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3.1 Généralités Sur Les Plancher-Dalles

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Chapitre 3

Généralités sur les plancher


Le choix d'un système de plancher approprié est une décision économique importante en
bâtiment. Dans notre projet, on a adopté le plancher-dalle et le plancher réticulé . Cela est dû
non seulement à des contraintes architecturales mais aussi aux avantages qu'ore chaque type
de plancher.

3.1 Généralités sur les plancher-dalles


Un plancher-dalle est un plancher à sous-face horizontale, sans aucune retombée pour les
poutres et s'appuyant directement sur les poteaux avec éventuellement un épanouissement de
ces derniers en forme de chapiteau ayant pour but de réduire la portée de la dalle, d'accroître
la rigidité et d'éviter le poinçonnement au droit du poteau . ils sont alors dénommés planchers
champignons.

Figure 3.1  Types de plancher dalle

Ce type présente plusieurs avantages. En eet, l'absence des poutres, élimine les retombées,
et rend le corage simple et moins couteux. Et avec ce type, on peut atteindre des potées de 8
m avec un béton armé, et 11 m avec un béton précontraint.

Cependant, il présente aussi des inconvénients. Tout d'abord, l'existence seule des piliers en-
gendre une concentration des contraintes dans les têtes de ces derniers. En plus, l'analyse simple
est limitée par des conditions géométriques sur la dalle. Dans le cas ou ces conditions ne sont
pas vériées, une analyse détaillée doit être faite Donc, les planchers-dalles sont mieux adaptés
à des mailles régulières de poteaux, mais on peut les utiliser pour d'autres dispositions. Avec
une épaisseur constante, Ils sont faciles à construire. Cependant, il faut vérier soigneusement
la distribution des contraintes ainsi que le poinçonnement, an d'assurer le bon fonctionnement
de la dalle.

Page | 17
Pour les projet du bâtiments, les planchers-dalles constituent une solution constructive très
répandue du fait qu'ils sont économiquement avantageux pour des éléments qui doivent résister
a des charges de moyenne . Cet avantage provient de la simplicité et de la rapidité de réalisation
de la construction.

Dans les bâtiments a plusieurs étages, an de conserver ces caractéristiques, les colonnes qui
soutiennent les planchers-dalles sont interrompues sur l'épaisseur de chaque dalle. De ce fait, la
dalle, au droit des colonnes, est sollicitée par une contrainte de compression transversale qui,
dans les étages inférieurs, atteint de très grandes intensités.
De plus, la région du joint colonnes-dalle est déjà fortement sollicitée par la transmission des
charges appliquées sur la dalle, et la concentration des moments de exion et de l'eort tran-
chant(poinçonnement) autour des colonnes. De ce fait, il existe une forte interaction entre les
diérents eorts.

3.2 Méthode de calcul


Une méthode de calcul de ce type de plancher est donnée en annexe E4 des Règles BAEL91.
Elle consiste à considérer un fonctionnement en portique, dans les deux directions indépendam-
ment l'une de l'autre et pour chaque le de poteaux. Les dalles de chaque niveau, comprises
entre deux plans parallèles verticaux à la direction étudiée et situées à mi-distance des axes de
poteaux représentent les traverses du portique.

3.2.1 Principe de la méthode


La méthode de calcul des plancher dalles est détaillée dans l'annexe E4 de la norme BAEL
91 révisé 99. Cette méthode est basée sur une division de la dalle en des bandes sur appuis et
des bandes intermédiaires, comme on le voit dans la gure.

Figure 3.2  Division du plancher dalle en bandes

Le plancher dalle doit être calculé de façon à ce que les deux systèmes perpendiculaires (pris
indépendamment) soient capables d'équilibrer la totalité des charges appliquées. Les calculs sont
conduits de façon identique suivant chacune des deux directions.

Page | 18
3.2.2 Domaine d'application de la méthode de l'annexe E4 du BAEL91
ˆ La somme des charges d'exploitation qui peuvent être appliquées à chacun des éléments
doit être inférieure aux deux tiers de la somme des charges permanentes.
 
2
QB ≤ G
3

Cette condition est très généralement satisfaite dans les bâtiments d'habitation.

ˆ Le nombre des travées suivant les directions X et Y est au moins égal à 2 .

ˆ Le rapport des portées de deux panneaux voisins, mesurées suivant une même direction,
est compris entre 0,5 et 2 .

ˆ Les dimensions a et b de la section droite des poteaux vérient les inégalités :

ℓx1 ℓy1
a⩽ et b ⩽
5 5
Où ℓx1 et ℓy1 mesurent les plus faibles portées dans le sens X et Y des panneaux voisins du
poteau considéré .

ˆ S'il existe sur un panneau des charges localisées, chacune d'elles ne dépasse pas le dixième
de l'ensemble des charges appliquées au panneau.

ˆ Le contreventement est assuré par une structure rigide Lorsque ces conditions ne sont pas
réunies, il convient d'appliquer d'autres méthodes comme la méthode de relaxation de Hardy
Cross, la méthode des rotations ou encore un calcul aux éléments nis.

3.2.3 Calcul des moments de exion


Les Moments échissants à prendre en compte dans les panneaux Pour un panneau suppor-
tant une charge uniformément répartie (y compris la charge permanente) d'intensité p (soit une
charge totale P = pℓx ℓy ) le moment isostatique Moxy à prendre en compte suivant la direction
X est égal à :
pℓy ℓ2x
   
P ℓx
Moxy = = (3.1)
8 8
Les moments sur les lignes d'appui et en travée doivent être au moins égaux à ceux dé-
terminés par l'application des règles forfaitaires . Mais sur toute ligne d'appui intermédiaire le
moment de continuité est au moins égal à la moitié du moment Moxy calculé dans la travée la
plus sollicitée voisine de l'appui considéré.

Les appuis de rive, et en particulier les poteaux, sont capables d'équilibrer un moment
d'encastrement au moins égal à 0,20 Moxy , si la dimension des poteaux est inférieure au double
de l'épaisseur h de la dalle et à 0,40 Moxy dans les autres cas.
Pour l'étude de la exion dans le sens des portées ℓx , chaque panneau est décomposé en
une bande centrale et deux demi-bandes sur appuis. Ensuite, le moment est calculé en travée
et en appui on appliquant les coecients suivants :

Page | 19
Figure 3.3  les coecients appliquées aux moments

Avec :

ˆ (Mu ) et (Mu ) représentent respectivement les valeurs positifs et négatifs sollicitant une

travée quelconque d'un portique intermédiaire .

ˆ (M1u ) et (M1u ) représentent respectivement les valeurs absolues maximales des moments

positifs et négatifs sollicitant un portique de rive.

3.2.4 Division des panneaux en bandes


La demi-bande sur appuis peut être dénie de la façon suivante :

⋄ Pour l'évaluation de la résistance de la dalle aux moments sur appui, sa largeur ℓya est

égale à :  
′ b
ℓya = 1, 5 +h
2
⋄ Pour l'évaluation de la résistance de la dalle aux moments en travée, sa largeur ℓyt est

égale à :
′ ′ lx
ℓyt = ℓya +
10
Avec ℓyt et ℓya sont déterminés dans la gure suivante :
′ ′

Figure 3.4  Les largeurs d'une maille d'un plancher dalle

Page | 20
De plus ℓya et ℓyt doivent être inférieurs à 0, 25ℓy , sauf dans le cas de panneaux très allongés
′ ′

(ℓx > 2ℓy ) où on peut admettre que ℓyt et ℓya atteignent 0, 3ℓy .
′ ′

3.2.5 Répartition des moments échissants entre les diérentes bandes


Les moments échissants à l'état limite ultime qui sollicitent la totalité du panneau sur les
lignes d'appuis et au milieu des travées sont répartis entre les demi-bandes sur appuis et la
bande centrale, cette répartition peut être obtenue en multipliant les moments en cause par les
coecients dénis par le schéma ci-dessous :

Figure 3.5  Répartition des moments échissants entre les diérentes bandes

L'indication rive supportée correspond au cas où il existe, le long de la rive considérée, soit
un mur susamment résistant, soit une poutre ayant une hauteur totale au moins égale à deux
fois l'épaisseur de la dalle.

Si la rive est supportée par une poutre, on peut admettre que celle-ci est soumise, outre que
les charges directement appliquées, à une charge égale au quart de l'ensemble des charges agis-
sant sur le panneau de rive correspondant. Les valeurs des coecients de répartition indiquées
sont à adopter, éventuellement, pour les moments à l'état limite de service.

 Cas des porte-à-faux :


Dans le cas où le plancher-dalle présente un porte-à-faux dont la largeur l0 n'excède pas le
tiers de la largeur ly des panneaux de rive voisins, on peut calculer le panneau de dalle en porte
à faux de la même façon qu'un panneau courant, à partir du moment isostatique suivant :
pℓ0 ℓ2x
M=
8

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Les coecients indiqués ci-dessous s'appliquent soit au moment sur appuis soit au moment
en travée en fonction de la localisation dans le plancher.

Figure 3.6  Cas du porte-à-faux

3.2.6 Vérication au poinçonnement


La structure porteuse des bâtiments à moyenne et grande hauteur est souvent réalisée avec
des planchers-dalles en béton armée soutenus par des colonnes en béton préfabriquée à haute
résistance. De ce fait, les colonnes transmettent des charges importantes, qui peuvent dépasser
largement la résistance à la compression uni-axiale du béton de la dalle. En outre, la trans-
mission des eorts des colonnes est eectuée dans la région d'appui de la dalle, déjà fortement
sollicitée à la exion et à l'eort tranchant.

Le poinçonnement est normalement le critère déterminant pour le choix de l'épaisseur des


planchers-dalles. Il est caractérisé, comme montré à la gure 2.6, par la pénétration de la colonne
à travers la dalle et l'expulsion d'un cône de béton.

Figure 3.7  Rupture par poinçonnement d'un plancher-dalle en béton armé

Au droit des appuis, il est impératif de vérier le non-poinçonnement de la dalle sur le


poteau. C'est à dire que l'on souhaite vérier que le poteau ne transperce pas la dalle.

Pour cela, la réaction Qu sur le poteau doit vérier la condition suivante :


fc28
Qu ≤ 0.045 Uc h (3.2)
γb
Avec :
ˆ Qu : charge de calcul vis-à-vis E.L.U

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ˆ h : épaisseur totale de la dalle.
ˆ Uc = 2(a + b + 2h) : le périmètre du contour déni au niveau du feuillet moyen.

