Bulletin économique BCE 2023 : Synthèse et analyses
Bulletin économique BCE 2023 : Synthèse et analyses
Numéro 1 / 2023
Sommaire
Évolutions économiques, financières et monétaires récentes 2
Synthèse 2
1 Environnement extérieur 9
2 Activité économique 15
3 Prix et coûts 22
Encadrés 40
Statistiques 85
Synthèse
Le Conseil des gouverneurs continuera d’augmenter sensiblement les taux d’intérêt
à un rythme régulier et de les maintenir à des niveaux suffisamment restrictifs pour
assurer un retour au plus tôt de l’inflation vers son objectif de 2 % à moyen terme.
En conséquence, lors de sa réunion du 2 février 2023, le Conseil des gouverneurs a
décidé d’augmenter les trois taux d’intérêt directeurs de la BCE de 50 points de base
et prévoit de continuer à les relever. Compte tenu des tensions inflationnistes
sous-jacentes, le Conseil des gouverneurs entend relever de nouveau les taux
d’intérêt de 50 points de base lors de sa prochaine réunion de politique monétaire,
en mars, et évaluera alors la trajectoire future de sa politique monétaire. À terme, le
maintien des taux d’intérêt à des niveaux restrictifs permettra de réduire l’inflation en
freinant la demande et d’éviter le risque d’un déplacement à la hausse persistant des
anticipations d’inflation. Dans tous les cas, les futures décisions du Conseil des
gouverneurs relatives aux taux directeurs resteront dépendantes des données et
continueront d’être prises réunion par réunion.
Activité économique
Les mesures de soutien public visant à protéger l’économie des conséquences des
prix élevés de l’énergie doivent être temporaires, ciblées, et conçues de manière à
ne pas aller à l’encontre des incitations à réduire la consommation d’énergie. Plus
particulièrement, alors que la crise énergétique s’atténue, il est important de
commencer à retirer ces mesures rapidement en fonction de la chute des prix de
l’énergie et de manière concertée. Les mesures qui ne respectent pas ces principes
sont susceptibles d’exacerber les tensions inflationnistes à moyen terme, ce qui
exigerait une réponse de politique monétaire plus forte. En outre, conformément au
cadre de gouvernance économique de l’UE, les politiques budgétaires devraient
avoir pour objectif d’améliorer la productivité de l’économie et de réduire
progressivement la dette publique. Les mesures prises pour renforcer la capacité
d’offre de la zone euro, en particulier dans le secteur de l’énergie, peuvent contribuer
à soulager les tensions sur les prix à moyen terme. À cette fin, les pouvoirs publics
Inflation
Selon l’estimation rapide d’Eurostat, qui a été calculée en utilisant les estimations
d’Eurostat relatives à l’Allemagne, l’inflation s’est établie à 8,5 % en janvier.
Ce chiffre est inférieur de 0,7 point de pourcentage à celui de décembre, le recul
étant principalement imputable à une nouvelle baisse marquée des prix de l’énergie.
Des indicateurs extraits des instruments de marché suggèrent qu’au cours des
prochaines années, les prix de l’énergie seront nettement moins élevés qu’anticipé
lors de la réunion de décembre 2022. La hausse des prix des produits alimentaires
s’est légèrement accélérée, à 14,1 %, la flambée précédente des prix de l’énergie et
d’autres consommations intermédiaires utilisées dans la production de produits
alimentaires continuant de se répercuter sur les prix à la consommation.
Les tensions sur les prix restent fortes, notamment en raison de la transmission des
prix élevés de l’énergie au reste de l’économie. L’inflation hors produits alimentaires
et énergie est demeurée à 5,2 % en janvier, l’inflation étant passée à 6,9 % pour les
biens industriels non énergétiques et étant revenue à 4,2 % pour les services.
D’autres indicateurs de l’inflation sous-jacente demeurent également à des niveaux
élevés. Les mesures prises par les pouvoirs publics pour compenser les prix élevés
de l’énergie pour les ménages freineront l’inflation en 2023, mais devraient exercer
une pression à la hausse sur l’inflation lorsqu’elles seront retirées. Dans le même
temps, l’ampleur de certaines de ces mesures dépend de l’évolution des prix de
l’énergie et leur contribution attendue à l’inflation est particulièrement incertaine.
La croissance des salaires s’accélère, portée par des marchés du travail robustes,
alors que le rattrapage par rapport à l’inflation devient le sujet principal des
négociations salariales. Dans le même temps, les données récentes relatives à
l’évolution des salaires sont conformes aux projections de décembre 2022 établies
par les services de l’Eurosystème. La plupart des mesures des anticipations
d’inflation à long terme s’établissent actuellement à environ 2 %, mais un suivi
continu reste nécessaire.
Les risques pesant sur les perspectives de croissance économique sont devenus
plus équilibrés. La guerre injustifiée de la Russie contre l’Ukraine et sa population
Les risques entourant les perspectives d’inflation sont également devenus plus
équilibrés, à court terme en particulier. Du côté des évolutions à la hausse, les
tensions existantes en amont pourraient toujours entraîner une augmentation des
prix de détail à court terme. Par ailleurs, un rebond de l’activité plus fort qu’attendu
en Chine pourrait stimuler de nouveau les prix des matières premières et la
demande extérieure. Des facteurs intérieurs tels qu’une augmentation durable des
anticipations d’inflation au-delà de la cible ou des augmentations de salaire plus
fortes qu’anticipé pourraient alimenter une accélération de l’inflation, également à
moyen terme. Du côté des évolutions à la baisse, le recul récent des prix de
l’énergie, s’il persiste, pourrait contribuer à un ralentissement de l’inflation plus
rapide qu’attendu. Ces pressions à la baisse sur la composante énergie pourraient
ensuite également entraîner une dynamique plus faible de l’inflation sous-jacente.
Une diminution supplémentaire de la demande pourrait aussi exercer une pression
moindre sur les prix qu’attendu actuellement, en particulier à moyen terme.
Les futures décisions du Conseil des gouverneurs relatives aux taux directeurs
resteront dépendantes des données et continueront d’être prises réunion par
réunion. Le Conseil des gouverneurs se tient prêt à ajuster l’ensemble de ses
instruments, dans le cadre de son mandat, pour faire en sorte que l’inflation revienne
au niveau de sa cible à moyen terme.
S’agissant des programmes du secteur privé (ABSPP, CBPP3 et CSPP), les achats
sur le marché primaire seront progressivement abandonnés dès le début des
réinvestissements partiels afin de mieux piloter le montant des achats réalisés dans
le cadre de chaque programme. La présence de l’Eurosystème sur le marché au
cours de la période de réinvestissement partiel se concentrera par conséquent sur
les achats sur le marché secondaire. Toutefois, les émetteurs privés non bancaires
ayant de meilleures performances environnementales et les obligations vertes
d’entreprises continueront de donner lieu à des acquisitions sur le marché primaire.
Enfin, le Conseil des gouverneurs a décidé d’orienter plus nettement ses achats
d’obligations d’entreprises vers des émetteurs affichant une meilleure performance
environnementale au cours de la période de réinvestissement partiel. Sans préjudice
de l’objectif de stabilité des prix de la BCE et conformément au plan d’action
climatique du Conseil des gouverneurs, cette approche soutiendra la décarbonation
progressive des obligations d’entreprises détenues par l’Eurosystème,
conformément aux objectifs de l’Accord de Paris.
Royaume-Uni
Mondial (hors zone euro)
Japon
États-Unis
Chine
55
50
45
40
Délais de
35 livraisons
allongés
30
25
20
15
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Graphique 2
Inflation totale et sous-jacente aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon
(variations annuelles en pourcentage)
10
-2
-4
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Les prix du gaz naturel ont nettement diminué depuis la réunion du Conseil
des gouverneurs de décembre en raison du ralentissement de la demande
mondiale, d’un hiver relativement doux et de mesures efficaces d’économie de
gaz (graphique 3). Les prix du pétrole ont enregistré une légère baisse de 2 %
depuis la réunion du Conseil des gouverneurs de décembre, la hausse attendue de
la demande après la réouverture de la Chine ayant été contrebalancée par le
ralentissement économique mondial, qui continue d’affecter les prix du pétrole.
L’effet de la réouverture de la Chine sur les prix du pétrole a été relativement
contenu jusqu’ici, ce qui indique que l’impact de l’augmentation des cas de COVID-
19 a entraîné une baisse de l’activité économique. Les prix mondiaux du pétrole ont
été peu affectés par l’embargo de l’UE et le plafonnement des prix du pétrole brut
russe, tandis que les sanctions ont fait baisser le prix de vente du pétrole russe.
Toutefois, des risques sont à prévoir. En particulier, en février, l’embargo de l’UE et le
plafonnement des prix ont été étendus aux prix du pétrole raffiné. En outre, la Russie
a annoncé qu’elle interdirait la vente de pétrole aux pays appliquant le plafonnement
des prix du pétrole à partir de février. En Europe, les prix au comptant et ceux des
contrats à terme sur le gaz ont diminué d’environ 50 % en raison de la très faible
demande de gaz en Europe due à l’hiver inhabituellement doux et à l’efficacité des
mesures d’économie de gaz. Par conséquent, les niveaux de stockage du gaz en
Europe demeurent élevés, ce qui devrait faciliter la reconstitution des réserves avant
l’hiver prochain. Toutefois, le marché européen du gaz reste vulnérable aux risques
liés à l’offre mondiale, tels qu’un rebond de la demande de gaz en Chine en raison
de la réouverture de son économie. La hausse des prix des métaux depuis la
réunion du Conseil des gouverneurs de décembre (+ 9 %) résulte de l’optimisme
quant à la demande future à la suite de la réouverture de la Chine. Après l’atonie de
la demande observée en 2022, un rebond de la demande chinoise représenterait un
Graphique 3
Évolutions des prix des matières premières
(indice : 1er janvier 2021 = 100)
260 1 800
220 1 500
180 1 200
140 900
100 600
60 300
20 0
01/21 04/21 07/21 10/21 01/22 04/22 07/22 10/22 01/23
Les perspectives concernant les EME demeurent modérées. Les données tirées
de l’enquête de décembre font état d’une nouvelle baisse de la production
manufacturière dans les grandes économies émergentes, à l’exception de l’Inde et
de la Russie. En outre, les perspectives des EME, telles qu’approximées par les
nouvelles commandes à l’exportation, se sont détériorées dans tous les pays.
En particulier, l’Asie, pivot mondial pour les produits du secteur technologique,
semble avoir été fortement affectée par l’affaiblissement de la demande mondiale,
comme en atteste la baisse des exportations de semi-conducteurs. Dans le même
temps, la hausse de l’IPC a diminué dans certaines EME mais demeure élevée et
1 Cela signifie que le PIB augmenterait de 0,5 % en 2023 si l’ensemble des taux de croissance
trimestriels cette année étaient nuls (c’est-à-dire si les niveaux trimestriels du PIB demeurent au même
niveau qu’au quatrième trimestre 2022).
2,0 62
1,5 59
1,0 56
0,5 53
0,0 50
-0,5 47
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2021 2022 2023
2 Cf. « L’enquête auprès des prévisionnistes professionnels – premier trimestre 2023 », BCE, Francfort-
sur-le-Main, février 2023.
0,8 66
0,6 62
0,4 58
0,2 54
0,0 50
-0,2 46
-0,4 42
août
août
févr.
févr.
févr.
févr.
sept.
mai
mai
sept.
juin
juin
avril
avril
juil.
nov.
juil.
déc.
nov.
déc.
mars
mars
mars
mars
jan.
oct.
jan.
jan.
oct.
jan.
T1 2022 T2 2022 T3 2022 T4 2022 T1 2023 T1 2022 T2 2022 T3 2022 T4 2022 T1 2023
Secteur manufacturier Services
1,2 8,0
0,8 7,6
0,4 7,2
0,0 6,8
-0,4 6,4
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2021 2022 2023
Les indicateurs à court terme relatifs au marché du travail dans la zone euro
continuent de signaler une bonne résistance dans l’ensemble, avec quelques
signes de stabilisation. L’indice composite PMI relatif à l’emploi est ressorti à 52,5
en janvier. Une valeur supérieure à 50 suggère une poursuite de la croissance de
l’emploi, celle-ci n’étant toutefois pas aussi robuste qu’indiqué au second
semestre 2022. S’agissant des évolutions dans les différents secteurs, le PMI relatif
à l’emploi continue d’indiquer une croissance de l’emploi robuste dans les services
et le secteur manufacturier, mais des signes de ralentissement dans le secteur de la
construction.
Graphique 7
Anticipations des ménages
(soldes en pourcentage normalisés)
2 2
0 0
-2 -2
-4 -4
-6 -6
01/21 07/21 01/22 07/22 01/23 01/21 07/21 01/22 07/22 01/23
Graphique 8
Limites à la production dans le secteur des biens d’équipement
(variations des soldes centrés en pourcentage)
60
30
-30
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2021 2022 2023
4 Pour plus de détails concernant les effets des prix élevés de l’énergie sur la production industrielle et
les tendances des échanges commerciaux dans la zone euro, cf. l’encadré 2 du présent Bulletin
économique.
L’inflation totale dans la zone euro, mesurée par l’indice des prix à la
consommation harmonisé (IPCH), a diminué en janvier 2023, pour le troisième
mois consécutif, sous l’effet d’une hausse moins forte des prix de l’énergie.
La nouvelle diminution, de 9,2 % en décembre 2022 à 8,5 % en janvier 2023, reflète
un ralentissement important de la hausse des prix de l’énergie, qui est revenue de
25,5 % à 17,2 %. Dans le même temps, les prix des produits alimentaires ont
continué d’augmenter, passant de 13,8 % en décembre à 14,1 % en janvier, et
l’IPCH hors énergie et produits alimentaires (IPCHX) est resté inchangé par rapport
à décembre, à 5,2 %. Cela suggère que les effets décalés de la hausse des coûts de
l’énergie et des autres consommations intermédiaires, des goulets d’étranglement
au niveau de l’offre et de la demande latente, ont continué d’alimenter les tensions
inflationnistes. Alors que la hausse des prix des biens industriels non énergétiques a
continué d’augmenter pour s’établir à un niveau record de 6,9 %, la hausse des prix
des services a diminué, revenant de 4,4 % en décembre à 4,2 % en janvier
(graphique 9).
10
-2
01/21 03/21 05/21 07/21 09/21 11/21 01/22 03/22 05/22 07/22 09/22 11/22 01/23
80 14
40 7
0 0
-40 -7
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Source : Eurostat.
Notes : IPCH : indice des prix à la consommation harmonisé. Les dernières observations se rapportent à janvier 2023 pour les prix
des produits alimentaires mesurés par l’IPCH, à décembre 2022 pour les prix au départ de l’exploitation dans la zone euro et à
novembre 2022 pour les autres composantes.
5 Cf. « PCCI – a data-rich measure of underlying inflation in the euro area », Statistics Paper Series,
n° 38, Banque centrale européenne, Francfort-sur-le-Main, octobre 2020.
0
01/20 04/20 07/20 10/20 01/21 04/21 07/21 10/21 01/22 04/22 07/22 10/22 01/23
Les évolutions des salaires et des coûts de main-d’œuvre ont été un facteur
déterminant du degré de persistance de l’inflation sous-jacente dans la zone
euro au cours de la période sous revue. Les dernières données disponibles
suggèrent que les tensions sur les salaires s’accentuent, tout en restant à des
niveaux modérés. La croissance des salaires négociés a augmenté, passant
de 2,5 % au deuxième trimestre 2022 à 2,9 % au troisième trimestre. La croissance
effective des salaires, mesurée par la rémunération par tête ou par la rémunération
horaire, a continué d’être affectée par des distorsions pendant la période de
pandémie. Les taux de croissance annuels de ces deux mesures des salaires se
sont établis respectivement à 3,9 % et 2,9 % au troisième trimestre 2022, soit un
niveau inférieur à celui du trimestre précédent, mais reflétant essentiellement des
effets de base. Des signes plus clairs d’un renforcement à venir des tensions sur les
salaires proviennent des négociations salariales conclues fin 2022.
Malgré certains signes d’atténuation des tensions en amont dans la zone euro
au cours de la période sous revue, la hausse des prix des biens industriels
non énergétiques s’est encore accentuée, ressortant à 6,9 % en janvier 2023.
Les données pour novembre montrent que les tensions ont commencé à diminuer
en amont de la chaîne des prix, comme l’indiquent les taux de croissance en
glissement mensuel négatifs des prix à l’importation et des prix à la production
domestiques des biens intermédiaires. Ces tensions ont également commencé à
s’atténuer en aval de la chaîne des prix, le taux de croissance en glissement
mensuel des prix à la production domestiques des biens non alimentaires revenant à
0,2 % en novembre, soit un niveau proche de sa moyenne historique de 0,1 %. Dans
le même temps, les taux de croissance annuels des prix à l’importation et des prix à
la production sont restés élevés, tout en se modérant, signe d’une accumulation de
Graphique 12
Indicateurs des tensions en amont de la chaîne des prix
(variations annuelles en pourcentage)
15 25
12 20
9 15
6 10
3 5
0 0
-3 -5
-6 -10
2017 2018 2019 2020 2021 2022
6 Cf. « Résultats de l’enquête de la BCE sur les anticipations des consommateurs – novembre 2022 »,
communiqué de presse, BCE, Francfort-sur-le-Main, 12 janvier 2023.
Graphique 13
Indicateurs des anticipations d’inflation tirés d’enquêtes et mesures de compensation
de l’inflation extraites des instruments de marché
(variations annuelles en pourcentage)
IPCH
Projections macroéconomiques des services de l’Eurosystème (décembre 2022)
Consensus économique – IPCH
Indicateurs de compensation de l’inflation extraits des instruments de marché (1 er février 2023)
EPP T1 2023
EPP T4 2022
EPP T3 2022
11
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
-1
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027
Sources : Eurostat, Refinitiv, Consensus économique, enquête EPP, Projections macroéconomiques pour la zone euro établies par les
services de l’Eurosystème, décembre 2022 et calculs de la BCE.
Notes : IPCH : Indice harmonisé des prix à la consommation. EPP : Enquête auprès des prévisionnistes professionnels. La série
relative aux mesures de la compensation de l’inflation extraites des instruments de marché se fonde sur le taux d’inflation au comptant
à un an et sur les taux anticipés à un an dans 2 ans et dans 3 ans. Pour les mesures de compensation de l’inflation extraites des
instruments de marché, les dernières observations se rapportent au 1 er février 2023. L’enquête EPP de la BCE pour le premier
trimestre 2023 a été réalisée entre le 6 et le 12 janvier 2023. La date d’arrêté pour les prévisions à long terme du Consensus
économique est janvier 2023. La date d’arrêté des données incluses dans les projections macroéconomiques des services de
l’Eurosystème est le 30 novembre 2022. Les dernières observations relatives à l’IPCH se rapportent à janvier 2023.
Les risques entourant les perspectives d’inflation dans la zone euro sont
devenus plus équilibrés au cours de la période sous revue, en particulier à
court terme. S’agissant des risques à la hausse, les tensions en amont existantes
pourraient encore entraîner une hausse des prix de détail à court terme. En outre, un
rebond économique plus important que prévu en Chine pourrait stimuler les prix des
matières premières et la demande extérieure. À moyen terme, les risques à la
hausse proviennent principalement de facteurs intérieurs, tels qu’une hausse
persistante des anticipations d’inflation au-dessus de la cible de la BCE ou
d’augmentations salariales plus importantes qu’attendu. En revanche, une baisse
des coûts de l’énergie et un nouvel affaiblissement de la demande atténueraient les
tensions sur les prix.
Graphique 14
Rendements des obligations souveraines à dix ans et taux OIS à dix ans basés
sur l’€STR
(en pourcentage annuel)
4 4
3 3
2 2
1 1
0 0
-1 -1
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 01/22 04/22 07/22 10/22 01/23
Les marchés boursiers européens ont connu une forte hausse au cours de la
période sous revue. Les cours des actions de la zone euro ont fortement
augmenté, dépassant ceux des actions du reste du monde, l’amélioration générale
de l’appétence pour le risque l’emportant sur le frein exercé par la hausse des taux
sans risque à court terme et la baisse des anticipations de bénéfices. Les hausses
des cours des actions ont été inégalement réparties, les banques affichant de
meilleures performances que les sociétés non financières (SNF) dans un contexte
de hausse des taux d’intérêt, ce qui pourrait soutenir le secteur bancaire via une
augmentation des marges nettes d’intérêts. Les prix des actions des SNF ont
augmenté de 7 % environ, contre 22 % environ pour les banques. La différence
entre les SNF et les banques a été moins prononcée aux États-Unis, où les prix des
actions des banques ont augmenté de 6 % environ et ceux des SNF de 12 %
environ.
Sur les marchés des changes, l’euro s’est renforcé en termes pondérés des
échanges commerciaux (graphique 15). Au cours de la période sous revue,
le taux de change effectif nominal de l’euro, mesuré par rapport aux devises
des 41 principaux partenaires commerciaux de la zone euro, s’est apprécié de
1,0 %. S’agissant des évolutions des taux de change bilatéraux par rapport aux
principales devises, l’euro s’est apprécié vis-à-vis du dollar (de 2,6 %), de la livre
sterling (de 2,6 %) et du franc suisse (de 1,2 %), tandis qu’il s’est déprécié vis-à-vis
du yen japonais (de 2,6 %). L’euro s’est également affaibli vis-à-vis du renminbi
chinois (de 0,7 %) et des devises de certaines autres grandes économies
émergentes, ainsi que vis-à-vis des devises de la plupart des pays de l’UE
n’appartenant pas à la zone euro.
Source : BCE.
Notes : Le « TCE-41 » est le taux de change effectif nominal de l’euro par rapport aux devises des 41 principaux partenaires
commerciaux de la zone euro. Une variation positive (négative) correspond à une appréciation (dépréciation) de l’euro. Toutes les
évolutions sont calculées en utilisant les taux de change enregistrés le 1 er février 2023.
S’agissant de la solidité des bilans, les banques de la zone euro sont globalement
bien capitalisées et dépassent les exigences réglementaires et les cibles de fonds
7 Cf. le communiqué de presse de la BCE « La BCE recalibre les opérations de prêt ciblées afin de
rétablir la stabilité des prix à moyen terme », 27 octobre 2022.
