Art 6
Art 6
Thème :
Thème :
Remerciement
Avant toute chose, nous remercions le Bon Dieu, de nous avoir donné le
courage, l'audace et la force nécessaire pour la réalisation de ce travail.
Tous les enseignants qui nous ont accompagnés durant nos études.
Toute personne qui ont contribué au succès de notre stage et qui nous
Dédicace
Je dédie ce modeste travail avec une immense gratitude et la
plus grande des considérations,
A toutes les personnes qui ont été présentes et ont cru fort en
ma réussite.
Samira
Dédicace
Je dédie ce mémoire ;
ASRAR
I
SOMMAIRE
Sommaire:
SOMMAIRE
Remerciement
Dédicace
Sommaire………………………..…….…..…………………………………..………… I- II
Liste des tableaux…………………….….………………………………………………… III
Liste des figures….…………………….…………………………………………..……… IV
Liste des abréviations.……………..……..……………………………………….…….V- VI
Liste des annexes…………………..……………..…………………………….…...…... V II
Résumé……………..……………………...………………………...............................VIII-IX
Conclusion générale……………...…………………………….…….….…………………117
Bibliographie………………………………………………..………………………….…..120
Annexes………………………………………………………………………………….….125
Table des matières……………………………………………………………..…..……….145
III
LISTE DES TABLEAUX
N° Intitulé Page
01 Les différences entre la comptabilité financière et la comptabilité de 04
gestion.
02 Les caractéristiques des étapes de la comptabilité de gestion. 09
03 Etat de coût de processe par typologie de charges au complexe GP1Z 86
04 Coût de revient industrielle 87
05 Le coût de process du GPL au complexe GP1Z 88
06 Les produits de la branche GPL 90
07 Plan comptable analytique 92
08 Calcul du coût de ravitaillement 93
09 Diversement des charges communes sur les activités principales 93
10 Calcul du coût de ravitaillement 94
11 Calcul du coût d‟emplissage 94
12 Calcul du coût de stockage conditionné 95
13 Calcul du coût de distribution 95
14 Totale des charges du coût de revient 96
15 Calcul du coût de revient 96
16 Calcul de la marge 96
17 Les indicateurs de performance 98
18 Formule de calcul du coût opératoire GPL 99
19 Les coûts de séparation GPL par complexe 100
20 Les charges d‟exploitation par nature au complexe GP1Z 101
21 Les charges d‟exploitation de l‟activité LQS 103
22 La séparation du GPL au complexe GP1Z par produit 103
23 La séparation du GPL par complexe 104
24 Consommation énergétique des complexes GPL 105
25 L‟évolution des indicateurs de performances de l‟entreprise 106
26 L‟évolution des charges du CR 108
27 L‟évolution des quantités vendues de la B13 110
IV
LISTE DES FIGURES
N° Intitulé Page
01 Champ d‟application Ŕ contenu Ŕ moment du calcul 11
02 Incorporation des charges au coût des produits 15
03 Répartition primaire des charges 16
04 La hiérarchie des coûts 17
05 La méthode des centres d‟analyses 18
06 L‟imputation des ressources par type d‟activité 25
07 Processus de contrôle de gestion 32
08 Les écarts sur coûts 35
09 Critères de la performance 43
10 Le pilotage de la performance 51
11 Les étapes du processus de gestion de la performance. 62
12 Organigramme de la direction PEP 73
13 Organigramme de la direction Finance (Sonatrach) 75
14 Organigramme de la direction Finance (Naftal) 81
15 Traitement analytique du produit B13 91
16 Processus analytique de Sonatrach 83
V
LISTE DES ABREVIATIONS
N° Intitulé Page
Résume
RÉSUMÉ :
Une gestion de coût aura toujours un impact sur la performance financière et global de
l‟entreprise, puisque la comptabilité analytique constitue un outil important du contrôle de
gestion.
Mots clés: gestion des coûts, comptabilité de gestion, mesure de performance, contrôle de
coût.
IX
RESUME
Abstract :
A company is a productive system with human and material resources used to produce
and sell goods; today the economic environment is complex. We have gone from a product
economy in which the customer had to adapt to the products, to a market economy in which it
is the product that adapts to customers and his needs. Hence the need to implement a cost
management structure, which represents a process of planning and controlling the company's
budget.
Cost management will always have an impact on the company's overall financial
performance, as analytic accounting is an important tool of management control.
Introduction générale
A
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE:
Plusieurs outils ont été développés par les chercheurs et professionnels du contrôle de
gestion en vue de permettre aux entreprises de se doter de leviers afin de mieux piloter et
maitriser leur performance à savoir le contrôle budgétaire, la comptabilité de gestion…
Ainsi tous les dirigeants sont amenés à prendre des décisions, assurer une bonne
gestion, dans l‟optique d‟améliorer leur performance et ceci à travers un système dynamique
de suivi et de maitrise de la gestion qui est la comptabilité analytique.
Pour les aider dans leur réflexion et dans leurs choix stratégiques les dirigeants
demandent, à juste titre, une information plus précise sur la réalité des coûts et des
performances aussi bien de leur entreprise que des concurrents actuels.
Dans la plupart des entreprises algériennes „la comptabilité de gestion‟ est souvent
ignorée. Mais aussi sur le fait que la comptabilité de gestion n‟est pas obligatoire, au regard
de ce contexte il sera intéressant de développer, montrer la nécessité, l‟importance de la
gestion des coûts et son impact sur la rentabilité de l‟entreprise.
Par définition „la gestion des coûts‟ est l‟ensemble des pratiques créatrices d‟ordre en
exploitant des données chiffrées financières, visant à orienter les décideurs sur la pertinence
de leurs choix, ainsi il ressort comme l‟un des principaux processus relatifs à la planification,
à l'estimation, à la budgétisation et au contrôle des coûts devant être exécutés pour qu'un
projet soit réalisé selon le budget approuvé.
Ayant connaissance de ces faits, on est alors en droit de se demander si la gestion des
coûts contribue à améliorer la performance de l‟entreprise.
B
INTRODUCTION GENERALE
De ce qui précède, nous avons choisi de mener une étude, dans le cadre de notre
mémoire, sur le thème: «L’impact de la gestion des coûts sur la performance de
l’entreprise ».
Au cours de notre recherche nous avons opté pour une étude comparative entre deux
entreprises industrielles Algérienne, à savoir Sonatrach et Naftal activant dans le secteur des
hydrocarbures où existe une concurrence international. Cette étude permet de distinguer entre
deux systèmes de gestion des coûts appliqués au niveau de ses entreprises qui ont intérêt à
utiliser des méthodes de gestion qui leurs permettent d‟être performantes. Enfin pour la
maîtrise de la performance de l'entreprise il est primordial de mettre l'accent sur la relation
étroite entre la gestion des coûts et la performance de l‟entreprise.
Problématique de recherche:
Pour pouvoir mettre en évidence l‟importance du sujet, nous allons essayer d‟apporter
des éléments de réponses à une question précise qui constitue la problématique de notre
travail de recherche qui est la suivante:
- -Quelles sont les indicateurs fournis par la comptabilité de gestion pour mesurer la
performance?
- -La méthode de calcul des coûts complets aide-t-elle à la maitrise des coûts?
Concernant le choix de notre sujet, nous avons été motivées pour les raisons suivantes :
- La correspondance du thème avec notre spécialité « Contrôle de gestion », et avoir été
intéressé par des modules comme la gestion des coûts et la performance de l‟entreprise, nous
a inspiré et motivé à approfondir nos connaissance sur les liens qui peuvent exister entre eux.
- Élargir nos connaissances théoriques et les mettre en pratique.
- L‟importance du contrôle de gestion dans le pilotage de la performance des entreprises et
gestion des coûts en tant qu‟outil fondamental permet de connaître, calculer et contrôler les
coûts d‟une entreprise.
Méthodologie de recherche :
Pour tester les hypothèses suscitées, cette recherche utilisera à la fois deux approches. Nous
avons l‟approche descriptive utilisé dans la partie théorique basée sur la recherche
documentaire (ouvrage, consultation des sites internet), et l‟approche analytique dans le cadre
de la pratique à travers des études d‟analyse.
Plan de travail :
Pour répondre à notre objectif, nous avons articulé notre réflexion en structurant notre travail
en trois chapitres, deux théoriques et l‟autre pratique.
Le premier chapitre permettra la compréhension des concepts de la gestion des coûts, de la
comptabilité de gestion ainsi que les différentes méthodes de calcul des coûts et leur apport
dans le contrôle de gestion.
Le deuxième chapitre sera consacré à la notion de la performance, et son pilotage à travers sa
mesure et son évaluation.
Dans le troisième chapitre, nous procéderons à l‟analyse du système de comptabilité de
gestion, des calculs de coûts et à la mesure de la performance.
CHAPITRE I
La gestion des coûts de l’entreprise
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 2
Notre premier chapitre fait appel à trois sections, dont la première est réservée à la
définition d‟un ensemble de concept de base de la comptabilité de gestion en tant qu‟outil à la
gestion des coûts et la notion de coûts, dans la deuxième nous proposons les principales
méthodes d‟analyse de coûts, et enfin nous présenterons quelque points du contrôle de gestion
et son exploitation au niveau du contrôle des coûts.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 3
Dans cette section, nous allons apporter une présentation de la comptabilité de gestion
et essayer de mettre en évidence ses apports, pour ensuite comprendre la notion de gestion des
coûts.
La comptabilité de gestion est venue donner un résultat global qui est en fonction du
grand formalisme et du respect des règles stricts d‟évaluation et d‟enregistrement, des règles
juridiques et fiscales. Ce système suit les normes en vigueur dans le pays de l‟entreprise ou
les normes Internationales.1
Ce système donne des éléments d‟information sur le passé et le présent, mais qui
permet aussi d‟anticiper des résultats futurs. Ce système d‟information est l‟outil d‟analyse et
de contrôle des coûts de l‟entreprise.2
1
Cavélius.F, Bonneault.P, Gomez M, Gorden.M, Lorino.P, Mottis.N, Zicari.A, « Comptabilité de gestion et
pilotage des coûts », édition : Pearson, France, 2016, P. 23-24.
2
Idem, P. 25.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 4
Elle n'a pas vocation à être publiée, contrairement à la comptabilité générale, destinée
à toutes les parties intéressées par la performance économique d'une entreprise ou d'une
organisation.
La comptabilité financière est une comptabilité légale qui a pour objet la saisie, la
classification et l‟enregistrement des flux externes. L‟enregistrement de ces flux doit aboutir à
la fin de l‟exercice à l‟établissement des états de synthèse.
1
MALLERT.V et MENDOZA.C, « Coûts et management », édition : Dunod, 2018, P.25.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 5
mono produit, dés que l‟entreprise se diversifie, la direction éprouve le besoin d‟informations
détaillées par activité.
Les chefs d‟entreprise se sont rendus vite compte que la comptabilité générale avait
des apports limités dans les prises de décisions. Pour y voir plus clair ils ont commencé à
développer une ventilation des charges et des produits plus analytique. La mise en place d‟une
comptabilité analytique permet à l‟entreprise d‟avoir une meilleure connaissance des dépenses
qu‟elle engage et de produire de l‟information pertinente: résultat par produit, résultat par
atelier…
Son domaine s‟est étendu avec la montée en puissance des tableaux de bord,
l‟intégration d‟objectifs de coûts dans le calcul économique (coûts cibles). La comptabilité de
1
Boukssessa Souhila, « La mise en place d‟un système de comptabilité analytique dans une entreprise
algérienne », mémoire de magister, université d‟Oran, 2010, P.71.
2
Béatrice et Francis Grandguillot, « L‟essentiel de la comptabilité de gestion», édition : Lextenso, 2015.P15.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 6
gestion s‟interroge également sur les moyens d‟améliorer les performances du système.
Nombreuse sont les définitions données à la comptabilité de gestion ;
Elle est donc une branche des sciences de la décision, c‟est aussi une branche de la
micro-économie car elle s‟attache à décrire le fonctionnement de l‟entreprise, et les
informations qu‟elle fournit sont elles-mêmes sujettes à une analyse coûts-bénéfice, puisque
le gestionnaire ne dépensera jamais plus pour une information de comptabilité analytique que
ce qu‟elle sera susceptible de lui rapporter dans l‟amélioration de la décision2.
La comptabilité de gestion est apparue initialement dans les entreprises mais elle n‟a
pas toujours été connue sous cette appellation.
1
Bouquin Henri, « Comptabilité de gestion », édition: Économica, 2008.P20
2
Michel Leba, « comptabilité analytique de gestion », édition: Nathan, 1986.P.13.
3
Frederique Letort, « La comptabilité de gestion dans les organisations du bloc communal: quelle réalité? »,
thèse, université d‟Orléans de doctorat, 2016, P.28.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 7
En effet, l‟outil sera pendant une longue période relégué au second plan par les ratios
financiers et connaîtra une période de stagnation ainsi que le passage d‟une véritable gestion
des coûts à une simple comptabilité des coûts, inadaptée aux décisions stratégiques.
Au début du XXe siècle, les méthodes continuent de se diffuser, mais avec des
évolutions notables, les entreprises se sont progressivement dotées de procédures
d'autocontrôle, s'appuyant sur un système d'information interne qui a évolué au fil du temps,
ces procédures d'autocontrôle « s‟appuient sur un système d‟information interne qui a
d‟ailleurs évolué. On est en effet passé d‟une comptabilité industrielle à une comptabilité
analytique d‟exploitation.
Dans les années 2000, les définitions d‟origine anglo-saxonne (Institut britannique des
comptables de gestion certifiés) introduisent l‟utilité de la comptabilité de gestion dans la
démarche stratégique de l‟entreprise1.
Dans cet axe la comptabilité de gestion constitue un outil de calcul, elle permet aux
entreprises la connaissance des coûts de revient des produits, nécessaire pour la fixation de
leur prix de vente. La comptabilité de gestion devient aussi un aide à la comptabilité général
1
Frederique Letort, « La comptabilité de gestion dans les organisations du bloc communal: quelle réalité? »,
2016, Op.cit. P.29-33.
2
Boukssessa Souhila, « la mise en place d‟un système de comptabilité analytique dans une entreprise
algérienne », mémoire de magister, université d‟Oran, 2010, Op.cit. P.52.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 8
dans la mesure où elle permet d‟évaluer certains éléments du bilan (stocks des produits finis,
semi-finis, en- cours...)
- -La distinction entre les charges liées à l‟activité de l‟entreprise (charges variables) et
celles liées à la structure (charges fixes);
1
AURÉLIEN Ragaigne et TAHAR Caroline, « Contrôle de gestion », édition:Lextenso, 2015, P.39.
2
Adapté de Fabre Pascal et Bessire Dominique, « Enseigner la conception de systèmes de comptabilité de
gestion », in Comptabilité, Contrôle, Audit, édition : Vuibert, 2006.P. 67-85.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 9
La gestion des coûts est un processus qui cherche à comprendre en détail tous les coûts
et les dépenses associés à la production et aux gains d‟une entreprise.
Chacun de nous à une intuition de ce que signifie le mot coût tellement il est devenu
central dans le monde d‟économie marchande. Dans cette perspective, un coût se définit
comme une ressource sacrifié, ou à laquelle on renonce, pour atteindre un but spécifique.
Concrètement, il s‟agit d‟un montant monétaire qu‟il faut payer pour acquérir un bien ou un
service.
Pour illustrer la vision classique du coût portée par les comptables, reprenons la
définition proposée par le Plan Comptable Général français de 1982 (PCG 1982) : le coût est
« une somme de charges relatives à un élément défini au sein du réseau comptable »1.
Le coût est défini comme: « la somme des charges relatives à un élément défini au sein
du réseau comptable »1. Philippe LORINO définit le coût comme suit: « la mesure monétaire
1
N. Guedj, “Le contrôle de gestion”, éditions d‟Organisation, 1996.P 132-133.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 10
d‟une consommation de ressources qui intervient également dans le cadre d‟un processus
destiné à fournir un résultat bien défini »2 .
Le coût est alors un mode de traitement des charges, il se caractérise par trois
particularités indépendantes les unes des autres: le champ d‟application, le moment du calcul,
le contenu :3 (Schématisé dans la figure).