En général, lorsque cette vérication n'est pas satisfaite, on augmente l'épaisseur de la dalle
ou on met en place un plancher champignon (qui augmente le périmètre critique).

3.2.7 Etat limite de déformation


Il n'est pas nécessaire de justier l'état limite de déformation :
- Pour un plancher supportant des revêtements ou cloisons fragiles ℓ < 22h.
- Pour les autres cloisons ℓ < 30h.

3.2.8 Principe de ferraillage


3.2.8.1 Pourcentages minimaux :
Pour dénir les pourcentages minimaux à mettre en place on distingue :
ˆ Les demi-bandes sur appuis.
ˆ Les demi-bandes centrales.

Les demi-bandes sur appuis :


Pour les demi-bandes sur appuis on doit vérier :
Ax 400


 ′ >
 ℓy h 1000fe

A 400


 ′y >


ℓx h 1000fe

Avec :
∗ fe doit être exprimée en MPa.
∗ Ax correspond à l'armature de la demi-bande de largeur ℓy (parallèle à ℓx ).

on prendra ℓya ou ℓyt suivant que l'on se situe sur appui ou en travée.
′ ′

∗ Ay correspond à l'armature de la demi-bande de largeur ℓx (parallèle à ℓy ).


′ ′

on prendra ℓxa ou ℓxt suivant que l'on se situe sur appui ou en travée.
′ ′

Les demi-bandes centrales :


Pour les demi-bandes centrales, on doit vérier la relation :
Ainf 1
ˆ si les charges sont reparties uniquement : > .
Asup 4
Ainf 1
ˆ si les charges sont concentrées : >
Asup 3
Telque :   
Ax Ay
Asup = M ax ;


 ′ ′


 ℓy − 2ℓyt ℓx − 2ℓxt
 
Ax Ay



Ainf = M in ;

 ′ ′
ℓy − 2ℓyt ℓx − 2ℓxt
Ax étant les armatures dans la demi-bande centrale parallèle à ℓx .

Page | 23
Ay étant les armatures dans la demi-bande centrale parallèle à ℓy .

3.2.8.2 Disposition des armatures :


La répartition des armatures est uniforme dans chaque bande avec un réseau supérieur et
inférieur dont le principe est le suivant :

Figure 3.8  Disposition du ferraillage dans le plancher dalle

Plusieurs remarques concernant la mise en place des armatures :

ˆ La répartition des armatures doit être uniforme dans chaque bande.


ˆ Concernant les armatures inférieures, il est possible d'arrêter une barre sur deux dans
ce cas, ce sont toujours les plus gros diamètres qui doivent être prolonges (s'il ya des
diamètres diérents).
ˆ Les aciers de chapeaux doit se croiser sur appuis avec une longueur au moins égale à
la longueur de recouvrement. Il est souvent plus simple de mettre en ÷uvre des treillis
soudés pour ferrailler les planchers-dalles.

3.3 Généralités sur les dalles réticulées


Introduction :
Cette partie permettra de donner un aperçu global sur le système de plancher réticulé et
ses caractéristiques ainsi que ses diérents types existant sur le marché marocain. Plus parti-
culièrement, la méthode de calcul d'un tel plancher.

3.3.1 Notion de dalle réticulée :


Selon l'ingénieur D. Florentino Regalado,  La dalle réticulée appartient à la famille des
dalles en béton armé, non homogènes, allégées et armées suivant deux directions orthogonales
congurant une plaque nervurée .

Introduites au Maroc au milieu des années 90 par les entreprises espagnoles, les dalles ré-
ticulées sont aujourd'hui de plus en plus utilisées dans les habitations, les bâtiments d'oces,

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les salles et halls industriels, les salles d'expositions, les passages et les mosquées.

Puisque le prix du béton est en hausse et que les longueurs des travées sont de plus en
plus grandes, la limitation de l'épaisseur du plancher demeure ainsi une tâche dicile, une
construction par dalles réticulées peut être ainsi une alternative économique. C'est de ce be-
soin fonctionnel d'où découle la nécessité d'introduire une nouvelle technique qui répond à ces
besoins. La dalle réticulée appartient à la famille des dalles en béton armé, non homogènes,
allégées et armées suivant deux directions orthogonales formant une plaque nervurée.

Les professionnels du BTP ont toujours visé un compromis entre l'aspect architectural, la
stabilité de la structure, la rapidité d'exécution et l'optimisation du coût. C'est dans cette op-
tique que les dalles réticulées ont réussi à intégrer le marché marocain en satisfaisant ces quatre
exigences. L'aspect esthétique de la dalle réticulée est souvent valorisé par les architectes dans
les grands halls en se passant des faux plafonds. D'autre part, ce type de dalles peut couvrir
de grandes portées tout en remédiant au cauchemar de tout architecte à savoir les retombées
de poutres. Sans omettre les durées très minimes de décorage de la dalle réticulée.

Il est nécessaire de noter que le logiciel Autodesk Robot ne traite pas ce type de dalle. On
est alors amené à modéliser la structure dans un autre logiciel de calcul : CYPECAD.

3.3.2 Historique et présentation des dalles réticulées :


3.3.2.1 Histoire, origine et évolution des dalles réticulées :
L'apparition des dalles sans poutres et son histoire sont inévitablement liées à l'invention,
le développement et l'essor du béton armé, depuis que J.Monier (1867) et L.Lambot (1849) ont
commercialisé les premiers brevets sur ce type de dalles.

Ce n'est que quand Isaac Charles Johnson (1811-1911) a conçu un système de fours ré-
fractaires en 1845, capables de produire à bas prix de grandes quantités du célèbre ciment 
Portland  (inventé et breveté par Joseph Aspdin en 1824), que le béton armé a pu naître.
C'est avec ce nouveau matériel que sont apparu, les dalles sans poutres, les dalles réticulées qui
présentent des eorts minimes dans les ouvrages. On cite en premier lieu François Hennebique
(1824-1921), constructeur belge installé à Paris, qui en 1892 a fondé une entreprise qui construit
et exporte ses systèmes à toute l'Europe avec un succès sans précédent.

Entre 1871 et 1876 a été construit le premier édice entièrement en béton armé à New
York. Le monolithisme et la résistance au feu étaient les deux exigences propres à la construc-
tion américaine. La première dalle pleine se construit en 1906 à Minneapolis, Minnesota, pour
C.A.P Turner. Comme c'était une forme de construction totalement nouvelle, et par conséquent
aucune méthode de calcul acceptable n'était disponible, Turner a accepté de courir le risque de
construire et soumettre la dalle à un test de charge après son achèvement.

Une étude eectuée en 1910 compara les quantités d'acier requise pour une dalle donnée et
des charges xes. Le ferraillage des dalles répondait en général à trois schémas fondamentaux,
reproduits dans la gure qui suit. Des trois systèmes, le plus employé par sa simplicité était
logiquement le premier.

Page | 25
Figure 3.9  Schéma d'armatures basiques dans les débuts des dalles sur poteaux

L'apport allemand à la connaissance du béton et du comportement des dalles, basée sur des
essais massifs et études réalisée avec rigueur, était considérable, et méritait d'être mentionné
dans le règlement de 1932, qui a déni avec grande précision l'analyse des planchers par la
méthode des portiques virtuels ou de substitution, basé sur les études théoriques de Marcus
publié à Berlin en 1924.

Le plancher réticulé tel qu'il est conçu actuellement est dérivé de la dalle pleine continue et
encastrée élastiquement sur une grille de poutres d'une grande rigidité qui, près des supports,
forment un ensemble spécial de portiques croisés orthogonalement.

Figure 3.10  Dalle pleine encastrée élastiquement sur des poutres croisées dans deux direc-
tions.

Dans les débuts du béton armé, les poutres se construisaient encastrées sur les poteaux,
concentrant de cette forme sur les appuis, pour sa majeure rigidité, un pourcentage très élevé
du moment total de la poutre. C'était au russe que revient le mérite de supprimer les chapiteaux
des poutres simpliant ainsi le processus constructif des corages, dont la complexité s'observe
dans la gure suivante :
En supprimant les chapiteaux des poutres, les moments de exion positifs augmentaient, et logi-
quement, les déformations également, cependant le coût économique des poutres a sensiblement
diminué. En vue de simplier les processus constructifs, l'étape suivante était de supprimer les
poutres encastrées des dalles, et laisser sur les supports des chapes de formes diverses appelées
panneaux et chapiteaux.

Les formes géométriques avec lesquelles se dimensionnent les chapiteaux doivent avoir une
forte composante esthétique, en dehors des considérations constructives et structurelles.

Page | 26
Figure 3.11  Corage d'un plancher de poutres avec dalle de béton armé.

L'emploi des dalles réticulées dans les constructions habituelles permet d'économiser l'acier,
le béton et le poids général. C'est ce qui justie le recours de manière prioritaire aux dalles
réticulées.
Les planchers réticulés ont commencé à être employées en Espagne de manière notable à partir
des années 70 en se basant sur la norme EH-73, avec un degré d'acceptation très variable et
diérent.

Figure 3.12  Schéma des dalles réticulées proposées par Nurashev et Bichkov en 1933.

3.3.2.2 Applications architecturales :


Au cours de l'histoire, le concept du réticulé et des espaces allégés ont été largement utilisés
et présentaient de brillants résultats.
L'exemple de la voûte du panthéon de Rome constitue l'une des premières dalles réticulées
courbes connues. Cette voûte couvre une portée de 40m avec sa masse de béton allégé romain.
Près de vingt siècles plus tard, la Grande Arche de Défense de Paris exprime avec ses structures
verticales et horizontales le pouvoir résistant du concept du réticule.

Figure 3.13  Aspect de premières dalles réticulées.

Page | 27
Il est incontestable que l'expert le plus célèbre des dalles nervurées au passé fut L.Nervi,
qui nous a donné une leçon magistrale de l'ingénierie et l'architecture avec ses magniques
plafonds, dicilement surmontable.

Figure 3.14  Hangar (1935-38) de L. Nervi

Observons les périmètres exposés dans le montage de la gure suivante, il est clair qu'il est
absolument impossible de les réaliser avec des planchers à hourdis et il est relativement facile
de les concevoir avec des dalles réticulées.

