Le présent document donne des conseils pour bien tirer parti des indications
que les certificats ACERMI fournissent sur les caractéristiques d'aptitude à l'emploi
l, S, 0, L et E des produits isolants certifiés.
Pour cela, il rassemble sous la forme de tableaux et selon les niveaux d'aptitude
à l'emploi propres à cette certification, les principales règles déjà en usage,
relatives à l'emploi des isolants.
C'est un recueil de données. Il n'a de caractère ni normatif ni prescriptif.
Limitant son champ aux domaines pour lesquels des règles ont pu se dégager, il
ne vise ni certains emplois très particuliers ni les techniques innovantes pour
lesquels l'Avis Technique fournit les informations utiles.
Depuis sa première version en 1985, il a évolué; il s'est enrichi en incorporant
progressivement d'autres emplois exigeant plus des isolants à partir des règles
émises par les instances compétentes.
Pourquoi un certificat ? Le Certificat ACERMI est délivré par
l'Association pour la Certification des Matériaux
La nécessité d'économiser l'énergie a entraîné
Isolants qui regroupe :
un développement considérable de l'emploi des
isolants dans le bâtiment en même temps m le CSTB (Centre Scientifique et Technique du
qu'une grande diversification de ces emplois et Bâtiment),
de la gamme de produits mis à la disposition m le LNE (Laboratoire National d'Essais).
des utilisateurs.
Le Certificat ACERMI vise les produits isolants
L'économie générale de la construction implique fabriqués en usine sous forme de plaques,
un choix judicieux mais difficile, afin : panneaux ou rouleaux conformes à la norme NF
m de réduire au plus juste le dimensionnement P 75-101 qui donne d'un isolant la définition ci-
des ouvrages; dessous:
m d'éviter l'emploi de produits mal adaptés, « Un produit destiné au bâtiment peut être défini
source potentielle de difficultés ultérieures comme isolant thermique si sa résistance ther-
coûteuses. mique (R) est au moins égale à 0,5 m2.K/W et si
le rapport (λ) de son épaisseur à cette résis-
Les mesures incitatives prises par les Pouvoirs
tance est au plus égale à 0,065 W/(m.K) ».
Publics rendent d'autre part d'autant plus grand
le besoin d'une certitude de l'efficacité des Le Certificat ACERMI apporte une information
isolants dans leurs divers rôles. sûre et vérifiée.
C'est pourquoi le Centre Scientifique et Il est apposé sur l'emballage des produits. Il
Technique du Bâtiment (CSTB) et le Laboratoire permet le choix d'un isolant adapté à l'emploi
National d'Essais (LNE), en liaison étroite avec grâce aux informations inscrites sur l'étiquette
les fabricants, ont uni leurs efforts pour mettre à informative.
la disposition des utilisateurs le Certificat
ACERMI qui :
m place la concurrence entre produits sur des
bases objectives tant sur le plan national
qu'international ;
m permet aux utilisateurs d'exercer leur choix de
façon simple et dans les conditions optimales
d'économie;
m leur apporte, sans vérification de leur part,
l'assurance que le produit qui leur est livré
possède les caractéristiques annoncées. Modèle détiquette
1
Définition des caractéristiques
certifiées par l'ACERMI
Selon le type de Certificat, celui-ci donne:
l la résistance thermique réelle « R » (Certificat de type A) ; les niveaux minimaux I1, S1, 01, L 1 et E1 sont
alors vérifiés ;
l une valeur forfaitaire de la résistance thermique et les niveaux l, S, 0, Let E (Certificat de type B) ;
l la résistance thermique réelle « R » et les niveaux l, S, 0, L et E (Certificat de type C).
Résistance thermique R
La résistance thermique R exprimée en m2.K/W, carac-
térisant le pouvoir isolant, est donnée par le Certificat
en fonction de l'épaisseur nominale de l'isolant.
Propriétés I, S, 0, L et E
L'aptitude d'un isolant certifié à un usage donné peut
être appréciée pour l'essentiel grâce aux cinq types
de caractéristiques suivantes :
I Propriétés mécaniques en compression avec
5 niveaux : I1 à I5.
S Comportement aux mouvements différentiels
avec 4 niveaux : S1 à S4.