2.2.2. Le contenu :
Selon que le gestionnaire retient la totalité des coûts dans l‟entreprise ou une partie
seulement, on obtiendra un coût complet ou un coût partiel:
Les coûts peuvent être calculé antérieurement, ce sont alors des coûts préétablis (coûts
standard), ou à posteriori ce sont alors des coûts constatés (coûts réels ou historiques) à la
période considérée.
1
N. Guedj, “Le contrôle de gestion”, éditions d‟Organisation, 1996. OP.Cit.P 134-136.
2
P. Lorino, « Contrôle de gestion et pilotage de l'entreprise », édition : Dunod, 1997.P 496.
3
Louis Dubrelle, Didier Jourdan, « Comptabilité analytique de gestion », édition : Dunod 1995.P.16-18
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 11
2.3.Objet de coût :
Un objet de coût est un élément (un produit, un service, un projet, une division, une
activité…) dont la mesure séparée du coût est utile. Il peut être multiple, en fonction de la
stratégie de l‟entreprise et de ses besoins1.
Aujourd‟hui, les objectifs se sont considérablement élargis, les entreprises ayant mis
en place des comptabilités de gestion adaptées à leur activité. Elles orientent ainsi leur
système d‟information vers des objectifs de coût multiaxes, comme les chaînes de valeur et
les gammes de produits.
1
Florence Cavélius, Pierre Bonneault et autres, « Comptabilité de gestion et pilotage de coûts », édition :
Pearson France, 2016, P.31.
2
Yves DE ROMGÉ, « Comptabilité de gestion », édition : Boeck, 2013, P.40.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 12
dépenses dans l‟ensemble des départements sans procéder à une analyse sérieuse des facteurs
de causalité qui expliquent le comportement des coûts.
Le calcul des coûts permet de quantifier les objectifs, de valoriser les moyens mis en
œuvre et de donner une mesure synthétique ou analytique des résultats obtenus ou prévus.
Les coûts n‟ont pas de réalité intrinsèque, mais offrent uniquement une représentation, une
description du réel de manière simplifiée.
Ainsi, le coût d‟un produit est « la somme des valeurs attribuées aux moyens mis en
œuvre pour le produire »1 .Un produit étant un bien matériel, un service, une activité ou une
fonction.
Le choix du classement doit être en fonction des besoins d‟analyse ou des types de
décision à prendre, lorsque on rattache les charges aux objets de coûts, le classement direct /
indirect interviendra pour faciliter cette opération, on pourra aussi se poser la question
d‟intégrer la totalité des charges liées a un objet de coût ou de calculer qu‟un coût partiel.
Le rattachement des charges aux objets de coût, nous permet de distinguer deux types
de coûts directs et indirects. Si on cherche à déterminer le coût d‟un objet donné, par exemple
d‟un produit, on est conduit à distinguer les charges directes par rapport à cet objet et les
charges indirects.
- Coûts directs: ce sont les coûts spécifiques, rattachables sans ambigüité à une seule
destination, à un seul objet de coût2.
- Coûts indirects: Ils correspondent à une ressource consommée par plusieurs objets de
coût, les charges liées à ce type de coût ne sont pas imputables, sans travaux ou
hypothèses préalables à un objet de coût particulier3.
1
Pierre-Laurent Bescos, « Contrôle de gestion et management », éditions d‟Organisation. P210.
2
Florence Cavélius, Pierre Bonneault et autres, « comptabilité de gestion et pilotage des coûts », édition person,
OP. Cit. 2016, P.35.
3
Idem.P 36.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 13
- Coûts variables: Ce sont des coûts dont le montant global varie proportionnellement
avec la variation du niveau d‟activité de l‟entreprise.1
- Coûts fixes: Ce sont des coûts dont le montant global est indépendant du niveau
d‟activité, on emploie fréquemment certains synonymes pour désigner les coûts fixes,
coûts de structure, de capacité.2
IL faut ainsi définir si le coût calculé est constaté dans les comptes, donc dans un
moment du passé, ou si, au contraire, on souhaite calculer un coût pour le futur.
-Coût réel ou constaté: Il correspond au coût des différentes charges constatées à une
période donnée: l‟année passée, le mois dernier, etc. Ce coût est en général inscrit dans la
comptabilité, la connaissance du moment de calcul et de la durée de la période considérée
est néanmoins fondamentale pour analyser les coûts et leurs évolutions.
-Coût prévisionnel ou standard: généralement, il est établi en même temps que les
budgets, et ayant valeur de norme pour évaluer la performance. Il est établi à partir de
données techniques (nomenclatures, gamme opératoire), il repose également sur des
hypothèses de volume d‟activité et d‟évolution du coût des différents facteurs de
production.
La comparaison coût réel vs coût standard permet de calculer des écarts et de prendre
à temps des actions correctives.
- Coût partiel: il ne comporte qu‟une partie des charges sélectionnées selon certains
critères (coûts variables, coûts directs, coûts spécifiques…). Il permet de calculer des marges.
Il permet de calculer un résultat par produit en comparent le prix de vente au coût de revient4.
1
Florence Cavélius, Pierre Bonneault et autres, « comptabilité de gestion et pilotage des coûts », 2016.Op.cit.P
40.
2
Idem. P 41
3
Ibid. P.38.
4
Carla Mendoza, Éric Cauvin et autres, « coûts et décisions », édition lextenso, paris, 2009, P.87.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 14
Divers méthodes ont été développées et utilisé pour l‟analyse et la maîtrise des coûts
dans les entreprises. Nous citons dans cette section les méthodes traditionnelles et nouvelles
d‟analyse des coûts.
Depuis le début des années 80, les méthodes traditionnelles d‟analyse des coûts font
l‟objet de critiques et de remises en cause profondes. Enfin, au cours des différentes phases de
la vie d‟un produit, les impératifs financiers et de gestion évoluent considérablement. Les
principales méthodes sont: les coûts complets, les coûts partiels et la méthode des coûts
préétablis.
Un coût complet est constitué par l‟ensemble des charges qui peuvent lui être
affectées, même les charges de structure.
La méthode des coûts complets consiste à déterminer les charges, puis à les ventiler au
niveau des produits, des services ou encore des commandes. L‟essentiel des charges provient
de la comptabilité générale; des différences peuvent toutefois exister du fait de certains
retraitements.
La difficulté majeure réside dans le choix de la règle d‟affectation des charges aux
produits. Ce choix n‟est jamais totalement neutre dans la mesure où le choix de la méthode
reflète toujours une certaine modélisation de l‟entreprise. On distingue traditionnellement
deux catégories de charges:
-Les charges directes, spécifiques à des produits identifiés et qui sont directement
affectées aux produits sans passage préalable par des calculs intermédiaires. Ce sont par
exemple les charges de main-d‟œuvre directe, d‟achat de matières, etc.
-Les charges indirectes non directement attribuables à un produit, et qui sont d‟abord
réparties en centre d‟analyse. Cette catégorie rassemble par exemple les frais généraux,
les activités de support, etc.1.
1
Jean-louis, Amelon, « Gestion financière », édition : Maxima, 2004.P.437
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 15
Affectation
Charges
directes
Charges
incorporées
aux coûts Coûts
Centre
d‟affectation Imputatio
Charges Répartition
indirectes n
1.1.2. Le calcul d‟un coût complet par la méthode traditionnelle des centres d‟analyse :
Cette méthode repose sur l‟identification de centres d‟analyse qui est l‟une des
difficultés importantes dans cette méthode. Ces centres résultent bien souvent de
l‟organigramme de l‟entreprise.
Une fois ces centres définis, les charges indirectes vont s‟y déverser: c‟est la
répartition primaire (RP), réalisée à l‟aide de clés de répartition. Cette méthode identifie deux
types de centres d‟analyse:
- Les centres principaux: dont l‟activité est en relation directe avec la production
considérée (en général, les services opérationnels: approvisionnement, production,
distribution);
1
Christophe Torset, Larry Bensimhon, « Tout le DSCG 3 : Management et contrôle de gestion », édition :
Foucher, 2017. Memo 2.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 16
-les centres auxiliaires: qui fournissent des prestations de services aux centres
principaux (entretien, transport ou les services administratifs par exemple).
Les charges de ces centres auxiliaires vont se déverser (de manière fictive et
uniquement pour les besoins du calcul) directement dans les centres principaux. C‟est la
répartition secondaire (RS).Une fois la RS effectuée, les charges indirectes de chaque centre
seront imputées aux coûts des produits. Cette imputation se fera grâce aux unités d‟œuvre.
Une unité d‟œuvre est une unité de mesure de l‟activité du centre d‟analyse. Elle est
exprimée soit en unité physique (temps, quantités). Soit en unité monétaire (CA, coût). Elle
est choisie en raison du lien de causalité existant entre la variable mesurée et le niveau des
charges du centre d‟analyse (corrélation).
Le coût d‟unité d‟œuvre (CUOE) d‟un centre d‟analyse est obtenu en faisant le rapport
entre le montant de ses charges indirectes et le nombre d‟unités d‟œuvre dans le cadre d‟un
tableau de répartition des charges indirectes, servira de pivot de calcul d‟affectation des
charges indirectes. Les charges indirectes sont alors affectées aux coûts des produits en
fonction des unités d‟œuvre consommées et par le biais de ce coût d‟unité d‟œuvre, propre à
chaque centre d‟analyse.
Figure 3: Répartition primaire des charges
Source: Christophe Torset, Larry Bensimhon, « Tout le DSCG 3: Management et contrôle de gestion », édition:
Foucher, 2017. Memo2.
D‟après Boisselier, « Contrôle de gestion », Vuibert, 2001.le hiérarchie des coûts se présente
comme suit.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 17
Source: Christophe Torset, Larry Bensimhon, « Tout le DSCG 3: Management et contrôle de gestion », édition:
Foucher, 2017. Memo2.
Le calcul du coût de revient passe par différentes phases. Ces phases suivent le cycle
d‟exploitation de l‟entreprise (achat/production/distribution). Le passage d‟une phase à l‟autre
se déroule via un processus cumulatif de charges. Chaque coût comporte alors les charges
directes (affectées de façon immédiate) et les charges indirectes (affectées grâce au CUOE) de
la phase à considérer.
On va ici tenir des comptes (ou fiches) de stocks en précisant les dates d‟entrées et de
sorties en quantités et en valeurs.
L‟évaluation des entrées ne pose aucune difficulté c‟est l‟évaluation des sorties qui
nécessite le recours à des méthodes de calcul. Les méthodes retenues par le SCF pour les
biens fongibles (non identifiables par nature) sont: le coût moyen unitaire pondéré (CMP) et
la méthode PEPS (ou FIFO).
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 18
L‟obtention du coût de revient des produits se fait par intégration successive des
différents coûts selon un procédé s‟apparentant au mécanisme des « poupées gigognes »:
Ce principe de reversement d‟un coût dans un autre et ce, de façon successive, est
énoncé de façon très générale et oblige à une adaptation à chaque entreprise.1
Figure 5: La méthode des centres d‟analyses
Source: Alazard Claude, Sépari Sabine, « DCG11 Contrôle de gestion », édition : Dunod, 2018, P45.
La méthode des coûts complets (méthode des centres d‟analyse), permet de déterminer
un prix normal ou satisfaisant, ainsi que d‟appréhender la performance individuelle des
produits, activités et services dans la performance globale de l‟entité.
1
Alazard Claude, Sépari Sabine, « DCG11 Contrôle de gestion », édition : Dunod, 2018, P41.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 19
Tout d‟abord, la subjectivité et l‟arbitraire du choix des clés de répartition et des unités
d‟œuvre qui créent du subventionnement, c‟est-à-dire que certains produits consomment des
charges mais ne les supportent pas alors que d‟autres les supportent mais ne les consomment
pas. Afin de palier ce problème, une autre méthode de coût complet, méthode des coûts par
activités, dite «La méthode ABC (Activity Base Costing)» peut être mise en œuvre pour
déterminer un prix normal et apprécier la performance du produit dans la performance
globale de l‟entreprise.
Ensuite, le coût complet est calculé pour une activité normale, il ne prend pas en
compte les fluctuations d‟activité. En effet la méthode repose sur la classification des charges
par affectation (charges directes et indirectes) et non sur la classification par variabilité
(charges variables et fixes) dont cette dernière permet d‟apprécier l‟incidence des fluctuations
d‟activité.
Cette méthode constitue une amélioration des coûts complets et consiste à incorporer
dans les coûts la totalité des charges proportionnelles et la part de charges fixes calculées par
rapport à un niveau d‟activité préalablement défini comme normal.
Le principe de la méthode des coûts complets avec imputation rationnelle consiste à imputer
au produit seulement la part des coûts fixes correspondants à un niveau normal d‟activité
préalablement défini. La différence entre les coûts fixes totaux et les coûts fixes affectés aux
produits constitue un coût de période. La difficulté réside dans la définition même de l‟activité
normale2.
La méthode du coût partiel (coût variable) consiste à n‟imputer aux produits que les
charges variables indépendamment de leur caractère direct ou indirect. A cet égard, le terme
de méthode du coût variable est plus approprié que celui de « direct costing » puisque
l‟analyse ne se limite pas aux seuls coûts directs. 3Ainsi, pour chaque produit, est déterminée
une marge sur coût variable égale à :
Marge sur coût variable = chiffre d‟affaires - coût variable
1
Bernard Augé, Gérald Naro, Alexandre Vernhet, « Comptabilité de gestion », édition : Dunod, Paris, 2013.P43.
2
P.L. Bescos, « Contrôle de gestion et management », édition : Organisation, 1995.P.220-221
3
, Jean-louis, Amelon, « Gestion financière », édition : Maxima, 2004.OP.CIT.P.438
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 20
Le total des marges dégagées sur l‟ensemble des produits doit couvrir les coûts de la structure,
et permettre de dégager un excédent.
- Les charges fixes (CF) sont celles qui sont indépendantes du niveau d‟activité. Elles sont
engendrées par l‟existence même de l‟entreprise. On parle également de charges de
structure.
- Propriété : si les charges fixes totales ne sont pas modifiées pour une période considérée
alors le coût fixe par unité est variable. En effet, il décroît au fur et à mesure que les
quantités produites augmentent.
- Les charges variables (CV) sont celles qui varient avec le niveau d‟activité de
l‟entreprise. On parle également de charges opérationnelles.
CV = Cvu*Q Avec CV = charges variables totales .Cvu = coût variable unitaire.Q = niveau
d‟activité (nombre de produits vendus)
- Propriété : si le coût variable total pour l‟ensemble des quantités vendues sur une période
est variable alors le coût variable unitaire est nécessairement fixe
Ces méthodes reposent sur le calcul de marges. Les calculs de marge vont permettre
d‟établir un diagnostic de court terme sur la rentabilité des produits et les risques de
l‟entreprise. Les marges doivent couvrir au minimum les charges sur lesquelles il est possible
d‟agir. On parle généralement de contribution dans la couverture des charges qu‟il reste
encore à affecter.2
1
Christophe Torset, Larry Bensimhon, « Tout le DSCG 3 : Management et contrôle de gestion », édition :
Foucher, 2017.Op.cit. Memo 3.
2
Idem Memo 3.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 21
D‟une manière générale une marge représente la différence entre un chiffre d‟affaires
et un coût partiel.
La marge sur coût variable (MCV) est donc la différence entre le chiffre d‟affaires
(CA) et le coût variable (CV). On peut la calculer au niveau d‟un produit ou pour l‟ensemble
de l‟entreprise. MCV=CA–CV
Le taux de marge est le rapport entre la marge sur coût variable et le chiffre d‟affaires.
Un produit va contribuer à la formation d‟un bénéfice dans l‟entreprise dès lors qu‟il
est vendu au-dessus de son coût variable. Pour que l‟entreprise réalise un bénéfice, il faut
néanmoins que l‟ensemble des marges sur coût variable soit suffisant pour couvrir la totalité
des charges fixes de l‟entreprise.
Si on considère que les charges fixes ne sont pas modifiées par l‟abandon ou le
développement d‟un produit, ce qui est vrai sur le court terme, alors le résultat de l‟entreprise
sera maximisé si on adopte un programme de production qui maximise la marge sur coût
variable de l‟entreprise.