Figure 3.15  Périmètres et porte-à-faux compliqués conçus avec des planchers réticulés

En plus de la qualité structurelle qu'elles orent en cas de grandes portées, les dalles réticulées
avec caissons récupérables fournissent une qualité acoustique intéressante et sont aptes de ré-
soudre les problèmes de réverbération les plus communs aux espaces publics.

Le plancher réticulé conventionnel avec caissons récupérables s'adapte également à des su-
percies de courbure simple, rendant hommage à son antécédent et emblématique Panthéon de
Rome.

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Figure 3.16  Hall des actes de la Maison de Culture d'Albatera (Alicante).

- Le projet Agadir bay à Agadir :

AGADIR BAY est un projet immobilier sur la zone touristique d'Agadir, qui intervient
sur des programmes neufs, des logements individuels et collectifs, des bureaux et des espaces
commerciaux.

Ce projet adoptera un système innovant au Maroc : la structure en béton armé de plancher


réticulé sans retombée de poutre calculée aux normes parasismique.

Figure 3.17  Projet Agadir Bay

Figure 3.18  Aspect du plancher réticulé dans le projet Agadir Bay

Page | 29
3.3.3 Les caractéristiques fondamentales des dalles réticulées et leur
méthode de calcul :
3.3.3.1 Les paramètres dénissant un plancher réticulé :
Les paramètres basiques :
Les paramètres basiques qui dénissent les caractéristiques de la dalle réticulée sont :

- L'arête totale de la plaque (H).


- La hauteur du caisson allégeant ou blocs allégeant (h).
- La séparation entre les axes des nervures (e).
- L'épaisseur basique des nervures (b).
- L'épaisseur de la couche de compression (c).

Figure 3.19  les paramètres caractérisant un plancher réticulé.

Une dalle réticulée se dénit par h+c (en centimètres) et le type du bloc (e/e=80*80). Par
exemple : Dalle réticulée de (25+5) cm de blocs récupérables.

Les abaques :
A l'endroit du croisement des poteaux avec le plancher réticulé, les sollicitations deviennent
de plus en plus importantes, c'est pour cette raison qu'on dote le plancher dans ces endroits
d'une dalle pleine appelé abaque ou panneau. L'abaque peut avoir la même épaisseur H que la
plaque (tendance actuelle adoptée pour la réalisation de la majorité des dalles planes), comme
il peut dépasser la hauteur H et avoir une forme rectangulaire ou tronco-pyramidale à angle
45° appelé chapiteaux dans le cas de dalles ayant de grandes portées et supportant des charges
élevées.

Figure 3.20  Les chapiteaux

Page | 30
Figure 3.21  Aspects des panneaux incorporés dans un plancher réticulé.

Ces abaques sont utilisés pour faire face au problème de poinçonnement provoqué par les
poteaux.

3.3.3.2 Typologies des dalles réticulées :


La diérence essentielle qui existe entre les diérents types de dalles réticulées réside dans
le type de blocs employés. On distingue 2 types :

Dalle réticulée avec caisson allégés :


- Blocs creux en béton :

Les dalles réticulées avec blocs creux en béton sont les plus étendues industriellement.
Elle présente des nervures avec un entraxe de 80 cm et une largeur de 10cm. Les dimen-
sions du caisson formé avec ces blocs sont de l'ordre de 70*70 cm. Le caisson peut être
constitué de 3, 4 ou 6 blocs. La hauteur des blocs varie entre 23 et 35cm avec une couche
de compression de 3 à 5 cm.

- Blocs en céramique :
L'utilisation des blocs en céramique dans la construction des dalles réticulées présente
l'avantage d'être plus légers que les blocs en béton, mais en contrepartie, leur performance
en isolation acoustique est moindre.

Figure 3.22  Schéma des caissons allégeant de 70*70 cm avec blocs creux en béton

Dalle réticulée avec caissons récupérables :


L'utilisation des caissons récupérables est la plus répandue, car elle permet de réduire les
délais d'exécution.

Page | 31
L'usage des caissons récupérables dans la mise en ÷uvre des dalles réticulées est primordial
lorsque les portées entre appuis dépassent les 7 ou 8 mètres.

Cette classe de dalles réticulées se congure essentiellement avec des caissons e/e de 80 cm.
Son corage constitue des moules en plastique tronc-pyramidaux qui sont récupérés pour un
usage ultérieur.

L'épaisseur minimale des nervures a été unié à 12cm et la diérence entre les divers moules
existant dans le marché est négligeable. Tandis que la hauteur est habituellement égale à 25cm,
entrant dans la mise en ÷uvre des dalles réticulées de 25+5 cm. Ce type est le plus utilisé dans
les garages et les sous-sols des logements.

On utilise un faux plafond pour cacher les voûtes du plancher réticulé dans les bâtiments à
usage d'habitation mais dans les locaux publics on préfère les laisser nus aux visiteurs.

Figure 3.23  Caissons récupérables

Les semi-caissons ou semi-moules sont employées en vue d'ajuster la dalle réticulée aux
panneaux et à la base des poutres. Ils sont donc incorporés dans les zones étroites ne pouvant
pas supporter la taille d'un caisson normal.

Les caissons en plastique présentent plusieurs avantages :

- Sécurité : Le corage est complètement autoportant, aucun platelage et autre dispositif


particulier n'est nécessaire. Le système est assemblé par en dessous, ce qui garantit un
très haut niveau de sécurité aux opérateurs de chantier.
- Décorage : Le béton n'adhère pas au plastique, le décorage est donc eectué facile-
ment et rapidement. Le nettoyage se fait simplement à l'eau, sans détergents ou produits
particuliers.
- Réutilisation : Grâce à sa forme et aux caractéristiques des matériaux, le caisson peut
être réutilisé pour plusieurs coulages.
- Manutention : Les matériels peuvent être désassemblés et déplacés, sans l'emploi d'une
grue, facilement et rapidement sur chantier. Les caissons peuvent être stockés dans un
espace réduit, même dans des lieux humides.
- Résultats : Le plancher obtenu peut rester brut tel quel, ou peut être recouvert par un
faux plafond avec des plaques type Placoplatre.

Page | 32
Figure 3.24  Caissons récupérables à proximité des poteaux

Il existe d'autres types de caissons. On en cite : les caissons à base de bres, les caissons
métalliques et les caissons en polyester.

3.3.3.3 Caractéristiques géométriques fondamentales :


Les dimensions minimales des éléments constituants la dalle réticulée, sont spéciées dans
les codes de construction et doivent être respectées.

Entre-axe :
La norme espagnole exige que la séparation entre les nervures ne doive pas dépasser 1m.
L'entre-axe commercial le plus répandu est de 80 cm dans les deux directions.

Nervure :
La modélisation orthogonale des nervures dépend du type de plan de corage. En eet, une
telle modélisation devrait faire aboutir à la forme la plus structurelle et simple à construire.

Parfois il serait nécessaire de mettre une bande de transition pour changer la direction
des nervures an d'obtenir une conception harmonique et simple et aussi de minimiser l'excès
du béton au niveau des bords lorsqu'il n'y a pas de parallélisme entre ces derniers et les nervures.

Figure 3.25  Modélisation des nervures et de la bande de transition

La largeur de la base des nervures recommandée par la norme ne doit pas être inférieur à
7 cm ni au quart de la hauteur h du bloc léger récupérable : b ≥ 7cm, b ≥ h/4cm La largeur
minimale des nervures des dalles réticulées avec blocs allégés est de 10 cm.

Page | 33
Les caissons récupérables doivent avoir une inclinaison de 81° au pied des nervures an de
faciliter le décorage des blocs après le durcissement du béton.

Figure 3.26  Schéma des nervures des dalles réticulées avec caisson récupérables

Les abaques :
La norme EHE dénit la section de l'abaque des piliers comme suit :  La distance entre le
bord de l'abaque à l'axe de support ne doit pas être inférieure à 0,15 de la portée correspondante
au cadre considéré .

Figure 3.27  La section des abaques suivant la norme EHE

Mais pour des raisons relatives au corage et au bétonnage, il est conseillé dans la pratique
de prendre comme mesure pour les rayons des abaques une valeur comprise entre 0.15L et 0.25L.
Lorsque le poteau est de rive, il faut distinguer entre deux cas :

- La distance au bord est inférieure à 1 mètre, est dans ce cas il est conseillé d'étendre
l'abaque jusqu'au bord.
- Sinon on prend comme largeur de l'abaque dans le sens de la partie console 0.5V, où V
est la distance entre le poteau et le bord.

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Figure 3.28  Dimensions des abaques centrales et de bord

Poteaux :
Indépendamment de la charge verticale appliquée sur poteau et qui détermine sa section, le
poteau doit répondre à certaines exigences spéciques.

La norme EH-88 xe la section minimale des poteaux à 25x25 cm. Cette dimension est
valable dans le cas de poteaux centraux, avec des charges caractéristiques inférieures à 20 t
et s'il n'y a pas de vide à proximité des poteaux qui aecte considérablement le périmètre de
poinçonnement de la plaque.
Il est recommandé que la section minimale des dalles réticulées ne doive pas être inférieure à
30x30 cm.

Prédimensionnement des poteaux :

Portées et distribution des poteaux :


Tenons compte des dimensions des caissons récupérables disponibles dans le marché d'une
hauteur de 20, 25, 30, 35 et 40 cm avec un rapport e/e de 80 cm et une couche de compression
de 5 à 10 cm ; les portées que nous pouvons couvrir en béton armé n'ont pratiquement pas de
limitation, on peut même arriver jusqu'à 16m.

Pour les bloques perdus, il est dicile de rencontrer des hauteurs de plancher arrivant à 40
cm, et donc les portées entre supports sont limitées à 9 m jusqu'à 10 m. Les portées les plus
protables dans les planchers réticulés tournent autour de 6 mètres avec une marge de 1 mètre.

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L'épaisseur de la dalle :
L'épaisseur du plancher dépend des facteurs suivants :
- Portée entre poteaux.
- Portées des dalles consoles.
- Charges verticales.
- Poussées horizontales à prendre en compte.

Dans la norme espagnole (EH-88) article 56.2, il est conseillé pour les plaques allégées de prendre
1
comme épaisseur : h=portée max de la maille *
28

La couche de compression :
Pour les caissons récupérables, la norme EHE-88 exige que la couche de compression ait une
épaisseur minimale d'un dixième de la portée libre entre nervures.