O Comportement à l'eau avec 3 niveaux : O1 à O3.
L Propriétés mécaniques utiles en cohésion et
flexion avec 4 niveaux : L1 à L4.
E Perméance à la vapeur d'eau avec 5 niveaux :
E1 à E5.
La définition précise de ces niveaux figure dans le
« Règlement technique du Certificat ACERMI » visant
les produits manufacturés isolants thermiques du
bâtiment.
2
Incompressibilité ou propriétés mécaniques Propriétés mécaniques utiles
I en compression L en cohésion et flexion
I1 Variation relative d'épaisseur inférieure à 25 % L1 RL > P
en moyenne, sous une pression de 100 Pa par
rapport à une pression initiale de 50 Pa, RL : résistance en traction longitudinale (en N).
suivant la norme NF B 20-101 (en outre, pas
de valeur individuelle supérieure à 35 %). P : poids (en N) de 10 m d'isolant pour les
produits en rouleau ou 3 panneaux.
I2 C ≤ 12,0 mm.
I3 C ≤ 3,0 mm. L2 D ≤ 0,12 m
I4 C ≤ 0,5 mm.
D : déviation sous poids propre, l'isolant
I5 C ≤ 0,3 mm. débordant de 0,35 m au-delà d'une surface
plane de référence.
C représente la perte d'épaisseur après application
progressive, par paliers, d'une pression de 0,01 MPa
jusqu'à 0,04 MPa selon la norme NF P 75-301. L3 Rt ≥ 0,05 MPa et Ar ≥ 1,5 %
L4 Rt ≥ 0,18 MPa et Ar ≥ 1 %
S Comportement aux mouvements différentiels
Rt résistance en traction perpendiculaire
S1 Sn +VHR ≤ 0,01. Ar allongement à rupture.
S2 En outre, G x Sn x e ≤ 400 Pa.m.
S3 En outre, Sf ≤ 0,004.
E Comportement aux transferts de vapeur d'eau
S4 En outre, (50 α + VHR + Sf) x G ≤ 15.103 Pa.
Sn retrait ou gonflement relatif naturel de l'isolant
La perméance P est l'inverse de la résistance à la
à partir du moment où il est commercialisé
diffusion de vapeur RDI de l'isolant.
Sf retrait ou gonflement relatif mesuré à 20 °C
après action d'une température de 70 °C 1
pendant 7 jours P=
RDI
VHR variations dimensionnelles relatives en fonction
de l'humidité relative entre deux ambiances à Pour les matériaux homogènes, cette perméance se
20 °C, 15 % HR et 20 °C, 90 % HR calcule par :
α coefficient de dilatation thermique (en m/(m.K)
π
P=
G: module d'élasticité transversale (en Pa) e
e: épaisseur de l'isolant (en m).
π étant la perméabilité à la vapeur du matériau
kg/([Link]) ou en (g/([Link])
O Comportement à l'eau
e étant l'épaisseur (m).
O1 Après humidification partielle (projection d'un Les catégories de perméance sont définies comme
litre d'eau sur trois éprouvettes d'isolant de suit :
dimensions 0,35 x 0,35 m posées à plat et
mesure de l'épaisseur sous 50 Pa) ; doit E1 P > 6,25.10-10 kg/([Link])
répondre à la double condition :
E2 1,25.10-10 < P 6,25.10-10 kg/([Link])
- variation d'épaisseur < 7,5 %
- reprise d'humidité < 15 % en poids et 1,5 % E3 3,13.10-11 < P 1,25.10-10 kg/([Link])
en volume.
E4 2,08.10-12 < P 3,13.10-11 kg/([Link])
O2 Isolant non hydrophile au sens de la norme NF
P 75-305.
E5 P 2,08.10-13 kg/([Link]).
O3 A la fois imperméabilité pendant 24 h (essai
de passage d'eau par gravité défini dans la Correspondance d'unité :
norme NF P 75-302) et reprise d'eau < 0,050
% en volume. 1 kg/([Link]) = 4,79.10+8 g/([Link]).
