100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
62 vues6 pages

Rééducation Neuromusculaire Globale

Transféré par

ouatinfirmier
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
62 vues6 pages

Rééducation Neuromusculaire Globale

Transféré par

ouatinfirmier
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Methode de kabat

 La méthode de Kabat, créée dès 1948, est une méthode de rééducation globale, s’adressant
à l’ensemble neuromusculaire, utilisant des stimulations proprioceptives facilitant l’activité
neuromusculaire, afin d’obtenir des contractions musculaires automatiques ou réflexes, dans
un but de protection, de renforcement, ou d’apprentissage de la réaction et du geste.

 DANS la méthode de Kabat, l’apprentissage moteur trouve une place prépondérante.


L’objectif de cet apprentissage vise la reprogrammation d’un schéma moteur complexe
tridimentionnel selon deux composantes :

 l’activité musculaire, c’est-à-dire réapprendre aux muscles à travailler ensemble (notion de


travail en chaîne), de façon coordonnée (chronologie, intensité de la contraction, couplage
agoniste antagoniste...), lors d’un geste complexe (mettant en jeu plusieurs articulations)

 le déplacement dans l’espace des différents segments osseux : redonner à l’apprenant, cette
sensation du mouvement du corps ou d’un membre (ou segment de membre) dans les trois
plans de l’espace et dans des directions fonctionnelles

Physiologie de la methode :

 Les dessins cinétiques

A partir de l’observation des gestes de la vie courante et des gestes sportifs, KABAT a
découvert que tous nos gestes sont le résultat d’un débattement dit en diagonale, couplés à une
rotation ; chaque mouvement comprend simultanément 3 composantes :

- une composante de flexion – extension, dans le plan sagittal

- une composante d’abduction – adduction, dans le plan frontal

- une composante de rotation, dans le plan horizontal, la rotation étant la


composante clé du mouvement ; elle est un élément essentiel pour déclencher, guider et
renforcer le mouvement

Remarque : ces mouvements en diagonale s’opposent aux mouvements analytiques se


situant dans un seul plan

 Le contact manuel

Il stimule les extérocepteurs cutanés par le touché et les propriocepteurs par la pression. Une
position correcte des mains est la base de la réussite du mouvement ; à l’inverse, une mauvaise
position des mains va entraîner un mouvement indésiré et mal coordonné : les mains se placent dans
le direction opposée au mouvement à exécuter et ceci à partir d’une prise confortable.

 La traction et la coaptation

Dans les cas de faiblesse musculaire, pour mettre en œuvre tous les mécanismes de
facilitation, traction et coaptation seront appliqués tout au long du mouvement actif : la traction
sépare les surfaces articulaires et provoque un mouvement de défense en flexion, alors que la
coaptation comprime les surfaces articulaires et provoque un mouvement de défense en extension.

 Les stimulations auditives

Afin qu’il n’y ait aucun problème de compréhension, les ordres verbaux sont simples (ex :
tirez, poussez, tenez). Le ton de la voix va être énergique si l’on veut stimuler le patient au
maximum ; il faut une synchronisation parfaite entre l’ordre verbal et l’effort du patient, et les ordres
doivent âtre donnés au moment précis où l’on stimule manuellement le patient.

 La mise en position articulaire extrême et le réflexe d’étirement

Ces deux éléments provoquent une information proprioceptive maximale tant sur le plan
musculaire (avec les différents récepteurs) que sur le plan articulaire ; cette mise en position
inhabituelle provoque le désir de bouger. Mais la position ne doit pas être gardée trop longtemps
pour ne pas mettre en jeu le réflexe inhibiteur partant des organes tendineux de Golgi.

Ces deux éléments, ajoutés à l’ordre verbal, permettent de déclencher le mouvement à la


fois au départ de manière réflexe puis volontaire. Il s’agit de l’application de la loi de Sterling : les
muscles se contractent de manière puissante si un étirement leur a été appliqué auparavant.

 La résistance maximale

Il s’agit de la résistance maximale que l’on applique tout en permettant le mouvement ; elle
permet d’obliger le patient à recruter le maximum d’unités motrices et d’augmenter la stimulation
corticale. En pratique, cette résistance sera dosée suivant l’amplitude articulaire puisque l’on sait que
le muscle développe le maximum de puissance dans la course moyenne ; cette résistance maximale
s’applique aux trois composantes du mouvement avec une force adaptée à chaque.

 Le débordement d’énergie ou irradiation

Les muscles fonctionnent en chaîne musculaire et ils sont capable de « récupérer » l’énergie
des uns et des autres ; cette technique permet d’obtenir un mouvement à partir des muscles forts
d’un même membre, des muscles forts du tronc ou du cou, des muscles forts d’un membre
homolatéral et des muscles forts d’un membre controlatéral.
KABAT propose 4 schémas :

La chaîne musculaire est appelée : # DESSIN CINETIQUE

#SCHEMA DE MOUVEMENT

Schéma de base aller + schéma de base retour = 1 diagonale

2 diagonales au membre supérieur et 2 au membre inférieur.

1 schéma de base est organisé à partir d’une articulation proximale : pivot EPAULE et pivot HANCHE.

Chaque schéma est déterminé par la position du sujet au départ du schéma.

 Installation

 Les exercices se pratiquent le plus souvent en décubitus. Il faut expliquer au patient


l’obligation de dénuder les zones du corps qui seront en contact avec les mains du
thérapeute.

DIAGONALE 1 : MEMBRE SUPERIEUR

Diagonale A_B

ARTICULATION SCHEMA A SCHEMA B

GLENO-HUMERALE Flexion Extension

Rotation latérale Rotation médiale

ABD ADD

COUDE Rectitude Rectitude

AVANT-BRAS Supination Pronation


POIGNET Extension+ inclinaison radiale Flexion + inclinaison ulnaire

DOIGTS Extension Flexion

DIAGONALE 2 : MEMBRE SUPERIEUR

C_D

ARTICULATION C D

GLENO-HUMERALE Flexion Extension

Rotation latérale Rotation médiale

ADD ABD

COUDE Rectitude Rectitude

AVANT-BRAS Supination Pronation

POIGNET Flexion+inclinaison radiale Extension+inclinaison ulnaire

DOIGTS Flexion Extension

DIAGONALE 1 : MEMBRE INFERIEUR

A’_B’
ARTICULATION A’ B’

HANCHE Flexion Extension

ABD ADD

Rotation médiale Rotation latérale

GENOU Rectitude Rectitude

CHEVILLE + PIED Flexion dorsale + ABD pied Flexion plantaire

pronation Supination, add

ORTEILS Flexion dorsale Flexion plantaire

DIAGONALE 2 : MEMBRE INFERIEUR

C’_D’

ARTICULATION C’ D’

HANCHE Flexion Extension

ADD ABD

Rotation latérale Rotation médiale

GENOU Rectitude Rectitude

CHEVILLE Flexion dorsale Flexion plantaire

PIED ADD ABD

ORTEILS Flexion dorsale Flexion plantaire

Vous aimerez peut-être aussi