Internet, permettant l’accès à l’information en quantité
importante dans des délais très courts, nous offrent des opportunités grandioses d’édifier
des "sociétés du savoir" innovantes et de vivre dans un monde hyper connecté.

Tout d’abord, les TIC autorisent le passage d'une économie traditionnelle appuyée sur
les ressources à une nouvelle économie fondée sur le savoir, l'information et la
communication. Grâce à ce service "magique", la production et les échanges deviennent
mondialisés. De ce fait, de nouvelles formes de travail, de nouveaux types d’emploi, de
nouveaux modes de consommation, de nouvelles ressources et des innovations
scientifiques et techniques ont vu le jour. La numérisation est aujourd’hui considérée
comme un puissant vecteur de croissance économique et de création d’emploi. En
Europe, les TIC produit environ 6% du PIB, représentent plus de 50% de la croissance
et multiplie par quatre les effectifs du pôle tertiaire en 18 ans.

Sur le plan social, les TIC peuvent avoir un impact direct notable sur la qualité de vie
des gens, surtout des plus démunis. Donnant accès général à des ressources
d’information considérablement accrues, les TIC renforcent la liberté d’expression des
individus et la rencontre des cultures, réduisent les inégalités et l’insécurité sociale,
permettent la prévention des situations d’urgence et des catastrophes, favorisent
l'éducation et stimulent des modes de transports moins polluants grâce à la
vidéoconférence, au télétravail, à l’e-commerce ou à l’enseignement à distance.

85
2.2. Risques des TIC pour l’environnement

Bien que les TIC représentent "une troisième révolution industrielle", elles entrainent
déjà de profonds bouleversements à l’écosphère. L’informatique ne s’est pas
préoccupée jusqu’à présent de l’impact sur l’environnement de l’ensemble de son
activité, de la conception, production, commercialisation à l’utilisation des produits.

En raison du nombre croissant d’internautes (qui devrait doubler à peu près tous les 2
ans), l’utilisation actuelle des TIC engendrent une augmentation directe de la
consommation d’énergie des ménages et des entreprises. Ensuite, la fabrication des TIC
nécessite d’énormes quantités de matières premières, de métaux rares et d’eau pour le
traitement du silicium. Enfin, les TIC avec leur cycle de vie de plus en plus court
conduisent à une concentration gigantesque d'e-déchets et d’émissions de carbone, ce
qui contribue au réchauffement climatique et à la dégradation du sol.

Quelques chiffres en 2012 :

- 5% de l’électricité mondiale est destinée à alimenter le


parc informatique mondial.
- La production d’un PC de 24 kg nécessite par exemple
240 kg de carburants fossiles, 22 kg de produits
chimiques et 1500 litres d’eau, 1.8 tonne de matériaux
bruts.
- De 300 à 400 millions de PC sont produits chaque
année. En 3 ans de durée de vie, chaque PC aura généré
environ 0,5 tonne de CO2, 108 kg de déchets. Les TIC
représentent une empreinte carbone évaluée à 1.7% du
total mondial.

http://www.acidd.com/UPLOAD/article/pages/64_article.php

III/ Éco-TIC

Dans la perspective de protéger la planète, les TIC doivent accompagner le


développement tout en contribuant à limiter ses impacts sur l’environnement. C’est
ainsi que la notion éco-TIC, appelées aussi TIC-vertes, a été publiée 2009 par
l’Académie des sciences française. L’objectif est double : encourager l’innovation en
matière de TIC et répondre aux enjeux du développement durable.
Les éco-TIC conduisent à la conception et l’emploi responsables permettant de réduire
les effets négatifs des activités humaines sur l’environnement. Les TIC sont donc
considérées comme l’allié des autres secteurs économiques, capable de proposer des
solutions respectueuses de l’environnement. Le principe écologique doit être respecté

86
depuis la conception, la production jusqu’à l’utilisation de outils informatiques. Les
auteurs doivent chercher à réduire le volume de déchets en fin de vie, à produire avec
des matières moins dangereuses et recyclables, à diminuer la consommation
énergétique, à limiter les impacts sanitaires liés à l’utilisation des technologies sans fil,
à trouver une solution au respect de la vie privée ou encore à la protection des mineurs
lors de l’utilisation de ces produits.
Les éco-TIC sont efficaces spécialement dans le traitement des déchets et des eaux, dans
le recyclage, dans la prévention des catastrophes, dans l’invention des ressources
alternatives, etc.

Parallèlement aux réflexions sur les technologies moins polluantes, les "éco-TIC" visent
à favoriser leur utilisation au service du développement éco-responsable des entreprises
et du bien-être des internautes.

Sources de documentation :

ARCEP, TIC et développement durable, les cahiers de l’ARCEP, revue trimestrielle N°4
novembre-décembre 2010.

Exercices de compréhension
Exercice 1 : Choisissez l’option correcte.

1. Les TIC sont synonymes des Nouvelles technologies.


a. Vrai
b. Faux
2. Internet marque la troisième révolution industrielle.
a. Vrai
b. Faux
3. Les TIC sont un domaine de forte création d’emplois.
a. Vrai
b. Faux
4. Les TIC contribuent à la croissance économique
a. Vrai
b. Faux
5. Les TIC polluent l’atmosphère.
a. Vrai
b. Faux

87
6. Les TIC contribuent à réduire l’impact environnemental de nos activités.
a. Vrai
b. Faux
7. Les éco-TIC se basent sur le principe de la croissance économique.
a. Vrai
b. Faux
8. Un ordinateur écologique devrait avoir une longue durée de vie.
a. Vrai
b. Faux

Exercices d'expression
Exercice 2 : Commentez l’image.

Source : https://fr.pinterest.com/explore/computer-humor/

• Quelles sont les différences entre ces deux époques ?


• Ces transformations sont-elles positives ?
• Quel est le message que l'on veut transmettre ?

Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur les effets nocifs des TIC sur
l’environnement.
88
Cours 14 - Le Vietnam en faveur du
développement durable

En route avec les mots-croisés


Découvrez les adjectifs pour qualifier le Vietnam.