3
4
5
Exemples d’usage
des propriétés certifiées
Les niveaux ISOLE et la résistance thermique R indi- Les niveaux ISOL minimaux adaptés aux emplois les
qués sur l'étiquette informative du produit permettent plus courants sur les schémas pages 4 et 5 sont indi-
de les comparer aux valeurs minimales requises pour qués dans les tableaux ci-après.
l'emploi d'un isolant dans un usage spécifique. Ces informations ne sont à caractère ni réglemen-
L'aptitude à l'emploi d'un isolant certifié peut être taire, ni normatif, ni prescriptif, elles visent les emplois
appréciée grâce aux trois familles de caractéristiques les plus courants à l'exclusion des cas particuliers.
suivantes :
l la résistance thermique R certifiée ; Commentaire :
l les caractéristiques mécaniques et de comporte- Pour ce qui concerne la perméance à la vapeur d'eau,
ment à l'eau, l, S, 0, L et E certifiées dans les le niveau figure dans le Certificat par l'indication de la
Certificats concernés ; propriété E. Les règles de conception en fonction de la
l les autres propriétés et caractéristiques non certifiées perméance P (ou de la résistance à la diffusion RDI)
par l'ACERMI (sécurité incendie, dimensions, ...). d'un isolant dépendent de chaque ouvrage, de la
constitution de celui-ci, de la mise en œuvre ou de la
La résistance thermique R peut être utilisée dans la
présence éventuelle d'un pare-vapeur.
vérification du respect du Règlement thermique et
plus particulièrement lorsqu'on se réfère aux Ces règles figurent dans les DTU, les Avis Techniques
« Solutions techniques pour le respect du Règlement ou dans certains documents généraux. On se rappor-
thermique en maison individuelle » ou aux « Solutions tera donc à ces documents.
techniques pour le respect du Règlement thermique Dans le cas où l'isolant comprend un ou deux revête-
applicables aux immeubles collectifs ne comportant ments de surface, le niveau de perméance prend en
pas plus de 50 logements ». compte ces revêtements.
Murs et parois verticales
Isolation intérieure de parois lourdes (DTU 20.1 et 23.1) (*)
Repère Emploi I S O L
1 Isolant derrière cloison de doublage :
l mur de type Il ou III 1 1 2 2
1 1 1 2
l mur de type 1 ou IV
2 Isolant contrecollé en usine à une ou deux plaques de
plâtre :
l complexe P1 avec PSE 1 2 2 3
l autres complexes (1) 1 2 2 3
1. La définition des niveaux requis appartient, selon le cas, à la Commission de Normalisation compétente ou au Groupe spécialisé (voir normes
et Avis Techniques correspondants).
*Références AFNOR : DTU P 10-202 et DTU P 18-210.
Isolation extérieure de parois lourdes
Repère Emploi I S O L
3 Isolant inséré dans un bardage rapporté, bardage
1 1 2 2
traditionnel (1)
4 Isolant inséré dans un revêtement attaché en pierre
1 1 2 2
mince (DTU 55.2)
5 Isolant PSE collé et recouvert d'un enduit mince armé
2 4 3 4
ou hydraulique) (1)
1. La définition des niveaux requis appartient, selon le cas, à la Commission de Normalisation compétente ou au Groupe spécialisé (voir normes
et Avis Techniques correspondants).
6
Isolation extérieure de parois lourdes
Repère Emploi I S O L
6 Isolant inséré dans un double mur
1 1 2 2
(DTU 20.1) (*)
7 Isolant entre ossature (bois, métal, béton) et parois
1 1à4 1 ou 2 1 ou 2
légères (DTU 31.2)
Isolant inséré dans un bardage
double peau 1 1 2 2
8 Isolant inséré dans un panneau préfabriqué en béton
2 1 2 3
avec entretoises
* Référence AFNOR : DTU P 10-202.
Toitures et combles
Isolation en planchers de combles perdus
Repère Emploi I S O L
9 Isolant non recouvert
1 1 1 1
et comble largement ventilé
Isolant non recouvert
et comble faiblement ventilé 1 1 1 1
Isolant non recouvert, comble faiblement ventilé, en
zone très froide 1 1 1 1
10 Isolant recouvert par un plancher bois
1 1 1 1
sur solives
Isolant sur plancher lourd recouvert
de panneaux de répartition des charges 2 1 1 1
Isolant sur plancher léger recouvert
de panneaux de répartition des charges 2 1 1 1
Isolation en rampant
Repère Emploi I S O L
7 Isolant en rampant
1 1 1 1
sous couverture non jointive
Isolant en rampant sous couverture continue ou bacs
1 1 1 1
métalliques
Isolant rapporté sur toiture inclinée lourde 1 1 2 2
Isolant en sous-face de toiture industrielle
1 1 1 1
(DTU 40.31 à 40.45) (*)
8 Isolant sur plafonds suspendus (DTU 58.1) 1 1 1 1
* Référence AFNOR : DTU P 33-201 et DTU P 34-215.