Selon la norme actuelle EHE, article 56.2 :  la séparation entre les axes des nervures
ne doit pas dépasser 100cm et l'épaisseur de la couche de compression ne doit pas
être inférieure à 5 cm 

En cas d'utilisation de blocs perdus, la couche de compression peut avoir une épaisseur de
4 cm.

Figure 3.29  Epaisseur minimale de la couche de compression des dalles réticulées selon
l'EHE

Les poutres (bandes  couronnes) de bords ou de réservations :


Formant une partie des plaques nervurées entourant leur périmètre ainsi que les vides, ces
poutres sont appelées des bandes en Espagne. Les poutres bandes sont souvent incorporées dans
l'épaisseur du plancher et présentent rarement des retombées. Parmi leurs rôles :

- Fixer et lier la plaque aux poteaux.


- Supporter de manière directe les enceintes de la façade.
- En zone sismique, son rôle est d'assurer une bonne liaison entre les éléments de la
structure.
- Permet d'ouvrir des vides dans les planchers, même dans les étages déjà construits, dis-
tribution des eorts qui se concentrent aux bords de ces vides.

Le tableau ci-dessous, donne les largeurs des bandes recommandées en fonction de l'épaisseur
du plancher selon la NTE-EHE (Norme technologique espagnole) :
La norme espagnole EH-88, ignore ces éléments, et se limite en disant que les nervures de
bord doivent être liées avec des cadres dont la séparation soit moins de 0.5d avec d est la
hauteur utile de la plaque. J. Calavera recommande que la largeur de la couronne ne doive

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Table 3.1  Largeur des couronnes en fonction de l'épaisseur du plancher.

H(cm) 20 25 30 35
B(cm) 25 25 30 35

pas être inférieure à la hauteur utile de la plaque. La répercussion des bandes de bords sur la
consommation d'acier d'une dalle réticulée oscille entre 20 et 40%, ce qui justie son importance
dans la structure.

3.3.4 Dimensionnement des structures en planchers réticulés :


3.3.4.1 Introduction :
La méthode des portiques virtuels est une méthode de calcul des planchers réticulés qui
se base sur une discrétisation de la structure en portiques virtuels. Cette méthode n'est cer-
tainement pas la méthode la plus exacte mais elle reste l'approche de calcul la plus simple
permettant à l'ingénieur d'aborder d'une manière simple et rapide n'importe quelle structure
en planchers réticulés.

La méthode des portiques virtuels consiste à discrétiser le plancher en bandes, suivant


les deux directions orthogonales (OX) et (OY). Chaque portique est constitué d'une le des
poteaux appelée bande support et d'une ou deux demi-bandes centrales, la bande-plaque formée
par l'union de ces bandes joue le rôle d'une poutre dans la structure du portique virtuel.

Figure 3.30  perspective d'un Portique virtuel

3.3.4.2 Géométrie des portiques :


On envisage des poteaux alignés suivant un maillage orthogonal ou avec une déviation in-
férieure à 10% de la portée normale à la ligne des axes dénissant l'alignement de la dalle.

Cette méthode consiste à discrétiser la dalle réticulée en bandes virtuelles, en considérant


les lignes médiums entre les poteaux comme des poutres énormes agissant comme un portique
ordinaire.

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Figure 3.31  Types de bandes dans une poutre virtuelle

Dans la largeur totale du portique, la méthode détermine une répartition des eorts résul-
tant de l'analyse des nervures formant cette partie, sur une série de semi-bandes schématiques
dites bandes centrales et bandes de support.

Figure 3.32  largeurs de portique virtuel

3.3.4.3 Distribution des moments résultants globaux dans les bandes centrales et
de supports :
Les moments dans la plaque sont distribués suivant des tableaux donnés par la norme
espagnole EHE.

Table 3.2  distribution des moments dans la plaque

Moments négatifs En supports intérieurs En supports extérieurs


Bande de support 75% 80%
Bande centrale 25% 20%

Moments positifs Creux intérieurs Creux extérieurs


Bande de support 60% 60%
Bande centrale 40% 40%

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L'ingénieur de structures espagnol, Florentino REGALADO Tesoro adopte une autre dis-
tribution qui coïncide pratiquement avec le tableau donné par l'EHE, sauf pour les poteaux
périphériques. Cette distribution est schématisée sur la gure suivante :

Figure 3.33  Distribution des moments selon l'ingénieur Florentino REGALADO

Quand les portes à faux dépassent 0.3L, tel que L est la portée de la travée adjacente à
celui-ci, le portique de façade doit être traité comme un portique intérieur. Plusieurs auteurs
xent cette frontière à 0.25L.

Figure 3.34  Portique perpendiculaire à une façade en porte à faux

Quand V<0.25 L ; le poteau est considéré de bord et le porte à faux est considéré faisant
partie de la bande de support et les pourcentages à prendre sont ceux de la gure 3.25 en dessus
concernant le portique de façade à porte à faux incorporé.

3.3.4.4 Explication des coecients de répartition :


La distribution réelle des moments dans la plaque suit des lois de type sinusoïdal, diciles
à quantier et en extraire les valeurs qui serviront au calcul du ferraillage des nervures. Les
schémas suivants représentent l'allure de la déformation d'un plancher réticulés ainsi qu'une
approximation des moments négatifs dans une section A-B et moments positifs dans la section
C-D.

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Figure 3.35  Déformé d'un plancher réticulé sous l'eet des charges verticales.

Figure 3.36  Distribution approximée des moments négatifs dans la section A-B selon l'EHE

Figure 3.37  Distribution approximée des moments positifs dans la section C-D selon l'EHE

pour bien simplier la variation de moment dans une dalle réticulée on opte pour le schéma
suivant :

Figure 3.38  Distribution pratique des moments

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3.3.4.5 Transmission des eorts dans un plancher réticulé :
Si P1 est une charge ponctuelle agissant au point O1, une partie de celle-ci passe directe-
ment à la nervure S1 et une autre partie aux nervures S2 à travers les nervures t1. Si P2 est la
charge transmise à par t1 à o2, celle-ci est transmise directement de O2 à S2 (de la même façon
que de O1 À S1) et une autre partie est transmise à S3 à travers les nervures t2 et ainsi de suite.

Le même mode de transmission a lieu suivant l'axe y.

Figure 3.39  Transmission des eorts dans un plancher réticulé

3.3.4.6 L'eort tranchant dans les planchers réticulés :


L'eort tranchant des nervures peut être obtenu à partir du portique virtuel, en considérant
la plaque comme une poutre et la valeur de son eort tranchant dans la ligne des panneaux.
Cela est bien schématisé dans les gures suivantes :

Figure 3.40  Eort tranchant dans les nervures

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Figure 3.41  Eort tranchant dans les bandes de bord

Figure 3.42  Supercie de charge qu'aecte l'eort tranchant des nervures dans leur union
avec l'abaque

Observant les gures ci-dessus et en première approximation, l'eort tranchant dans les
nervures peut s'obtenir du portique virtuel considérant la plaque comme une poutre dont l'eort
tranchant est Qa .
Qa
Ainsi on a l'eort tranchant dans chaque nervure : Qn =
n
2.P.L.(BI + BD) 2
De manière approximée : Qa = K. = .K.P.B.L
9 9
La valeur de l'eort tranchant d'une nervure liée directement au panneau a pour valeur :
Qa
Qn =
2n
Où :
B : Largeur du portique virtuel.
L : Portée de la travée.
P : Charge de dimensionnement total par m².
n : Nombre de nervures du portique virtuel.
K : Facteur pris en compte dans les moments extrêmes de la travée (voir ci-dessus).

or on a B/n =e (l'entre axe des nervures ), donc Qn = 0.45.K.P.L.e


pour l'entre axe commercial e=80 cm , Qn = 0.36.K.P.L
Qa
Il faut vérier nalement que : τ = ≤ inf (0.19f c28 ; 4M N )
H.e

3.3.4.7 Poinçonnement dans la dalle réticulée (norme EH-91/ Code ACI318) :


Dénition du poinçonnement :
On dit qu'une plaque poinçonne lorsqu'elle subit une rupture autour du poteau constituant
son appui, de forme tronco-pyramidale si le poteau est rectangulaire ou tronconique si le poteau

Page | 42
est circulaire.

Figure 3.43  Rupture directe par poinçonnement tronco-pyramidale

La supercie de rupture démarre sensiblement au périmètre où la dalle s'appuie, et s'élève


avec une inclinaison comprise entre 30° et 45°, cette supercie est appelée  Supercie critique
de poinçonnement .

Le même phénomène se produit, mais à l'inverse, pour les actions localisées d'une charge
concentrée sur une supercie réduite, comme dans le cas des poteaux appuyés sur dalle, dans
les semelles et les dalles de cimentation.

L'étude du poinçonnement se concentre sur les points suivants :


- Détermination du périmètre critique et de la supercie de poinçonnement la plus défa-
vorable autour des poteaux.
- Détermination des eorts défavorables selon les formulations ocielles pouvant produire
le poinçonnement dans la dalle.
- Calcul des contraintes tangentielles dans la supercie critique du poinçonnement.
- Analyse et comparaisons des contraintes tangentielles résultantes avec les contraintes
admissibles, et calcul des armatures transversales de poinçonnement, si le béton à lui
seul ne sut pas pour résister à ces eorts avec sécurité.

Détermination de la supercie critique du poinçonnement :


La supercie critique du poinçonnement dans les dalles est déduite de la supercie de la
section parallèle au périmètre de l'appui situé à une distance critique que nous dénissons par :

dcrit = Kl ∗ d Avec Kl = 0.5 selon (EH-91 ; ACI ; BAEL)

d : Épaisseur de la dalle

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Figure 3.44  Périmètres critiques du poinçonnement selon la norme EH-91

Le périmètre critique se réduit en cas de présence des réservations ou des vides dans la dalle
réticulée à une distance critique dcrit . Cette distance doit être inférieure à cinq fois l'épaisseur
de la dalle.
d
dcrit = Avec Kl = 5 selon (EH-91) ; Kl = 10 selon (ACI)
Kl
Si on considère le périmètre critique utile comme un ensemble de segments dont les extrémi-
tés sont dénies par leurs coordonnées cartésiennes, à partir d'un système de référence cartésien
d'origine le centre du poteau, sa valeur sera donc déduite de la somme de ces segments.

