المملكــة المغربيــة
Royaume du Maroc
وزارة الفالحة والصيـد البحـري والتنمية القروية والمياه والغابات
Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts
Rapport de stage
D’initiation
Stage effectué au sein du Département de l’Agriculture :
Service « gestion Budgétaire » de la « Direction Financière ».
Réalisé par : Tuteur de stage :
Adnane Lakhel Mr.El Amrani Najib
Remerciements.
Introduction.
Chapitre 1 : présentation du ministre de l’agriculture et de la pêche maritime
Section1 : Généralités sur le Ministère d’Agriculture et de la Pêche Maritime du
Développement Rural et des Eaux et Forêts
Section 2 : Présentation du Direction Financière :
Chapitre 2 : gestion des crédits budgétaires
Section 1: Présentation du système de la gestion intégrée de la dépense publique
(GID)
Section 2 : actes de mise en place des crédits
Conclusion.
2
REMERCIEMENTS
C’est avec un grand plaisir que je me permets d’exprimer mes gratitudes et mes vifs
remerciements à tous ceux et celles qui par leurs efforts ou par leurs conseils, ont rendu
possible la réalisation de ce travail
Je profite de cette opportunité pour adresser mes remerciements à Mme Touria HAMID EL
BALGHITI, pour m’avoir soutenu et pour ses recommandations judicieuses tout au long de
cette période de ce stage, ainsi que pour sa présence constante à mes coté.
Mes remerciements vont également à Mr Aziz FATHI et Mlle Aicha El AMRANI pour ce
Suggestions et ses recommandations et pour le temps qu’ils m’ont accordé.
Mes chaleureux remerciements à Mlle Manar BALADI, qui m’a donné suffisamment
d’informations pour mener à bien mon stage et rédiger ce modeste rapport.
Je n’oublie pas tous les membres de ma famille qui m’ont voulue être la meilleure. Ils ne m’ont
épargné aucun effort pour mon bien-être. Leurs apports matériel et moral.
En bref, tous ceux qui m’ont prêté main forte de près ou de loin à la réalisation de ce travail
trouvent ici l’expression de ma profonde gratitude
3
Introduction
Dans le cadre du contexte national et international, le gouvernement du Maroc a lancé, au cours
des dernières années, une vaste réforme de l’administration publique visant à moderniser et à
améliorer la gouvernance de la gestion publique.
La politique de modernisation et de réforme, menée depuis plusieurs années par le Ministère de
l’Economie et des Finances s'inscrit dans le processus global de la réforme de l'administration
publique marocaine. Cette stratégie de modernisation globale et progressive vise en particulier le
renforcement de l’efficacité et l’efficience de l’administration, la rationalisation de ses dépenses
et l’amélioration de la qualité des services rendus.
Très tôt, le Département de l’Agriculture s’est inscrit dans cette approche de modernisation
notamment en mettant en exergue la réforme du secteur de la gestion budgétaire et comptable
qui constitue la logistique et le support fondamental pour le fonctionnement
Des structures centrales et déconcentrés pour la réalisation des objectifs et des missions projetées
par notre département.
Comme un étudiant à l’école nationale de commerce et gestion à Settat, je suis amenée à passer
un stage au cours d’études au sein d’un établissement privé ou public, dans le but d’appliquer les
concepts et connaissances théorique étudiés durant ma formation et s’imprimer plus empalement
du monde du travail.
Dans ce stade, Mon choix a porté sur le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime
(MAPM), dans la mesure où, faisant partie du secteur public, était obligée de suivre le
changement imposé pour son environnement, et par conséquent à fournir beaucoup d’effort en
mettant en place des actions de modernisation et son système de gestion notamment en matière
de gestion du budget du Ministère
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Chapitre 1 :
présentation du
ministre de
l’agriculture et de la
pêche maritime
Section1 : Généralités sur le Ministère d’Agriculture et de la Pêche
Maritime
Le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime du Développement Rural et des Eaux et Forêts
–Département de l’Agriculture – est chargé d’élaborer et de mettre en œuvre la politique du
Gouvernement dans le domaine agricole.