7
Planchers et soubassements
Plancher sur terre-plein
Repère Emploi I S O L
13 Isolation verticale de fondations ou mur enterrés à la
périphérie de terre plein ; isolation placée du côté
intérieur ou extérieur, utilisée en coffrage ou rapportée
(DTU 20.1 et 23.1 (*) 2 1 3 3
14 Isolation en sous face de dalle armée 3 1 2 2
* Références AFNOR: DTU P 10-202 et DTU P 18-210
Plancher sur cave
Repère Emploi I S O L
Isolation périphérique extérieure
2 1 3 3
de soubassement
15
Isolation en sous face de plancher de cave fixée
1 1 1 2
mécaniquement
Plancher sur vide sanitaire
Repère Emploi I S O L
Isolation des murs par l'extérieur 2 1 3 3
Isolation des murs par l'intérieur 1 1 1 2
Chapes et dalles
Repère Emploi I S O L
16 Isolation sous chape, dalle, revêtement sol scellé ou
bois (DTU 26.2, 52.1, 51.3)
l Compressibilité III 2 1 2 2
l Compressibilité II 3 1 2 2
l Compressibilité I 4 1 2 2
17 Non Compressible 5 1 2 2
8
Certification ACERMI
Exemple dusages des propriétés certifiées
Modificatif aux Cahiers du CSTB, cahier 2928, livraison 375, décembre 1996
Document entériné par le Comité de Certification ACERMI le 17 octobre 2002
La page 3 du Cahier 2928 est remplacée par le texte l Mode opératoire de l'essai
ci-après : Mesurer l'épaisseur (di) à l'état sec initial sous une
pression de 50 ±1,5 Pa.
Propriétés générales minimales daptitude à lemploi
A. toutes applications confondues
Puis placer les éprouvettes à plat sur un plateau
perforé ou une grille, puis à l'aide d'un gicleur situé
à un mètre à la verticale des éprouvettes, arroser
celles-ci de façon uniforme.
1. Variation dépaisseur limitée à moins de 25 %
entre 50 et 100 Pa en compression (I1) La quantité d'eau projetée à la surface de chacune
des éprouvettes pendant une durée de 12 ± 2 minutes
L'essai est effectué selon la norme EN 823 sur deux est de 1 ± 0,1 litre.
éprouvettes pour la détermination de l'épaisseur d5 Sécher ensuite les éprouvettes dans une étuve à
avec une charge répartie de 50 ± 1,5 Pa et selon le 50° C jusqu'à masse constante.
même principe et aux mêmes points avec une charge
répartie de 100 ± 1,5 Pa pour la détermination de Effectuer la mesure d'épaisseur (dh).
l'épaisseur d10.
l Expression des résultats
Critères à satisfaire :
Calculer les variations d'épaisseur ∆ d en mm et le pour-
d5 − d10
≤ 0,25 en moyenne sur 5 mesures centage de variation en % à partir des mesures
d5 individuelles par les équations :
et
d5 − d10 ∆d = di − dh
≤ 0,35 pour chaque mesure
d5
∆d di − dh
Les produits ayant une résistance en compression à = x 100
10 % selon EN 826 CS (10) > 0,5 kPa satisfont ce d di
critère sans réaliser l'essais ci-dessus.
où :
2. Stabilité dimensionnelle minimale (S1) di est l'épaisseur initiale de l'éprouvette
Critère : dh est l'épaisseur initiale de l'éprouvette après
max ∆ε23°C + max ∆ε 30 à 90%HR ≤ 1% humidification et séchage.
Le résultat est la moyenne des variations des trois
l max ∆ε 23°C est obtenu selon la norme EN 1603 - mesures.