1
2
3

4
5
6
7
8

10

1. Adjectif qui qualifie sa stratégie de développement dans les temps à venir


2. Adjectif qui qualifie son niveau de scolarisation
3. Adjectif qui qualifie le niveau de ses revenus
4. Adjectif qui qualifie le niveau de vie des habitants
5. Adjectif qui qualifie sa population
6. Adjectif qui qualifie son rythme de dégradation
7. Adjectif qui qualifie son climat
8. Adjectif qui qualifie sa main d’œuvre
9. Adjectif qui qualifie sa croissance économique
10. Adjectif qui qualifie son économie

89
Vers une transformation du modèle de
croissance

I/ Pays sorti de pauvreté


Le Vietnam est souvent cité en exemple en matière de développement à partir des
années 90. Après l'adoption d'un vaste programme de réformes politiques et
économiques (Doi Moi) en 1986, le pays a connu une période de forte croissance. Les
réformes ont permis au Vietnam, qui faisait partie des pays les plus pauvres du monde
avant 1990, de de sortir de la pauvreté à partir de 2010 et de se hisser dès lors au niveau
des pays à revenu intermédiaire. Membre de l’ASEAN depuis 1995 et de l’OMC en
2007, le Vietnam dispose aujourd’hui certainement des atouts pour prétendre à
l’horizon des prochaines décennies à devenir ce qu’on appelle un pays émergent.
1.1. Dimension économique

L’économie vietnamienne a enregistré un essor économique remarquable au tournant


du XXIe siècle. Avec sa formidable croissance de 6% en moyenne pendant plusieurs
années, le PIB du pays ne cesse d’augmenter et l’économie vietnamienne continue de
se situer parmi les plus dynamiques en Asie et dans le monde.

Le pays s’oriente davantage vers l’industrialisation en modifiant considérablement sa


structure économique. Le secteur agricole est en fort déclin, l'industrie devient le
principal moteur de la croissance et les services contribuent massivement à la santé
économique du pays avec des secteurs très porteurs comme le tourisme et les
télécommunications.
Le Vietnam en chiffres
1995 2015 2019
Taux de pauvreté 32%/44% 13% contre 34% 9,8%
Scolarisation primaire 95% 94% 97,3
IDH 0,52 0,638 0.693 (116e)
PIB/hb 300 dollars 2100 dollars 2700 dollars
Croissance 8,8% 6,4% 6,9%
Secteurs 1/2/3 40/25/35 18%/38%/44% 10%/49%/41%
Population / densité 72 millions/221hb 94 300 000 /289hb 98,7 millions
/298hb
Espérance de vie à la 71,8 ans 75,6 ans 75.5
naissance
Population urbaine 22% 33% 36,6%
Emissions de CO2 X 1,97tonnes/hab 2.0 tonnes/hab
e
(91 )

90
1.2. Dimension sociale
Grâce à sa croissance économique, le Vietnam a déjà aujourd’hui atteint d’énormes
succès sociaux. Le pays a déjà réalisé en 2015 cinq des huit objectifs du Millénaire pour
le développement (OMD), que sont la réduction de l’extrême pauvreté et de la faim,
l’amélioration de l’accès des populations à l’eau et à l’assainissement, l’éducation
primaire pour tous ainsi que l’égalité des sexes dans l’éducation …

II/ Défis à venir

2.1. Pauvreté et inégalités sociales

En dépit des avancées économiques et sociales impressionnantes, le niveau de vie des


habitants demeure médiocre. D’autre part, le pays souffre d’une aggravation des
inégalités, nées d’un boom économique qui profite essentiellement aux villes. Les écarts
entre monde rural et monde urbain, provinces riches et pauvres, détenteurs du capital et
salariés se creusent. Les plus grands défis qui se posent sont avant tout d’ordre social et
la lutte contre la pauvreté reste une priorité.

À ce constat s’ajoute le problème démographique. La population vietnamienne est en


effet caractérisée par une forte augmentation des habitants et par une jeunesse
nombreuse (plus de la moitié de la population ont moins de 30 ans). Avec environ un
million de jeunes arrivant chaque année sur le marché du travail, le chômage urbain en
hausse pose à la fois la question de la création d’emplois et de la qualification des
jeunes.
2.2. Risques environnementaux

L'accélération de la croissance démographique, du développement économique et


de l'urbanisation au Vietnam fait peser de nouvelles pressions sur l'environnement,
en particulier du fait des modes d'occupation des sols, de l'exploitation des forêts,
de l'épuisement des ressources et de production de la pollution.

Selon les estimations, le couvert forestier se réduit de moitié en 50 ans à cause des
pratiques de déboisement, de l’abattage illégal et des incendies. L’accès aux
ressources en eau saine demeure très limité dans les provinces montagneuses et
isolées, de même que dans la région du Mékong. La prolifération rapide des
véhicules à moteur aggrave la pollution surtout dans les zones urbaines.
L’utilisation intensive des produits toxiques dans la production constitue une
véritable menace à la santé publique…Enfin, le changement climatique accroit les
calamités naturelles et la vulnérabilité de la population. Les risques
environnementaux deviennent plus que jamais alarmants.

III/ Stratégie du développement durable

91
La stratégie de développement socio-économique 2011-2020 du Vietnam, adoptée en
2010, a affirmé que nous devons nous efforcer pour porter notre pays, en 2020, à la
position de pays fondamentalement industriel de tendance moderne. Ayant le
développement économique comme premier objectif, les autres objectifs figurant dans
ce projet de Stratégie décennale assurent une harmonie entre économie, société,
écologie et défense nationale. La restructuration de l'économie, le changement de
modèle de croissance, l'harmonie entre développement économique et social, ainsi que
la protection de l'environnement sont les principes les plus importants et novateurs de
la conception du développement national.

Pour bien réaliser ces restructurations, il faut tout d’abord changer de modèle de
croissance. La croissance traditionnelle basée sur l'accumulation des investissements,
l'exploitation des ressources naturelles et des ressources humaines non qualifiée doit
être remplacée par une croissance basée sur l'application des progrès scientifiques et
technologiques, la formation des ressources humaines de haute qualité et une gestion
moderne du patrimoine national. Le développement doit se fonder sur l’industrialisation
et la modernisation du pays, sur une économie du savoir avec des technologies avancées
et l’intégration internationale.
La stratégie a précisé ainsi trois percées du développement 2010-2020 : le
perfectionnement des infrastructures, la formation des ressources humaines hautement
qualifiées et la modernisation des institutions de l’économie de marché.