Graphique 16
Taux de financement composites des banques dans une sélection de pays de la
zone euro
(pourcentages annuels)
Zone euro
Allemagne
France
Italie
Espagne
1,6 1,6
1,2 1,2
0,8 0,8
0,4 0,4
0,0 0,0
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 11/21 02/22 05/22 08/22 11/22 02/23
5,0 5,0
4,0 4,0
3,0 3,0
2,0 2,0
1,0 1,0
0,0 0,0
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 11/21 02/22 05/22 08/22 11/22 02/23
Les taux d’intérêt des prêts bancaires accordés aux entreprises et aux
ménages ont encore augmenté en novembre 2022, les banques ayant continué
de durcir leur offre de crédit. Depuis début 2022, les augmentations des coûts du
financement bancaire ont fortement poussé les taux débiteurs à la hausse dans
l’ensemble des pays de la zone euro (graphique 17), tandis que les critères d’octroi
se sont durcis. Les taux débiteurs bancaires pour les prêts aux sociétés non
financières (SNF) ont augmenté, s’établissant à 3,09 % en novembre, un niveau
observé pour la dernière fois à l’été 2012. Les taux d’intérêt bancaires appliqués aux
prêts au logement consentis aux ménages se sont également inscrits en hausse,
ressortant à 2,88 % en novembre, le niveau le plus élevé depuis l’été 2014.
Les augmentations cumulées des taux débiteurs bancaires appliqués aux
entreprises et aux ménages se sont ainsi établies à 123 et 157 points de base,
respectivement, par rapport à début 2022. Ces hausses ont été plus rapides que lors
des cycles précédents, reflétant principalement le rythme plus élevé des
Graphique 17
Taux bancaires composites appliqués aux prêts aux SNF et aux ménages dans une
sélection de pays
(pourcentages annuels ; écart type)
Zone euro
Allemagne
France
Italie
Espagne
Écart type entre pays (échelle de droite)
a) Taux des prêts accordés aux SNF
4 1,6 4,0 1,2
3,5 1,0
3 1,2
3,0 0,8
2,0 0,4
1 0,4
1,5 0,2
3,5 1,0
3 1,2
3,0 0,8
2,0 0,4
1 0,4
1,5 0,2
Source : BCE.
Notes : Les taux débiteurs bancaires composites sont calculés en agrégeant les taux à court et à long terme à l’aide de la moyenne
mobile sur 24 mois des volumes de contrats nouveaux. L’écart type entre pays est calculé à l’aide d’un échantillon constant de douze
pays de la zone euro. Les dernières observations se rapportent à novembre 2022.
Graphique 18
Coût nominal du financement externe pour les SNF de la zone euro, ventilé par
composantes
(pourcentages annuels)
12 8
9 6
6 4
3 2
0 0
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 01/21 01/22 01/23
Sources : BCE et estimations de la BCE, Eurostat, Dealogic, Merril Lynch, Bloomberg et Thomson Reuters.
Notes : Le coût total du financement des SNF est calculé comme la moyenne pondérée des coûts de l’emprunt auprès des banques,
de l’endettement de marché et des fonds propres, sur la base de leurs encours respectifs. Les dernières observations se rapportent
au 1er février 2023 pour le coût de l’endettement de marché (moyenne mensuelle des données quotidiennes), au 27 janvier 2023 pour
le coût des fonds propres (données hebdomadaires) et à décembre 2022 pour le coût total de financement et le coût de l’emprunt
auprès des banques (données mensuelles).
Selon l’enquête de janvier 2023 sur la distribution du crédit bancaire dans la zone
euro, les critères d’octroi pour les prêts aux entreprises et les prêts au
logement consentis aux ménages se sont nettement durcis au quatrième
trimestre 2022 (graphique 19). Dans une perspective historique, il s’agit du
durcissement le plus important des critères d’octroi depuis la crise de la dette
souveraine dans la zone euro en 2011. Dans un contexte d’incertitude élevée, une
perception plus élevée des risques liés à la situation économique, une plus faible
tolérance au risque des banques et une augmentation des coûts de financement ont
été les principaux facteurs à l’origine du durcissement des critères d’octroi de prêts
aux entreprises et aux ménages. Pour le premier trimestre 2023, les banques
Les banques ont fait état d’une baisse de la demande de prêts des entreprises
et, plus encore, des ménages au quatrième trimestre 2022 (graphique 19).
Les banques ont indiqué que la hausse du niveau général des taux d’intérêt a
apporté une importante contribution négative à la demande de prêts. La diminution
des besoins de financement au titre de l’investissement fixe a de nouveau pesé sur
la demande de prêts des entreprises, en ligne avec le ralentissement attendu de
l’investissement et malgré la récente amélioration du sentiment économique.
Les besoins de financement des stocks et du fonds de roulement ont apporté une
contribution positive à la demande de prêts moins élevée qu’aux deux trimestres
précédents, ce qui reflète probablement l’atténuation progressive des goulets
d’étranglement du côté de l’offre. Selon l’enquête, la demande de prêts au logement
a enregistré sa plus forte diminution historique, sous l’effet principalement de la
hausse des taux d’intérêt, de la baisse de la confiance des consommateurs et de la
détérioration des perspectives du marché de l’immobilier résidentiel. S’agissant du
premier trimestre 2023, les banques ont anticipé à nouveau une baisse de la
demande de prêts des entreprises et un recul prononcé de la demande de prêts au
logement.
Graphique 19
Variations des critères d’octroi et de la demande nette de prêts aux SNF et de prêts
au logement consentis aux ménages
(pourcentages nets de banques faisant état d’un durcissement des critères d’octroi ou d’un accroissement de la demande de prêts)
60
40
20
-20
-40
-60
-80
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2019 2020 2021 2022 2023
8 Pour plus de détails, cf. l’encadré intitulé « Quelles informations l’enquête sur la distribution du crédit
bancaire dans la zone euro fournit-elle sur les évolutions futures en matière de prêts ? », Bulletin
économique, n° 8, BCE, 2022.
Zone euro
Allemagne
France
Italie
Espagne
Écart type entre pays (échelle de droite)
a) Prêts des IFM aux SNF b) Prêts des IFM aux ménages
15 10 8 8
12 9
6 7
9 8
4 6
6 7
3 6 2 5
0 5
0 4
-3 4
-2 3
-6 3
-9 2 -4 2
2019 2020 2021 2022 2019 2020 2021 2022
Source : BCE.
Notes : Les prêts des institutions financières monétaires (IFM) sont corrigés des cessions de prêts et de la titrisation ; dans le cas des
SNF, les prêts sont également corrigés de la centralisation de trésorerie notionnelle. L’écart type entre pays est calculé pour un
échantillon constant de douze pays de la zone euro. Les dernières observations se rapportent à décembre 2022.
La réallocation des fonds des dépôts à vue vers les dépôts à terme s’est
poursuivie en décembre, reflétant la rémunération relative de ces instruments.
Le taux de croissance annuel des dépôts à vue est revenu à 0,6 % en décembre,
après 1,9 % en novembre (graphique 21). Le fort ralentissement de la croissance
des dépôts à vue depuis le deuxième trimestre 2022 s’explique principalement par
leur remplacement à grande échelle par des dépôts à terme. Cette réallocation de
portefeuille a été déclenchée par la rémunération plus élevée des dépôts à terme
par rapport aux dépôts à vue, ce qui est cohérent avec les tendances
caractéristiques des cycles de resserrement de la politique monétaire. En ligne avec
cette évolution, on tend à observer des déplacements importants dans les
juridictions caractérisées par des écarts de rémunération plus importants entre
dépôts à terme et dépôts à vue.
M3
M1
Dépôts à vue
18
16
14
12
10
0
2019 2020 2021 2022
Source : BCE.
Note: Les dernières observations se rapportent à décembre 2022.
L’offre de la Russie s’étant réduite, l’UE s’est tournée vers les marchés
mondiaux du GNL. Dès lors, les marchés du gaz de l’UE et de l’Asie sont
devenus de plus en plus interdépendants. Historiquement, les prix du gaz en Asie
se négocient avec une prime par rapport à l’UE. En effet, l’Asie dépend davantage
du GNL pour couvrir les fluctuations de la demande de gaz, tandis que l’UE a eu
accès à un gaz moins cher acheminé par gazoduc, provenant principalement de
Russie (graphique A, partie a). La situation a changé après que la Russie a restreint
les approvisionnements par gazoduc à destination de l’UE et imposé des tensions
sans précédent sur le marché du gaz de l’UE. Pour remplacer le gaz russe, la
demande de GNL de l’UE a augmenté au cours des deux dernières années.
Par conséquent, la corrélation entre les prix du gaz dans l’UE et en Asie s’est
nettement accentuée. En effet, les acheteurs de l’UE sont en concurrence avec les
acheteurs asiatiques et doivent donc s’acquitter d’une prime par rapport aux prix
asiatiques pour attirer les cargaisons de GNL nécessaires (graphique A, partie b).
La corrélation entre les prix du gaz dans l’UE et les prix du gaz aux États-Unis s’est
accentuée dans une moindre mesure, le pays produisant la majeure partie du gaz
naturel qu’il consomme.
Écart de prix
Moyenne 2015-2020
120
100
80
60
40
20
-20
-40
01/21 04/21 07/21 10/21 01/22 04/22 07/22 10/22
b) Corrélations des prix en Asie et aux États-Unis avec les variations des prix du gaz dans
l’UE
(coefficient de corrélation)
2015-2020
2021-2022
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0,0
Asie États-Unis
Production domestique
Gazoduc
GNL
Demande implicite
50
40
30
20
10
-10
-20
-30
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Au niveau mondial
Chine
Asie hors Chine
Europe occidentale
Autre
60
40
20
-20
-40
2020-21 2021-22
10
-2
-4
-6
-8
-10
Déficit d’approvisionnement dans le scénario favorable Déficit d’approvisionnement dans le scénario adverse
Cet encadré analyse comment la hausse des prix de l’énergie observée depuis
l’automne 2021 a affecté la production industrielle agrégée et les volumes des
importations de la zone euro. À l’automne 2021, l’approvisionnement de l’Union
européenne (UE) en gaz provenant de Russie a été significativement réduit, ce qui a
contribué à la lenteur de la reconstitution des stocks de gaz en Europe avant l’hiver.
Entre septembre 2021 et octobre 2022, les prix à la consommation et à la production
d’énergie dans la zone euro ont augmenté, en moyenne, de 49,5 % et 93,4 %,
respectivement. Sur la même période, la production industrielle (hors construction)
et les volumes des importations hors énergie dans la zone euro ont augmenté
de 2,3 % et 10,3 %, respectivement. Cet encadré montre que les chocs défavorables
sur l’offre d’énergie ont été contrebalancés par l’atténuation simultanée des goulets
d’étranglement au niveau de l’offre, le traitement associé des commandes en attente
et la reprise de la demande, qui a bénéficié des effets de la réouverture après la
pandémie de coronavirus (COVID-19). Des signes indiquent que les importations,
en particulier celles de biens intermédiaires, ont remplacé en partie la production
manufacturière domestique dans les secteurs à plus forte intensité énergétique, les
importations étant relativement bon marché par rapport à la production domestique.
1 L’intensité en énergie est calculée pour chaque secteur dans chaque pays et correspond à l’énergie
utilisée comme intrant (direct et indirect) en pourcentage du total des intrants, en utilisant la base de
données entrées-sorties de l’OCDE. Cf. l’encadré intitulé « La dépendance vis-à-vis du gaz naturel et
les risques pour l’activité de la zone euro », Bulletin économique, n° 1, BCE, 2022.
-1
-2
-3
01/21 04/21 07/21 10/21 01/22 04/22 07/22 10/22
15
10
-5
01/21 04/21 07/21 10/21 01/22 04/22 07/22 10/22
Outre les coûts de l’énergie, des facteurs tels que la reprise de la demande,
l’atténuation des perturbations sur les chaînes d’approvisionnement et la
hausse de la concurrence des importations qui en résulte ont joué un rôle
essentiel dans la dynamique de la production et des importations domestiques
depuis mi-2022. Le renchérissement de l’énergie n’a pas été la seule cause de la
forte hausse des volumes des importations. En particulier, les perturbations des
chaînes d’approvisionnement se sont atténuées, grâce à l’amélioration logistique de
l’activité de porte-conteneurs au niveau mondial et à l’assouplissement des mesures
de confinement liées à la pandémie dans certains pays d’Asie exportant des intrants
L’analyse empirique confirme que les problèmes liés à l’offre d’énergie et les
goulets d’étranglement dans les processus de production ont joué un rôle
essentiel dans les évolutions de la production industrielle agrégée et des
volumes d’importations agrégés (hors énergie) en 2022. Nous utilisons un
modèle vectoriel autorégressif structurel (SVAR) afin de quantifier le rôle relatif de
l’énergie et des chocs liés à la concurrence étrangère par rapport aux autres chocs
majeurs tels que les chocs de demande, les chocs liés aux perturbations des
chaînes d’approvisionnement et les autres chocs induits par des coûts à la hausse.
L’analyse utilise l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), la production
industrielle (hors construction), les délais de livraison des fournisseurs ressortant de
l’indice des directeurs d’achat (PMI), les prix à la consommation de l’énergie et les
volumes des importations de biens hors énergie. Un choc lié à la concurrence
étrangère est défini ici comme un choc qui accroît les volumes des importations et
fait baisser la production et les prix domestiques. Selon le modèle, en termes
agrégés, la production industrielle réagit rapidement et négativement aux chocs
énergétiques, tandis qu’il existe un impact positif marginal sur les volumes des
importations hors énergie à court terme. Les résultats suggèrent que les chocs
défavorables sur l’offre d’énergie ont entraîné une baisse de la production
industrielle de 2 % environ entre septembre 2021 et septembre 2022 (graphique B,
partie a). Cette baisse a été en partie contrebalancée par les importations de
produits étrangers non énergétiques meilleur marché, qui ont augmenté de 1,4 % en
raison du choc énergétique au cours de la même période (graphique B, partie b).
À l’inverse, l’impact baissier des perturbations des chaînes d’approvisionnement sur
la production industrielle a sensiblement diminué au premier semestre 2022, et
l’atténuation des goulets d’étranglement qui en a résulté a contribué positivement et
significativement à la croissance de la production et à la hausse des volumes des
2 Pour une analyse détaillée de ces facteurs et de leur impact économique, cf. Lane (P.R.), « Bottlenecks
and monetary policy », The ECB Blog, BCE, 10 février 2022 ; et les encadrés intitulés « Goulets
d’étranglement le long de la chaîne d’approvisionnement dans la zone euro et aux États-Unis : où en
sommes-nous ? », Bulletin économique, n° 2, BCE, 2022 ; « Quels sont les facteurs à l’origine de la
récente hausse du coût du transport maritime ? », Bulletin économique, n° 3, BCE, 2021 ; « La pénurie
de semi-conducteurs et ses implications pour les échanges commerciaux, la production et les prix dans
la zone euro », Bulletin économique, n° 4, BCE, 2021 ; « L’impact sur les échanges commerciaux des
goulets d’étranglement au niveau de l’offre », Bulletin économique, n° 6, BCE, 2021 ; et « Les sources
des perturbations des chaînes d’approvisionnement et leur impact sur le secteur manufacturier de la
zone euro », Bulletin économique, n° 8, BCE, 2021.
-2
-4
-6
01/21 04/21 07/21 10/21 01/22 04/22 07/22
12
-4
-8
01/21 04/21 07/21 10/21 01/22 04/22 07/22
Graphique C
Ratio importations/production industrielle des secteurs à forte intensité énergétique
au fil du temps
(différence en pourcentage par rapport aux secteurs à faible intensité en énergie)
Ratio importations/production
30
20
10
-10
-20
01/21 04/21 07/21 10/21 01/22 04/22 07/22 10/22
3
Le graphique C présente β𝑗 estimé, calculé en utilisant la spécification économétrique suivante :
𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑠
ln(
𝐼𝑃 𝑗=1 β𝑗 𝐼[𝑗 = 𝑡] ∗ HighIntensiveSector𝑠𝑐 + 𝐹𝐸𝑠𝑐 + 𝐹𝐸𝑐𝑡 + ε𝑠𝑐𝑡 , où la variable dépendante
)𝑠𝑐𝑡 = ∑42
est le logarithme népérien du ratio importations/production. Le groupe de traitement (contrôle)
représente tous les secteurs au-dessus (au-dessous) de la médiane s’agissant de l’intensité (directe et
indirecte) en énergie dans le processus de production. Le modèle économétrique contrôle par le ratio
moyen importations/production du secteur dans chaque pays en utilisant des effets fixes pays-secteur
ainsi que par les chocs spécifiques aux différents pays en utilisant des effets fixes pays-mois. La base
de données inclut 21 secteurs manufacturiers (hors énergie) et 19 pays de la zone euro.
Graphique D
Effets marginaux des importations sur la production dans les secteurs avec des
intensités en énergie différentes (plus le percentile est élevé, plus l’intensité en
énergie est élevée).
(axe des abscisses : percentile de la hausse du coût de l’énergie ; axe des ordonnées : coefficient de corrélation)
0,08
0,06
0,04
0,02
0,00
-0,02
-0,04
-0,06
1% 5% 10% 25% 50% 75% 90% 95% 99%
4 La croissance de la production en volume est régressée sur ses retards, sur le niveau de la croissance
des importations courante et avec des retards au niveau sectoriel et par pays, sur un indice des coûts
de l’énergie (la variation des prix de l’énergie au niveau des pays multipliée par l’intensité en énergie
au niveau secteur-pays), sur leur interaction et sur un ensemble d’effets fixes (pays-secteur et pays-
temps). Les résultats restent robustes à l’utilisation d’autres ensembles d’effets fixes, tels que temps et
pays-secteur, pays-temps et secteur-temps, et à l’inclusion d’approximations pour la demande au
niveau des pays (par exemple, les prévisions de production de la Commission européenne et les
commandes ressortant du PMI) ainsi que pour les prix relatifs des importations et la production.
Le panel inclut 22 secteurs dans chacun des 19 pays de la zone euro de janvier 2015 à
septembre 2022.
Graphique E
Importations manufacturières à forte intensité en énergie par type de produit
(variations en pourcentage des volumes des importations et contributions en points de pourcentage par rapport à janvier 2020)
50
40
30
20
10
0
01/21 04/21 07/21 10/21 01/22 04/22 07/22 10/22
Cet encadré présente une synthèse des conclusions des contacts récents entre les
services de la BCE et les représentants de 73 grandes sociétés non financières
opérant dans la zone euro. Ces échanges ont eu lieu entre le 4 et le
12 janvier 2023 1.
La plupart des sociétés contactées dans le secteur industriel ont fait état d’un
recul de l’activité, reflétant la diminution de la demande de nombreux biens de
consommation durables, l’affaiblissement de la production dans la
construction et l’ajustement des stocks. La demande de biens de consommation
électroniques et de nombreux articles ménagers diminue en raison de la hausse des
prix (qui comprime les budgets des ménages) et du fait que les achats de ces
articles ont souvent eu lieu de façon anticipée pendant la pandémie. L’activité dans
la construction (d’immeubles résidentiels en particulier) est de plus en plus affectée
par la diminution de la demande résultant de la hausse des coûts des
consommations intermédiaires et des taux d’intérêt. Dans le même temps, la
réduction des stocks en fin d’année a été plus importante qu’habituellement, en
partie car les prix élevés ont rendu le fonds de roulement plus coûteux, mais
également car les perturbations antérieures de l’approvisionnement ont conduit les
entreprises à détenir des stocks plus importants que d’habitude. Le ralentissement
de la demande des consommateurs dans certains secteurs, conjugué à l’ajustement
des stocks, a provoqué une contraction particulièrement prononcée de la demande
de nombreux biens intermédiaires ainsi que de services liés au transport et au
stockage des biens, où les pénuries ont rapidement été remplacées par des
capacités excédentaires.
1 Pour plus d’informations sur la nature et l’objectif de ces contacts, cf. l’article intitulé « Le dialogue de la
BCE avec les sociétés non financières », Bulletin économique, n° 1, BCE, 2021.
Graphique A
Synthèse des opinions sur les évolutions et les perspectives en matière d’activité et
de prix
(moyennes des scores attribués par les services de la BCE)
1,2 1,2
1,0 1,0
0,8 0,8
0,6 0,6
0,4 0,4
0,2 0,2
0,0 0,0
-0,2 -0,2
T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1
2020 2021 2022 2023 2020 2021 2022 2023
Source : BCE.
Notes : Les scores reflètent la moyenne des scores attribués par les services de la BCE à leur évaluation des déclarations des
contacts à propos des évolutions trimestrielles de l’activité (ventes, production et commandes) et des prix. Les scores vont de − 2
(baisse significative) à + 2 (hausse significative). Un score de 0 indique qu’aucun changement ne s’est produit. La ligne pointillée
représente les anticipations pour le prochain trimestre.
De nombreuses entreprises ont adopté des stratégies de fixation des prix plus
dynamiques en 2022 et ont déclaré qu’en 2023, les prix continueront à être
révisés plus souvent que d’habitude. La probabilité effective qu’elles augmentent
les prix dépendra toutefois de l’évolution – de plus en plus incertaine – des coûts des
consommations intermédiaires et (de la sensibilité au prix) de la demande. Malgré
une plus forte tension sur les coûts salariaux et une incertitude très élevée
concernant la trajectoire future des prix de l’énergie, la plupart des contacts
s’attendent à une croissance des prix plus faible en 2023 qu’en 2022.
1 Ces chiffres sont comparables à ceux des États-Unis, qui indiquent qu’en 2000, 92,5 % de l’ensemble
des travailleurs n’avaient jamais télétravaillé, taux qui a baissé à 90,5 % en 2010 (cf. Mateyka (P.J.),
Rapino (M.A.) et Landivar (L.C.), « Home-Based Workers in the United States: 2010 », Home
Economic Studies, U.S. Department of Commerce, Economics and Statistics Administration, U.S.
Census Bureau, 2012).
2 Cf. « Living, working and COVID-19: First findings – April 2020 », Covid-19 Series, Eurofound, 2020.
3 Cf. par exemple, Williamson (H.), « An Evaluation of the Impacts of Remote Working », Irish
Government Economic and Evaluation Service Paper, Department of Enterprise, Trade and
Employment, mai 2022.
