Note t4 2020 VF
Note t4 2020 VF
2020
Table des matières
I - ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL .................................................................................3
II. ACTIVITE ECONOMIQUE INTERNE ....................................................................................8
II.1. SECTEUR REEL ................................................................................................................................ 8
II.1.1. Secteur Primaire ............................................................................................................................... 8
II.1.2. Secteur Secondaire ......................................................................................................................... 14
II.1.3. Secteur tertiaire .............................................................................................................................. 23
II.1.3.1: Le sous-secteur du commerce ............................................................................... 24
II.1.3.2: Le sous-secteur des services.................................................................................. 24
II.2. EVOLUTION DE L’ACTIVITE RECENTE : UNE ANALYSE PAR LA DEMANDE.................. 27
II.3. EMPLOI ET OPINION DES CHEFS D’ENTREPRISES ............................................................... 29
II.3.1. Emploi salarié dans le secteur moderne ................................................................ 29
II.3.2. Opinion des chefs d’entreprises .............................................................................. 31
II.4. INFLATION ET COMPETITIVITE ............................................................................................... 33
II.4.1 Inflation ........................................................................................................................ 33
II.4.2 Tendances des marchés ............................................................................................. 36
II.4.3 Compétitivité-Prix ...................................................................................................... 37
II.5. COMMERCE EXTERIEUR ........................................................................................................... 39
II.5.1. Exportations des principaux produits ................................................................... 39
II.5.2. Importations des principaux produits ................................................................... 40
II.6 FINANCES PUBLIQUES .................................................................................................................. 43
II.6.1. Ressources ................................................................................................................... 43
II.6.2 Dépenses publiques .................................................................................................... 45
II.7. FINANCEMENT DE L’ECONOMIE .............................................................................................. 46
II.7.1 Monnaie et crédit ........................................................................................................ 46
II.7.2. Les titres publics ........................................................................................................ 48
II.7.3. Les transferts rapides d’argent ............................................................................... 49
II.7.4. Les systèmes financiers décentralisés (SFD) ........................................................ 51
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Graphique 1 : Evolution de l’indice des cours des matières premières (base 100=2000) ..................6
Graphique 2 : Evolution des débarquements de la pêche (en tonnes) ........................................................ 10
Graphique 3 : Evolution de la production contrôlée de viande (en tonnes) ..................................... 10
Graphique 4 : Résultats provisoires concernant les productions céréalières pour la campagne
2020-2021 (tonnes) .......................................................................................................................... 12
Graphique 5 : Résultats provisoires concernant les superficies pour la campagne 2020-2021
(hectares) ......................................................................................................................................... 12
Graphique 6 : Résultats provisoires concernant les productions céréalières à Kolda pour la
campagne 2020-2021 (tonnes) ......................................................................................................... 14
Graphique 7 : Résultats provisoires concernant les cultures industrielles à Kolda pour la
campagne 2020-2021 (tonnes) ......................................................................................................... 14
Graphique 10: Evolution de la production (en tonnes) de sucre...................................................... 18
Graphique 11: Evolution des production et ventes (en Gigawatt/h) d’éléctricité ............................ 19
Graphique 12: production d’acide phosphorique et d’engrais (en tonnes) ....................................... 20
Graphique 13: Evolution de la production de ciment corrigée des variations saisonnières (x1000
tonnes) ............................................................................................................................................. 21
Graphique 14: Evolution des productions dans la minoterie (en tonnes)....................................... 21
Graphique 15: Evolution de l’indice des activités du secteur tertiaire ....................................................... 23
Graphique 16: Evolution de l’activité dans le commerce................................................................. 24
Graphique 17: Evolution de l’activité dans les services .................................................................. 26
Graphique 18 : Evolution de la croissance du PIB trimestriel (en glissement) .............................. 27
Graphique 19: Evolution des contributions à la croissance en glissement ..................................... 28
Graphique 20 : Opinion des chefs d’entreprises dans l’industrie ................................................... 32
Graphique 21 : Principales contraintes à l’activité dans l’industrie ............................................... 32
Graphique 22 : Opinion des chefs d’entreprises dans les BTP ....................................................... 32
Graphique 23 : Principales contraintes à l’activité dans les BTP ................................................... 32
Graphique 24 : Opinion des chefs d’entreprises dans les services .................................................. 33
Graphique 25 : Principales contraintes à l’activité dans les services.............................................. 33
Graphique 26 : Opinion des chefs d’entreprises dans le commerce ................................................ 33
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NOTE DE CONJONCTURE
I - ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
L’année 2020 a été difficile pour l’économie mondiale
Le PIB mondial a accusé
un recul de 3,5% en 2020 en raison du choc sévère provoqué par la pandémie de
COVID-19. Cette crise sanitaire a occasionné, très vite,
un nombre élevé d’infections et de décès. Les mesures prises par les gouvernements afin
d’endiguer cette pandémie ont lourdement entamé l’activité économique, entrainant la plus
profonde récession mondiale jamais enregistrée depuis la seconde guerre mondiale. Ainsi, après
une croissance de 2,9% en 2019, le PIB mondial a accusé un recul de 3,5% en 2020, sous l’effet
de la contraction de l’activité tant dans les économies avancées que dans les pays émergents.
Dans les pays avancés, la crise sanitaire a pesé lourdement sur l’activité économique,
particulièrement dans le secteur des services. Après une baisse limitée de l’activité au premier
trimestre, la contraction économique s’est accentuée au deuxième trimestre. Le troisième
trimestre est, par contre, marqué par un rebond, du fait de l’allégement des restrictions sanitaires
mais également des programmes de soutien mis en œuvre par les autorités monétaires et
budgétaires pour atténuer l’impact de la pandémie sur leurs économies respectives. Enfin, au
dernier trimestre, cette dynamique s’est affaiblie du fait de la résurgence des cas de
contaminations. Au final, le PIB des pays avancés a affiché une contraction de 4,9% en 2020
après une expansion de 1,6% en 2019. Au sein de cet ensemble, la plupart des économies ont
connu une croissance négative en 2020, avec toutefois de très grandes disparités entre les pays.
Cela s’explique principalement par le degré de gravité de la crise sanitaire, les mesures
associées en termes de politique de soutien et les particularités structurelles de chaque
économie. Aux Etats-Unis, l’activité économique s’est contractée de 3,4% en 2020 après une
croissance de 2,2% en 2019. Le PIB nippon a, pour sa part, reculé de 5,1 % en 2020, après une
hausse de l’activité de 0,3% en 2019. En zone Euro et au Royaume-Uni, la récession
économique a été plus prononcée. Sur l’année 2020, leurs croissances respectives se sont
établies à -7,2% et -10,0% après 1,3% et 1,4% en 2019.
Dans le même sillage, les pays émergents et les pays en développement ont été fortement
touchés par la crise sanitaire à travers le commerce international, les marchés financiers, les
cours des matières premières et le tourisme. En 2020, ils ont globalement enregistré un recul de
l'activité de 2,4%. Touchée par le coronavirus en premier, la Chine est la seule puissance
économique à enregistrer une croissance positive en 2020 (+2,3%). En cause, l’économie
chinoise a connu un rebond à partir du deuxième trimestre, grâce à un nombre d’infections assez
limité, à l’investissement en infrastructures publiques et immobilières ainsi qu’à une reprise des
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relancer l’économie chinoise. De son côté, la Banque d’Angleterre (BoE) a aussi abaissé son
principal taux directeur à 0,1 % et renforcé son programme de rachat d’actifs à 895 milliards
de livres pour aider l'économie britannique à faire face à la pandémie.