Pp
Pcrit = |xf − xi |2 + |yf − yi |2

D'où la supercie critique du poinçonnement : Ac = d ∗ Pcrit

Figure 3.45  Segments constituant le périmètre critique utile en présence du vide

Le centre de gravité (xG ; yG ) de la supercie critique, peut être déterminé facilement en


relation avec les axes de référence situés au centre du poteau :
P xf + xi p
|xf − xi |2 + |yf − yi |2
xG = 2
Pcrit
P yf + yi p
|xf − xi |2 + |yf − yi |2
yG = 2
Pcrit

Page | 44
Calcul des eorts
En se limitant aux dalles réticulées, plaques massives et poutres planes de grande largeur,
les eorts de exion radiaux qui se produisent autour des appuis peuvent être concentrés uni-
quement en deux plans orthogonaux simpliant ainsi leur analyse.

Sachant que la transmission des moments de la plaque au poteau ne se produit pas direc-
tement comme ceux d'une poutre d'un portique conventionnel ; une partie de la transmission
s'eectue par exion et le reste, correspondant à la torsion, est transmis par excentricité des
contraintes tangentielles dans le périmètre du poinçonnement. La somme des deux résultats
donnant lieu au résultat nal ne doit pas être supérieure à la résistance xée pour le béton à
poinçonnement.

Nous dénirons l'eort tranchant Vd aectant tout le périmètre critique, et les moments de
exion appliqués dans deux directions orthogonales sur la plaque, pour formuler par la suite la
fraction de ces moments transmise par torsion.

Dans chaque n÷ud de la structure, il doit y avoir un équilibre des eorts et des moments. En
eectuant une coupe entre deux étages d'un portique quelconque, nous obtiendrons les courbes
des eorts comme il est indiqué sur la gure suivante :

Figure 3.46  schéma des eorts dans un portique virtuel

L'équilibre des moments dans les n÷uds est donné par les équations suivantes :

N÷ud extrême : Md = Me = MsP + MiP

N÷ud central : Md = Ml − MD = MsP + MiP

Une fraction α de ces moments sera transmise par torsion produisant des contraintes tan-
gentielles. Analogiquement, la charge transmise par la plaque au poteau et qui est susceptible
de produire un poinçonnement est :

N÷ud extrême : Vd = VD = Ni + Ns

N÷ud central : Vd = VD + Vl = Ni + Ns

Calcul des moments d'inertie combinés de la section critique :


Les professeurs F. Moràn Cabré, J. Montoya et surtout J. Calavera dans son livre Pro-
jet et calcul de structures de béton (intermac.1999) , ont réalisé une approximation générale de

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la formulation du poinçonnement selon ACI-318.

On a déjà déterminé, dans ce qui précède, les formules donnant les coordonnées du centre
de gravité ainsi que le périmètre critique :
- Les coordonnées du centre de gravité :
P xf + xi p
|xf − xi |2 + |yf − yi |2
xG = 2
Pcrit

P yf + yi p
|xf − xi |2 + |yf − yi |2
yG = 2
Pcrit
- Le périmètre critique :
X Xq
Pcrit = Li = |xf − xi |2 + |yf − yi |2

Où les (xi ; yi ) et les (xf ; yf ) sont les sommets des segments constituant le périmètre
critique utile du poinçonnement Pcrit .

• Les moments d'inertie combinés par rapport aux axes (xG ;yG ) :

Les moments d'inertie combinés des éléments plans qui congurent la supercie critique
situés sur les lignes x1 et x2 sont calculés de la manière suivante :

 Moment d'inertie par rapport à l'axe xG :

X yi + yf
IXG(x1 ,x2 ) = Li .d[( ) − y G ]2
2
 Moment d'inertie par rapport à l'axe yG :

X 1 1 xi + xf
IYG(x1 ,x2 ) = Li .d3 + L3i .d + Li .d[( ) − x G ]2
12 12 2
De même, les moments d'inertie combinés des éléments situés sur les lignes y1 et y2 sont
donnés par les formules suivantes :

 Moment d'inertie par rapport à l'axe xG :

X 1 1 yi + yf
IXG(y1 ,y2 ) = Li .d3 + L3i .d + Li .d[( ) − yG ]2
12 12 2
 Moment d'inertie par rapport à l'axe yG :

X xi + xf
IYG(y1 ,y2 ) = Li .d[( ) − xG ] 2
2
Le moment d'inertie total combiné pour tout le périmètre critique est donc la somme
du moment d'inertie combiné des éléments situés sur les axes x1 et x2 et du moment

Page | 46
d'inertie combiné des éléments situés sur les axes y1 et y2 :

Le moment d'inertie total combiné par rapport à l'axe xG :

JXG = IXG(x1 ,x2 ) + IXG(y1 ,y2 )

Le moment d'inertie total combiné par rapport à l'axe yG :

JYG = IYG(x1 ,x2 ) + IYG(y1 ,y2 )

• Le produit d'inertie par rapport aux axes (xG ;yG ) :


Le produit d'inertie des segments plans du périmètre critique par rapport aux axes
(xG ; yG ) se calcule comme suit :
X
JGXY = (x − xG )(y − yG )Li .d

Figure 3.47  Axes principaux d'inertie en référence aux axes xG, yG

L'angle θ est obtenu en utilisant la formule suivante :


1 2JGXY
θ = arctang( )
2 JYG − JXG
Aussi, la valeur de θ peut être déduite da la valeur du produit d'inertie combiné JGXY .
En eet :

- Si JGXY = 0 ; Cela montre que les deux systèmes de références (x, y) et (xG , yG ) coïn-
cident (x = xG et y = yG ), d'où θ = 0 et c'est le cas des poteaux centraux.

- SiJGXY ̸= 0 :Si JGXY est positif on prend θ = 45 sinon on prend θ = −45.C'est le cas
des poteaux de coin où les axes principaux d'inertie ne sont pas parallèles aux faces du
poteau.

• Les moments d'inertie combinés par rapport aux axes principaux d'inertie
(u ;v) :

On eectue un changement de coordonnées du système d'axes de référence (x,y) par les


axes principaux d'inertie (u, v). Les coordonnées initiales (x,y) d'un point quelconque du
périmètre critique dans le référentiel des axes initiaux centrés dans le poteau et parallèles
à ses faces, se transforment par les coordonnées (u,v) du référentiel des axes principaux
d'inertie de la section critique :

u = (x − xG ) cos θ + (y − yG ) sin θ

Page | 47
u = −(x − xG ) sin θ + (y − yG ) cos θ
D'où les moments d'inertie combinés par rapport aux axes principaux d'inertie :

Ju = JxG cos2 θ + JyG sin2 θ − JGxy sin2 θ

Jv = JxG sin2 θ + JyG cos2 θ − JGxy sin2 θ

Contraintes tangentielles dans la section critique du poinçonnement :


Déterminer les contraintes tangentielles revient à xer la fraction α des moments de exion
qui sera transmise par torsion de la plaque au poteau.

On cherche à savoir si la fraction α doit être multipliée par les moments transmis de la dalle
au poteau, à savoir le Moment Mx exercé dans le plan OX et le moment My exercé dans le plan
OY, ou multipliée par ces moments déjà transmis au centre de gravité de la section critique de
poinçonnement(MXG , MYG ).

MXG et MYG Se calculent comme suit :

MXG = Mx + Vd .xG et MYG = My + Vd .yG

La diérence entre ces deux approches est notable lorsque les poteaux sont de bord de coin,
et il paraît plus correct de procéder par la deuxième méthode ;

Figure 3.48  transmission des eorts au centre de gravité de la section critique.

La fraction α est donnée par les formules suivantes :


1 1
αx = 1 − r αy = 1 − r
2 a 2 b
1+ 3 1+
b 3
a
2
si a=b on obtient : αx = αy =
5
Après avoir déterminé la valeur de la fraction α, la partie du moment total de la plaque
transmise au poteau par torsion à pour valeur α.M (excentricité de l'eort tranchant). Celle
directement transmise par exion prend pour valeur (1- α). M

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Figure 3.49  fraction des moments transmise par torsion.

Les contraintes tangentielles en un point générique P (u, v) du périmètre critique, sont


déduite de la formule de Di-Stasio et Van Buren :
Vd Mu .u Mv .v
τ (u, v) = + +
Ac Jv Ju
Vd : Eort tranchant.
Ac : Surface critique du poinçonnement.
Ju : Moment d'inertie combiné par rapport à l'axe principale d'inertie u.
Jv : Moment d'inertie combiné par rapport à l'axe principale d'inertie v.
Mu , Mv : Moments suivant les axes principaux d'inertie (u, v) tel que,

Mu = αx .MxG . cos θ + αy .MyG . sin θ

Mv = −αx .MxG . sin θ + αy .MyG . cos θ

Figure 3.50  Courbes des contraintes tangentielles dans le périmètre critique.

Connaissant les courbes de contraintes tangentielles dans la section critique, on procède à


leurs analyses :

i. Si les contraintes tangentielles sont inférieures à la contrainte de poinçonnement admise


pour le béton, selon la norme EH-91, la section se trouve dans de bonnes conditions face
au poinçonnement, et il n'est pas nécessaire de calculer les armatures transversales de
poinçonnement.

ii. Si la contrainte maximale résultante ne dépasse pas 30% de la contrainte fcp et la


contrainte médiane reste aussi inférieure à cette dernière, nous pouvons admettre que la
section est susamment sécurisée face au poinçonnement, et il n'est pas nécessaire de
calculer les armatures transversales.

Page | 49
iii. Quand la τmax résultante est supérieure à 3.fcv , les bielles obliques de compression dans
le béton peuvent subir des rotations. La section dimensionnée est manifestement insuf-
sante, il faut donc procéder de la manière suivante :

◦ Augmenter la résistance du béton.


◦ Augmenter la section du poteau.
◦ Augmenter l'épaisseur de la plaque. Cette solution est la meilleure quoiqu'elle reste
la plus coûteuse.
◦ Placer des prols métalliques croisés sur le poteau, incorporés dans l'épaisseur de la
plaque et malgré les dicultés que présente son bétonnage.
Cette solution demeure très limitée.

vi. Quand les contraintes maximales dépassent la contrainte admissible (2.fcv ) sans pour
autant atteindre le seuil critique de 3.fcv , le problème peut être résolu avec la mise en
place d'armatures transversales face au poinçonnement ; une solution raisonnable et peu
coûteuse.