Ensuite, la croissance économique doit être harmonieusement combinée avec le


développement culturel, le progrès et la justice sociale. En perspective de l’urbanisation
inéluctable, le pays aura à promouvoir des villes performantes, pour répondre
durablement aux besoins d’agglomérations où vivront à l’horizon 2020, 46 millions
d’habitants, soit 45% de la population vietnamienne. Compte tenu de sa configuration
géographique, le Vietnam dont les côtes s’étirent sur plus de 2000 km, est
particulièrement vulnérable aux conséquences du changement climatique. L’atténuation
des effets du changement climatique et l’adaptation aux catastrophes naturelles
constituent d’autres défis à relever.
Privilégier le développement durable est donc la volonté du pays. L’amélioration
économique et sociale doit aller de pair avec la protection de l’environnement. L’accent
d’une croissance verte est mis sur la production propre, la consommation durable des
ressources et l’utilisation efficace de l’énergie. Selon la Stratégie, 50% des
établissements industriels du pays doivent mettre en œuvre des technologies vertes d’ici
à 2020, ce qui contribuera à économiser 8% à 13% de la consommation d’énergie et de
matières premières et à minimaliser la pollution. De nouveaux établissements de
production doivent appliquer des technologies vertes et respectueuses de
l’environnement, ou être équipés d'outils favorisant la réduction de la pollution et le
traitement des déchets.

92
Sources de documentation :
http://www.lemoci.com/fiche-pays/vietnam/indicateurs/
http://donnees.banquemondiale.org/pays/viet-nam
http://www.statistiques-mondiales.com/scolarisation.htm
http://www.cairn.info/revue-economie-internationale-2005-4-page-27.html
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/VNM/fr/SP.DYN.LE00.IN.html

Exercice de compréhension

Exercice 1 : Chassez l’intrus concernant le développement du Vietnam.


1. Le modèle traditionnel du développement vietnamien se base sur :
a. l’augmentation du capital
b. l’exploitation des ressources naturelles
c. l’innovation des technologies
d. l’emploi des ressources humaines peu coûteuses
2. L’économie du Vietnam est :
a. en forte transformation structurelle
b. parmi les plus dynamiques du monde
c. en forte croissance
d. fondamentalement industrialisée
3. Le Vietnam a réalisé 5 OMD, à savoir :
a. l’élimination de pauvreté
b. l’alphabétisation
c. l’accès à l’eau
d. l’égalité entre les riches et les pauvres
4. Le PIB par habitant du Vietnam en 2019 :
a. révèle un faible niveau économique
b. révèle un pays encore pauvre
c. atteint 1000 dollards
d. dépasse 2000 dollars
5. Le Vietnam se situe parmi :
a. les pays ateliers à forte croissance
b. les pays aux plus faibles revenus du monde
c. les pays à revenus intermédiaires
d. les pays en développement
6. Les progrès sociaux enregistrés en 2015 s’illustrent par :
a. 6% de croissance du PIB
b. 10% de pauvreté
c. 2.5 % de chômage
d. 3% d’analphabètes
93
7. Les grands défis auxquels fait face le pays sont :
a. la transformation de structure économique
b. la pollution en milieu urbain
c. les nouvelles formes de pauvreté en milieu urbain
d. un boom des jeunes sur le marché du travail
8. La dégradation de l’environnement au Vietnam est liée :
a. au déboisement accru
b. à la raréfaction en biomasse
c. à la réduction des véhicules à moteurs
d. à l’extraction des ressources
9. Le développement durable du pays vise à :
a. une économie industrialisée
b. une promotion des bidonvilles
c. l’application des écotechnologies
d. une société stable et améliorée
10. La Stratégie du développement 2011-2020 privilégie trois axes majeurs, que sont :
a. la qualification des jeunes
b. l’augmentation des investissements
c. la gestion publique d’une économie de marché
d. le perfectionnement des infrastructures

Exercices d'expression
Exercice 2 : Commentez l’image.

Source : http://vnexpress.net/tin-tuc/cuoi/anh/biem-hoa-ve-o-nhiem-moi-
truong-3017693.html (publié le 20/7/2014)

94
• Où se passe la scène ?
• Que voyez-vous sur les panneaux ?
• Quel est le message que l'on veut nous transmettre ?

Exercice 3 : Trouvez les expressions synonymes qui peuvent remplacer des mots
soulignés.
 L’économie vietnamienne a enregistré (1) ________ un essor économique
remarquable au tournant du XXIe siècle.
 Selon les estimations, le couvert forestier se réduit (2) ________ de moitié en
50 ans.
 Grâce à sa croissance économique, le Vietnam a atteint (3) ________ d’énormes
succès sociaux.
 Ensuite, la croissance économique doit être combinée (4) ________ avec le
développement culturel, le progrès et la justice sociale.
 Compte tenu de sa configuration géographique avec 2000 km de côtes, le pays
est particulièrement vulnérable (5) ________ aux conséquences du changement
climatique.
 La stratégie a précisé (6) ________ ainsi trois percées du développement 2010-
2020.
 L’accent d’une croissance verte (7) ________ est mis sur la production propre
(8) ________ , la consommation durable (9) ________ des ressources et
l’utilisation efficace (10) ________ de l’énergie.

Exercice 5 : Rédigez un texte de 150 mots pour exposer le décollage économique du


Vietnam depuis le renouveau du pays.
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Cours 15 - Bilan
I/ Thèmes à réviser
1. La notion de l’environnement avec ses trois caractéristiques essentielles.
2. Les composantes de l’environnement en deux catégories écologique et
humaine.
3. Les différents types d’écosystèmes et leurs composantes.
4. Les différentes types de ressources naturelles et leurs caractéristiques.
5. 5 principaux problèmes environnementaux.
6. Les causes de la dégradation de l’environnement.
7. Les phénomèmes météorologies extrêmes dus au réchauffement climatique.
8. Actions pour protéger la Terre
9. Trois éco-gestes pour économiser de l’eau, trois pour économiser de l’énergie,
trois pour réduire la pollution, trois pour réduire la consommation des
ressources
10. Relation entre développement et environnement
11. Conséquences d'un surpeupelement sur l'environnement
12. Notion de développement durable et ses trois pieds
13. Trois objectifs majeurs de la planète
14. Notion de technologie verte
15. Développement durable du Vietnam et ses trois volets

II/ Perfectionnement de la langue


A. Complétez par le nom des verbes proposés.

1. Protéger l’environnement implique ________ de notre atmosphère. (protéger)


2. Protéger l’environnement implique ________ de la biodiversité. (préserver)
3. Protéger l’environnement implique ________ des ressources. (conserver)
4. Protéger l’environnement, c’est éviter ________ des écosystèmes. (détruire)
5. Protéger l’environnement, c’est éviter ________ des ressources. (gaspiller)
6. Protéger l’environnement, c’est éviter ________ de la pollution. (produire)
7. Protéger l’environnement, c’est éviter ________ des déchets toxiques. (rejeter)
8. Protéger l’environnement, c’est éviter ________ du stock de poissons.
(surexploiter)
9. Protéger l’environnement, c’est encourager ________ des énergies propres.
(utiliser)
10. Protéger l’environnement, c’est encourager ________ des déchets. (trier)