Pour retrouver le résultat global, il suffit de retrancher de la MCV les charges qui
n‟ont pas été prises en compte dans le calcul, à savoir les CF.
Résultat = MCV – CF Ou encore Résultat = t*CA–CF
C‟est le niveau d‟activité pour lequel le résultat est nul. Au point mort, l‟entreprise
équilibre ses charges et ses produits.
En-dessous de ce seuil, le résultat est négatif : l‟entreprise réalise une perte. Il peut être
exprimé sous forme de chiffre d‟affaires, de quantités vendues ou encore de nombre de
jours de vente. Soit CA* le chiffre d‟affaires critique, c‟est à dire le chiffre d‟affaires au
seuil de rentabilité. CA* = CF/t
Elle est égale à la différence entre le chiffre d‟affaires annuel et le chiffre d‟affaires
critique. MS=CAŔCA*.Elle représente le montant de chiffre d‟affaires qui pourrait être
supprimé sans entraîner de perte pour l‟entreprise.
Plus cet indice sera élevé, plus il sera difficile d‟atteindre le seuil de rentabilité.
- Le levier d‟exploitation :
Le direct costing est particulièrement adapté pour des décisions ponctuelles pour
lesquelles il est possible de considérer qu‟un certain nombre de coûts sont fixes. Ces coûts
sont considérés comme fatals et la décision ne doit pas avoir pour objet de les remettre en
cause. Les décisions concernées ne peuvent donc être que des décisions non stratégiques
n‟engageant que le court terme de l‟entreprise.
Les simplifications excessives sur les lois des coûts (seule la variabilité par rapport
aux quantités est prise en compte) et le non traitement des coûts fixes posent de nombreux
problèmes conduisant à des choix pertinents à court terme mais économiquement dangereux à
long terme. Les décisions prises avec cette méthode modifiaient en profondeur le business
model de l‟entreprise et ont conduit au déclin de certaines d‟entre elles (Johnson et Kaplan,
1987).1
1.4.1. Définition :
Certaines critiques font remarquer que les principes mécanistes des coûts préétablis
correspondent à une vision taylorienne de l‟entreprise, éloignée des conditions modernes de
1
Berland N, « Mesurer et piloter la performance », éditions de la Performance, Université Paris-Dauphine, 2009
.P28.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 24
production. Néanmoins, si les standards ont été correctement établis, ils procurent aux
responsables un bon moyen de comparaison avec les coûts réels.1
La méthode fut d‟abord expérimentée par General Electric en 1963, mais elle s‟impose
véritablement au début des années 80, lorsqu‟Arthur Andersen la commercialise et que
certains des plus grands noms de l‟industrie américaine commencent à l‟utiliser.
L‟ABC est aussi devenu un concept à la mode grâce à l‟active promotion qu‟en a fait
R. KAPLAN. Les idées de base de l‟ABC seront tout d‟abord présentées, puis ensuite les
différentes étapes de la mise en œuvre de la méthode, enfin un premier bilan sera établi.
La méthode ABC veut proposer une méthode pertinente d‟affectation des coûts en
établissant un lien entre Produits - Activités -Services. Au cœur de la méthode il y a les
activités. Les activités sont l‟ensemble des actions qui au sein d‟une organisation permettent
de concevoir, fabriquer, commercialiser des produits ou des services.
1
, Jean-louis, Amelon, « Gestion financière », édition : Maxima, 2004.OP.CIT.P.439
2
P.L. Bescos, « Contrôle de gestion et management », éditions d‟Organisation, 1995.Op.cit.P.220-221
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 25
2.1.2. La méthode ABC (Activity Based Costing) ou l‟approche des coûts par activités:
La méthode ABC est d‟un point de vue technique très proche de la méthode
traditionnelle. Johnson et Kaplan (1987) proposent dans le cadre de cette méthode un nouveau
traitement des charges indirectes justifié par les évolutions majeures de l‟environnement
économique et technologique de ces quarante dernières années.
1
Christophe Torset, Larry Bensimhon, « Tout le DSCG 3 : Management et contrôle de gestion », édition :
Foucher, 2017.Op.cit. Memo 2.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 26
- La production n‟est plus la seule activité génératrice de coûts. Il faut prendre en compte
toutes les activités situées en amont et en aval de la production. Ces activités de support
sont des activités immatérielles qui accompagnent la production du bien ou du service
vendu.
- Une activité est définie comme un ensemble de tâches élémentaires réalisées par un
individu ou un groupe, liées entre elles afin de fournir un résultat. Elle décrit ce que
l‟entreprise fait et est généralement exprimée par un verbe.
- 4ème étape : affecter le coût des activités aux produits et calculer les coûts des produits
2.1.5.1.Apports :
Le coût de revient est plus juste: en effet les charges indirectes sont imputées en
fonction des inducteurs de coût ou facteurs déclenchant des consommations de ressources,
véritable cause explicative des ressources consommées. La méthode des centres d‟analyse
induit l‟arbitraire, la subjectivité de la ventilation des charges indirectes.
Concernant les inducteurs de coût, les critères de répartition ne s‟effectuent plus par
des clés de répartitions mais par l‟inducteur de coût facteur explicatif des consommations de
ressources par l‟activité.
1
Bernard Augé, Gérald Naro, Alexandre Vernhet, « Comptabilité de gestion », édition : Dunod, Paris, 2013,
OP.CIT.P.174.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 28
2.1.5.2.Limites :
L‟activité: comme nous l‟avons souligné, la notion d‟activité est une notion large. Il
n‟y a pas de définition normalisée. Les activités le plus souvent évoquées font référence à un
produit, à un individu.
Deherripon donne une intéressante définition de l‟ABM : « c‟est une discipline qui se
fonde sur la gestion d‟activités comme voie d‟amélioration de la valeur reçue par le client et
du profit obtenu à pourvoir à cette valeur. Cette discipline implique une analyse de vecteurs
de coût, une analyse d‟activités et une mesure de performances. L‟ABM utilise l‟ABC comme
principale source d‟informations »2. Le management par les activités est perçu comme un
développement, une amélioration de la méthode ABC.
On peut définir l‟ABM comme une méthode de management de l‟entreprise qui doit
permettre un pilotage de l‟organisation dans le but d‟améliorer la performance par des
démarches de progrès continu. Cette méthode s‟appuie sur le découpage de l‟entreprise par
activité assez similaire à celui défini par la méthode ABC.
1
Bernard Augé, Gérald Naro, Alexandre Vernhet, « Comptabilité de gestion », édition : Dunod, Paris, 2013,
OP.CIT.P.175
2
Gump B. « Les outils du contrôle de gestion au service de votre stratégie », Editions d‟Organisation, Paris,
2000. P 26.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 29
ABM ou la gestion par activités, est une méthode qui doit permettre un pilotage
stratégique de l‟organisation dans le but d‟améliorer sa performance par des démarches de
progrès continu. La vision transversale par processus demande une autre mesure de la
performance. La performance dans ce cas devient multicritères, elle doit intégrer des aspects
de coûts, de délais, de qualité de présentation et de participation à la valeur.
Le calcul des coûts par la méthode ABM nécessite le suivi des étapes suivantes :
- Fixation du prix cible : ce prix doit être établi sur la durée de vie du produit.
- C‟est donc plus une famille de prix que d‟un prix unique dont il s‟agit. Il est obtenu par
des techniques d‟étude de marché ;
- Détermination du coût cible : il se déduit des calculs précédents par une simple
soustraction. Coût cible = prix de vente Ŕ profit dérivé
- Re-engineering (ingénierie):
1
L. Langlois, C. Bonnier, M. Bringer ; « Contrôle de gestion », édition : Berti, Alger 2008 .P92.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 30
- Identifier les missions et les objectifs de l‟entreprise en privilégiant les attentes des
clients;
- Déterminer quels sont les processus de l‟étape 2 qui sont essentiels à la réalisation des
missions et objectifs identifiées dans l‟étape 1 ;
- Pour chaque processus déterminé dans l‟étape 3, choisir une entreprise de référence ;
- Identifier les pratiques de l‟entreprise de référence susceptible d‟être adaptées chez nous,
compte tenu de notre culture d‟entreprise ;
Dans cette section nous allons définir la notion de contrôle de gestion, son évolution
au regard des changements économique, pour ensuite passer aux contrôles des coûts afin de
répondre aux objectifs attendus à travers les différentes méthodes d‟analyse des coûts.
1
,
Nicolas Berland, « Le contrôle de gestion »,Presses Universitaires de France 2014 .P3.
2
ALAZARD (C) et SEPARI (S) , « Contrôle de gestion, manuel et application »,édition : Dunod , Paris, 1998.P.31.
3
C Horngren, A Bhimani, S Datar et G Foster, « Contrôle de gestion et gestion budgétaire », édition : Pearson
éducation France, 2006.Op.Cit.P41.
4
L.LANGLOIS, C. BONNIER, M. BRINGER, « Contrôle de gestion »;édition :Berti ; Alger 2008.Op.cit. P.18.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 32
- phase d‟exécution : Cette phase se déroule à l‟échelon des entités de l‟organisation. Les
responsables des entités mettent en œuvre les moyens qui leur sont alloués. Ils disposent
d‟un système d‟information qui mesure le résultat de leur action.
- Ce système de mesure doit être compris et accepté par les responsables d‟entités.il doit
uniquement mesurer les actions qui lui ont été déléguées.
- phase d‟évaluation : Cette phase consiste à confronter les résultats obtenus par les
entités aux résultats souhaités par la direction afin d‟évaluer leur performance. Cette
étape de contrôle (au sens strict) met en évidence des écarts et en mesures correctives. Le
processus est plus réactif lorsque cette étape de contrôle est réalisée régulièrement au
niveau des entités.
- phase d‟apprentissage : Cette phase permet, grâce à l‟analyse des écarts, de faire
progresser l‟ensemble du système de prévision par apprentissage. Des facteurs de
compétitivité peuvent être découverts ainsi que d‟éventuelles faiblesse. Une base de
données est constituée pour être utilisée en vue des futures prévisions.
Source : LANGLOIS.L, BORNIER.C& BRUNYER .M, « contrôle de gestion », BERTI édition ;Alger, 2008, p,
19.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 33
Le contrôle de gestion sert au niveau de la gestion des coûts à contrôler les coûts. Un
coût est (partiellement) contrôlable lorsqu‟il est (principalement) dépendant de la décision
d‟un responsable hiérarchique d‟un centre de responsabilité précis, et ce, pendant une
durée de temps bien établie. Il faut qu‟il soit possible d‟identifier clairement qui a pu prendre
des décisions qui ont affecté le coût considéré (centre de responsabilité décisionnaire).
Ils jouent un rôle croissant dans la gestion des carrières, dans les politiques de
rémunération intégrant un intéressement aux résultats, car ils permettent d‟établir des critères
de performance. La difficulté réside dans la détermination du degré de contrôlabilité
d‟un responsable par rapport à son champ d‟action.1
Le contrôle de gestion est un processus qui cherche à faire en sorte que les objectifs
fixés par une organisation, soient atteints par l‟intermédiaire des acteurs qui agissent au sein
de cette organisation, il s‟exerce à l‟aide des outils dont il dispose et qui sont indispensables
pour une meilleure appréciation de l‟activité de l‟entreprise.
Parmi eux nous avons la comptabilité de gestion qui a pour finalité la prise de
décision et qui revêt une importance capitale du fait qu‟elle constitue une source
d‟information permanente, pertinente et adapté aux besoins du contrôle de gestion à travers la
maitrise des coûts.
Le contrôle des coûts relève en réalité du contrôle de gestion, il est réalisé grâce aux
calculs d‟écarts, entre les objectifs et les réalisations. Cela dit différent coûts sont contrôlé :
Par exemple le contrôle des coûts d‟approvisionnements est réalisé grâce aux calculs d‟écarts
sur charges directes. Il correspond à l‟un des sous-écarts de l‟écart sur matière, l‟écart sur coût
unitaire. Les coûts de gestion des stocks (lancement, stockage et pénurie) peuvent également
faire l‟objet d‟un contrôle.2
1
Daumesnil Marc, « Le contrôle de gestion », édition : Geresso, ,2018.P42.
2
Aurélien RAGAIGNE, Caroline TAHAR, « Contrôle de gestion », édition : Gualino, 2015. P.129.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 34
- La fidélité, dans le cas d‟un coût, implique que des causes comparables produisent des
effets voisins. Par exemple, il serait gênant de compter dans le coût de la tonne extraite
une semaine déterminée le prix du creusement d‟une galerie d‟exploration abandonnée la
semaine suivante : le coût ainsi majoré renseignerait mal sur les conditions de
l‟extraction de minerai proprement dite.
- La sensibilité implique que la mesure doit révéler le plus petit écart pertinent. Si par
exemple on se préoccupe des conditions économiques de l‟abattage du minerai, il
convient d‟éviter d‟ajouter aux dépenses du chantier celles du transport vers l‟usine de
traitement, qui peuvent être affectées de variations ou d‟erreurs qui masquent les écarts
au cours du temps pour un même chantier ou des différences entre chantiers similaires.
2.2.1. Principe :
- comparer les coûts constatés aux coûts standards pour mettre en évidence les écarts
significatifs ;
Un écart est la différence entre une donnée de référence (coût préétabli…) et une
donnée constatée (coût réel…).
Chaque écart est évalué en valeur monétaire et calculé, par convention, de la manière
suivante : Écart = Coût constaté Ŕ Coût standard
L‟analyse des écarts s‟inscrit dans un mode de gestion par exceptions qui revient à
étudier uniquement les écarts significatifs, c‟est-à-dire ceux qui atteignent ou dépassent les
points critiques fixés par l‟entreprise.
L‟analyse des écarts est réalisée en décomposant chaque écart en autant de facteurs qui
le composent afin de cerner au mieux la cause de ces écarts.1
1
Grandguillot Béatrice, Francis, « Comptabilité de gestion », édition : Gualino ,2012.Op.Cit. P.186
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 36
gestion, qui est considéré comme pertinent s‟il intègre l‟élaboration de sa structure avec une
stratégie bien définie.1
- L‟information : il informe les responsables sur les coûts des différentes fonctions qui
structurent l‟entreprise et le coût des produits qu‟elle fabrique ou commercialise afin
d‟en estimer la rentabilité.
- Le contrôle : il s‟agit de contrôler les réalisations des plans et budgets par comparaison
avec les prévisions. les écarts constaté entraineront, des actions correctives.
- Explication : il s‟agit d‟expliquer les écarts constaté entre les prévisions et réalisations,
donner des causes.
1
W.Hilton, MICHAEL W. MAHER (Auteur) Frank H. Selto, « Comptabilité de gestion et contrôle des coûts »,
édition: Boeck ,2010.P.6.
CHAPITRE I : LA GESTION DES COUTS DE L’ENTREPRISE 37
La connaissance précise des coûts constitue un moyen qui permet d‟informer sur la
pertinence de la stratégie mise en œuvre pour l‟utilisation des ressources afin de réaliser les
objectifs préalablement définis, et ce dans le but d‟orienter la prise de décision des
gestionnaires à tous les niveaux de responsabilité au sein de l‟organisation, néanmoins il
s‟agit d‟un coût différent à chaque niveau, exemple : coût de produit, coût d‟un département,
coût d‟une opération technique et coût d‟un client.
Les écarts sur coûts qui peuvent survenir doivent également être pris en compte dans
la prise de décision des gestionnaires. Il est important de souligner que l‟analyse de la
pertinence de ces écarts est cruciale afin de prendre en compte les points les plus importants
en priorité en termes de gestion de coûts, ainsi les gestionnaires ne perdront plus de temps sur
les décisions.
Enfin, nous pouvons conclure pour qu‟une gestion des coûts soit efficace, on doit
comprendre non seulement comment se comportent les coûts mais aussi comment utiliser des
rapports et des analyses distincts pour les maitriser, tout en respectant le processus de gestion.
CHAPITRE II
Cadre conceptuel de la performance de
l’entreprise
39
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
Avant d‟entrer dans le vif du sujet, il est essentiel aussi d‟éclaircir des éléments liés au
cadre conceptuel de la performance.
