Comprendre la Catéchèse et ses Objectifs
Comprendre la Catéchèse et ses Objectifs
Quand Jésus donne l’explication de la première des paraboles : « Le semeur est sorti pour
semer sa semence », saint Luc utilise le verbe katécheïn, qui est probablement à l’origine de ce mot 1. Il
explique qui sont « ceux qui sont au bord du chemin… ceux qui sont dans les pierres… ce qui est
tombé dans les ronces », et il dit enfin : « Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui
ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent (katéchousin) et portent du fruit
par leur persévérance » (Lc 8, 5 et 11-15). Chacun a compris, même si Jésus ne le dit pas, que le
semeur, c’est Lui. Il est « sorti » pour semer largement la Parole de Dieu. Et la catéchèse, c’est de «
retenir » cette Parole, pour lui permettre de porter « du fruit au centuple ».
La fécondité spirituelle de la catéchèse dépend donc d’abord de celui qui la reçoit. On sait le
nombre de petits appels, comme : « Faites attention à ce que vous entendez » (Mc 4, 24), que Jésus
lance pour la qualité de l’écoute de ses auditeurs. En effet, chacun est invité à ouvrir son espace
intérieur à la Parole, à la retenir dans son cœur, dans sa mémoire profonde. Finalement, le catéchisé
est l’artisan principal et le premier responsable de la réception de ce trésor. Cette attitude spirituelle
n’est pas sans rappeler Marie qui « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur » (Lc 2,
19 ou 51)2.
Il est donc capital que la communauté tout entière soit invitée à prier intensément pour les
enfants catéchisés, afin que cette Parole vivante et créatrice soit reçue et « retenue »
intérieurement.
toujours offerts la Parole et le Pain vivant descendu du ciel pour les nourrir. On souhaite que
l’expérience des années de catéchèse leur fasse percevoir qu’au long de leur vie, ils trouveront toujours
là un lieu d’accueil et d’écoute. Ils pourront y recevoir ce qui leur est nécessaire, poser leurs questions
… et demander de l’aide dans les moments difficiles.
En paroisse, la communauté est heureuse de les accueillir, de prier avec eux, de les voir
grandir et progresser. On se réjouit des idées qu’ils donnent, des responsabilités qu’ils prennent dans la
vie commune, en particulier dans la liturgie par l’accueil, les lectures, la musique, le service de l’autel…
Tous ont le souci qu’ils trouvent leur place dans la « maison ». Sans qu’il soit nécessaire de fournir
beaucoup d’explications, les enfants et les jeunes sentent qu’à travers leurs catéchistes, c’est toute
l’Eglise qui les accueille avec affection, prie pour eux « dans le secret » et accompagne leur
cheminement personnel avec le Christ.
« Pour nous les hommes et pour notre salut », récitons-nous dans le Credo. Quand « le Verbe se fait
chair », Dieu lui donne un nom : Jésus. « L’ange du Seigneur apparut en songe [à Joseph] et lui dit :
‘Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en
elle vient de l’Esprit-Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire
: Le Seigneur sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 20-21).
On sait qu’aussitôt après Jésus reçoit comme un deuxième nom, celui d’Emmanuel (Mt 1, 23), Dieu
avec nous, pour évoquer le long chemin d’amitié et communion auquel il nous invite. C’est la dernière
parole qu’il nous adresse, dans le même Evangile : « Et moi, je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la
fin du monde » (Mt 28, 20).
Le nom de Jésus est à lui seul un kérygme, il résume tout le contenu de la catéchèse. Il dit la
mission du Messie, cet Envoyé qui a reçu l’onction, la plénitude de l’amour de Dieu, pour être le
Sauveur. Sauver, délivrer, arracher, c’est le désir, l’attente, l’espérance qui habitent le cœur de tous les
hommes.
La résurrection est bien le centre du Credo, et la grande espérance à laquelle il nous ouvre se
trouve dans la dernière ligne, qui l’éclaire tout entier. Puisque Jésus est ressuscité, « J’attends la
résurrection de la chair et la vie du monde à venir ». C’est cela attendre et accueillir ce salut apporté par
le Christ.