Historiquement, aussitôt que le Maroc a accédé à son indépendance en 1956, les responsables qui se
sont préoccupés, conformément aux hautes carence qui existent en matière de texte régissant
l’organisation et l’activité de ce département chargé, désormais, de l’élaboration et la mise en œuvre de la
politique agricole nationale.
A l’aube de l’indépendance, ce département souffrait, en effet, de l’absence d’un texte générale
définissant d’une manière précise son organisation et ses attributions, du fait, qu’il avait hérité de
l’ancienne Direction de l’Agriculture, des forêts et du commerce de l’ex-administration du régime du
protectorat français, un certain nombre de texte particuliers, relatifs à des attributions spécifiques à tel
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service qui la composaient.
Missions du Ministère d’Agriculture et de la Pêche Maritime :
D’après l’arrêté du ministre de l'agriculture et des pêches maritimes du Développement Rural et des
Eaux et Forêts n° 1036.09 du 25 JOUMADA I 1430 (21 mai 2009) fixant les attributions et
l'organisation des divisions et services relevant des directions centrales du ministère de l'agriculture et des
pêches maritimes - département de l'agriculture-.
Le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime du Développement Rural et des Eaux et Forêts
–Département de l’Agriculture – est chargé d’élaborer et de mettre en œuvre la politique du
Gouvernement dans le domaine agricole. Il est chargé, sous réserve des attributions dévolues aux autres
départements ministériels, des missions suivantes :
Définir et mettre en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de l’aménagement
agricole ;
Etudier et élaborer une stratégie d’intervention visant l’amélioration et la restructuration de l’état des
structures du secteur agricole ;
Prendre les dispositions nécessaires pour rationaliser l'utilisation des ressources en eau pour
l'irrigation ;
Elaborer et mettre en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la promotion de la
production agricole et assurer la mise à niveau des organisations professionnelles agricoles dans le
cadre des filières de production ;
Prendre toutes les mesures visant à encourager l'investissement dans le secteur agricole ;
Procéder aux études et recherches visant le développement de l'agriculture aux niveaux régional et
national ;
Elaborer les textes juridiques et réglementaires relatifs aux activités agricoles ;
Collecter, analyser et diffuser les statistiques et les informations agricoles ;
Définir et mettre en œuvre la stratégie dans les domaines de l’enseignement supérieur agricole, de la
recherche agronomique et de la formation technique et professionnelle agricoles ;
Participer aux négociations relatives au libre-échange dans le domaine agricole et la gestion des
accords dans ce domaine ;
Conduire toutes les études prospectives relatives à la recherche des débouchés rémunérateurs pour les
productions végétales et animales ;
Elaborer et participer aux études et projets de transformation et de valorisation par l’industrie des
productions végétales et animales ;
Etudier et suivre l’évolution des marchés nationaux et internationaux et des prix des produits
agricoles, ainsi que des coûts de production et proposer les mesures d’intervention appropriées ;
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Elaborer la politique gouvernementale en matière de la sécurité sanitaire des plantes, des animaux et
des produits alimentaires sur l’ensemble du territoire national et au niveau des postes frontières
(MAPM 2010).1
II. l’Organigramme du M.A.P.M :
Ministre
Cabinet du Ministre Inspection Général
CGDA
Secrétaire Général
Division de la
Communication
D. De la Direction des
Directions D du Direction des
stratégie et des affaires
régionales développement systèmes
statistiques administratives
des filières de d’information
et juridiques
production
D de l’irrigation et Direction des
Direction de ressources Direction
de l’aménagement de
l’enseignement humaines financière
l’espace agricole
de la formation
et de la
recherche
1
Consulté : www.agriculture.gov.ma
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Section 2 : Présentation du Direction Financière :
Afin de permettre au département de l’Agriculture d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés, la
direction financière constitue une structure clé au sein de ce département organisé autour de plusieurs
missions liées à la mise en place de tous les moyens humains, matériels, logistiques et techniques qu’elle
2
met à la disposition des différents services du Ministère.