Sur le marché des changes, le dollar a connu un
Dépréciation du dollar face à
l’euro, au yen et à la livre sterling affaiblissement généralisé par rapport aux
en 2020 principales monnaies de référence en 2020. Sur
l’année, la valeur de la devise américaine a
reculé de 2,7% face à l’euro, relativement à 2019. En comparaison à la livre sterling et au yen,
le dollar s’est aussi déprécié de 0,5% et 2,1%, respectivement. Dans le même temps, l’euro s’est
affaibli vis à vis du yen (-0,2%) mais, s’est apprécié par rapport à la livre sterling (+1,4%).
A l’exception du yuan chinois, le dollar américain s’est apprécié face à la plupart des devises
des pays émergents en 2020, en particulier le réal brésilien (+30,7%), le rouble russe (+11,8%)
et la roupie indienne (+5,2%). Vis-à-vis du yuan chinois, il a par contre enregistré une baisse
annuelle de 0,1%.
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part, le redressement des prix des matières premières alimentaires au cours du second semestre,
a aussi exercé une pression haussière sur l’indice.
Au quatrième trimestre 2020, les indices des cours des produits énergétiques et ceux des
produits non énergétiques de base ont enregistré des hausses trimestrielles respectives de 8,2%
et 9,6%. En glissement annuel, les cours des matières premières énergétiques ont globalement
reculé de 24,1% au quatrième trimestre 2020 tandis que ceux des matières premières non
énergétiques ont progressé de 13,3%.
Graphique 1 : Evolution de l’indice des cours des matières premières (base 100=2000)
Energie Agriculture
160 130
140 120
120 110
100 100
90
80
80
60
70
40 60
20 50
0 40
T4-11
T3-12
T2-13
T1-14
T4-14
T3-15
T2-16
T1-17
T4-17
T3-18
T2-19
T1-20
T4-20
T4-11
T3-12
T2-13
T1-14
T4-14
T3-15
T2-16
T1-17
T4-17
T3-18
T2-19
T1-20
T4-20
T4-11
T3-12
T2-13
T1-14
T4-14
T3-15
T2-16
T1-17
T4-17
T3-18
T2-19
T1-20
T4-20
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Au plan interne, l’activité économique hors agriculture et sylviculture s’est consolidée de 6,6%
en variation trimestrielle, au quatrième trimestre 2020, tirée par les secteurs primaire (+17,6%),
secondaire (+5,3%) et tertiaire (+9,6%). Toutefois, l’administration publique s’est contractée
de 2,0% sur la période.
Sur une base annuelle, un renforcement de 2,9% de l’activité est noté au quatrième trimestre
2020, à la faveur du secondaire (+5,9%) et du tertiaire (+3,0%).
En cumul sur l’année 2020, la croissance de l’activité est ressortie à -0,5%, sous l’effet de la
contraction du tertiaire (-1,1%), de l’administration publique (-2,2%) et du primaire (-3,7%).
Par ailleurs, le secteur secondaire s’est bien comporté (+2,2%) sur la période sous revue.
Tableau 2 : Indice Général d’Activité hors agriculture et sylviculture CVS (base 100 = 2016)
2 019 2020 Variations
Indice Général d'activité Poids
T4 T3 T4 Trim. Gliss. Cumul
(hors agriculture), CVS 2018
(1) (2) (3) (3)/(2) (3)/(1) 12 mois
Secteur Primaire 5,7% 121,1 103,0 121,2 17,6% 0,1% -3,7%
Secteur Secondaire 26,8% 120,3 121,0 127,4 5,3% 5,9% 2,2%
Secteur Tertiaire 51,6% 99,4 93,4 102,4 9,6% 3,0% -1,1%
Administration publique 15,8% 125,5 126,3 123,7 -2,0% -1,5% -2,2%
IGA (hors agriculture) 100% 110,4 106,6 113,6 6,6% 2,9% -0,5%
Source : DPEE
Le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) s’est conforté de 17,6% entre le troisième
et le quatrième trimestre de 2020, à la faveur aussi bien de la pêche (+4,6%) que de l’élevage
(+24,0%).
Sur une base annuelle, le secteur primaire, hors agriculture et sylviculture, s’est également
consolidé de 0,1% au quatrième trimestre de 2020, tiré par la pêche (+2,4%).
En cumul sur l’année 2020, une contraction de 3,7% de l’activité est notée, en liaison avec les
contreperformances du sous-secteur de l’élevage (-8,0%). Toutefois, la pêche s’est renforcé de
5,6%, sur la période.
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Tableau 3 : Evolution de l’indice du secteur primaire corrigé des variations saisonnières (base 100 = 2016)
Pond 2019 2020 Variations
(2018) T4 T3 T4 Trim. Gliss. Cumul
SECTEUR PRIMAIRE
(1) (2) (3) (3)/(2) (3)/(1) 12 mois
PRIMAIRE (hors agriculture &
5,7% 121,1 103,0 121,2 17,6% 0,1% -3,7%
sylviculture)
Elevage 4,0% 125,7 100,5 124,6 24,0% -0,8% -8,0%
Pêche 1,8% 110,9 108,5 113,5 4,6% 2,4% 5,6%
Source : DPEE
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400
380
360
340
320
300
280
2016 2017 2018 2019 2020
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équipements agricoles), une hausse des superficies cultivées et une bonne répartition spatiale
et temporelle de la pluie.
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ANACIM, GTP du 21 au 31 octobre 2020
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Graphique 4 : Résultats provisoires concernant les Graphique 5 : Résultats provisoires concernant les
productions céréalières pour la campagne 2020-2021 superficies pour la campagne 2020-2021 (hectares)
(tonnes)
400 000
500 000
200 000
- 0
Riz Mil Maïs Sorgho Riz Mil Maïs Sorgho
Source :DASPA/MAER
2
Riz, niébé, maïs, sorgho, sésame, fonio, pastèque et manioc
3
Au 02 juillet 2020
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des cultures céréalières, la production a atteint 679 701 tonnes, en hausse de 61,1%, par rapport
à 2019-2020, en faveur d’une progression de 29,1% des superficies exploitées (266 629 ha en
2020-2021) combinée à une pluviométrie bien répartie et excédentaire. En effet, les
précipitations recueillies au niveau des stations de Kolda et Vélingara ont atteint,
respectivement, 1 397,6 mm à Kolda et 1 247,7 mm, en 2020, contre 1 104,4 et 814,5 mm en
2019. Ainsi, avec un bilan céréalier qui représente 17,8% de la production nationale, la région
de Kolda est devenue, pour cette campagne 2020-2021, la première région productrice de
céréales alors qu’elle était la troisième en 2019-2020 derrière Sédhiou et Saint-Louis4. Cette
performance reflète les bons résultats réalisés au niveau des cultures de riz (+59,5%), de mil
(+101,4%), de maïs (+51,1%), de sorgho (+58,6%) et de fonio (+162,6%).
Concernant le riz, la quantité produite dans cette région serait estimée à 357 690 tonnes, soit le
quart de la production nationale (24,6%). Ainsi, la contribution de la production koldoise à celle
nationale a progressé de 5,2 points de pourcentage, entre ces deux campagnes, se rapprochant
de la région de Saint-Louis dont la production a représenté 29,0% cette campagne contre 37,8%
celle précédente, soit un recul de 8,8 points de pourcentage. Il convient de noter qu’à Saint-
Louis, il y essentiellement pratiqué la riziculture irriguée avec un niveau de rendement (6,036
tonnes/ha en 2020-2021) supérieur à celui réalisé, en grande partie, sous pluie à Kolda (2,864
tonnes/ha en 2020-2021).