Au cœur du sujet, cela veut dire aussi toucher le cœur de la personne à qui l’on s’adresse,
prendre le temps de l’écouter et de la connaître. Catéchiser un jeune, c’est lui permettre un chemin de
croissance personnelle vers son identité de croyant. Comme le montrent les disciples avec lesquels le
Ressuscité chemine sur la route d’Emmaüs, le cœur et l’intelligence marchent ensemble chez ceux qui
écoutent cette Parole : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Ecritures ? » (Lc 24, 32).
a) La prière personnelle
La prière est la respiration de la vie chrétienne. Elle a sa place dans nos vies, chaque jour. On
compare souvent le Saint-Esprit à un souffle, car dans la Bible, c’est le même mot qui désigne l’esprit et
le souffle. L’Esprit-Saint est notre maître intérieur : « Il vient au secours de notre faiblesse, car nous ne
savons pas prier comme il faut » (Rm 8, 26).
« Toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là,
dans le secret » (Mt 6, 6). Cette phrase de Jésus est une invitation forte et claire, mais comme elle est
difficile à vivre aujourd’hui, surtout pour un jeune !
« Un jour, quelque part, Jésus était en prière, un de ses disciples lui demanda : ‘Seigneur, apprends-
nous à prier’ » (Lc 11, 1). Les enfants ont besoin de conseils concrets.
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b) La prière du matin. On demande à tous, enfants et adultes, que leur premier geste, chaque jour, soit
le signe de la croix. Le matin, on n’a jamais beaucoup de temps, mais on peut vivre un moment
d’offrande : présenter sa journée à Dieu, lui demander sa présence et son aide, lui confier tous ceux que
nous rencontrerons et toutes les paroles qui seront échangées : « Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma
bouche annoncera ta louange » (Ps 50, 17).
Dans les réunions de parents, la dimension familiale de la catéchèse tient sa place, surtout
quand arrivent les moments les plus significatifs de l’initiation chrétienne. Ce sera vécu de manière très
diverse selon les familles, mais il ne faut pas oublier de lancer l’appel. Les enfants gagnent toujours à ce
que leur cheminement soit suivi de près par leurs parents. On peut aussi suggérer des prières et des
gestes simples à vivre en famille, comme un signe de la croix sur le front de l’enfant qui va se coucher…
2. 5. Célébrer le Jour du Seigneur et prendre part à la Messe du dimanche
Dans les dix « paroles de vie », les trois premières éclairent notre rapport à Dieu : n’adorer que
Lui, respecter son nom et sanctifier le jour du Seigneur.
Le Jour du Seigneur, les disciples se réunissent dans sa maison pour écouter sa Parole et
manger le Pain vivant, descendu du ciel. C’est le cœur de la vie de l’Eglise, et notre rendez-vous
essentiel.
L’Eucharistie dominicale doit se vivre comme le rendez-vous de la table familiale, mais aussi
comme une « offrande intérieure » qui fait le cœur de notre vie. Lorsque l’enfant entend ce qui constitue
le centre de la vie de Jésus : « Ceci est mon corps livré pour vous… le sang de l’alliance nouvelle et
éternelle », il peut percevoir qu’il y a là l’esquisse de son avenir. Un jour aussi, son corps sera livré pour
la grande aventure de l’alliance, de l’amour et de la fécondité.
3. 1. Le climat religieux
Le catéchète doit préparer la séance. Celle-ci est indispensable ! D'une façon générale le catéchète
prépare avec son intelligence, avec son cœur et en priant. Elle se fera individuellement ou d'une façon
collective : dans ce dernier cas plusieurs catéchètes préparent ensemble la même séance sous la
conduite d'un Animateur compétent.
Avec son intelligence: il lit attentivement le texte du manuel; il y recherche le message à
transmettre et l’attitude à susciter chez les catéchisés; il prévoit certains exemples adaptés à son
groupe; s'il y a un texte de l'Evangile, il le médite personnellement, il le "fait entrer' dans son
cœur.
Avec son cœur: il s’y met avec ardeur car il aime ses catéchisés et il aime Dieu.
Par sa prière: il offre à Dieu son travail de préparation, il lui demande la lumière et la force pour
lui-même et pour ses catéchisés.
Ex. Seigneur, je veux apprendre aux enfants à t'aimer, mais c'est difficile; veux-tu m'aider ? La
fois passée, cela a raté ..., dis-moi maintenant comment je dois faire. Je dois expliquer le Notre Père,
mais moi-même je ne veux pas pardonner .... Aide-moi à oublier telle insulte etc.