I .L’organigramme de la direction financière :
La Direction Financière est créé suite à la nouvelle restructuration du département de l’Agriculture
dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV), elle comprend 4 divisions et 11 services.
La direction
Financière
Etablissements
Gestion Financements Contrôle de publiques et des
Financière Gestion participations
Service de
Comptabilité financements S de contrôle
de gestion
Gestion opérationnelle S des
S de gestion établissements
budgétaire des assurances
S de contrôle publics et des
agricoles participations
Programmation de gestion
budgétaire financière
S de gestions des
S de S de contrôle contrats et
l’ingénierie de gestion des programmes.
Financière des incitations et
projets des aides
les missions de la direction financière:
Des réformes institutionnelles ont entraînés une réorganisation du département et une création de
nouvelles structures pour l’accompagnement de la mise en œuvre du Plan Maroc Vert. Ce dernier a initié
une réforme institutionnelle profonde et globale au niveau du secteur agricole et qui s’est traduite par la
nouvelle réorganisation du Département de l’Agriculture et la redéfinition des missions et attributions de
ses structures qui a entrainé par la suite une naissance de la direction financière. Les missions principales
2
Arrêté du ministre de l'agriculture et des pêches maritimes n° 1036.09 du 25 joumada I 1430
(21 mai 2009).
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de cette direction sont les suivantes :
La préparation du budget du département de l’Agriculture et le suivi de son exécution ;
Le pilotage de l’action du département de l’Agriculture à travers la mise en place d’outil de
reportions et de contrôle de gestion ;
L’établissement des rapports comptables ;
Le suivi continu des établissements publics relevant du département de l’Agriculture, et les
contrats programmes signés avec les Organisations Professionnelles relatif aux filières de
production ;
La gestion des relations avec les chambres d’agriculture ;
La participation à la recherche de sources de financements au profit des projets du département
auprès des bailleurs de fonds nationaux et internationaux.3
3
Consulté : www.sgg.gov.ma
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Chapitre 2 : gestion
des crédits
budgétaires
La gestion des crédits est le processus traitant la mise en place et les mouvements de crédits depuis la
transmission des morasses définitives, jusqu’aux reports et consolidations. L’objectif est de permettre une
traçabilité et un respect des normes de la comptabilité offrant aux gestionnaires et financiers la possibilité
de suivre l’exécution et assurer une maîtrise des deniers de l’Etat.
Section 1: Présentation du système de la gestion intégrée de
la dépense publique (GID)
Notion et objectifs du GID :
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Le système de gestion intégré de la dépense « GID » est un système d’information budgétaire et
comptable commun à l’ensemble des acteurs de la dépense publique. Ce système piloté par la Trésorerie
Générale du Royaume dans une approche partenariale avec les utilisateurs ciblés - (Ordonnateurs, Sous
Ordonnateurs, Trésoriers Ministériels et Trésoriers Provinciaux), vise à offrir un service d’exécution de la
dépense dans les meilleures conditions de fiabilité, célérité et d’efficacité. Ce système qui intègre
l’ensemble des données financières et budgétaires de l’Etat met à la disposition des gestionnaires et des
décideurs des outils de pilotage et d’analyses financières de la dépense publique, il s’agit tout autant du
REPORTING opérationnel et du REPORTING décisionnel donnant aux décideurs une traçabilité et une
visibilité à même de permettre au-delà de la restitution des données, de prendre des décisions en termes
d’évaluation ou d’orientation.
Le système GID a pour objectif l’automatisation du suivi comptable des crédits budgétaires de la Loi de
Finances en vue d’assurer une exploitation optimale des données, de procéder aux contrôles
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réglementaires et comptables de la dépense, d’éditer les situations comptables et, en définitive, de
faciliter l’élaboration de la Loi de règlement.