La performance est l‟objet central du contrôle de gestion au nom duquel est mis en
œuvre l‟ensemble des dispositifs techniques de la discipline, dans son sens le plus courant en
gestion, elle est le résultat positif de l‟action et donc définie par le triptyque économie-
efficience-efficacité et s‟articule autour de tout ce qui contribue à améliorer le couple coût-
valeur.
1. Définition de la performance :
Selon LORINO Philipe : « la performance dans l‟entreprise est tout ce qui contribue à
améliorer le couple valeur-coût, c'est-à-dire à améliorer la création nette de valeur (à
contrario, n‟est pas forcément performance ce qui contribue à diminuer le coût ou à
augmenter la valeur, isolément, si cela n‟améliore pas le solde valeur-coût.) »2. Il précise aussi
que « la performance dans une entreprise est tout ce qui, et seulement ce qui contribue à
atteindre ces objectifs stratégiques »3.
-Performance “ résultat ” qui doit être rapprochée d‟un référentiel (l‟objectif).Ici elle
représente “ le niveau de réalisation des objectifs ”.
-Performance “ action ” qui permet de distinguer la compétence (capacité d‟agir, de
réaliser une production) de la performance (production réelle). Il y aurait performance
dès qu‟il serait possible de constater le passage d‟une potentialité à une réalisation. Cette
1
Yvon Psqueux, « La notion de la performance globale »,5 Juillet 2005.
2
LORINO Philipe, « Méthodes et pratiques de la performance », 3eme Édition d‟organisation, France, 2003, p.5.
3
LORINO Philipe « Méthode et pratique de la performance, le guide du pilotage », Édition d‟organisation
1998, p.18.
4
A. Bouguignon, “ les multiples fonctions du vocabulaire comptable : l‟exemple de la performance ”,
Comptabilité-Contrôle-Audit, vol.1, 1997, p. 89-101
41
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
On trouve dans le domaine de gestion des termes tels que la gestion de la performance,
les mesures de la performance, l‟évaluation et l‟estimation de la performance. Dans le champ
de l‟entreprise, le slogan est aujourd‟hui très clair, il faut performer afin de garantir la survie
et la pérennité de son organisation et accroitre par ailleurs son avantage concurrentiel, en cette
époque particulièrement caractérisée par l‟intensification de la concurrence, la mondialisation
et l‟internalisation des marchés.
2.1.L‟approche financière :
Cependant dès les années 80 des chercheurs ont dénoncé l‟insuffisance d‟une
approche exclusivement de la performance financière :
1
Clémence Monvoisin, « L‟évaluation de la performance dans les organisations culturelles non lucratives »,
Mémoire de master 2, Rouen business School, Promotion 2012, P.15.
2
C. Mendoza, M.-H. Delmond, H. Löning, M. Besson, C. Bonnier, O. Brue, « Quels indicateurs pour piloter ? »,
Tableaux de bord Ŕ Donnez du sens à vos indicateurs, Editions Groupe Revue fiduciaire.2011.P.38.
42
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
n‟intègre pas les différents acteurs qui participent au développement de l‟entreprise (dirigeant,
salarié client …).
L‟approche non financière, en fait une approche mixte, doit pallier les insuffisances de
l‟approche exclusivement financière. Grace à des systèmes intégrant des indicateurs autres
qu‟intermédiaire à un calcul du retour sur investissement1.
1
Clémence Monvoisin, « L‟évaluation de la performance dans les organisations culturelles non lucratives »
2012, Op.cit. P.16.
43
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
Source : DUCROU (J,B), « hachette technique, hachette Livre Ŕmanagement des entreprises BTS , 1 ère année
2008.
- L‟efficacité :
- L‟efficience :
1
Edison NSENGIYUMVA, « L'impact du contrôle de gestion sur la rentabilité et l'efficacité des entreprises au
Rwanda », mémoire de master, Université Adventiste d'Afrique Centrale (UAAC), 2007, P.104.
2
DE BOISLANDELLE, « Dictionnaire de gestion, vocabulaire, concepts et outils », édition économica, P.140.
44
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
- La pertinence :
La pertinence met en relation les objectifs ou les moyens avec les contraintes de
l‟environnement. Elle permet d‟évaluer la performance dans le domaine stratégique, c‟est-à-
dire l‟avantage concurrentiel à partir d‟une appréciation entre l‟adéquation des éléments de
l‟offre (création de valeur) et les attentes du marché.
La notion de performance est alors relative à la définition des objectifs, pour mieux
expliquer, un modèle global peut-être présenté, il s'agit du modèle de Gilbert (1980) qui se
décline à travers le triangle de la performance.
4. Typologie de la performance :
les concurrents et est garante de la pérennité défendue par G. Hamel et C. Prahalad (1989) au
travers du concept de « strategicintent ».
Ainsi, on ne pourra parler de performance stratégique sans que les objectifs soient
clairement définis par rapport aux concurrents, c‟est-à-dire que la qualité de la stratégie est
orientée vers la compréhension de l‟environnement concurrentiel. La performance stratégique
permet alors de maintenir une « distance » avec les concurrents à travers la logique de
développement à long terme, ce qui leur permettra d‟être plus compétitives sur le marché1.
Dans cette logique, les entreprises ne peuvent valablement saisir des opportunités de
performance que si elles sont capables de déceler de façon claire les caractéristiques
changeantes des systèmes concurrentiels et des forces concurrentielles liés à chacune de leurs
activités, d‟anticiper les changements du jeu concurrentiel par la politique de différenciation,
de construire si possible les règles du jeu qui prévaudront dans l‟avenir. L. Guéret-Talon et J.
Lebraty font remarquer que cette anticipation doit être permanente pour garantir la
performance durable de l‟entreprise.
1
Bertrand SOGBOSSI BOCCO, « Perception de la notion de performance par les dirigeants de petites
entreprises en Afrique », Revue des sciences de gestion, N° 241,2010, P 118.
2
Idem, P.118.
3
Ibid, P 119.
46
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
La performance organisationnelle est définie par Kalika comme : « les mesures portant
directement sur la structure organisationnelle et non pas sur ses conséquences éventuelles de
nature sociale ou économique. Ces indicateurs sont intéressants dans la mesure où ils
permettent de discerner les difficultés organisationnelles au travers de leurs premières
manifestations, avant que les effets induits par celles-ci ne soient ressentis d'un point de vue
économique».
- Les relations entre les services : la recherche de la minimisation des conflits reflète un
besoin de coordination nécessaire à l'efficacité.
performance sociale s‟inscrit dans une stratégie de développement durable alliant le souci de
l‟humain à la recherche de la performance économique, elle constitue donc un élément
prépondérant des démarches de responsabilité social des entreprises.
- Fixer les points sur lesquelles on souhaite évaluer la performance sociale, par exemple
donner la priorité à la sécurité et à la santé au travail et apporter une attention
- Fixer des indicateurs permettant d‟évaluer les personnes concernées par ce dispositif ;
- Fixer les modalités de cette évaluation (ex : sur une courte, moyenne ou une longue
durée, au niveau d‟un individu, d‟un groupe, d‟un établissement, de l‟entreprise, etc.).1
qualitatifs tels que la capacité à innover pour les clients, la satisfaction des consommateurs,
leur fidélité, leur perception de la qualité et de la réputation de l‟entreprise.
Pour que cette performance commerciale soit durable, les entreprises doivent
développer la qualité et les moyens mis en œuvre pour l‟assurer. Toutes ces actions
permettent aux entreprises d‟offrir de la valeur aux clients surtout dans un environnement à
forte concurrence.
5.1.Performance et qualité :
-La qualité des prestations offertes au client final est la seule des trois facettes de la
performance qui procède d‟une vision purement externe, indépendante de la structure. A cette
qualité peut s‟attacher une notion de délais. Conformité vérifiée aux attentes externes, selon
les positions concurrentielles visées par l‟entreprise, elle n‟est plus seulement « procédures
internes ». Elle n‟est plus simple réponse aux attentes primaires du client, le plus souvent
implicites, comme par exemple un produit « techniquement conforme »
L‟adaptation complète aux attentes des marchés, selon les choix stratégiques de
l‟entreprise : à quelles attentes externes voulons-nous répondre ? À quelle hauteur
concurrentielle ? Qualité valeurs perçues au plus près des valeurs attendues !1
1
KAANIT ABDELGHAFOUR, Elaboration d‟un tableau de bord prospectif pour le pilotage stratégique d‟un
système de production, mémoire de magistère, université HADJ LAKHDAR « BATNA », 2005, P. 19
49
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
5.2.Performance et coûts :
Les coûts excessifs sont toujours des coûts inutiles par rapport aux résultats visés, à la
valeur produite et perçue, à l‟attente externe. En rapportant à la satisfaction externe tous les
coûts internes, le pilotage stratégique développe ce professionnalisme économique. Défi
innovant pour les directeurs financiers et les contrôleurs de gestion, il suscite une double
vision :
- la définition des coûts cibles à ne pas dépasser, compte tenu des contraintes de marché et
de rentabilité globale. Définitivement, n‟oublions pas que
- la vérification permanente de cohérence entre les composantes du coût cible et les valeurs
réellement apportées aux clients.1
5.3.Performance et délai :
C‟est la facette « mixte » de la performance, interne pour sa plus grande part, externe
pour la partie visible par le client. C‟est la maitrise professionnelle globale des temps et des
délais qui est à développer. La performance est de prévoir, prendre et respecter des
engagements précis, interne ou externe. Elle est aussi de savoir isoler les étapes intermédiaires
qui ne servent ni le client ni ses attentes spécifiques (stockages intermédiaires, les
retraitements administratifs...)2.
1
KAANIT ABDELGHAFOUR, 2005,Op.cit.P. 19
2
Idem, P.20
50
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
1. Le pilotage de la performance :
Les évolutions de l‟environnement ont donc conduit les organisations à passer d‟une
notion étroite de contrôle à une vision élargie de ce dernier.
Le pilotage consiste à réaliser une ambition, en ayant défini une stratégie matérialisée
par un objectif à atteindre au moyen d‟un système de management. Par conséquent le pilotage
revient à s‟assurer que l‟objectif sera atteint en corrigeant en permanence les dérives qui
pourraient conduire à des écarts par rapport aux prévisions. Le pilotage peut si nécessaire
requalifier l‟objectif. Trois éléments semblent indispensables pour réaliser le pilotage 3:
- Un ou plusieurs objectifs ;
1
MARTINE MAADANI et KARIM SAID, Management et pilotage de la performance, Ed hachette supérieur,
2009, P.59.
2
Serge MASANOVIC, « Le pilotage de la performance : Essai de définition,https://www.finyear.com/le-
pilotage-de-laperformance-essai-de-definition a14902.amp.html ,consulté le 11/03/2019 à 13h 20.
3
Jaques Walter, Philippe Noirot « Contrôle interne des chiffres porteurs de sens », Afnor Edition, 2010, France,
P.33
51
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
Le pilotage d‟une organisation a pour objet d‟orienter l‟organisation dans le sens des
objectifs stratégique définis par les dirigeants. Il permet la mise en œuvre de la stratégie, les
managers influençant les membres de l‟organisation
Stratégie
PILOTAGE
(Analyse, diagnostic, Mesure de
Structure performance
coordination, retour
d’expérience)
Action
1
MARTINE.M et KARIM.S, Management et pilotage de la performance, op.cit, P.58.
52
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
- Le pilotage est une démarche managériale qui relie stratégie et action opérationnelle.
- Il se place pour cela dans la cadre d‟une structure d‟organisation donnée au départ.
- Et il souligne les relations entre stratégie et action, stratégie et mesure des performances,
actions et mesure des performances.
En conclusion, le pilotage peut donc être défini comme une démarche de management
reliant stratégie et action opérationnelle en s‟appuyant sur le déploiement de la stratégie,
l‟élaboration et le suivi d‟indicateurs de performance, le suivi et le retour d‟expérience de la
mise en œuvre des décisions stratégiques.
2. La mesure de la performance :
La notion de performance est difficile à appréhender car elle peut être mesurée par de
très nombreux indicateurs et être interprétée sous différents angles. Mesurer la performance
d‟une entreprise revient finalement à analyser de manière périodique et méthodique ses
indicateurs clés de performance, l‟objectif fondamental étant de déterminer objectivement si
les résultats obtenus, dont témoignent les KPI, vont dans le sens des objectifs fixés en amont
ou s‟ils s‟en éloignent.
Avant toute chose, la question se pose sur les motivations qui amènent les
gestionnaires à se positionner sur la notion de performance, et surtout à la mesurer, c‟est-à-
dire à prendre la responsabilité de noter leurs méthodes de travail.2
1
MARTINE.M et KARIM.S, Management et pilotage de la performance, Op.cit, P.59.
2
Clémence Monvoisin, « l‟évaluation de la performance dans les organisations culturelles non lucrative »,
Op.cit, 2012, p.19.
53
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
En effet, à notre sens, en apprenant à identifier les menaces et les opportunités par la
mesure, les managers ont davantage de perspectives pour agir, et apprendre à réduire les
premières pour exploiter les secondes. La mise en place de règles de bonnes pratiques fondées
sur l‟expérience constitue une source d‟apprentissage riche pour l‟organisation, et le secteur. 2
Enfin, la performance est le sceau du contrat qui lie les parties prenantes de
l‟organisation entre elles. La mesure de la performance a pour objectif de leur fournir des
outils d‟aide à la décision pour renouveler, ou rompre, leur engagement auprès de la structure.
On perçoit donc la dimension politique des systèmes élaborés, qui ont pour enjeu de
préserver l‟intégrité de l‟organisation en assurant la permanence de l‟implication des parties
prenantes, qui détiennent les sources de financement, les actionnaires et investisseurs, et
pilotent les dispositifs de régulation. Le dispositif d‟évaluation de la performance doit
permettre d‟utiliser un langage commun aux parties prenantes à qu‟il s‟adresse pour simplifier
les interactions entre celles-ci.3
1
Clémence Monvoisin, « l‟évaluation de la performance dans les organisations culturelles non lucrative »,
Op.cit, 2012, p.20.
2
Idem.P.20.
3
Ibid.P.21.
54
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
à atteindre. Ces indicateurs doivent être mesurés par un indice (généralement représenté par
un nombre).
-Définition1 :
Cette définition met en relief la notion de stratégie, qui sous-entend une demande de
mise en place des indicateurs.
-Définition2 :
Pour évaluer la performance d'une entreprise, il est nécessaire d'effectuer des mesures
à tous les niveaux : financier, économique, social, organisationnel et sociétal.
Les indicateurs doivent répondre à des critères pour assurer un suivi performant. Ces
derniers doivent être 3:
1
KAANIT, Abdelghafour, « L‟élaboration d‟un tableau de bord prospectif pour le pilotage stratégique d‟un
système de production »,Op.cit, 2004, p.25
2
Berrah L., « L‟indicateur de performance : Concepts et applications », Cépadues-Editions, 2002, P.34
3
https://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/files/6_dterminer_les_indicateurs.pdf, le 15/04/2019 à 23h.
55
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
-Evolutifs dans le temps, l‟indicateur réagit aux changements et montre des changements
importants dans la performance ;
L‟indicateur numérique peut se présenter sous la forme d‟une donnée brute, d‟un
ratio, d‟un pourcentage, d‟une moyenne ou d‟un indice, il peut refléter une tendance
(revenu/coûts de structures), un contrôle, une règle absolue. Cependant il peut perdre sa
structure de consolidation, un indicateur numérique trop agrégé peut parfois masquer les
causes de non-performance.
L‟indicateur symbolique peut se présenter sous la forme d‟une couleur, d‟un pointeur,
d‟une courbe, d‟un histogramme1.
1
Patrick Jaulent, Marie-Agnès Quarès, » pilotez vos performances, édition Afnor,2008,P.04 - 05.
56
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
- Indicateurs d‟efficience : l‟efficience est la relation entre les résultats obtenus et les
ressources utilisées : l‟efficience sera considérée comme excellente si les résultats sont
atteints en utilisant le moins de ressources possible. Etre efficient revient donc à mettre
l‟accent sur les ressources utilisées tout en gardant un œil sur les objectifs à réaliser,
comme par exemple, avoir pour objectif de réduire les coûts. L‟efficacité, cependant, se
concentre sur le produit, sur le résultat obtenu, et peut apporter un plus grand bénéfice tel
un avantage.