S’agissant du mil, la production réalisée à Kolda a été doublée entre les deux campagnes 2019-
2020 et 2020-2021, passant, respectivement, de 41 023 à 82 633 tonnes, suite à une hausse de
11,7% des superficies cultivées (49 905 ha). Par suite, la production à l’hectare a atteint 1 656
kilogrammes, soit un gain de 738 kilogrammes. Au plan national, avec une contribution de
5,1% en 2019-2020, un bond de 1,8 point de pourcentage a été réalisé durant cette campagne.
Au titre des cultures destinées à l’industrie, de fortes progressions sont notées pour l’arachide
(+36,2%), le niébé (+74,0%), le manioc (+11,3%), la pastèque (+155,5%) et le sésame
(+31,1%) avec des productions, respectives, de 308 742 tonnes, 1 853 tonnes, 15 074 tonnes,
14 644 tonnes et 2 164 tonnes. Pour l’arachide, cette région du Sud est devenue, en 2020-2021,
le deuxième5 producteur de la spéculation avec une part estimée à 16,9%, soit un gain de 0,9
point, derrière Kaffrine (17,5%).
4
Pour la campagne 2019-2020, les productions céréalières de Sédhiou, Saint Louis et Kolda étaient,
respectivement, 18,4%, 15,9% et 15,2%. (DAPSA/MAER)
5
Troisième lors de la campagne 2019-2020 derrière Kaffrine (18,3%) et Kaolack (16,9%)
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Graphique 6 : Résultats provisoires concernant les Graphique 7 : Résultats provisoires concernant les
productions céréalières à Kolda pour la campagne cultures industrielles à Kolda pour la campagne
2020-2021 (tonnes) 2020-2021 (tonnes)
400 000
2019-2020 2020-2021 2019-2020 2020-2021
16 000
350 000
14 000
300 000
12 000
250 000
10 000
200 000
8 000
150 000 6 000
100 000 4 000
50 000 2 000
0 0
Mil Sorgho Maïs Riz Niébé Manioc Pastèque Sésame
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Variation (%)
2019 2020
Pond 2020/2019
SECTEURS
(2018) T4 T3 T4 Trim. Gliss. Cumul
(1) (2) (3) (3)/(2) (3)/(1) 12 mois
Secteur Secondaire 26,8% 120,3 121,0 127,4 5,3 5,9 2,2
Activités extractives 3,5% 95,4 120,7 143,1 18,6 50,0 4,8
Fabrication de produits agro-alimentaires 8,6% 117,8 111,6 115,7 3,7 -1,8 -0,4
Raffinage du pétrole et cokéfaction 0,3% 135,5 121,5 123,9 2,0 -8,6 -4,4
Fabrication de produits chimiques de base 0,6% 111,5 84,31 109,9 30,4 -1,4 -11,5
Fabrication de ciment et d'autres matériaux de
0,8% 219,7 204,9 190,2 -7,2 -13,4 -3,8
construction
Egrenage du coton et fabrication de textile 2,3% 107,0 114,7 123,2 7,5 15,1 26,4
Travail du cuir ; fabrication d'articles de voyage
0,1% 78,25 62,58 31,53 -49,6 -59,7 -40,8
et de chaussures
Sciage et rabotage du bois 0,5% 59,57 50,03 63,82 27,6 7,1 -21,1
Fabrication de papier cartons et d'articles en
0,3% 68,5 57,75 48,01 -16,9 -29,9 -15,1
papier ou carton
Fabrication de produits pharmaceutiques 0,1% 81,01 73,25 86,63 18,3 6,9 -3,9
Fabrication de savons, détergents et produits
0,4% 16,45 17,03 19,58 15,0 19,0 37,0
d'entretien
Travail du caoutchouc et du plastique 0,6% 158,3 170,5 199,4 17,0 26,0 12,1
Production de métallurgie et de fonderie ;
1,0% 29,95 40,41 45,37 12,3 51,5 -3,9
fabrication d'ouvrage en métaux
Fabrication de matériels de transport 0,4% 137 71,92 116,3 61,7 -15,1 -28,1
Autres industries manufacturières 1,5% 96,58 111,6 105,8 -5,2 9,6 3,1
Production et distribution d'électricité et de Gaz 1,6% 127,9 132,1 135,9 2,9 6,3 6,9
Production et distribution d'eau, assainissement
1,0% 117,3 120,2 121,8 1,4 3,9 5,3
et traitement des déchets
Construction 3,3% 156,8 166 169,9 2,3 8,3 7,7
Source : DPEE
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mondiale de 2008, selon le World Gold Council (WGC). Cette contraction record traduit
l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la plupart des consommateurs du métal jaune. En effet,
du fait de la faiblesse de l’économie mondiale et du prix relativement élevé de l’or (1 874,2
US$/oz), les achats des banques centrales (-68%) et des bijoutiers (-13%) ont fortement
diminué.
Toutefois, la production annuelle d’or s’est repliée de 5,0% comparativement à la même période
de 2019, sous l’effet de la baisse de 3% de la teneur du minerai extrait.
Pour ce qui est du phosphate, la production du quatrième
Forte hausse du
phosphate en trimestre est évaluée à 636 094 tonnes, soit une progression de
rythme trimestriel 34,4% en rythme trimestriel et 17,7% en glissement annuel.
Cette situation découle de l’orientation particulièrement
favorable de la demande étrangère sur les périodes sous revues.
Par ailleurs, en cumul sur l’année 2020, une contraction de 14,5% de la production de phosphate
est notée, imputable aux effets de la pandémie de la Covid-19.
Au titre de l’attapulgite (absorbant naturel), la production
Repli de la production
d’attapulgite en s’est établie à 38 100 tonnes au quatrième trimestre après 48
variation trimestrielle 770 tonnes un trimestre plus tôt, soit une contraction de
21,9%. Cette baisse conjoncturelle est consécutive au
fléchissement de la demande européenne, largement affectée par la covid-19. Sur une base
annuelle, l’exploitation a affiché une croissance de 8,5%, au quatrième trimestre, et 39,2%, en
cumul sur les 12 mois de l’année, dopée par la bonne tenue des carnets de commandes et la
baisse des surestaries au port de Dakar.
S’agissant du sel, la production du troisième trimestre
Hausse de la production de
sel au quatrième trimestre a crû de 1,9% par rapport au trimestre précédent. Ce
2020 bond reflète la bonne tenue des commandes (+5,9%)
en provenance des pays de l’espace UEMOA. En
revanche, les ventes locales se sont repliées de 10,0%, sur la période. Sur un an, la production
est ressortie en hausse de 3,0% au quatrième trimestre 2020, sous l’effet de l’augmentation de
la demande étrangère (+7,1%). La production annuelle a, pour sa part, progressé de 0,9% par
rapport à l’année 2019, à la faveur des ventes locales (+2,7%) et étrangères (+0,5%).