Aussi, l'objectif principal de la mise en œuvre du GID est l’exécution de la dépense publique dans les
meilleures conditions de qualité et de célérité pour permettre aux décideurs et aux gestionnaires publics
de gérer efficacement leurs projets en rapport avec le principe de résultat.
La concrétisation d'une telle finalité nécessite la réalisation des objectifs stratégiques suivants :
la réduction des coûts et des délais de traitement des actes de la
dépense publique :
C'est le premier objectif assigné au système GID. Sa concrétisation nécessite de mener un chantier de
l’ingénierie des processus de la dépense en vue de leur rationalisation et leur simplification.
Sur le plan informatique, le principe est la saisie unique de l'information par l'initiateur de l'opération et la
communication de l'information saisie, aux autres intervenants dans le processus de la gestion de la
dépense. En effet dans l’enchainement du processus d’un acte de dépense, le système GID a introduit un
principe fondamental qui fait de l’Ordonnateur ou du Sous Ordonnateurs l’acteur principal déclenchant
l’opération, Il s’agit du principe de la saisie unique lors de la saisie de l’opération chez l’initiateur.
Conformément aux procédures réglementaires, l’intervention des autres acteurs au niveau des stades de
visa de régularité, de visa de validité (Trésoriers Ministériels et Trésoriers Provinciaux), ou de visa de la
Direction du Budget s’exprime tout simplement par l’enrichissement de cet acte (visa ou rejet). Car, ils ne
peuvent y apporter aucune modification ou changement de la consistance de cette opération.
la réduction des délais d'élaboration des lois de règlement :
De part donc l’approche intégrée de gestion mise en place, prenant en considération les acteurs et les
actes dans leurs relations administratives et territoriales, le système GID va permettre par la possibilité de
consolidation des données de tous les utilisateurs, la confection de la loi de règlement dernier acte de
contrôle de la Loi de Finance avant son apurement.
Le système GID permet en outre une concordance en temps réel des comptabilités des différents acteurs
de la dépense, l'accélération du processus d'élaboration des états de synthèses.
le suivi de l'exécution de la Loi de Finances :
Ce nouveau système restitue des données comptables fiables et en temps réel permettant
d’assurer le suivi de l’exécution de la Loi de Finances, le suivi des consommations des crédits
budgétaires et une meilleure gestion de la Trésorerie de l'Etat. A ce titre, l’exploitation des données dans
le système GID aboutit à élaborer et éditer des tableaux de bord pertinents. Ainsi, ce système constitue :
Un levier de modernisation de l'administration et d’amélioration de la productivité de l’Etat et
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de la transparence.
Un socle de mise en œuvre des réformes budgétaires capable d’intégrer tous les changements
de par son agilité à la différence des systèmes clos et rigide,
Un outil capable de fournir, en temps réel, l'information nécessaire à la prise de décisions.
Un outil de convergence vers l’assurance d’un service de qualité à tous les acteurs de la
dépense publique.4
Partenaires utilisateurs du système GID :
Tous les acteurs institutionnels de la dépense publique utilisateurs du système GID à savoir sont:
Les Ordonnateurs et leurs Sous Ordonnateurs,
La Direction du Budget du Ministère de l’Economie et des Finances,
Les Trésoriers Ministériels et la Trésorerie Générale du Royaume acteurs de contrôle et
d’assistance.
Certaines améliorations apportées par le GID dans le Schéma ci-dessous :
Dématérialisation de 70 à 80% de certains actes de la dépense, cette dématérialisation réduit
considérablement les couts et les délais de ces actes
La délégation des crédits se fera en un clic au lieu de 5 mois et moins d'une journée pour le
reglement d'une dépense
Simplification à 70% des circuits et procédures d’exécution des crédits et la
réduction à 80% des coûts et des délais de traitement des actes de la dépense,
Une célérité, une efficacité et une efficience à travers l'accélération du traitement des actes
administratifs et une rationalisation et une simplification des circuits des procédures d’exécution des
dépenses
Amélioration considérable des délais et de la qualité de l’élaboration des comptes administratifs.