- Indicateurs d‟efficacité : l‟efficacité est la relation entre les résultats obtenus et les
résultats attendus : l‟efficacité est à son maximum lorsque tous les résultats attendus sont
atteints.
- Indicateurs de capacité : désignent la relation entre la quantité qui peut être produite et
le temps nécessaire pour que cela se produise. Par exemple : Le constructeur automobile
X a la capacité de produire 200 voitures par mois.
1
https://www.heflo.com/fr/blog/processus/indicateur-de-performance-exemple/, consulté le 25/03/2019.à 10 :30.
57
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
- Ils permettent de mettre en lumière le temps passé à corriger les erreurs, les mauvaises
anticipations ;
Les indicateurs de performance sont la synthèse des données clés de l‟entreprise. Avec
ces indicateurs, le dirigeant connaîtra rapidement si son entreprise se porte bien ou non. Puis il
pourra agir efficacement pour corriger les erreurs qui se sont révélées ou poursuivre et
accroître son développement. Ce sont donc des informations concrètes et opérationnelles.
1
https://www.petite-entreprise.net/P-3174-136-G1-les-indicateurs-de-performance-de-l-entreprise.html,le
12/04/2019 à 00 :40
58
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
L‟évaluation est une activité qui a pour finalité de mesurer ou de juger la valeur
relative des résultats de l'entreprise, qui représente une méthode qui permet d'évaluer un
résultat et donc de connaître sa valeur. Elle est appliquée dans divers domaines où des
résultats sont attendus. Il peut être un processus « Ex-ante » ou « Ex-post ». Pour conserver
une certaine objectivité, elle s'appuie sur des méthodes plus ou moins normées (selon le
secteur), sur des référentiels, sur le respect des critères et sur un cahier des charges ou le
contenu d'une lettre de mission ou de cadrage originelle1.
Evaluer, c‟est comprendre et analyser les pratiques et les résultats, pour juger de leur
efficacité et de leur pertinence et favoriser le partage des meilleurs pratiques.
- Savoir ce que l‟on est capable de faire et ce que l‟on veut faire : à travers la
détermination des objectifs de la performance qui doivent être : tenables, cohérents,
partagés par tous, compréhensibles par tous et valorisants et évolutifs. Pour inciter à une
meilleure mise en œuvre des outils et des méthodes d‟évaluation.
- Mettre en place une stratégie et la suivre : la stratégie consiste à bien définir les
indicateurs de performance et les leviers d‟action, ces derniers doivent être liés à un ou
plusieurs objectifs, un ou plusieurs indicateurs et doivent avoir un impact identifiable et
quantifiable.
1
KIRARA Olivier, Essai d‟évaluation des performances de la régie nationale des postes (RNP), Licence en
sciences économiques et administratives, Université du Burundi 2009.P.25.
59
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
L‟objectif de la comptabilité analytique est de calculer des coûts grâce à une analyse
appropriés des charges.
Elle est définit comme « un mode de classement des données » (PC) qui permet de
reclasser par destinations ou par fonctions les charges et les produits que la comptabilité
générale a enregistré par nature, ceci afin d‟en faire l‟analyse pour une période donnée. Elle
est considérée comme l‟un des moyens indispensable pour optimiser les allocations de
ressources dans les grandes et moyennes entreprises et même les petites2.
1
GERVAIS.M, « Contrôle de gestion », 6 éme édition, Economica, Paris 1997, P27.
2
ALAZARD C, SEPARI S « contrôle de gestion manuel et application » .Op.cit,1996, P.64.
60
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
décisions d‟orientations de la gestion pour atteindre les objectifs issus de la stratégie. Il doit
aussi un langage commun aux différents membres de l‟entreprise1.
Dans ce sens, le contrôle budgétaire est une fonction partielle du contrôle de gestion
dont dépend la qualité de ses interventions.
2.3.Système d‟information :
- Connaitre le présent
- Prévoir
- Comprendre
- Informer rapidement
1
LORINO P « méthode et pratique de la performance », les éditions de l‟organisation, 3ème édition, Paris, 1998,
P 237-238.
61
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
Les critères retenus dans un modelé ou une grille d‟évaluation doivent être déterminés
en fonction de ce que l‟organisation souhaite évaluée. Ils doivent permettent de se prononcer
sur la maturité des pratiques de l‟organisation ainsi que sur la capacité à piloter et atteindre les
objectifs clés qu‟elle s‟est fixés. S‟il n‟existe pas de règles pour déterminer le nombre de
critères, il faut éviter d‟en fixer trop, ce qui risquerait de nuire à la recherche des éléments
d‟analyse les plus pertinents.
Dernier facteur de réussite, ils doivent être rédigés de manière compréhensible afin de
faciliter les échanges et favoriser le dialogue entre évaluateur et évalué.
Pour finir, cette démarche exige des aptitudes relationnelles et une capacité à animer
un collectif et à faire adhérer ou obtenir un consensus sur les conclusions de l‟évaluation.
3.3.L‟échelle de mesure :
Le choix de l‟échelle de mesure est important car elle exerce une influence sur les
réponses de l‟évalué et par conséquent sur la mesure de la maturité de ses pratiques et la
performance.
Les échelles de mesure sont souvent adaptées au type d‟évaluation. En ce qui concerne
l‟évaluation de la performance, elle s‟appuie sur des outils méthodologique d‟analyse de type
« scoring » qui vont permettre de caractériser chaque critère de manière qualitative
(argumentation des points forts et des pistes d‟amélioration) et quantitative (attribution de
scores).
1
http://auditeur.afnor.org/wp-content/uploads/2017/06/LIVRE-BLANC-EVALUATION-DE-LA-
PERFORMANCE.pdf « Évaluation de la performance un outil de pilotage stratégique pour l‟entreprise »,P.7.
62
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
1. Identifier les
indicateurs
3. Analyser la
performance
Les indicateurs de performance clés sont des mesures permettant de représenter par
des graphiques et des quotas les progrès et les points faibles d‟une entreprise. Il est donc
1
https://sites.google.com/site/barometredegestionstrategique/Accueil/articles/tableau-de-bord consulté le
28/03/2019 à 20h 45.
63
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
- Quels sont les changements qui peuvent avoir un effet positif ou négatif sur la
performance de l‟entreprise ?
- Le fait de nous concentrer sur certain indicateurs de performance clés pourrait-il avoir
des conséquences imprévues ?
4.2.Evaluation de la performance :
4.3.Analyse de la performance :
Le plan d‟action est l‟interface entre les phases d‟analyse et de mise en œuvre des
décisions. Il transforme les idées et les réflexions en éléments concrets, opérationnel.
Un plan d‟action comprend en générale sept éléments distincts que nous appelons les
sept « Q » :
- Pour qui ?
- Quoi ?
- Pourquoi ?
- Comment ?
- Par qui ?
- Quand
- Où ?
65
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE D’ENTREPRISE
Comme il est difficile de gérer ce qui n‟est pas mesuré, mesurer la performance d‟une
entreprise revient finalement à analyser d‟une manière périodique et méthodique ses
indicateurs clés de performance, l‟objectif fondamental étant de déterminer si les résultats
obtenus, dont témoignent les KPI, vont dans le sens des objectifs fixés en amont, dans le but
de rendre en compte l‟impact d‟une action sur l‟aspect financier, qualitatif et quantitatifs et de
donner une image de l‟entreprise qui reflète la richesse des actionnaires.
SONATRACH ET NAFTAL
CHAPITRE III : LA GESTION DES COÛTS AU SEIN DES
ENTREPRISES SONATRACH ET NAFTAL
Dans ce troisième chapitre, nous allons présenter deux entreprises industrielles : la
SONATRACH et sa filiale NAFTAL les deux entreprises où nous avons effectué notre stage
pratique durant une période d‟un mois.
Pour ce faire, nous avons réparti ce chapitre en trois sections, la première raconte
l‟historique et présente l‟organisme d‟accueil et ses différents services, et la deuxième sert à
illustrer la méthode utilisée par l‟entreprise pour l‟analyse de ses coûts, quant à la troisième
section on la gardé pour démontrer l‟impact de leurs gestion des coûts sur la performance des
deux entreprises.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 68
SONATRACH ET NAFTAL
Section 01 : Présentation des entreprises d‟accueil
Pour entamer notre cas pratique, nous allons d‟abord parler de l‟historique suivi de la
présentation de l‟organisme d‟accueil, et aussi les directions où nous avons effectué notre
stage.
1.1.Organisation de la Sonatrach :
Elles exercent les métiers du Groupe et développent son potentiel d‟affaires tant en
Algérie qu‟en international. Elles sont organisées autour des activités ci-après :
SONATRACH ET NAFTAL
les lieux de la production primaires, à travers le réseau secondaire et principal, Le
chargement des navires pétroliers)
- Chacune de ces Activités est placée sous l‟autorité d‟un Vice-président, également
administrateur de Sonatrach Spa.
- Les Activités Internationales sont, pour leur part, organisées sous la forme d‟un Holding
International, Sonatrach International Holding Corporation (SHIC) chargé de
l‟élaboration et de l‟application de la politique et de la stratégie de développement et
d‟expansion en International.
Les Filiales et Participations de Sonatrach, qui représentent, pour certaines, des entités
pertinentes de l‟exercice spécifique des métiers de base et, pour d‟autres, la volonté de
diversification du portefeuille du Groupe, sont distribuées dans six holding, à savoir :
SONATRACH ET NAFTAL
1.2.Présentation de la structure d‟accueil : Activité LQS :
- L‟organisation d‟une Conférence annuelle de ses cadres pour débattre des questions
présentant un intérêt majeur en rapport avec les missions de l‟Activité LQS, dont le
thème et le contenu seront présentes lors de la Conférence des Cadres de Sonatrach,
- Division Investissement
a. Ses Missions :
- La mise en œuvre des politiques et stratégies arrêtées par l‟Entreprise et l‟Activité LQS
en matière d‟exploitation, de maintenance et gestion technique des installations des
unités de production,
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 71
SONATRACH ET NAFTAL
- L‟élaboration des plans de production et des plans de maintenance ainsi que le suivi de
leur mise en œuvre par les Complexes GNL et GPL,
- Le suivi et le contrôle de l‟exploitation des Complexes GNL et GPL dans les meilleures
conditions de sécurité, de qualité et de coûts,
1. La Direction Exploitation,
2. La Direction Maintenance,
3. La Direction Technique,
4. Les Complexes GNL et GPL : Quatre Complexes GNL : GL 1.Z - GL2.Z - GL4.Z
(Arzew) - GL 1.K (Skikda), et Deux Complexes GPL : GP1.Z - GP2.Z (Arzew).
- Direction Juridique
- Direction Finance
- Des Conseillers
SONATRACH ET NAFTAL
1.3. Présentation de la direction D‟accueil :
a. Missions :
b. Organisation :
1. Le Département Planification ;
3. Le Département Etudes ;
5. Le Département Documentation.
SONATRACH ET NAFTAL
des actions correctives y afférentes et l'analyse de leurs résultats ;
- La mise en place d'une banque de données relative aux indicateurs de performance et aux
meilleures pratiques en termes de KPI ;
- La gestion et la mise à jour des modèles acquis et développés dans les domaines d'activité
de l'Activité LQS et la contribution à l'exploitation de l'outil de modélisation de la chaine
algérienne des hydrocarbures.
Figure 12 : Organigramme de la direction PEP
Direction
Plannification,Etude et
Performance
Secrétaire
Département
Département Organisation
Département Département Optimisation Département Procédure et
Plannification Etude et Documentation Système
Performance
a. Missions :
SONATRACH ET NAFTAL
- L‟élaboration, l‟organisation et la réalisation d‟un reporting régulier au Vice-président
LQS et au Vice-président FIN.
b. Organisation:
1. Le Département Trésorerie;
- Le suivi de réalisation des activités des structures du Siège dans le respect de notification
budgétaires prévus ;
SONATRACH ET NAFTAL
Figure 13: Organigramme de la direction Finance
Direction
Finance
Secrétaire
Dép.Budget et
Dép. Trésorerie Controle
Dép. budgétaire
Comptabilité et
Centralisation
Service
comptabilité
Service analytique
budget
Service
controle
budgéaire
NAFTAL est une société par actions (SPA) au capital social de 40 000 000 000 DA.
Elle exerce la commercialisation des produits pétroliers et dérivés sur le marché national
comme mission principale.
2.1.Ses missions :
Elle intervient dans les domaines de :
SONATRACH ET NAFTAL
- Afin d‟assurer la disponibilité des produits pétroliers sur tout le territoire, elle a met à
contribution plusieurs modes de transport ;
- Le cabotage et les pipes, pour l‟approvisionnement des entrepôts à partir des raffineries ;
Le rail pour le ravitaillement des dépôts à partir des entrepôts.
2.2.Organisation de NAFTAL:
- Direction générale ;
- Structures fonctionnelles ;
- Structures opérationnelles.
SONATRACH ET NAFTAL
2.2.2.1. Directions exécutives :
Il existe trois directions, dont chacune a son domaine d‟activité, généralement elles
sont chargées de:
Il existe huit directions, sont des centres d‟expertise pour les activités de recherche et
développement, d‟audit, des systèmes d‟information, de la relation de travail, de la
maintenance, et en décembre 2008 ils ont créé une direction central Engineering.
Chargées d‟accomplir et d‟appliquer des tâches qui lui sont confiées à travers
l‟opération de la production sur tous les plans, et cela à travers les districts, les centres vrac et
emplissages, les dépôts relais et les points de ventes. Dans le cadre de notre présence au
niveau de la branche GPL, qui nous a permis de connaître l‟organisation structurelle de cette
branche, ainsi que les tâches de chacune des structures qui la composent en se structurant en
plusieurs directions, qui sont :
- Direction technique.
- Groupe informatique.
- Direction exploitation.
- Direction transport.
- Direction commerciale.
SONATRACH ET NAFTAL
- Direction finance et comptabilité.
- Département performance.
- Département maintenance.
Sa mission principale, c‟est une phase finale de toutes les coordinations précédentes
car elle procède à commercialiser et vendre les produit GPL et à les mettre à disposition des
consommateurs et clients et d‟approvisionner régulièrement le marché de consommation en
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 79
SONATRACH ET NAFTAL
quantité suffisantes en matière de produits GPL elle est composée des départements
suivants :
- Département marketing.
- Département vente.
Sa mission principale, c‟est une direction d‟un rôle primordiale et très important du
moment qu‟elle s‟occupe de la gestion des informations et des donnés parvenant des autres
directions et unités afin d‟établir un travail de consolidation et une organisation des systèmes
de gestion de la division et d‟établir des études et des suivis des activités et produits de cette
division afin de rationaliser l‟organisation pour une meilleure gestion de la division.
- Département finance.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 80
SONATRACH ET NAFTAL
- Département patrimoine.
- Département comptabilité.
- Service fiscalité.
Il est chargé de la mise en place d‟une comptabilité Analytique et analyser les comptes
des bilans de la division.
Le service analytique en question est l‟objet de notre recherche, Il doit effectuer les
déférentes opérations relatives aux coûts quelques soit leur natures:
- Coût d‟approvisionnement : quand le produit est acheminé par cabotage ou par pipe
auprès du centre vrac.
- Coût de ravitaillement inter : lorsque l‟opération est faite entre deux districts, il signifie
un transfert pour l‟un et un ravitaillement pour le second.
- Coût de ravitaillement intra : lorsque l‟opération est faite entre deux CDS d‟une même
unité, elle est considérée comme transfert (sortie) pour l‟un et entrée (stock) pour
l‟autre.
- Coût de production.
- Coût de revient.
SONATRACH ET NAFTAL
Figure 14: Organigramme de la direction finance
Direction
finance et
comptablité
Service secrétariat
controle
service
Service budget
coptabilité
analytique
service
gestion des
fichiers
SONATRACH ET NAFTAL
Section 2 : Présentation du système de comptabilité de gestion des deux entreprises
comme base de leur gestion des coûts.
