Giao Trinh MTPT 2021
Giao Trinh MTPT 2021
COURS DE FRANÇAIS
Hanoï - 2016
1
UNIVERSITÉ NATIONALE DU VIETNAM À HANOÏ
École Supérieure de Langues et d'Études Internationales
Département de français
COURS DE FRANÇAIS
DE L'ENVIRONNEMENT & DU DÉVELOPPEMENT
2
Sommaire
Avant-propos ......................................................................................................... 4
Tableau des objectifs ............................................................................................. 6
Cours 1 - Introduction à la discipline.................................................................... 8
Cours 2 - Notion de l'environnement .................................................................. 14
Cours 3 - Écologie et Écosystèmes ..................................................................... 20
Cours 4 - Ressources naturelles .......................................................................... 27
Cours 5 - Planète en danger ................................................................................ 33
Cours 6 - Réchauffement climatique .................................................................. 40
Cours 7 - Éco-gestes ........................................................................................... 47
Cours 8 – Bilan 1 ................................................................................................ 53
Cours 9 - Notion du développement ................................................................... 57
Cours 10 - Interactions entre Population - Développement - Environnement ... 64
Cours 11 - Conférences et objectifs planétaires.................................................. 70
sur le développement durable ............................................................................. 70
Cours 12 - Environnement et Développement en milieu urbain ........................ 75
Cours 13 - TIC au service du développement durable ....................................... 83
Cours 14 - Le Vietnam en faveur du développement durable ............................ 89
Cours 15 - Bilan .................................................................................................. 96
Glossaire............................................................................................................ 101
Ressources bibliographiques ............................................................................. 111
3
Avant-propos
Au cours de ces dernières décennies, l’observation de l'environnement écologique et les
éléments qui le constituent (air, eau, terre, ...), nous invitent à réfléchir sur son avenir et
surtout sur le capital naturel que nous léguerons aux générations futures : des ressources
naturelles surexploitées, de l’air pollué, des zones rurales envahies par les villes voraces,
des océans et des mers pollués, de la faune et de la flore menacées d’extinction...
Certes, la sensibilisation de l’homme à tous ces problèmes environnementaux et aux
dégâts de ses activités économiques sur son environnement et le passage aux actions
correctives sont nécessaires. Mais les actions préventives à toute éventuelle destruction
de l'environnement écologique sont encore plus importantes et commencent notamment
par l’enseignement de l’environnement et des actions socio-économiques, dites de
développement durable.
Ainsi, l’environnement, puis le développement durable sont des notions très en vogue
et font actuellement partie des expressions de la vie courante, aussi bien dans le discours
des décideurs que dans les conversations quotidiennes. Ces deux notions sont
introduites dans la politiques de la quasi-totalité des pays du monde et ont fini par
devenir une partie intégrante des enseignements et ce, à partir de l’école primaire.
Pour être à la hauteur de la demande du marché du travail, depuis 2012, les programmes
de formations dispensées à l'Ecole Supérieure de Langues et d'Etudes Internationales
de l'Université Nationale du Vietnam à Hanoï ont été élaborés dans le sens du CDIO
(Conceive - Design - Implement - Operate) afin de faire acquérir aux étudiants aussi
bien le savoir que le savoir-faire et le savoir-être. Conçu dans ce cadre, le Cours de
français de l'environnement et du développement est destiné aux étudiants ayant le
niveau 3 du Cadre vietnamien de référence pour les langues étrangères (ou le niveau B1
du CECR) du Département de français de l'Ecole Supérieure de Langues et d'Etudes
Internationales de l'Université Nationale du Vietnam à Hanoï.
Ce cours de FOS vise un triple objectif : inculquer aux étudiants le sens de
responsabilité d'un citoyen planétaire en leur permettant de continuer à renforcer leurs
compétences de pratique de la langue à travers la redécouverte les notions clés de
l'environnement et de développement en français.
Pour ce faire, le cours va :
1. Donner un aperçu sur l’évolution de la notion d’environnement ainsi que le rôle de
l’homme dans la modification de son environnement écologique et expliquer la relation
entre les notions de développement durable et d’environnement. Les étudiants
maîtriseront les notions essentielles de l'environnement, de l'écologie, des écosystèmes,
des ressources naturelles. Ils seront aussi conscients de la crise écologique planétaire,
4
le réchauffement climatique et sauront ce qu'ils pourront faire pour contribuer à réduire
les impacts du développement socio-économique dur l'environnement afin de sauver la
planète terre.
2. Renforcer les compétences de compréhension et d'expression en français des
étudiants en les sensibilisant aux principaux éléments qui constituent l’environnement
écologique et expliquer le fonctionnement des écosystèmes. Ces apports lexicaux et
terminologiques aideront les étudiants non seulement à comprendre les textes
scientifiques sur les mécanismes de régulation économiques les plus appropriés pour
préserver l’environnement mais aussi à s'exprimer sur ces sujets. A travers les différents
types d'activités, les étudiants s'entraîneront à travailler en équipe pour préparer et
présenter des exposés sur différents thèmes de l'environnement et du développement.
3. À travers ces travaux, les étudiants seront sensibilisés aux problèmes de
l'environnement tels que le changement climatique, le réchauffement planétaire, la
responsabilité des êtres humains dans la protection de l'environnement.
Ainsi, à l'issue de ce cours, les étudiants sauront participer à des discussions sur
l'environnement, ils pourront intervenir sur un certain nombre de sujets à propos du
rapport entre l'environnement et le développement.
Chaque cours se composera d'une activité ludique, des mots croisés pour sensibiliser
les étudiants au thème à traiter, viendra ensuite un document déclencheur visant à
fournir des notions thématiques. La compréhension de ce document donnera des pistes
pour la recherche documentaire faite par les étudiants eux-mêmes. Ce travail aboutira à
des exposés qui feront l'objet d'une discussion ou un débat en classe. Parmi les activités
de production, les étudiants s'exerceront également à interpréter les photos, les
statistiques présentées sous forme des tableaux ou des schémas.
Ce cours de français de l'environnement et du développement a été élaboré à des
ressources documentaires disponibles sur Internet et avec l’aide des professeurs du
Département de français de l'Ecole Supérieure de Langues et d'Etudes Internationales
de l'Université Nationale du Vietnam à Hanoï. Nous tenons donc à exprimer les
remerciements les plus chaleureux aux auteurs des sources documentaires et surtout aux
collègues qui ont beaucoup contribué à l'élaboration et à l'expérimentation du présent
cours.
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Tableau des objectifs
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Contenus linguistiques Contenus scientifiques
Cours 11 Sommets et conférences de la Lexiques des progrès
Terre socioéconomiques et
Préoccupations internationales environnementaux
Objectifs du développement Expressions du but
durables
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Cours 1 - Introduction à la discipline
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Étude interdisciplinaire
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II/ Environnement et développement, deux éléments indissociables
C'est pour remédier à cet état de chose qu'il se propose de trouver un équilibre entre
notre mode de vie et les limites supportables de notre planète, de concilier le
développement économique et social avec la protection de l'environnement et la
conservation des ressources naturelles.
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l’écologie ou d’autres disciplines encore comme la démographie, l’économie ou
l’informatique. Selon Udo de Haes (1984), l'étude de l'environnement a été définie
comme "la science interdisciplinaire traitant des relations entre l’homme et son
environnement et des problèmes potentiels et effectifs contenus dans ces relations, et
devant servir de socle à la résolution ou à la prévention de ces problèmes"2.
Sources de documentation :
Exercices de compréhension
Exercice 1 : Répondez par Vrai ou Faux.
2Udo de Haes, H.A., 1984. Environmental Science : Concepts and Boundaries, in Boersema, J.J., et al. (Ed.),
Basisboek Milieukunde (Environmental Science Textbook), Meppel/Amsterdam, Boom, 17-30 (en néerlandais).
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7. Le développement peut améliorer l’état de l’environnement.
8. L’environnement et le développement ont des relations d’interdépendance.
9. L’étude de l’environnement recherche les impacts des milieux sur la vie humaine
10. L’étude interdiciplinaire Environement-Développement vise à concilier la
protection environnementale et la promotion du développement humain.
Exercices d'expression
Exercice 2 : Commentez ce dessin avec vos connaissances sur la relation Homme-
Nature.
Source : http://www.cm-larochelle.fr/fiche_diagnostic_environnement.html
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Exercice 3 : Complétez ces idées par les verbes qui manquent.
..........................................................................................................................................
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Cours 2 - Notion de l'environnement
En route avec les mots-croisés
Découvrez tout ce qui existe dans l’environnement.
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Environnement - notre cadre de vie
I/ Définition de l’environnement
Le terme environnement est utilisé en vieux français au XIVe siècle pour désigner un
contour, une enceinte, les environs d’un lieu. Il prend le sens spatial de nature et est
compris comme l’ensemble des conditions naturelles dans lesquelles les êtres vivants
évoluent. Au cours de son évolution sémantique, le mot environnement devient
polysémique. Ayant le sens de base de ce qui entoure, il peut être synonyme de paysage,
milieu, de voisinage, d'ambiance, ou encore de contexte (en linguistique). Il n’existe pas
une définition unique mais plusieurs conceptions ou représentations en fonction des
cultures ou des domaines d’application d’un individu. Ainsi, un économiste
appréhendera l’environnement par la gestion des ressources naturelles, un citadin verra
une référence aux espaces verts, un cadre à l’ambiance de travail et un sociologue au
climat familial, etc.
L'environnement au sens de cadre de vie humain est le plus récent et s'est développé
depuis les années 70, dans le contexte où la protection environnementale devient un
enjeu planétaire. Le terme environnement est dès lors utilisé pour désigner tout ce qui
nous entoure, c'est-à-dire l'ensemble des conditions physiques, chimiques, biologiques
climatiques, géographiques et culturelles au sein desquelles se déroule la vie humaine.
Avec les enjeux écologiques actuels, le terme environnement ne se limite plus au niveau
local mais tend à prendre une dimension de plus en plus mondiale.
Le mot environnement est à différencier du mot nature qui désigne les éléments
naturels, biotiques et abiotiques considérés seuls, alors que la notion d'environnement
s'intéresse à la nature au regard des activités humaines, et aux interactions entre l'homme
et la nature. Il s’agit donc d’un milieu transformé, aménagé et construit par l’homme.
La notion d'environnement englobe aujourd'hui l'étude des milieux naturels, les impacts
de l'homme sur l'environnement et les actions engagées pour les réduire.
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Les facteurs biotiques du milieu naturel: Ils distinguent la faune qui désigne
l'ensemble des êtres animaux et la flore qui désigne l'ensemble des êtres
végétaux. Ce couvert biologique de la Terre présente une variabilité des
organismes vivants de toute origine terrestre, marine ou aquatique. On parle ainsi
de la biodiversité.
L'environnement est donc un système dynamique et complexe qui comprend deux sous-
systèmes en interrelation : le sous-système écologique constitué par le milieu physique
(sol, eau, air, énergie) avec ses facteurs biotiques (faune et flore) et le sous-système
humain avec l'homme et les facteurs socioculturels et économiques.
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etc. Les hommes, eux aussi font partie de la nature. Ils dépendent de celle-ci mais
également la maitrisent pour se développer. Ainsi, les hommes et la nature ne peuvent
coexister que dans un équilibre écologique.
Depuis son apparition, l’homme tire profil des ressources en oubliant souvent que
l’environnement est un bien commun. Aujourd’hui, la dégradation de l'environnement
peut bloquer les individus de manière multidimensionnelle : pauvreté, inégalité,
insécurité sociale et politique, problèmes de santé, etc. Dans ces conditions, la
préservation de l’environnement et une transformation sans dégradation devient une
priorité internationale. Les ressources communes doivent être gérées de manières
coopératives et impliquent tous les individus pour pouvoir le léguer aux générations
futures. L'idée de bien commun implique donc à la fois la consommation, la gestion et
la protection de l’environnement. Dans cette visée, depuis 1972, UNESO établit une
liste du Patrimoine Mondial où les sites naturels et culturels inscrits sont placés sous la
protection internationale interdisant toute destruction ou modification.
Sources de documentation :
Notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/4331-education-environnement-
Afrique
Exercices de compréhension
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8. L’environnement considéré comme bien commun est à protéger, à être
consommer raisonnablement et à ________ avec les génération futures.
9. L’environnement à protéger n’est pas synonyme de ________
10. L’étude sur l’environnement vise à réduire ________
5. L’environnement se compose :
a. du patrimoine culturel et du patrimoine naturel
b. de la biosphère et des hommes
c. de la nature et des êtres vivants
d. des êtres vivants et des éléments artificiels
Exercices d'expression
Exercice 3 : Commentez l’image avec vos connaissances sur les composantes de
l’environnement.
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Source: http://www.ucciani-dessins.com/mot-clef/energie/
Où se passe la scène ?
Pourquoi les personnages veulent-ils éteindre la télévision ?