1⎛ ∆d ⎞
Méthode B avec un critère d'arrêt correspondant
à 10 % de ∆ε = 0,5% (soit 0,05%), en prenant le
Pourcentage de variation = ⎜
3⎝∑ d ⎠
⎟
maxi de ∆ε l et ∆ε b.
l max ∆ε 30 à 90 % HR est obtenu selon la norme l Hygroscopicité < 15 % en poids et < 1,5 %
EN 1604 en mesurant l'écart à 23 °C entre une en volume.
ambiance à 30 % HR d'humidité relative et 90 % HR,
jusqu'à stabilisation relative dans chacune des L'hygroscopicité est déterminée comme suit (dans
2 ambiances. La stabilisation est considérée l'attente d'une norme européenne spécifique) :
comme obtenue si la variation maximale pendant Les essais ont pour objet d'apprécier le caractère
7 jours de ∆ε l et ∆ε b est inférieure à 0,05%. d'hygroscopicité d'un isolant par mesure des
variations massiques après stabilisation dans deux
3. Variation d'épaisseur sous humidification partielle ambiances régulées à 23 ± 2 °C et 20 ± 5 % HR et
limitée et hygroscopicité limitée (O1) 23 ± 2 °C et 90 ± 5 % HR.
variation d'épaisseur sous humidification l Dispositif de mesure
partielle inférieure à 7,5 % : ∆d
< 7,5% Le dispositif de mesure comprend :
d
L'essai consiste à mesurer la variation d'épaisseur – des enceintes thermorégulées ou des chambres
entre l'état sec initial et l'état sec après humidification. conditionnées permettant d'obtenir les
ambiances 23 ± 2 °C et 90 ± 5 % ; 23 ± 2 °C et
La mesure d'épaisseur est réalisée conformément 20 ± 5 % d'humidité relative.
à la norme EN 823 sur 3 éprouvettes.
– une balance précise à 5.10-2 g près.
Les modalités d'essais sont précisées ci-après.
l Éprouvettes d'essais l Préparation et conditionnement des éprouvettes
Les essais sont réalisés sur trois éprouvettes de Les éprouvettes sont constituées de prismes droits
350 mm x 350 mm ne comportant pas de pare- à section carrée de 250 mm de côté dont l'épais-
ment ou dont le parement a été enlevé. seur est proche de la moyenne des épaisseurs
produites.
11
Pour chaque ambiance visée, préparer une série Si la longueur des échantillons est supérieure au
de trois éprouvettes issues de trois panneaux, double de leur largeur (l), découper cinq éprouvettes
matelas ou feutres différents, dans l'épaisseur de longueur 2l; dans le cas contraire, prendre trois
retenue. feutres, panneaux ou rouleaux entiers comme éprou-
Les éprouvettes d'essais peuvent être celles utili- vettes.
sées pour la mesure de variation dimensionnelle Appliquer par augmentation continue ou par paliers une
en fonction de l'humidité relative. charge telle que l'effort exercé dans la partie haute de
l'éprouvette atteigne, pour les produits en rouleaux, le
l Mode opératoire de l'essai poids P correspondant à une longueur de 10 m de l'iso-
lant pesé au départ, pour les produits en panneaux ou
Peser les éprouvettes immédiatement avant leur feutres, le poids P de 3 panneaux ou feutres en même
mise en ambiances conditionnées. largeur et épaisseur que les éprouvettes.
Placer une série de trois éprouvettes dans une
ambiance régulée à 23 ± 2 °C et 90 ± 5 % d'humidité Critère
relative et une autre série de trois éprouvettes dans RL > P, valeur à satisfaire pour au moins 4 des 5
une ambiance régulée à 23 ± 2 °C et 20 ± 5 % éprouvettes.
d'humidité relative.
l Expression des résultats
Les variations massiques sont divisées par le
B. Profil dusage ISOLE
volume de chaque éprouvette correspondante en
précisant le signe de variation :
- variation massique en volume : Introduction
1 ∆p
Le profil d'usage "ISOLE" est destiné à faciliter
exprimée en % l'expression de l'aptitude à l'emploi des isolants en
10 v
fonction des besoins exprimés par les utilisateurs et
repris dans de nombreux textes codificatifs. Il
où p est exprimé en kg
s'obtient à partir des caractéristiques définies dans
et v en m3 les normes européennes, sauf dans les cas particu-
liers pour lesquels les critères définis dans les
Les résultats des variations massiques en volume
normes européennes sont insuffisants en l'état actuel
sont exprimés comme suit :
pour couvrir les besoins d'une application particu-
lière, ou lorsque les normes européennes n'expriment
Éprouvettes 1 2 3 Moyenne
pas les performances de façon harmonisée, et
23° C et 90 % HR commode par exemple lorsqu'un même critère a
différentes significations selon la norme de référence.