Cette seconde section porte sur la présentation de la gestion des coûts de Sonatrach
(activité LQS) et Naftal à travers les méthodes de calcul de coût mis en place par celles-ci à
des fins de mesure, de suivi et d‟amélioration de la performance.
La comptabilité analytique est l‟outil utilisé par les deux entreprises en matière
d‟analyse des coûts .Elle était inexistante lors de la création des deux entreprises, en effet ce
n‟est qu‟en début des années 2002 que Naftal a mis en place un système de comptabilité
analytique et plus tardivement pour Sonatrach qui arrive en 2013.
Le système de CAE est sensé aider à communiquer le coût de process GNL et GPL par
produit, par train et par équipement. Néanmoins ce système est toujours en cours
d‟aboutissement, l‟étude de faisabilité a dévoilé pas mal de manque car le système n‟est pas
encore généralisé au niveau de tous les complexes. Son exécution a rencontré beaucoup de
problèmes.
Finalement la situation analytique actuelle ne livre pas le coût lié à la prise de décision
des managers, les coûts sont calculé mais ne sont pas encore utilisable.
SONATRACH ET NAFTAL
1.3.Le processus analytique de Sonatrach :
Figure n°16Chaque activité au niveau de Sonatrach assure une étape du processus analytique.
1.
2) Activité TRC: Chargé du transport des hydrocarbures depuis les pôles de production au
sud vers les pôles de transformations au nord, détermine le „Coût du transport‟
2.
Vue le nombre important de produits fabriqués par cette activité, nous avons choisi
d‟analyser le coût de liquéfaction1 et séparation GPL2 au niveau du complexe GP1Z.
1
« La liquéfaction est un changement d'état qui fait passer un corps de l'état gazeux à l'état liquide».
2
Les G.P.L (Gaz des pétrolesliquéfiés) sont deux hydrocarbures, le propane et le butane. Ces corps sont à l'état
gazeux aux conditions normales de température et de pression.
3
« Le train GNL est définie comme un ensemble des unités d'une usine ou d'une installation mobile assurant le
traitement et la liquéfaction du gaz naturel»
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 84
SONATRACH ET NAFTAL
1.4. Présentation de la méthode d‟analyse des coûts au niveau de l‟activité LQS :
Au sein de l‟activité LQS il existe deux méthodes d‟analyse des coûts dans deux
comptabilités différentes, une méthode au niveau du service comptabilité analytique et une
autre méthode au niveau du département budget et contrôle budgétaire.
1.4.1. Méthodes appliquée pour le calcul des coûts au niveau du projet analytique :
La méthode utilisée est une méthode mixte il s‟agit de la méthode du Coût direct et du
Coût complet.
Pour atteindre les objectifs assignés à la comptabilité analytique, trois axes d‟analyses
(dimensions) ont été retenus et trois typologies des coûts ont été identifiées.
- L‟Axe Organisationnel : Permet l'analyse des coûts par Structure et par Centre de
Responsabilités Budgétaires (CRB), il fournit les informations réelles utiles au contrôle
budgétaire par le calcul du coût par organisation (département, service et section).Voir
Annexe n°11.
- L‟Axe Projet : Il permet de suivre les coûts des projets d'investissements par le calcul du
coût d‟investissement.
Les imputations analytiques réalisées sur l‟Axe Métier sont réalisées automatiquement
grâce aux informations en provenance de deux sources: (traitement des écritures automatisé)
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 85
SONATRACH ET NAFTAL
Des outils Métier (Gatior, Sispro notamment) permettent l‟affectation des Coûts
Directs (écritures générées automatiquement).
Afin de détermine le coût de revient (coût de process) dans l‟axe métier on passe par
le calcul par équipement puis par produit.
a. Le coût par équipement :
Il est calculé par la méthode des coûts variable (Direct costing), Les charges directes et
semi directes sont imputés au coût sans clé de répartition.
-Formule de calcul :
Il est calculé par la méthode des coûts complets, elle démarre d‟une classification
fonctionnelle de l‟entreprise en deux sections auxiliaires et principales. Ces dernières
appartiennent au cycle d‟exploitation de l‟entreprise. Voir Annexe n°9.
-Formule de calcul :
« Coût par produit = Coûts directs (Coûts du Département Approvisionnements +Coûts du
Département Production +Coûts du Département Technique) + Coût indirect (Coûts de
l‟Eau+ Coûts de la Vapeur+ Coûts de l‟Air) ».
c. Le coût de process GPL :
-Formule de calcul :
SONATRACH ET NAFTAL
Nous abordons en détail la mise en œuvre de la méthode de calcul dans l‟exemple
suivant :
Tableau 2 : Etat du Coût de process par typologie de charges au complexe GP1Z -Septembre
2018
Type Coût Objet Coût K
CD 514 871 824,95
Consommation Mat interne 9 818 668,38
SONATRACH ET NAFTAL
Tableau 3: Coût de revient industrielle (complet) par produit fini ŔSeptembre 2018-
Produit Montant
Bup 0,00
C1 0,00
C2 6 938 926,91
C3 559 770 706,64
C3A 26 993 139,04
C4 441 636 316,06
C4A 39 961 987,89
C5 18 449,37
Gf 0,00
Gnl 0,00
IC4 0,00
Coût de Process GPL 1 075 319 525,91
Source : Document interne de l‟entreprise
1.4.2. Méthodes appliquée pour le calcul des coûts au niveau de département budget et
contrôle budgétaire :
- Formule de calcul :
SONATRACH ET NAFTAL
Tableau 4: Le coût de process (DA/TEP) du GPL au complexe GP1Z - Année 2018-
N° de Cpte Désignation Réel 2017
60 Achats consommés 1 073 783
61 Services extérieurs 2 178 707
62 Autres services extérieurs 107 161
63 Charges de personnel 1 277 258
68 Dotation aux amortissements et provisions 8 556 225
72 Autoconsommation 213 775
S/Total charges directes (1) 13 406 909
L‟entreprise a mis en place un système organisé de calcul des coûts, sur la base de la
méthode des coûts complets, ce système porte le nom de WINCANAL.
Il vise à définir le coût par activité, tout en s‟inspirant des données de la comptabilité
financière, qui représente la base des charges et des produits de la comptabilité analytique. Le
lien entre les deux comptabilités est assuré par des codes analytiques, une fois les données
transférées, ils obéissent à une répartition selon des clés de répartition que donne une table de
déversement, et au même temps l‟operateur ou le gestionnaire procède au contrôle de ses
résultats au plan analytique.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 89
SONATRACH ET NAFTAL
Ce système donne automatiquement le : Coût d‟approvisionnement, Coût de
ravitaillement inter et intra, Coût de production, Coût de transfert pour aboutir au Coût de
revient.
C‟est ce plan qui rassemble de façon précise la codification adoptée par l‟entreprise, et
qui correspond à la définition des CRG ; il identifie chaque CRG, chaque activité et chaque
produit. Il permet l‟harmonisation du traitement analytique des opérations enregistrées
comptablement en matière des charges et de produits.
NAFTAL utilise dans le calcul des coûts la méthode des coûts complets (les sections
homogènes), d‟une façon qui s‟adapte et qui répond aux besoins de l‟activité de l‟entreprise.
La méthode des coûts complets repose sur une certaine organisation réalisée par
NAFTAL, les activités sont organisées par district ; chaque district est divisé par catégorie de
centre. L‟entreprise a défini aussi les centres de coût et les clés de répartitions nécessaires.
L‟activité GPL est organisée en 19 districts couvrant les centres opérationnels, chaque
district est composé d‟un : Centre vrac (C.V), Centre emplissage (C.E), Dépôt et relais (D.R)
SONATRACH ET NAFTAL
b) Table de produits :
Le tableau suivant, présente les différents produits de la branche GPL. Dans notre
mémoire nous nous intéressons à la gestion des coûts du produit B13, qui connaît la plus
grande part des ventes.
Tableau 6 : Les produits de la branche GPL
Code Produit Désignation
00 Produits Vrac
01 BUTANE
02 PROPANE
03 SIRGHAZ
04 Produits conditionnés
05 B06
06 B03
07 B13
08 P11
09 P35
10 Accessoires GPL
Source: document interne de l‟entreprise
a. Centres de coût:
En général, le choix des clés de répartition se fait sur la base d‟études statistiques, en
utilisant les méthodes des moindres carrés, qui repose sur l‟analyse du comportement des
charges.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 91
SONATRACH ET NAFTAL
Dans un premier temps NAFTAL à procédé par la méthode dite arbitraire pour la
définition des clés de répartitions, car les études statistiques basées sur des séries
chronologique n‟étaient pas disponibles. L‟utilisation de l‟une des clés dépend de la nature
des charges considérées.
Dans cette méthode le choix a été effectué sur la base du : Mouvement du personnel,
Mouvement quantitatif des marchandises et des produits (moyens de transport), Chiffre
d‟affaire…etc. Les clés de répartition sont calculées sur la base des agrégats de gestion,
Stock Stock
Charges générales de
l’entreprise
SONATRACH ET NAFTAL
2.4.Détermination du coût de revient du produit B13 :
2.4.1.Coût de ravitaillement :
SONATRACH ET NAFTAL
a. Coût de ravitaillement intra district (vrac):
On entend par prix de cession, le prix avec lequel le centre d‟emplissage s‟alimente du
centre vrac, ce dernier ne comprend pas de marge bénéficiaire, il se compose du prix
administré et les charges supportées par le centre emplissage.
SONATRACH ET NAFTAL
b. Coût de ravitaillement intra district (conditionné) :
Prix d‟achat = quantité ravitaillé (10652 unité) * prix de cession intra de DR Bordj
Mnaeil (181,56)
-La proportion de la charge atelier garage et parc matériel roulant par rapport au
ravitaillement du chauffeur 86.
2.4.2.Coût d‟emplissage :
SONATRACH
Eléments
ET NAFTAL B13
Frais de production 8,12
Charges communes CDS 6,62
Coût d‟emplissage unitaire 83,16
Source: document interne de l‟entreprise
2.4.4.Coût de distribution :
2.4.5.Coût de revient :
Il se présente selon le tableau.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 96
SONATRACH ET NAFTAL
Tableau14: total des charges du coût de revient
Eléments Conditionné
Frais de Ravitaillement 1 278 737,15
Frais de Stockage 64 588 884,38
Sortie Vrac P/Production 207 757 569,35
Frais Emplissage 84 988 540,30
Frais Distribution 43 001 629,48
Charges Ind District 88 551 940,44
Charges Ind Branche 38 734 054,40
Charges Ind Siege 30 561 970,05
Total des charges 559 463 325,56
Quantité vendu par unité 3 524 171,00
Quantité vendu par TM 45 814,22
Source: Document interne de l‟entreprise
Pour le détail des quantités, voir annexe 06.
2.5.Calcul de la marge :
-Formule : La marge unitaire = total marge/ quantité vendu
Tableau16: calcul de la marge
Eléments B13
Chiffre d‟affaire 529 031 454,45
Prix d‟achat 128 385 655,26
Total marges 400 645 799,19
quantité vendu par unité (B13) 3 524 171,00
Marge unitaire 113,69
Source : document interne de l‟entreprise
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 97
SONATRACH ET NAFTAL
2.6.Détermination du résultat analytique :
Le résultat analytique est utilisé à des fins de gestion et d'aide à la prise de décision.
D'ailleurs, il est intimement lié à la structure de l'organisation et aux soldes intermédiaires de
gestion. Ainsi, les dirigeants pourront s'appuyer sur les résultats analytiques par produits ou
par activités afin de savoir quel produit ou quelle activité est plus rentable que l'autre. Cet
outil de gestion est donc un indicateur de performance.
SONATRACH ET NAFTAL
Section 3 : L‟impact de la gestion des coûts sur la performance
Dans cette section, il s'agira de montrer à partir de différents tableaux l'évolution des
coûts et des charges en se basant sur le comportement du produit GPL que nous avons choisi
et de calculer quelques indicateurs de performance. Enfin nous établiront une synthèse des
deux entreprises.
1. Cas Sonatrach:
765m3
Ratio GN/GNL Optimisation du fonctionnement des Complexes GNL pour réduire le taux
GN/m3GNL
d'autoconsommation actuel.
Investissements:
Tx de réalisation des Supérieur à Amélioration des performances actuelles sur les délais de lancement et de
investissements 80% réalisation des Projets.
FIN - Charges d‟exploitation:
Réduction de Réduction, hors effets inflation et taux de change, par rapport à la moyenne
Coût opératoire
10% des 3 dernières années.
Autoconsommation
Seuil de 110% Le minimum de GN à consommer
GN
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 99
Ce tableau représente des indicateurs de performance instauré au sein de l‟activité mais qui
sont toujours en teste depuis janvier 2019.
- Formule de calcul :
L‟objectif : Réduction de 10%, par rapport à la moyenne des trois dernières années.
+ Services Extérieurs(S/C61)
+ Autoconsommation (S/C72)
- Production Immobilisée
SONATRACH ET NAFTAL
1.3. Le contrôle des coûts et l‟analyse de la performance:
L‟interprétation et l‟analyse des écarts se font chaque fin du mois et chaque fin
d‟année au niveau du département de planification de Sonatrach tandis que chez Naftal les
coûts préétablis ne sont pas calculé.
.Le gestionnaire établit un rapport qui comporte les réalisations en matière de physique
valorisé afin de suivre le projet. Les prévisions et la durée de réalisation du projet, sont
présentées sous forme de tableaux récapitulatifs.
- Le calcul des taux :
« Taux de réalisation = Réalisation/ Prévision x 100 »
« Taux d‟écart = Le taux de réalisation Ŕ 100% »
« Taux d‟évolution= Réalisation (n-1) Réalisation (n-1) / Réalisation (n-1) x100 »
SONATRACH ET NAFTAL
Représentation graphique du coût de process GPL :
2000
Réalisation
s 2017
0
GP1Z GP2Z Coût de
process Réalisation
Moyen GPL s 2018
Ce graphe représente l‟évolution du coût de process entre 2017 et 2018 et leurs taux
d‟évolutions.
2017 2018
Libellé (Million de DA)
Réalisation Prévision Réalisation Taux Ecart Taux Evaluation
Achats consommés 1 073 783 1 284 098 1 159 782 -9,68% 8,01%
Services extérieurs 2 178 707 3 729 314 3 727 216 -0,06% 71,07%
Autres services extérieurs 107 161 161 419 258 061 59,87% 140,82%
Charge de personnel 1 277 258 1 314 731 1 361 932 3,59% 6,63%
Commentaires :
Les charges d‟exploitation de l‟Activité LQS d‟année 2018, sont de 19123489
milliards DA, soit un écart de 3.6% par rapport aux prévisions notifié et en augmentation de
17% par rapport à l‟année 2017.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 102
SONATRACH ET NAFTAL
- Explication des écarts :
Les charges directe représente une évolution de 15.22% tandis que l‟évolution de
charges la plus importante a supporté concerne les charges indirect représente une évolution
de 25.36%
- Les frais de sièges (61.81%) : dus à des frais administratifs pour les besoins du
complexe.
Contribution
des charges -2018-
1%
4% 0% 0%
Libellé (Million de DA)
1% 15% 6%
19%
1% Achats consommés
7%
Services extérieurs
46% Autres services extérieurs
Charge de personnel
Amortissements
Commentaires :
- 61% du total charges d‟exploitations est dû au volet Amortissement et Provisions ce qui
veut dire qu‟il y a beaucoup d‟investissement. : S‟explique, d‟une part, par le nombre
important d‟acquisitions réceptionnées de différentes natures (Outillage, Equipements de
Maintenance, de sécurité et autres).