4 Certaines questions spécifiques ont été posées aux consommateurs : le nombre de jours qu’ils
exerçaient en télétravail avant et pendant la pandémie ainsi que leurs préférences futures concernant
le nombre de jours qu’ils souhaiteraient exercer en télétravail. L’analyse s’appuie sur des réponses
fournies par des ménages vivant en Belgique, en Allemagne, en Espagne, en France, en Italie et aux
Pays-Bas.
5 À la différence d’Eurostat, l’enquête CES a demandé aux participants s’ils faisaient du télétravail avant
le début de la pandémie de COVID-19, et pas seulement au cours des quatre semaines précédentes.
Cela, conjugué à l’échantillon différent de l’enquête CES, pourrait expliquer pourquoi la part de
travailleurs sans expérience du télétravail est plus faible dans l’enquête CES.
Graphique A
Nombre de jours de télétravail avant et pendant la pandémie de COVID-19 et
préférences pour l’avenir
(en pourcentage des participants à l’enquête)
Avant
Pendant
Après (préférences)
70
60
50
40
30
20
10
0
Jamais < 1 jour 1 jour 2-4 jours ≥ 5 jours
6 Les préférences ont été remarquablement stables en données agrégées. À tous les moments de
l’enquête pendant la période de COVID-19, environ 40 % des participants souhaitaient télétravailler au
moins deux jours après la pandémie. Cependant, cette stabilité des préférences agrégées masque
certaines évolutions au niveau individuel ; environ la moitié seulement des travailleurs préférant
télétravailler au moins deux jours par semaine en août 2021 ont indiqué la même préférence en
mai 2022.
7 Cf., par exemple « Americans are embracing flexible work – and they want more of it », McKinsey &
Company, juillet 2022 ; ou Barrero (J.M.), Bloom (N.) et Davis (S.J.), « Let me work from home, or I will
find another job », VOX-EU, 27 juillet 2021.
40
30
20
10
0
Jamais < 1 jour 1 jour 2-4 jours ≥ 5 jours
8 Le groupe de travailleurs dont les préférences en matière de télétravail sont égales ou inférieures à
leur perception de la préférence de leur employeur et le groupe dont les préférences sont supérieures
à leur perception de la préférence de leur employeur sont très similaires en termes de rémunération,
de niveau d’éducation, de revenu du ménage, d’âge ou de durée dans l’ensemble de données du
panel.
14
12
10
0
Préférence en matière de télétravail égale/inférieure Préférence en matière de télétravail supérieure
à celle de l’employeur à celle de l’employeur
Source : BCE (enquête CES, juillet 2021, août 2021 et vagues d’enquête suivantes jusqu’à mai 2022).
Note : Le graphique présente la part des travailleurs ayant cherché un emploi avant la date de l’enquête (août 2021) et la part des
travailleurs ayant changé d’emploi au cours des neuf mois suivants, ventilées par préférence en matière de télétravail sur la base des
déclarations en août 2021. Les données se rapportent aux travailleurs âgés de 20 à 64 ans.
9 Pour cette analyse, nous avons recodé les tranches de préférences des jours de télétravail
hebdomadaires en jours de télétravail mensuels, en prenant le point médian de la tranche.
10 Cf., par exemple, Dingel (J.I.) et Neiman (B.), « How many jobs can be done at home? », Journal of
Public Economics, vol. 189, septembre 2020, p. 1-8, ainsi que Bates (C.) et Vivian (L.), « Postes
éligibles au télétravail », encadré 4 de l’article intitulé « L’incidence de la pandémie de COVID-19 sur le
marché du travail de la zone euro », Bulletin économique, n° 8, BCE, 2020.
Télétravaillabilité faible
Télétravaillabilité intermédiaire
Télétravaillabilité élevée
Professions intermédiaires
Professions élémentaires
Personnel des services directs aux particuliers,
commerçants et vendeurs
Agriculteurs et ouvriers qualifiés de l’agriculture,
de la sylviculture et de la pêche
Métiers qualifiés de l'industrie
et de l’artisanat
Professions militaires
Conducteurs d’installations ou de machines
ou ouvriers de l’assemblage
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
11 Barrero (J.M.), Bloom (N.) et Davis (S.J.), « SWAA March 2022 Updates », WFH Research,
mars 2022 ; Barrero (J.M.), Bloom (N.) et Davis (S.J.), « Why working from home will stick », NBER
Working Paper, n° 28731, National Bureau of Economic Research, avril 2021.
10
0
< 15 min 15-30 min 30-60 min > 60 min
3
Dans les statistiques des finances publiques, les recettes du SEQE-UE sont comprises dans les taxes
énergétiques, qui sont incluses dans les prévisions budgétaires de l’Eurosystème.
4
Les événements météorologiques extrêmes sont de plus en plus susceptibles d’avoir un impact sur les
perspectives de croissance et d’inflation à moyen terme. Si ces événements sont difficiles à prévoir et
ont donc tendance à être inclus dans les projections de manière rétrospective, leur impact budgétaire
peut s’étendre sur plusieurs années, car les dépenses de réhabilitation peuvent s’étendre sur plus d’un
an et ont tendance à s’inverser sur l’horizon de projection.
5
BCE, « Projections macroéconomiques de décembre 2022 établies par les services de l’Eurosystème
pour la zone euro ».
Mesures vertes
Mesures liées aux évènements météorologiques extrêmes
0,05
durcissement
0,00
-0,05
-0,10
-0,15
-0,20
relance
-0,25
2020 2021 2022 2023 2024 2025
0,80
0,40
0,00
-0,40
relance
-0,80
-1,20
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Source : Projections macroéconomiques pour la zone euro établies par les services de l’Eurosystème, décembre 2022.
Notes : Les mesures sont qualifiées de « vertes » si elles sont susceptibles d’avoir un impact favorable sur la réduction des émissions
de carbone, sur l’efficacité énergétique ou sur la mobilité bas carbone, ou si elles financent l’adaptation aux conséquences du
changement climatique. Les mesures sont qualifiées de « préjudiciables à la transition verte » si elles ont un impact défavorable.
Les mesures vertes devraient globalement avoir un très faible impact sur la
croissance du PIB en volume de la zone euro sur l’horizon de projection
(graphique B, partie a). Si la relance agrégée est la plus forte en 2022, l’impact
s’inverse pour devenir une contraction, mais d’ampleur négligeable, à partir de 2024.
Dans l’ensemble, la combinaison de mesures vertes est expansionniste sur
l’ensemble de l’horizon de projection. Les mesures du côté des recettes, dont
l’impact tend à être plus persistant, ont un effet de contraction sur toutes les années.
Dans l’ensemble, les incidences sur le PIB incluses dans les projections de
décembre 2022 suggèrent que l’effet multiplicateur des mesures budgétaires vertes
est nettement inférieur à un.
6 Ibid.
0,10
0,00
-0,10
2022 2023 2024 2025
b) IPCH
(écart en points de pourcentage par rapport au scénario de référence)
0,12
0,10
0,08
0,06
0,04
0,02
0,00
2022 2023 2024 2025
Sources: Projections macroéconomiques pour la zone euro établies par les services de l’Eurosystème, décembre 2022 ; Eurostat et
calculs de la BCE.
7 Outre ces effets sur le niveau des prix des composantes individuelles, l’impact de ces politiques
pourrait également se manifester à travers d’autres canaux macroéconomiques, ce qui pourrait affecter
l’impact net sur l’inflation.
8 Conseil de l’Union européenne, « Ajustement à l’objectif 55 : le Conseil et le Parlement parviennent à
un accord provisoire sur le système d’échange de quotas d’émission de l’UE et le fonds social pour le
climat », communiqué de presse, 18 décembre 2022.
L’exactitude des projections relatives à l’inflation à court terme établies par les
services de l’Eurosystème et de la BCE pour la zone euro s’est détériorée à la
suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie avant de s’améliorer au dernier
trimestre 2022. L’inflation dans la zone euro a surpris à la hausse à plusieurs
reprises en 2021 et 2022. En avril 2022, la BCE a publié une analyse des raisons
expliquant ces surprises et a comparé les résultats de ces projections avec les
prévisions élaborées par d’autres institutions et par le secteur privé 1. Après cette
publication, la performance des projections à court terme établies par les services de
l’Eurosystème et de la BCE pour le trimestre suivant a tout d’abord continué de se
détériorer à la suite des envolées des prix de l’énergie et des matières premières
alimentaires liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022. Au cours
des trimestres suivants, tout en continuant de surprendre constamment à la hausse,
l’ampleur des erreurs s’est réduite avant de revenir, au dernier trimestre 2022, dans
la fourchette des erreurs de projection absolues observées avant la pandémie
(graphique A).
1 Cf. l’encadré intitulé « Les récentes erreurs dans les projections relatives à l’inflation établies par les
services de l’Eurosystème et de la BCE : quelles explications ? », Bulletin économique, n° 3, BCE,
2022. Cf. également l’article intitulé « La performance des projections macroéconomiques établies par
les services de l’Eurosystème et de la BCE depuis la crise financière », Bulletin économique, n° 8,
BCE, 2019. De plus, une base de données complète regroupant les précédentes projections
macroéconomiques établies par les services de l’Eurosystème et de la BCE est à la disposition du
public via l’entrepôt de données statistiques (Statistical Data Warehouse) de la BCE, ce qui permet aux
chercheurs d’évaluer facilement la performance des projections. Les processus et les outils utilisés
pour établir les projections des services de l’Eurosystème et de la BCE sont présentés dans un guide
qui est également disponible sur le site internet de la BCE.
2,0
1,5
1,0
0,5
0,0
-0,5
-1,0
-1,5
1999
2000
2001
2002
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2021
2022
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Sources : Eurostat et projections macroéconomiques pour la zone euro établies par les services de l’Eurosystème/de la BCE.
Notes : Les erreurs sont définies comme la valeur effective moins la projection sur le trimestre qui suit la publication des projections.
Par exemple, la dernière observation représente la valeur effective pour le quatrième trimestre 2022 moins la valeur prévue pour ce
trimestre dans les projections macroéconomiques de septembre 2022 établies par les services de la BCE.
2 Même si le Fonds monétaire international (FMI) publie également régulièrement des projections
relatives à la zone euro dans le cadre de ses Perspectives de l’économie mondiale, ces projections ne
sont pas publiées trimestriellement et ne figurent pas dans le graphique B. Le FMI a publié une analyse
de ses propres erreurs de prévision de l’inflation dans les Perspectives de l’économie mondiale,
octobre 2022. Cette analyse a montré que les services du FMI avaient également fortement
sous-estimé l’inflation dans leurs prévisions en 2021 et 2022. De telles sous-estimations ont été
communes aux différentes économies avancées et émergentes, les surprises à la hausse en 2021
étant liées à une reprise de la demande plus rapide qu’attendu, tandis qu’en 2022, les erreurs ont été
relativement concentrées sur les composantes non sous-jacentes liées aux chocs sur l’offre d’énergie
et de produits alimentaires à la suite de la guerre en Ukraine.
Graphique B
Erreurs de prévision à un trimestre pour les projections relatives à la hausse de
l’IPCH dans la zone euro, par prévisionniste
(en points de pourcentage)
0
T2 2021 T3 2021 T4 2021 T1 2022 T2 2022 T3 2022
pour T3 2021 pour T4 2021 pour T1 2022 pour T2 2022 pour T3 2022 pour T4 2022
Sources : Projections des services de l’Eurosystème/de la BCE, Consensus économique, enquête auprès des analystes monétaires
(enquête SMA), Commission européenne, OCDE et Eurostat.
Notes : Pour les autres prévisionnistes, les erreurs sont présentées pour les publications dont la date d’arrêté correspondante est la
plus proche de celle des projections des services de l’Eurosystème/de la BCE. Pour l’enquête SMA, la médiane des participants à
l’enquête est présentée. Les flèches indiquent les différences en mois de données disponibles relatives à l’IPCH au moment de la date
d’arrêté de chaque publication par rapport aux projections des services de l’Eurosystème/de la BCE. Une flèche vers le haut indique
un mois de données supplémentaire, une flèche vers le bas un mois de données de moins et deux flèches vers le bas, deux mois de
données de moins. Les projections trimestrielles de l’OCDE ne sont disponibles que deux fois par an et par conséquent, aucune
erreur n’est présentée pour le premier et le troisième trimestre.
Les erreurs concernant les hypothèses conditionnelles pour les prix des
matières premières énergétiques continuent de représenter une part
significative, mais en diminution, de l’ensemble des erreurs dans les
projections relatives à l’inflation établies par les services de l’Eurosystème/de
la BCE (graphique C). Comme pour les projections élaborées par toutes les autres
grandes institutions, celles établies par les services de l’Eurosystème/de la BCE
dépendent d’un ensemble d’hypothèses techniques relatives à l’évolution des
principales variables financières et non financières. Ces hypothèses, telles que
l’évolution future des prix des matières premières énergétiques, sont « techniques »
dans le sens où elles sont considérées comme exogènes aux projections et sont
définies, dans la plupart des cas, à partir de mesures extraites des instruments de
marché telles que les prix des contrats à terme. Ainsi, celles-ci ne sont pas ajustées
en fonction d’une évaluation par les experts des services de l’Eurosystème/de la
BCE. Une conclusion importante de l’analyse des erreurs dans les projections
relatives à l’inflation publiée par la BCE en avril 2022 a été que les erreurs dans ces
hypothèses, en particulier pour les prix des matières premières énergétiques,
représentaient, en moyenne, environ trois quarts des erreurs globales jusqu’au
premier trimestre 2022. Depuis lors, les hypothèses conditionnelles ont continué de
jouer un rôle important, quoiqu’en diminution, dans les erreurs relatives à l’inflation
aux deuxième et troisième trimestres 2022 et, pour le quatrième trimestre 2022, elles
3 Cf. l’encadré 3 des « Projections macroéconomiques de décembre 2021 pour la zone euro établies par
les services de l’Eurosystème » publiées sur le site internet de la BCE le 16 décembre 2021.
Erreur totale
Impact des hypothèses relatives aux prix de l’énergie et des autres facteurs affectant la composante énergie de l’IPCH
Impact indirect des prix de l’énergie sur l’inflation hors énergie
Impact des hypothèses ne se rapportant pas à l’énergie
Autres facteurs affectant la composante produits alimentaires de l’IPCH
Autres facteurs affectant l’PCH hors énergie et produits alimentaires.
2,5
2,0
1,5
1,0
0,5
0,0
-0,5
T4 2020 T1 2021 T2 2021 T3 2021 T4 2021 T1 2022 T2 2022 T3 2022
pour T1 2021 pour T2 2021 pour T3 2021 pour T4 2021 pour T1 2022 pour T2 2022 pour T3 2022 pour T4 2022
Graphique D
Erreurs de prévision à un trimestre pour les hypothèses relatives aux prix des
matières premières énergétiques
(en pourcentage)
Pétrole
Gaz
Électricité
150
100
50
-50
-100
T4 2020 T1 2021 T2 2021 T3 2021 T4 2021 T1 2022 T2 2022 T3 2022
pour T1 2021 pour T2 2021 pour T3 2021 pour T4 2021 pour T1 2022 pour T2 2022 pour T3 2022 pour T4 2022
Au cours de l’année 2022, la part des erreurs non liées aux prix des matières
premières énergétiques ou aux autres hypothèses fondées sur les élasticités
standard a augmenté. Les barres gris clair et gris foncé du graphique C indiquent la
1 Dans cet encadré, une détérioration des conditions sur les marchés d’obligations d’entreprise se définit
comme le creusement de l’écart de financement par émission de titres de créance (différence entre la
variation de la demande et la variation de l’offre de financement par émission de titres de créance),
comme déclaré par les entreprises participant à l’enquête SAFE.
2 Cf. « Taxonomy of financing patterns of euro area SMEs and real effects » dans « Non-bank financial
intermediation in the euro area: implications for monetary policy transmission and key vulnerabilities »
Occasional Paper Series, n° 270, BCE, version révisée en décembre 2021.
Graphique A
Évolutions des écarts de financement via les titres de créance, de la demande de
prêts bancaires et des rendements des obligations d’entreprise
(points de pourcentage (échelle de gauche) et pourcentage net d’entreprises)
Variation des taux des obligations à haut rendement dans la ZE (éch. de gauche)
Variation de l’écart de financement via les titres de créance dans la ZE (éch. de droite)
Variation des besoins en prêts bancaires dans la ZE (échelle de droite)
Variation des taux des obligations les mieux notées ( investment grade) dans la ZE (éch. de gauche)
4 40
3 30
2 20
1 10
0 0
-1 -10
-2 -20
Sources : Enquête de la BCE et de la Commission européenne sur l’accès des entreprises au financement (enquête SAFE) et IBOXX.
Notes : Pourcentage net d’entreprises indiquant un creusement de l’écart de financement via les titres de créance et une hausse des
besoins en prêts bancaires dans l’enquête SAFE. Seules sont incluses les entreprises déclarant les prêts bancaires et les titres de
créance comme sources de financement importantes. Les variations des rendements des obligations d’entreprise de la zone euro sont
fondées sur le rendement moyen au cours des campagnes d’enquête, qui couvrent chacune six mois.
3 Cf. également la section 5,« Conditions de financement et évolutions du crédit », Bulletin économique,
n° 8, BCE, 2022.
4 Cf. « Évolutions monétaires dans la zone euro : novembre 2022 », communiqué de presse, BCE,
29 décembre 2022.
0,05
0,04
0,03
0,02
0,01
0,00
-0,01
Moyenne/grande Rentabilité Investissement Fonds de roulement Nombre Degré de
de salariés diversification
du financement
Source : Enquête de la BCE et de la Commission européenne sur l’accès des entreprises au financement (enquête SAFE), calculs de
la BCE.
Notes : Effet marginal moyen sur l’émission de titres de créance, sur la base de régressions probit, d’une variation de 0 à 1 de
variables muettes qui ne prennent que ces deux valeurs et d’une variation unitaire de la variable mesurant le nombre d’instruments
financiers. La variable dépendante est une variable muette égale à 1 si les entreprises déclarent les titres de créance comme source
importante de financement et les ont utilisées comme telles. La régression inclut cinq variables muettes explicatives, chacune d’elles
étant égale à 1 si les entreprises ont déclaré, respectivement : (1) plus de 50 salariés (moyenne-grande) et des hausses antérieures
(2) des bénéfices, (3) de l’investissement en immobilisations corporelles, (4) du fonds de roulement et (5) du nombre de salariés.
Le degré de diversification du financement est mesuré par le nombre d’instruments financiers utilisés par l’entreprise (de un à huit).
Les effets fixes par secteur, par pays et temporels sont inclus dans toutes les spécifications. Les résultats sont pondérés afin de
garantir leur représentativité. Les fourchettes présentées sont des intervalles de confiance à 95 % fondés sur des erreurs type
regroupées par pays. L’échantillon inclut l’ensemble des campagnes de l’enquête SAFE, qui couvrent la période allant de mars 2009 à
septembre 2022.
9 Cf. « The euro area bank lending survey – Third quarter of 2022 », BCE, octobre 2022, et « The euro
area bank lending survey – Second quarter of 2022 », BCE, juillet 2022.
10 La spécification économétrique est détaillée dans les notes du graphique C.
Graphique C
Effet d’un creusement de l’écart de financement obligataire sur les besoins en prêts
bancaires à l’échelle des entreprises, par sous-période
(effets marginaux moyens avec intervalles de confiance à 95 %)
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0,0
Avant l’APP Avant le ralentissement Ralentissement des PEPP Arrêt des achats nets
des achats nets dans achats nets
le cadre de l’APP dans le cadre de l’APP
Source : Enquête de la BCE et de la Commission européenne sur l’accès des entreprises au financement (enquête SAFE), calculs de
la BCE.
Notes : Effets marginaux moyens, spécifiques à chaque sous-période, d’un creusement de l’écart de financement via les titres de
créance sur la probabilité d’une hausse des besoins en prêts bancaires. Les effets sont fondés sur un modèle probit dans lequel la
variable dépendante est égale à un si l’entreprise déclare un besoin accru de prêts bancaires, les variables de régression étant la
direction de la variation de l’écart de financement obligataire, de la disponibilité des prêts bancaires et de la rentabilité de l’entreprise
(où 1 indique une hausse, 0, une absence de variation, et – 1 une baisse de la mesure respective). Le modèle inclut également les
effets fixes par taille, par secteur, par pays et temporels de l’entreprise. Les données sont repondérées afin de garantir leur
représentativité. Les coefficients relatifs à la variation de l’écart de financement sont spécifiques à chaque sous-période (par le biais
de l’interaction avec les variables muettes spécifiques à chaque sous-période), les sous-périodes considérées étant avant l’APP
(mars 2009 à septembre 2015), avant le ralentissement des achats nets réalisés dans le cadre de l’APP (octobre 2015 à
septembre 2018), pendant le ralentissement des achats nets réalisés dans le cadre de l’APP (octobre 2018 à septembre 2019),
pendant le PEPP (octobre 2019 à mars 2022) et à l’arrêt des achats nets (avril à septembre 2022). Les fourchettes présentées sont
des intervalles de confiance à 95 % fondés sur des erreurs type regroupées par pays.
11 Il est à noter que chaque campagne de l’enquête SAFE couvre six mois, qu’il convient d’assigner à la
même période de sous-échantillonnage. La période « arrêt des achats nets » va donc d’avril à
septembre 2022, bien qu’il ait été mis fin aux achats nets d’actifs en juillet 2022.
12 L’écart de financement par émission d’obligations d’entreprise à l’échelle du pays est calculé comme
une moyenne pondérée pour les entreprises qui considèrent les obligations et les prêts bancaires
comme une source de financement importante. Le modèle probit est estimé pour les PME qui
déclarent que les prêts bancaires sont une source de financement importante, contrairement aux
obligations d’entreprise.
13 L’écart de financement d’une entreprise individuelle prend la valeur 1 (-1) si les besoins en titres de
créance augmentent (diminuent) tandis que la disponibilité diminue (augmente). Les entreprises
peuvent également déclarer une absence de variation (0). Par conséquent, une variation de 10 points
de pourcentage de l’écart de financement à l’échelle du pays correspond à une hausse nette de 10 %
du nombre d’émetteurs d’obligations déclarant un besoin accru de titres de créance et une moindre
disponibilité de ces titres.