B. Trouvez les expressions synonymes des mots soulignés.


Depuis les années 60 du XXe siècle (1) ________, l’émergence (2) ________ de
nombreux pays en voie de développement (3) ________ contribuent à
l’épuisement (4) ________ de l’environnement et le monde entier a vu engendrer
96
(5) ________ les problèmes écologiques sans précédent (6) ________ :
inondations, pluies acides, tsunamis, tremblement de terre, désertification ont
pris une acuité croissante (7) ________ dans tous les coins du globe (8)
________ Les catastrophes n’ont pas de frontières (9) ________ et certaines
deviennent de grands enjeux planétaires (10) ________ tels que la perte de la
biodiversité, la pollution atmosphérique, la fonte des glaciers, l’effet de serre,
etc. Si le réchauffement climatique concerne en premier chef (11) ________ les
pays industriels, et concernera fortement les pays émergents tels la Chine ou
l'Inde quant à leur cause (12) ________, mais la Terre entière quant à leurs
conséquences. Les pays pauvres sont les plus vulnérables (13) ________ car ils
disposent de moins de moyens pour faire face à (14) ________ leur impact.

III/ Exemple d’épreuve


Exercices 1 : Choisissez l’option correcte.
1. L’Environnement au sens récent signifie :
a. tout ce qui entoure la Terre
b. tout ce qui entoure l’homme
c. tout ce qui entoure les êtres vivants
d. tout ce qui entoure un lieu
2. Les animaux font partie :
a. de la faune
b. de la flore
c. du biotope
d. de la noosphère
3. Chassez l'intrus concernant les facteurs abiotiques d’un écosystème.
a. Eau
b. Flore
c. Air
d. Sol
4. Quelle est la science qui étudie les conditions d'existence de l'être vivant ?
a. L’écologie
b. La géographie
c. L’économie
d. La science de l’environnement
5. Les composantes d’un biotope sont des éléments :
a. biotiques
b. abiotiques
c. chimiques
d. physiques
6, L’écosphère désigne :
a. l’écosystème forestier

97
b. l’écosystème aquatique
c. l’écosystème continental
d. l’écosystème planétaire
7. L’environnement se compose :
a. du patrimoine naturel et du patrimoine culturel
b. de la biosphère et des activités humaines
c. de la nature et des êtres vivants
d. du patrimoine culturel et des êtres vivants
8. Qu'est-ce qu'un écosystème ?
e. Un milieu naturel peuplé d'êtres vivants.
f. Un milieu naturel peuplé d’hommes
g. L’ensemble des êtres vivants
h. L’ensemble des conditions de vie de l’homme.
9, Un écosystème est formé par :
a. le milieu naturel et le biotope
b. la biocénose et les êtres vivants
c. le biotope et la biocénose
d. le milieu naturel, les êtres vivants et les relations entre eux
10. Les températures du globe ont augmenté :
a. d’environ 16 °C depuis un demi-siècle
b. d’environ 6 °C depuis un demi-siècle
c. d’environ 0,6 °C depuis un demi-siècle
d. d’environ 0,06 °C depuis un demi-siècle
11. Quels sont les pays victimes du réchauffement ?
a. Les pays industrialisés
b. Les pays pauvres
c. Les pays en développement
d. Tous les pays du globe
12. Chassez l’intrus concernant un éco-citoyen.
a. Réutiliser
b. Gaspiller
c. Recycler
d. Economiser
13. La composante minérale d’un milieu écologique correspond :
a. à l'ensemble de la faune et de la flore
b. à l'ensemble des manifestations des activités humaines
c. à tout ce qui n’appartient pas aux hommes
d. à tout ce qui n’appartient pas au monde vivant
14. Chassez l’intrus concernant les conséquences du réchauffement.
a. La fonte des glaces
b. L'extension des déserts
c. La disparition d'espèces animales et végétales
d. L’épuisement des ressources minières
98
15. Quel est le facteur le plus important dans le déséquilibre écologique ?
a. Les changements physico-chimiques
b. Les changements biologiques
c. Les changements climatiques
d. Les activités humaines
16. Les ressources biologiques sont en principe :
a. en quantité limitée
b. non renouvelables
c. épuisables
d. inépuisables
17. Le plus grand souci planétaire est :
a. la pollution de l’eau
b. la pollution de l’air
c. la pollution du sol
d. la pollution sonore
18. L’état global de l’environnement se qualifie de :
a. pollution
b. déséquilibre
c. dégradation
d. épuisement
19. Quels sont les deux pays les plus gros pollueurs du monde actuellement (2016) ?
a. La Chine et l’Inde
b. Les Etats-Unis et le Japon
c. Le Brésil et La Russie
d. Les Etats-Unis et la Chine
20. Le réchauffement climatique est l’effet d’une pollution :
a. de l’air
b. de l’eau
c. du sol
d. des organismes vivants

Exercice 2 : Trouvez l’expression qui manque.

1. Aujourd’hui, le souci d’environnement n’est pas purement ________ mais s’inscrit


dans des préoccupations planétaires.
2. Les ressources énergétiques fossiles comportent le charbon, le gaz naturel et le
________
3. Les ressources les plus menacées sont les stocks minières et les ________
fossiles.
4. Les échanges ________ permettent aux pays du monde de remédier à la
répartition inégale des ressources.

99
5. Le terme Environnement ne se limite pas aux éléments ________ et peut inclure
toutes les manifestations des activités humaines.
6. Les causes d’un déséquilibre écologique sont avant tout ________
7. Les ressources naturelles ne sont pas infinies. La faune, la flore et tous les
éléments ________ sont en voie de dégradation.
8. L’environnement ________ l’ensemble des éléments naturels et artificiels qui
constituent le cadre de vie des individus.
9. Les cinq éléments nécessaires à la vie sont appelés les ressources ________
10. Toute ressource naturelle est menacée d’être ________