- 19% pour les services extérieurs et 15% pour les frais de soutien au complexe dû à des
charges administratives
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 103
SONATRACH ET NAFTAL
Tableau 21:Les charges d‟exploitation de l‟activité LQS
Réalisations
2018
Taux de Taux
réalisati d'évolut
Les charges Prévisio on ion
2015 2016 2017 Réalisations
ns
1 2 3 (3)/(2) (3)/(1)
Achats consommés 4 746 8 177 6 815 12 514 6 998 56% 3%
Services 21 073 20 148 24 460 29 526 19 749 67% -19%
Charges de personnel 18 124 16 855 14 703 16 560 16 527 100% 12%
Impôts & Taxes 228 232 203 192 268 139% 32%
Charges financières 405 326 363 349 315 90% -13%
Amortissements et
78 020 74 467 76 821 74 392 75 999 102% -1%
Provisions
Produit en 2018
103 TEP 2017
(Unité Tx Ev
KDA) Réalisation Prévision Réalisation Tx R
Commentaires :
La production des produits GPL à la fin 2018 s‟élève à 7078 TEP, soit 98% par
rapport à l‟objectif annuel, et en baisse de 3 % par rapport à 2017
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 104
SONATRACH ET NAFTAL
Tableau 23: La séparation du GPL par complexe :
2018
2017
GPLen 103
Taux
TEP
d'évolution
(Unité KDA) Réalisation Objectif Réalisation Taux R (%)
(%)
Commentaire :
La séparation de GPL de l‟année 2018 s‟élève à 7963 TEP, soit 9% par rapport à
l‟objectif de l‟année. Durant l‟année 2018, nous enregistrons un manque à réaliser en
séparation de GPL de 217 TEP
Représentation graphique :
Réalisation GPL
97%
9 000
8 000 95%
7 000
6 000
5 000 Objectif
4 000 Réalisation
3 000
103%
2 000
116%
1 000
0
GP1Z GP2Z Cpx GNL Total GPL
SONATRACH ET NAFTAL
Tableau 24: Consommation Energétique Des Complexes GPL
Commentaire:
Le taux de consommation énergétique de GPL est de 3,07%, la répartition par
Complexe est la suivante :
Une quantité de 166 481 millions de Cm3 de gaz naturel a été réceptionnée et
consommée, par les Complexes de séparation de GPL, pour les besoins internes du procédé,
soit 68% de l‟objectif annuel, selon la répartition suivante :
SONATRACH ET NAFTAL
- Performance : L‟objectif de réduction de 10% n‟est pas atteint.Il ya une augmentation de
47%
2. Cas Naftal :
a. Indicateurs de fonctionnements :
Nous constatons que l‟effectif de Naftal est important, ce qui constitue une charge
non négligeable pour l‟entreprise, il apparait selon le tableau que l‟effectif du CRG connait
une faible baisse en 2014, et que la différence n‟est pas conséquente durant les 3 années.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 107
SONATRACH ET NAFTAL
Le chiffre d‟affaire connait une augmentation continue de 2013 à 2015, ce qui signifie
l‟augmentation du volume des ventes à l‟effet d‟une force de production de l‟entreprise, Il est
également important de vérifier que l‟augmentation des ventes n‟engendrera pas de coûts de
structure supplémentaires, donc on peut pas juger que l‟augmentation du chiffre d‟affaire
présente une bonne situation pour l‟entreprise.
Quant à la valeur ajoutée, est en fluctuation durant les trois années, cependant elle
connait une augmentation remarquable en 2014.Une Valeur Ajoutée faible montre un
dysfonctionnement dans le cycle d‟exploitation et une mauvaise santé financière de
l‟entreprise, qui signifie que l‟entreprise ne vend pas assez suffisant (prix trop faible) ou
qu‟elle achète à un prix élevé (matières premières ou coût de production trop élevés). Le ratio
d‟activité affirme qu‟il n y‟a pas d‟évolution de la valeur ajoutée.
b. Ratios de profitabilité :
Le taux de marge commercial peut être utilisé pour fixer ses prix de vente, réaliser ses
devis ou calculer son seuil de rentabilité, dans notre cas elle connait une très faible évolution.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 108
SONATRACH ET NAFTAL
2.2. Analyse des charges :
Le tableau suivant représente, l‟évolution des charges de l‟entreprise, que nous avons
extrait du compte de résultat du district GPL Alger, entre l‟année 2014 et 2015,
charges Évolution
Désignation
2014 2015 Ecart %
Achats consommés 736 992 679,56 782 969 137,02 45 976 457,46 6%
Service extérieurs et autres
229 193 190,81 247 271 418,14 18 078 227,33 8%
consommations
Charges de personnel 1 000 358 394,53 994 860 431,86 - 5 497 962,67 -1%
Impôts, taxe et versement
25 526 437,23 26 717 254,36 1 190 817,13 5%
assimilés
Autre charges
5 178 023,21 5 298 804,55 120 781,34 2%
opérationnelles
Dotation aux amort,
183 765 539,89 173 033 896,87 - 10 731 643,02 -6%
provision
Commentaires :
La plus part des charges du compte de résultat ont augmenté en 2015, avec une faible
diminution des charges de personnels, comme il est important de distinguer que les charge
financière ont diminué de 20% en 2015. Les charges financières de l‟entreprise correspondent
aux charges générées par le mode de financement choisis par l‟entreprise, cette diminution
donne à une bonne répercussion, cependant dans le cas où les charges financières sont
élevées, ce qui signifie une marque de désinvestissement et de placements financiers.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 109
SONATRACH ET NAFTAL
Représentation graphique de la contribution des charges -2015-
Commentaire
SONATRACH ET NAFTAL
Tableau 27: évolution des quantités vendues de la B13.
Quantité vendue
Produits 2013 2014 2015
Quantité Quantité Quantité
B13 Par TM 41 802,77 37 629,01 39 711,78
B13 Par bouteille 3 215 598,00 2 894 539,00 3 054 752,00
Source : réalisé à partir des données de l‟entreprise.
Commentaires :
Par rapport aux données du tableau, les quantités vendues du produit B13 jugée le
plus vendue sur le marché, sont en baisse de plus en plus, l‟année 2013 connait la grande part
des ventes, cela peut être explique par certaine causes :
- il est courant que la consommation des bouteilles de butane croie en saison hivernal assez
froide, dans ce sens on suggère que l‟année 2015 n‟était pas froide pour une
consommation accrue.
- La distribution publique du gaz naturel à augmenter, ce qui a fait que la demande sur les
produits conditionnés a baissé.
- Absence du contrôle sur la concurrence déloyal des promoteurs qui exercent dans le
domaine et qui réalisent des ventes grâce à la qualité du service qu‟ils offrent.
- Pour la B13 :
Ce résultat montre que l‟entreprise ne couvre pas ses charges, et surtout les charges
fixes. La non couverture est de 4,67%, ce qui va dégager un résultat négatif.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 111
SONATRACH ET NAFTAL
Rapport : perte / coût de revient unitaire
Rapport = - 4,67%
On remarque que le taux est inferieur à 100%, c‟est-à-dire que le chiffre d‟affaire
réalisé par l‟entreprise n‟a pas réussie à couvrir le coût de revient.
- Pour la B13 :
Le résultat analytique unitaire de la B13 est négatif, par rapport aux données il est de -
44,73 ; cela signifie que l’entreprise supporte des pertes pour chaque unité vendue, ceci
présente un problème pour l‟entreprise en ce qui concerne le gestion des coût du produit, et sa
gestion des coût, sur le fait que l‟entreprise ne peut pas agir sur l‟augmentation des prix de
vente.
3. Critiques et recommandations :
Nous avons relevé au cours de notre stage pratique quelques insuffisances et manques qui
nécessitent d‟êtres soulevés. Auxquels nous avons proposé quelques recommandations pour y
remédier:
3.1. Critiques :
- La gestion des coûts a un sens vaste par rapport à la multitude d‟outils contribuant à une
meilleure performance, alors que l‟entreprise utilise uniquement l‟outil Budget qui
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 112
SONATRACH ET NAFTAL
s‟occupe de la planification des coûts annuels comme moyen de prise de décisions. Ce
moyen apparait peu efficace, car les coûts ne sont pas représentatifs de la réalité.
- L‟existence d‟une double comptabilité de calcul des coûts, ce qui génère des coûts en
plus pour l‟entreprise.
- La terminologie utilisée est dépassée comme il n‟ya pas de distinction entre la notion
charge et coût.
b) Naftal :
- Absence des coûts standards au sein de l‟entreprise (pas d‟objectif notifié), car le service
de contrôle de gestion est à l‟arrêt et le service de planification n‟existe pas.
c) Critiques communes :
- Les charges de transports entre Sonatrach et Naftal sont très conséquentes, comme pour
le cabotage maritime1 qui constitue un moyen très couteux pour les deux entreprises.
1
Le cabotage maritime ou transport maritime à courte distance est une navigation près des côtes.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 113
SONATRACH ET NAFTAL
- Vu que les prix sont administrés par l‟Etat, donc ces deux entreprises trouvent des
difficultés concernant la gestion de leurs coûts, puisque elles ne peuvent pas adopter des
prix couvrant l‟ensemble de leurs coûts.
- D‟après les indicateurs de performances que nous avons calculées, les objectifs ne sont
pas réalisés.
- Nous soulignons également que le tableau de bord n‟occupe pas une place importante au
sein de SONATRACH et NAFTAL, malgré qu‟il soit un instrument qui fournit un
ensemble d‟informations quantitatives et qualitatives nécessaires pour le pilotage de la
performance d‟une grande entreprise.
3.2. Recommandations :
Afin de remédier aux manques relevés, nous nous somme permis de proposer quelques
recommandations au sein de la SONATRACH et NAFTAL pour une meilleure amélioration
de leur gestion des coûts et donc de leur performance :
- Diminuer les charges de transport, en remplaçant le moyen de transport par les pipes
pour que sa soit moins coûteux.
- Réduire des charges indirect notamment les frais de siège au niveau de Sonatrach.
- Réduire les charges liées à la sous-traitance qui concerne les emballages de Naftal.
- En ce qui concerne la clé de répartition des charges, selon la méthode des coûts complet,
il nous semble que la référence au chiffre d‟affaire actuellement retenus peut être
corrigée.
SONATRACH ET NAFTAL
de manière a saisir en temps réels l‟ensemble des données comptables ; cela permettrait
un gain de temps et plus d‟efficacité ; car l‟information serait disponible à tout moment.
- Il est souhaitable de disposer de méthodes récentes d‟analyse et de calcul des coûts, telle
que la méthode ABC en raison des insuffisances et limites des méthodes traditionnelles.
- Comme la demande en GPL, en particulier pour la B13 est très forte en période hivernale
cela signifie que la référence du chiffre d‟affaire est instable, ainsi une référence à l‟unité
produite serait plus significative.
- Multiplier les branches des entreprises pour leur permettre de compenser le manque à
gagner en allant vers d‟autres spécialisations comme la production du gaz industriel qui
est exploitable tout au long de l‟année.
- Le service budget doit intégrer d‟autres outils tel que le tableau de bord pour un bon
pilotage de la performance, car il donne une information rapide sur la situation de
l‟entreprise ou du groupe, comparée aux données budgétaires et à une cible prédéfinie.
- Dans une phase future, lorsque le marché des GPL sera ouvert à la concurrence locale, le
rôle de la comptabilité de gestion comme instrument de contrôle et de maitrise des coûts
aura toute son importance, et celui qui sera le plus compétitif gagnera le marché.
CHAPITRE III : LA GESTION DES COUTS AU SEIN DES ENTREPRISES 115
SONATRACH ET NAFTAL
Conclusion du troisième chapitre :
Enfin les recommandations proposées, conduiront les deux entreprises vers une
amélioration continue de leur performance financière puis globale.
Conclusion générale
Conclusion générale
117
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION GENERALE :
Depuis le début de l‟ère industrielle, toutes les actions mises en œuvre par les entreprises ont
pour motivation la performance, dans le but d‟en assurer leur pérennité.
Le contrôle de gestion s‟avère donc l'outil principale qui garantit que les buts de l‟entreprise
sont correctement déclinés au sein de la structure.
La comptabilité de gestion est l‟un des outils de contrôle de gestion qui contribue à
l‟amélioration de la performance de l‟entreprise, et qui permet d‟assurer une analyse des coûts et un
contrôle de rentabilité à travers des méthodes de calcul des coûts qui propose une modélisation du
fonctionnement de l‟entreprise.
Notre étude nous a permis de décrire les différèrents systèmes de calcul des coûts afin de
révéler les insuffisances et de mettre en évidence l‟importance de la comptabilité de gestion pour la
mesure de la performance.
Dans le cadre de notre recherche nous avons analysé le système de comptabilité de gestion
existant au sein des entreprises Sonatrach et Naftal, cependant plusieurs insuffisances liées à la
méthode des coûts complets et au fonctionnement du système ne répondent pas aux exigences
actuelles.
Durant notre stage au sein des entreprises, nous avons conclu que l‟élaboration d‟un service
de comptabilité de gestion doit obéir à des principes et des règles de mise en place avec le respect
d‟un enchainement rigoureux. Après une analyse de certains indicateurs de performance des
entreprises, nous avons pu déduire que la mesure de performance de l‟entreprise est liée à l‟analyse
de ces derniers en comparant les prévisions aux réalisations ou à travers les évolutions. Cette
comparaison améliore la performance de l‟entreprise.
118
CONCLUSION GENERALE
Bien que le stage a été de courte durée, il nous a permis de concrétiser nos acquis théorique
sur la comptabilité analytique et ses méthodes de calcul de coût de revient dans lesquelles nous
avons essayé de vérifier nos hypothèses.
Première hypothèse : L‟hypothèse que l‟analyse des coûts par la méthode des coûts
complets soit un indicateur efficace pour mesurer la performance de l‟entreprise est infirmée,
puisqu‟il existe des méthodes modernes telles que l‟ABC qui procure des indicateurs plus efficace
pour mesurer la performance de l‟entreprise.
Troisième hypothèse : L‟hypothèse que le contrôle des coûts représente l‟action cruciale
vers l‟amélioration de la performance est confirmé, puisque le contrôle de coûts aide au suivi de la
performance, le calcul des coûts par la méthode traditionnelle permet à l‟entreprise de prendre des
décisions pour minimiser ses coûts, ce qui mène à une augmentation de sa rentabilité.
La performance peut être évaluée à travers sa capacité à atteindre les objectifs qu‟elle s‟est
fixée. C‟est ce que nous avons affirmé dans notre étude, qui assure le suivi et l‟amélioration de la
performance par ces différents outils tels que la comptabilité analytique et le contrôle budgétaire.
Nous devons comprendre non seulement comment se comportent les coûts mais aussi
comment utiliser des analyses distinctes pour les maitriser, tout en respectant le processus de
gestion. Ainsi les recommandations proposées, conduiront les entreprises vers une amélioration
continue de leurs performances financière puis globales pour qu‟à long terme, les deux entreprises
s‟inscrivent dans la concurrence internationale.
En définitive, nous espérons que notre travail a pu apporter des éclaircissements au sujet et a
pu aussi vous transporter les mots clés permettant de comprendre les principes de base de la gestion
des coûts pour un bon pilotage de la performance.
Bibliographie
Bibliographie
120
BIBLIOGRAPHIE
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de comptabilité de gestion, in Comptabilité, Contrôle, Audit, édition : Vuibert, 2006.
