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Comptes nationaux Belgique 2018 : Croissance et emploi

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Institut des comptes nationaux

2019-10-18

Liens: NBB.stat Information générale

Comptes nationaux 1995-2018


• Croissance économique de 1,5 % en 2018
• Création de 66 000 emplois
• Stabilisation du déficit public à 0,7 % du PIB et réduction du taux d’endettement à 100 % du PIB

L’Institut des comptes nationaux (ICN) publie aujourd’hui, vendredi 18 octobre 2019, les comptes nationaux
annuels détaillés et les comptes des administrations publiques pour la période 1995-2018. Les résultats complets
sont disponibles sur le site internet de la Banque, en consultant la publication des comptes nationaux et celle des
administrations publiques, ainsi que la base de données statistiques NBB.Stat.

Conformément aux recommandations émises par Eurostat, la Belgique, comme la majorité des pays européens, a
procédé à une révision méthodologique (« benchmark revision ») de ses comptes nationaux en 2019, portant sur
les séries statistiques depuis 1995. Une telle révision a lieu en principe tous les cinq ans et s’inscrit dans le cadre
des procédures normales d’amélioration des statistiques. Une brochure expliquant la nature et l’incidence des
principaux changements mis en œuvre est disponible sur le site de la Banque nationale de Belgique.

Activité et emploi
3%

2%

1%

0%

-1%

-2%

-3%
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

PIB (% de variation annuelle en volume)

Emploi intérieur (% de variation annuelle)

Source : ICN.

Communication boulevard de Berlaimont 14 tél. + 32 2 221 46 28 Numéro d’entreprise


Banque nationale de Belgique s.a. BE-1000 BRUXELLES www.nbb.be 0203.201.340 RPM Bruxelles
2

Une croissance économique de 1,5 % en 2018, portée par la demande intérieure

En 2018, le produit intérieur brut de l’économie belge a progressé de 1,5 % en volume, après s’être accru de 2,0 % en
2017.

Le ralentissement observé en 2018 provient d’une contraction de l’activité industrielle (-1,7 %), principalement dans les
branches de l’énergie et de la chimie ; le net repli de l’activité agricole (-24,5 %), pénalisée par la sécheresse, a
également contribué à peser sur le PIB malgré son poids limité. La valeur ajoutée dans les services s’est par contre
redressée un peu plus rapidement qu’en 2017 (+2,2 %, contre +2 % un an plus tôt), ce qui cache toutefois des
évolutions contrastées selon les branches. Par exemple, alors que l’activité s’est accélérée dans le commerce et les
services financiers, elle s’est en revanche sensiblement affaiblie dans les services de santé et d’action sociale. Enfin, dans
la construction, la croissance de la valeur ajoutée a gagné en vigueur, pour atteindre 3,7 %.

La croissance économique a été portée par la demande intérieure, en particulier par le renforcement des
investissements (+4 %). Ceux des administrations publiques ont en effet bondi de 10,6 %, soutenus par les dépenses
des pouvoirs locaux en année d’élections communales. Toujours favorisés par des conditions de financement très
propices et par la bonne santé financière des entreprises - dont le taux de marge s’est établi au niveau historiquement
élevé de 42,7 % -, les investissements des entreprises ont gagné 3,9 %. Les investissements en logements des
ménages ont crû plus modestement, de 1 %. La hausse de la consommation privée a quelque peu ralenti en 2018, tout
en demeurant, à 1,5 %, un facteur important de soutien à la croissance, alimentée par une progression soutenue du revenu
disponible. La consommation des administrations publiques a, quant à elle, augmenté de 0,9 %. Enfin, en écho au
tassement du commerce mondial, la croissance des exportations de biens et de services s’est considérablement
essoufflée, revenant de 5,3 % en 2017 à 1,2 % en 2018, ce qui s’est également traduit par une baisse des
importations, quoique dans une moindre mesure (+2,1 %), en raison, entre autres, de l’importation accélérée de
produits pharmaceutiques en vue de constituer des stocks. En conséquence, la contribution des exportations nettes à
la croissance a été négative (-0,7 %), et celle des variations de stocks, positive (+0,3 %).

Avec 66 000 emplois créés en 2018, la dynamique demeure soutenue sur le marché du travail

L’emploi intérieur a encore progressé de 66 000 unités en 2018 (+ 1,4 %) ; ces créations d’emplois se sont ajoutées à
celles de 40 000, 58 000 et 76 000 unités enregistrées en 2015, 2016 et 2017.

Le léger fléchissement observé entre 2017 et 2018 est exclusivement provenu de l’emploi salarié, qui a toutefois
encore augmenté de 52 900 personnes (+1,3 %). Les créations d’emplois se sont surtout matérialisées dans les
services administratifs et de soutien (+12 000 personnes), dans l’action sociale (+6 800 personnes), dans les services
juridiques, comptables et de gestion (+6 600 personnes) et dans l’industrie (+6 000 personnes), tandis que l’emploi a
continué de reculer dans les services financiers (-2 900 personnes).