Exercice 3 : Rédigez un paragraphe d’environ 150 mots sur la dégradation de


l’environnement.
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100
Glossaire
Abiotique (adj.) : Se dit d'un facteur physique ou chimique de l'environnement, qui
n’appartient pas au monde du vivant.
Action 21 (n, f) : Plan visant à rendre le développement durable sur le plan social,
économique et environnemental, adopté lors du Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro,
en 1992, appelé aussi Agenda 21.
Bien commun (n, m) : Ce qui est profitable à long terme pour tous les membres d’une
communauté et pour les générations futures. On parle aussi de ressources communes ou
de patrimoine commun.
Biocénose (n, f) : Ensemble des organismes vivants (animaux et végétaux dont
microorganisme) qui occupent un milieu naturel déterminé et constitue avec lui
l'écosystème. La biocénose correspond à la composante vivante de l'écosystème, par
opposition à la composante abiotique appelée biotope.
Biodiversité (n, f) : Apparue dans le dictionnaire au début des années 1990, la notion
de biodiversité remplace celle de diversité biologique. La biodiversité évoque la variété
des organismes que l'on trouve dans une région donnée. La diminution des populations
animales et végétales, l’extinction ou la raréfaction de certaines espèces et la
simplification des écosystèmes contribuent à la réduction ou la perte de la biodiversité.
Biosphère (n, f) : Mince couche propice à la vie qui entoure la planète, ensemble des
zones de la planète où les êtres vivants sont présents ; la surface des sols jusqu'à une
faible profondeur, l'atmosphère jusqu'à une faible altitude, et l'eau (mais des campagnes
hydrothermales ont montré que la vie est encore possible à des profondeurs extrêmes).
Biotechnologie (n, f) : Toute application technologique qui utilise des systèmes
biologiques, des organismes vivants, ou des dérivés de ceux-ci, pour réaliser ou
modifier des produits ou des procédés à usage spécifique.
Biotique (adj.) : S’adapte à des facteurs écologiques liés aux êtres vivants.
Biotope (n, m) : Espace caractérisé par des facteurs climatiques, géographiques,
physiques, morphologiques et géologiques, ... en équilibre constant ou cyclique et
occupé par des organismes qui vivent en association spécifique (biocénose). C'est la
composante non vivante (abiotique) de l'écosystème.
Bonne gouvernance (n, f) : Gestion des ressources de façon à résoudre les problèmes
collectifs ; elle se caractérise par la participation, la transparence, la responsabilité, la
primauté du droit, l’efficacité et l’équité.
Capital naturel (n, m) : Ensemble des stocks ou réserves naturels qui produisent des
biens et des services de façon continue nécessaire au maintien des espèces, à la

101
production économique et aux autres activités et à fournir les agréments comme les
possibilités récréatives.
Catastrophe écologique (n, f) : Evénement dont les conséquences sont considérables
sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes affectés, provoquant une
dégradation importante, parfois irréversible, des ressources naturelles biologiques. En
règle générale et quelle que soit l'origine exacte des catastrophes écologiques, l'homme
est responsable de la grande majorité de celles-ci.
Catastrophe naturelle (n, f) : Evénement d'origine naturelle (par des causes
météorologiques, sismiques), subi et brutal, qui provoque des bouleversements
importants pouvant engendrer de grands dégâts matériels et humains.
Changements climatiques (n, m) : Modifications imputables du climat qui sont
attribués directement ou indirectement aux activités humaines altérant la composition
de l'atmosphère mondiale et qui viennent s'ajouter à la variabilité naturelle du climat
observée au cours de périodes comparables comme l’augmentation des températures.
Climat (n, m) : Ensemble des phénomènes météorologiques qui caractérisent l'état
moyen de l'atmosphère et son évolution en un lieu donné.
CO2 (n, m) : Formule brute du dioxyde de carbone, gaz incolore, inerte et non toxique,
est le principal gaz à effet de serre à l'état naturel, avec la vapeur d'eau. Sa durée de vie
dans l'atmosphère est d'environ 100 ans. Il est produit lorsque des composés carbonés
sont brûlés et en présence d'oxygène.
Combustibles fossiles (n, f) : Tous les combustibles riches en carbone - essentiellement
des hydrocarbures - issus de la méthanisation d'êtres vivants morts et enfouis dans le
sol depuis plusieurs millions d’années, jusqu’à parfois 650 millions d’années. Il s’agit
du pétrole, du charbon, de la tourbe et du gaz naturel.
Crise écologique (n, f) : En écologie, une crise écologique se produit lorsque le milieu
de vie d'une espèce ou d'une population évolue de façon défavorable à sa survie des
organismes vivants ou des humains.
Crise humanitaire (n, f) : Situation dans laquelle la vie d'un grand nombre de
personnes est menacée, et la mise en œuvre de moyens extraordinaires, dépassant ceux
de l'aide humanitaire classique, est nécessaire pour éviter une catastrophe ou au moins
en limiter les conséquences.
Culture (n, f) : Ensemble des savoirs, savoir-faire, règles, normes, interdits, stratégies,
croyances, idées, valeurs, mythes qui se transmet de génération en génération, se
reproduit en chaque individu, contrôle l'existence de la société et entretient la
complexité psychologique et sociale.
Déboisement (n, m) : Destruction d’un terrain forestier pour l'utilisation à long terme.

102
Déchet (n, m) : Tout résidu d’un processus de production, de transformation ou
d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble
abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon. (Source : SITA France)
Dégradation des terres : Diminution ou disparition, dans les zones arides, semi-arides
et subhumides sèches, de la productivité biologique ou économique et de la complexité
des terres cultivées non irriguées, des terres cultivées irriguées, des parcours, des
pâturages, des forêts ou des surfaces boisées du fait de l'utilisation des terres ou d'un ou
de plusieurs phénomènes, notamment de phénomènes dus à l'activité de l'homme et à
ses modes de peuplement, tels que: (i) l'érosion des sols causée par le vent et/ou l'eau,
(ii) la détérioration des propriétés physiques, chimiques et biologiques ou économiques
des sols, et (iii) la disparition à long terme de la végétation naturelle.
Désertification (n, f) : Transformation de régions arides ou semi-arides autrefois
productives en déserts par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations
climatiques et les activités humaines.
Développement durable (n, m) : Développement qui répond aux besoins du présent
sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Il intègre
trois dimensions : économique (efficacité, rentabilité), sociale (responsabilité sociale)
et environnementale (impact sur l’environnement).
Discipline (n, f) : Branche de connaissances pouvant donner matière à un
enseignement, telles que géographie, biologie, histoire, …
Écologie (n, f) : "Écologie" vient de deux mots grecs oikos et logos. Oikos : maison ou
habitat, logos : la science. L'écologie, terme créé en 1865 par le zoologue Reiter, est
donc une science de l’habitat qui étudie les relations des êtres vivants entre eux et leurs
relations avec leur milieu environnant.
Économie verte (n, f) : L'économie verte regroupe deux types d'activités : des activités
économiques classiques réalisées avec des procédés moins polluants ou moins
consommateurs d'énergie, et les éco-activités, dont la finalité est la protection de
l'environnement ou la gestion des ressources naturelles.
Eco-quartier (n, m) : Quartier urbain à caractéristiques écologiques modernes,
aménagé sur un objectif de maîtrise des ressources nécessaires à la population et aux
activités économiques, d’utilisation de l’énergie locale et de gestion des déchets qu'ils
produisent. Il est prévu également d’une unité culturelle et solidaire où sont impliqués
tous les habitants.
Écosystème (n, m) : Unité fonctionnelle de base en écologie qui associe deux
composantes en constante interaction : un milieu physico-chimique, géologique et
climatique (le biotope) et un ensemble d'êtres vivants caractéristiques (la biocénose).
Effet de serre (n, m) : Phénomène par lequel certains gaz qui absorbent et
emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère. C’est est d'abord un phénomène naturel