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https://www.petite-entreprise.net/P-3174-136-G1-les-indicateurs-de-performance-de-l-
entreprise.html.
http://auditeur.afnor.org/wp-content/uploads/2017/06/LIVRE-BLANC-
EVALUATION-DE-LA-PERFORMANCE.pdf
www.fondationbeati.org/demandeurs/Liens/Outil_Construire_un_plan_dxaction.doc
Annexes
125
ANNEXE
17716 ALGER
17731 ORAN
17721 SKIKDA
17730 H,MESSAOUD
17719 SETIF
17704 O,BOUAGUI
17714 TIARET
17734 B,BOUARRERIDJ
17706 BEJAIA
17702 CHLEF
17710 BOUIRA
17720 SAIDA
17708 BECHAR
17706 DJELFA
17709 BLIDA
17713 TLEMCEN
17705 BATNA
17725 EL KHROUB
VRAC
STOCK RAVIT RAVIT VENTE TRANSF TRANSF TRANSF VRAC CONSOMM STOCK
PRODUIT APPROVI PRODUCTION P/ COULAGE EXEDENT
INITIAL INTER INTRA TIERS INTER INTRA GD P/EMPLI INTER FINAL
SIRGH
SIRGHAZ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Um : TM
A D F
Coûts de Revient
Valorisation des « Industriels »
B
Coûts de Revient
Valorisation
Valorisation du « Industriels » Valorisation des
des Centres de
Processus de charges
Coûts de Revient Responsabilité
Production indirectes
« Complets » Budgétaires
Coûts de Revient
C Valorisation du « Industriels »
Processus de
Stockage,
Transfert et Coûts de Revient
« Complets »
Expédition
Tous Coûts
2018
Cri M Cri M-1 Ecart Valeur Absolu CRI Ecart Relatif CRI Cout Complet Prod Cout Complet M-1
Produit
Bup 0,00 0,00 0,00 -- 0,00 0,00
C1 0,00 0,00 0,00 -- 0,00 0,00
C2 625 487,79 980 981,62 355 493,83 0,64 6 938 926,91 8 583 570,10
C3 169 930 778,40 269 601 337,05 99 670 558,65 0,63 559 770 706,64 797 666 906,61
C3A 2 369 232,77 4 782 801,50 2 413 568,73 0,50 26 993 139,04 45 180 458,80
C4 131 202 323,96 211 521 524,46 80 319 200,50 0,62 441 636 316,06 653 513 135,43
C4A 7 630 507,69 13 389 420,87 5 758 913,18 0,57 39 961 987,89 51 896 908,71
C5 18 449,37 401 950,94 383 501,57 0,05 18 449,37 401 950,94
Gf 0,00 0,00 0,00 - 0,00 0,00
Gnl 0,00 0,00 0,00 - 0,00 0,00
IC4 0,00 0,00 0,00 - 0,00 0,00
Sum 311 776 779,98 500 678 016,44 188 901 236,46 0,62 1 075 319 525,91 1 557 242 930,59
Ecart Valeur
Montant M Montant M-1
Absolue
CRB Centre de Coût
Assistant Sûreté Interne 12 981 932,33 19 678 270,94 6 696 338,61
DÉPARTEMENT ADMINISTRATION
42 024 030,28 9 426 967,69 32 597 062,60
SOCIAL
DÉPARTEMENT APPROVISIONNEMENTS 11 445 673,66 7 187 668,74 4 258 004,92
DÉPARTEMENT FINANCES & JURIDIQUE 6 460 025,89 9 588 878,10 3 128 852,21
DÉPARTEMENT MAINTENANCE 187 740 676,95 200 160 853,40 12 420 176,46
DÉPARTEMENT MOYENS GÉNÉRAUX 16 583 318,26 16 531 203,87 52 114,39
DÉPARTEMENT PASSATION DE MARCHÉS 2 074 410,82 3 424 754,89 1 350 344,07
DÉPARTEMENT PRODUCTION 800 018 162,20 1 165 125 906,12 365 107 743,91
DÉPARTEMENT RESSOURCES HUMAINES 6 454 516,11 9 687 664,96 3 233 148,85
DÉPARTEMENT SÉCURITÉ 49 491 821,86 52 835 347,91 3 343 526,05
DÉPARTEMENT SYSTÉMES
7 850 436,38 9 722 834,47 1 872 398,09
D'INFORMATION ET DE GESTION
DÉPARTEMENT TECHNIQUE 21 675 022,58 25 067 021,91 3 391 999,33
DÉPARTEMENT TRAVAUX NEUFS 2 705 787,17 3 131 993,09 426 205,92
DIRECTION 623 734,64 919 582,92 295 848,28
FRAIS NON RÉPARTIS - - 0,00
Sous-direction Exploitation 579 304,16 735 206,32 155 902,15
Sous-direction Personnel 927 480,01 1 494 278,46 566 798,44
-- Centre Coûts Frais Communs (94 499 282,02) 17244525,18 111 743 807,20
Syndicat 182474,63 464913,52 282 438,89
Période P-1
Repère Code
Valeur de la Prime d‟assurance
Equipement Maintenance
Valeur Amortie
R2D2-Y 111111111 100000 DA
139
ANNEXE
8 000
R2D2-Y 111111111 80 100 DA 2 200 DA
DA
Nombre
Repère Code
Taux Horaire d‟Heures Coût Total
Equipement Maintenance
d‟Intervention
Coût Unitaire
Quantité du
Repère Code
N° Article d‟Articles Consommable Coût Total
Equipement Maintenance
Consommée (Article au
PUMP)
Coût Unitaire
Repère Code Quantité du Matériau
N° Article Coût Total
Equipement Maintenance Consommée (Article au
PUMP)
Coûts « Internes » de l‟Inspection = (Coût Total du Service Inspection sur la période / Nombre d‟Heures d‟Intervention total du Service
Inspection) x Nombre d‟Heures réalisées du Service Inspection sur l‟Equipement.
8 000
R2D2-Y 111111111 80 100 DA 2 200 DA
DA
12) Coûts des Utilités : même principe pour les autres coûts
Nombre Coût de
d‟Heures Revient
Consommations
Repère Code Consommation de Industriel Coût
Réelles sur la
Equipement Maintenance Réelle Marche de Total
période
réelles sur Kwatts/
la période Heure
5
10,28 Kwatts /
R2D2-Y 111111111 10 000 102 800 Kwatts 50 DA 140 000
Heures
DA
TABLE DES MATIÈRES
REMERCIEMENT
DEDICACE
SOMMAIRE
CHAPITRE I : LA GESTION DES COÛTS DE L’ENTREPRISE .............................................. Erreur ! Signet non défini.
Section 1: La comptabilité de gestion comme outil de gestion des coûts .................. Erreur ! Signet non défini.
1. Présentation de la comptabilité de gestion : ........................................................... Erreur ! Signet non défini.
1.1. De la comptabilité financière à la comptabilité de gestion : ...................... Erreur ! Signet non défini.
1.1.1. Principales différences entre la comptabilité financière et la comptabilité de gestion : .Erreur !
Signet non défini.
1.1.2. Les insuffisances de la comptabilité financière: ................................. Erreur ! Signet non défini.
1.1.3. L’apport de la comptabilité de gestion : ............................................. Erreur ! Signet non défini.
1.2. Définition de la comptabilité de gestion : .................................................. Erreur ! Signet non défini.
1.2.1. Son évolution : .................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
1.3. Objectifs principaux de la comptabilité de gestion : .................................. Erreur ! Signet non défini.
1.3.1. L’axe calcule des coûts et analyse de la rentabilité : .......................... Erreur ! Signet non défini.
1.3.2. L’axe contrôle de gestion : ................................................................. Erreur ! Signet non défini.
1.3.3. L’axe aide à la prise de décision ......................................................... Erreur ! Signet non défini.
1.4. Construction d’un système de comptabilité de gestion :........................... Erreur ! Signet non défini.
2. Notion sur la gestion des coûts : ............................................................................. Erreur ! Signet non défini.
2.1. Définition d’un coût : ................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
2.2.Caractéristiques générales du coût ............................................................. Erreur ! Signet non défini.
2.2.1. Le champ d’application :..................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.2.2. Le contenu : ........................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
2.2.3. Le moment du calcul: ......................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.3. Objet de coût :............................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
2.4. Le concept d’inducteur de coût :................................................................ Erreur ! Signet non défini.
2.5. Les centres de calculs : ............................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.6. Classification des coûts : ............................................................................ Erreur ! Signet non défini.
2.6.1. Coûts directs et indirects: ……………………………………………………………………………………………………12
2.6.2.couts variables ou fixes:.…………………….…………………………………………………………………………………12
2.6.3.. Coûts réels et standards: ................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.6.4. Coûts complets et coûts partiels : ...................................................... Erreur ! Signet non défini.
146
TABLE DES MATIERES
Section 2: La gestion des coûts par l’analyse des coûts: ............................................ Erreur ! Signet non défini.
1. Les méthodes traditionnelles d’analyse des coûts et leurs limites : ........................ Erreur ! Signet non défini.
1.1. Méthode des coûts complets « Full costing » et répartition des charges:. Erreur ! Signet non défini.
1.1.1. Définition du coût complet :............................................................... Erreur ! Signet non défini.
1.1.2. Le calcul d’un coût complet par la méthode traditionnelle des centres d’analyse : ........Erreur !
Signet non défini.
1.1.3. Récapitulatif de la méthode des centres d’analyses : ........................ Erreur ! Signet non défini.
1.1.4. Limites de la méthode : ...................................................................... Erreur ! Signet non défini.
1.2. La méthode d’imputation rationnelle des charges fixes : .......................... Erreur ! Signet non défini.
1.3. La méthode du coût partiel « Direct costing »: ......................................... Erreur ! Signet non défini.
1.3.1. Définition des coûts partiels : ............................................................. Erreur ! Signet non défini.
1.3.2. Les principales méthodes de calcul des coûts partiels : ..................... Erreur ! Signet non défini.
1.3.3. Limites et dangers du direct costing: ................................................. Erreur ! Signet non défini.
1.4. La méthode des coûts préétablis (Coûts standards) : ................................ Erreur ! Signet non défini.
1.4.1. Définition : .......................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
1.4.2. Le calcul des coûts standards : ........................................................... Erreur ! Signet non défini.
2. Les nouvelles approches de la gestion des coûts et de la performance : ................. Erreur ! Signet non défini.
2.1. L’Activity Based Costing (ABC) : .................................................................. Erreur ! Signet non défini.
2.1.1. Généralités sur la méthode A.B.C : ..................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.1.2. La méthode ABC (Activity Based Costing) ou l’approche des coûts par activités: Erreur ! Signet
non défini.
2.1.3. Les particularités de la méthode ABC au regard de la méthode traditionnelle : . Erreur ! Signet
non défini.
2.1.4. Le principe de la méthode ABC : ........................................................ Erreur ! Signet non défini.
2.1.5. Apports et limites de la méthode : ..................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.2. L’Activity Based Management (A.B.M):...................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.2.1. De l’ABC à l’ABM :............................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.2.2. Définition de la méthode ABM : ......................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.2.3. Les outils de l’ABM: ............................................................................ Erreur ! Signet non défini.
Les outils de l’Abm se présentent comme suit............................................. Erreur ! Signet non défini.
Section 3 : La gestion des coûts par le contrôle de gestion ........................................ Erreur ! Signet non défini.
1. Généralité sur le contrôle de gestion : .................................................................... Erreur ! Signet non défini.
1.1. Définition du contrôle de gestion : ............................................................ Erreur ! Signet non défini.
1.2. Le processus du contrôle de gestion : ........................................................ Erreur ! Signet non défini.
1.3. Le contrôle de gestion spécifique aux coûts : ............................................ Erreur ! Signet non défini.
1.4. La comptabilité de gestion outil essentiel du Contrôle de gestion : ......... Erreur ! Signet non défini.
2. Contrôle des coûts : ................................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
2.1. Le coût comme moyen de contrôle : ......................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.2. Le calcul et l’analyse des écarts sur coûts : ................................................ Erreur ! Signet non défini.
2.2.1. Principe : ............................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
2.2.2. Le modèle d’analyse des écarts sur coûts : ........................................ Erreur ! Signet non défini.
2.3. Le rôle stratégique du contrôle des coûts : ................................................ Erreur ! Signet non défini.
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE LA PERFORMANCE DE L’ENTREPRISE ............... Erreur ! Signet non défini.
Section 1: Contenu de la notion de performance....................................................... Erreur ! Signet non défini.
1. Définition de la performance : ................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
2. Les approches de la performance : .......................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.1. L’approche financière : ............................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.2. L’approche non financière : ....................................................................... Erreur ! Signet non défini.
3. Les principaux critères de performance :................................................................. Erreur ! Signet non défini.
4. Typologie de la performance :................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
4.1. La performance stratégique : ..................................................................... Erreur ! Signet non défini.
4.2. La performance concurrentielle:………………………………………………………………………………………………….45
4.3. La performance socio-économique:……………………………………………………………………………………………45
4.3.1. La performance organisationnelle :.................................................... Erreur ! Signet non défini.
4.3.2. La performance sociale :..................................................................... Erreur ! Signet non défini.
4.3.3. La performance économique et financière : ...................................... Erreur ! Signet non défini.
147
TABLE DES MATIERES
2.3. Présentation de la direction d’accueil : Direction finance et comptabilité: .......... Erreur ! Signet non
défini.
2.3.1. Le service comptabilité analytique : ................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.3.2. Les produits distribués par la branche GPL: ....................................... Erreur ! Signet non défini.
Section 2 : Présentation du système de comptabilité de gestion des deux entreprises comme base de leurs
gestions des coûts……………………………………………………………………………………………………………………………………….
Erreur ! Signet non défini.
1. Présentation du système de comptabilité gestion de Sonatrach : ........................... Erreur ! Signet non défini.
1.1. Le projet de comptabilité analytique au sein de l’Activité LQS : ................ Erreur ! Signet non défini.
1.2. Mise en service de la comptabilité analytique d’exploitation :.................. Erreur ! Signet non défini.
1.3. Le processus analytique de Sonatrach : ..................................................... Erreur ! Signet non défini.
1.3.1. La liquéfaction et séparation du GPL au niveau du complexe GP1Z : Erreur ! Signet non défini.
1.4. Présentation de la méthode d’analyse des coûts au niveau de l’activité LQS : .... Erreur ! Signet non
défini.
1.4.1. Méthodes appliquée pour le calcul des coûts au niveau du projet analytique : .. Erreur ! Signet
non défini.
1.4.2. Méthodes appliquée pour le calcul des coûts au niveau de département budget et contrôle
budgétaire : .................................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
2. Présentation du système de comptabilité gestion de Naftal : ................................. Erreur ! Signet non défini.
2.1. Présentation du système de comptabilité analytique « WINCANAL » : ..... Erreur ! Signet non défini.
2.1.1. Le plan comptable analytique : .......................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.1.2. La codification analytique :................................................................. Erreur ! Signet non défini.
2.2. Présentation de la méthode d’analyse des coûts au niveau de NAFTAL : . Erreur ! Signet non défini.
2.2.1. Le fonctionnement de la méthode des coûts complets utilisée par NAFTAL : ..... Erreur ! Signet
non défini.
2.2.2. Le traitement des charges : ................................................................ Erreur ! Signet non défini.
2.3. Flux des produits dans l’entreprise : ........................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.4. Détermination du coût de revient du produit B13 :................................... Erreur ! Signet non défini.
2.4.1. Coût de ravitaillement : ...................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.4.2. Coût d’emplissage : ............................................................................ Erreur ! Signet non défini.
2.4.3. Coût de stockage conditionné : .......................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.4.4. Coût de distribution : .......................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.4.5. Coût de revient : ................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
2.5. Calcul de la marge : .................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.6. détermination du résultat analytique : ...................................................... Erreur ! Signet non défini.
Section 3 : L’impact de la gestion des coûts sur la performance ................................ Erreur ! Signet non défini.
1. Cas Sonatrach: ........................................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
1.1. Le système de management de performance :.......................................... Erreur ! Signet non défini.
1.2. Les indicateurs de performance de Sonatrach Activité LQS : .................... Erreur ! Signet non défini.
1.3. Le contrôle des coûts et l’analyse de la performance: ............................... Erreur ! Signet non défini.
1.4. Coûts annuel de séparation GPL : ............................................................. Erreur ! Signet non défini.
1.5. Les Charges d’exploitation -Activité LQS -: ................................................. Erreur ! Signet non défini.
1.6. La séparation du GPL : ................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
1.7. Essaie de calcul du coût opératoire GPL : .................................................. Erreur ! Signet non défini.
2. Cas Naftal................................................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
2.1. L’analyse de la performance de NAFTAL : .................................................. Erreur ! Signet non défini.
2.1.1. Indicateurs de performance : ............................................................. Erreur ! Signet non défini.
2.2. Analyse des charges : ................................................................................. Erreur ! Signet non défini.
2.3. Analyse des ventes: .................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.4. Analyse des résultats analytiques : ............................................................ Erreur ! Signet non défini.
2.4.1. Le coût de revient par produit :.......................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.4.2. Taux de couverture :........................................................................... Erreur ! Signet non défini.
2.4.3. Le résultat analytique par produit : .................................................... Erreur ! Signet non défini.
3. Critiques et recommandations : .............................................................................. Erreur ! Signet non défini.
3.1. Critiques : ................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
3.2. Recommandations : ................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
149
TABLE DES MATIERES