À quel type de l’environnement la femme pense-t-elle ? Et
son mari ?
Quel est message du dessin ?
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Cours 3 - Écologie et Écosystèmes
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Équilibre écologique fragile
I/ Notion de l'écologie
Il faut d'abord distinguer la notion de l’écologie de celle de l’environnement. L’écologie
comprend l’étude des relations des êtres vivants entre eux et leur milieu, c'est-à-dire
l'étude des écosystèmes. Par extension, cette science s’applique à la préservation de
toutes les espèces vivantes sur Terre, de ce qu’on appelle la biodiversité et peut
s’étendre à la recherche de la biosphère.
L'écologie s'intéresse aux évolutions temporelles des écosystèmes et des espèces, aux
interactions entre ces espèces et à leurs conditions d’existence. Ainsi, l'étude des
écosystèmes constitue l’un des éléments clés pour comprendre les problèmes
écologiques d’aujourd’hui.
II/ Écosystèmes
2.1. Définition
Un écosystème est un habitat local comprenant les êtres vivants, leur milieu de vie et
l’ensemble des échanges qui s’y produisent.
Les êtres vivants qui se développent dans un milieu bien défini forment une biocénose.
La biocénose se décompose en deux types d’espèces : les espèces animales et les
espèces végétales. Les populations d'une biocénose peuvent vivre en interaction directe
entre elles ou non mais établissent toujours des échanges avec le milieu commun à
toutes.
Il existe donc plusieurs types d'écosystèmes de taille variable. Chaque écosystème a une
faune et une flore différentes, des paramètres physico-chimiques particuliers : un
aquarium est un écosystème, l'océan en est un autre et la flaque d'eau en est aussi un,
21
bien qu'il soit minuscule. On parle d'écosystèmes marins, aquatiques ou terrestres tels
que les écosystèmes forestiers, les écosystèmes côtiers, les agroécosystèmes. La Terre
forme aussi un écosystème géant nommé écosphère.
Source : http://environnement.ecole.free.fr/dossier_pedagogique_environnement_ocean.htm
Par contre, lorsque les conditions abiotiques d'un milieu deviennent trop rares et que les
espèces qui y vivent deviennent vulnérables, l’écosystème n’est plus en équilibre. Un
écosystème, grand ou petit, est fragile et peut rapidement être détruit ou modifié face
aux changements en eau, en énergie solaire ou aux évolutions des populations. Le
moindre déséquilibre peut entraîner la destruction de l’écosystème. À titre d'exemple,
la chasse de grands fauves (comme les lions) peut provoquer une surpopulation des
espèces herbivores (comme les lièvres) qui, en trop grand nombre, vont détruire la
végétation entraînant la désertification. La désertification aura une conséquence sur la
survie des autres espèces dans la savane, parfois l'écosystème s’adapte pour retrouver
un nouvel équilibre, d'autres fois il disparaît.
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À l'échelle planétaire, la Terre constitue un système complexe. L'équilibre de
l'écosphère subit lui aussi des dérèglements et des perturbations importantes. Certains
déséquilibres sont locaux (sol pollué, forêt détruite), d’autres d’ampleur mondiale
(réchauffement climatique).
Maintenant, les humains sont les principaux responsables des ruptures d'équilibre
écologique de toute la planète. À force d’exploiter les ressources de la planète, de créer
de la pollution et d’accélérer la disparition de certaines espèces, nous sommes en train
de modifier et de perturber l’équilibre fragile de la Terre. Les populations humaines
augmentent sans cesse et nous satisfaisons nos besoins aux dépens des autres espèces.
En dévastant les forêts, en asséchant les marais, on dégrade les sites abritant des
quantités d'animaux. En pêchant de trop grosses quantités de poissons, en massacrant
des oiseaux, on risque d'empêcher le renouvellement des espèces et de les faire
définitivement disparaître. En voulant tuer massivement des insectes nuisibles avec des
produits chimiques, on tue aussi les insectes utiles comme les abeilles et les bourdons.
En produisant beaucoup de dioxyde de carbone (CO2), les hommes contribuent au
réchauffement anormal de la planète qui aura de graves conséquences. Au bout de la
chaîne, ce n'est pas seulement la vie végétale et animale qui est en danger, mais celle
des hommes.
Sources de documentation :
https://fr.vikidia.org/wiki/%C3%89quilibre_%C3%A9cologique
georepere.e-monsite.com/medias/files/chap-16-elements-de-biogeographie.pdf
23
Exercices de compréhension
Exercice 1 : Complétez ce passage avec le lexique de l’écologie.
L’écologie est la science de l’habitat au sens large, autrement dit la science des
écosystèmes Elle étudie les interactions ayant lieu entre le milieu de vie, appelé
(1) ________ et les êtres vivants, appelé (2) ________ L’ensemble de ces
composantes forme un (3) ________ Ce dernier entretient à son tour des relations
d’(4) ________ avec d’autres écosystèmes, sous forme d’échanges de matière et
d’(5) ________ L’ensemble des écosystèmes de la Terre forme la (6) ________
Il suffit d’une modification rapide d’un ou plusieurs paramètres d’un écosystème
pour conduire à une rupture dans l’(7) ________ écologique car toutes les
relations sont dans un équilibre dynamique mais (8) ________
1. Quelle est la science qui étudie les conditions d'existence de l'être vivant ?
a. L’écologie
b. La géographie
c. L’économie
d. La science de l’environnement
8. L’écosphère désigne :
a. l’écosystème forestier
b. l’écosystème aquatique
c. l’écosystème continental
d. l’écosystème planétaire
L’(1) ________ désigne l’écosystème planétaire. C’est un ensemble formé par la (2)
________, l’atmosphère, l’hydrosphère et la lithosphère. Ce système est (3)
________ en équilibre mais pas (4) ________ Une moindre modification d’(5)
…………… interne ou externe peut provoquer un (6) ________ écologique et
menacer son (7) ________
Exercices d'expression
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Source : http://popcash.net/world/go/133669/285034
Exercice 5 : Rédigez un texte de 150 mots pour exposer les causes de déséquilibre
d’un écosystème.
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Cours 4 - Ressources naturelles
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Capital naturel à ne pas gaspiller
Par ressources naturelles, on désigne toute substance présente dans la nature et qui fait,
dans la plupart des cas, l'objet d'une utilisation pour satisfaire les besoins des humains
(énergies, alimentation, agrément, etc.) Il s’agit du capital naturel soit à l’état brut, soit
après un minimum de transformation tel le pétrole. Les ressources naturelles sont notre
bien le plus précieux, nécessaire à notre vie et à nos productions économiques. Elles
regroupent, entre autres, l’eau, l’air, le poisson, le pétrole, l’énergie dégagée par le
soleil, …
Les ressources naturelles peuvent être divisées en deux groupes principaux : les
ressources biologiques englobant la faune et la flore constituées par des communautés
vivantes exploitées par l'Homme (forêts, pâturages, pêcheries maritimes, …) et les
ressources minérales de nature physique ou chimique (sol, sable, fer, …). Ces dernières
se subdivisent en trois sous-catégories : 1° les ressources énergétiques composées des
combustibles fossiles (pétrole, charbon, hydrocarbures, gaz naturel, uranium, …) 2° les
matières premières servant principalement à l’industrie ou à la construction (métaux,
pierres, sel, argile, sable, …) 3° les ressources vitales (sol, eau, éclairement, air,
température).
Une ressource renouvelable est une ressource dont la quantité s'accroit ou qui se
renouvelle sur une courte période. Par conséquent, elle peut avoir un rendement pendant
une durée indéfinie. Elles regroupent l'eau, les sols ainsi que les ressources biologiques.
Du point de vue économique, certaines ressources peuvent être exploitées sans
épuisement en principe mais pas en pratique. Si l’exploitation ou la consommation
dépassent leur capacité de se reproduire, les ressources renouvelables deviennent
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épuisables. Par exemple, les forêts anciennes, bien qu'elles se renouvellent avec le
temps, ne seraient pas considérées comme des ressources renouvelables si elles sont
surexploitées ou détruites. Le poisson est un autre exemple de ressources renouvelables
qui pourrait être en déclin à cause des pêches intensives. L’une des ressources vitales
comme l’eau est également estimée future ressource rare. Le sable, la troisième
ressource la plus utilisée (après l’eau et l’air) est en voie de disparition annoncée.
Pour les ressources faisant l'objet d'échange, telles que les combustibles et les métaux
non ferreux, presque tous les pays européens sont importateurs nets de ces ressources ;
les Etats-Unis sont des exportateurs nets des produits forestiers et de minéraux mais
importateurs nets de tous les autres types de ressources naturelles; l'Inde et la Chine
sont seulement exportatrices nettes de poisson mais elles sont importatrices d'autres
ressources. Le commerce international aide à remédier cette disparité qui peut être
toutefois source de tension entre les nations. En Afrique par exemple, des pays riches
en ressources tels que le Congo, l'Angola et le Soudan ont été dévastés par des guerres
civiles.
L'eau, qui ne fait généralement pas l'objet d'échange, est aussi très géographiquement
de quantité variable, dépendant du climat de chaque pays. Neuf pays "géants" de l'eau
se partagent près de 60 % des ressources en eau douce du monde. Il s'agit du Brésil, de
la Fédération de Russie, de l'Indonésie, de la Chine, du Canada, des Etats-Unis, de la
Colombie, du Pérou et de l'Inde. À l'autre extrémité, un certain nombre de pays
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disposent de ressources en eau extrêmement faibles et l’accès à l’eau potable des
habitants demeure difficile.
Les ressources naturelles sont notre bien le plus précieux : elles permettent de satisfaire
nos besoins de base (nourriture, habitation) et elles constituent traditionnellement le
principal moteur du développement de l’économie. Depuis que l’Homme existe, il
utilise les ressources de la nature. Déjà à l’époque des chasseurs-cueilleurs, les Hommes
chassaient les animaux sauvages et cueillaient plantes et fruits pour satisfaire leurs
besoins en nourriture. Comme tous les autres êtres vivants, ils se servent de leur
environnement.
Aujourd’hui, rien n’a changé… sauf que, nous sommes beaucoup plus nombreux et que
nos besoins ont rapidement évolué. Nous avons franchi le cap des 7 milliards
d’habitants en 2012 et on prévoit 9 milliards d’habitants d’ici 2050. Plus nous sommes,
plus la pression que nous mettons sur les réserves de la planète augmente. En plus, le
modèle de développement actuel, basé sur les ressources naturelles, entraine une
exploitation accrue et une utilisation abusive du patrimoine. Selon un rapport de
BFMTV réalisé en 20143, nous sommes en train de consommer plus de ressources que
ce que la Terre peut nous fournir. Selon elle, "D'ici la moitié du siècle, il faudra trois
planètes pour produire les ressources renouvelables dont nous avons besoin, quand
aujourd'hui, il faut déjà une planète et demie", indique le rapport.
Nous devons donc impérativement adopter un nouveau mode de vie fondé sur le partage
équitable des ressources disponibles entre les générations et entre tous les habitants de
la Terre. Cela signifie que ceux qui consomment trop actuellement doivent réduire leur
demande.
Sources de documentation :
3 http://www.bfmtv.com/planete/la-planete-a-deja-epuise-ses-r-829216.html
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Exercices de compréhension
Exercice 1 : Choisissez l’option correcte.
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9. La répartition inégale des ressources entre les pays peut devenir source de
conflits.
a. Vrai
b. Faux
10. Le commerce permet aux pays du monde de remédier au manque de ressources.
a. Vrai
b. Faux
Exercices d'expression
Source: https://fr.news.yahoo.com/photos/energie-fossile-photo-1449597824215.html?nf=1
Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur l’épuisement des ressources naturelles
dans le monde.
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Cours 5 - Planète en danger
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Crise écologique planétaire
I/ Situation globale
En écologie, une crise écologique se produit lorsque le milieu de vie d'une espèce ou
d'une population évolue de façon défavorable à sa survie.
L'économie mondiale connait après la Seconde Guerre mondiale une croissance record,
la production des biens et de services était la principale préoccupation des
gouvernements. Jusqu'aux années 60, les questions d'environnement étaient reléguées
au second plan. C'est le début des années 70 qui a vu la conscience de ces problèmes
face aux grandes catastrophes écologiques occasionnées par des activités économiques
dont Tchernobyl 1986. Le monde assiste alors à l'apparition de nouveaux phénomènes
écologiques qui représentent une menace très sérieuse pour l'équilibre naturel tels que
le réchauffement climatique, le trou de la couche d'ozone ou encore les pluies acides.
2.1. Pollution
34
ou qui perturbent de manière plus ou moins importante le fonctionnement naturel des
écosystèmes. Cette définition inclut donc par exemple les gaz à effet de serre (GES)
comme le CO2, qui certes n’est pas toxique directement et qui ne peut être considéré
comme exogène à l’atmosphère, mais qui cependant affecte le climat.