Graphique D
Effet d’un creusement de l’écart de financement obligataire à l’échelle du pays sur
les conditions d’attribution des prêts bancaires aux PME
(effets marginaux moyens avec intervalles de confiance à 95 %)
0,20
0,15
0,10
0,05
0,00
-0,05
-0,10
-0,15
Disponibilité des prêts bancaires Volonté des banques de consentir des Taux d’intérêt appliqués aux prêts
prêts bancaires
Source : Enquête de la BCE et de la Commission européenne sur l’accès des entreprises au financement (enquête SAFE), calculs de
la BCE.
Notes : Effet marginal moyen d’une hausse d’une unité de l’écart de financement via les titres de créance à l’échelle du pays
(différence entre la variation de la demande et la variation de l’offre) sur les conditions d’attribution des prêts bancaires déclarées par
les PME sur la base de régressions probit. L’écart de financement via les titres de créance à l’échelle du pays est calculé comme la
moyenne pondérée des entreprises qui considèrent comme importants les titres de créance et les prêts bancaires. Le modèle est
estimé à l’aide de trois variables dépendantes différentes : (1) la disponibilité des prêts bancaires, (2) la volonté des banques de
consentir des prêts et (3) les taux d’intérêt appliqués aux prêts bancaires. Dans tous les cas, la variable dépendante est une variable
muette égale à 1 si les entreprises déclarent une hausse. Le modèle est estimé pour les PME qui considèrent les prêts bancaires
comme une source de financement importante, contrairement aux obligations. Le modèle contrôle par l’évolution du besoin en prêts
bancaires et par la variation des bénéfices déclarés à l’échelle de l’entreprise, ainsi que par des variables muettes qui prennent en
compte le pays, le secteur et la campagne d’enquête. Les fourchettes présentées sont des intervalles de confiance à 95 % fondés sur
des erreurs type regroupées par pays. L’échantillon inclut l’ensemble des campagnes d’enquête SAFE, soit la période allant de
mars 2009 à septembre 2022.
14 Cf., par exemple, Betz (F.) et de Santis (R. A.), « ECB corporate QE and the loan supply to bank
dependent firms », Working Paper Series, n° 2314, septembre 2019 et Arce (Ó.), Gimeno (R.) et
Mayordomo (S.) (2021b), « Making room for the needy: the credit reallocation effects of the ECB’s
corporate QE », Review of Finance, vol. 25, n° 1, février 2021, p. 43-84.
Contents
1 External environment S2
2 Economic activity S3
6 Fiscal developments S 23
Further information
ECB statistics can be accessed from the Statistical Data Warehouse (SDW): http://sdw.ecb.europa.eu/
Data from the statistics section of the Economic Bulletin are available from the SDW: http://sdw.ecb.europa.eu/reports.do?node=1000004813
Methodological definitions can be found in the General Notes to the Statistics Bulletin: http://sdw.ecb.europa.eu/reports.do?node=10000023
Details on calculations can be found in the Technical Notes to the Statistics Bulletin: http://sdw.ecb.europa.eu/reports.do?node=10000022
Explanations of terms and abbreviations can be found in the ECB’s statistics glossary: http://www.ecb.europa.eu/home/glossary/html/glossa.en.html
(p) provisional
G20 United United Japan China Memo item: OECD countries United United Japan China Memo item:
States Kingdom euro area States Kingdom euro area 2)
Total excluding food (HICP) (HICP)
and energy
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
2020 -3,0 -2,8 -11,0 -4,3 2,2 -6,1 1,4 1,7 1,2 0,9 0,0 2,5 0,3
2021 6,1 5,9 7,6 2,1 8,1 5,3 4,0 2,9 4,7 2,6 -0,3 0,9 2,6
2022 . . . . 3,0 . . . 8,0 9,1 2,5 . 8,4
2022 Q1 0,6 -0,4 0,6 -0,5 1,3 0,6 7,9 5,6 8,0 6,2 0,9 1,1 6,1
Q2 -0,3 -0,1 0,1 1,1 -2,4 0,9 9,7 6,4 8,6 9,2 2,5 2,2 8,0
Q3 1,3 0,8 -0,3 -0,2 3,9 0,3 10,4 7,2 8,3 10,0 2,9 . 9,3
Q4 . 0,7 . . 0,0 0,1 . . 7,1 10,8 3,8 . 10,0
2022 Aug. - - - - - - 10,3 7,2 8,3 9,9 3,0 2,5 9,1
Sep. - - - - - - 10,5 7,6 8,2 10,1 3,0 . 9,9
Oct. - - - - - - 10,7 7,6 7,7 11,1 3,7 . 10,6
Nov. - - - - - - 10,3 7,5 7,1 10,7 3,8 . 10,1
Dec. - - - - - - . . 6,5 10,5 4,0 . 9,2
3)
2023 Jan. - - - - - - . . . . . . 8,5
Sources: Eurostat (col. 6, 13); BIS (col. 9, 10, 11, 12); OECD (col. 1, 2, 3, 4, 5, 7, 8).
1) Quarterly data seasonally adjusted; annual data unadjusted.
2) Data refer to the changing composition of the euro area.
3) The figure for the euro area is an estimate based on provisional national data, as well as on early information on energy prices.
1.2 Main trading partners, Purchasing Managers’ Index and world trade
Purchasing Managers’ Surveys (diffusion indices; s.a.) Merchandise
imports 1)
Composite Purchasing Managers’ Index Global Purchasing Managers’ Index 2)
Global 2) United United Japan China Memo item: Manufacturing Services New export Global Advanced Emerging
States Kingdom euro area orders economies market
economies
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
2020 47,5 48,8 46,5 42,4 51,4 44,0 48,5 46,3 45,3 -4,1 -4,2 -3,9
2021 54,9 59,6 55,9 49,4 52,0 54,9 53,7 55,2 52,1 11,1 9,7 12,6
2022 50,6 50,7 53,0 50,3 48,2 51,4 49,9 51,0 47,8 . . .
2022 Q1 52,2 54,9 58,3 48,7 48,0 54,2 51,0 52,6 49,1 1,6 3,2 -0,2
Q2 51,6 54,0 55,0 52,1 44,9 54,2 50,2 52,1 48,8 0,1 -0,2 0,5
Q3 50,0 47,2 50,3 50,2 51,8 49,0 49,9 50,1 47,5 0,8 0,0 1,7
Q4 48,4 46,5 48,5 50,1 47,9 48,2 48,7 48,3 47,0 . . .
2022 July 50,9 47,7 52,1 50,2 54,0 49,9 50,7 51,0 48,6 1,7 1,0 2,5
Aug. 49,3 44,6 49,6 49,4 53,0 49,0 49,8 49,1 47,5 1,2 -0,3 2,8
Sep. 49,9 49,5 49,1 51,0 48,5 48,1 49,1 50,2 46,5 0,8 0,0 1,7
Oct. 49,3 48,3 48,2 51,8 48,3 47,3 49,5 49,2 47,3 0,0 -0,6 0,5
Nov. 48,0 46,4 48,2 48,9 47,0 47,8 48,1 47,9 47,0 -1,2 -1,4 -0,9
Dec. 48,0 45,0 49,0 49,7 48,3 49,3 48,6 47,8 46,6 . . .
Sources: Markit (col. 1-9); CPB Netherlands Bureau for Economic Policy Analysis and ECB calculations (col. 10-12).
1) Global and advanced economies exclude the euro area. Annual and quarterly data are period-on-period percentages; monthly data are 3-month-on-3-month percentages. All data
are seasonally adjusted.
2) Excluding the euro area.
GDP
Total Private Government Gross fixed capital formation Changes in Total Exports 1) Imports 1)
consumption consumption inventories 2)
Total Total Intellectual
construction machinery property
products
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Current prices (EUR billions)
2019 11 986,3 11 579,0 6 381,8 2 456,1 2 657,1 1 252,0 770,7 627,6 83,9 407,3 5 772,1 5 364,9
2020 11 456,5 11 046,7 5 924,6 2 565,7 2 515,9 1 222,5 683,7 603,0 40,5 409,8 5 187,5 4 777,7
2021 12 313,6 11 835,1 6 289,0 2 718,0 2 701,7 1 367,6 762,6 564,3 126,4 478,5 6 069,6 5 591,1
2021 Q4 3 176,2 3 093,6 1 642,1 692,7 707,0 355,0 194,2 156,0 51,8 82,6 1 634,6 1 552,0
2022 Q1 3 232,9 3 148,2 1 678,9 701,1 718,2 371,6 200,3 144,4 50,1 84,8 1 713,7 1 628,9
Q2 3 296,4 3 229,1 1 727,5 708,5 741,5 383,1 208,0 148,5 51,5 67,3 1 828,0 1 760,8
Q3 3 343,9 3 330,4 1 771,0 715,7 778,2 387,7 214,6 174,0 65,5 13,6 1 893,8 1 880,3
as a percentage of GDP
2021 100,0 96,1 51,1 22,1 21,9 11,1 6,2 4,6 1,0 3,9 - -
Chain-linked volumes (prices for the previous year)
quarter-on-quarter percentage changes
2022 Q1 0,6 -0,4 0,0 0,1 -0,7 2,1 1,5 -9,5 - - 1,5 -0,7
Q2 0,9 1,0 1,1 -0,1 1,0 -0,3 2,1 2,4 - - 1,8 2,2
Q3 0,3 1,4 0,8 0,2 3,6 -0,8 1,8 16,8 - - 1,7 4,2
Q4 0,1 . . . . . . . - - . .
annual percentage changes
2019 1,6 2,4 1,4 1,7 6,9 3,2 1,8 23,0 - - 2,8 4,8
2020 -6,1 -5,8 -7,7 1,0 -6,2 -4,0 -11,8 -3,7 - - -8,9 -8,5
2021 5,3 4,2 3,8 4,3 3,6 5,8 9,5 -7,5 - - 10,5 8,3
2022 Q1 5,5 5,6 7,9 3,1 3,6 4,2 2,1 4,3 - - 8,7 9,3
Q2 4,3 4,4 5,5 0,8 2,8 1,4 3,0 5,8 - - 7,9 8,5
Q3 2,3 3,5 1,8 0,6 7,3 1,1 7,3 22,8 - - 7,8 10,7
Q4 1,9 . . . . . . . - - . .
contributions to quarter-on-quarter percentage changes in GDP; percentage points
2022 Q1 0,6 -0,4 0,0 0,0 -0,2 0,2 0,1 -0,5 -0,3 1,1 - -
Q2 0,9 1,0 0,6 0,0 0,2 0,0 0,1 0,1 0,2 -0,1 - -
Q3 0,3 1,4 0,4 0,0 0,8 -0,1 0,1 0,8 0,1 -1,1 - -
Q4 0,1 . . . . . . . . . - -
contributions to annual percentage changes in GDP; percentage points
2019 1,6 2,3 0,7 0,4 1,4 0,3 0,1 1,0 -0,2 -0,7 - -
2020 -6,1 -5,6 -4,1 0,2 -1,4 -0,4 -0,8 -0,2 -0,3 -0,5 - -
2021 5,3 4,2 2,0 1,0 0,9 0,7 0,6 -0,4 0,3 1,3 - -
2022 Q1 5,5 5,4 4,0 0,7 0,8 0,5 0,1 0,2 -0,1 0,1 - -
Q2 4,3 4,3 2,8 0,2 0,6 0,2 0,2 0,3 0,7 0,1 - -
Q3 2,3 3,4 0,9 0,1 1,6 0,1 0,4 1,0 0,7 -1,0 - -
Q4 1,9 . . . . . . . . . - -
Sources: Eurostat and ECB calculations.
1) Exports and imports cover goods and services and include cross-border intra-euro area trade.
2) Including acquisitions less disposals of valuables.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Current prices (EUR billions)
2019 10 743,8 176,7 2 103,8 555,5 2 041,8 531,6 481,7 1 203,9 1 251,7 2 027,1 369,9 1 242,4
2020 10 326,3 175,3 1 994,3 543,8 1 794,2 544,5 483,1 1 207,7 1 200,5 2 060,3 322,7 1 130,2
2021 11 042,1 188,1 2 166,2 594,8 1 996,5 586,1 497,1 1 242,7 1 285,9 2 151,7 333,1 1 271,5
2021 Q4 2 836,8 50,1 555,3 152,0 536,6 149,5 124,8 313,0 330,7 540,3 84,4 339,4
2022 Q1 2 892,4 51,6 576,3 158,1 545,6 150,5 124,9 315,7 335,7 547,5 86,6 340,5
Q2 2 955,7 54,3 591,8 161,5 571,1 154,0 126,8 318,7 341,4 546,3 90,0 340,6
Q3 3 012,5 56,4 597,9 162,7 589,5 154,6 128,9 324,8 346,6 558,6 92,6 331,4
as a percentage of value added
2021 100,0 1,7 19,6 5,4 18,1 5,3 4,5 11,3 11,6 19,5 3,0 -
Chain-linked volumes (prices for the previous year)
quarter-on-quarter percentage changes
2021 Q4 0,2 0,0 0,5 0,3 0,6 2,3 -0,2 0,5 0,9 -0,8 -2,5 3,2
2022 Q1 0,9 -0,8 0,5 2,3 0,9 0,8 0,1 1,0 1,1 0,9 2,1 -1,7
Q2 0,7 -1,1 0,6 -0,7 1,8 2,0 0,2 0,2 1,0 -0,3 4,3 1,9
Q3 0,6 0,4 0,7 -1,7 1,2 0,0 -0,2 -0,1 0,3 1,4 2,8 -2,6
annual percentage changes
2019 1,5 0,9 0,5 0,8 2,5 5,6 0,6 1,3 1,9 1,1 1,7 1,9
2020 -6,0 0,0 -6,4 -5,7 -14,1 1,9 0,5 -0,9 -5,6 -2,8 -17,7 -6,9
2021 5,2 0,0 7,0 5,3 7,9 7,0 3,0 1,7 6,0 3,5 3,1 6,3
2021 Q4 4,7 -0,9 1,9 0,8 11,8 8,7 2,2 1,8 5,7 2,0 14,2 5,8
2022 Q1 5,4 -0,4 1,8 4,6 14,1 6,6 0,5 3,2 6,4 1,9 17,3 6,7
Q2 4,4 -2,0 2,1 1,6 11,1 7,0 0,6 2,4 5,2 1,1 16,3 3,7
Q3 2,5 -1,5 2,3 0,2 4,5 5,1 0,0 1,5 3,3 1,1 6,7 0,7
contributions to quarter-on-quarter percentage changes in value added; percentage points
2021 Q4 0,2 0,0 0,1 0,0 0,1 0,1 0,0 0,1 0,1 -0,2 -0,1 -
2022 Q1 0,9 0,0 0,1 0,1 0,2 0,0 0,0 0,1 0,1 0,2 0,1 -
Q2 0,7 0,0 0,1 0,0 0,3 0,1 0,0 0,0 0,1 -0,1 0,1 -
Q3 0,6 0,0 0,1 -0,1 0,2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,3 0,1 -
contributions to annual percentage changes in value added; percentage points
2019 1,5 0,0 0,1 0,0 0,5 0,3 0,0 0,1 0,2 0,2 0,1 -
2020 -6,0 0,0 -1,3 -0,3 -2,7 0,1 0,0 -0,1 -0,7 -0,5 -0,6 -
2021 5,2 0,0 1,4 0,3 1,4 0,4 0,1 0,2 0,7 0,7 0,1 -
2021 Q4 4,7 0,0 0,4 0,0 2,0 0,5 0,1 0,2 0,7 0,4 0,4 -
2022 Q1 5,4 0,0 0,4 0,3 2,4 0,4 0,0 0,4 0,7 0,4 0,5 -
Q2 4,4 0,0 0,4 0,1 2,0 0,4 0,0 0,3 0,6 0,2 0,5 -
Q3 2,5 0,0 0,4 0,0 0,8 0,3 0,0 0,2 0,4 0,2 0,2 -
Sources: Eurostat and ECB calculations.
2.3 Employment 1)
(quarterly data seasonally adjusted; annual data unadjusted)
Employ- Self- Agricul- Manufac- Con- Trade, Infor- Finance Real Professional, Public adminis- Arts,
ees employed ture, turing, struc- transport, mation and estate business and tration, edu- entertainment
forestry energy tion accom- and insur- support cation, health and other
and and modation com- ance services and services
fishing utilities and food munica- social work
services tion
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
Persons employed
as a percentage of total persons employed
2019 100,0 86,0 14,0 3,0 14,6 6,1 25,0 2,9 2,4 1,0 14,0 24,3 6,7
2020 100,0 85,9 14,1 3,0 14,5 6,2 24,4 3,0 2,4 1,0 13,9 24,9 6,6
2021 100,0 86,1 13,9 3,0 14,3 6,3 24,2 3,1 2,4 1,0 14,1 25,0 6,6
annual percentage changes
2019 1,3 1,5 0,3 -2,3 1,2 2,8 1,7 3,3 -0,3 1,9 1,2 1,3 0,5
2020 -1,5 -1,6 -1,2 -2,4 -2,0 0,5 -3,9 1,8 0,0 -0,2 -2,2 1,0 -3,0
2021 1,4 1,6 0,1 -0,2 -0,3 3,2 0,5 4,8 0,8 1,0 2,8 2,1 0,5
2021 Q4 2,4 2,8 0,3 -1,0 1,2 3,1 3,3 6,5 0,8 0,5 3,6 1,7 1,7
2022 Q1 3,0 3,3 1,1 -1,3 1,5 3,5 5,0 6,1 -0,2 2,4 4,3 1,7 3,0
Q2 2,6 2,9 0,6 -0,7 1,3 3,2 4,5 6,0 0,1 2,5 3,3 1,4 2,2
Q3 1,7 1,9 0,8 -1,7 1,4 3,0 1,6 6,0 -0,4 4,2 2,3 1,4 1,2
Hours worked
as a percentage of total hours worked
2019 100,0 81,2 18,8 4,1 14,9 6,9 25,9 3,1 2,5 1,0 13,8 21,7 6,1
2020 100,0 81,9 18,1 4,3 15,0 7,0 24,0 3,3 2,6 1,1 13,8 23,1 5,8
2021 100,0 81,7 18,3 4,1 14,9 7,2 24,3 3,4 2,5 1,1 14,0 22,7 5,8
annual percentage changes
2019 0,9 1,1 0,1 -3,2 0,6 2,8 1,2 2,9 0,6 2,0 1,0 1,0 -0,2
2020 -8,1 -7,4 -11,1 -3,2 -7,5 -6,5 -14,8 -1,7 -2,4 -6,0 -8,3 -2,2 -12,0
2021 5,5 5,3 6,6 0,6 4,5 8,9 6,7 7,5 2,9 6,4 7,3 3,7 5,2
2021 Q4 4,8 4,7 5,3 -1,6 2,1 3,6 11,0 6,8 0,6 2,8 5,6 0,8 8,1
2022 Q1 6,6 6,6 6,4 -2,0 2,5 4,7 16,1 6,2 -0,6 6,9 6,6 1,1 13,6
Q2 3,7 4,0 2,6 -2,0 1,0 2,5 9,9 5,1 -1,5 4,6 4,0 -0,3 7,3
Q3 2,5 2,8 1,1 -1,4 2,4 2,7 3,2 6,8 -0,3 6,2 3,5 1,1 3,1
Hours worked per person employed
annual percentage changes
2019 -0,4 -0,4 -0,3 -0,9 -0,6 -0,1 -0,5 -0,3 0,9 0,1 -0,3 -0,3 -0,7
2020 -6,6 -5,8 -10,1 -0,8 -5,6 -7,0 -11,3 -3,5 -2,3 -5,9 -6,2 -3,1 -9,2
2021 4,0 3,6 6,4 0,8 4,8 5,5 6,2 2,5 2,1 5,4 4,4 1,5 4,7
2021 Q4 2,3 1,9 5,0 -0,5 0,9 0,5 7,4 0,2 -0,2 2,3 1,9 -0,9 6,3
2022 Q1 3,4 3,2 5,2 -0,7 1,0 1,2 10,6 0,2 -0,4 4,4 2,2 -0,5 10,3
Q2 1,1 1,0 2,0 -1,3 -0,4 -0,7 5,2 -0,9 -1,7 2,0 0,7 -1,6 5,1
Q3 0,8 1,0 0,2 0,3 0,9 -0,3 1,6 0,8 0,1 1,9 1,2 -0,3 1,9
Sources: Eurostat and ECB calculations.
1) Data for employment are based on the ESA 2010.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
% of total 100,0 80,1 19,9 51,3 48,7
in 2020
2020 160,960 3,5 12,832 8,0 3,0 10,281 7,0 2,552 18,1 6,580 7,7 6,252 8,3 1,8
2021 163,322 3,4 12,629 7,7 3,2 10,179 6,8 2,450 16,8 6,430 7,4 6,199 8,1 2,4
2022 . . 11,150 6,7 . 8,892 5,9 2,258 14,7 5,615 6,4 5,536 7,1 .
2022 Q1 165,398 3,3 11,339 6,9 2,9 9,213 6,1 2,126 14,2 5,736 6,5 5,603 7,3 3,1
Q2 166,050 3,1 11,084 6,7 2,7 8,843 5,9 2,241 14,6 5,570 6,3 5,514 7,1 3,2
Q3 166,161 3,0 11,165 6,7 2,5 8,797 5,8 2,369 15,3 5,613 6,3 5,552 7,1 3,1
Q4 . . 11,013 6,6 . 8,715 5,8 2,298 14,8 5,538 6,2 5,474 7,0 .
2022 July - - 11,036 6,6 - 8,784 5,8 2,252 14,7 5,544 6,3 5,492 7,1 -
Aug. - - 11,075 6,7 - 8,769 5,8 2,306 14,9 5,536 6,3 5,539 7,1 -
Sep. - - 11,067 6,7 - 8,737 5,8 2,330 15,1 5,555 6,3 5,512 7,1 -
Oct. - - 10,966 6,6 - 8,690 5,8 2,276 14,7 5,490 6,2 5,475 7,0 -
Nov. - - 11,025 6,6 - 8,717 5,8 2,308 14,8 5,563 6,3 5,462 7,0 -
Dec. - - 11,048 6,6 - 8,737 5,8 2,311 14,8 5,562 6,3 5,486 7,0 -
Sources: Eurostat and ECB calculations.