La préparation comprendra les points suivants:
a. Lire attentivement le manuel.
b. Préciser quel est le message religieux à transmettre, quelle est l'attitude à susciter chez les
catéchisés, la réponse qu’ils devront donner ! Inscrire ces deux objectifs.
c. Mettre sur papier un plan de la séance.
Il ne faut donc pas copier textuellement ce qui se trouve dans le livre. On suit l'ordre indiqué et
on exploite le texte, on adapte, on invente : ainsi l'expérience de vie du livre peut être avantageusement
remplacée par une expérience réellement vécue par les catéchisés de l'endroit; ou on trouve des
exemples concrets, des chants adaptés, ou I ‘une ou l'autre prière, une résolution précise etc.
NB Il est évident que la préparation sous forme de plan se fait dans la langue des catéchisés (alors que
le manuel employé est peut-être écrit dans une autre langue, en français par exemple ou dans une
langue
vernaculaire.
II faut préparer ce matériel : Bible, Nouveau Testament, évangile où on lira tel texte; livre de
prière où on fera telle recherche: illustration que l'on devra expliquer; petit film dans un téléphone qu’il
faudra choisir, appareil pour la projection, écran ou mur qui servira d'écran.
3.4. Local
Le local doit être propre, en ordre, aéré. On pourra prévoir un coin religieux: une belle image ou
photographie au mur; une planchette ou une petite table ornée d'un beau morceau de tissu : on y pose
l'évangile, quelques fleurs, une bougie ... Pour créer le climat religieux, on se tourne vers ce "coin"
particulier qui nous fait penser à Dieu.
3.5. Accueil
3.6. Attitude
3. 7. La prière
Toute séance de catéchèse "est" une rencontre avec Dieu ...La prière est un temps fort de cette
rencontre; c'est une rencontre privilégiée avec Jésus, avec Dieu. Elle se réalise, de manière
personnelle ou communautaire, à certains moments soit au début, soit au sommet, soit de la fin de la
catéchèse selon les circonstances et quand se présente le moment propice pour inviter les enfants à
s'adresser à Dieu, à exprimer de manière spontanée et naturelle les attitudes de foi et de charité qui
montent dans leur cœur.
Le but poursuivi en catéchèse n'est pas que les catéchisés sachent «leurs prières" mais qu'ils
sachent prier". Le catéchète ne se contente pas de "faire" prier, il prie avec" les catéchisés. Prier n'est
pas réciter des formnules (même si on fait effort pour penser à ce qu'on dit, pour penser à Dieu).Prier
c'est d'abord se tenir en présence de Dieu, dans l’attitude qui convient, dans l'attitude d'un enfant à
l'égard de son Père; dans I ‘attitude de l'enfant qui fait mal.. et que son Père continue à aimer !
En effet, le contenu de la catéchèse inspire le contenu de la prière : il faut essayer de mettre
les catéchisés en présence de Dieu, de Jésus en telle ou telle circonstance, et éveiller en eux l'attitude
correspondante. C'est le résultat normal d'une bonne catéchèse qui, peu à peu, favorise l'attitude
religieuse qui a mûri en eux pendant la catéchèse.
Trop souvent on limite les conférences méthodologiques et les leçons types ou d'essais à "la
leçon proprement dite" et on néglige tout ce qui est prérequis pour que les séances de catéchèse soient
fructueuses. Analysons successivement les trois étapes qui figurent normalement dans une séance de
catéchèse.
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agricole (blé, grain de sénevé), du milieu d'élevage (brebis, pasteur), du milieu familial (fils prodigue,
père) pour inculquer à ses auditeurs le sens de l'amour de Dieu et les réalités du Royaume. Dans sa
rencontre avec la Samaritaine, Jésus part de la soif qu'il éprouve, pour parler de l'eau "vive' et susciter
chez la femme la soif de Dieu.