Les créations d’emplois indépendants se sont quant à elles modérément accélérées (+12 700 personnes) par rapport
à 2017. Elles se sont principalement manifestées dans les services juridiques, comptables et de gestion
(+5 600 personnes), ainsi que dans les branches de la construction et des soins de santé (+1 500 personnes chacune).

Un déficit public de 0,7 % en 2018 et une dette publique de 100 % du PIB

Le solde de financement des administrations publiques s’est établi à -0,7 % du PIB en 2018, un niveau identique à
celui observé en 2017. Il a surtout été attribuable au pouvoir fédéral, de même qu’aux communautés et aux régions
et, dans une moindre mesure, aux administrations locales. La sécurité sociale a quant à elle présenté un résultat
proche de l’équilibre.

Après cinq années de repli, le ratio des dépenses primaires a augmenté de 0,4 % du PIB par rapport à 2017, pour
ressortir à 50,0 % du PIB. Cette évolution a essentiellement résulté de l’accroissement des prestations sociales, de la
hausse des transferts au reste du monde - l’année 2017 avait été marquée par une diminution temporaire de la
contribution de la Belgique au budget de l’Union européenne - et de la formation brute de capital fixe, les
investissements des pouvoirs locaux ayant vivement progressé durant l’année électorale.

Les recettes se sont quant à elles redressées de 0,2 % du PIB, pour s’établir à 51,4 % du PIB. Cela s’explique tant
par la croissance des recettes fiscales et parafiscales que par celle des autres recettes (+0,1 % du PIB chacune).
L’expansion a été particulièrement significative en matière d’impôt des sociétés, où l’accentuation de la majoration
d’impôts en cas de versements anticipés insuffisants a, comme en 2017, contribué à gonfler les versements anticipés
des sociétés.

Communication boulevard de Berlaimont 14 tél. + 32 2 221 46 28 TVA BE 0203.201.340


Banque nationale de Belgique s.a. BE-1000 BRUXELLES www.nbb.be RPM Bruxelles
3

Finances publiques
108%
106%
104%
102%
100%
98%
96%
0% 94%
-1%

-2%

-3%

-4%
-5%

-6%
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

Déficit (% du PIB)

Dette (% du PIB, échelle de droite)

Source : ICN.

Les charges d’intérêts ont régressé de 0,2 % du PIB, pour représenter 2,1 % du PIB. Leur réduction a principalement
été imputable à la nouvelle baisse du taux implicite, étant donné que les (faibles) taux d’intérêt sur les nouvelles
émissions sont demeurés inférieurs aux taux des titres et emprunts arrivés à échéance.

La dette publique (selon la définition de Maastricht) a atteint 100,0 % du PIB à la fin de 2018. Il s’agit d’une contraction
de presque deux points de pourcentage du PIB par rapport à 2017, qui confirme la trajectoire de désendettement public
amorcée en 2015. Le recul enregistré en 2018 a découlé de facteurs dits endogènes, dont le surplus primaire est le
plus important.

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Principaux résultats

2015 2016 2017 2018

Activité et demande
(pourcentages de variation en volume)
PIB 2,0 1,5 2,0 1,5
Valeur ajoutée
Agriculture 18,8 -6,2 0,1 -24,5
Industrie et énergie 2,5 -1,2 1,8 -1,7
Construction 3,8 1,4 1,3 3,7
Services 1,9 1,7 2,0 2,2
Dépenses
Dépenses de consommation finale des ménages et des ISBL au
service des ménages 1,6 1,9 1,8 1,5
Dépenses de consommation finale des administrations publiques 0,3 0,4 0,3 0,9
Formation brute de capital fixe 3,7 3,8 1,3 4,0
Entreprises 5,5 5,0 1,6 3,9
Logements -0,1 2,4 0,1 1,0
Administrations publiques 1,0 -0,7 1,1 10,6
Variation des stocks (1) 0,4 0,2 -0,1 0,3
Exportations de biens et de services 3,7 6,5 5,3 1,2
Importations de biens et de services 3,9 7,5 4,4 2,1
p.m. Exportations nettes de biens et de services (1) -0,1 -0,7 0,7 -0,7

Emploi
(variations en milliers de personnes)
Salariés 30,1 45,9 64,3 52,9
Indépendants 10,1 12,2 11,7 12,7
Total 40,2 58,1 76,0 65,6

Finances publiques
(pourcentages du PIB)
Recettes 51,3 50,7 51,2 51,4
Dépenses primaires 50,8 50,4 49,6 50,0
Charges d’intérêt 2,9 2,7 2,3 2,1
Besoin (-) de financement -2,4 -2,4 -0,7 -0,7
Dette publique (définition Maastricht) 105,2 104,9 101,8 100,0
Source : ICN.
(1)
Contribution à la croissance du PIB

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