1) Where annual and quarterly Labour Force Survey data have not yet been published, they are estimated as simple averages of the monthly data. There is a break in series from
the first quarter of 2021 due to the implementation of the Integrated European Social Statistics Regulation. Owing to technical issues with the introduction of the new German
system of integrated household surveys, including the Labour Force Survey, the figures for the euro area include data from Germany, starting in the first quarter of 2020,
which are not direct estimates from Labour Force Survey microdata, but based on a larger sample including data from other integrated household surveys.
2) Not seasonally adjusted.
3) The job vacancy rate is equal to the number of job vacancies divided by the sum of the number of occupied posts and the number of job vacancies, expressed as a percentage.
Data are non-seasonally adjusted and cover industry, construction and services (excluding households as employers and extra-territorial organisations and bodies).
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
% of total 100,0 88,7 32,1 34,5 21,8 11,6 100,0 100,0 40,4 52,5 7,1 100,0 100,0
in 2015
annual percentage changes
2020 -7,7 -8,2 -7,2 -11,3 -4,2 -4,4 -5,7 -0,8 3,8 -2,3 -14,4 -8,8 -25,1
2021 8,0 8,8 9,6 9,1 7,8 1,6 5,2 5,1 0,8 7,9 9,5 13,3 -3,1
2022 . . . . . . . . . . . . -4,1
2022 Q1 -0,2 -0,2 1,2 -5,0 5,7 -0,7 5,3 5,9 -1,6 11,3 12,6 . -13,0
Q2 0,4 0,6 -0,1 -0,2 2,3 -0,5 2,0 1,0 -2,8 2,9 7,9 . -16,3
Q3 1,7 2,1 -1,5 5,5 2,1 -1,4 1,3 -0,7 -1,7 -0,8 3,6 . 2,2
Q4 . . . . . . . . . . . . 16,3
2022 July -2,5 -2,7 -1,9 -5,0 -0,9 0,3 2,0 -0,8 -1,7 -0,9 2,1 - -6,4
Aug. 2,8 3,2 -0,6 7,9 2,0 -0,6 1,5 -1,4 -1,3 -2,3 4,8 - 4,4
Sep. 5,1 6,1 -1,9 14,1 5,2 -4,0 0,9 0,1 -2,0 0,8 3,7 - 10,3
Oct. 3,4 4,6 -3,1 9,4 9,0 -8,1 1,9 -2,6 -3,9 -2,4 2,2 - 14,9
Nov. 2,0 3,5 -3,3 8,8 5,5 -10,7 1,3 -2,8 -4,6 -2,3 4,4 - 17,9
Dec. . . . . . . . . . . . - 16,1
month-on-month percentage changes (s.a.)
2022 July -2,1 -2,1 -1,0 -4,5 2,1 -0,5 0,4 -0,2 0,0 -0,2 1,0 - 1,3
Aug. 1,7 2,7 -0,6 3,4 1,9 -0,1 -1,0 0,0 -0,7 0,3 2,0 - 11,9
Sep. 0,8 1,3 -0,7 2,1 2,5 -2,0 0,4 0,8 0,5 1,3 -0,8 - 7,4
Oct. -1,9 -1,8 -1,5 0,0 -0,3 -3,5 1,0 -1,5 -1,2 -1,9 -0,1 - 1,7
Nov. 1,0 1,3 0,8 1,0 -1,0 -0,9 -0,8 0,8 -0,9 1,6 1,0 - 2,9
Dec. . . . . . . . . . . . - 0,1
Sources: Eurostat, ECB calculations and European Automobile Manufacturers Association (col. 13).
1) Including wholesale trade.
Economic Manufacturing industry Consumer Construction Retail Service industries Purchasing Manu- Business Composite
sentiment confidence confidence trade Managers’ facturing activity output
indicator Industrial Capacity indicator indicator confid- Services Capacity Index (PMI) output for
(long-term confidence utilisation ence confidence utilisation for manu- services
average indicator (%) indicator indicator (%) facturing
= 100)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
1999-15 98,5 -5,2 80,6 -11,6 -15,3 -8,6 5,3 - 51,2 52,5 53,0 52,8
2020 88,6 -13,2 74,4 -14,2 -6,8 -12,6 -15,9 86,4 48,6 48,0 42,5 44,0
2021 111,1 9,3 81,8 -7,4 4,3 -1,8 8,0 87,7 60,2 58,3 53,6 54,9
2022 101,9 4,6 . -21,9 5,2 -3,9 9,5 . 52,1 49,3 52,1 51,4
2022 Q1 111,5 11,8 82,5 -13,7 9,4 0,9 12,7 88,9 57,8 54,7 54,1 54,2
Q2 104,3 6,9 82,4 -22,4 5,4 -5,1 12,5 90,3 54,1 50,4 55,6 54,2
Q3 97,2 1,5 81,9 -26,8 2,7 -6,0 7,9 90,8 49,3 46,3 49,9 49,0
Q4 94,9 -1,5 . -24,5 3,2 -5,3 4,9 . 47,1 45,9 49,0 48,2
2022 Aug. 98,1 1,2 - -24,9 4,2 -4,6 8,6 - 49,6 46,5 49,8 49,0
Sep. 94,4 -0,2 - -28,7 1,5 -7,5 5,5 - 48,4 46,3 48,8 48,1
Oct. 93,6 -1,0 81,4 -27,5 2,8 -6,3 3,8 90,7 46,4 43,8 48,6 47,3
Nov. 94,7 -1,9 - -23,9 2,7 -6,4 4,1 - 47,1 46,0 48,5 47,8
Dec. 96,3 -1,5 - -22,2 4,1 -3,4 6,8 - 47,8 47,8 49,8 49,3
2023 Jan. . . - -20,9 . . . - 48,8 48,9 . .
Sources: European Commission (Directorate-General for Economic and Financial Affairs) (col. 1-8) and Markit (col. 9-12).
Saving Debt Real gross Financial Non-financial Net Hous- Profit Saving Debt Financial Non-financial Finan-
rate ratio disposable investment investment worth ing rate 3) rate ratio 4) investment investment cing
(gross) income (gross) 2) wealth (gross) (gross)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
2019 13,2 93,1 2,0 2,5 3,9 7,0 5,2 47,7 24,2 75,2 2,1 7,7 1,9
2020 19,7 95,6 -0,1 4,1 -2,6 5,0 4,2 46,1 24,6 81,7 3,4 -12,2 2,3
2021 17,7 95,8 1,5 3,5 16,9 8,0 8,7 48,9 26,3 79,6 4,9 7,9 3,0
2021 Q4 17,7 95,8 0,8 3,5 15,8 8,0 8,7 48,9 26,3 79,6 4,9 14,2 3,0
2022 Q1 16,0 95,6 0,0 3,0 16,7 6,3 9,1 48,7 25,8 78,8 4,7 15,0 3,0
Q2 14,7 95,4 -0,4 2,7 16,2 3,5 8,7 48,6 24,4 77,5 4,7 -4,2 3,2
Q3 14,1 94,7 -0,4 2,6 10,6 2,1 7,6 48,6 23,7 77,6 4,7 30,8 3,5
Sources: ECB and Eurostat.
1) Based on four-quarter cumulated sums of saving, debt and gross disposable income (adjusted for the change in pension entitlements).
2) Financial assets (net of financial liabilities) and non-financial assets. Non-financial assets consist mainly of housing wealth (residential structures and land). They also include
non-financial assets of unincorporated enterprises classified within the household sector.
3) The profit rate is gross entrepreneurial income (broadly equivalent to cash flow) divided by gross value added.
4) Defined as consolidated loans and debt securities liabilities.
Credit Debit Balance Credit Debit Credit Debit Credit Debit Credit Debit Credit Debit
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
2021 Q4 1 185,9 1 152,7 33,2 650,3 619,1 279,4 246,4 216,4 205,5 39,7 81,7 60,3 46,9
2022 Q1 1 224,1 1 212,8 11,2 684,3 676,6 294,4 256,0 209,2 208,6 36,1 71,7 28,0 20,2
Q2 1 274,1 1 313,3 -39,2 719,1 745,3 304,7 267,9 210,3 215,4 39,9 84,7 115,8 11,8
Q3 1 330,3 1 436,2 -105,9 753,3 808,8 312,1 318,3 224,5 223,4 40,4 85,8 19,9 16,7
2022 June 433,8 443,3 -9,4 245,2 255,8 103,0 90,7 72,5 67,9 13,2 29,0 8,4 3,7
July 433,8 466,0 -32,2 243,4 263,6 103,3 100,0 73,9 73,5 13,3 29,0 7,2 5,4
Aug. 445,6 484,2 -38,6 253,3 277,1 103,9 104,1 74,7 73,4 13,7 29,5 5,2 5,2
Sep. 450,9 486,0 -35,1 256,6 268,1 105,0 114,2 75,9 76,5 13,5 27,3 7,4 6,1
Oct. 445,7 446,2 -0,5 255,8 258,3 103,2 90,1 74,7 73,1 12,0 24,7 5,0 3,3
Nov. 447,3 433,7 13,6 258,0 250,5 102,4 84,7 74,8 71,7 12,2 26,8 7,0 3,6
12-month cumulated transactions
2022 Nov. 5 122,0 5 232,5 -110,5 2 890,5 2 953,3 1 209,4 1 099,8 868,1 858,9 154,0 320,6 220,6 93,1
12-month cumulated transactions as a percentage of GDP
2022 Nov. 39,3 40,1 -0,8 22,2 22,6 9,3 8,4 6,7 6,6 1,2 2,5 1,7 0,7
1) The capital account is not seasonally adjusted.
2.9 Euro area external trade in goods 1) , values and volumes by product group 2)
(seasonally adjusted, unless otherwise indicated)
Exports Imports Intermediate Capital Consump- Manu- Intermediate Capital Consump- Manu- Oil
goods goods tion facturing goods goods tion facturing
goods goods
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
Values (EUR billions; annual percentage changes for columns 1 and 2)
2021 Q4 12,1 33,0 636,5 323,4 115,9 186,2 524,0 659,2 404,8 98,1 148,4 452,0 72,2
2022 Q1 17,2 40,8 676,6 343,5 124,4 196,5 554,6 720,0 454,6 104,8 151,6 481,0 85,6
Q2 20,2 45,5 715,6 361,5 126,5 216,6 575,2 809,8 525,8 111,6 163,7 516,5 107,9
Q3 20,1 47,1 734,0 369,4 133,3 218,8 591,9 855,9 560,6 116,9 168,8 532,5 102,5
2022 June 19,8 44,0 241,9 122,2 43,3 72,7 194,1 274,5 178,7 38,2 55,0 174,4 40,1
July 13,0 43,4 237,3 119,7 42,8 71,0 189,7 276,8 182,9 36,9 54,3 172,1 37,0
Aug. 24,0 53,5 246,5 124,1 44,8 73,2 198,7 292,3 191,1 40,1 57,3 182,1 33,6
Sep. 23,5 44,8 250,2 125,5 45,6 74,6 203,5 286,7 186,6 39,9 57,2 178,3 31,9
Oct. 17,9 30,7 249,0 124,8 45,8 73,8 202,4 277,1 175,3 39,5 58,3 178,6 33,7
Nov. 17,2 20,3 251,5 . . . 204,2 266,7 . . . 173,1 .
Volume indices (2000 = 100; annual percentage changes for columns 1 and 2)
2021 Q4 0,5 7,4 105,2 111,3 98,4 103,1 104,1 114,7 117,0 114,1 113,9 116,4 133,7
2022 Q1 2,5 10,1 107,0 108,0 104,6 110,9 106,9 116,7 117,5 119,7 115,3 119,5 131,0
Q2 2,7 10,8 107,7 107,3 102,3 117,9 106,8 121,3 123,3 124,9 119,8 123,0 143,4
Q3 2,7 13,8 106,2 105,3 105,5 113,0 105,7 123,0 125,2 124,4 119,9 122,5 138,5
2022 May 9,5 16,9 111,3 110,7 103,2 122,8 110,8 123,7 125,5 128,2 123,3 125,3 142,0
June 1,3 9,1 106,0 105,5 102,6 115,2 105,1 120,4 122,3 124,2 117,2 122,0 149,8
July -3,7 8,4 103,3 103,6 102,8 109,8 101,8 120,0 122,0 118,5 116,9 120,6 141,0
Aug. 6,1 18,9 106,7 105,2 105,9 113,7 106,4 125,4 128,0 129,4 121,5 124,1 136,6
Sep. 6,2 14,3 108,5 107,1 107,8 115,6 108,8 123,6 125,5 125,3 121,2 122,8 137,8
Oct. 2,7 7,5 107,0 106,5 106,3 112,1 106,3 120,3 119,0 124,2 122,7 122,9 144,4
Sources: ECB and Eurostat.
1) Differences between ECB’s b.o.p. goods (Table 2.8) and Eurostat’s trade in goods (Table 2.9) are mainly due to different definitions.
2) Product groups as classified in the Broad Economic Categories.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
% of total 100,0 100,0 68,7 58,2 41,8 100,0 16,7 5,1 26,9 9,5 41,8 86,7 13,3
in 2021
2020 105,1 0,3 0,7 -0,4 1,0 - - - - - - 0,2 0,6
2021 107,8 2,6 1,5 3,4 1,5 - - - - - - 2,5 3,1
2022 116,8 8,4 3,9 11,9 3,5 - - - - - - 8,5 7,8
2022 Q1 112,3 6,1 2,7 8,8 2,5 2,8 1,7 3,4 1,5 14,4 0,8 6,0 6,9
Q2 116,1 8,0 3,7 11,4 3,4 2,4 3,4 4,1 1,3 7,1 1,0 8,2 7,1
Q3 118,1 9,3 4,4 13,2 3,9 2,2 4,0 2,7 1,9 4,4 1,0 9,5 7,8
Q4 120,8 10,0 5,1 14,0 4,3 2,3 3,7 2,8 1,4 4,6 1,4 10,0 9,5
2022 Aug. 117,9 9,1 4,3 13,1 3,8 0,6 1,2 1,0 0,7 0,3 0,3 9,4 7,2
Sep. 119,3 9,9 4,8 14,0 4,3 1,0 1,2 1,3 0,3 2,9 0,8 9,9 10,4
Oct. 121,0 10,6 5,0 15,1 4,3 1,4 1,2 1,9 0,5 6,2 0,4 10,6 11,1
Nov. 121,0 10,1 5,0 14,2 4,2 0,2 1,3 -0,4 0,4 -1,9 0,4 10,2 9,1
Dec. 120,5 9,2 5,2 12,6 4,4 -0,4 1,2 -0,2 0,6 -6,6 0,3 9,3 8,4
3)
2023 Jan. 120,1 8,5 5,2 . 4,2 . . . . -0,9 . . .
Goods Services
Food (including alcoholic Industrial goods Housing Transport Communi- Recreation Miscel-
beverages and tobacco) cation and laneous
personal
Total Processed Unpro- Total Non-energy Energy Rents care
food cessed industrial
food goods
14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25
% of total 21,8 16,7 5,1 36,4 26,9 9,5 12,2 7,5 6,5 2,7 11,4 9,0
in 2021
2020 2,3 1,8 4,0 -1,8 0,2 -6,8 1,4 1,3 0,5 -0,6 1,0 1,4
2021 1,5 1,5 1,6 4,5 1,5 13,0 1,4 1,2 2,1 0,3 1,5 1,6
2022 9,0 8,6 10,4 13,6 4,6 37,0 2,4 1,7 4,4 -0,2 6,1 2,1
2022 Q1 4,2 3,6 6,4 11,5 2,9 35,1 1,8 1,2 3,3 0,1 4,1 1,6
Q2 7,6 6,9 9,8 13,7 4,1 39,6 2,2 1,4 4,5 0,1 5,9 1,7
Q3 10,7 10,5 11,6 14,7 5,0 39,7 2,6 1,9 4,3 -0,2 7,2 2,1
Q4 13,5 13,4 13,7 14,2 6,2 33,9 3,0 2,1 5,6 -0,7 7,1 2,8
2022 Aug. 10,6 10,5 11,0 14,5 5,1 38,6 2,6 1,8 3,5 -0,2 7,2 1,9
Sep. 11,8 11,5 12,7 15,3 5,5 40,7 2,7 1,9 5,7 -0,3 7,3 2,5
Oct. 13,1 12,4 15,5 16,3 6,1 41,5 2,9 2,0 5,9 -0,7 7,3 2,7
Nov. 13,6 13,6 13,8 14,5 6,1 34,9 3,0 2,2 5,6 -0,7 6,9 2,8
Dec. 13,8 14,3 12,0 12,0 6,4 25,5 3,1 2,3 5,4 -0,6 7,2 3,0
3)
2023 Jan. 14,1 14,9 11,6 . 6,9 17,2 . . . . . .
Sources: Eurostat and ECB calculations.
1) Data refer to the changing composition of the euro area.
2) In May 2016 the ECB started publishing enhanced seasonally adjusted HICP series for the euro area, following a review of the seasonal adjustment approach as described
in Box 1, Economic Bulletin, Issue 3, ECB, 2016 (https://www.ecb.europa.eu/pub/pdf/ecbu/eb201603.en.pdf).
3) Flash estimate.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
% of total 100,0 100,0 77,3 72,1 28,9 20,7 22,5 16,5 5,9 27,9
in 2015
2019 104,7 0,6 0,6 0,8 0,1 1,5 1,0 1,1 0,9 -0,1 2,9 4,2 4,5
2020 102,0 -2,6 -1,7 -0,1 -1,6 0,9 1,0 1,1 0,6 -9,7 1,7 5,3 1,6
2021 114,5 12,3 7,4 5,8 10,9 2,5 2,1 2,0 1,8 32,3 5,6 8,1 0,8
2021 Q4 127,3 24,0 12,3 9,7 18,0 4,3 4,0 3,9 3,0 67,5 7,7 9,5 3,3
2022 Q1 140,9 33,1 15,5 12,7 21,4 6,1 7,4 . 5,5 92,6 10,1 9,8 3,3
Q2 149,3 36,5 20,0 15,8 24,8 7,4 11,6 . 7,5 95,4 12,3 9,2 0,0
Q3 163,2 41,2 17,7 14,7 20,2 7,7 14,0 . 8,6 107,9 11,9 6,8 .
2022 June 150,9 36,1 20,6 15,7 24,0 7,6 12,2 . 8,0 93,4 - - -
July 157,0 38,1 18,7 15,1 21,5 7,8 13,3 . 8,4 98,0 - - -
Aug. 165,0 43,5 17,5 14,6 20,0 7,8 14,1 . 8,6 117,3 - - -
Sep. 167,6 41,9 16,9 14,5 19,0 7,6 14,6 . 8,9 108,0 - - -
Oct. 162,5 30,5 16,2 14,0 17,5 7,6 15,3 . 9,3 64,9 - - -
Nov. 161,0 27,1 14,4 13,1 15,3 7,6 15,3 . 9,1 55,7 - - -
Sources: Eurostat, ECB calculations, and ECB calculations based on MSCI data and national sources (col. 13).
1) Domestic sales only.
2) Input prices for residential buildings.
3) Experimental data based on non-harmonised sources (see https://www.ecb.europa.eu/stats/ecb_statistics/governance_and_quality_framework/html/experimental-data.en.html
for further details).
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
% of total 100,0 45,4 54,6 100,0 50,4 49,6
2020 107,3 1,8 1,3 0,6 3,4 1,0 -1,3 -2,8 37,0 1,4 3,3 -0,3 -1,0 -0,3 -1,8
2021 109,5 2,0 2,8 2,3 1,5 3,6 5,8 7,9 59,8 29,5 21,3 37,2 28,8 21,7 37,1
2022 . . . . . . . . 95,0 18,3 29,5 9,0 19,6 29,1 9,9
2022 Q1 112,2 3,5 5,5 4,8 2,6 7,3 11,8 17,0 88,7 32,2 35,0 29,7 35,5 38,5 32,5
Q2 113,4 4,3 6,7 6,3 3,5 8,4 14,6 20,6 106,1 22,5 39,7 9,2 24,2 38,2 10,8
Q3 114,7 4,4 7,2 7,4 4,1 7,5 13,5 19,6 98,3 14,8 30,8 1,5 15,5 28,6 2,3
Q4 . . . . . . . . 86,6 5,6 14,4 -2,3 5,6 13,6 -3,1
2022 Aug. - - - - - - - - 97,4 16,1 30,2 4,2 15,9 26,3 5,1
Sep. - - - - - - - - 91,0 16,5 31,4 3,7 15,9 28,1 3,2
Oct. - - - - - - - - 94,5 10,8 25,6 -1,7 12,8 27,4 -1,9
Nov. - - - - - - - - 89,3 6,2 12,3 0,5 5,9 11,0 0,0
Dec. - - - - - - - - 76,4 -0,1 6,1 -5,6 -1,4 3,8 -7,0
2023 Jan. - - - - - - - - 77,1 . . . . . .
Sources: Eurostat, ECB calculations and Bloomberg (col. 9).
1) Deflators for exports and imports refer to goods and services and include cross-border trade within the euro area.
2) Import-weighted: weighted according to 2009-11 average import structure; use-weighted: weighted according to 2009-11 average domestic demand structure.
1 2 3 4 5 6 7 8 9
1999-15 4,3 7,8 - -5,2 32,3 56,7 56,3 - 49,7
2020 -0,4 2,0 -0,6 -5,0 11,4 49,0 52,1 48,7 47,2
2021 31,5 24,0 10,3 20,1 30,3 84,0 61,9 66,8 53,4
2022 48,2 53,0 27,2 42,6 71,5 77,1 75,4 69,6 62,0
2022 Q1 50,8 49,3 23,8 39,3 59,9 84,2 74,2 72,9 59,8
Q2 55,1 56,2 28,5 48,9 71,6 84,0 78,0 74,8 64,4
Q3 45,8 54,1 27,3 40,6 76,4 74,3 74,9 67,1 61,8
Q4 41,2 52,5 29,4 41,5 78,0 65,8 74,3 63,7 62,0
2022 Aug. 43,7 53,0 26,4 38,4 77,0 71,7 72,5 65,9 59,9
Sep. 48,6 54,4 28,4 41,8 76,3 76,5 77,4 67,4 63,2
Oct. 44,8 56,1 30,1 44,7 77,2 72,0 76,9 66,1 62,7
Nov. 40,4 51,5 29,8 42,9 78,3 64,5 74,3 63,6 62,3
Dec. 38,4 49,8 28,3 37,1 78,5 61,0 71,8 61,2 61,0
2023 Jan. . . . . . 56,3 . 61,6 .
Sources: European Commission (Directorate-General for Economic and Financial Affairs) and Markit.