Dans notre catéchèse, nous procéderons de la même façon.
a. Fait biblique
Un fait biblique, une parabole de Jésus constituent un *connu" pour les enfants. Nous évoquons
le fait; éventuellement nous le rappelons s'il a été évoqué auparavant. Ensuite nous I ‘approfondissons
et nous développons son message ... en continuant l'enseignement de Jésus.
b. Fait liturgique
c. Exemple de saint
Les saints sont nos ancêtres dans la foi ainsi que dans l'amour de Dieu et du prochain. En fait
nous passons par où ils sont passés et nos épreuves furent les leurs... Dès lors leurs exemples peuvent
susciter notre réflexion.
d. Chant
L'africain sait que l'antilope signifie une personne intelligente, le lion signifie un homme
courageux. ll sera amené à comprendre que la brebis évangélique signifie le chrétien etc.
Certaines pratiques renferment des éléments valables correctement orientées: elles fourniront
'une base culturelle sérieuse à des expressions modernes de la foi chrétienne.
i. Révision
Il est parfois opportun de commencer une séance par une révision de ce qui a été donné
précédemment.
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j. Questionnaire
One enquête, quelques questions judicieuses présentent une variation dans la marche de la
séance et suscitent l'intérêt des catéchisés.
Un décès dans le quartier, une maladie d'un compagnon, une dispute entre élèves etc.
Les divers événements humains vécus par les catéchisés sont repris sous le titre : Expérience humaine.
Comme cette démarche anthropologique est très importante. Nous allons y consacrer le chapitre
suivant.
Pour être vraie et efficace, notre catéchèse doit être annonce de la Parole". Cette "annonce
constitue le sommet et le point culminant de la séance. Elle donne un sens à notre vie. Elle est appel à
la conversion; elle est invitation à une réponse de foi et d'amour.
Après I‘évocation d'une expérience de vie, le catéchète peut introduire cette deuxième étape
par une brève phrase : "Ecoutons maintenant ce que dit Jésus ou par une interrogation : "Qu’en pense
Dieu Notre Père" ?
Par le changement de ton, la manière de parler et toute l'attitude du catéchète, le catéchisé prend
conscience qu’il se trouve devant une Parole qui n'est pas humaine, mais qui vient d'en-haut.
a) Proclamation de la Parole
Avec les plus petits, le catéchète raconte I‘événement biblique, simplement, en style direct, au
présent. Le récit est ainsi plus vivant et les petits réalisent mieux que le message est "actuel". Avec les
plus grands, le catéchète fait la lecture du texte biblique lentement et de manière respectueuse.
L'attitude, le maintien et la manière de proclamer la parole manifestent l‘importance de «ce moment".
b) Explication
Par une causerie amicale, en procédant par questions et réponses le catéchète explique le
texte et, petit à petit il amène les catéchisés à découvrir le message religieux : « Qu'est-ce que Dieu
veut nous dire par cette Parole (ce texte, ce récit) » ?
C'est déjà un début d'intériorisation (nous sommes concernés) et d'actualisation (nous sommes
concernés aujourd'hui). Il est difficile de préciser le moment exact de la conversion, le moment exact où
commence la réponse (voir n°3: Nous vivons).
En effet c'est toute la séance qui amène les catéchisés à cette réponse. On pourrait dire que la
découverte du message religieux qui nous est adressé dans la Parole "prépare" la réponse: quand
j’intériorise et actualise la Parole, je me prépare à donner une bonne réponse.
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NB. Ce début de conversion peut être exprimé par une prière, un chant. On peut inscrire le
message au tableau (synthèse ou résumé). S'il y a une question du catéchisme, elle peut s'insérer ici.
En effet, si l'explication a été bien donnée, les différentes parties de cette question sont en fait
comprises et la question constitue une sorte de synthèse. Cependant ce n'est pas au milieu de la
séance qu'il faut faire mémoriser, mais après la séance.
L'influence de la séance de catéchèse ne s'arrête pas à tel Iocal ou à tel endroit: elle doit
déboucher sur la vie. Cette vie doit être quelque peu changée ; les attitudes quotidiennes doivent
devenir un peu meilleures. Il faut donc que les catéchisés se convertissent, qu’ils répondent à la
Parole, qu'ils s'engagent, qu'ils se compromettent, qu’ils prennent I’ une ou l'autre résolution ...
Résolution: les catéchisés prennent une résolution, cette résolution doit être simple, pratique,
réalisable.
Résolution priée : Il est difficile de tenir une telle résolution ... C'est pourquoi les catéchisés
demandent à Dieu la force de la mettre à exécution.