103
important pour la survie de la planète. Il permet d'avoir une température moyenne sur
Terre de 15° C contre -18°C si cet effet n'existait pas. Il devient ensuite un problème
entraînent le réchauffement de la planète quand les activités humaines modifient la
composition de l'atmosphère, ce qui augmente l'effet de serre. Les principaux agents de
l'augmentation de l'effet de serre sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4), le
protoxyde d'azote (N2O) et quelques autres encore.... La déforestation et la
consommation de grandes quantités de combustibles fossiles sont les deux principales
sources d'émissions de gaz carbonique."
El Niño (n, m) : Courant de surface chaud qui prend généralement naissance dans
l'océan Pacifique au large de l'Équateur et du Pérou aux alentours de Noël et qui dure
environ trois mois. Tous les trois à sept ans, ce phénomène peut durer jusqu'à un an et
demi dans le contexte d'une oscillation australe. En Amérique du Nord, il engendre des
températures plus élevées le long de la côte du Pacifique et des ouragans plus faibles
au-dessus de l'Atlantique.
Énergie (n, f) : Tout ce qui peut être converti efficacement en chaleur ou en mouvement
en vue de faire fonctionner des machines et des véhicules et de fournir de la chaleur et
de l'électricité.
Energie alternative (n, f) : Sources d’énergies inépuisables comme le vent et le soleil,
ou qui se renouvellent à un rythme relativement rapide comme la biomasse. Parmi les
énergies propres ci-dessus, seule la biomasse rejette une grande quantité de gaz à effet
de serre.
Energie éolienne (n, f) : Energie cinétique du vent, convertie en électricité par les
éoliennes.
Energie renouvelable (n, f) : Energie dont la consommation n'aboutit pas à une
diminution apparente des ressources naturelles, parce qu'elle fait appel à des sources
inépuisables (biomasse, énergie solaire, etc.) à l'échelle des temps humains.
Energie solaire : Rayonnement solaire, exploité pour sa chaleur (production d’eau
chaude) ou pour la production d’électricité.
Énergie renouvelable (n, f) : Energie inépuisable car issue directement de phénomènes
naturels, réguliers ou constants, liés à l’énergie du soleil, de la terre ou de la gravitation.
Les énergies renouvelables sont plus "propres" (moins de pollution, moins de CO2) que
les énergies issues de sources fossiles. Les principales sont le solaire, la géothermie,
l’éolien, la biomasse, les océans, l’hydroélectricité.
Environnement (n, m) : Ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques,
biologiques) et culturelles (sociologiques) susceptibles d’agir sur les organismes
vivants et les activités humaines.
Equilibre écologique (n, m) : Situation qui s’instaure dans un milieu naturel donné
permettant une existence normale des êtres vivants au sein d’un écosystème.

104
Etude du développement (n, f) : Etude centrée sur les dynamiques, pratiques et
politiques de développement des pays dans le monde afin d’apporter des stratégies et
méthodes adéquates au développement.
Etude interdisciplinaire (n, f) : Etude dont les activités, les problèmes et les projets
dépassant les capacités d'une seule discipline et qui impliquent donc des apports et des
interactions de plusieurs disciplines.
Etude scientifique (n, f) : Activité de recherche menée méthodiquement pour faire
progresser la connaissance ou pour parvenir à une connaissance nouvelle.
Faune (n, f) : Ensemble des espèces animales présentes dans un espace géographique
ou un écosystème déterminé (par opposition à la flore).
Flore (n, f) : Ensemble des espèces végétales présentes dans un espace géographique
ou un écosystème déterminé (par opposition à la faune).
Gaz à effet de serre GES (n, m) : Constituants gazeux de l'atmosphère, tant naturels
qu'anthropiques, qui absorbent la chaleur. Les gaz à effet de serre sont naturellement
peu abondants dans l’atmosphère mais du fait de l’activité humaine, la concentration de
ces gaz s’est modifiée. Il s’agit maintenant d’un groupe de gaz suspectés de contribuer
au réchauffement de la planète et au changement climatique. Les principaux gaz sont la
vapeur d'eau, le dioxyde de carbone CO2, le méthane CH4, l'oxyde nitreux NO2 et les
chlorofluorocarbones : les hydrofluorocarbures (HFC), les hydrocarbures perfluorés
(PFC) et l'hexafluorure de soufre SF6. Les six derniers gaz font l'objet de restrictions
dans le cadre du Protocole de Kyoto (ils sont listés dans l'annexe A du Protocole).
Glace (n, f) : Eau gelée. La formation de glace sur les plans d'eau, comme les lacs, les
rivières et les océans, influe profondément sur l'industrie du transport maritime et joue
un rôle important dans notre système climatique.
Habitat (n, m) : Ensemble des conditions d'existence subit ou exigées par un organisme
ou un groupement d'organismes.
Impact environnemental (n, m) : Toute modification de l'environnement, négative ou
bénéfique, résultant totalement ou partiellement des activités, produits ou services d'une
société.
Indicateur de développement humain IDH (n, m) : Indice composite calculé par le
PNUD, dont la valeur s'échelonne entre 0 et 1, qui tient également compte des aspects
sociaux et économiques. L'IDH combine l'espérance de vie, le taux d'alphabétisation et
le nombre moyen d'années d'études ainsi que le niveau de vie mesuré par le PIB réel par
habitant ajusté.
Inondation (n, f) : Débordement d'eau hors de ses limites normales, surtout sur la terre
environnante. Elle peut se produire en raison d'une forte pluie et, au printemps, de la
fonte soudaine de la glace et de la neige.