Longtemps, les ressources naturelles ont semblé inépuisables et l’humanité ne s’est pas
privée de les exploiter. Les ressources naturelles sont soumises à des pressions
concurrentes de plus en plus intenses, découlant dans la plupart des cas de plusieurs
facteurs4:
Ces forces peuvent pousser les individus à dépasser les seuils d’exploitation durable des
mines à tel point qu'on entrevoit l'épuisement au niveau mondial des ressources
naturelles, renouvelables et non renouvelables : érosion du sol, appauvrissement des
ressources énergiques, fin de certains métaux ou minerais annoncée, raréfaction ou
manque des ressources vitales, etc.
4 ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/008/a0032f/a0032f02.pdf
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défavorisée. Etant donné que les différentes espèces vivantes sont interdépendantes et
dépendantes des conditions physiques et chimiques de l'environnement, elles forment
des ensembles en équilibre, des écosystèmes au niveau local et l'écosphère au niveau
planétaire. Mais si un changement brutal survient, de nombreuses espèces peuvent se
trouver soudainement inadaptées, et disparaitre. Chaque espèce disparue peut alors
entraîner la fin d'autres espèces. On peut alors parler de crise écologique.
Ces crises peuvent avoir différentes origines, humaines ou sans rapport avec nous. À
titre d'illustration, une augmentation de la température hivernale moyenne locale pourra
entraîner la disparition d'une espèce nécessitant une vernalisation, une diminution de la
luminosité peut bloquer la photosynthèse et faire disparaitre de nombreux végétaux, la
prolifération d'une espèce invasive peut entraîner la mort d'une ou plusieurs autres
espèces.
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Finalement, les questions environnementales sont étroitement également liées aux
activités humaines et ont un impact réel sur le bien-être des communautés du monde
entier. Les changements intervenus dans les milieux naturels lancent de nouveaux défis
en matière de sécurité alimentaire, de santé, de développement économique et de paix
dans le monde. Ils contribuent ainsi à différentes crises humanitaires, à savoir crise
alimentaire, manque d'eau potable, menace pour la santé, perte pour la culture et pour
la science, crise des réfugiés, conflits internationaux.
Conclusion
L’ampleur des activités humaines ne fait que croître, de sorte que leurs effets
augmentent en équipollent. Les crises environnementales s’accentuent également et les
conséquences sur l’être humain commencent à nous menacer sérieusement. Les sociétés
du Sud, les plus pauvres, donc les plus dépendantes de la nature, sont les plus
vulnérables et sont déjà affectées, mais les sociétés du Nord ne sont nullement à l’abri
et ressentent déjà les effets pervers de nos modes de vie. Des changements sociétaux de
grande ampleur doivent donc être amorcés au plus vite avant que la situation nous
échappe totalement.
Sources de documentation :
www.cartographie.ird.fr/refugies/problemes.html
http://meteosensibilite.com/couverture-du-risque-meteo/changement-climatique-climat-ou-
meteo-quel-impact-sur-la-valeur-dune-entreprise-dirigeants-dentreprises-soyez-prets-550
Exercices de compréhension
Exercice 1 : Terminez les idées.
37
La question environnementale est classée parmi les premiers enjeux du monde
parce qu’elle (2) ________
Le réchauffement climatique est l’effet d’une pollution de (3) ________
Les problèmes environnementaux sont (4) ________ et provoquent également
des crises humaines.
Les causes proviennent des activités humaines mais aussi des phénomènes (5)
________
Le manque des ressources naturelles peuvent pousser les gens à (6) ________
Les manifestations sont multiples: la qualité de l’eau (7) ________, les
ressources (8) ________, les masses biotiques (9) ________, le sol (10)
________, les cycles biochimiques (11) ________
Exercices d'expression
Exercice 2 : Interprétez l’image.
Source : https://fr.pinterest.com/pin/542824561313206582/
38
Où se passe la scène ?
Que se passe -t-il ?
Quel est le message que l'on veut nous transmettre?
Exercice 3 : Trouvez les expressions synonymes qui peuvent remplacer les mots en
gras dans chacun de ces contextes.
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39
Cours 6 - Réchauffement climatique
1
2 3
5
6
7
8
10
40
Graves conséquences du réchauffement
Les causes principales de la montée du niveau de la mer sont la dilatation de l’eau des
océans, la fonte désormais plus rapide des banquises et des glaciers montagnards et le
flux des eaux continentales vers les océans.
Les scientifiques affirment que près de 90% des glaciers de la planète fondent
rapidement. Ce phénomène est visible en Antarctique, en Patagonie, en Arctique, dans
les Andes, les Alpes, et l’Himalaya, en réponse au changement climatique. Plusieurs
études indiquent que la surface des glaces de mer à la fin de l'été a connu une
décroissance très rapide, passant de 8,5 millions de km2 pendant la période 1950-1975
à 5,5 millions de km2 en 2010. Des observations par satellite montrent que ces
banquises perdent de la superficie dans l'océan Arctique. Par ailleurs, un amincissement
41
de ces banquises, en particulier autour du pôle nord, a été observé. En Antarctique, les
photos satellites civiles disponibles (depuis 1979) ne montraient pas de diminution
totale de surface, contrairement à la banquise Arctique. Cependant, on observe de vastes
zones d'amincissement et un certain nombre de phénomènes exceptionnels. Ainsi, 3 500
km2 de la banquise Larsen B se sont fragmentés en mars 2002, les premières crevasses
étant apparues en 1987.
À quelques exceptions près, la plupart des glaciers montagnards étudiés sont en phase
de recul. Le recul des glaciers continentaux est observé de façon quasi généralisée
depuis 3 à 4 décennies, avec une nette augmentation au cours des vingt dernières années.
Le recul des glaciers de montagne, notamment à l'ouest de l'Amérique du Nord, en Asie,
dans les Alpes, en Afrique (dont le Kilimandjaro), et dans des régions tropicales et
subtropicales d'Amérique du Sud, a été utilisé comme preuve qualitative de l'élévation
des températures globales depuis la fin du XIXe siècle par le GIEC dans son rapport de
2001.
La fonte rapide d'une partie de la cryosphère a des effets géophysiques : la fonte de toute
masse importante de glace s'accompagne de déplacements de la gravité et par suite d'une
déformation de la Terre.
Le régime des pluies se dérègle. Des climatologues indiens ont en effet montré dans la
revue Science, que le réchauffement global actuel accentuait la fréquence et l'amplitude
des précipitations au moment de la saison des pluies sur le continent indien depuis
42
cinquante ans. En effet, les moussons indiennes franchissent désormais l’Himalaya,
endommagent les cultures et l’habitat, et accélèrent l’érosion.
La mousson africaine semble, elle aussi, faire l'objet de dérèglements depuis quelques
années, a montré le programme européen de recherches Amma (Analyses
Multidisciplinaires de la Mousson Africaine)5. Depuis deux ans, l'affaiblissement de la
mousson africaine est tel que le lac Tchad ne parvient même plus aux frontières du
Niger et du Nigeria, privant ces pays de leur accès à l'eau.
634 millions de personnes vivent sur les côtes à 10 mètres ou moins du niveau de la
mer. 13 % de la population urbaine mondiale vit sur ces côtes à risques. En Asie, les
3/4 de la population vivent dans ces zones côtières inondables, car les grandes villes se
sont bâties autour des ports de commerce. L'inondation, au-delà de tous les dégâts
humains et matériels qu'elle génèrerait, amènerait également de l'eau salée dans toutes
les sources d'eau, ce qui contamine la ressource en eau potable et pousserait la
population à fuir vers d'autres zones urbaines. D'un point de vue écologique, l'eau salée
modifierait de façon critique les écosystèmes et affecterait les superficies agricoles
productives par la salinisation.
5 http://www.co2solidaire.org/images/stories/pdf/consequences.pdf
43
Finalement, le réchauffement introduira un facteur supplémentaire d'inégalité et de
disparité entre les différentes zones géographiques du globe.
Les populations des pays les plus pauvres du monde sont les plus vulnérables face aux
effets du changement climatique, alors qu'ils sont les moins responsables. Les pays en
développement ne sont en effet pas en mesure de se prémunir contre les impacts du
phénomène et de s'y adapter. Le changement climatique accentue les situations
précaires des populations les plus démunies (sécurité alimentaire, accès aux soins, à
l'eau et à l'énergie, logement...), renforçant encore un peu plus la fracture sociale et
économique entre le Nord et le Sud.
Sources de documentation :
International Institute for the Environment and Development (IIED), Londres. ()
Exercices de compréhension
Exercice 1 : Choisissez l’option correcte.
44
b. à 0,65°C depuis 1956
c. d’environ 0,6 °C depuis un demi-siècle
3. Le terme Réchauffement climatique revoie à toute augmentation de températures
dans l’histoire.
a. Vrai
b. Faux
4. Quelle est la cause directe du réchauffement climatique ?
a. L'augmentation de l'effet de serre
b. Le dérèglement naturel
c. Les pluies acides
5. Quels pays sont les principaux responsables du réchauffement ?
a. Les pays développés
b. Les pays pauvres
c. Les pays en développement
6. Le Vietnam figure parmi les pays les plus menacés par :
a. la baisse des sources d’eau
b. les inondations
c. la désertification
7. Chassez l’intrus concernant les conséquences du réchauffement.
a. La fonte des glaces
b. L'extension des déserts
c. La disparition d'espèces animales et végétales
d. L’épuisement des ressources minières
8. Comment appelle-t-on les émissions de GES dues à l’activité humaine ?
a. Emissions anthropomorphiques
b. Emissions anthropiques
c. Emissions anthropologiques
9. Qu’est-ce-que le GIEC ?
a. Un gaz à effet de serre non naturel
b. Un groupe d’experts intergouvernemental pour étudier les
changements climatiques
c. Une unité de mesure pour évaluer l’impact de l’homme sur le
réchauffement climatique
10. Quels sont les premiers pays victimes du réchauffement ?
a. Les pays industrialisés
b. Les pays pauvres
c. Tous les pays du globe
45
Exercices d'expression
Exercice 2 : Interprétez l’image.
Source : http://actuendessins.fr/?tag=rechauffement-climatique
Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur l’augmentation des températures depuis
un demi-siècle.
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46
Cours 7 - Éco-gestes
1
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6
7
10
1. Accomplir un trajet commun dans un même véhicule afin de réduire les frais et
la pollution
2. Sauvegarder un patrimoine
3. Réduire la consommation ou la dépense
4. Transformer une substance, très souvent nuisible à la vie
5. Utiliser à nouveau ou plusieurs fois
6. Replanter les arbres sur un terrain déboisé
7. Répartir en groupe selon les critères
8. Lutter pour conserver un bien
9. Augmenter la qualité
10. Réutiliser les déchets dans un cycle de production
47
Devenir éco-citoyen !
I/ Planète à protéger
48
Un éco-geste est une action de la vie de tous les jours qui prend en considération le
principe de responsabilité devant l’environnement. Les actions sont multiples et
s’appliquent partout, à la maison, au collège, au travail, en faisant ses courses, en faisant
son jardin, dans ses déplacements, en vacances…. En voici quelques-unes :
Éteindre la lumière en sortant d’une pièce
Facile à retenir, il permet en plus des économies d’énergie.
Économiser l’eau
En prenant une douche plutôt qu’un bain on peut économiser parfois plus de 100 litres
d’eau, et surtout, c’est plus rapide ! Ne pas oublier également de fermer le robinet quand
on se brosse les dents.
Ne pas laisser les appareils électriques en veille
Nous pouvons facilement éteindre la télévision ou notre console de jeux… un appareil
en veille consomme beaucoup d’énergie.
Respecter la planète en prenant soin de la nature
Ne rien jeter par terre, éviter les sacs en plastique, utiliser les chemins balisés en forêts…
c’est simple, il faut juste en prendre l’habitude. La nature est belle, mais fragile : regarde
les animaux sans leur courir après ni essayer de les tuer ! Lors de tes promenades,
n’arrache pas les fleurs ni les champignons, car les plantes ont des racines sous la terre,
qui sont indispensables à leur vie !
À pied ou à vélo
Si ton école n’est pas très loin de chez toi, demande à tes parents si tu peux y aller plutôt
à pied, à vélo ou en rollers : cela évite d’utiliser la voiture, qui pollue, et puis cela fait
faire un peu de sport ! Si ton école est trop loin, prends les transports en commun.
Mieux consommer
Pour les affaires scolaires, nous pouvons customiser des anciens classeurs, et réutiliser
tout ce qui est encore utilisable. De même nous pouvons écrire sur les 2 côtés des
feuilles.
Trier ses déchets
Poubelle jaune, bleue ou verte ? Il suffit d’avoir des poubelles distinctes et cela devienne
automatique. Et quand on n’est pas sûr, on demande !
Les trois R.