4
Consulté wwww.gid.gov.ma
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Section 2 : actes de mise en place des crédits
La délégation de crédit.
La délégation de crédit est la mise à la disposition des Sous-Ordonnateurs des crédits nécessaires à la
réalisation de leurs programmes. Cette opération est effectuée par l’ordonnateur. Ces crédits sont
délégués aux Sous-Ordonnateurs qui peuvent engager et payer des dépenses sous le contrôle et la
responsabilité de l’Ordonnateur.
Les montants des crédits délégués ne peuvent en aucun cas dépasser les crédits disponibles au
niveau des rubriques objet de la délégation.
Procédure de la mise en place des crédits délégués :
Transmission de la demande de la Délégation de crédits :
Chaque Direction Centrale envoi au Service de Gestion Budgétaire une demande de délégation précisant
une répartition du crédit à déléguer par structure et par ligne budgétaire.
Traitement de la délégation :
Le Service de Gestion Budgétaire (SGB) assure le traitement de la demande de crédit. Ce
traitement suit le circuit suivant:
La saisie des éléments de la demande sur le système de la Gestion Intégré de la Dépense
(SGID) ;
La vérification, par un agent, des éléments saisis, puis par le Chef du Service de la Gestion
Budgétaire ;
Signature de la délégation par le Directeur Financier.
La délégation est ensuite transmise à la Trésorerie Ministérielle (TM) pour visa.
Visa de la délégation :
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Dès la réception de la délégation de crédit, la Trésorerie Ministérielle (TM) procède au contrôle
de conformité. Elle met à jour sa comptabilité, procède au visa de l’ordonnance de délégation (dans un
délai de 2 jours) et informe le Service de Gestion Budgétaire (SGB) et l’Ordonnateur.
Mise à disposition de crédit :
Après visa de la demande de crédit, l’Ordonnateur transmet ladite demande au Sous-Ordonnateur
concerné via GID. C’est le point déclencheur du processus de dépense pour les Sous-Ordonnateurs
La subvention
La subvention est une aide financière qui est accordée par l’Etat aux différents Etablissements Publics
Agricoles (ORMVA, IAV Hassan II, INRA, ENAM, EACCE, ONICL, Chambres d’Agricultures,
L’ONSSA...) afin d’alimenter les comptes desdits établissements par les fonds nécessaires pour leur
fonctionnement et l’exécution de leurs programmes.
Procédure de la mise en place de la subvention :
Elaboration de la décision de subvention :
L’Ordonnateur procède à l’élaboration de la décision de subvention qu’il transmet à la Direction
du Budget du Ministère de l’Economie et des Finances pour visa.
Visa de la décision :
A la réception de la décision de subvention, et dans le cas ou elle ne présente aucune anomalie, la
Direction de Budget vise ladite décision et la retransmet à l’Ordonnateur.
Dans le cas ou la décision présente une anomalie, elle est retournée au Service de Gestion
Budgétaire pour rectification.
Elaboration de la fiche navette :
Après réception de la décision visée par la Direction de Budget, le Service de Gestion Budgétaire
procède dans le jour qui suit au plus tard à l’élaboration de la Fiche Navette qu’il transmet à la Trésorerie
Ministérielle (TM) pour visa.
Visa de la Fiche Navette :
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A la réception de la Fiche Navette, et après contrôle de conformité, la Trésorerie Ministérielle
vise ladite fiche et la renvoie à l’Ordonnateur.
Dans le cas où la décision présente une anomalie, elle est retournée au Service de la Gestion
Budgétaire pour mandatement.
Elaboration du bordereau d’émission pour mandatement :
Une fois la Fiche Navette reçue, le Service de Gestion Budgétaire (SGB), élabore le bordereau
d’émission (BE) pour mandatement au plus tard le jour suivant. Il le transmet à la Trésorerie Ministérielle
pour visa.