1 2 3 4 5 6 7
% of total 100,0 100,0 75,3 24,7 69,0 31,0
in 2018
2019 107,1 2,5 2,6 2,3 2,6 2,3 2,2
2020 110,7 3,4 4,0 1,4 2,8 4,6 1,8
2021 112,1 1,2 1,3 0,9 1,2 1,4 1,5
2021 Q4 119,6 2,5 2,1 3,4 2,7 2,0 1,6
2022 Q1 108,5 3,7 2,7 7,3 4,3 2,6 2,9
Q2 119,2 3,8 3,2 6,0 3,9 3,5 2,5
Q3 112,4 2,8 2,1 5,3 2,5 3,6 2,9
Sources: Eurostat and ECB calculations.
1) Experimental data based on non-harmonised sources (see https://www.ecb.europa.eu/stats/ecb_statistics/governance_and_quality_framework/html/experimental-data.en.html
for further details).
3.6 Unit labour costs, compensation per labour input and labour productivity
(annual percentage changes, unless otherwise indicated; quarterly data seasonally adjusted; annual data unadjusted)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Unit labour costs
2019 105,5 1,9 -0,5 2,1 4,0 0,6 0,9 1,5 3,5 2,4 2,7 2,4
2020 110,3 4,6 -1,1 2,7 5,6 7,4 0,3 -0,2 1,4 3,9 6,2 16,1
2021 110,4 0,1 3,4 -2,9 2,4 -1,4 2,2 0,7 4,4 1,2 0,6 1,4
2021 Q4 111,4 1,2 2,8 2,1 4,5 -1,0 1,6 2,8 3,7 1,8 1,3 -6,9
2022 Q1 112,6 2,0 2,3 4,0 3,1 -0,7 2,6 3,1 4,8 2,5 2,5 -4,8
Q2 112,9 2,9 4,9 3,4 5,6 1,5 1,8 4,2 5,7 3,7 3,2 -6,2
Q3 114,1 3,3 3,1 1,8 6,1 1,9 4,0 4,0 8,1 3,9 3,8 -0,2
Compensation per employee
2019 107,5 2,2 2,8 1,3 1,9 1,5 3,3 2,5 2,8 3,0 2,4 3,6
2020 107,2 -0,3 1,4 -2,0 -0,9 -3,9 0,4 0,3 0,6 0,3 2,3 -1,4
2021 111,4 3,9 3,6 4,2 4,5 5,8 4,3 2,9 5,1 4,3 1,9 4,0
2021 Q4 113,2 3,5 3,0 2,9 2,2 7,1 3,6 4,2 5,1 3,8 1,6 4,5
2022 Q1 114,5 4,5 3,3 4,3 4,2 7,9 3,1 3,8 5,6 4,6 2,8 8,4
Q2 115,4 4,7 3,6 4,2 3,9 8,0 2,8 4,7 5,7 5,6 2,9 6,8
Q3 116,7 3,9 3,4 2,7 3,3 4,8 3,1 4,4 5,3 4,9 3,4 5,3
Labour productivity per person employed
2019 101,9 0,2 3,3 -0,8 -2,0 0,8 2,3 0,9 -0,6 0,6 -0,2 1,1
2020 97,2 -4,6 2,5 -4,5 -6,2 -10,6 0,1 0,5 -0,8 -3,5 -3,7 -15,1
2021 100,9 3,8 0,2 7,3 2,0 7,3 2,0 2,2 0,7 3,1 1,3 2,6
2021 Q4 101,6 2,3 0,1 0,7 -2,2 8,2 2,0 1,4 1,3 2,0 0,3 12,3
2022 Q1 101,8 2,4 1,0 0,3 1,1 8,7 0,5 0,6 0,8 2,0 0,3 13,9
Q2 102,3 1,7 -1,3 0,7 -1,6 6,3 0,9 0,5 -0,1 1,8 -0,3 13,8
Q3 102,3 0,6 0,2 0,9 -2,6 2,9 -0,8 0,4 -2,6 1,0 -0,3 5,5
Compensation per hour worked
2019 107,7 2,6 3,0 1,9 2,0 2,1 3,5 1,4 2,6 3,3 2,7 4,8
2020 114,1 5,9 3,7 3,4 5,4 7,2 3,2 2,1 5,5 6,3 5,2 6,4
2021 114,4 0,3 1,1 -0,3 -0,3 0,2 1,9 1,0 0,9 0,6 0,6 0,2
2021 Q4 116,0 1,6 1,0 2,3 2,2 0,3 3,7 4,9 2,7 2,2 2,6 0,0
2022 Q1 116,5 1,3 3,2 3,5 3,2 -2,4 3,0 4,2 3,1 2,0 3,4 0,0
Q2 116,9 3,6 4,9 4,5 5,3 2,1 3,9 6,3 4,7 4,8 4,7 2,7
Q3 118,6 2,9 3,3 1,6 3,0 2,7 2,7 4,0 4,1 3,4 3,7 3,8
Hourly labour productivity
2019 102,6 0,7 4,3 -0,1 -1,9 1,3 2,6 0,1 -0,7 0,9 0,0 1,9
2020 104,7 2,1 3,3 1,2 0,8 0,8 3,7 2,9 5,5 2,9 -0,6 -6,5
2021 104,5 -0,2 -0,6 2,4 -3,3 1,1 -0,5 0,1 -4,5 -1,2 -0,2 -2,0
2021 Q4 104,9 0,0 0,7 -0,2 -2,7 0,7 1,8 1,6 -1,0 0,1 1,3 5,7
2022 Q1 104,2 -1,0 1,7 -0,7 -0,1 -1,7 0,4 1,1 -3,5 -0,2 0,8 3,3
Q2 104,5 0,6 0,0 1,1 -0,9 1,1 1,8 2,1 -2,1 1,1 1,3 8,4
Q3 104,9 -0,2 -0,1 -0,1 -2,4 1,3 -1,6 0,3 -4,4 -0,2 0,0 3,5
Sources: Eurostat and ECB calculations.
1 2 3 4 5 6 7
2020 -0,55 -0,50 -0,43 -0,37 -0,31 0,64 -0,07
2021 -0,57 -0,56 -0,55 -0,52 -0,49 0,16 -0,08
2022 -0,01 0,10 0,36 0,69 1,11 2,40 -0,02
2022 July -0,51 -0,31 0,04 0,47 0,99 2,61 -0,02
Aug. -0,08 0,02 0,39 0,84 1,25 2,95 -0,01
Sep. 0,36 0,57 1,01 1,60 2,23 3,45 -0,02
Oct. 0,66 0,92 1,43 2,00 2,63 4,14 -0,03
Nov. 1,37 1,42 1,83 2,32 2,83 4,65 -0,04
Dec. 1,57 1,73 2,07 2,57 3,03 4,74 -0,04
2023 Jan. 1,90 1,98 2,34 2,86 3,34 4,81 -
Source: Refinitiv and ECB calculations.
1) Data refer to the changing composition of the euro area, see the General Notes.
2) The ECB published the euro short-term rate (€STR) for the first time on 2 October 2019, reflecting trading activity on 1 October 2019. Data on previous periods refer to the
pre-€STR, which was published for information purposes only and not intended for use as a benchmark or reference rate in any market transactions.
Euro area 1), 2) Euro area 1), 2) United States United Kingdom Euro area 1), 2)
3 months 1 year 2 years 5 years 10 years 10 years 10 years 10 years 1 year 2 years 5 years 10 years
- 1 year - 1 year - 1 year
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
2020 -0,75 -0,76 -0,77 -0,72 -0,57 0,19 0,80 0,32 -0,77 -0,77 -0,60 -0,24
2021 -0,73 -0,72 -0,68 -0,48 -0,19 0,53 1,12 0,45 -0,69 -0,58 -0,12 0,24
2022 1,71 2,46 2,57 2,45 2,56 0,09 -0,84 -0,24 2,85 2,48 2,47 2,76
2022 July 0,04 0,16 0,25 0,55 0,93 0,77 -0,30 0,09 0,27 0,44 1,05 1,44
Aug. -0,19 0,66 1,08 1,36 1,57 0,91 -0,33 0,00 1,36 1,53 1,65 1,84
Sep. 0,67 1,54 1,67 1,95 2,13 0,59 -0,20 0,53 1,84 1,84 2,30 2,32
Oct. 1,08 1,93 1,92 1,98 2,24 0,31 -0,63 0,51 2,16 1,77 2,32 2,54
Nov. 1,46 2,02 2,04 1,96 1,99 -0,03 -1,13 -0,04 2,23 1,91 1,99 2,01
Dec. 1,71 2,46 2,57 2,45 2,56 0,09 -0,84 -0,24 2,85 2,48 2,47 2,76
2023 Jan. 2,22 2,67 2,51 2,29 2,32 -0,35 -1,18 -0,12 2,65 2,15 2,24 2,41
Source: ECB calculations.
1) Data refer to the changing composition of the euro area, see the General Notes.
2) ECB calculations based on underlying data provided by Euro MTS Ltd and ratings provided by Fitch Ratings.
Broad 50 Basic Consumer Consumer Oil and Financials Industrials Technology Utilities Telecoms Health care Standard Nikkei
index materials services goods gas & Poor’s 225
500
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
2019 373,6 3 435,2 731,7 270,8 183,7 111,9 155,8 650,9 528,2 322,0 294,2 772,7 2 915,5 21 697,2
2020 360,0 3 274,3 758,9 226,8 163,2 83,1 128,6 631,4 630,2 347,1 257,6 831,9 3 217,3 22 703,5
2021 448,3 4 023,6 962,9 289,8 183,0 95,4 164,4 819,0 874,3 377,7 279,6 886,3 4 277,6 28 836,5
2022 July 390,4 3 523,3 866,4 238,1 170,9 104,4 142,4 683,1 692,9 335,4 294,7 841,0 3 911,7 26 986,7
Aug. 408,5 3 701,1 913,9 256,5 172,9 110,0 149,0 721,6 750,2 353,8 291,5 806,7 4 158,6 28 351,7
Sep. 382,4 3 466,2 857,4 237,7 163,2 104,7 149,3 660,3 670,9 335,8 274,9 746,8 3 850,5 27 419,0
Oct. 378,5 3 464,6 875,2 233,5 158,0 108,5 149,5 666,2 656,6 315,8 258,3 738,9 3 726,1 26 983,2
Nov. 414,2 3 840,0 958,6 253,4 165,1 119,8 165,4 733,5 745,1 346,5 274,1 781,3 3 917,5 27 903,3
Dec. 418,3 3 884,7 944,2 257,4 166,8 121,0 168,9 738,0 757,3 355,1 268,3 786,9 3 912,4 27 214,7
2023 Jan. 439,8 4 092,7 963,0 276,9 167,7 123,3 182,3 780,4 807,6 358,7 277,9 808,6 3 960,7 26 606,3
Source: Refinitiv.
4.4 MFI interest rates on loans to and deposits from households (new business) 1), 2)
(Percentages per annum; period average, unless otherwise indicated)
Deposits Revolving Extended Loans for consumption Loans Loans for house purchase
loans credit to sole
Over- Redeem- With and card By initial period APRC 3) proprietors By initial period APRC 3) Composite
night able an agreed overdrafts credit of rate fixation and of rate fixation cost-of-
at maturity of: unincor- borrowing
notice Floating Over porated Floating Over 1 Over 5 Over indicator
of up Up to Over rate and 1 partner- rate and and up and up 10
to 3 2 2 up to year ships up to to 5 to 10 years
months years years 1 year 1 year years years
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
2022 Jan. 0,01 0,33 0,20 0,56 4,76 15,82 5,57 5,28 5,87 1,95 1,35 1,46 1,31 1,32 1,61 1,33
Feb. 0,01 0,45 0,18 0,56 4,81 15,78 5,28 5,27 5,87 2,09 1,35 1,49 1,39 1,38 1,66 1,38
Mar. 0,01 0,46 0,19 0,52 4,81 15,76 5,45 5,24 5,81 2,08 1,40 1,53 1,54 1,47 1,75 1,47
Apr. 0,01 0,46 0,20 0,56 4,75 15,78 5,82 5,39 5,97 2,24 1,43 1,72 1,77 1,58 1,89 1,61
May 0,00 0,45 0,20 0,64 4,80 15,85 5,87 5,58 6,20 2,48 1,52 1,87 2,02 1,74 2,06 1,78
June 0,00 0,45 0,22 0,71 4,80 15,87 5,70 5,56 6,15 2,51 1,68 2,06 2,28 1,87 2,21 1,97
July 0,01 0,46 0,30 0,88 4,84 15,86 6,18 5,74 6,36 2,81 1,84 2,27 2,54 1,99 2,36 2,15
Aug. 0,01 0,70 0,40 1,02 4,97 15,89 6,67 5,91 6,51 2,96 2,07 2,44 2,63 2,08 2,49 2,26
Sep. 0,02 0,71 0,60 1,27 5,27 15,83 6,57 5,96 6,58 3,09 2,27 2,59 2,84 2,25 2,67 2,45
Oct. 0,03 0,73 0,90 1,60 5,58 15,97 6,83 6,21 6,87 3,57 2,66 2,83 3,06 2,41 2,90 2,67
Nov. 0,05 0,75 1,19 1,81 5,81 15,98 6,42 6,55 7,12 3,96 2,93 3,05 3,30 2,55 3,10 2,89
Dec. (p) 0,07 0,80 1,39 1,91 5,99 15,99 6,65 6,45 7,03 3,99 3,07 3,16 3,29 2,60 3,18 2,94
Source: ECB.
1) Data refer to the changing composition of the euro area.
2) Including non-profit institutions serving households.
3) Annual percentage rate of charge (APRC).
4.5 MFI interest rates on loans to and deposits from non-financial corporations (new business) 1), 2)
(Percentages per annum; period average, unless otherwise indicated)
Deposits Revolving Other loans by size and initial period of rate fixation Composite
loans and cost-of-
Over- With an agreed overdrafts up to EUR 0.25 million over EUR 0.25 and up to 1 million over EUR 1 million borrowing
night maturity of: indicator
Floating Over Over Floating Over Over Floating Over Over
Up to Over rate 3 months 1 year rate 3 months 1 year rate 3 months 1 year
2 years 2 years and up to and up to and up to and up to and up to and up to
3 months 1 year 3 months 1 year 3 months 1 year
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
2022 Jan. -0,05 -0,32 0,20 1,67 1,91 1,94 2,00 1,52 1,41 1,37 1,13 1,24 1,29 1,43
Feb. -0,05 -0,32 0,41 1,67 1,77 1,93 2,08 1,50 1,43 1,42 1,07 1,07 1,46 1,42
Mar. -0,06 -0,30 0,64 1,69 1,77 1,96 2,11 1,50 1,45 1,52 1,25 1,17 1,54 1,49
Apr. -0,05 -0,30 0,44 1,67 1,88 1,98 2,24 1,52 1,45 1,67 1,19 1,12 1,57 1,51
May -0,06 -0,27 0,52 1,67 1,81 2,02 2,40 1,52 1,49 1,79 1,15 1,22 1,95 1,55
June -0,05 -0,14 1,05 1,72 1,83 2,18 2,56 1,60 1,56 1,94 1,81 1,55 2,14 1,83
July 0,00 0,04 1,20 1,78 1,90 2,44 2,78 1,69 1,86 2,14 1,40 1,77 2,11 1,79
Aug. 0,01 0,15 1,61 1,86 2,08 2,49 2,94 1,86 2,13 2,31 1,55 1,88 2,22 1,87
Sep. 0,05 0,70 1,79 2,23 2,48 2,91 3,24 2,31 2,55 2,45 2,31 2,34 2,38 2,40
Oct. 0,08 0,92 1,83 2,54 2,98 3,52 3,62 2,74 3,02 2,76 2,45 2,76 2,82 2,73
Nov. 0,15 1,49 2,34 2,90 3,33 3,75 4,01 3,12 3,38 3,07 2,88 3,31 3,30 3,11
Dec. (p) 0,19 1,80 2,61 3,21 3,74 3,99 4,19 3,46 3,55 3,27 3,29 3,60 3,27 3,41
Source: ECB.
1) Data refer to the changing composition of the euro area.
2) In accordance with the ESA 2010, in December 2014 holding companies of non-financial groups were reclassified from the non-financial corporations sector to the financial
corporations sector.
4.6 Debt securities issued by euro area residents, by sector of the issuer and original maturity
(EUR billions; transactions during the month and end-of-period outstanding amounts; market values)
Total MFIs Non-MFI corporations General government Total MFIs Non-MFI corporations General government
4.7 Annual growth rates and outstanding amounts of debt securities and listed shares
(EUR billions and percentage changes; market values)
Total MFIs Non-MFI corporations General government Total MFIs Financial Non-
corporations financial
Financial Non- of which other than corporations
corporations financial central MFIs
other than FVCs corporations government
MFIs
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Outstanding amount
2019 . . . . . . . 8 560,4 537,8 1 410,5 6 612,1
2020 20 858,5 4 491,9 3 358,3 1 323,2 1 638,7 11 369,6 10 469,0 8 501,2 468,9 1 354,2 6 677,1
2021 21 470,6 4 601,9 3 702,1 1 409,3 1 681,3 11 485,3 10 574,6 10 348,6 609,3 1 580,2 8 158,1
2022 July 20 562,3 4 557,4 3 698,6 1 425,7 1 555,7 10 750,6 9 910,0 8 903,5 482,1 1 355,6 7 064,9
Aug. 19 975,6 4 453,5 3 645,8 1 416,9 1 515,3 10 361,0 9 547,2 8 484,5 475,5 1 311,2 6 696,9
Sep. 19 523,0 4 428,8 3 620,2 1 396,8 1 463,3 10 010,7 9 213,4 7 917,4 460,6 1 231,4 6 224,8
Oct. 19 631,3 4 478,7 3 645,7 1 394,5 1 461,9 10 045,0 9 258,9 8 470,8 506,9 1 292,0 6 671,2
Nov. 20 045,0 4 563,4 3 705,1 1 401,6 1 503,6 10 272,9 9 485,9 9 054,7 540,0 1 401,3 7 112,8
Dec. 19 484,4 4 467,1 3 667,6 1 407,9 1 470,2 9 879,5 9 127,2 8 727,9 534,3 1 377,0 6 816,0
Growth rate 1)
2019 . . . . . . . . . . .
2020 . . . . . . . . . . .
2021 . . . . . . . . . . .
2022 July 3,5 2,6 7,3 5,9 2,6 2,8 3,2 0,9 -0,4 3,3 0,5
Aug. 3,5 2,6 7,4 4,9 3,0 2,8 3,2 0,8 -0,7 2,7 0,5
Sep. 3,3 3,7 5,9 2,7 2,2 2,4 2,8 0,4 -0,9 2,3 0,2
Oct. 3,3 4,7 4,0 1,1 1,3 2,8 3,3 0,4 -1,1 2,3 0,2
Nov. 3,8 5,5 4,9 1,3 0,9 3,1 3,7 0,2 -1,3 1,7 0,1
Dec. 3,7 5,7 4,3 0,2 1,0 3,1 3,7 0,3 -1,6 1,3 0,2
Source: ECB.
1) For details on the calculation of growth rates, see the Technical Notes.
EER-18 EER-41
Nominal Real CPI Real PPI Real GDP Real ULCM Real ULCT Nominal Real CPI
deflator
1 2 3 4 5 6 7 8
2020 99,7 93,6 93,4 89,5 75,9 87,8 119,5 93,9
2021 99,6 93,5 93,3 88,8 71,4 86,2 120,9 94,3
2022 95,5 90,7 93,2 . . . 116,8 90,8
2022 Q1 96,5 91,4 92,6 84,9 69,3 82,8 118,8 92,5
Q2 95,6 90,3 93,1 83,4 67,1 81,3 116,5 90,2
Q3 94,0 89,2 92,2 81,9 64,8 80,0 114,5 88,9
Q4 95,9 91,7 94,8 . . . 117,3 91,6
2022 Aug. 93,6 88,8 91,8 - - - 114,2 88,6
Sep. 94,2 89,8 92,8 - - - 114,6 89,3
Oct. 94,8 91,0 93,8 - - - 115,5 90,6
Nov. 96,0 91,9 94,6 - - - 117,2 91,7
Dec. 97,0 92,2 96,0 - - - 119,2 92,5
2023 Jan. 97,3 92,2 96,4 - - - 119,9 92,7
Percentage change versus previous month
2023 Jan. 0,4 0,0 0,4 - - - 0,6 0,2
Percentage change versus previous year
2023 Jan. 0,7 1,1 4,4 - - - 1,0 0,4
Source: ECB.
1) For a definition of the trading partner groups and other information see the General Notes to the Statistics Bulletin.