Il est important, quand on parle d’éco-gestes de connaître la formule des trois R. Les 3
R constituent une stratégie de gestion des produits en fin de vie et des déchets qui en
découlent, visant à : 1° Réduire la quantité de déchets, 2° Réutiliser des produits ou
49
certaines de leurs parties qui deviendraient autrement des déchets, 3° Recycler les
matières premières.
Réduire
Réutiliser
Nous pouvons donner une deuxième vie à des objets que nous n’utilisons plus :
- Remplacez le papier normal par du papier recyclé.
- Employez le verso de feuilles déjà imprimées sur un côté.
- Offrez votre magazine une fois lu à vos amis.
- Optez pour des piles rechargeables et recyclez-les une fois inutilisables
- Choisissez si possible (et recycler après) des bouteilles en verre : ces bouteilles
peuvent être utilisées jusqu’à 50 fois !
- Remplacez l'aluminium, matériau très énergivore, par des emballages en verre
ou en plastique réutilisables.
- Dès que possible, achetez des recharges ou des produits concentrés plutôt que le
produit entier à nouveau (recharge de cartouches d’encre, de produits
d’entretien…)
- Pensez à acheter en seconde main : vêtements, meubles, appareils
électroniques…
Recycler
Le recyclage est un procédé de traitement des déchets qui se fait à partir du tri sélectif.
Le recyclage permet de réduire les volumes de déchets, et donc leur pollution, et de
préserver les ressources naturelles en réutilisant des matières premières déjà extraites.
Pour recycler, il faut trier les résidus de la production et de la consommation
quotidienne.
50
Source : http://picassofrancophone.blogspot.com/2015/04/eco-gestes.html
Exercices de compréhension
51
Exercices d'expression
Exercice 2 : Interprétez l’image.
Source : http://dessin-humo.blogspot.com/2009/11/environnement.html
Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur les éco-gestes pour économiser de
l’énergie.
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52
Cours 8 – Bilan 1
A/ Connaissances à réviser
Faites une carte mentale sur chacun des thèmes suivants :
1. Les sciences interconnectées à l’étude sur l’environnement et le développement.
2. Les composantes de l’environnement.
3. Les écosystèmes.
4. Les ressources naturelles.
5. Les problèmes de l’environnement.
6. Les causes de la crise écologiques.
7. Les éco-gestes
B/ Exemple d’épreuve
I/ QCM
1. L’état global de l’environnement se qualifie de …
A. Pollution
B. Déséquilibre
C. Dégradation
D. Epuisement
4. Quelle est la science qui étudie les conditions d'existence de l'être vivant ?
A. L’écologie
B. La géographie
C. L’économie
D. La science de l’environnement
6. Un fleuve est un :
53
A. écosystème forestier
B. écosystème aquatique
C. écosystème océanique
D. écosystème planétaire
8. L’environnement se compose :
A. Du patrimoine naturel et du patrimoine culturel
B. De la biosphère et des activités humaines
C. De la nature et des êtres vivants
D. Du patrimoine culturel et des êtres vivants
54
C. Dynamique
D. Adaptif
55
7. Les ressources naturelles ne sont pas infinies. Les ressources renouvelables ou celles
en quantité ________ sont toutes en voie de dégradation.
8. L’environnement est ________ comme l’ensemble des éléments naturels et artificiels
qui constituent le cadre de vie des individus.
9. Les éléments abiotiques de la nature sont appelés les ressources ________
10. Les ressources naturelles sont réparties de façon ________ sur la Terre.
III/ Rédigez un texte d’environ 100 mots pour interpréter cette image :
................................................................................................................................
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................................................................................................................................
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56
Cours 9 - Notion du développement
4 5
6 7
10
57
Développement durable -
Nouveau modèle de gouvernance
I/ Définition du développement
58
au second plan, en particulier le respect des droits humains et la gestion soutenable des
écosystèmes.
La plupart des pays pauvres sont de type agricole et connaissent une forte augmentation
démographique. La pression d’éliminer la pauvreté pousse souvent ces pays à
rechercher à tout prix une croissance rapide de l’économie. Ainsi, nombreux pays ont
choisi de multiplier leur PNB en utilisant intensivement les ressources, en exportant les
produits au dépriment du bien-être de leur population, en ignorant les effets nocifs sur
le cadre de vie humain. La Chine en est un exemple : ce pays est considéré comme une
croissance économique miracle depuis une vingtaine d’années mais aussi comme l’un
des plus gros pollueurs et l’un des plus inégalitaires du monde en termes de répartition
du revenu.
Dans les pays industrialisés où les conditions économiques sont globalement
favorables, le développement repose plutôt sur le bonheur de la vie humaine que sur la
richesse de l’économie. L’objectif du développement est de créer un espace favorisant
l’épanouissement pour que les gens puissent jouir d’une vie longue, saine et créative :
un meilleur accès aux connaissances, une meilleure nutrition et de meilleurs services de
santé, des moyens d’existence plus sûrs, une certaine sécurité contre la criminalité et la
violence physique, du temps libre bien rempli, des libertés politiques et culturelles et un
sentiment de participation aux activités de la communauté. Cependant, force d’une
grande production, certains pays exploitent davantage la nature, consomment davantage
de ressources et émettent de ce fait davantage de déchets dans l’environnement. Les
plus puissances économiques du monde telles que les Etats-Unis, l’Allemagne, le
Canada, la France, le Royaume-Uni sont mentionnées dans le top dix des pollueurs du
monde selon une recherche de l’Université Concordia en 2014.
Les trois piliers du développement durable sont indissociables, mais ils ne peuvent
s’articuler les uns avec les autres que si la démocratie les met en cohérence et leur donne
une efficacité systémique. La viabilité économique est nécessaire pour produire le bien-
être matériel. L’équité sociale est nécessaire pour la qualité de vie de tous. La durabilité
environnementale est nécessaire dans l’intérêt des générations futures.
59
Source : http://www.worldbank.org/depweb/french/beyond/global/fig/fig1-2.html
Les trois piliers du développement durable ne sont donc pas des contraintes qui,
chacune, devrait limiter ses ambitions pour ne pas ébranler les deux autres. Il ne s’agit
pas de brider le développement pour ne pas agresser la nature, ni d’être timide en
matière de justice sociale pour ne pas gêner l’économie, mais d’inventer un mode de
développement où chacune des dimensions constitue un atout pour le système
d’ensemble. Ainsi pensé, le développement durable est un objectif difficile.
Sources de documentation :
Exercices de compréhension
Exercice 1 : Choisissez l’option correcte.
60
b. les pays industrialisés
c. les pays pauvres
d. les pays en développement
3. Chassez l’intrus concernant les trois critères de I'IDH ?
a. L'espérance de vie à la naissance
b. Le taux d'alphabétisation
c. Le taux de fécondité
d. Le PIB réel par habitant
4. Les pays développés ont un IDH supérieur à :
a. 0.5
b. 0.6
c. 0.7
d. 0.8
5. A l’heure actuelle, les pays développés poursuivent globalement le modèle de :
a. développement économique
b. développement social
c. développement humain
d. développement durable
6. Le développement durable a été défini pour la première fois :
a. lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992.
b. lors du premier sommet de la Terre à Stockholm en 1972.
c. dans le rapport Brundtland datant de 1987.
7. Quelle proposition correspond le mieux à la notion de développement durable ?
a. Protéger la nature en privilégiant l'agriculture plutôt que l'industrie
b. Assurer aux pays pauvres un progrès économique lent mais régulier
c. Répondre aux besoins du monde actuel sans épuiser les ressources des
générations futures
d. Assumer les services de bases des générations présentes
8. Le sommet de Rio définit en 1992 les 3 piliers du développement durable. Ces trois
piliers sont :
a. la croissance économique, la richesse et l’écologie
b. le progrès économique, le bien-être social et l'écologie
c. la protection de la biodiversité, l'éducation et la richesse.
9. Quel était le pays le plus gros pollueur du monde en 2015 ?
a. La Chine (devant les USA)
b. Les USA (devant le Japon)
c. Le Brésil (devant les USA)
d. La Russie (devant la Chine)
10. Le développement durable est considéré comme :
a. un modèle des pays industrialisés
b. un modèle des pays pauvres
c. un modèle commun du monde
d. un modèle des pays en développement
61
Exercice 2 : Complétez le résumé du texte.
Exercices d'expression
Exercice 3 : Interprétez l’image.
Source : http://lewebpedagogique.com/lapasserelle/tag/patrick-chappatte/
62
- Quel est le rapport entre l’indicateur d’évolution de la
réalité et celui de l’entreprise ?
- Que voyez-vous dans le corbeille ?
- Quelle est l’attitude du reponsable ?
- Quel est le message qui nous est transmis ?
Exercice 4 : Trouvez les termes contraires adéquats au contexte des mots soulignés.
La plupart des pays pauvres (1) ________ sont de type agricole (2) ________ et
connaissent une expansion (3) ________ démographique, voire un baby-boom
(4) ________ dans certains pays. Ces pays sont classés parmi les pays en
développement (5) ________ et recherchent globalement un développement
économique (6) ________ tout en accélérant la croissance du PIB. Aujourd’hui,
il nous propose de suivre le modèle de développement durable parce que une
croissance non soutenable (7) ________ exige souvent de surexploiter (8)
________ la nature, d’augmenter (9) ________ la consommation et de produire
(10) ________ les déchets.
63
Cours 10 - Interactions entre Population -
Développement - Environnement
1
2 3
5
6
7
8
10
64
Humanité et son habitat
I/ Population et Développement
La population, définie "comme l’ensemble des personnes occupant, à une période
donnée une zone spécifique (ville, pays ou continent)", doit être considérée dans toutes
ses dimensions : sociologique, culturelle, religieuse, politique, géographique et
économique. La place de population dans le développement doit constituer le souci
majeur des chercheurs. On ne peut parler du développement sans la population. D’un
côté, le nombre d’habitants est une ressource humaine intarissable pour la production
économique. Le développement doit être lié à un accroissement démographique positif.
Une population vieillissante entraine une diminution de consommation, un manque de
main d’œuvre ou une charge importante du nombre des personnes âgées. De l’autre, la
qualité et les caractéristiques de la population influent directement sur le rythme du
développement. Les économistes ont longtemps mis l'accent sur l'impact de l'évolution
quantitative de la population active sur la production. Aujourd'hui, ce sont plutôt les
aspects qualitatifs de la main-d'œuvre qui retiennent l'attention.
65
demande intensive de nourriture et une demande supplémentaire en matière
d’éducation, de logement et de santé publique à laquelle les faibles économies ne
peuvent pas répondre. L'insatisfaction de ces demandes contribue à l'apparition de la
pauvreté et de la violence. Ainsi, une augmentation trop rapide du nombre d’habitants
devient un obstacle au développement.
66
sont soumis à une pression sur le développement économique. Pour faire face à la
hausse des besoins d’une humanité jamais gigantesque, les solutions s’orientent souvent
vers une augmentation du PIB à court terme, vers une diminution rapide de la pauvreté
et cela avec de graves conséquences sur l’environnement.
3.2. Société de surconsommation
Dans le monde, les pays développés ne représentent qu’une minorité estimée à 20% des
terriens. Ces pays accumulent la plupart de richesse mondiale et progresse le bien-être
de leurs habitants tout en surveillant à la qualité de l’environnement local. Cependant,
les pays riches sont accusés responsables de la dégradation de la Terre à l’échelle
internationale. Par l’adoption du modèle traditionnel de l’industrialisation, ils ont utilisé
les technologies génératrices de pollution, les méthodes de culture à forte intensité de
produits chimiques, les modes de production et de consommation qui gaspillent
l’énergie et les ressources. Le réchauffement de la planète et l'appauvrissement de la
couche d'ozone ont été jusqu'ici largement causés par les activités économiques des
pays développés.
Les pays de l’OCDE par exemple sont à l’origine de 50% de la consommation totale
d’énergie, 76% des échanges internationaux, notamment de 73% des exportations de
produits chimiques et environ le même pourcentage des importations de produits
forestiers. Ce sont eux qui produisent également 50% de gaz toxiques et consomment
entre 50 et 70% des produits alimentaires de base de la planète (céréales, lait, viande).
4.2 milliards d’individus grandissent dans les pays défavorisés dont 1 milliard vivent en
état de pauvreté absolue. La pauvreté pousse les gens et les nations à s’engager dans de
nombreuses activités insoutenables à l’environnement. Les pays défavorisés ont
tendance à surexploiter les ressources, à adopter une culture associée à un usage intensif
d'engrais, à élargir les terres agricoles aux marges des forêts. Cela entraine l’érosion du
sol, l’épuisement des ressources ou la déforestation.
La pauvreté dans les régions rurales incite à des migrations en masse vers les zones
urbaines déjà surpeuplées où le manque d'eau salubre, de réseaux d'assainissement et
de services de ramassage des ordures ménagères contribuent à l'apparition de maladies,
à la pollution et à la violence. La pauvreté explique également l’importation des déchets
toxiques et la vente des produits agricoles. Tout cela explique les faibles rendements de
la production, le mal-être humain et les menaces sur l’environnement.