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Matières premières minérales (n, m) : Ressources extraites du sol et parmi lesquelles
on distingue les métaux et les matériaux de construction ou les matériaux industriels.
Modèle économique (n, m) : Représentation schématisée et chiffrée de l'évolution
économique d'un pays pendant une période donnée à partir de ses caractéristiques
(démographie, circulation de la monnaie et des biens, profit, épargne, investissement,
consommation, etc.) et des relations de cause à effet qui unissent ces variables.
Nature (n, f) : Ensemble de ce qui existe dans le monde physique de façon
indépendante de l’activité humaine.
Objectif (n, m) : Désigne un but à atteindre à court ou moyen terme et conduit à des
résultats tangibles.
Origine anthropique (n, f) : Origine humaine, par opposition à origine naturelle.
Patrimoine Mondial (n, m) : Ensemble de biens culturels et naturels présentant un
intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité, classés chaque année
depuis 1972 par l’UNESCO. À l’issue de la 40e session du Comité, qui s’est tenue à
Istanbul en juin 2016, 1 052 biens répartis dans 165 États y étaient inscrits, dont 55
considérés comme "en péril".
Pâturage (n, m) : Type d’écosystème peuplé d’herbes et d’animaux herbivores.
Pays du Nord (n, m) : Pays développés et industrialisés, ayant un indice de
développement humain supérieur à 0,8 et un fort PIB.
Pays du Sud (n, m) : Pays en développement, par opposition aux pays du Nord. Ils sont
majoritairement pauvres et les conditions de vie des habitants restent encore médiocres.
Perte d'habitat (n, f) : L'habitat est le milieu naturel qu'occupe habituellement un
organisme. Le perte d'habitat causée par l'expansion du développement humain, de la
foresterie, de l'agriculture et d'autres activités constitue la principale cause de la perte
de la biodiversité au Canada et ailleurs dans le monde.
Peuplement (n, m) : Ensemble d'individus d'un certain nombre d'espèces animales et
végétales que l'on trouve sur un fond déterminé.
Phénomène météorologique violent (n, m) : Qui regroupe, entre autres, les vents
violents, la pluie abondante, la grêle, la neige abondante, le blizzard, les orages violents
et les tornades.
Pic pétrolier (n, m) : Sommet de la courbe de production d’un bassin pétrolier ou d’une
zone pétrolifère. C’est le moment où la production cesse d’augmenter et commence à
décliner, conséquence d’un épuisement des ressources. On parle aussi de seuil
d’extraction.
Pluies acides (n, f) : Terme générique utilisé pour les précipitations renfermant une
concentration anormalement élevée d'acide sulfurique et d'acide nitrique. Ces acides se

106
forment dans l'atmosphère lorsque des émissions industrielles de gaz se combinent avec
l'eau. Ils ont une incidence négative sur l'environnement et la santé humaine.
Pollution (n, f) : Introduction d'une substance ayant un effet désagréable ou nuisible à
l’environnement ou à la santé humaine. La pollution revêt plusieurs aspects et peut être
présente dans l'air, la terre, l'eau ou des organismes. Une partie de la pollution provient
de sources naturelles, mais elle est surtout le fait d'activités humaines.
Population (n, f) : Ensemble d'individus d'une même espèce coexistant dans le même
habitat.
Prévention (n, f) : Méthode aidant à empêcher les urgences environnementales de se
produire, si possible. Parmi les mesures de préventions, on trouve l'éducation, la
réglementation et d'autres instruments juridiques régissant le traitement des matières
dangereuses.
Protocole (n, m) : Sous-entente exécutoire découlant d’une convention-cadre ou d’un
traité.
Protocole de Kyoto (n, m) : Ce Protocole à la Convention-cadre sur les changements
climatiques a été adopté à Kyoto le 11 décembre 1997. Il fixe des engagements chiffrés
(en équivalents dioxyde de carbone) pour les pays visés à l'Annexe B du Protocole en
vue de réduire ou de limiter leurs émissions anthropiques de gaz à effet de serre pour
l'horizon 2008-2012. Il énonce aussi les politiques et mesures à mettre en œuvre pour
réaliser ces objectifs, de même que les principes de base des mécanismes de flexibilité.
Rapport Brundtland (n, m) : Rapport intitulé "Notre avenir à tous" publié en 1987,
par la Ministre de l'Environnement de Norvège, puis premier ministre, Madame Gro
Harlem Brundtland lors de la Commission Mondiale sur l'Environnement et le
Développement des Nations Unies. Ce rapport a servi de base à la Conférence de Rio,
il définit le terme du développement durable, qui avait été énoncé auparavant par
l'UICN. Il n'est paru en langue française qu'en 1989.
Reboisement (n, m) : Création d'un peuplement sur un terrain antérieurement boisé.
Recyclage (n, m) : Réintroduction directe d'un déchet dans un cycle de production en
remplacement total ou partiel d'une matière vierge.
Ressource non renouvelable (n, f) : Ressource naturelle dont la quantité est fixe, mais
dont la durée peut être allongée par une utilisation réduite ou plus efficiente, par la
réutilisation ou par le recyclage (minéraux, pétrole, charbon, etc.).
Ressource renouvelable (n, f) : Ressource naturelle dont la vitesse d'exploitation
permet la régénération du stock initial. Cette notion dépend de l'échelle spatio-
temporelle dans laquelle on se place. Toute ressources dépendant d'un stock fini non
reproductible est non renouvelable.

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Ressources biologique (n, f) : Ressources génétiques, organismes ou éléments de ceux-
ci, populations, ou tout autre élément biotique des écosystèmes ayant une utilisation ou
une valeur effective ou potentielle pour l'humanité.
Ressources en eau douce (n, f) : Volume d’eau disponible sur un territoire donné et
résultant du flux interne (précipitations, diminuées de l’évapotranspiration sur un
territoire donné) et de l’apport externe (apport d’eau en provenance des territoires
voisins).
Ressources halieutiques (n, f) : Ressources vivantes (animales et végétales) des
milieux aquatiques notamment marins, exploitées par l'homme (pêche, aquaculture).
Ressources naturelles (n, f) : Ressources existant de façon indépendante des activités
humaines.
Révolution industrielle (n, f) : Une période historique allant du 18e au 20e siècle,
marquée par la modernisation de nombreux pays grâce au développement de l’industrie
et du commerce. La première révolution, entre 1820 jusqu’à 1900, repose sur la
transformation des matières premières par les machines. La deuxième repose sur
l’utilisation de nouvelles sources d’énergie (électricité, gaz, pétrole). La troisième en
fin du 20è siècle est marquée par l’énergie nucléaire, l’électronique et l’informatique.
Le début du 21è siècle ouvre la voie à une nouvelle révolution basée sur Internet
permettant une organisation intelligente de la production.
Risque (n, m) : Combinaison de la probabilité et de la gravité d'une lésion ou d'une
atteinte à la santé pouvant survenir dans une situation dangereuse.
Science (n, f) : Branche de connaissances rassemblées grâce à l'étude raisonnée et la
pratique concrète, qui permettent la compréhension des phénomènes et des domaines
examinés. Elle vise à repérer, décrire et caractériser puis modéliser les mécanismes de
base du monde qui nous entoure, dans ses différentes dimensions physiques, chimiques,
biologiques, médicales, sociales, ...
Science de l’environnement (n, f) : Discipline qui intègre les sciences physiques
(géographie, géologie, climatographie, …) et biologiques (biologie, écologie,
démographie…) afin de mener l’étude sur l’environnement.
Sécheresse (n, f) : Phénomène naturel qui se produit lorsque les précipitations ont été
sensiblement inférieures aux niveaux normalement enregistrés et qui entraîne de graves
déséquilibres hydrologiques préjudiciables aux systèmes de production des ressources
en terres.
Sécurité (n, f) : Etat dans lequel le risque de dommages corporels et matériels est limité
à un niveau acceptable.
Smog (n, m) : Ozone au niveau du sol. Le smog se forme dans la basse atmosphère
terrestre, près du niveau du sol, lorsque des polluants rejetés par des autos, des centrales
électriques, des chaudières industrielles, des raffineries, des usines chimiques et d'autres