Figure 3.51  Poinçonnement réparti entre le béton et les armatures transversales

3.3.4.8 Dispositions constructives du ferraillage :


 Transition des planchers réticulés avec un angle diérent :

Lorsque la typologie en plan du bâtiment présente une forme en V, il est conseillé de


changer la direction de la maille an d'apporter une résistance et une armature plus adéquate
aux directions principales des eorts et de réduire la consommation de béton aux bords.

Figure 3.52  Dalle réticulée en V

On placera une poutre de transition à la limite des deux mailles. L'armature inférieure sera
ancrée dans la poutre de transition. Si l'angle est faible (⩽30°), l'armature supérieure sera placée
comme armature unique répartie et avec un angle moyen par rapport à l'angle de rotation.

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Figure 3.53  Disposition de ferraillage du plancher

Si l'angle était supérieur, il serait nécessaire de placer des armatures supérieures Dans les
deux directions, en les croissant sur la poutre de transition avec l'ancrage nécessaire à partir
de la poutre de transition.
 ARMATURE DE BASE DANS LES PANNEAUX :
Il faut placer des armatures intermédiaires dans les nervures, avec un minimum de 2 dans
la zone supérieure et dans la zone inférieure, an de ne pas laisser de grandes zones de béton
massif sans armature et qui pourraient donc se ssurer.

Figure 3.54  Ferraillage du panneau

Les croisillons en 2ϕ16 + 2ϕ12 peuvent avoir ou non des cadres en fonction du poinçon-
nement. La taille des cadres doit être dénie dans chaque cas particulier. Les cadres peuvent
être disposés simplement comme pour servir d'appui aux nappes d'armatures supérieures, bien
qu'en général, les armatures de répartition entre nervures susent pour remplir cette fonction,
si elles s'appuient sur des blocs perdus. Dans le cas de blocs récupérables,ces armatures doivent
s'appuyer sur des cales pour éviter qu'elles reposent sur les moules en plastique et se retrouvent
sans enrobage.

Les armatures indiquées ont un domaine d'application sur des ouvrages d'habitation habi-
tuels ; sur d'autres types d'ouvrages il faudra les adapter aux conditions particulières.

Page | 51
Figure 3.55  Armature de montage d'un panneau central entourant un poteau en béton.

 Renfort au poinçonnement avec des barres à 45º disposées radialement :

En fonction des formes disponibles, ce détail doit être correctement coté. Nous décon-
seillons disposer des barres d'un diamètre supérieur à ϕ12.

Figure 3.56  Détail d'armatures de poinçonnement

 Détail de bord extrême. Plancher réticulé, Blocs perdus :

L'enrobage latéral de la poutre de bordure doit être d'environ 5 cm pour que les ancrages
des armatures supérieures aient l'enrobage nécessaire. Le corage doit rester séparé des cadres
de 5 cm.

Page | 52
Figure 3.57  détail de ferraillage pour une poutre de bord

3.4 Synthèse
Dans cette Chapitre, on a présenté les planchers dalles , les planchers réticulées et on a
exposé la théorie d'étude de ces dalles selon les normes BAEL,EHE et suite à la réalisation
d'une traduction en français des diérentes règles de calcul à partir du document  Los forja-
dos reticulares : diseno, analisis, contruction y patologia  publié par l'ingénieur de structure
Florentino Regalado de la société espagnole  CYPE INGENIEROS .

Page | 53
Chapitre 4
Etude de la première variante plancher
dalle en béton armé

4.1 Dimensionnement manuel du plancher dalle


4.1.1 Prédimensionnement des éléments de la structure
4.1.1.1 Plancher dalle :
L'épaisseur d'un plancher-dalle est déterminée principalement par des conditions du non
poinçonnement, mais on peut utiliser dans un premier temps le rapport portée sur épaisseur
qui doit vérier la relation suivante :
M ax(Lx , Ly )
= 30 (4.1)
hmin
Avec :
ˆ Lx , Ly : Les portées suivant x et y du panneau considéré.
ˆ hmin : La hauteur minimale du plancher.

Pour notre cas, pour des raisons de simplication de la réalisation sur chantier, on choisit
de prendre une seule épaisseur pour tous les panneaux d'un même plancher, donc la valeur de
l'épaisseur est hmin = 30cm , qui sera par la suite vériée dans la partie poinçonnement.

4.1.1.2 Poteaux :
le pré-dimensionnement des poteaux est obtenu a partir des résultats de la descente de
charge eectuée avec le logiciel CBS-PRO.

le pré-dimensionnement des poteaux est donnée par la relation :


Nu (M N )
A(m2 ) ⩾ (4.2)
10
On prend comme exemple un poteau du Bloc 1.

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Table 4.1  Descente de charges sur le poteau

Niveau Nu (T ) a (cm) b(cm)


2ème étage 27,08 25 25
1ère étage 51,88 25 25
RDC 83,19 30 30
Sous sol 116,38 30 40

4.1.1.3 Voile :
Selon le RPS 2011, l'épaisseur minimale du voile est en fonction de la hauteur nette de
l'étage he .
  
he
max 15cm , , pour un voile non rigidif ié à ses deux extrémités.


20 



 
 he
emin = max 15cm , , pour un voile rigidif ié à une extrémité.

  22 

 he
max 15cm , , pour un voile rigidif ié à ses deux extrémités.


25

On prend : (
35cm , pour sous sol et rez de chaussée.
e=
30cm , pour les autres niveaux.

4.1.2 Calcul des moments de la dalle


4.1.2.1 Direction OX :
Dans cette partie on propose d'étudier le plancher haut du premier étage.

Les charges appliquées sur ce dernier est : G = 1 T/m2 ; Q = 0.25 T/m2 .

Vérication des hypothèses :


la charge total à l'état limite ultime :p = 1.35G + 1.5Q = 1 ∗ 1.35 + 0.25 ∗ 1.5 = 1.725 T/m2 .

2
1. QB = 0.25 < ∗ 1 = 0.67 T/m2 .
3

2. le nombre de travées est au moins égale a 2 dans les deux directions.

6.8
3. 0.5 < = 1 < 2.
6.8
2.65
4. 0.25m < = 0.53m.
5

5. le contreventement par voile donc la structure est rigide.

Les hypothèses étant vériée on peut alors appliquer les règles de l'annexe E4 du BAEL.

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∗ Pour tous les panneaux on est dans le cas : a < 2 ∗ h = 2 ∗ 30 = 60 cm.
q 0.25
∗α= = = 0.2
g+q 1 + 0.25

Application :

Figure 4.1  Exemple d'un panneau dans le sens OX

1. Calcul du Moment isostatique (3.1) :

6, 82
ˆ M01 = (1.725 ∗ 3.75) ∗ = 37, 39 T.m
8
2, 652
ˆ M02 = (1.725 ∗ 3.75) ∗ = 5, 68 T.m
8
6, 1352
ˆ M03 = (1.725 ∗ 3.75) ∗ = 30, 43 T.m
8
pℓ2 12
2. Calcul du Moment du porte-à-faux : = (1.725 ∗ 3.75) ∗ = 3, 23 T.m
2 2

3. Calcul du moment sur appui de rive :

pℓ2
ˆ Mr1 = −max(0, 5M01 ; ) = −max(18, 695; 3, 23) = −18, 695 T.m
2
ˆ Mr2 = −0, 2M03 = −6, 09 T.m

4. Calcul du moment sur appui intérieur :

ˆ Mi1 = −0, 5max(M01 ; M02 ) = −0, 5max(37, 39; 5, 68) = −18, 695 T.m

ˆ Mi2 = −0, 5max(M02 ; M03 ) = −0, 5max(5, 68; 30, 43) = −15, 22 T.m

5. Calcul du moment en travée :

Les valeurs des moments en travée Mt et sur appui Mw et Me doivent vérier :


 
Mwi + Mei
⊛ Mti + ⩾ M ax(1.05M0i ; (1 + 0.3α)M0i
2
 
1 + 0.3α
⊛ Mti ⩾ M0i pour une travée intermédiaire.
2

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1.2 + 0.3α
⊛ Mti ⩾ M0i dans une travée de rive.
2
En remplaçant α par sa valeur on obtient :
 
Mwi + Mei
⊛ Mti + ⩾ 1.06M0i
2
⊛ Mt ⩾ 0.53M0i dans une travée intermédiaire.

⊛ Mt ⩾ 0.63M0i dans une travée de rive.

Donc :

ˆ Mt1 = 0.63M01 = 0.63 ∗ 37, 39 = 23.6 T.m


37, 39
ˆ Mt1 + = 42.3T.m > 1.06 ∗ 37, 39 = 39.63 T.m vérié
2
ˆ Mt2 = 0.53M02 = 0.53 ∗ 5, 68 = 3.01 T.m
18, 695 + 15, 22
ˆ Mt2 + = 19.97T.m > 1.06 ∗ 5, 68 = 6.02 T.m vérié
2
ˆ Mt3 = 0.63M03 = 0.63 ∗ 30, 43 = 19.17 T.m
15, 22 + 6, 09
ˆ Mt3 + = 29.83T.m < 1.06 ∗ 30, 43 = 32.26T.m ⇒ Mt3 = 21.6 T.m
2

Finalement on obtient le diagramme du moment ci-dessous :

Figure 4.2  Diagramme du moment dans le sens OX

4.1.2.2 Direction OY :
Vérication des hypothèses :
2
1. QB = 0.25 < ∗ 1 = 0.67 T/m2 .
3

2. le nombre de travées est au moins égale a 2 dans les deux directions.

3.75
3. 0.5 < = 1 < 2.
3.75
3.75
4. 0.25m < = 0.75 m.
5

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5. le contreventement par voile donc la structure est rigide.

=⇒ Les hypothèses sont vériées .