67
La pauvreté pousse enfin les ménages à avoir plus d'enfants, pour s'assurer qu'il restera
des soutiens de famille. Cette fécondité engendre des enjeux immenses (habitat,
alimentation, santé, éducation, etc.). Conséquence : les populations vulnérables sont
prisonnières du cycle fatidique Population accrue - Retard économique – Exclusion
sociale - Dégradation environnementale.
Sources de documentation :
Exercices de compréhension
68
Exercices d'expression
Source : http://hitek.fr/actualite/possiblite-vivre-sur-autre-planete_5677
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69
Cours 11 - Conférences et objectifs planétaires
sur le développement durable
1. Augmentation du PIB
2. Unité écologique des éléments en interaction constante
3. Ensemble en matériel servant d’objet des activités humaines
4. Substance liquide incolore nécessaire à la vie
5. Diversité des organismes vivants
6. Propagation rapide d’une maladie contagieuse
7. Soutien réciproque entre les personnes d’une communauté
8. Grande étendue de terrain couverte d’arbres
9. État de manque de ressources suffisantes
10. Troisième planète du système solaire à partir du soleil
70
Gouvernance internationale
I/ Sommets de la Terre
En 1972, le Programme des Nations unies sur l’environnement (PNUE) a été adopté
lors d’une conférence à Stockholm. Depuis, les chefs de gouvernement du monde entier
se réunissent tous les 10 ans pour décider ensemble les grandes orientations à mettre en
place afin d’instaurer le modèle de développement durable au niveau mondial.
Vingt ans après le Sommet de Rio de 1992, la Conférence des Nations unies sur le
développement durable, mieux connue sous le nom de Rio+20, s’est tenue pour la
deuxième fois au Brésil. Même si Rio+20 portait sur les deux thèmes émergents
"l'économie verte" et "le cadre institutionnel du développement durable", le principal
résultat de ce Sommet est plutôt le lancement d'un processus devant conduire à
l’établissement d’Objectifs du Développement Durable (ODD) pour remplacer les
Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Lors du Sommet spécial sur le développement durable à New York en septembre 2015,
les États membres de l'ONU ont adopté un nouveau programme de développement post-
2015, intitulé "Transformer notre monde : le Programme de développement durable à
l’horizon 2030". Ce plan d’action s’articule autour de 17 objectifs de Développement
durable (ODD) à réaliser d’ici 2030.
Ce nouveau programme se base sur les 8 OMD adoptés en 2000. Selon le bilan sur la
réalisation des OMD fin 2015, des progrès considérables ont été enregistrés. La
pauvreté continue de diminuer à travers le monde, les enfants scolarisés en primaire
n’ont jamais été aussi nombreux, les décès d’enfants ont baissé de façon spectaculaire,
l’accès à l’eau potable a été très élargi et les investissements axés sur la lutte contre le
72
paludisme, le sida et la tuberculose ont sauvé des millions de vies. Les OMD font une
vraie différence dans la vie des gens et avec une responsabilisation et un leadership
massifs. Cependant, malgré ces progrès, la pauvreté accable encore trop de personnes ;
les zones de conflits se multiplient ; le changement climatique prend énormément
d’ampleur ; les crises économiques contribuent à l’instabilité de la croissance des
revenus, etc.
Avec la conclusion des OMD à la fin de l’année 2015, les dirigeants du monde ont
appelé à la mise en place d’un programme ambitieux et de long-terme pour améliorer
la vie des populations et protéger la planète pour les générations futures. Les ODD pour
l’après-2015 concilient les trois dimensions du développement durable (économique,
sociale et environnementale) et portent sur une multitude de domaines : mettre fin à la
pauvreté et à la faim, améliorer la santé et l’éducation, bâtir des villes plus durables,
combattre les changements climatiques et protéger les océans et les forêts, etc.
Les 17 ODD doivent finir le travail commencé par les OMD mais semblent beaucoup
plus ambitieux et détaillés que les précédents. Ils s’appliqueront à tous les pays, en
développement et développés pour s’assurer que nul ne soit laissé-pour-compte et que
personne ne soit laissé à la traine. Chaque objectif a des cibles spécifiques à atteindre
pour réaliser 3 accomplissements ambitieux au cours des 15 prochaines années :
Mettre fin à l’extrême pauvreté
Lutter contre les inégalités et l’injustice
Régler le problème du changement climatique
Sources de documentation :
ONU, « Objectifs Millénaire pour le Développement : Rapport 2014 »
https://www.eda.admin.ch/agenda2030/fr/home/agenda-2030/die-17-ziele-fuer-eine-
nachhaltige-entwicklung.html
73
Exercices de compréhension
Exercice 1 : Répondez aux questions.
1. Quel est l’objectif numéro 1 du nouveau programme pour le développement
durable des Nations unies ?
2. Quelles sont les trois priorités des objectifs du développement durable ?
3. Quel est le mandat des Sommets de la Terre ?
4. Quel est le mandat des Sommets du Millénaire ?
5. Sur quel thème général portent les sommets de la Terre ?
6. Le dernier sommet de la Terre s’est déroulé quand et où ?
7. Pourquoi le Sommet de Rio 1992 a retenu l’attention mondiale ?
8. Quel est le plus grand succès du sommet Rio+20 ?
9. Quel est le délai de réalisation des objectifs millénaires du développement ?
10. Pourquoi dit-on que les ODD sont plus ambitieux et plus détaillés que les OMD ?
Exercices d'expression
Exercice 2 : Interprétez l’image.
Source: http://www.forumfr.com/sujet642981-post10-l-actualite-en-dessins.html
Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur les objectifs du développement durable
du monde entier.
74
Cours 12 - Environnement et Développement en
milieu urbain
1
2
3
4 5
8
9
10
75
Villes durables
La croissance urbaine désigne l’extension des villes liée le plus souvent à une
augmentation de la population urbaine. Ce phénomène a pris essor vers les années 1950
et a connu une accélération particulière depuis les années 1990 dans les PED.
En 2014, plus de la moitié des habitants de la planète vivent en ville et une vingtaine de
villes dans le monde comptabilisent plus de 10 millions d'habitants (elles n'étaient que
deux en 1950, trois en 1975, et dix en 1990). La ville de Tokyo est la plus peuplée avec
une population estimée à 37 millions d'habitants. Ce sont les plus grandes villes,
les métropoles, qui croissent le plus vite.
Source : http://www.fdesouche.com/609725-monde-urbain-les-projections-2014-de-lonu
Le taux d'urbanisation des pays développés (plus de 70 %) est très supérieur à celui
des pays pauvres (environ 40 %). Cependant, le taux d'urbanisation
des PED s’élève plus rapidement : sur les 21 villes les plus peuplées du monde, 15 sont
des villes du "Sud".
Avec l'augmentation des citadins, les villes se sont étalées vers leurs périphéries, de plus
en plus loin du centre-ville. Les occidentaux rêvent d'être propriétaires de leur propre
76
pavillon en banlieue avec tout le confort moderne. Les zones pavillonnaires se
multiplient aux portes des villes. Les villes des pays pauvres connaissent la même
évolution de périurbanisation mais on trouve dans leurs banlieues des bidonvilles et
des zones d'habitat précaire alimentées par l'exode rural ou l’immigration.
Comme les zones urbaines accueillent de plus en plus de personnes issues des
populations rurales, les différentes catégories sociales doivent y cohabiter. La fracture
urbaine se creuse entre quartiers riches et quartiers défavorisés et l’exclusion urbaine
tend à s’aggraver. Selon Le Monde.fr (22/01/2015), 40% de la croissance urbaine se fait
dans les bidonvilles, composés d’habitats sommaires, surpeuplés, non reliés aux réseaux
d’eau potable et d’assainissement, entourés de déchets. Les bidonvilles6 rassemblent
environ un tiers de la population des cités dans le monde. En Afrique subsaharienne et
en Asie du Centre et du Sud, ce sont respectivement 62 % et 43 % des urbains qui
habitent dans des quartiers précaires. Ce phénomène de "bidonvilisation" concentre à
lui seul plusieurs risques considérés comme ayant un fort impact pour le développement
durable dans les années à venir : instabilité sociale, épidémies, crise de l’eau, pollution,
adaptation insuffisante aux catastrophes. De ce fait, les priorités des pauvres de la ville
77
ne se limitent pas à la nourriture et aux services de base mais comptent également la
criminalité et l’insécurité sociale.
Dans les pays riches, la grande concentration d’automobiles génère des pollutions
néfastes pour la qualité de l'air et pour la santé. Elle cause aussi des nuisances sonores
et augmente la consommation d'énergies fossiles.
Ville durable est une expression qui désigne une ville ou une unité urbaine respectant
les principes du développement durable et de l'urbanisme écologique. Une ville durable
cherche à prendre en compte simultanément les enjeux sociaux, économiques,
environnementaux et culturels de l'urbanisme pour et avec les habitants. Ce sont souvent
des éco-villes, éco-quartiers ou éco-cités s’efforçant de diminuer leur empreinte
écologique en compensant leurs impacts. Ce concept est soutenu par l'ONU et l'Europe
en 2012 lors du sommet Rio+20, dans le cadre d’un accord de partenariat pour des villes
et des régions durables. Construire une ville durable figure parmi les objectifs
planétaires fixés en 2015.
78
Les villes actuelles sont développées selon le schéma suivant : les habitations, les lieux
de travail et les commerces se situent souvent dans des endroits différents, d’où le
recours aux transports pour se rendre d’un lieu à un autre. Du fait de l'extension des
périphéries, des banlieues, les immeubles ont remplacé de nombreux espaces verts. Les
centres villes sont aujourd'hui accessibles plutôt à des populations aisées. Les transports
publics se sont beaucoup améliorés et étendus ces dernières années mais certaines
grandes banlieues ne disposent pas de services fréquents et bien maillés ; les populations
dépendent alors des moyens de transport pour de nombreux déplacements.
La ville durable, bénéfique à tous, doit être affirmée comme objectif incontournable du
développement durable intégré en milieu urbain. Les enjeux varient selon le contexte
géographique, l'histoire et la taille de la ville, mais les thèmes de la gouvernance, du
réchauffement climatique, de l'énergie, des déchets et des transports, des milieux (eau,
air, sol, foncier) ainsi que de la biodiversité (renaturation, trame verte, écologie urbaine)
sont mis en avant.
Sources de documentation :
http://www.fdesouche.com/609725-monde-urbain-les-projections-2014-de-lonu
http://www.academie-en-ligne.fr/ressources/7/hg20/al7hg20tdpa0111-sequence-06.pdf
79
Exercices de compréhension
80
d. L'agglomération
9. Un quartier d’une ville qui s’inscrit dans le développement durable, se nomme :
a. un quartier durable
b. un éco-quartier
c. un quartier écolo
d. un quartier développé
10. Le taux d’urbanisation mondiale est depuis quelques années supérieur à :
a. 60%
b. 50%
c. 40%
d. 30%
11. C’est dans le PEV ou émergents que la croissance urbaine est plus rapide.
a. Vrai b. Faux
12. Le taux d’urbanisation dans les pays africains est identique à celui des pays
émergents asiatiques.
a. Vrai b. Faux
13. Une ville durable doit réduire sa consommation :
a. d’énergies fossiles
b. d’énergies renouvelables
c. de ressources alternatives
d. de ressources locales
Exercices d'expression
Exercice 2 : Interprétez l’image.
Source : http://www.echosciences-grenoble.fr/articles/des-cartes-postales-
humoristiques-pour-la-recherche-a-irstea
81
• Qu’est-ce qui caractérise le stéréotype d’un
citadin et celui d’un paysan ?
• Pourquoi le citadin est-il stressé ?
• Quel est le message que l'on veut nous transmettre ?
82
Cours 13 - TIC au service du développement
durable
1
2 3
4
5
6
7
9 10
83
Impact hybride des TIC
Source : http://carole-annbelanger.blogspot.com/p/les-tic.html
84
1.2. Émergence des TIC
L’évolution des TIC est portée par de nouveaux outils (wiki, réseaux sociaux,
messagerie instantanée, blogs…), de nouveaux modes de vie et de travail (télétravail,
e-commerce, voyage virtuel) et de nouvelles cultures (langage, art, cinéma) témoignant
d’une nouvelle ère de civilisation. Nos vies tournent à ce jour autour des objets
attractifs qui nous permettent un large éventail de services et d’applications liées aux
techniques de manipuler des données numérisées.
L’importance des TIC pour le développement économique et social est reconnue depuis
l’essor rapide de ces technologies et de leurs marchés à partir du milieu des années
1990. Les télécommunications et Internet, permettant l’accès à l’information en quantité
importante dans des délais très courts, nous offrent des opportunités grandioses d’édifier
des "sociétés du savoir" innovantes et de vivre dans un monde hyper connecté.