23° C et 15 % HR
Niveaux minimaux I1, S1, O1, L1
L'écart de variation massique en volume Ev entre 23 °C
et 90 % HR et 23 °C et 20 % HR est donné par la diffé- Les niveaux minimaux, I1, S1, O1 et L1 sont définis en A.
rence des moyennes :
⎛ 1 ∆p ⎞ ⎛ 1 ∆p ⎞ Propriétés mécaniques en compression
Ev = ⎜ Σ ⎟ −⎜ Σ ⎟
⎝ 3 10v ⎠90 % HR ⎝ 3 10 v ⎠20 % HR I2 C < 12,0 mm
I3 C < 3,0 mm
L'écart de variation massique en masse Ep entre 23 °C et I4 C < 0,5 mm
90 % HR et 23 °C et 20 % HR est donné par la formule :
I5 C < 0,3 mm
Ev
Ep = en %
ρa C représente la perte d'épaisseur sous charge
progressive par paliers selon NF P 75301 et/ou sur la
où ρa est la masse volumique exprimée en kg/m3. base des normes européennes de fluage après révi-
sion des DTU concernés.
4. Résistance en traction longitudinale minimale (L1)
Comportement aux mouvements différentiels
L'essai de résistance en traction est réalisé selon la Niveau S2
norme EN 1608.
Critère : (G) x ( max ∆ε l et ∆εb 23°C ) x (d) < 4 x 10+4 Pa.m
Les éprouvettes d'essais sont de forme parallélépipé-
dique dont la largeur est celle produite. • G : module de cisaillement en Pa selon
Seule la force de traction maximale est nécessaire, EN 12090
le calcul de la contrainte n'est pas requis. • ∆ε l et ∆ε b : variations dimensionnelles
en pourcentage, en longueur et largeur à
23 °C 50 % HR selon norme EN 1603.
12
Le critère d'arrêt des mesures (écart maxi de 0,05 % Niveau O3
entre 2 mesures consécutives) correspond à une
variation totale de 0,5 %. Critère : Wlt < 1 %
• d = épaisseur du produit (ou 2 % selon résultats essais comparatifs)*
Niveau S3 Wlt : Absorption d'eau à long terme
Critère max ∆ε l et ∆ε b 48 h à 70° C
≤ 0,4 % (28 jours) par immersion totale en pour
cent en volume selon norme EN 12087 -
∆ε l et ∆ε b : variations dimensionnelles en pourcen- Méthode 2A.
tage, en longueur et largeur, obtenues après
conditionnement 48 h à 70°C selon norme EN 1604. Nota : essais d'autocontrôle à corréler, soit par immer-
sion totale court terme, soit par passage d'eau par
Niveau S4 gravité (hauteur d'eau 1 cm) en 24 heures.
(5000 α + max ∆εl et ∆εb + max ∆ε l et ∆εb xG
30 à 90 %HR 48h à 70°C * Dans l'attente des vérifications en cours, la
< 15 x 105 Pa méthode de détermination de l'absorption d'eau par
gravité des isolants rigides et semi-rigides d'écrite
• α : coefficient de dilatation linéaire dan le Règlement Technique applicable depuis
max ∆ε l et ∆εb 30 à 90 % HR est obtenu selon la norme janvier 2001 s'applique (Annexe 13 - chapitre I2).