Chinese Czech Danish Hungarian Japanese Polish Pound Romanian Swedish Swiss US
renminbi koruna krone forint yen zloty sterling leu krona franc Dollar
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
2020 7,875 26,455 7,454 351,249 121,846 4,443 0,890 4,8383 10,485 1,071 1,142
2021 7,628 25,640 7,437 358,516 129,877 4,565 0,860 4,9215 10,146 1,081 1,183
2022 7,079 24,566 7,440 391,286 138,027 4,686 0,853 4,9313 10,630 1,005 1,053
2022 Q1 7,121 24,653 7,441 364,600 130,464 4,623 0,836 4,9465 10,481 1,036 1,122
Q2 7,043 24,644 7,440 385,826 138,212 4,648 0,848 4,9449 10,479 1,027 1,065
Q3 6,898 24,579 7,439 403,430 139,164 4,744 0,856 4,9138 10,619 0,973 1,007
Q4 7,258 24,389 7,438 410,825 144,238 4,727 0,870 4,9208 10,938 0,983 1,021
2022 Aug. 6,888 24,568 7,439 402,097 136,855 4,723 0,845 4,8943 10,502 0,969 1,013
Sep. 6,951 24,576 7,437 404,186 141,568 4,741 0,875 4,9097 10,784 0,964 0,990
Oct. 7,069 24,528 7,439 418,308 144,725 4,804 0,871 4,9259 10,950 0,979 0,983
Nov. 7,317 24,369 7,439 406,683 145,124 4,696 0,869 4,9142 10,880 0,984 1,020
Dec. 7,386 24,269 7,438 407,681 142,822 4,683 0,870 4,9224 10,986 0,986 1,059
2023 Jan. 7,317 23,958 7,438 396,032 140,544 4,697 0,882 4,9242 11,205 0,996 1,077
Percentage change versus previous month
2023 Jan. -0,9 -1,3 0,0 -2,9 -1,6 0,3 1,5 0,0 2,0 1,0 1,7
Percentage change versus previous year
2023 Jan. 1,7 -2,1 0,0 10,4 8,1 3,2 5,6 -0,4 8,2 -4,2 -4,8
Source: ECB.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Outstanding amounts (international investment position)
2021 Q4 32 244,0 32 189,2 54,7 11 944,4 9 753,9 12 864,4 14 684,3 -98,5 6 476,6 7 751,0 1 057,0 15 909,5
2022 Q1 32 253,5 32 035,3 218,1 12 017,8 9 926,0 12 337,4 14 002,7 -57,3 6 852,8 8 106,7 1 102,8 16 357,4
Q2 32 032,2 31 599,1 433,1 12 383,0 10 169,1 11 511,6 13 107,0 -19,6 7 035,1 8 323,0 1 122,1 16 454,9
Q3 32 162,4 31 683,1 479,4 12 698,9 10 477,4 11 188,0 12 790,6 -8,0 7 147,8 8 415,1 1 135,8 16 582,8
Outstanding amounts as a percentage of GDP
2022 Q3 246,1 242,4 3,7 97,2 80,2 85,6 97,9 -0,1 54,7 64,4 8,7 126,9
Transactions
2021 Q4 222,3 195,8 26,5 -7,5 -66,5 155,9 73,3 40,2 30,7 189,0 2,9 -
2022 Q1 371,0 377,5 -6,5 56,6 42,4 -18,0 30,4 -1,6 334,8 304,8 -0,9 -
Q2 -32,5 -57,2 24,7 64,4 -47,9 -127,4 -86,2 28,9 -0,7 76,8 2,3 -
Q3 2,6 52,8 -50,2 68,7 86,7 -184,4 -6,0 44,1 66,8 -27,9 7,4 -
2022 June -96,7 -125,1 28,3 -44,9 -39,6 -39,1 26,8 -0,1 -14,4 -112,3 1,8 -
July 87,8 80,0 7,8 22,3 35,2 -33,9 -70,4 11,6 86,1 115,2 1,6 -
Aug. 125,2 133,2 -8,0 44,9 74,9 -32,3 28,6 14,9 95,6 29,7 2,2 -
Sep. -210,3 -160,4 -50,0 1,5 -23,4 -118,2 35,8 17,6 -114,9 -172,8 3,6 -
Oct. 125,7 111,5 14,2 4,6 -3,0 -10,4 37,6 7,2 120,6 76,9 3,8 -
Nov. 6,1 19,1 -13,1 15,7 12,9 43,5 52,8 2,9 -56,6 -46,5 0,6 -
12-month cumulated transactions
2022 Nov. 232,6 249,8 -17,2 107,2 -37,3 -240,4 79,4 82,7 270,7 207,7 12,3 -
12-month cumulated transactions as a percentage of GDP
2022 Nov. 1,8 1,9 -0,1 0,8 -0,3 -1,8 0,6 0,6 2,1 1,6 0,1 -
Source: ECB.
1) Net financial derivatives are included in total assets.
M3
M2 M3-M2
M1 M2-M1
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Outstanding amounts
2020 1 363,7 8 876,3 10 240,0 1 026,7 2 449,4 3 476,1 13 716,1 101,8 627,0 4,4 733,2 14 449,3
2021 1 469,7 9 784,0 11 253,8 916,1 2 506,4 3 422,5 14 676,2 118,0 647,5 21,7 787,2 15 463,4
2022 (p) 1 538,3 9 790,1 11 328,4 1 376,1 2 566,6 3 942,7 15 271,2 123,3 653,6 42,1 819,0 16 090,2
2022 Q1 1 520,4 9 918,2 11 438,6 936,6 2 519,3 3 456,0 14 894,6 123,2 591,2 44,7 759,1 15 653,7
Q2 1 528,0 10 048,6 11 576,6 972,9 2 529,6 3 502,5 15 079,1 115,9 609,1 64,6 789,7 15 868,8
Q3 1 538,1 10 177,5 11 715,5 1 175,8 2 551,8 3 727,5 15 443,1 120,4 598,0 49,5 767,9 16 211,0
Q4 (p) 1 538,3 9 790,1 11 328,4 1 376,1 2 566,6 3 942,7 15 271,2 123,3 653,6 42,1 819,0 16 090,2
2022 July 1 531,7 10 105,3 11 637,0 1 002,3 2 537,7 3 540,0 15 177,0 125,2 593,7 30,7 749,6 15 926,6
Aug. 1 536,4 10 184,2 11 720,6 1 031,8 2 546,8 3 578,6 15 299,2 123,7 595,5 38,4 757,7 16 056,9
Sep. 1 538,1 10 177,5 11 715,5 1 175,8 2 551,8 3 727,5 15 443,1 120,4 598,0 49,5 767,9 16 211,0
Oct. 1 541,2 10 022,3 11 563,4 1 253,3 2 556,2 3 809,6 15 373,0 125,0 619,7 19,5 764,2 16 137,2
Nov. 1 541,1 9 907,6 11 448,8 1 327,0 2 551,5 3 878,5 15 327,3 138,8 640,5 38,5 817,8 16 145,1
Dec. (p) 1 538,3 9 790,1 11 328,4 1 376,1 2 566,6 3 942,7 15 271,2 123,3 653,6 42,1 819,0 16 090,2
Transactions
2020 139,2 1 243,9 1 383,2 -33,8 86,3 52,5 1 435,7 19,6 111,0 1,3 131,9 1 567,6
2021 107,4 898,7 1 006,1 -121,6 66,7 -55,0 951,1 12,1 21,2 14,5 47,8 998,8
2022 (p) 68,7 -3,5 65,1 426,2 56,9 483,1 548,2 3,7 6,3 73,7 83,8 632,0
2022 Q1 50,7 126,5 177,2 23,8 10,5 34,3 211,4 4,9 -56,2 23,0 -28,3 183,1
Q2 7,6 111,3 118,8 30,6 10,6 41,2 160,0 -8,6 18,0 17,0 26,4 186,3
Q3 10,1 117,9 128,0 160,5 21,9 182,4 310,4 2,6 -11,0 39,3 30,9 341,3
Q4 (p) 0,3 -359,2 -358,9 211,4 13,9 225,3 -133,5 4,8 55,5 -5,5 54,8 -78,7
2022 July 3,7 45,7 49,4 25,8 8,0 33,8 83,2 8,3 -15,4 14,5 7,3 90,5
Aug. 4,7 85,4 90,1 27,9 9,0 36,9 127,0 -1,8 1,9 10,9 11,0 138,0
Sep. 1,7 -13,3 -11,6 106,8 4,9 111,7 100,1 -3,8 2,5 13,9 12,7 112,8
Oct. 3,1 -150,8 -147,7 79,9 3,2 83,2 -64,5 5,0 21,6 -28,9 -2,3 -66,8
Nov. -0,1 -99,5 -99,6 78,7 -4,6 74,1 -25,5 14,6 20,8 16,6 52,0 26,5
Dec. (p) -2,8 -108,8 -111,6 52,8 15,3 68,1 -43,5 -14,8 13,1 6,8 5,1 -38,5
Growth rates
2020 11,4 16,2 15,5 -3,2 3,7 1,5 11,6 24,4 21,3 - 21,8 12,1
2021 7,9 10,1 9,8 -11,8 2,7 -1,6 6,9 12,0 3,4 367,7 6,5 6,9
2022 (p) 4,7 0,0 0,6 45,6 2,3 14,0 3,7 3,0 1,0 465,1 11,3 4,1
2022 Q1 9,4 8,7 8,8 -5,7 2,0 -0,2 6,6 9,4 -3,9 71,0 0,6 6,3
Q2 7,8 7,1 7,2 2,5 1,8 2,0 6,0 -2,6 -1,1 95,4 2,6 5,8
Q3 6,5 5,5 5,6 23,6 2,3 8,0 6,2 -4,5 -1,3 367,3 7,8 6,3
Q4 (p) 4,7 0,0 0,6 45,6 2,3 14,0 3,7 3,0 1,0 465,1 11,3 4,1
2022 July 7,4 6,7 6,8 5,9 2,1 3,2 5,9 3,8 -5,1 101,2 1,6 5,7
Aug. 7,1 6,7 6,8 10,9 2,3 4,6 6,3 3,6 -4,8 190,8 3,4 6,1
Sep. 6,5 5,5 5,6 23,6 2,3 8,0 6,2 -4,5 -1,3 367,3 7,8 6,3
Oct. 6,0 3,4 3,8 30,1 2,3 9,9 5,2 -7,9 -0,7 65,2 3,1 5,1
Nov. 5,4 1,9 2,4 38,5 1,9 11,9 4,6 8,2 -0,7 237,2 8,5 4,8
Dec. (p) 4,7 0,0 0,6 45,6 2,3 14,0 3,7 3,0 1,0 465,1 11,3 4,1
Source: ECB.
1) Data refer to the changing composition of the euro area.
5.2 Deposits in M3 1)
(EUR billions and annual growth rates; seasonally adjusted; outstanding amounts and growth rates at end of period; transactions during period)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
Outstanding amounts
2020 2 968,8 2 517,0 308,2 140,2 3,3 7 665,2 4 967,3 437,0 2 260,1 0,9 1 087,6 235,3 497,3
2021 3 234,7 2 810,2 288,9 128,7 6,9 8 090,5 5 383,9 372,5 2 333,4 0,7 1 225,3 227,8 546,3
2022 (p) 3 368,5 2 732,2 495,7 134,7 5,9 8 392,7 5 555,8 441,8 2 394,3 0,9 1 301,1 235,3 558,6
2022 Q1 3 268,6 2 839,5 289,1 129,7 10,3 8 187,2 5 478,3 358,0 2 349,8 1,0 1 256,3 231,7 553,5
Q2 3 303,4 2 857,6 304,4 130,6 10,8 8 252,4 5 538,1 354,0 2 359,6 0,7 1 309,6 231,3 570,3
Q3 3 382,7 2 852,2 388,4 133,3 8,8 8 371,0 5 620,1 369,9 2 380,0 1,0 1 476,0 243,9 551,9
Q4 (p) 3 368,5 2 732,2 495,7 134,7 5,9 8 392,7 5 555,8 441,8 2 394,3 0,9 1 301,1 235,3 558,6
2022 July 3 331,4 2 869,3 321,8 130,4 9,8 8 294,2 5 571,1 354,1 2 368,3 0,8 1 335,9 241,0 567,9
Aug. 3 387,3 2 899,2 347,4 132,5 8,2 8 330,3 5 596,6 357,0 2 375,8 0,8 1 364,7 237,5 566,5
Sep. 3 382,7 2 852,2 388,4 133,3 8,8 8 371,0 5 620,1 369,9 2 380,0 1,0 1 476,0 243,9 551,9
Oct. 3 409,2 2 821,3 446,9 131,7 9,3 8 384,9 5 613,6 384,7 2 385,6 1,1 1 350,8 255,0 557,1
Nov. 3 395,5 2 767,8 487,9 131,8 8,1 8 378,0 5 581,6 412,9 2 382,5 1,0 1 343,3 250,4 557,7
Dec. (p) 3 368,5 2 732,2 495,7 134,7 5,9 8 392,7 5 555,8 441,8 2 394,3 0,9 1 301,1 235,3 558,6
Transactions
2020 511,7 466,2 55,3 -6,8 -3,0 612,8 561,7 -53,8 105,0 0,0 137,8 20,6 33,1
2021 252,0 277,0 -21,4 -6,9 3,3 424,5 412,7 -65,1 77,0 -0,2 142,2 -9,5 46,6
2022 (p) 122,1 -87,7 205,6 5,7 -1,4 297,0 167,7 73,1 56,1 0,1 43,8 7,9 12,6
2022 Q1 28,3 24,4 -0,3 0,9 3,3 95,3 93,2 -10,6 12,4 0,3 30,5 4,1 7,5
Q2 22,4 8,9 12,5 0,8 0,2 62,9 57,9 -4,8 10,1 -0,3 42,6 -0,6 16,5
Q3 69,0 -11,8 80,5 2,7 -2,3 113,1 77,4 15,1 20,4 0,3 127,8 11,4 -18,5
Q4 (p) 2,5 -109,1 112,8 1,3 -2,6 25,7 -60,7 73,4 13,2 -0,1 -157,1 -7,1 7,0
2022 July 23,5 8,9 15,9 -0,2 -1,1 38,3 29,9 -0,2 8,6 0,1 19,4 8,8 -2,4
Aug. 54,1 29,0 24,8 2,1 -1,7 35,3 24,9 2,8 7,5 0,1 36,0 -3,5 -1,4
Sep. -8,6 -49,7 39,8 0,8 0,5 39,4 22,6 12,5 4,2 0,1 72,4 6,1 -14,7
Oct. 29,7 -29,0 59,7 -1,6 0,6 14,0 -5,5 15,1 4,4 0,1 -122,9 11,3 5,3
Nov. -5,6 -48,2 43,5 0,1 -1,1 -4,5 -30,4 29,0 -3,0 0,0 2,4 -3,9 0,7
Dec. (p) -21,6 -31,9 9,6 2,8 -2,1 16,2 -24,8 29,4 11,8 -0,2 -36,5 -14,6 1,0
Growth rates
2020 20,6 22,5 21,5 -4,5 -46,6 8,7 12,8 -10,9 4,9 -5,4 13,8 9,5 7,1
2021 8,5 11,0 -7,0 -4,9 99,4 5,5 8,3 -14,9 3,4 -18,3 13,0 -4,0 9,4
2022 (p) 3,8 -3,1 70,0 4,4 -17,2 3,7 3,1 19,8 2,4 20,0 3,8 3,5 2,3
2022 Q1 6,9 8,7 -5,0 -4,2 39,8 4,6 7,1 -14,3 2,6 26,1 13,5 5,7 12,6
Q2 6,0 6,7 2,5 -1,2 22,5 4,1 6,2 -12,5 2,3 -15,0 12,2 2,7 15,8
Q3 5,9 3,3 34,0 1,8 -15,2 4,2 5,6 -4,2 2,6 55,7 18,1 7,2 6,4
Q4 (p) 3,8 -3,1 70,0 4,4 -17,2 3,7 3,1 19,8 2,4 20,0 3,8 3,5 2,3
2022 July 6,1 6,1 9,5 -0,9 16,4 4,2 6,1 -10,8 2,5 -4,5 11,6 5,7 13,3
Aug. 7,2 6,3 19,4 1,3 -18,5 4,2 5,8 -8,9 2,7 6,7 14,7 3,9 12,3
Sep. 5,9 3,3 34,0 1,8 -15,2 4,2 5,6 -4,2 2,6 55,7 18,1 7,2 6,4
Oct. 6,0 1,4 51,1 1,8 2,6 4,1 5,0 1,1 2,5 7,6 6,8 8,4 7,4
Nov. 5,3 -0,9 66,8 1,7 -2,8 3,8 4,0 10,3 2,2 7,9 6,6 8,7 6,8
Dec. (p) 3,8 -3,1 70,0 4,4 -17,2 3,7 3,1 19,8 2,4 20,0 3,8 3,5 2,3
Source: ECB.
1) Data refer to the changing composition of the euro area.
2) In accordance with the ESA 2010, in December 2014 holding companies of non-financial groups were reclassified from the non-financial corporations sector to the financial
corporations sector. These entities are included in MFI balance sheet statistics with financial corporations other than MFIs and insurance corporations and pension funds (ICPFs).
3) Including non-profit institutions serving households.
4) Refers to the general government sector excluding central government.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Outstanding amounts
2020 5 906,9 998,1 4 896,9 14 323,0 11 911,0 12 289,7 4 706,6 6 132,9 904,7 166,8 1 547,5 864,5
2021 6 542,7 996,6 5 544,3 14 802,6 12 332,2 12 716,4 4 861,4 6 373,6 937,4 159,7 1 582,3 888,1
2022 (p) 6 373,3 1 007,1 5 341,1 15 381,6 12 978,8 13 151,2 5 126,6 6 632,3 1 073,5 146,4 1 566,2 836,6
2022 Q1 6 550,9 1 001,6 5 546,6 15 018,2 12 561,3 12 699,2 4 915,7 6 472,2 1 020,1 153,3 1 587,9 869,0
Q2 6 503,0 1 000,6 5 478,2 15 180,6 12 788,3 12 926,2 5 020,4 6 552,7 1 051,7 163,6 1 561,3 830,9
Q3 6 360,0 1 002,3 5 333,3 15 420,7 13 050,1 13 185,0 5 165,7 6 612,6 1 110,6 161,2 1 546,0 824,6
Q4 (p) 6 373,3 1 007,1 5 341,1 15 381,6 12 978,8 13 151,2 5 126,6 6 632,3 1 073,5 146,4 1 566,2 836,6
2022 July 6 537,0 998,0 5 514,8 15 252,9 12 857,0 12 991,3 5 068,7 6 576,3 1 052,0 160,0 1 564,5 831,4
Aug. 6 426,8 998,3 5 404,3 15 320,4 12 941,4 13 073,2 5 132,6 6 595,7 1 060,1 153,0 1 548,9 830,1
Sep. 6 360,0 1 002,3 5 333,3 15 420,7 13 050,1 13 185,0 5 165,7 6 612,6 1 110,6 161,2 1 546,0 824,6
Oct. 6 378,6 996,3 5 358,0 15 410,4 13 039,3 13 172,9 5 187,6 6 621,2 1 071,0 159,5 1 537,2 833,8
Nov. 6 423,0 994,5 5 403,5 15 439,6 13 041,2 13 191,0 5 164,4 6 630,8 1 096,3 149,7 1 561,1 837,4
Dec. (p) 6 373,3 1 007,1 5 341,1 15 381,6 12 978,8 13 151,2 5 126,6 6 632,3 1 073,5 146,4 1 566,2 836,6
Transactions
2020 1 039,9 13,5 1 026,3 733,4 534,7 555,5 287,6 209,3 20,7 17,1 170,6 28,2
2021 665,7 -0,4 675,7 561,9 473,9 507,3 176,0 261,8 46,2 -10,2 78,8 9,2
2022 (p) 178,4 10,1 167,3 627,6 619,4 667,8 267,7 240,6 124,3 -13,1 14,6 -6,3
2022 Q1 100,4 4,3 96,1 197,3 192,6 186,5 46,3 71,8 80,3 -5,9 18,6 -13,9
Q2 68,6 -0,9 69,5 210,2 229,1 237,8 100,9 84,7 33,3 10,3 -14,0 -4,9
Q3 -36,4 1,9 -38,6 223,9 233,6 238,0 139,2 58,2 39,4 -3,2 -9,2 -0,5
Q4 (p) 45,8 4,8 40,3 -3,9 -36,0 5,5 -18,8 25,9 -28,8 -14,3 19,1 13,0
2022 July -15,4 -2,7 -12,8 53,4 60,2 59,7 45,2 21,1 -1,8 -4,3 -5,0 -1,8
Aug. -27,0 0,8 -27,7 85,6 92,9 93,2 63,7 19,4 16,8 -7,0 -8,4 1,1
Sep. 6,0 3,9 1,9 84,9 80,6 85,1 30,3 17,8 24,5 8,1 4,2 0,1
Oct. 11,4 -6,0 17,4 -5,2 -3,7 -2,3 25,4 10,0 -37,5 -1,6 -9,7 8,2
Nov. 7,6 -2,0 9,0 38,3 16,9 32,7 -16,2 12,7 29,9 -9,5 19,6 1,9
Dec. (p) 26,8 12,8 14,0 -37,0 -49,2 -24,9 -28,0 3,2 -21,2 -3,2 9,3 2,9
Growth rates
2020 22,1 1,4 27,8 5,3 4,7 4,7 6,4 3,5 2,3 10,2 11,4 3,4
2021 11,3 0,0 13,8 3,9 4,0 4,1 3,8 4,3 5,1 -4,6 5,2 1,1
2022 (p) 2,8 1,0 3,1 4,2 5,0 5,3 5,5 3,8 13,3 -7,9 0,9 -0,6
2022 Q1 10,1 0,8 11,9 4,2 4,3 4,6 3,5 4,4 8,7 -1,2 6,6 -1,7
Q2 8,4 -0,2 10,1 5,2 5,9 6,2 6,0 4,6 13,7 7,8 5,0 -2,8
Q3 5,0 0,5 5,8 5,8 6,7 7,0 8,0 4,4 15,0 10,0 3,5 -3,0
Q4 (p) 2,8 1,0 3,1 4,2 5,0 5,3 5,5 3,8 13,3 -7,9 0,9 -0,6
2022 July 7,0 -0,9 8,5 5,2 5,9 6,3 6,6 4,5 12,2 4,9 4,3 -2,7
Aug. 5,5 -0,5 6,7 5,6 6,4 6,8 7,8 4,4 13,9 -0,7 3,7 -3,0
Sep. 5,0 0,5 5,8 5,8 6,7 7,0 8,0 4,4 15,0 10,0 3,5 -3,0
Oct. 4,6 0,8 5,3 5,2 6,2 6,5 8,1 4,1 11,4 3,1 0,9 -1,8
Nov. 3,7 0,4 4,3 5,1 5,8 6,2 7,3 4,0 12,2 -6,4 2,8 -0,9
Dec. (p) 2,8 1,0 3,1 4,2 5,0 5,3 5,5 3,8 13,3 -7,9 0,9 -0,6
Source: ECB.
1) Data refer to the changing composition of the euro area.