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sources réagissent chimiquement en présence de la lumière du soleil. Quatre-vingt-dix
pour cent de tout le smog des zones urbaines est constitué d'ozone au niveau du sol, soit
le même produit chimique que l'on trouve dans la stratosphère. Lorsque les quantités
sont suffisantes, l'ozone au niveau du sol peut causer des problèmes respiratoires chez
les êtres humains et d'autres animaux ainsi qu'endommager les plantes et les matériaux
de construction.
Sommets de la Terre (n, m) : Rencontres décennales entre dirigeants mondiaux
organisées depuis 1972 par l'ONU, avec pour but de définir les moyens de stimuler le
développement durable au niveau mondial.
Stock de poissons (n, m) : Quantité de poissons qui est acquise ou qu'on laisse
s'accroître pour un usage futur.
Substance toxique (n, f) : Substance qui a ou qui risque d'avoir un effet nuisible,
immédiat ou à long terme, sur l'environnement ou la santé chez les animaux et les
humains. Les substances toxiques découlant d'activités industrielles et agricoles
pénètrent souvent dans l'eau.
Tchernobyl (n, m) : La plus grande catastrophe de l'histoire de l'énergie atomique
civile, survenue le 26 avril 1986 dans un parc de centrales électronucléaires édifiées
dans l'ancienne URSS, sur la localité de Tchernobyl, située au nord de l'Ukraine. Une
quantité considérable de radioactivité a alors été libérée dans l'atmosphère, équivalente
en produits de fission volatiles à plusieurs bombes du type de celle qui fut lancée sur la
ville d'Hiroshima. À proximité de la centrale, des centaines d'hectares de forêts de pins
ont été détruits par les importantes doses d'irradiation. Un périmètre d'interdiction de 50
km de rayon a été instauré et demeure toujours en vigueur autour du site sinistré.
Quelque 135.000 personnes ont été évacuées des zones les plus polluées.
Technique (n, f) : Savoir-faire construits empiriquement dans l'action, dans
l'accumulation d'expériences concrètes, par l'apprentissage, en faisant. En cela, la
technique tient du tour de main, de la recette, de la pratique sur un objet ou une opération
particulière.
Technologie (n, f) : Application des connaissances scientifiques à des fins pratiques.
La technologie combine pratiques, techniques et connaissances scientifiques, au service
de finalités économiques explicites. En cela, la technologie a vocation à être gérée alors
même que, par nature, elle relève pour partie de savoir-faire tacites.
Tempête (n, f) : Perturbation atmosphérique sous forme de vents violents accompagnés
de pluie, de neige ou d'autres sortes de précipitations et, souvent, de tonnerres et
d'éclairs.
Traité (n, m) : Entente exécutoire souvent conclue par deux parties.

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Traitement de déchets (n, m) : Valorisation matière pour les matériaux récupérés à
l'issue de l'incinération des déchets pour les recycler ou pour réduire leurs impacts
négatifs.
Tri sélectif (n, m) : Le tri sélectif consiste à trier et à récupérer les déchets selon leur
nature : métaux, papier, verre, organique...pour faciliter leur traitement (recyclage,
compostage, valorisation)
Ville durable (n, f) : La ville durable est une ville harmonieuse ouverte sur le reste du
monde qui insuffle une dynamique économique. Elle est aussi celle qui sait gérer de
façon durable les ressources dont elle a besoin (eau, énergie, mobilité, santé,
éducation…), les déchets et les pollutions qu’elle génère. C’est également une cité qui
associe le citoyen. C’est aussi une ville résiliente qui sait faire face aux risques.

Sources de documentation :
Glossaire pour le développement durable, Agora21, publié par l’Institut de l’énergie et
de l’environnement de la Francophonie 4/2001.
Glossaire Environnement et changement climatique Canada,
(https://ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=7EBE5C5A-1)
Glossaire AM Environnement, (http://www.am-environnement.com/glossaire/)
Glossaire d’écologie, (http://environnement.ecole.free.fr/glossaire_ecologie.htm)
Glossaire des mots de l’environnement, (https://mcr.asso.fr/publications/nouvel-
essor/nouvel-essor-252-septembre-2013/le-glossaire-des-mots-de-l-environnement/)

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Ressources bibliographiques
Gosuin D., "Environnement en milieu urbain", Naturopa No 94/2000. Français.

Tiani François Kéou, 2012, Environnement et Développement Durable : Clés pour une
Compréhension, Hamattan.

Lê Thanh Vân, 2013, Con người và môi trường, NXB Đại học sư phạm Hà nội. (Có tại
nhà sách Đại học sư phạm Hà nội)

Montel-Dumont Olivia (dir.), 2007, Développement et environnement, Cahiers


français, mars-avril, n°337, 103 p, La documentation française.

Nguyễn Đình Hòe, 2007, Môi trường và phát triển bền vững, giáo trình dùng cho sinh
viên các trường Đại học-Cao đẳng, Nhà xuất bản Giáo dục. (Có tại các nhà sách)

Nguyễn Khoa Lân và Lê Thị Nam Thuận, 2010, Giáo trình Môi trường và Con người,
NXB Đại học sư phạm Hà nội. (Có tại nhà sách Đại học sư phạm Hà nội)

Sitographie

Ressources pédagogiques disponibles en texte intégral sur Internet,


http://termecologie.free.fr/Coursenligne.htm

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