NB. La fois suivante, la première préoccupation du catéchète sera de demander comment les
catéchisés ont tenu leur résolution. Aux uns il prodiguera des félicitations; aux autres des
encouragements.
Activité : Il n'est pas possible de prendre chaque fois une résolution pratique ...La "conversion" peut
être exprimée par un chant, une prière, une recherche, un mime, une célébration ... Mais cette
conversion modifie en quelque sorte toute notre vie, elle a une répercussion sur « la vie » et pas
seulement au moment de I’"activité" catéchétique prévue.
Chez les petits, où les activités demandent une préparation plus détaillée et un temps
d'exécution plus long, toute une séance de catéchèse pourra être consacrée aux activités. Ceci s'avère
nécessaire surtout quand il s'agit d'une célébration, d'un mime, ou de l'apprentissage d'un chant
nouveau en rapport avec la matière enseignée.
NB. A l'école, les nouveaux chants pourront être appris pendant la leçon de chant.
Recherche
1. Que signifie la phrase: le déroulement d'une séance de catéchèse ne doit pas être "figé ?
2. Quelles sont les trois grandes étapes d'une séance de catéchèse ? Expliquez brièvement chacune
d'elle.
CHAPITRE V. LES GRANDES VERITES DE NOTRE FOI CHRETIENNE
Tous les fidèles, surtout les catéchistes, doivent maîtriser et se familiariser avec les quatre
piliers de la foi catholique : le Credo, les sept sacrements, les dix commandements et le Notre Père.
On pourrait les présenter ainsi :
- Ce que Dieu dit (I). Cette première partie est centrée sur l’acte de croire ; une place majeure y est faite à
la Sainte Ecriture. Puis vient l’explication détaillée du Credo.
- Ce que Dieu donne (II). C’est le mystère du Christ ; nous sommes invités à le célébrer. Puis on présente
chacun des sept sacrements de l’Eglise.
- Ce que Dieu demande (III). « La vie dans le Christ » et dans l’Esprit, c’est la vocation de l’homme. Pour
nous guider, Dieu donne des paroles de vie, « les dix commandements ».
- Ce que nous disons à Dieu (IV). Il y a mille manières de prier, et la Bible en montre beaucoup, mais tout
se trouve dans la prière du Seigneur, le Notre Père.
1°L’orgueil (lolendo)
2° L’avarice (motema monene)
3° L’envie (boluli mpo ibe)
4° La colère (nkanda to nkele)
5° L’impureté (bozangi bopeto)
6° La gourmandise (lokoso to bolekisi ndelo o bolei)
7° La paresse ou acédie (goigoi to bosende).
3.6. Les six péchés contre le Saint-Esprit (masumu motoba o na Elimo Santu)
5.7. Les quatre péchés qui attirent la colère de Dieu (masumu manei makobenga nkanda ya
Nzambe)
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1° La mort (liwa)
2° Le Jugement dernier (esambiseli ya nsuka)
3° L’Enfer (limfelo)
4° Le Paradis (Paradizu)
1. Le pré-catéchuménat
C’est un temps de discernement des intentions du candidat où il découvre l’appel à la
conversion au Christ et décide de Le suivre.
C’est la première des célébrations qui rythment le parcours vers le baptême. Elle
commence par un rite d’entrée dans la communauté chrétienne : le catéchumène frappe à la
porte de l’église, puis, après un dialogue d’accueil, le célébrant le marque du signe de la croix.
Le candidat est ensuite invité à prendre place dans l’assemblée. On lui remet le livre de
l’Évangile.
Au cours de deux ans (la période de « catéchèse »), le futur baptisé est accueilli au sein
d’une équipe qui répond à ses questions. Il est aussi soutenu spirituellement grâce à des rites
d’onction, des bénédictions, la participation aux célébrations dominicales.
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C’est la période où le candidat est appelé à décider et à recevoir l’appel décisif qui
vérifie s’il s’engage réellement par sa foi à devenir chrétien. Ceci se fait lors d’une cérémonie
solennelle, par l’Evêque ou le Curé lui-même : bénédiction, remise de la croix, chapelet, etc.