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Graphique 8: Evolution des productions d’or (en once), de phosphate, de sel et d’attapulgite (en tonnes)
40000 50000
20000
0
0
T4 2020
T2-2016
T3-2016
T4-2016
T1-2017
T2-2017
T3-2017
T4-2017
T1-2018
T2-2018
T3-2018
T4-2018
T1-2019
T2-2019
T3-2019
T4-2019
T1-2020
T2-2020
T3-2020
Source : Société Sénégalaise des Phosphates de Thiès (SSPT) Source : Salins du Sine Saloum (SSS)
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60
40
20
0
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Source : SONACOS
T1-2017
T3-2017
T1-2005
T3-2005
T1-2006
T3-2006
T3-2008
T1-2009
T3-2009
T1-2010
T3-2010
T1-2011
T3-2011
T1-2012
T3-2012
T1-2013
T3-2013
T1-2014
T3-2014
T1-2015
T3-2015
T1-2016
T3-2016
T1-2018
T3-2018
T1-2019
T3-2019
T1-2020
T3-2020
18
15/02/2020
800
1 000
600
400 500
200
- -
Source : SENELEC
19
15/02/2020
150000 60000
100000 40000
50000
20000
0
0
T1 2019
T2 2019
T1 2017
T2 2017
T3 2017
T4 2017
T1 2018
T2 2018
T3 2018
T4 2018
T3 2019
T4 2019
T1 2020
T2 2020
T3 2020
T4 2020
T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3
2017 2017 2018 2018 2019 2019 2020 2020
Sur une base annuelle, des hausses respectives de 8,3% et 4% de l’activité des cimenteries sont
enregistrées au quatrième trimestre et en cumul sur l’année 2020. Sur cette dernière période, la
production est, principalement, soutenue par l’évolution des ventes locales (+7,8%), à la faveur
des grands travaux de l’Etat et en dépit de l’augmentation du prix de vente moyen du ciment
(+3,3%). Par ailleurs, les ventes de ciment à l’étranger ont diminué de 8,1%, sous l’effet de la
baisse des exportations vers la zone hors UEMOA (-5,4%), en cumul sur l’année 2020.
Graphique 13: Evolution de la production de ciment corrigée des variations saisonnières (x1000 tonnes)
2000
1500
1000
500
0
21
15/02/2020
22
15/02/2020
120
100
80
60
T3-17
T2-19
T1-16
T2-16
T3-16
T4-16
T1-17
T2-17
T4-17
T1-18
T2-18
T3-18
T4-18
T1-19
T3-19
T4-19
T1-20
T2-20
T3-20
T4-20
Source : DPEE
Tableau 5: Evolution de l’indice du secteur tertiaire (base 100 = 2016)
2 019 2020 Variations (%)
Poids Cumul
2018 T4 T3 T4 Trim. Glis.
12
(1) (2) (3) (3)/(2) (3)/(1)
mois
Secteur Tertiaire 51,6% 99,4 93,4 102,4 9,6 3,0 -1,1
Commerce 14,6% 136,9 126,6 134,0 5,8 -2,1 2,0
Transport 4,2% 118,2 105,9 118,3 11,8 0,1 -3,5
Hébergement et restauration 1,4% 141,7 125,2 99,9 -20,2 -29,5 -19,7
Information et communication 4,5% 103,9 100,7 130,6 29,7 25,6 -0,4
Télécommunications 3,4% 114,4 107,1 132,5 23,7 15,8 -1,0
Autres Activités d'Information et de Communication 1,1% 73,4 82,0 125,0 52,5 70,3 1,9
Activités financières et d'assurance 2,7% 141,0 125,4 142,1 13,3 0,8 1,4
Activités immobilières 8,3% 43,8 49,4 48,5 -1,8 10,9 3,1
Activités spécialisées, scientifiques et techniques 5,1% 78,5 75,9 97,6 28,5 24,3 1,6
Activités de services et de soutien et de Bureau 1,9% 125,0 112,4 131,3 16,8 5,0 -7,1
Enseignement 5,0% 27,8 27,4 27,0 -1,6 -3,0 -5,8
Activités pour la santé 1,6% 105,0 105,9 108,1 2,1 3,0 1,5
Activités artistiques, culturelles, sportives et
0,5% 17,5 -44,6 -57,2
récréatives 116,6 55,0 64,6
Autres services 1,8% 123,4 119,9 128,1 6,8 3,9 1,1
Source : DPEE
23
15/02/2020
-1,8%
-5,0%
-8,8%
-7,0%
-10,0% -7,8%
Commerce et Commerce de gros Commerce de détail Ensemble commerce
réparation d'auto
Source : DPEE
Sur l’année 2020, la croissance cumulée de la branche est ressortie, quant à elle, à -3,5%, sous
l’effet de la contraction du transport routier (-21,1%), de l’« entreposage et activités auxiliaires
24
15/02/2020
des transports » (-4,1%) et des « activités de poste et de courrier » (-10,3%) en raison de la crise
sanitaire de la covid-19.
Pour sa part, le parc global du marché de l’internet s’est situé à 14 825 111 lignes à fin décembre
2020, soit une augmentation de 3,5% en rythme trimestriel. Les utilisateurs de l’internet mobile
2G/3G/4G ont représenté 97,9% du parc internet au 31 décembre 2020. Sur un an, une
progression de 23,1% du parc de l’internet est notée au quatrième trimestre 2020. Le taux de
pénétration sur ce marché est ressortie à 91,5% à fin décembre 2020.
Les services d’hébergement et de restauration se sont
Contraction trimestrielle
de l’activité des services contractés de 20,2% entre le troisième et le quatrième
d’hébergement et de trimestre de 2020, sous l’effet de l’impact des
restauration
restrictions imposées pour endiguer la pandémie de
covid-19.
Sur une base annuelle, des baisses respectives de 29,5,2% et 19,7% de l’activité de la branche
sont notées au quatrième trimestre 2020 et en cumul sur l’année, en liaison avec la pandémie
de Covid-19.
Au quatrième trimestre 2020, les « activités financiers et
Hausse de l’activité des
services financiers et d’assurance » se sont consolidés de 13,3%, en variation
d’assurances
trimestrielle. Cette performance est attribuable à la fois aux
activités financières (+14,7%) et aux assurances (+2,4%).
Sur la période, les « activités des auxiliaires financiers et d’assurances » ont baissé de 8,2%.
En glissement annuel, l’activité des services financiers et d’assurance a légèrement crû de 0,8%
au quatrième trimestre 2020. En cumul sur l’année, une croissance de 1,4% des activités
financières et d’assurance est notée, en phase avec l’évolution des créances intérieures (+9,9%)
sur la période sous revue.
Graphique 17: Evolution de l’activité dans les services
Finance- Activités
Transport Hebr-resto Télécom assurance immo Enseignement
30%
20%
10%
0%
-10%
-20%
-40%
Source : DPEE
26
15/02/2020
12,0%
10,0%
8,0%
5,0%
6,0% 3,5%
4,0%
2,0%
0,0%
T1-2010
T2-2012
T3-2014
T4-2016
T1-2017
T2-2019
T2-2010
T3-2010
T4-2010
T1-2011
T2-2011
T3-2011
T4-2011
T1-2012
T3-2012
T4-2012
T1-2013
T2-2013
T3-2013
T4-2013
T1-2014
T2-2014
T4-2014
T1-2015
T2-2015
T3-2015
T4-2015
T1-2016
T2-2016
T3-2016
T2-2017
T3-2017
T4-2017
T1-2018
T2-2018
T3-2018
T4-2018
T1-2019
T3-2019
T4-2019
T1-2020
T2-2020
T3-2020
-2,0%
Source : DPEE
6
Le calcul des composantes du PIB, par la demande, a été effectué par étalonnage – calage des comptes nationaux
sur la base d’indicateurs conjoncturels pertinents. La technique des acquis, appliquée au PIB en volume et ses
composantes par la demande a, également, permis de réaliser des prévisions de la croissance à très court terme qui
feront l’objet de publication ultérieurement.