Tout d’abord, les TIC autorisent le passage d'une économie traditionnelle appuyée sur
les ressources à une nouvelle économie fondée sur le savoir, l'information et la
communication. Grâce à ce service "magique", la production et les échanges deviennent
mondialisés. De ce fait, de nouvelles formes de travail, de nouveaux types d’emploi, de
nouveaux modes de consommation, de nouvelles ressources et des innovations
scientifiques et techniques ont vu le jour. La numérisation est aujourd’hui considérée
comme un puissant vecteur de croissance économique et de création d’emploi. En
Europe, les TIC produit environ 6% du PIB, représentent plus de 50% de la croissance
et multiplie par quatre les effectifs du pôle tertiaire en 18 ans.
Sur le plan social, les TIC peuvent avoir un impact direct notable sur la qualité de vie
des gens, surtout des plus démunis. Donnant accès général à des ressources
d’information considérablement accrues, les TIC renforcent la liberté d’expression des
individus et la rencontre des cultures, réduisent les inégalités et l’insécurité sociale,
permettent la prévention des situations d’urgence et des catastrophes, favorisent
l'éducation et stimulent des modes de transports moins polluants grâce à la
vidéoconférence, au télétravail, à l’e-commerce ou à l’enseignement à distance.
85
2.2. Risques des TIC pour l’environnement
Bien que les TIC représentent "une troisième révolution industrielle", elles entrainent
déjà de profonds bouleversements à l’écosphère. L’informatique ne s’est pas
préoccupée jusqu’à présent de l’impact sur l’environnement de l’ensemble de son
activité, de la conception, production, commercialisation à l’utilisation des produits.
En raison du nombre croissant d’internautes (qui devrait doubler à peu près tous les 2
ans), l’utilisation actuelle des TIC engendrent une augmentation directe de la
consommation d’énergie des ménages et des entreprises. Ensuite, la fabrication des TIC
nécessite d’énormes quantités de matières premières, de métaux rares et d’eau pour le
traitement du silicium. Enfin, les TIC avec leur cycle de vie de plus en plus court
conduisent à une concentration gigantesque d'e-déchets et d’émissions de carbone, ce
qui contribue au réchauffement climatique et à la dégradation du sol.
http://www.acidd.com/UPLOAD/article/pages/64_article.php
III/ Éco-TIC
86
depuis la conception, la production jusqu’à l’utilisation de outils informatiques. Les
auteurs doivent chercher à réduire le volume de déchets en fin de vie, à produire avec
des matières moins dangereuses et recyclables, à diminuer la consommation
énergétique, à limiter les impacts sanitaires liés à l’utilisation des technologies sans fil,
à trouver une solution au respect de la vie privée ou encore à la protection des mineurs
lors de l’utilisation de ces produits.
Les éco-TIC sont efficaces spécialement dans le traitement des déchets et des eaux, dans
le recyclage, dans la prévention des catastrophes, dans l’invention des ressources
alternatives, etc.
Parallèlement aux réflexions sur les technologies moins polluantes, les "éco-TIC" visent
à favoriser leur utilisation au service du développement éco-responsable des entreprises
et du bien-être des internautes.
Sources de documentation :
ARCEP, TIC et développement durable, les cahiers de l’ARCEP, revue trimestrielle N°4
novembre-décembre 2010.
Exercices de compréhension
Exercice 1 : Choisissez l’option correcte.
87
6. Les TIC contribuent à réduire l’impact environnemental de nos activités.
a. Vrai
b. Faux
7. Les éco-TIC se basent sur le principe de la croissance économique.
a. Vrai
b. Faux
8. Un ordinateur écologique devrait avoir une longue durée de vie.
a. Vrai
b. Faux
Exercices d'expression
Exercice 2 : Commentez l’image.
Source : https://fr.pinterest.com/explore/computer-humor/
Exercice 3 : Rédigez un texte de 150 mots sur les effets nocifs des TIC sur
l’environnement.
88
Cours 14 - Le Vietnam en faveur du
développement durable
1
2
3
4
5
6
7
8
10
89
Vers une transformation du modèle de
croissance
90
1.2. Dimension sociale
Grâce à sa croissance économique, le Vietnam a déjà aujourd’hui atteint d’énormes
succès sociaux. Le pays a déjà réalisé en 2015 cinq des huit objectifs du Millénaire pour
le développement (OMD), que sont la réduction de l’extrême pauvreté et de la faim,
l’amélioration de l’accès des populations à l’eau et à l’assainissement, l’éducation
primaire pour tous ainsi que l’égalité des sexes dans l’éducation …
Selon les estimations, le couvert forestier se réduit de moitié en 50 ans à cause des
pratiques de déboisement, de l’abattage illégal et des incendies. L’accès aux
ressources en eau saine demeure très limité dans les provinces montagneuses et
isolées, de même que dans la région du Mékong. La prolifération rapide des
véhicules à moteur aggrave la pollution surtout dans les zones urbaines.
L’utilisation intensive des produits toxiques dans la production constitue une
véritable menace à la santé publique…Enfin, le changement climatique accroit les
calamités naturelles et la vulnérabilité de la population. Les risques
environnementaux deviennent plus que jamais alarmants.
91
La stratégie de développement socio-économique 2011-2020 du Vietnam, adoptée en
2010, a affirmé que nous devons nous efforcer pour porter notre pays, en 2020, à la
position de pays fondamentalement industriel de tendance moderne. Ayant le
développement économique comme premier objectif, les autres objectifs figurant dans
ce projet de Stratégie décennale assurent une harmonie entre économie, société,
écologie et défense nationale. La restructuration de l'économie, le changement de
modèle de croissance, l'harmonie entre développement économique et social, ainsi que
la protection de l'environnement sont les principes les plus importants et novateurs de
la conception du développement national.
Pour bien réaliser ces restructurations, il faut tout d’abord changer de modèle de
croissance. La croissance traditionnelle basée sur l'accumulation des investissements,
l'exploitation des ressources naturelles et des ressources humaines non qualifiée doit
être remplacée par une croissance basée sur l'application des progrès scientifiques et
technologiques, la formation des ressources humaines de haute qualité et une gestion
moderne du patrimoine national. Le développement doit se fonder sur l’industrialisation
et la modernisation du pays, sur une économie du savoir avec des technologies avancées
et l’intégration internationale.
La stratégie a précisé ainsi trois percées du développement 2010-2020 : le
perfectionnement des infrastructures, la formation des ressources humaines hautement
qualifiées et la modernisation des institutions de l’économie de marché.
92
Sources de documentation :
http://www.lemoci.com/fiche-pays/vietnam/indicateurs/
http://donnees.banquemondiale.org/pays/viet-nam
http://www.statistiques-mondiales.com/scolarisation.htm
http://www.cairn.info/revue-economie-internationale-2005-4-page-27.html
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/VNM/fr/SP.DYN.LE00.IN.html
Exercice de compréhension
Exercices d'expression
Exercice 2 : Commentez l’image.
Source : http://vnexpress.net/tin-tuc/cuoi/anh/biem-hoa-ve-o-nhiem-moi-
truong-3017693.html (publié le 20/7/2014)
94
• Où se passe la scène ?
• Que voyez-vous sur les panneaux ?
• Quel est le message que l'on veut nous transmettre ?
Exercice 3 : Trouvez les expressions synonymes qui peuvent remplacer des mots
soulignés.
L’économie vietnamienne a enregistré (1) ________ un essor économique
remarquable au tournant du XXIe siècle.
Selon les estimations, le couvert forestier se réduit (2) ________ de moitié en
50 ans.
Grâce à sa croissance économique, le Vietnam a atteint (3) ________ d’énormes
succès sociaux.
Ensuite, la croissance économique doit être combinée (4) ________ avec le
développement culturel, le progrès et la justice sociale.
Compte tenu de sa configuration géographique avec 2000 km de côtes, le pays
est particulièrement vulnérable (5) ________ aux conséquences du changement
climatique.
La stratégie a précisé (6) ________ ainsi trois percées du développement 2010-
2020.
L’accent d’une croissance verte (7) ________ est mis sur la production propre
(8) ________ , la consommation durable (9) ________ des ressources et
l’utilisation efficace (10) ________ de l’énergie.
95
Cours 15 - Bilan
I/ Thèmes à réviser
1. La notion de l’environnement avec ses trois caractéristiques essentielles.
2. Les composantes de l’environnement en deux catégories écologique et
humaine.
3. Les différents types d’écosystèmes et leurs composantes.
4. Les différentes types de ressources naturelles et leurs caractéristiques.
5. 5 principaux problèmes environnementaux.
6. Les causes de la dégradation de l’environnement.
7. Les phénomèmes météorologies extrêmes dus au réchauffement climatique.
8. Actions pour protéger la Terre
9. Trois éco-gestes pour économiser de l’eau, trois pour économiser de l’énergie,
trois pour réduire la pollution, trois pour réduire la consommation des
ressources
10. Relation entre développement et environnement
11. Conséquences d'un surpeupelement sur l'environnement
12. Notion de développement durable et ses trois pieds
13. Trois objectifs majeurs de la planète
14. Notion de technologie verte
15. Développement durable du Vietnam et ses trois volets
97
b. l’écosystème aquatique
c. l’écosystème continental
d. l’écosystème planétaire
7. L’environnement se compose :
a. du patrimoine naturel et du patrimoine culturel
b. de la biosphère et des activités humaines
c. de la nature et des êtres vivants
d. du patrimoine culturel et des êtres vivants
8. Qu'est-ce qu'un écosystème ?
e. Un milieu naturel peuplé d'êtres vivants.
f. Un milieu naturel peuplé d’hommes
g. L’ensemble des êtres vivants
h. L’ensemble des conditions de vie de l’homme.
9, Un écosystème est formé par :
a. le milieu naturel et le biotope
b. la biocénose et les êtres vivants
c. le biotope et la biocénose
d. le milieu naturel, les êtres vivants et les relations entre eux
10. Les températures du globe ont augmenté :
a. d’environ 16 °C depuis un demi-siècle
b. d’environ 6 °C depuis un demi-siècle
c. d’environ 0,6 °C depuis un demi-siècle
d. d’environ 0,06 °C depuis un demi-siècle
11. Quels sont les pays victimes du réchauffement ?
a. Les pays industrialisés
b. Les pays pauvres
c. Les pays en développement
d. Tous les pays du globe
12. Chassez l’intrus concernant un éco-citoyen.
a. Réutiliser
b. Gaspiller
c. Recycler
d. Economiser
13. La composante minérale d’un milieu écologique correspond :
a. à l'ensemble de la faune et de la flore
b. à l'ensemble des manifestations des activités humaines
c. à tout ce qui n’appartient pas aux hommes
d. à tout ce qui n’appartient pas au monde vivant
14. Chassez l’intrus concernant les conséquences du réchauffement.
a. La fonte des glaces
b. L'extension des déserts
c. La disparition d'espèces animales et végétales
d. L’épuisement des ressources minières
98
15. Quel est le facteur le plus important dans le déséquilibre écologique ?
a. Les changements physico-chimiques
b. Les changements biologiques
c. Les changements climatiques
d. Les activités humaines
16. Les ressources biologiques sont en principe :
a. en quantité limitée
b. non renouvelables
c. épuisables
d. inépuisables
17. Le plus grand souci planétaire est :
a. la pollution de l’eau
b. la pollution de l’air
c. la pollution du sol
d. la pollution sonore
18. L’état global de l’environnement se qualifie de :
a. pollution
b. déséquilibre
c. dégradation
d. épuisement
19. Quels sont les deux pays les plus gros pollueurs du monde actuellement (2016) ?
a. La Chine et l’Inde
b. Les Etats-Unis et le Japon
c. Le Brésil et La Russie
d. Les Etats-Unis et la Chine
20. Le réchauffement climatique est l’effet d’une pollution :
a. de l’air
b. de l’eau
c. du sol
d. des organismes vivants
99
5. Le terme Environnement ne se limite pas aux éléments ________ et peut inclure
toutes les manifestations des activités humaines.
6. Les causes d’un déséquilibre écologique sont avant tout ________
7. Les ressources naturelles ne sont pas infinies. La faune, la flore et tous les
éléments ________ sont en voie de dégradation.
8. L’environnement ________ l’ensemble des éléments naturels et artificiels qui
constituent le cadre de vie des individus.
9. Les cinq éléments nécessaires à la vie sont appelés les ressources ________
10. Toute ressource naturelle est menacée d’être ________
100
Glossaire
Abiotique (adj.) : Se dit d'un facteur physique ou chimique de l'environnement, qui
n’appartient pas au monde du vivant.
Action 21 (n, f) : Plan visant à rendre le développement durable sur le plan social,
économique et environnemental, adopté lors du Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro,
en 1992, appelé aussi Agenda 21.
Bien commun (n, m) : Ce qui est profitable à long terme pour tous les membres d’une
communauté et pour les générations futures. On parle aussi de ressources communes ou
de patrimoine commun.