EN 1604 en mesurant l'écart à 23 °C entre une
ambiance à 30 % HR d'humidité relative et 90 % HR,
jusqu'à stabilisation relative dans chacune des Propriétés mécaniques utiles en cohésion
2 ambiances. La stabilisation est considérée comme et flexion
obtenue si la variation maximale pendant 7 jours de
Niveau L2
est inférieure à 0,05 %.
max ∆ε l et ∆εb
Dans l'attente d'une norme européenne spécifique,
48 h 70 °C : variations dimensionelles en
l'essai est réalisé comme suit avec pour objet
pourcentage, en longueur et largeur, obtenues après
d'apprécier la déviation sous poids propre d'un
conditionnement 48 h à 70 °C selon norme EN 1604.
isolant par mesure de la déviation (D) d'un pas de
G : module de cisaillement en Pa selon EN 12090 0,35 m d'une éprouvette dépassant d'un support et le
critère est D < 0,12 m.
Niveau S5
Préparation des éprouvettes
Format 500 x 500 mm
L'essai est réalisé sur deux panneaux, feutres ou
max ∆εl et ∆εb 48h 70°C ≤ 0,3 % matelas de l'épaisseur minimale fabriquée, en
et aucune valeur > 0,35 % conservant le(s) parement(s) éventuel(s).
∆ε l et ∆ε b : variations dimensionnelles en pourcen- Les éprouvettes sont maintenues dans une ambiance
à 23 ± 2 °C et 50 ± 5 % d'humidité relative pendant
tage, en longueur et largeur, obtenues après
2 heures avant de démarrer l'essai.
conditionnement 48 h à 70 °C selon norme EN 1604.
Mode opératoire de l'essai
Formats supérieurs
Chaque panneau, feutre ou matelas, est posé sur un
max ∆ε l et ∆εb 23 °C ≤ 0,15 % support plan horizontal et rectangulaire de dimen-
sions suffisantes pour qu'une longueur au moins
et
égale à 1 m d'isolant repose en totalité sur ce
max ∆εl et ∆εb 48h à 70°C ≤ 0,25 % support. L'un de ses petits côtés étant placé en
bordure du support, le panneau, feutre ou matelas,
est déplacé de 0,35 m de telle sorte que l'extrémité
Nota : Critères identiques d'arrêt des essais à 23 °C,
soit en porte-à-faux. La déviation éventuelle de cette
30 % HR et 90 % HR : écart inférieur à < 0,05 %
extrémité par rapport au plan horizontal de référence
entre 2 mesures.
est mesurée en deux points situés à l/4 des angles.
L'opération est répétée pour l'autre extrémité et en
Comportement à l'eau retournant le panneau, feutre ou matelas, soit huit
valeurs de déviation mesurées pour chacun des deux
Niveau O2
panneaux.
Critère : Wp < 1,0 kg/m2
La figure ci-après précise et visualise la détermina-
Wp : Absorption d'eau à court terme tion de D et les points de mesure.
(24 heures) par immersion partielle selon
norme EN 1609 - Méthode A.
13
Expression des résultats
La déviation moyenne sous poids propre D est la
moyenne arithmétique des 16 valeurs individuelles
mesurées.
ΣDi
D=
16
où : Di est la déviation mesurée exprimée en m.
Niveau L3
Critère : σ mt > 50 kPa
σ mt : résistance à la traction perpendiculai-
rement aux faces selon norme EN 1607 avec
un fractile 95.
Niveau L4
Critère : σ mt > 180 kPa pour 4 des 5 éprouvettes
au moins.
σ mt : Résistance à la traction perpendicu-
lairement aux faces selon EN 1607.
Comportement aux transferts de vapeur d'eau
Critères :
E1 : 1/Z > 2,25 mg/[Link]
E2 : 0,45 < 1/Z < 2,25 mg/[Link]
E3 : 0,113 < 1/Z < 0,45 mg/[Link]
E4 : 0,0075 < 1/Z < 0,113 mg/[Link]
E5 : 1/Z < 0,0075 mg/[Link]
Z : Résistance à la diffusion de vapeur d'eau
en [Link]/mg déterminée selon EN 12 086.
1/Z : Perméance à la vapeur d'eau W
δair
1/Z :
dxµ
avec δ air : perméabilité de l'air à la vapeur d'eau
en mg/([Link]) selon EN 12 086
µ : indice de résistance à la diffusion de
vapeur d'eau selon EN 12 086
d : épaisseur du produit.
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ASSOCIATION POUR LA CERTIFICATION DES MATÉRIAUX ISOLANTS
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