27
15/02/2020
la période 2010-2013. Le regain d’exportations de biens sur la période sous revue est attribuable
aux produits alimentaires (+88,6%), au ciment hydraulique (+75,7%), aux engrais minéraux et
chimiques (+269,4%) et à l’acide phosphorique (+55,4%). Les ventes à l’étranger de zircon et
d’or brut non monétaire ont, également, considérablement soutenu le volume des exportations
sur les six dernières années. En revanche, les importations ont davantage pesé sur la croissance
du PIB. En effet, leur contribution est de -1,2 point, en moyenne trimestrielle, entre 2010 et
2013 à -2,1 points sur la période 2014-2020. Cette évolution est, notamment, en phase avec les
importants achats de biens d’équipements dans le cadre des projets d’investissement du
nouveau plan de développement économique.
Graphique 19: Evolution des contributions à la croissance en glissement
15,0%
10,0%
5,0%
0,0%
-5,0%
-10,0%
Source : DPEE
28
15/02/2020
Sur un an, un repli de 0,4% des effectifs du secteur tertiaire est enregistré à fin décembre 2020,
en liaison avec le commerce (-4,2%) dont les emplois ont baissé dans les ventes de gros (-
10,3%) et de détails (-3,2%). Les postes pourvus dans les services se sont légèrement accrus de
0,5% sur la période, à la faveur de la bonne tenue de l’emploi dans les « services de soutien et
de bureau » (+7,2%), l’enseignement (+2,3%), les « activités financières et d’assurances »
(+5,0%) et la santé (+25%). Des pertes d’emplois sont, toutefois, notées dans le transport (-
1,8%), l’« hébergement et restauration » (-22,4%), l’« information et communication » (-1,4%),
les activités immobilières (-7,8%), les « activités spéciales, scientifiques et techniques » (-5,8%)
et les « activités artistiques, culturelles, sportives et récréatives » (-16,6%).
30
15/02/2020
Au quatrième trimestre 2020, le climat des affaires s’est encore dégradé, en variation
trimestrielle. En effet, à 97,2, l’indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes
d’opinion des chefs d’entreprises, a perdu 1,6 point et s’est maintenu en dessous de sa
moyenne de long terme. Cette situation reflète les orientations défavorables des opinions des
industriels, des entrepreneurs de BTP et des prestataires de services.
Tableau 9: Indicateur de climat des affaires et de l’emploi
Moyenne de T4-19 T3-20 T4-20 Variation Variation
Opinion des chefs d’entreprises
long terme (1) (2) (3) (3)-(2) (3)-(1)
Indicateur du climat des affaires 100 99,9 98,8 97,2 -1,6 -2,7
Industrie 100 101,6 102,4 99,3 -3,0 -2,3
Btp 100 97,1 97,9 97,4 -0,5 0,4
Services 100 98,8 96,7 94,9 -1,8 -3,9
Commerce 100 101,0 99,3 100,4 1,1 -0,6
Indicateur du climat de l’emploi 100 101,9 99,4 100,0 0,6 -1,9
Industrie 100 102,5 99,2 99,9 0,7 -2,6
Btp 100 97,7 100,7 100,4 -0,3 2,7
Source : DPEE
31
15/02/2020
trimestriel, imputable aux orientations négatives des soldes d’opinion relatifs aux commandes
reçues et perspectives de commandes.
Graphique 20 : Opinion des chefs d’entreprises dans Graphique 21 : Principales contraintes à l’activité dans
l’industrie l’industrie
Demande 39%
Production
150 Recouvrement des créances 34%
Commandes 100 Production Concurrence 34%
(perspectives) 50 (perspectives)
Difficultés d'approvisionnement 32%
0
Corruption et fraude 9%
Stock de produits
Commandes Vétusté des équipements 6%
finis
Délestages d'électricité 5%
Stock de produits
Fiscalité 4%
finis(perspectives)
T3 2020 T4 2020 Accès au crédit 1%
Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par
les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (72%), l’accès
difficile au foncier (54%) et au crédit (49%) et, la vétusté des équipements (41%). En outre, le
climat des affaires s’est affaissé (-0,5 point) dans le sous-secteur, en rythme trimestriel, en
liaison avec les orientations défavorables des soldes d’opinion relatifs à l’activité générale et
aux commandes publiques. Le pessimisme des entrepreneurs quant aux perspectives d’activité
générale a, aussi, contribué à la régression de l’indicateur du sous-secteur.
Graphique 22 : Opinion des chefs d’entreprises dans Graphique 23 : Principales contraintes à l’activité
les BTP dans les BTP
Activité
110 Recouvrement des créances 72%
Commandes 100 Activité Accés au foncier 54%
privées
(perspectives)
(perspectives) 90 Acces au crédit 49%
80 Vétusté des équipements 41%
Commandes Commandes concurrence 34%
privées publiques
Demande 34%
Au titre du sous-secteur des services, les interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés
de recouvrement des créances (55%), la concurrence jugée déloyale (46%), la fiscalité (38%)
et l’insuffisance de la demande (25%) comme les principales entraves à l’activité, au quatrième
trimestre 2020. Par ailleurs, le climat des affaires s’est dégradé (-1,8 point) dans le sous-secteur,
en variation trimestrielle. Cette situation traduit les orientations négatives des soldes d’opinion
relatifs aux commandes et tarifs pratiqués. Le pessimisme des enquêtés quant aux perspectives
de chiffre d’affaires et de tarifs pratiqués a, aussi, pesé au fléchissement de l’indicateur du sous-
secteur.
32
15/02/2020
Graphique 24 : Opinion des chefs d’entreprises dans les Graphique 25 : Principales contraintes à l’activité
services dans les services
Chiffre d'affaires
105 Recouvrement des créances 55%
100
Commandes Chiffre d'affaires
(perspectives) 95 (perspectives) Concurrence 46%
90
85 Fiscalité 38%
Demande 25%
Commandes Tarifs pratiqués
Source : DPEE
Source : DPEE
S’agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (62%), la concurrence
jugée déloyale (45%), l’insuffisance de la demande (39%), la fiscalité (37%) et
l’approvisionnement difficile en marchandises (34%) sont les contraintes à l’activité les plus
évoquées par les interviewés, durant le quatrième trimestre 2020. Néanmoins, le climat des
affaires s’est affiché plus reluisant (+1,1 point) en rythme trimestriel, sous l’effet des
orientations positives des soldes d’opinion relatifs au chiffre d’affaires et aux commandes.
L’optimisme des interrogés quant aux perspectives de commandes et de chiffre d’affaires a,
aussi, contribué à la progression de l’indicateur du sous-secteur.
Graphique 26 : Opinion des chefs d’entreprises dans Graphique 27 : Principales contraintes à l’activité
le commerce dans le commerce
Recouvrement des créances 62%
Chiffre d'affaires
102 Concurrence 45%
100
Commandes Chiffre d'affaires Demande 39%
(perspectives) 98 (perspectives)
96 Fiscalité 37%
94 Difficultés d'approvisionnement 34%
Stock de produits Accés au crédit 24%
Commandes
finis
Infrastructure 19%
Stock de produits Délestages d'électricité 0%
finis(perspectives)
T3 2020 T4 2020 Fraude et corruption 0%
Source : DPEE Source : DPEE
Au quatrième trimestre 2020, les prix à la consommation ont enregistré une hausse de 0,5%, en
variation trimestrielle, en liaison avec les « produits alimentaires et boissons non alcoolisées »
(+0,9%), les « biens et services divers » (+1,0%) et l’enseignement (+1,1%). Comparativement
à la même période de 2019, le niveau général des prix a progressé de 2,5%, tiré par les « produits
alimentaires et boissons non alcoolisées » (+3,8%) et les transports (+3,7%). Sur l’année,
l’inflation est ressortie, en moyenne, à 2,5%.