Biocénose (n, f) : Ensemble des organismes vivants (animaux et végétaux dont
microorganisme) qui occupent un milieu naturel déterminé et constitue avec lui
l'écosystème. La biocénose correspond à la composante vivante de l'écosystème, par
opposition à la composante abiotique appelée biotope.
Biodiversité (n, f) : Apparue dans le dictionnaire au début des années 1990, la notion
de biodiversité remplace celle de diversité biologique. La biodiversité évoque la variété
des organismes que l'on trouve dans une région donnée. La diminution des populations
animales et végétales, l’extinction ou la raréfaction de certaines espèces et la
simplification des écosystèmes contribuent à la réduction ou la perte de la biodiversité.
Biosphère (n, f) : Mince couche propice à la vie qui entoure la planète, ensemble des
zones de la planète où les êtres vivants sont présents ; la surface des sols jusqu'à une
faible profondeur, l'atmosphère jusqu'à une faible altitude, et l'eau (mais des campagnes
hydrothermales ont montré que la vie est encore possible à des profondeurs extrêmes).
Biotechnologie (n, f) : Toute application technologique qui utilise des systèmes
biologiques, des organismes vivants, ou des dérivés de ceux-ci, pour réaliser ou
modifier des produits ou des procédés à usage spécifique.
Biotique (adj.) : S’adapte à des facteurs écologiques liés aux êtres vivants.
Biotope (n, m) : Espace caractérisé par des facteurs climatiques, géographiques,
physiques, morphologiques et géologiques, ... en équilibre constant ou cyclique et
occupé par des organismes qui vivent en association spécifique (biocénose). C'est la
composante non vivante (abiotique) de l'écosystème.
Bonne gouvernance (n, f) : Gestion des ressources de façon à résoudre les problèmes
collectifs ; elle se caractérise par la participation, la transparence, la responsabilité, la
primauté du droit, l’efficacité et l’équité.
Capital naturel (n, m) : Ensemble des stocks ou réserves naturels qui produisent des
biens et des services de façon continue nécessaire au maintien des espèces, à la
101
production économique et aux autres activités et à fournir les agréments comme les
possibilités récréatives.
Catastrophe écologique (n, f) : Evénement dont les conséquences sont considérables
sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes affectés, provoquant une
dégradation importante, parfois irréversible, des ressources naturelles biologiques. En
règle générale et quelle que soit l'origine exacte des catastrophes écologiques, l'homme
est responsable de la grande majorité de celles-ci.
Catastrophe naturelle (n, f) : Evénement d'origine naturelle (par des causes
météorologiques, sismiques), subi et brutal, qui provoque des bouleversements
importants pouvant engendrer de grands dégâts matériels et humains.
Changements climatiques (n, m) : Modifications imputables du climat qui sont
attribués directement ou indirectement aux activités humaines altérant la composition
de l'atmosphère mondiale et qui viennent s'ajouter à la variabilité naturelle du climat
observée au cours de périodes comparables comme l’augmentation des températures.
Climat (n, m) : Ensemble des phénomènes météorologiques qui caractérisent l'état
moyen de l'atmosphère et son évolution en un lieu donné.
CO2 (n, m) : Formule brute du dioxyde de carbone, gaz incolore, inerte et non toxique,
est le principal gaz à effet de serre à l'état naturel, avec la vapeur d'eau. Sa durée de vie
dans l'atmosphère est d'environ 100 ans. Il est produit lorsque des composés carbonés
sont brûlés et en présence d'oxygène.
Combustibles fossiles (n, f) : Tous les combustibles riches en carbone - essentiellement
des hydrocarbures - issus de la méthanisation d'êtres vivants morts et enfouis dans le
sol depuis plusieurs millions d’années, jusqu’à parfois 650 millions d’années. Il s’agit
du pétrole, du charbon, de la tourbe et du gaz naturel.
Crise écologique (n, f) : En écologie, une crise écologique se produit lorsque le milieu
de vie d'une espèce ou d'une population évolue de façon défavorable à sa survie des
organismes vivants ou des humains.
Crise humanitaire (n, f) : Situation dans laquelle la vie d'un grand nombre de
personnes est menacée, et la mise en œuvre de moyens extraordinaires, dépassant ceux
de l'aide humanitaire classique, est nécessaire pour éviter une catastrophe ou au moins
en limiter les conséquences.
Culture (n, f) : Ensemble des savoirs, savoir-faire, règles, normes, interdits, stratégies,
croyances, idées, valeurs, mythes qui se transmet de génération en génération, se
reproduit en chaque individu, contrôle l'existence de la société et entretient la
complexité psychologique et sociale.
Déboisement (n, m) : Destruction d’un terrain forestier pour l'utilisation à long terme.
102
Déchet (n, m) : Tout résidu d’un processus de production, de transformation ou
d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble
abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon. (Source : SITA France)
Dégradation des terres : Diminution ou disparition, dans les zones arides, semi-arides
et subhumides sèches, de la productivité biologique ou économique et de la complexité
des terres cultivées non irriguées, des terres cultivées irriguées, des parcours, des
pâturages, des forêts ou des surfaces boisées du fait de l'utilisation des terres ou d'un ou
de plusieurs phénomènes, notamment de phénomènes dus à l'activité de l'homme et à
ses modes de peuplement, tels que: (i) l'érosion des sols causée par le vent et/ou l'eau,
(ii) la détérioration des propriétés physiques, chimiques et biologiques ou économiques
des sols, et (iii) la disparition à long terme de la végétation naturelle.
Désertification (n, f) : Transformation de régions arides ou semi-arides autrefois
productives en déserts par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations
climatiques et les activités humaines.
Développement durable (n, m) : Développement qui répond aux besoins du présent
sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Il intègre
trois dimensions : économique (efficacité, rentabilité), sociale (responsabilité sociale)
et environnementale (impact sur l’environnement).
Discipline (n, f) : Branche de connaissances pouvant donner matière à un
enseignement, telles que géographie, biologie, histoire, …
Écologie (n, f) : "Écologie" vient de deux mots grecs oikos et logos. Oikos : maison ou
habitat, logos : la science. L'écologie, terme créé en 1865 par le zoologue Reiter, est
donc une science de l’habitat qui étudie les relations des êtres vivants entre eux et leurs
relations avec leur milieu environnant.
Économie verte (n, f) : L'économie verte regroupe deux types d'activités : des activités
économiques classiques réalisées avec des procédés moins polluants ou moins
consommateurs d'énergie, et les éco-activités, dont la finalité est la protection de
l'environnement ou la gestion des ressources naturelles.
Eco-quartier (n, m) : Quartier urbain à caractéristiques écologiques modernes,
aménagé sur un objectif de maîtrise des ressources nécessaires à la population et aux
activités économiques, d’utilisation de l’énergie locale et de gestion des déchets qu'ils
produisent. Il est prévu également d’une unité culturelle et solidaire où sont impliqués
tous les habitants.
Écosystème (n, m) : Unité fonctionnelle de base en écologie qui associe deux
composantes en constante interaction : un milieu physico-chimique, géologique et
climatique (le biotope) et un ensemble d'êtres vivants caractéristiques (la biocénose).
Effet de serre (n, m) : Phénomène par lequel certains gaz qui absorbent et
emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère. C’est est d'abord un phénomène naturel
103
important pour la survie de la planète. Il permet d'avoir une température moyenne sur
Terre de 15° C contre -18°C si cet effet n'existait pas. Il devient ensuite un problème
entraînent le réchauffement de la planète quand les activités humaines modifient la
composition de l'atmosphère, ce qui augmente l'effet de serre. Les principaux agents de
l'augmentation de l'effet de serre sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4), le
protoxyde d'azote (N2O) et quelques autres encore.... La déforestation et la
consommation de grandes quantités de combustibles fossiles sont les deux principales
sources d'émissions de gaz carbonique."
El Niño (n, m) : Courant de surface chaud qui prend généralement naissance dans
l'océan Pacifique au large de l'Équateur et du Pérou aux alentours de Noël et qui dure
environ trois mois. Tous les trois à sept ans, ce phénomène peut durer jusqu'à un an et
demi dans le contexte d'une oscillation australe. En Amérique du Nord, il engendre des
températures plus élevées le long de la côte du Pacifique et des ouragans plus faibles
au-dessus de l'Atlantique.
Énergie (n, f) : Tout ce qui peut être converti efficacement en chaleur ou en mouvement
en vue de faire fonctionner des machines et des véhicules et de fournir de la chaleur et
de l'électricité.
Energie alternative (n, f) : Sources d’énergies inépuisables comme le vent et le soleil,
ou qui se renouvellent à un rythme relativement rapide comme la biomasse. Parmi les
énergies propres ci-dessus, seule la biomasse rejette une grande quantité de gaz à effet
de serre.
Energie éolienne (n, f) : Energie cinétique du vent, convertie en électricité par les
éoliennes.
Energie renouvelable (n, f) : Energie dont la consommation n'aboutit pas à une
diminution apparente des ressources naturelles, parce qu'elle fait appel à des sources
inépuisables (biomasse, énergie solaire, etc.) à l'échelle des temps humains.
Energie solaire : Rayonnement solaire, exploité pour sa chaleur (production d’eau
chaude) ou pour la production d’électricité.
Énergie renouvelable (n, f) : Energie inépuisable car issue directement de phénomènes
naturels, réguliers ou constants, liés à l’énergie du soleil, de la terre ou de la gravitation.
Les énergies renouvelables sont plus "propres" (moins de pollution, moins de CO2) que
les énergies issues de sources fossiles. Les principales sont le solaire, la géothermie,
l’éolien, la biomasse, les océans, l’hydroélectricité.
Environnement (n, m) : Ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques,
biologiques) et culturelles (sociologiques) susceptibles d’agir sur les organismes
vivants et les activités humaines.
Equilibre écologique (n, m) : Situation qui s’instaure dans un milieu naturel donné
permettant une existence normale des êtres vivants au sein d’un écosystème.
104
Etude du développement (n, f) : Etude centrée sur les dynamiques, pratiques et
politiques de développement des pays dans le monde afin d’apporter des stratégies et
méthodes adéquates au développement.
Etude interdisciplinaire (n, f) : Etude dont les activités, les problèmes et les projets
dépassant les capacités d'une seule discipline et qui impliquent donc des apports et des
interactions de plusieurs disciplines.
Etude scientifique (n, f) : Activité de recherche menée méthodiquement pour faire
progresser la connaissance ou pour parvenir à une connaissance nouvelle.
Faune (n, f) : Ensemble des espèces animales présentes dans un espace géographique
ou un écosystème déterminé (par opposition à la flore).
Flore (n, f) : Ensemble des espèces végétales présentes dans un espace géographique
ou un écosystème déterminé (par opposition à la faune).
Gaz à effet de serre GES (n, m) : Constituants gazeux de l'atmosphère, tant naturels
qu'anthropiques, qui absorbent la chaleur. Les gaz à effet de serre sont naturellement
peu abondants dans l’atmosphère mais du fait de l’activité humaine, la concentration de
ces gaz s’est modifiée. Il s’agit maintenant d’un groupe de gaz suspectés de contribuer
au réchauffement de la planète et au changement climatique. Les principaux gaz sont la
vapeur d'eau, le dioxyde de carbone CO2, le méthane CH4, l'oxyde nitreux NO2 et les
chlorofluorocarbones : les hydrofluorocarbures (HFC), les hydrocarbures perfluorés
(PFC) et l'hexafluorure de soufre SF6. Les six derniers gaz font l'objet de restrictions
dans le cadre du Protocole de Kyoto (ils sont listés dans l'annexe A du Protocole).
Glace (n, f) : Eau gelée. La formation de glace sur les plans d'eau, comme les lacs, les
rivières et les océans, influe profondément sur l'industrie du transport maritime et joue
un rôle important dans notre système climatique.
Habitat (n, m) : Ensemble des conditions d'existence subit ou exigées par un organisme
ou un groupement d'organismes.
Impact environnemental (n, m) : Toute modification de l'environnement, négative ou
bénéfique, résultant totalement ou partiellement des activités, produits ou services d'une
société.
Indicateur de développement humain IDH (n, m) : Indice composite calculé par le
PNUD, dont la valeur s'échelonne entre 0 et 1, qui tient également compte des aspects
sociaux et économiques. L'IDH combine l'espérance de vie, le taux d'alphabétisation et
le nombre moyen d'années d'études ainsi que le niveau de vie mesuré par le PIB réel par
habitant ajusté.
Inondation (n, f) : Débordement d'eau hors de ses limites normales, surtout sur la terre
environnante. Elle peut se produire en raison d'une forte pluie et, au printemps, de la
fonte soudaine de la glace et de la neige.
105
Matières premières minérales (n, m) : Ressources extraites du sol et parmi lesquelles
on distingue les métaux et les matériaux de construction ou les matériaux industriels.