Visa du bordereau d’émission :
Après vérification de bordereau d’émission, la Trésorerie Ministérielle appose son visa et informe
l’Ordonnateur.
Dans le cas ou le bordereau d’émission présente une anomalie, il est retourné au Service de la
Gestion Budgétaire pour rectification.
Virement des fonds dans les comptes des bénéficiaires.
La Trésorerie Ministérielle procède au Virement des fonds dans les comptes des Etablissements
Publics à partir du jour suivant le visa du Bordereau d’émission.
Exemple 1: la délégation de crédit
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Exemple 2 : la subvention
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Section 3 : mouvements des crédité
Ces mouvements (virement, réduction) peuvent avoir lieu pendant l’exercice budgétaire, ils consistent à
apporter des changements sur les crédits disponibles suite à une décision prise par l’Ordonnateur et après
visa du Trésorier Ministériel et la Direction du Budget.
Virement de crédit :
Le virement de crédit est le transfert d’un crédit d’une rubrique budgétaire sur une autre à l’intérieur d’un
même chapitre du budget. On distingue deux types de virements de crédit :
Virement globalisé :
C’est un virement qui peut être opéré entre lignes d’un même paragraphe et ne
nécessite que le visa de la Trésorerie Ministérielle.
Procédure de virement globalisé :
Elaboration de la demande de virement :
Pour des besoins d’alimentation des lignes budgétaires, les Ordonnateurs et les Sous-Ordonnateurs
peuvent procéder au virement globalisé. Ce virement est opéré par les Ordonnateurs et les Sous-
Ordonnateurs à l’intérieur d’un même paragraphe de la morasse budgétaire.
Elaboration et visa de la décision de virement :
Dans le cadre de virement globalisé, les Ordonnateurs et les Sous-Ordonnateurs établissent une décision
de virement qui est transmise pour visa à la Trésorerie Ministérielle (cas des Ordonnateurs) ou à la
Trésorerie Provinciale (cas des Sous-Ordonnateurs).
Visa de la décision :
A la réception de la décision de virement par la Trésorerie Ministérielle ou la Trésorerie
Provinciale, elle est visée par l’instance compétente et retournée à l’Ordonnateur ou au Sous-Ordonnateur
dûment visée.
Dans le cas de rejet de visa, la décision de virement est retournée pour la satisfaction de
l’observation.
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Notification de décisions de virement :
Les Sous-Ordonnateurs opèrent les virements à leur niveau. A la fin de chaque semestre, ils
transmettent à l’Ordonnateur (Direction Financière) un état récapitulatif des virements opérés le long du
semestre.
Virement avec visa de la Direction du Budget :
Ce virement intervient lorsqu’il s’agit d’un virement d’un paragraphe à un autre ou d’un article à
un autre. Ce type de virement nécessite le visa de la Trésorerie Ministérielle et de la Direction du Budget.
Procédure de virement avec décision de la DB :
Seul l’Ordonnateur, pour des besoins d’alimentation des lignes budgétaires, peut
procéder au virement avec visa de la Direction du Budget. Ce virement s’opère entre
paragraphes et entre articles de la morasse budgétaire.
Le Service de la Gestion Budgétaire reçoit la demande de virement et élabore la décision
de virement qu’il transmet à la Trésorerie Ministérielle pour visa dans un délai de deux
jours ouvrables.
A la réception de la décision de virement par la Trésorerie Ministérielle, cette dernière
procède au visa et la retourne au Service de la Gestion Budgétaire dûment visée. Dans le
cas de rejet, la décision de virement est retournée pour satisfaction du rejet.
Après visa de la Trésorerie Ministérielle, l’Ordonnateur transmet ladite décision à la
Direction du Budget accompagnée d’une note de présentation expliquant les raisons du
recours au virement.