∗ Pour tous les panneaux on est dans le cas : a < 2 ∗ h = 2 ∗ 30 = 60 cm.


q 0.25
∗α= = = 0.2
g+q 1 + 0.25

Application :

Figure 4.3  Exemple d'un panneau dans le sens OY

1. Calcul du Moment isostatique (3.1) :


3, 652
ˆ M01 = (1.725 ∗ 1) ∗ = 2, 88 T.m
8
3, 752
ˆ M02 = (1.725 ∗ 1) ∗ = 3, 03 T.m = M03 = M05 = M06 = M07 = M08 = M09
8
4, 122
ˆ M04 = (1.725 ∗ 1) ∗ = 3, 66 T.m
8
pℓ2 32
2. Calcul du Moment du porte-à-faux : = (1.725 ∗ 1) ∗ = 7, 76 T.m
2 2

3. Calcul du moment sur appui de rive :

pℓ2
ˆ Mr1 = −max(0, 5M01 ; ) = −max(1, 44T.m; 7, 76T.m) = −7, 76 T.m
2
ˆ Mr2 = −0, 2M09 = −0, 61 T.m

4. Calcul du moment sur appui intérieur :

ˆ Mi1 = −0, 5max(M01 ; M02 ) = −0, 5max(2, 88T.m; 3, 03T.m) = −1, 52 T.m

ˆ Mi2 = −0, 5max(M02 ; M03 ) = −1, 52 T.m = Mi5 = Mi6 = Mi7 = Mi8

ˆ Mi3 = −0, 5max(M03 ; M04 ) = −1, 83 T.m = Mi4

5. Calcul du moment en travée :

ˆ Mt1 = 0.63M01 = 0.63 ∗ 2, 88 = 1.82 T.m

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7, 76 + 1, 52
ˆ Mt1 + = 6.46 T.m > 1.06 ∗ 2, 88 = 3.06 T.m vérié
2
ˆ Mt2 = 0.53M02 = 0.53 ∗ 3, 03 = 1.61 T.m = Mt6 = Mt7 = Mt8
3, 03
ˆ Mt2 + = 3.12 T.m < 1.06 ∗ 3, 03 = 3.21 T.m ⇒ Mt2 = 1.7 T.m
2
ˆ Mt3 = 0.53M03 = 0.53 ∗ 3, 03 = 1.61 T.m = Mt5
1, 52 + 1, 83
ˆ Mt3 + = 3.28 T.m > 1.06 ∗ 3, 03 = 3.21 T.m vérié
2
ˆ Mt4 = 0.53M04 = 0.53 ∗ 3, 66 = 1.94 T.m
3, 66
ˆ Mt4 + = 3.77 T.m < 1.06 ∗ 3, 66 = 3.88 T.m ⇒ Mt4 = 2.05 T.m
2
ˆ Mt9 = 0.63M09 = 0.63 ∗ 3, 03 = 1.91 T.m
1, 52 + 0, 61
ˆ Mt9 + = 2.98 T.m < 1.06 ∗ 3, 03 = 3.21 T.m ⇒ Mt9 = 2.15 T.m
2

Donc on obtient le diagramme du moment suivant :

Figure 4.4  Diagramme du moment dans le sens OY

Panneau 23 :

Les résultats de calcul pour ce panneau est donne par les tableaux suivants.

Table 4.2  Résultat du moment aux appuis

N d'appui A1 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9
Moment T.m -52,78 -40,15 -12,45 -12,45 -10,31 -10,31 -10,31 -10,31 -4,13

Table 4.3  Résultat du moment en travées


N du travée T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 T8
Moment T.m 50,59 10,93 13,95 10,93 11,55 11,55 11,55 14,64

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4.1.3 Division des panneaux en bandes
Direction OX :
 
0, 3
ˆ Sur appui : ℓya = 1, 5 + 0, 3 = 0.675 = 0.68 m

2
lx 6.8 ℓy 3.75
ˆ En travée : ℓyt = ℓya + = 0.94 =⇒ ℓyt = 0.94 m
′ ′ ′
= 0.675 + = 1.36 > =
10 10 4 4

Figure 4.5  Division des panneaux en bandes dans le sens OX

Direction OY :
 
0, 3
ˆ Sur appui : ℓya = 1, 5 + 0, 3 = 0.675 = 0.68 m

2
ℓx 7.4 ℓy 3.75
ˆ En travée : ℓyt = ℓya + = 0.94 =⇒ ℓyt = 0.94 m
′ ′ ′
= 0.68 + = 1.42 > =
10 10 4 4

Figure 4.6  Division des panneaux en bandes dans le sens OY

4.1.4 Valeurs des moments de exion


Voir annexe : N

Page | 60
Direction OX :

Figure 4.7  Moments de exion du plancher dalle dans le sens OX

Direction OY :

Figure 4.8  Moments de exion du plancher dalle dans le sens OY

4.1.5 Détermination des armatures de la dalle


Données de calcul :
ˆ fc28 = 25 MPa et fe = 500 MPa ; d = 0.9h

ˆ Fissuration peu préjudiciable : Pas de limitation de σs et un enrobage de 3cm.

0.85fc28 fe
ˆ σbc = = 14.16 MPa et σs = = 434.78 MPa
1.5 1.15
√ Mu M
ˆ αu = 1.25(1 − 1 − 2µu ) et z = (1 − 0.4αu )d ; µu = 2 ; As = u
bd σbc zσs

Page | 61
Direction OX :

Table 4.4  Ferraillage de la dalle sens OX

bande Mu b d µu αu z As Amin As As (/m)


-7,48 0,68 0,27 0,11 0,14 0,25 6,75 1,77 6,75 9,93
7,08 0,94 0,27 0,07 0,09 0,26 6,27 2,45 6,27 6,67
-7,10 0,68 0,27 0,10 0,13 0,26 6,39 1,77 6,39 9,40
Demi bande sur appuis 0,90 0,94 0,27 0,01 0,01 0,27 0,77 2,45 2,45 2,61
-5,79 0,68 0,27 0,08 0,11 0,26 5,15 1,77 5,15 7,58
6,48 0,94 0,27 0,07 0,09 0,26 5,72 2,45 5,72 6,08
-2,44 0,68 0,27 0,03 0,04 0,27 2,12 1,77 2,12 3,11
-3,74 2,39 0,27 0,02 0,02 0,27 3,21 6,23 6,23 2,61
9,44 1,87 0,27 0,05 0,06 0,26 8,25 4,88 8,25 4,41
-4,49 2,39 0,27 0,02 0,02 0,27 3,86 6,23 6,23 2,61
bande centrale 1,21 1,87 0,27 0,01 0,01 0,27 1,03 4,88 4,88 2,61
-3,66 2,39 0,27 0,01 0,02 0,27 3,14 6,23 6,23 2,61
8,64 1,87 0,27 0,04 0,06 0,26 7,53 4,88 7,53 4,03
-1,22 2,39 0,27 0,00 0,01 0,27 1,04 6,23 6,23 2,61
-14,96 1,36 0,27 0,11 0,14 0,25 13,51 3,55 13,51 9,93
14,16 1,88 0,27 0,07 0,09 0,26 12,54 4,90 12,54 6,67
-14,20 1,36 0,27 0,10 0,13 0,26 12,78 3,55 12,78 9,40
bande sur appuis 1,80 1,88 0,27 0,01 0,01 0,27 1,54 4,90 4,90 2,61
-11,58 1,36 0,27 0,08 0,11 0,26 10,31 3,55 10,31 7,58
12,96 1,88 0,27 0,07 0,09 0,26 11,44 4,90 11,44 6,08
-4,88 1,36 0,27 0,03 0,04 0,27 4,23 3,55 4,23 3,11

On prend un ferraillage de 6T10 par mètre pour la nappe inférieur et 7T10 par mètre pour
la nappe supérieur suivant la direction x. avec éventuellement le renforcement au niveau de
quelque appuis .

Remarque : les dispositions minimales sont respectés Amin = 6 cm2 /m .

Page | 62
Direction OY :

Table 4.5  Ferraillage de la dalle sens OY

bande Mu b d µu αu z As Amin As As (/m)


-21,11 0,68 0,27 0,30 0,46 0,22 22,04 1,77 22,04 32,42
15,18 0,94 0,27 0,16 0,21 0,25 14,14 2,45 14,14 15,04
-15,26 0,68 0,27 0,22 0,31 0,24 14,84 1,77 14,84 21,82
3,28 0,94 0,27 0,03 0,04 0,27 2,84 2,45 2,84 3,02
-4,73 0,68 0,27 0,07 0,09 0,26 4,17 1,77 4,17 6,14
Demi bande sur appuis
4,18 0,94 0,27 0,04 0,06 0,26 3,64 2,45 3,64 3,87
-3,92 0,68 0,27 0,06 0,07 0,26 3,44 1,77 3,44 5,06
3,46 0,94 0,27 0,04 0,05 0,27 3,00 2,45 3,00 3,19
4,39 0,94 0,27 0,05 0,06 0,26 3,83 2,45 3,83 4,07
-1,65 0,68 0,27 0,02 0,03 0,27 1,42 1,77 1,77 2,61
-10,56 5,44 0,27 0,02 0,02 0,27 9,08 14,19 14,19 2,61
20,23 4,92 0,27 0,04 0,05 0,26 17,59 12,83 17,59 3,58
-9,63 5,44 0,27 0,02 0,02 0,27 8,27 14,19 14,19 2,61
4,37 4,92 0,27 0,01 0,01 0,27 3,74 12,83 12,83 2,61
-2,99 5,44 0,27 0,01 0,01 0,27 2,55 14,19 14,19 2,61
bande centrale
5,59 4,92 0,27 0,01 0,01 0,27 4,79 12,83 12,83 2,61
-2,47 5,44 0,27 0,00 0,01 0,27 2,11 14,19 14,19 2,61
4,62 4,92 0,27 0,01 0,01 0,27 3,95 12,83 12,83 2,61
5,86 4,92 0,27 0,01 0,01 0,27 5,02 12,83 12,83 2,61
-0,83 5,44 0,27 0,00 0,00 0,27 0,71 14,19 14,19 2,61
-27,32 1,36 0,27 0,19 0,27 0,24 26,12 3,55 26,12 19,21
16,28 1,88 0,27 0,08 0,11 0,26 14,50 4,90 14,50 7,71
-16,42 1,36 0,27 0,12 0,16 0,25 14,92 3,55 14,92 10,97
16,15 1,88 0,27 0,08 0,11 0,26 14,38 4,90 14,38 7,65
4,25 1,88 0,27 0,02 0,03 0,27 3,66 4,90 4,90 2,61
bande sur appuis -6,12 1,36 0,27 0,04 0,06 0,26 5,33 3,55 5,33 3,92
5,34 1,88 0,27 0,03 0,03 0,27 4,61 4,90 4,90 2,61
-5,08 1,36 0,27 0,04 0,05 0,27 4,41 3,55 4,41 3,24
4,43 1,88 0,27 0,02 0,03 0,27 3,82 4,90 4,90 2,61
5,68 1,88 0,27 0,03 0,04 0,27 4,91 4,90 4,91 2,61
-2,14 1,36 0,27 0,02 0,02 0,27 1,84 3,55 3,55 2,61

Dans le cas ou µu > 0.186 on vérie que µu < µl = 0.372 Donc on est besoin seulement des
armatures tendues.