Modèle économique (n, m) : Représentation schématisée et chiffrée de l'évolution
économique d'un pays pendant une période donnée à partir de ses caractéristiques
(démographie, circulation de la monnaie et des biens, profit, épargne, investissement,
consommation, etc.) et des relations de cause à effet qui unissent ces variables.
Nature (n, f) : Ensemble de ce qui existe dans le monde physique de façon
indépendante de l’activité humaine.
Objectif (n, m) : Désigne un but à atteindre à court ou moyen terme et conduit à des
résultats tangibles.
Origine anthropique (n, f) : Origine humaine, par opposition à origine naturelle.
Patrimoine Mondial (n, m) : Ensemble de biens culturels et naturels présentant un
intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité, classés chaque année
depuis 1972 par l’UNESCO. À l’issue de la 40e session du Comité, qui s’est tenue à
Istanbul en juin 2016, 1 052 biens répartis dans 165 États y étaient inscrits, dont 55
considérés comme "en péril".
Pâturage (n, m) : Type d’écosystème peuplé d’herbes et d’animaux herbivores.
Pays du Nord (n, m) : Pays développés et industrialisés, ayant un indice de
développement humain supérieur à 0,8 et un fort PIB.
Pays du Sud (n, m) : Pays en développement, par opposition aux pays du Nord. Ils sont
majoritairement pauvres et les conditions de vie des habitants restent encore médiocres.
Perte d'habitat (n, f) : L'habitat est le milieu naturel qu'occupe habituellement un
organisme. Le perte d'habitat causée par l'expansion du développement humain, de la
foresterie, de l'agriculture et d'autres activités constitue la principale cause de la perte
de la biodiversité au Canada et ailleurs dans le monde.
Peuplement (n, m) : Ensemble d'individus d'un certain nombre d'espèces animales et
végétales que l'on trouve sur un fond déterminé.
Phénomène météorologique violent (n, m) : Qui regroupe, entre autres, les vents
violents, la pluie abondante, la grêle, la neige abondante, le blizzard, les orages violents
et les tornades.
Pic pétrolier (n, m) : Sommet de la courbe de production d’un bassin pétrolier ou d’une
zone pétrolifère. C’est le moment où la production cesse d’augmenter et commence à
décliner, conséquence d’un épuisement des ressources. On parle aussi de seuil
d’extraction.
Pluies acides (n, f) : Terme générique utilisé pour les précipitations renfermant une
concentration anormalement élevée d'acide sulfurique et d'acide nitrique. Ces acides se
106
forment dans l'atmosphère lorsque des émissions industrielles de gaz se combinent avec
l'eau. Ils ont une incidence négative sur l'environnement et la santé humaine.
Pollution (n, f) : Introduction d'une substance ayant un effet désagréable ou nuisible à
l’environnement ou à la santé humaine. La pollution revêt plusieurs aspects et peut être
présente dans l'air, la terre, l'eau ou des organismes. Une partie de la pollution provient
de sources naturelles, mais elle est surtout le fait d'activités humaines.
Population (n, f) : Ensemble d'individus d'une même espèce coexistant dans le même
habitat.
Prévention (n, f) : Méthode aidant à empêcher les urgences environnementales de se
produire, si possible. Parmi les mesures de préventions, on trouve l'éducation, la
réglementation et d'autres instruments juridiques régissant le traitement des matières
dangereuses.
Protocole (n, m) : Sous-entente exécutoire découlant d’une convention-cadre ou d’un
traité.
Protocole de Kyoto (n, m) : Ce Protocole à la Convention-cadre sur les changements
climatiques a été adopté à Kyoto le 11 décembre 1997. Il fixe des engagements chiffrés
(en équivalents dioxyde de carbone) pour les pays visés à l'Annexe B du Protocole en
vue de réduire ou de limiter leurs émissions anthropiques de gaz à effet de serre pour
l'horizon 2008-2012. Il énonce aussi les politiques et mesures à mettre en œuvre pour
réaliser ces objectifs, de même que les principes de base des mécanismes de flexibilité.
Rapport Brundtland (n, m) : Rapport intitulé "Notre avenir à tous" publié en 1987,
par la Ministre de l'Environnement de Norvège, puis premier ministre, Madame Gro
Harlem Brundtland lors de la Commission Mondiale sur l'Environnement et le
Développement des Nations Unies. Ce rapport a servi de base à la Conférence de Rio,
il définit le terme du développement durable, qui avait été énoncé auparavant par
l'UICN. Il n'est paru en langue française qu'en 1989.
Reboisement (n, m) : Création d'un peuplement sur un terrain antérieurement boisé.
Recyclage (n, m) : Réintroduction directe d'un déchet dans un cycle de production en
remplacement total ou partiel d'une matière vierge.
Ressource non renouvelable (n, f) : Ressource naturelle dont la quantité est fixe, mais
dont la durée peut être allongée par une utilisation réduite ou plus efficiente, par la
réutilisation ou par le recyclage (minéraux, pétrole, charbon, etc.).
Ressource renouvelable (n, f) : Ressource naturelle dont la vitesse d'exploitation
permet la régénération du stock initial. Cette notion dépend de l'échelle spatio-
temporelle dans laquelle on se place. Toute ressources dépendant d'un stock fini non
reproductible est non renouvelable.
107
Ressources biologique (n, f) : Ressources génétiques, organismes ou éléments de ceux-
ci, populations, ou tout autre élément biotique des écosystèmes ayant une utilisation ou
une valeur effective ou potentielle pour l'humanité.
Ressources en eau douce (n, f) : Volume d’eau disponible sur un territoire donné et
résultant du flux interne (précipitations, diminuées de l’évapotranspiration sur un
territoire donné) et de l’apport externe (apport d’eau en provenance des territoires
voisins).
Ressources halieutiques (n, f) : Ressources vivantes (animales et végétales) des
milieux aquatiques notamment marins, exploitées par l'homme (pêche, aquaculture).
Ressources naturelles (n, f) : Ressources existant de façon indépendante des activités
humaines.
Révolution industrielle (n, f) : Une période historique allant du 18e au 20e siècle,
marquée par la modernisation de nombreux pays grâce au développement de l’industrie
et du commerce. La première révolution, entre 1820 jusqu’à 1900, repose sur la
transformation des matières premières par les machines. La deuxième repose sur
l’utilisation de nouvelles sources d’énergie (électricité, gaz, pétrole). La troisième en
fin du 20è siècle est marquée par l’énergie nucléaire, l’électronique et l’informatique.
Le début du 21è siècle ouvre la voie à une nouvelle révolution basée sur Internet
permettant une organisation intelligente de la production.
Risque (n, m) : Combinaison de la probabilité et de la gravité d'une lésion ou d'une
atteinte à la santé pouvant survenir dans une situation dangereuse.
Science (n, f) : Branche de connaissances rassemblées grâce à l'étude raisonnée et la
pratique concrète, qui permettent la compréhension des phénomènes et des domaines
examinés. Elle vise à repérer, décrire et caractériser puis modéliser les mécanismes de
base du monde qui nous entoure, dans ses différentes dimensions physiques, chimiques,
biologiques, médicales, sociales, ...
Science de l’environnement (n, f) : Discipline qui intègre les sciences physiques
(géographie, géologie, climatographie, …) et biologiques (biologie, écologie,
démographie…) afin de mener l’étude sur l’environnement.
Sécheresse (n, f) : Phénomène naturel qui se produit lorsque les précipitations ont été
sensiblement inférieures aux niveaux normalement enregistrés et qui entraîne de graves
déséquilibres hydrologiques préjudiciables aux systèmes de production des ressources
en terres.
Sécurité (n, f) : Etat dans lequel le risque de dommages corporels et matériels est limité
à un niveau acceptable.
Smog (n, m) : Ozone au niveau du sol. Le smog se forme dans la basse atmosphère
terrestre, près du niveau du sol, lorsque des polluants rejetés par des autos, des centrales
électriques, des chaudières industrielles, des raffineries, des usines chimiques et d'autres
108
sources réagissent chimiquement en présence de la lumière du soleil. Quatre-vingt-dix
pour cent de tout le smog des zones urbaines est constitué d'ozone au niveau du sol, soit
le même produit chimique que l'on trouve dans la stratosphère. Lorsque les quantités
sont suffisantes, l'ozone au niveau du sol peut causer des problèmes respiratoires chez
les êtres humains et d'autres animaux ainsi qu'endommager les plantes et les matériaux
de construction.
Sommets de la Terre (n, m) : Rencontres décennales entre dirigeants mondiaux
organisées depuis 1972 par l'ONU, avec pour but de définir les moyens de stimuler le
développement durable au niveau mondial.
Stock de poissons (n, m) : Quantité de poissons qui est acquise ou qu'on laisse
s'accroître pour un usage futur.
Substance toxique (n, f) : Substance qui a ou qui risque d'avoir un effet nuisible,
immédiat ou à long terme, sur l'environnement ou la santé chez les animaux et les
humains. Les substances toxiques découlant d'activités industrielles et agricoles
pénètrent souvent dans l'eau.
Tchernobyl (n, m) : La plus grande catastrophe de l'histoire de l'énergie atomique
civile, survenue le 26 avril 1986 dans un parc de centrales électronucléaires édifiées
dans l'ancienne URSS, sur la localité de Tchernobyl, située au nord de l'Ukraine. Une
quantité considérable de radioactivité a alors été libérée dans l'atmosphère, équivalente
en produits de fission volatiles à plusieurs bombes du type de celle qui fut lancée sur la
ville d'Hiroshima. À proximité de la centrale, des centaines d'hectares de forêts de pins
ont été détruits par les importantes doses d'irradiation. Un périmètre d'interdiction de 50
km de rayon a été instauré et demeure toujours en vigueur autour du site sinistré.
Quelque 135.000 personnes ont été évacuées des zones les plus polluées.
Technique (n, f) : Savoir-faire construits empiriquement dans l'action, dans
l'accumulation d'expériences concrètes, par l'apprentissage, en faisant. En cela, la
technique tient du tour de main, de la recette, de la pratique sur un objet ou une opération
particulière.
Technologie (n, f) : Application des connaissances scientifiques à des fins pratiques.
La technologie combine pratiques, techniques et connaissances scientifiques, au service
de finalités économiques explicites. En cela, la technologie a vocation à être gérée alors
même que, par nature, elle relève pour partie de savoir-faire tacites.
Tempête (n, f) : Perturbation atmosphérique sous forme de vents violents accompagnés
de pluie, de neige ou d'autres sortes de précipitations et, souvent, de tonnerres et
d'éclairs.
Traité (n, m) : Entente exécutoire souvent conclue par deux parties.
109
Traitement de déchets (n, m) : Valorisation matière pour les matériaux récupérés à
l'issue de l'incinération des déchets pour les recycler ou pour réduire leurs impacts
négatifs.
Tri sélectif (n, m) : Le tri sélectif consiste à trier et à récupérer les déchets selon leur
nature : métaux, papier, verre, organique...pour faciliter leur traitement (recyclage,
compostage, valorisation)
Ville durable (n, f) : La ville durable est une ville harmonieuse ouverte sur le reste du
monde qui insuffle une dynamique économique. Elle est aussi celle qui sait gérer de
façon durable les ressources dont elle a besoin (eau, énergie, mobilité, santé,
éducation…), les déchets et les pollutions qu’elle génère. C’est également une cité qui
associe le citoyen. C’est aussi une ville résiliente qui sait faire face aux risques.
Sources de documentation :
Glossaire pour le développement durable, Agora21, publié par l’Institut de l’énergie et
de l’environnement de la Francophonie 4/2001.
Glossaire Environnement et changement climatique Canada,
(https://ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=7EBE5C5A-1)
Glossaire AM Environnement, (http://www.am-environnement.com/glossaire/)
Glossaire d’écologie, (http://environnement.ecole.free.fr/glossaire_ecologie.htm)
Glossaire des mots de l’environnement, (https://mcr.asso.fr/publications/nouvel-
essor/nouvel-essor-252-septembre-2013/le-glossaire-des-mots-de-l-environnement/)
110
Ressources bibliographiques
Gosuin D., "Environnement en milieu urbain", Naturopa No 94/2000. Français.
Tiani François Kéou, 2012, Environnement et Développement Durable : Clés pour une
Compréhension, Hamattan.
Lê Thanh Vân, 2013, Con người và môi trường, NXB Đại học sư phạm Hà nội. (Có tại
nhà sách Đại học sư phạm Hà nội)
Nguyễn Đình Hòe, 2007, Môi trường và phát triển bền vững, giáo trình dùng cho sinh
viên các trường Đại học-Cao đẳng, Nhà xuất bản Giáo dục. (Có tại các nhà sách)
Nguyễn Khoa Lân và Lê Thị Nam Thuận, 2010, Giáo trình Môi trường và Con người,
NXB Đại học sư phạm Hà nội. (Có tại nhà sách Đại học sư phạm Hà nội)
Sitographie
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