33
15/02/2020
108,0
103,0
98,0
Trim1- Trim2- Trim3- Trim4- Trim1- Trim2- Trim3- Trim4- Trim1- Trim2- Trim3- Trim4- Trim1- Trim2- Trim3- Trim4-
17 17 17 17 18 18 18 18 19 19 19 19 20 20 20 20
Source : ANSD
34
15/02/2020
Tableau 11: Evolution de l’indice national des prix à la consommation (base 100 = 2008)
2019 2020 Variations
INPC Pond T2 T1 T2 Trim. Gliss.
Inflation
(1) (2) (3) (3)/(2) (3)/(1)
Indice général 10000 106,4 108,5 109,1 0,5% 2,5% 2,5%
Produits alimentaires et boissons non
4964 111,8 115,0 116,0 0,9% 3,8% 3,3%
alcoolisées
Céréales non transformés 1159 103,8 110,3 109,0 -1,2% 5,0% 6,8%
Bœuf 268 127,4 129,6 132,1 2,0% 3,7% 2,2%
Pains 416 87,6 88,4 87,3 -1,2% -0,3% -0,7%
Sucre 319 104,3 104,3 104,7 0,4% 0,5% 0,2%
Poissons frais 423 153,3 158,6 176,4 11,2% 15,1% 10,3%
Lait 195 99,8 99,1 97,6 -1,5% -2,2% -0,3%
Huiles 522 106,0 109,5 108,9 -0,6% 2,7% 3,2%
Légumes frais en fruits ou racine 248 111,4 113,2 120,9 6,8% 8,5% -1,5%
Logement, eau, gaz, électricité et
1204 98,8 99,4 99,6 0,2% 0,8% 0,9%
autres combustibles
Meubles, articles de ménage et
502 103,8 104,8 105,2 0,4% 1,4% 0,9%
entretien courant du foyer
Santé 353 106,7 107,5 107,8 0,3% 1,0% 1,1%
Transports 563 99,5 104,0 103,2 -0,7% 3,7% 4,2%
Enseignement 194 108,8 108,8 110,0 1,1% 1,1% 1,0%
Restaurants et Hôtels 376 104,1 105,8 106,4 0,5% 2,2% 2,0%
Biens et services divers 383 101,7 102,3 103,2 1,0% 1,5% 1,3%
Source : ANSD
35
15/02/2020
1000,0
Local Importé
0,0
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Source : ARM
Pour les céréales locales, les prix moyens des kilogrammes de
Baisse des prix de
la souna et du maïs souna et de maïs ont diminué de respectivement 0,1% et 3,9%,
en variation trimestrielle, au quatrième trimestre 2020.
Toutefois, le sorgho est resté stable, s’échangeant en moyenne à 286 F CFA sur la période.
Sur une base annuelle, des hausses respectives des prix moyens des kilogrammes de souna
(+7,7%) et du sorgho (+3%) sont observées au dernier trimestre de 2020. Le prix moyen du
maïs s’est, par contre, replié de 1,7% sur la période.
Sur l’année 2020, en moyenne, les kilogrammes de souna, de sorgho et de maïs se sont
respectivement renchéris de 11,3%, 1% et 3,8%, comparativement à l’année précédente.
Graphique 30 : Evolution des prix moyens des céréales locales (en F CFA)
250
200
150
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Source : ARM
36
15/02/2020
Graphique 31 : Evolution des prix moyens du riz brisé 100% (en FCFA)
400,0
300,0
200,0
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Source : ARM
II.4.3 Compétitivité-Prix
37
15/02/2020
par rapport à celles des principaux partenaires commerciaux (+4,1%), atténuée par le
différentiel d’inflation légèrement favorable (-0,1%).
Tableau 12: Evolution des taux de change
38
15/02/2020
39
15/02/2020
7,0 milliards) et de ciment (-4,0 milliards). Cette orientation baissière a été atténuée par la
progression de la valeur des exportations d’or brut (+47,0 milliards) et de titane (+8,0 milliards)
suite au relèvement des prix à l’exportation, alors que les quantités vendues se sont repliées
respectivement de 9,1% et 3,2% sur l’année 2020.
S’agissant des exportations du Sénégal vers les pays de l’UEMOA, elles sont évaluées à 96,6
milliards, au quatrième trimestre, contre 85,9 milliards au troisième trimestre de 2020, soit une
progression de 12,5% (+10,7 milliards). Elles ont représenté 21,5% des exportations totales du
Sénégal, contre 18,7% au trimestre précédent. Le Mali reste le principal client du Sénégal dans
l’Union, avec une part évaluée à 60,5% contre 57,5% un trimestre plus tôt. Les exportations en
destination de ce pays partenaire portent essentiellement sur le ciment, avec une part de 25,5%
du total de ces exportations.
Tableau 13: Exportations en valeur (millions FCFA)
EXPORTATIONS 2019 2020 Variations relatives
PRINCIPAUX PRODUITS T4 Cumul T3 T4 Cumul Trim. Gliss. Cum.
EXPORTES (1) (2) (3) (4) (5) (4)/(3) (4)/(1) (5)/(2)
PRODUITS
154 197 620 934 90 744 105 007 544 122 15,7 -31,9 -12,4
ALIMENTAIRES
- PRODUITS
82 829 330 740 61 274 54 212 275 732 -11,5 -34,5 -16,6
HALIEUTIQUES
- LEGUMES FRAIS 4 738 25 086 1 425 4 590 35 252 222,2 -3,1 40,5
- PRODUITS ARACHIDIERS 38 226 152 953 346 17 194 119 840 100,0 -55,0 -21,6
PREPARATIONS POUR
SOUPES, POTAGES, 17 937 76 755 17 882 18 541 76 116 3,7 3,4 -0,8
BOUILLONS
CIMENT HYDRAULIQUE 18 618 77 682 18 373 18 106 73 670 -1,5 -2,7 -5,2
PRODUITS PETROLIERS 34 321 148 116 34 461 24 102 117 412 -30,1 -29,8 -20,7
ENGRAIS MINERAUX ET
2 123 28 017 4 376 4 941 20 983 12,9 132,7 -25,1
CHIMIQUES
ACIDE PHOSPHORIQUE 44 845 195 699 29 496 36 095 151 646 22,4 -19,5 -22,5
OR NON MONETAIRE 89 469 375 734 135 538 123 955 422 698 -8,5 38,5 12,5
ZIRCONIUM 16 770 61 251 11 516 12 866 53 995 11,7 -23,3 -11,8
TITANE 21 702 54 143 18 315 18 267 62 202 -0,3 -15,8 14,9
TOTAL PRINCIPAUX
382 045 1 561 577 342 820 343 339 1 446 729 0,2 -10,1 -7,4
PRODUITS
AUTRES PRODUITS 100 623 423 513 115 498 112 736 462 699 -2,4 12,0 9,3
TOTAL 482 668 1 985 091 458 317 456 075 1 909 428 -0,5 -5,5 -3,8
Source : ANSD
appareils et moteurs » (+25,4 milliards), de produits pharmaceutiques (+11,5 milliards) et, dans
une moindre mesure, de « pierre céramique et verre » (+0,9 milliard). La progression des
importations de produits pétroliers reflète, à la fois, la hausse de la valeur des achats à l’étranger
d’huiles brutes de pétrole (+28,0 milliards) et des produits pétroliers raffinés (+12,3 milliards),
consécutive à l’accroissement des quantités respectives de 98,2% et 15,6%. En revanche, les
importations de produits alimentaires se sont repliées de 4,7 milliards en relation avec la
contraction des achats à l’extérieur d’« huiles et graisses animales et végétales » (-12,5
milliards) et de maïs (-1,4 milliard). Ces baisses ont, toutefois, été atténuées par la hausse des
importations de « fruits et légumes comestibles » (+10,0 milliards), de « froment et méteil »
(+7,5 milliards) et de riz (+5,5 milliards) dont les quantités ont augmenté respectivement de
69,4%, 25,3% et 17,1%. En outre, les importations d’engrais ont diminué de 6,9 milliards sur
la période.