Le matin du Samedi Saint, le catéchumène redit le « Je crois en Dieu », reçoit le rite de l’Effeta
(imposition des mains sur la tête) qui signifie « ouvre-toi », éventuellement un prénom chrétien qu’il aura
choisi, et reçoit une onction d’huile (huile de catéchumènes).
6- Le baptême
Il a généralement lieu durant la « vigile pascale », la nuit qui précède le dimanche de Pâques.
Le plus souvent, le nouveau baptisé fait également sa première communion et peut recevoir la
confirmation.
Diocèse : ……………………………………………………………………………………………………….......
Paroisse : …………………………………………………………………………………………………………....
C.E.V : …………………………………………………………………………………………………………….....
Nom du Catéchiste :………………………………………………………………………………………………...
Nom, Post nom et Prénom :……………………………………………………………………………………….
Né (e) à : ………………………………………………………………………………………………………….....
Le ……/………/20…………………………………………………………………………………………………...
Père :………………………………………………………………………………………………………………...
Mère :……………………………………………………………………………………………………………......
Parrain/Marraine :
…………………………………………………………………………………………………....
Village d'origine :
…………………………………………………………………………………………………………....
N° du Registre :…………………………………………………………………………………………………......
Rite d’entrée au catéchuménat : le ……/………./20……………… Célébré par :
……………………………..
Premier Scrutin : le ………../………/20…………………………………Célébré par :……………….…………
Deuxième Scrutin : le ……../………/20………………………………..Célébré par :…………………………..
Baptême : le ……../…...../20……………………………………………………………………………………….
Première Communion :………….………………………………………………………………………………….
Observations :……………………………………………………………………………………………………
Fait à …………………………………………………….
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Le……./……../20…………
Catéchiste
Catéchiser, c’est la première mission de l’Eglise. Il est clair que la catéchèse des enfants est
un des lieux d’engagement majeurs dans notre Eglise diocésaine. Je tiens à redire toute ma
reconnaissance aux catéchistes et à encourager les paroisses et les établissements d’enseignement
catholique à leur manifester cette gratitude.
Jean-Paul II l’affirme clairement : « La catéchèse a toujours été considérée par l’Eglise comme
l’une de ses tâches primordiales, car, avant de remonter vers son Père, le Christ ressuscité donna aux
Apôtres une ultime consigne : faire de toutes les nations des disciples et leur apprendre à observer tout
ce qu’il avait prescrit4. »
Dans les débuts de l’Eglise de Lyon, la figure de saint Irénée en témoigne. Son œuvre est
comme une grande catéchèse, tout entière jaillie des Ecritures. Aujourd’hui encore, Irénée éclaire le
travail théologique et reste un ferment d’unité entre toutes les Eglises et communautés chrétiennes.
C’est par son incessante réfutation des gnostiques qu’il a donné, pour la première fois, une vision
globale et complète de la doctrine chrétienne, en puisant constamment à la source des Saintes
Ecritures.
4
Cf. Mt 28, 19-20. Catechesi tradendae (C.T.), 1. Exhortation Apostolique post-synodale, du 16 octobre 1979,
faisant suite au Synode de 1977, le dernier convoqué par Paul VI, Doc. Cath. n° 1773, 4 nov. 1979, pp. 901-922.
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« Apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé » (Mt 28, 20). Ce verbe (en grec didaskô) n’a pas
toujours bonne presse et il a été un peu laissé de côté. On comprend pourquoi : la catéchèse n’est pas une activité
scolaire comme les autres. On garde un souvenir étonné, et parfois douloureux, des « leçons » ou des « notes »
de catéchisme … Il est utile, pourtant, de « suivre » le verbe enseigner dans le Nouveau Testament, pour voir
qu’il y occupe une place capitale : dès le début du ministère de Jésus (Mt 4, 23 ou Mc 1, 22), pour introduire et
conclure le Sermon sur la montagne (Mt 5, 1 et 7, 29), dans le Temple (Jn 7, 14 et Lc 19, 47)…. Les Apôtres
réclament cet enseignement : « Seigneur, apprends-nous à prier » (Lc 11, 1), puis, après la Pentecôte, Pierre (Ac
4, 2), tous les Apôtres (5, 42), et Paul à son tour (20, 20) enseignent. En donnant leur témoignage, ils veulent
rapporter « tout ce que Jésus a fait et enseigné » (Ac 1, 1).
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