Après visa, la décision est retournée au Service de la Gestion Budgétaire. Ensuite, les
lignes bénéficiaires sont alimentées par les crédits.
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II. Réduction des crédits délégués :
En vue d’assurer une gestion rationnalisée des crédits, ou face à des événements imprévus,
l’Ordonnateur est amené parfois à diminuer ou à annuler les crédits délégués à un Sous-Ordonnateur pour
qu’ils soient redéployés dans d’autres programmes ou d’autres activités.
Procédure de réduction des crédits délégués :
Elaboration de l’état de réduction de crédit délégué.
Le Sous-Ordonnateur établit l’état de réduction de crédit délégué conformément au modèle
prédéfini et le transmet au Trésorier Provincial après signature pour certification.
Visa de la réduction du crédit par le trésorier provincial
Le Trésorier Provincial dispose d’un délai de deux jours ouvrables à compter de la date de
réception de la demande de réduction de crédit pour certifier ou émettre des observations.
Dans le cas où cette demande présente des anomalies, elle est retournée au Service de la Gestion
Budgétaire pour amendement avec indication des observations.
Mise à jour de la comptabilité.
A la réception de la réduction de crédit certifié, le Sous-Ordonnateur procède à la mise à jour de
sa comptabilité et transmet la réduction de crédit à la Direction Financière (Service de la Gestion
Budgétaire) pour signature qui l’envoi à son tour à la Trésorerie Ministérielle pour approbation.
Visa de la Trésorerie Ministérielle de la réduction du crédit.
Cette réduction est notifiée au Sous-Ordonnateur par le Service de la Gestion Budgétaire après le
visa de La Trésorerie Ministérielle.
Après visa de la réduction de crédit, la Direction Financière (Service de la Gestion Budgétaire) en
qualité d’Ordonnateur et le Sous-Ordonnateur procèdent à la mise à jour de leur comptabilité. Le Sous-
ordonnateur en informe le Trésorier Provincial.
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Annexes
LISTE DES ABREVIATIONS
ADA : Agence de Développement Agricole
BE : Bordereau d’Emission
ONCA
DB : Direction du Budget
DC : Direction Centrale
DCP : Délégation de Crédit de Paiement
DF : Direction Financière
DRA : Direction régionale de l’Agriculture
EACCE : Etablissement Autonome de coordination et de contrôle des Exportations
ENAM : Ecole Nationale de l’Agriculture de Meknès
EP : Etablissements Publics
ERCD : Etat de Réduction des Crédits Délégués
FDA : Fonds de Développement Agricole
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FN : Fiche Navette
IAVH II : Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II
INRA : Institut National de la Recherche Agronomique
MAPM : Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime
ONICL : Office National Interprofessionnel des Céréales et des Légumineuses
ONSSA : Office National de la Sécurité Sanitaire des Aliments
OR : Ordonnateur
ORMVA : Office Régional de Mise en Valeur Agricole
PMH : Petit et Moyen hydraulique
PNEEI : Programme National d’Economie de l’Eau d’Irrigation
SEGMA : Services gérés d’une Manière Autonome
SGB : Service de la Gestion Budgétaire
SGID : Système de Gestion Intégrée de la Dépense
SO : Sous Ordonnateur
TM : Trésorerie Ministérielle
TP : Trésorier Provincial
Travaux PPP : Travaux Partenariat Privé Public
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conclusion
Un stage de formation reste toujours un moyen
fondamental pour renouer entre la théorie et la
pratique.
Mon stage à la M.A.P.M.D.R.E.F m’a permis
d’acquérir de nouvelles connaissances et m’a
surtout donné une idée sur la vie
professionnelle.
J’ai, à travers ce stage, eu l’occasion de mettre à
l’épreuve tout un savoir purement théorique
même si, au début, j’étais un peu confus pour
franchir le monde de travail.
En général, le stage m’a été bénéfique et très
intéressant dans la mesure où j’ai pu voir de plus
près les diverses fonctions d’un comptable.
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