En glissement annuel, la valeur des importations de biens, a baissé de 108,8 milliards (-9,8%),
due, notamment, au recul des achats à l’étranger de « véhicules, matériels de transport et pièces
détachées automobiles » (-25,2 milliards), de produits pétroliers (-25,1 milliards), de «
machines, appareils et moteurs » (-24,9 milliards), d’engrais (-5,0 milliards) et de produits
alimentaires (-2,0 milliards). S’agissant des produits pétroliers, la contraction observée est liée
à la diminution des importations de produits pétroliers raffinés (-38,8 milliards) suite à la chute
du prix à l’importation ; les quantités ayant légèrement augmenté de 0,9% sur la période. En
revanche, les importations de produits pharmaceutiques et de « pierre céramique et verre » ont
enregistré des hausses respectives de 8,3 milliards et 1,5 milliard, sous l’effet de l’accroissement
des quantités achetées de 10,9% et 18,7%.
En cumul sur l’année 2020, les importations de biens sont passées de 4 229,3 milliards à 4 022,5
milliards, soit un repli de 206,7 milliards (-4,9%). Cette situation traduit la baisse de la valeur
des achats à l’étranger de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles »
(-128,3 milliards), de « machines, appareils et moteurs » (-77,0 milliards), de produits pétroliers
(-67,9 milliards), de métaux communs (-19,3 milliards) et de « pierre céramique et verre » (-
10,6 milliards). La baisse des importations de produits pétroliers est imputable essentiellement
aux achats à l’extérieur de produits raffinés (-85,3 milliards) en liaison avec le fléchissement
des prix à l’importation de 21,9%. Toutefois, les quantités ont augmenté de 6,1%. S’agissant
des huiles brutes de pétrole, la valeur a augmenté de 17,4 milliards, sous l’effet de la hausse des
quantités de 33,6%. Pour leur part, les importations de produits alimentaires ont affiché une
hausse de 101,3 milliards attribuable aux achats à l’étranger d’« huiles, graisses animales et
végétales » (+ 31,7 milliards), de riz (+25,0 milliards), de maïs (+5,7 milliards) et de « fruits et
41
15/02/2020
légumes comestibles (+ 3,6 milliards). Concernant le riz, les quantités importées ont augmenté
de 9,9% sur l’année 2020.
Concernant les importations en provenance des pays de l’UEMOA, elles se sont établies à 16,2
milliards au quatrième trimestre de 2020 contre 21,2 milliards au trimestre précédent, soit un
recul de 23,5% (-5,0 milliards). Elles ont représenté 1,6% de la valeur totale des importations
du Sénégal sur le trimestre. La Côte d’Ivoire reste le premier fournisseur du Sénégal au sein de
l’UEMOA, avec une part de 81,9% au cours du quatrième trimestre de 2020. Les importations
en provenance de ce pays sont essentiellement composées de « fruits et légumes comestibles »,
de matières plastiques artificielles et de « bois et ouvrages » avec des poids respectifs de 20,0%,
10,2% et 10,1%.
42
15/02/2020
43
15/02/2020
Pour ce qui est de l’impôt sur le revenu, le montant des retenues sur les salaires du secteur
public s’est conforté de 8,9% tandis que les autres impôts sur les salaires des autres secteurs,
qui représentent 89,5% de l’impôt sur le revenu collecté, ont baissé de 1,5%.
Graphique 32 : Evolution des principales lignes de recettes
600.0
2018 2019 2020
500.0
400.0
300.0
200.0
100.0
0.0
Impots sur les Impots sur le TVA intérieure TVA à l'import Droit de porte Droits
sociétés revenu hors pétrole douane douane enregistrement
et timbre
Concernant les taxes indirectes intérieures, elles sont évaluées à 1 486,2 milliards et ont
enregistré une baisse de 102,5 milliards, soit 6,5% en valeur relative. Ce repli est imputable,
notamment, à la TVA intérieure hors pétrole, aux droits de douanes et aux taxes sur la
consommation hors pétrole qui se sont contractées respectivement de 5,3%, 8,9% et 7,6%.
S’agissant de la TVA intérieure hors pétrole, elle a été recouvrée à hauteur de 337,5 milliards
contre 356,3 milliards un an auparavant, soit une réduction de 18,9 milliards. Elle a été
mobilisée, principalement, auprès des entreprises des secteurs secondaire et tertiaire avec des
parts respectives de 51,7% et 41,9%. La baisse de la TVA nette versée est perceptible, au niveau
du secteur tertiaire, auprès des branches télécommunications, transport, transit et hôtellerie-
restauration. Au niveau du secondaire, les baisses sont notées auprès des industries mécaniques,
des industries du tabac, des cimenteries et des industries chimiques.
Au niveau du cordon, les droits et taxes mobilisés par la Douane ont enregistré une baisse de
8,9% pour se situer à 782,8 milliards. Ces droits sont composés de la TVA à l’import (442,9
milliards), des droits de porte (304,3 milliards) et des rapatriements des recettes du PSE (22,2
milliards) et du COSEC (13,4 milliards). La baisse des recettes douanières, découle de la faible
évolution des liquidations budgétaires en douane qui ont enregistré une hausse de 3,9%.
Toutefois, la valeur des mises à la consommation taxable s’est contractée de 1,4% entre 2019
et 2020.
44
15/02/2020
Evalués à 324,5 milliards en 2020, les dons ont fortement progressé de 100 milliards, soit une
hausse de 44,5% en valeur relative. Ils se répartissent en dons en capital estimés à 129,8
milliards et en dons budgétaires chiffrés à 194,7 milliards. L’augmentation globale des dons est
imputable aux dons budgétaires qui se sont confortés de 178 milliards à la faveur notamment
des importants appuis budgétaires accordés dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la
Covid-19.
Les dépenses budgétaires sont évaluées à 3 745,6 milliards à fin décembre 2020 contre un
montant de 3 326,2 milliards un an auparavant, soit un accroissement de 419,4 milliards
(+12,6%). Cette situation reflète une progression importante des dépenses sur ressources
internes, tirée par les « autres dépenses courantes » ainsi que par les investissements. En effet,
les autres dépenses courantes ont enregistré une progression de 15,0% pour se situer à 1335,5
milliards, à la faveur de la hausse de 44,1% des « fournitures, entretiens et autres » qui sont
passés de 281,1 milliards à 405,0 milliards entre 2019 et 2020. De même, les dépenses de
transferts et subventions ont contribué à cette dynamique avec une progression de 5,7% pour
s’établir à 930,4 milliards. La masse salariale (804,1 milliards) et les intérêts sur la dette (289,5
milliards) ont conforté cette hausse avec des évolutions respectives de 9,7% et 6,8%. S’agissant
des dépenses d’investissement établies à 1 316,6 milliards, elles se sont accrues de 13,5% sous
l’impulsion des investissements financés sur ressources intérieures (757,6 milliards). Ces
derniers ont enregistré une augmentation de 197,1 milliards sur la période. En revanche, les
dépenses en capital sur ressources extérieures (559 milliards) se sont contractées de 6,8% en
glissement annuel, traduisant un ralentissement en fin d’année.