2) Adjusted for loan sales and securitisation (resulting in derecognition from the MFI statistical balance sheet) as well as for positions arising from notional cash pooling services
provided by MFIs.
3) In accordance with the ESA 2010, in December 2014 holding companies of non-financial groups were reclassified from the non-financial corporations sector to the financial
corporations sector. These entities are included in MFI balance sheet statistics with financial corporations other than MFIs and insurance corporations and pension funds (ICPFs).
4) Including non-profit institutions serving households.
Total Up to 1 year Over 1 Over 5 years Total Loans for Loans for Other loans
and up to consumption house
Adjusted 5 years Adjusted purchase
loans 4) loans 4)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Outstanding amounts
2020 4 706,6 4 828,7 893,8 1 009,1 2 803,6 6 132,9 6 402,6 700,7 4 725,1 707,1
2021 4 861,4 4 993,3 885,1 1 005,8 2 970,5 6 373,6 6 638,4 698,5 4 971,1 704,0
2022 (p) 5 126,6 5 118,4 965,2 1 078,4 3 083,0 6 632,3 6 827,1 716,7 5 214,8 700,8
2022 Q1 4 915,7 4 890,2 909,5 1 003,0 3 003,2 6 472,2 6 672,1 701,5 5 063,2 707,4
Q2 5 020,4 4 995,6 949,8 1 028,3 3 042,2 6 552,7 6 742,3 709,0 5 138,6 705,1
Q3 5 165,7 5 136,5 1 008,0 1 067,9 3 089,8 6 612,6 6 801,3 713,1 5 194,4 705,2
Q4 (p) 5 126,6 5 118,4 965,2 1 078,4 3 083,0 6 632,3 6 827,1 716,7 5 214,8 700,8
2022 July 5 068,7 5 041,2 962,2 1 042,0 3 064,6 6 576,3 6 763,4 711,3 5 159,5 705,4
Aug. 5 132,6 5 098,2 987,6 1 063,0 3 082,0 6 595,7 6 784,7 711,5 5 178,7 705,5
Sep. 5 165,7 5 136,5 1 008,0 1 067,9 3 089,8 6 612,6 6 801,3 713,1 5 194,4 705,2
Oct. 5 187,6 5 153,9 1 006,4 1 077,5 3 103,7 6 621,2 6 811,7 715,4 5 202,0 703,8
Nov. 5 164,4 5 144,3 993,1 1 072,8 3 098,5 6 630,8 6 824,7 716,7 5 210,3 703,8
Dec. (p) 5 126,6 5 118,4 965,2 1 078,4 3 083,0 6 632,3 6 827,1 716,7 5 214,8 700,8
Transactions
2020 287,6 324,9 -53,5 138,5 202,6 209,3 193,7 -11,6 210,8 10,2
2021 176,0 208,2 -1,5 2,7 174,9 261,8 267,2 10,7 255,0 -3,8
2022 (p) 267,7 304,2 80,1 76,5 111,1 240,6 248,6 21,6 217,5 1,5
2022 Q1 46,3 53,5 20,6 -3,2 28,9 71,8 80,5 5,1 65,0 1,7
Q2 100,9 106,6 40,5 22,6 37,7 84,7 74,6 7,5 75,7 1,5
Q3 139,2 139,7 55,4 39,6 44,3 58,2 59,0 4,0 55,0 -0,8
Q4 (p) -18,8 4,4 -36,4 17,5 0,1 25,9 34,7 5,0 21,7 -0,9
2022 July 45,2 44,3 11,1 13,2 20,9 21,1 19,3 2,1 20,7 -1,7
Aug. 63,7 58,8 26,6 21,7 15,5 19,4 22,0 0,0 19,1 0,3
Sep. 30,3 36,7 17,8 4,7 7,8 17,8 17,6 1,9 15,2 0,6
Oct. 25,4 24,0 -0,4 10,6 15,2 10,0 11,7 2,4 8,3 -0,7
Nov. -16,2 -4,0 -12,6 -0,9 -2,7 12,7 17,7 2,1 8,9 1,7
Dec. (p) -28,0 -15,5 -23,4 7,8 -12,4 3,2 5,3 0,5 4,5 -1,8
Growth rates
2020 6,4 7,1 -5,6 15,9 7,7 3,5 3,1 -1,6 4,7 1,5
2021 3,8 4,3 -0,2 0,3 6,2 4,3 4,2 1,5 5,4 -0,5
2022 (p) 5,5 6,3 9,0 7,6 3,7 3,8 3,8 3,1 4,4 0,2
2022 Q1 3,5 4,2 2,4 -0,8 5,4 4,4 4,5 2,6 5,4 -0,2
Q2 6,0 6,9 14,1 5,9 3,7 4,6 4,6 3,4 5,4 0,0
Q3 8,0 8,9 19,6 9,9 4,0 4,4 4,4 3,3 5,1 0,2
Q4 (p) 5,5 6,3 9,0 7,6 3,7 3,8 3,8 3,1 4,4 0,2
2022 July 6,6 7,6 15,5 7,5 3,8 4,5 4,5 3,4 5,3 -0,3
Aug. 7,8 8,7 18,7 9,7 4,1 4,4 4,5 3,3 5,2 0,0
Sep. 8,0 8,9 19,6 9,9 4,0 4,4 4,4 3,3 5,1 0,2
Oct. 8,1 8,9 16,9 11,0 4,7 4,1 4,2 3,3 4,8 0,0
Nov. 7,3 8,3 14,1 10,0 4,4 4,0 4,1 3,0 4,6 0,3
Dec. (p) 5,5 6,3 9,0 7,6 3,7 3,8 3,8 3,1 4,4 0,2
Source: ECB.
1) Data refer to the changing composition of the euro area.
2) In accordance with the ESA 2010, in December 2014 holding companies of non-financial groups were reclassified from the non-financial corporations sector to the financial
corporations sector. These entities are included in MFI balance sheet statistics with financial corporations other than MFIs and insurance corporations and pension funds (ICPFs).
3) Including non-profit institutions serving households.
4) Adjusted for loan sales and securitisation (resulting in derecognition from the MFI statistical balance sheet) as well as for positions arising from notional cash pooling services
provided by MFIs.
Central Longer-term financial liabilities vis-à-vis other euro area residents Net external Other
government assets
holdings 2) Total Deposits Deposits Debt Capital Total
with an redeemable securities and reserves
agreed at notice with a Repos Reverse
maturity of over maturity with central repos to
of over 3 months of over counter- central
2 years 2 years parties 3) counter-
parties 3)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Outstanding amounts
2020 723,2 6 955,9 1 913,6 42,2 1 990,8 3 009,2 1 441,4 457,1 136,7 141,1
2021 762,6 6 883,7 1 837,3 37,1 1 997,3 3 011,9 1 372,6 391,9 128,5 136,8
2022 (p) 683,6 6 731,8 1 780,9 31,0 2 112,9 2 807,0 1 332,1 418,6 137,8 147,6
2022 Q1 740,2 6 882,8 1 848,2 35,9 1 988,7 3 010,1 1 361,1 346,4 160,7 164,4
Q2 757,5 6 801,3 1 843,8 31,6 2 008,6 2 917,3 1 313,5 430,6 166,5 157,3
Q3 642,5 6 782,7 1 801,9 31,5 2 096,5 2 852,9 1 319,0 536,5 148,0 146,7
Q4 (p) 683,6 6 731,8 1 780,9 31,0 2 112,9 2 807,0 1 332,1 418,6 137,8 147,6
2022 July 741,2 6 902,2 1 833,1 31,2 2 059,4 2 978,6 1 345,4 434,7 173,4 159,7
Aug. 649,5 6 827,1 1 813,2 31,9 2 080,4 2 901,6 1 362,0 424,3 157,4 145,7
Sep. 642,5 6 782,7 1 801,9 31,5 2 096,5 2 852,9 1 319,0 536,5 148,0 146,7
Oct. 676,4 6 745,2 1 789,3 30,8 2 101,2 2 824,0 1 280,2 489,7 144,4 156,1
Nov. 692,3 6 792,4 1 788,1 30,8 2 109,6 2 863,9 1 307,3 459,9 161,2 170,6
Dec. (p) 683,6 6 731,8 1 780,9 31,0 2 112,9 2 807,0 1 332,1 418,6 137,8 147,6
Transactions
2020 299,6 -35,8 -15,1 -8,0 -101,0 88,3 -59,6 117,6 -43,6 -47,5
2021 40,0 -37,1 -75,1 -5,0 -39,7 82,7 -115,8 -110,0 -8,3 -4,3
2022 (p) -75,8 38,9 -90,1 -5,3 15,5 118,7 -72,5 -138,5 10,5 17,9
2022 Q1 -19,0 -28,3 -19,5 -1,3 -25,0 17,5 -32,6 -129,2 32,0 34,7
Q2 17,2 20,0 -8,1 -4,2 -16,0 48,3 -60,9 5,5 7,2 -7,1
Q3 -115,0 -4,1 -47,0 -0,1 -2,2 45,2 -26,3 60,9 -18,6 -10,6
Q4 (p) 41,0 51,3 -15,5 0,4 58,7 7,8 47,3 -75,7 -10,2 1,0
2022 July -16,2 -2,7 -12,6 -0,4 -5,2 15,6 -4,6 38,3 6,8 2,4
Aug. -91,7 -8,2 -20,6 0,7 4,7 7,0 30,6 -51,2 -16,0 -14,0
Sep. -7,1 6,8 -13,8 -0,4 -1,6 22,6 -52,2 73,8 -9,5 1,0
Oct. 33,9 -10,0 -11,9 0,1 12,7 -10,9 4,4 -53,4 -3,6 9,4
Nov. 15,4 37,3 1,9 0,1 33,8 1,5 11,7 21,6 16,9 14,5
Dec. (p) -8,4 24,0 -5,4 0,2 12,2 17,1 31,2 -43,9 -23,4 -22,9
Growth rates
2020 84,6 -0,5 -0,8 -15,8 -4,7 3,0 - - -24,2 -25,2
2021 5,5 -0,5 -3,9 -11,9 -2,0 2,8 - - -6,0 -3,0
2022 (p) -10,0 0,6 -4,8 -14,1 0,6 4,1 - - 7,9 12,7
2022 Q1 5,8 -0,7 -4,0 -13,1 -2,0 2,3 - - 19,6 30,3
Q2 12,2 0,0 -3,0 -21,2 -1,5 3,2 - - 26,0 21,7
Q3 -7,4 -0,1 -4,8 -18,6 -2,0 4,4 - - 4,4 4,2
Q4 (p) -10,0 0,6 -4,8 -14,1 0,6 4,1 - - 7,9 12,7
2022 July 7,8 -0,1 -3,4 -21,0 -2,2 3,8 - - 30,2 25,1
Aug. -8,2 -0,1 -4,1 -18,4 -1,7 3,8 - - 25,0 18,0
Sep. -7,4 -0,1 -4,8 -18,6 -2,0 4,4 - - 4,4 4,2
Oct. -8,2 -0,4 -5,0 -17,2 -2,2 3,9 - - 2,4 9,6
Nov. -2,8 0,2 -4,4 -15,8 -0,7 3,8 - - 11,3 18,5
Dec. (p) -10,0 0,6 -4,8 -14,1 0,6 4,1 - - 7,9 12,7
Source: ECB.
1) Data refer to the changing composition of the euro area.
2) Comprises central government holdings of deposits with the MFI sector and of securities issued by the MFI sector.
3) Not adjusted for seasonal effects.
6.1 Deficit/surplus
(as a percentage of GDP; flows during one-year period)
1 2 3 4 5 6
2018 -0,4 -1,0 0,1 0,2 0,3 1,4
2019 -0,6 -1,0 0,1 0,1 0,3 1,0
2020 -7,0 -5,8 -0,4 0,0 -0,9 -5,5
2021 -5,1 -5,1 -0,1 0,1 -0,1 -3,7
2021 Q4 -5,1 . . . . -3,7
2022 Q1 -4,0 . . . . -2,5
Q2 -2,8 . . . . -1,3
Q3 -2,6 . . . . -1,0
Sources: ECB for annual data; Eurostat for quarterly data.
Revenue Expenditure
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
2018 46,5 46,0 12,9 13,0 15,2 0,5 46,9 43,2 9,9 5,3 1,8 22,3 3,7
2019 46,3 45,8 12,9 13,0 15,0 0,5 46,9 43,2 9,9 5,4 1,6 22,4 3,8
2020 46,4 45,9 12,9 12,7 15,5 0,5 53,5 48,9 10,6 5,9 1,5 25,3 4,5
2021 47,2 46,5 13,3 13,1 15,3 0,7 52,3 47,5 10,2 6,0 1,5 24,2 4,8
2021 Q4 47,2 46,5 13,3 13,1 15,3 0,7 52,3 47,5 10,2 6,0 1,5 24,2 4,8
2022 Q1 47,2 46,5 13,3 13,2 15,2 0,7 51,2 46,4 10,1 5,9 1,5 23,7 4,7
Q2 47,4 46,7 13,6 13,2 15,1 0,7 50,3 45,6 10,0 5,9 1,5 23,3 4,6
Q3 47,5 46,8 13,7 13,2 15,0 0,7 50,1 45,6 9,9 5,8 1,6 23,2 4,6
Sources: ECB for annual data; Eurostat for quarterly data.
Currency Loans Debt Resident creditors Non-resident Up to Over Up to Over 1 Over Euro or Other
and securities creditors 1 year 1 year 1 year and up to 5 years participating curren-
deposits MFIs 5 years currencies cies
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
2018 86,0 3,1 13,8 69,0 48,3 32,6 37,6 8,2 77,8 16,1 28,3 41,5 84,5 1,5
2019 83,9 3,0 13,0 67,9 45,5 30,7 38,4 7,7 76,2 15,6 27,7 40,6 82,6 1,3
2020 97,0 3,2 14,2 79,7 54,4 39,1 42,6 11,1 85,9 18,9 31,0 47,2 95,4 1,7
2021 95,4 3,0 13,6 78,7 55,5 41,6 39,9 9,9 85,4 17,8 30,3 47,3 93,9 1,4
2021 Q4 95,4 3,0 13,6 78,7 . . . . . . . . . .
2022 Q1 95,2 2,9 13,4 78,9 . . . . . . . . . .
Q2 94,2 3,0 13,3 77,9 . . . . . . . . . .
Q3 93,0 2,9 13,4 76,7 . . . . . . . . . .
Sources: ECB for annual data; Eurostat for quarterly data.
6.4 Annual change in the government debt-to-GDP ratio and underlying factors 1)
(as a percentage of GDP; flows during one-year period)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
2018 -2,0 -1,4 0,4 0,4 0,4 -0,1 0,0 0,2 0,0 -0,1 -1,0 0,8
2019 -2,0 -1,0 0,1 0,2 0,1 0,0 0,0 0,2 -0,2 0,0 -1,1 0,9
2020 13,1 5,5 2,2 2,5 2,0 0,4 -0,1 0,1 -0,3 0,0 5,4 9,5
2021 -1,7 3,7 -0,1 0,6 0,4 0,1 0,0 0,1 -0,1 -0,6 -5,3 5,1
2021 Q4 -1,7 3,7 -0,1 0,6 0,4 0,1 0,0 0,1 -0,1 -0,6 -5,3 5,1
2022 Q1 -4,4 2,5 0,4 0,9 0,5 0,1 0,0 0,2 0,0 -0,5 -7,3 4,4
Q2 -3,7 1,3 0,9 1,2 0,9 0,1 0,0 0,2 0,1 -0,4 -5,8 3,7
Q3 -4,3 1,0 0,4 0,3 -0,2 0,3 0,0 0,2 0,2 -0,1 -5,8 2,8
Sources: ECB for annual data; Eurostat for quarterly data.
1) Intergovernmental lending in the context of the financial crisis is consolidated except in quarterly data on the deficit-debt adjustment.
2) Calculated as the difference between the government debt-to-GDP ratios at the end of the reference period and a year earlier.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
2019 12,2 10,8 3,6 1,4 0,4 7,5 2,2 1,3 -0,1 2,5 2,1 0,3 1,1
2020 14,9 13,5 4,2 1,4 0,4 7,6 1,8 1,2 -0,2 2,2 2,1 0,0 0,8
2021 14,1 12,8 4,2 1,3 0,3 7,9 1,6 1,1 -0,4 1,9 1,9 -0,1 0,5
2021 Q3 14,5 13,2 4,4 1,3 0,3 7,9 1,7 1,1 -0,3 2,0 1,8 -0,1 0,5
Q4 14,1 12,8 4,2 1,3 0,3 7,9 1,6 1,1 -0,4 1,9 1,9 -0,1 0,5
2022 Q1 14,7 13,4 5,0 1,3 0,3 8,0 1,5 1,1 -0,3 1,9 1,7 -0,1 0,4
Q2 14,6 13,4 4,8 1,3 0,3 8,0 1,6 1,1 -0,2 1,9 1,8 0,1 0,4
2022 July 14,3 13,0 4,6 1,3 0,3 8,1 1,6 1,1 -0,2 1,9 1,7 0,2 0,5
Aug. 14,5 13,3 4,7 1,3 0,3 8,0 1,6 1,1 -0,1 1,9 1,7 0,3 0,3
Sep. 14,0 12,8 4,0 1,3 0,3 8,1 1,6 1,1 0,0 1,9 1,9 0,6 0,4
Oct. 14,4 13,2 3,8 1,3 0,3 8,1 1,6 1,1 0,2 1,8 1,9 0,7 0,5
Nov. 14,4 13,1 4,0 1,3 0,3 8,1 1,6 1,2 0,3 1,9 1,9 1,0 0,5
Dec. 14,2 12,9 4,5 1,3 0,3 8,0 1,6 1,2 0,4 1,9 1,9 1,0 0,5
Source: ECB.
1) At face value and not consolidated within the general government sector.
2) Excludes future payments on debt securities not yet outstanding and early redemptions.
3) Residual maturity at the end of the period.
4) Outstanding amounts at the end of the period; transactions as 12-month average.
1 2 3 4 5 6 7 8 9
Government deficit (-)/surplus (+)
2018 -0,9 1,9 -0,6 0,1 0,9 -2,6 -2,3 -2,2 -3,6
2019 -1,9 1,5 0,1 0,5 1,1 -3,1 -3,1 -1,5 1,3
2020 -9,0 -4,3 -5,5 -5,0 -9,9 -10,1 -9,0 -9,5 -5,8
2021 -5,6 -3,7 -2,4 -1,7 -7,5 -6,9 -6,5 -7,2 -1,7
2021 Q4 -5,6 -3,7 -2,4 -1,7 -7,5 -6,9 -6,5 -7,2 -1,7
2022 Q1 -4,8 -2,8 -1,8 -0,2 -5,1 -5,4 -5,1 -6,5 0,0
Q2 -4,0 -1,7 -0,6 0,1 -2,4 -4,6 -3,9 -5,3 1,3
Q3 -3,7 -1,9 -0,2 1,2 -2,1 -3,8 -4,0 -4,9 2,6
Government debt
2018 99,9 61,3 8,2 63,0 186,4 100,4 97,8 134,4 98,1
2019 97,6 58,9 8,5 57,0 180,6 98,2 97,4 134,1 90,4
2020 112,0 68,0 18,5 58,4 206,3 120,4 115,0 154,9 113,5
2021 109,2 68,6 17,6 55,4 194,5 118,3 112,8 150,3 101,0
2021 Q4 109,2 68,6 17,6 55,4 194,5 118,3 112,8 150,3 101,1
2022 Q1 109,0 67,4 17,2 53,1 189,6 117,4 114,6 152,1 102,0
Q2 108,3 67,2 16,7 51,2 183,5 116,1 113,1 150,4 95,3
Q3 106,3 66,6 15,8 49,0 178,2 115,6 113,4 147,3 91,6
Latvia Lithuania Luxembourg Malta Netherlands Austria Portugal Slovenia Slovakia Finland
10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
Government deficit (-)/surplus (+)
2018 -0,8 0,5 3,0 2,1 1,5 0,2 -0,3 0,7 -1,0 -0,9
2019 -0,6 0,5 2,2 0,6 1,8 0,6 0,1 0,6 -1,2 -0,9
2020 -4,3 -7,0 -3,4 -9,4 -3,7 -8,0 -5,8 -7,7 -5,4 -5,5
2021 -7,0 -1,0 0,8 -7,8 -2,6 -5,9 -2,9 -4,7 -5,5 -2,7
2021 Q4 -7,0 -1,0 0,8 -7,5 -2,6 -5,9 -2,9 -4,7 -5,5 -2,8
2022 Q1 -5,2 0,0 0,8 -7,5 -1,5 -3,5 -1,6 -3,6 -4,8 -2,1
Q2 -3,6 1,0 0,9 -6,7 0,1 -1,5 0,2 -3,1 -3,8 -1,6
Q3 -3,2 0,9 0,7 -5,5 0,5 -1,9 1,1 -2,7 -3,7 -1,3
Government debt
2018 37,0 33,7 20,9 43,7 52,4 74,1 121,5 70,3 49,4 64,9
2019 36,5 35,8 22,4 40,7 48,5 70,6 116,6 65,4 48,0 64,9
2020 42,0 46,3 24,5 53,3 54,7 82,9 134,9 79,6 58,9 74,8
2021 43,6 43,7 24,5 56,3 52,4 82,3 125,5 74,5 62,2 72,4
2021 Q4 43,6 43,7 24,5 55,2 52,4 82,3 125,5 74,5 62,2 72,3
2022 Q1 41,7 39,8 22,6 56,2 50,7 83,4 124,8 74,7 61,6 72,2
Q2 41,6 39,6 25,3 53,9 50,8 82,6 123,4 73,5 60,3 71,7
Q3 39,9 37,3 24,6 53,2 49,0 81,3 120,1 72,3 58,6 70,8
Source: Eurostat.
Tous droits réservés. Les reproductions à usage éducatif et non commercial sont cependant autorisées en citant la source.
Le présent Bulletin a été préparé sous la responsabilité du directoire de la BCE. Les traductions sont effectuées et publiées par les
banques centrales nationales (la version française de ce Bulletin a été réalisée par la Banque de France).
La date d’arrêté des statistiques figurant dans cette publication est le 1er février 2023.
Pour la terminologie spécifique, veuillez consulter le glossaire de la BCE (disponible uniquement en anglais).
Secrétaire général