Graphique 33 : Evolution des agrégats des dépenses (en milliards FCFA)
1600.0
2018 2019 2020
1400.0
1200.0
1000.0
800.0
600.0
400.0
200.0
0.0
Traitements et salaires Intérêts sur la dette Autres depenses Investissements Investissements
publique courantes intérieurs extérieurs
45
15/02/2020
15%
10%
5%
0%
Source : BCEAO
46
15/02/2020
Sur un an, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts ont augmenté de 183,9 milliards
ou 10,8%, à fin novembre 2020. Leur rythme de croissance s’est accéléré, en glissement annuel,
après s’être situé à 1,1% à la fin du troisième trimestre 2020. Rapportés aux importations de
biens, les actifs extérieurs nets ont couvert 5,6 mois à fin novembre 2020 contre 5,2 mois à la
fin du troisième trimestre.
Graphique 35 : Evolution du rythme de croissance des actifs extérieurs nets en glissement annuel
100%
80%
60%
40%
20%
0%
-20%
-40%
Source : BCEAO
A fin novembre 2020, l’encours des créances intérieures
Dégonflement de
l’encours des créances des institutions de dépôts s’est établi à 5 709,3 milliards,
intérieures diminuant de 19,2 milliards par rapport à fin septembre
2020. Cette situation est attribuable aux crédits sur
l’Administration centrale qui ont baissé de 195,2 milliards pour se situer à 1161,1 milliards.
Concernant les créances sur l’économie, une hausse de 176,1 milliards est notée, les situant à 4
548,3 milliards à fin novembre 2020. En glissement annuel, le rythme de contraction des crédits
bancaires accordés au secteur privé a accéléré au quatrième trimestre 2020, à -1,2%, après avoir
atteint 0,1% à fin septembre 2020. Par contre, l’encours global des créances intérieures des
institutions de dépôts s’est renforcé de 515,5 milliards ou 9,9%, à fin novembre 2020.
Graphique 36 : Evolution du rythme de croissance des créances sur les autres secteurs, en glissement annuel
25%
20%
15%
10%
5%
0%
-5%
-10%
Source : BCEAO
47
15/02/2020
Passifs à caractère non monétaire (-) 1223,6 1272,2 1317,4 3,6% 7,7% 45,2 93,8
Autres postes nets (-) 179,2 171,6 163,2 -4,9% -8,9% -8,4 -16,0
Source : BCEAO
Au cours du quatrième trimestre 2020, la BCEAO a organisé pour le compte du Trésor public
sénégalais une émission de bons et trois émissions d’obligations du trésor. Pour un montant
global de soumissions retenues de 103,1 milliards, les adjudications de bons du trésor ont révélé
un taux moyen pondéré de 2,4% et un taux marginal de 2,5%. Ainsi, sur les douze mois de
2020, les émissions de bons du Trésor ont atteint 528,7 milliards au taux moyen de 3,6%.
S’agissant des obligations, les montants retenus par le trésor public au quatrième trimestre 2020
sont évalués à 192,5 milliards, portant à 605 milliards les émissions au cours des quatre
trimestres. En variation glissante sur an, les émissions d’obligations du trésor ont, ainsi,
augmenté de 345 milliards.
Au total, sur l’année 2020, le prix moyen de l’obligation s’est situé à 9950 francs, se repliant
de 0,3% par rapport à l’année précédente. Ces résultats attestent de l’assouplissement des
conditions de financement du trésor public auprès des banques, établissements financiers,
sociétés de gestion et d’intermédiation et autres organismes financiers régionaux disposant d’un
compte courant ordinaire dans les livres de la BCEAO.
48
15/02/2020
Taux Taux
Montants Montant
Montant marginal moyen ou
Titres publics Date mis en global des Maturité
retenu ou prix prix
adjudication soumissions
marginal moyen
Les transferts rapides d’argent reçus par les établissements de crédit du Sénégal sont estimés à
1380,6 milliards en 2020, en hausse de 6,5% par rapport à l’année précédente. En rythme
trimestriel, les transferts reçus ont connu une baisse saisonnière de 2,5%, enregistrée au
quatrième trimestre 2020. Les montants reçus ont, en effet, atteint 371,7 milliards entre octobre
et décembre 2020 contre 381,3 milliards un trimestre plus tôt. Par contre, le rythme de
progression, en glissement annuel, des transferts reçus a accéléré. Il s’est situé à 13,2%, au
quatrième trimestre 2020, après 0,1% au trimestre précédent. Cette situation contraste avec
l’évolution attendue de l’activité économique au quatrième trimestre 2020 dans la zone euro (-
4,1%), principale origine des transferts reçus au Sénégal.
49
15/02/2020
Graphique 37 : Evolution du taux de croissance en glissement annuel des transferts rapides reçus au Sénégal
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
-5%
-10%
T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3 T1 T3
2014 2015 2015 2016 2016 2017 2017 2018 2018 2019 2019 2020 2020
Source : DMC
USA
71,9%
Europe
Autres
Source : DMC
S’agissant des émissions de transferts rapides d’argent effectuées par les établissements de
crédit du Sénégal vers l’extérieur, elles se sont situées à 187,8 milliards sur les douze mois de
2020, en baisse de 7,1% par rapport à l’année 2019. En revanche, le rythme de progression des
transferts émis, en glissement annuel, s’est situé à 1,7% au quatrième trimestre 2020, après -
2,4% un trimestre plus tôt.
Au total, le cumul des transferts nets d’argent reçus par les établissements de crédit du Sénégal
a atteint 1192,8 milliards en 2020, augmentant de 98,9 milliards ou 9% sur une base annuelle.
Tableau 17: Transferts rapides d’argent effectués par les Etablissements de crédit du Sénégal
2019 2020 Variations en %
T4 Cumul T3 T4 Cumul Trim. Gliss. Cumul
(1) (2) (3) (4) (5) (4)/(3) (4)/(1) (5)/(2)
RECUS 328,5 1296,1 381,3 371,7 1380,6 -2,5% 13,2% 6,5%
EMIS 51 202,2 50,3 51,8 187,8 3,0% 1,6% -7,1%
NET 277,5 1093,9 331,0 319,9 1192,8 -3,4% 15,3% 9,0%
Source : DMC, BCEAO
50
15/02/2020
3 528 404
3 550 000 3 499 382
3 474 360
3 500 000
3 434 345
3 450 000
3 400 000 3 369 275
3 350 000
3 300 000
3 250 000
déc-19 mars-20 juin-20 sept-20 déc-20
Source : DRS/SFD
S’agissant des dépôts effectués au niveau des SFD par la clientèle, ils ont augmenté de 9,9
milliards ou 2,7%, en passant de 372,9 milliards à 382,8 milliards entre fin septembre et fin
décembre 2020. Sur une base annuelle, ils se sont renforcés de 18,9 milliards, soit 5,2%.
51
15/02/2020
500
400
300
Milliards
200
100
0
déc-19 mars-20 juin-20 sept-20 déc-20
Source : DRS/SFD
14%
12% 11,80%
10%
8%
6% 6,10%
5,77% 6,29% 6,40%
4%
2%
0%
déc-19 mars-20 juin-20 sept-20 déc-20
Source : DRS/SFD
Tableau 18: Sociétariat, encours de crédits et de dépôts des Systèmes Financiers Décentralisés
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