On prend un ferraillage de 6T10 par mètre pour la nappe inférieur et 7T10 par mètre pour
la nappe supérieur suivant la direction x. avec éventuellement le renforcement au niveau de
quelque appuis .

Remarque : les dispositions minimales sont respectés Amin = 6 cm2 /m .

Page | 63
4.1.6 Détermination des pourcentages minimaux
4.1.6.1 Bandes sur appuis

400 ℓy h 400 ∗ 0.68 ∗ 0.3
ˆ Amin rive (OX) = Amin rive (OY) = = = 1.63 cm2
1000 fe 1000 ∗ 500

400 ℓy h 400 ∗ 0.94 ∗ 0.3
ˆ Amin travée (OX) =Amin travée (OY)= = = 2.26 cm2
1000 fe 1000 ∗ 500
Les sections d'aciers des bandes sur appuis dans les deux sens OX et OY sont supérieures
aux sections minimales donc les pourcentages minimaux sont vériés.

4.1.6.2 Bandes centrales


Les sections d'aciers des bandes centrales dans les deux sens OX et OY sont supérieures aux
sections minimales donc les pourcentages minimaux sont vériés.

4.1.7 Vérication du poinçonnement


⊘ La relation à vérier est (3.2) :
fc28
Qu ≤ 0.045 ∗ Uc ∗ h ∗
γb
On prend l'exemple d'un poteau de section 30 ∗ 45 .

⊘ la charge limite qui peut supporter le poteau est :


2500
Qmax = 0, 045 ∗ 2(0, 6 + 0, 75) ∗ 0, 3 ∗ = 60, 75 T
1, 5
⊘ la valeur de la charge appliquée sur le poteau est :

Qu = 66 T =⇒ Qu ≥ Qmax

Donc Le poinçonnement n'est pas vérié.

Pour vérier le poinçonnement on a plusieurs solutions :

ˆ soit on augmente l'épaisseur de la dalle.

ˆ soit on met des chapiteaux ou on dispose des armatures transversales (armatures d'âmes)
conformément à l'article A.5.1.23 du BAEL 91.

ˆ ou bien on augmente la section des poteaux ou en change la classe du béton.

Pour notre cas, on a choisit de jouer sur les dimensionnes des poteau.

Calcul du périmètre vériant le poinçonnement :


fc28
la charge appliquée sur le poteau est : Qu = 0.045 Uc h = 66T
γb
66 ∗ 1, 5
D'où : Uc = = 2.94 m
0, 045 ∗ 0, 3 ∗ 2500

Page | 64
On prend Uc = 3 m

la section du poteau devient 30 ∗ 60 , D'où Qmax = 67.5T

4.1.8 Ferraillage des poteaux


Les poteaux de notre construction n'interviennent pas dans la stabilité horizontale du bâ-
timent du fait que le contreventement est assuré par les voiles. Donc ils sont soumis à une
compression considérée centrée et les charges verticales sont calculées suivant la combinaison
fondamentale de l'état limite.

4.1.8.1 Ferraillage longitudinal :


La section A des armatures longitudinales du poteau doit vérier la relation :
 
Nu Br fc28 γs
Ath = − (4.3)
α 0, 9γb fe

Où :

⊕ Nu : l'eort normal appliqué sur le poteau à l'ELU.

⊕ Br : est la section réduite du poteau, avec Br = (a − 0, 02)(b − 0, 02)

⊕ γb = 1, 5 ; γs = 1, 15.
r
Imin
⊕ i= .
B
⊕ la longueur de ambement d'un poteau Lf est prise égale à :

ˆ 0, 7l0 : Si le poteau est à ses extrémités ou encastré dans un massif de fondation ou


assemblé à des poutres de plancher ayant au moins la même raideur que lui dans le
sens considéré et le traversant de part en part.

ˆ l0 : Dans tous les autres cas.

⊕ α : est un coecient fonction de l'élancement mécanique, qui prend les valeurs :



0, 85 Lf
2 , si λ = ⩽ 50


i
 

 λ
 1 + 0, 2


0, 35
α=


  2

 50
0, 6 ∗ , si 50 < λ ⩽ 70


λ
Par ailleurs, la section doit satisfaire à la double inégalité :

Amin ⩽ A ⩽ Amax

Amin = max(4u ; 0.2%B)

Amax = 5%B

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ˆ u : Longueur en mètre du périmètre de la section droite.

ˆ B : Aire de la section droite en cm2 .

D'où on obtient les résultats suivants :

Table 4.6  Calcul du ferraillage du poteau

Poteau a b ℓ0 Nu (M N ) λ α Br Ath Amin Amax ferraillage


P1 25 25 4,5 0,62 43,65 0,54 0,0529 3,86 4 31,25 4HA12
P2 30 30 5,3 0,85 42,84 0,545 0,0748 2,48 4.80 45 6HA12
P3 30 40 5,4 1,2 43,65 0,54 0,1064 5,77 5.60 60 8HA12
P4 30 50 5,4 1,51 43,65 0,54 0,1344 7,04 6.40 75 10HA12
P5 30 60 5,4 1,87 43,65 0,54 0,1624 10,44 7.20 90 12HA12

4.1.8.2 Ferraillage transversale :


On prend l'exemple du poteau de section 25*25 avec he = 4.5m
ϕ
Le diamètre des armatures transversales doit vérier la relation ϕt ⩾ l donc on prend
3
ϕt = 6 mm.
 
he
⊗ La longueur critique du poteau :lc = max ; 45cm = 0.75 m
6
⊗ La zone courante s = min(12ϕl , 0.5b, 30) = 12 cm.

⊗ La zone critique s = min(8ϕl , 0.25b, 15) = 6 cm.

D'où :

⊚ Dans La zone courante : 25 cadre en HA6 .

⊚ La zone critique : 12 cadre en HA6 .

4.1.9 Dimensionnement des semelles


Le calcul porte sur la semelle sous le poteau faisant l'objet du calcul du paragraphe pré-
cèdent. Nous appliquons la méthode qui consiste à admettre que les eorts provenant du poteau
sont transmis au sol par des bielles de béton obliques.

Le rapport géotechnique préconise d'adopter un système de fondations supercielles par


semelles lantes ou isolées rigidiées selon le type et la nature de la structure ancrées à 1.2m
par rapport au terrain naturel. Ainsi que le taux de travail du sol d'assise σadm = 0.2 MPa

Le poteau a une section a ∗ b , la semelle est un rectangle A ∗ B , avec a ⩽ b et A ⩽ B ; dans


le cas général, on choisit les dimensions de la semelle de telle sorte qu'elle soit homothétique

Page | 66
A a
du poteau = .
B b
r r
P bP aP
A et B sont déterminés par les relations : AB ⩾ ; B⩾ et A ⩾
σ aσ bσ
 
P Pser Pu
Avec = S = M ax ;
σ σser σu

Figure 4.9  Dimensions d'une semelle isolée

Par la suite nous calculons la semelle S8 sous le poteau P5, ce dernier qui transmit un eort
vertical de Pu=1.89 MN et Ps=1.38 MN

4.1.9.1 Prédimensionnement de corage de semelle S4


Ce prédimensionnement permet de déterminer les sections préliminaires des semelles.
r r
a Pser 0.3 1.38 b
ˆA⩾ ∗ = ∗ = 1.86 m ⇒ B ⩾ A = 3.72 m
b σadm 0.6 0.2 a
Les sections choisies : A = 2 m et B = 4 m .

ˆ Condition de rigidité :
 
A−a B−b
d ⩾ sup ; ⇒ d ⩾ 0.85 m
4 4

On prend donc h = d + 5cm = 95 + 5 = 1 m.

Vérication de la contrainte admissible du sol :


Dans cette vérication nous ajoutons le poids propre de la semelle, a la charge vertical
transmis par le poteau.

Pser
Par conséquence Pser = 1.58 MN ⇒ σsol = = 0.198 MPa
′ ′

S
Alors le choix des sections de corage est valable.

4.1.9.2 Calcul des armatures


Dans cette partie nous calculerons la section nécessaire à assurer la stabilité interne de la
semelle en s'appuyant sur la méthode des bielles. Pu = Pu + P P = 2.16 MN

Page | 67

P ∗ (A − a) 2.16 ∗ (2 − 0.3)
Aa = u = = 11.11 cm2 ⇒ Aa /ml = 5.56 cm2
8 ∗ d ∗ σs 8 ∗ 0.95 ∗ 434.78

Pu ∗ (B − b) 2.16 ∗ (4 − 0.6)
Et Ab = = = 22.22 cm2 ⇒ Ab /ml = 5.56 cm2
8 ∗ d ∗ σs 8 ∗ 0.95 ∗ 434.78
D'où le choix des armatures : Aa = Ab = T12e18

Table 4.7  Calcul du ferraillage des semelles

N° de semelle A B h Aa Ab Nombre
S1 1,3 1,3 0,55 7T10 7T10 5
S2 2 2,5 0,6 11T12 14T12 7
S3 2 3,1 0,7 13T12 19T12 2
S4 1,8 2,5 0,6 10T12 14T12 11
S5 2 4 1 11T12 22T12 2
S6 1,8 1,8 0,55 10T10 10T10 3

Vérication du poinçonnement :
On vériera le poinçonnement en déterminant un périmètre à mi-feuillet égal à :
u = 2a + 2b + πh

Pour une réaction du sol appliquée à l'extérieur du cône de poinçonnement qui vaut :
P ∗ Aext
P1 =
Atot
5h
Où : Atot = A ∗ B ; Aext = Atot − (πs2 + ab + 2bs + 2as) ; s =
6
La vérication du poinçonnement se traduit par l'équation :
P1 fc28
τ= ≤ τlim = 0.045
uh γb

Application :
u = 2a + 2b + πh = 0.6 + 1.2 + 3.14 ∗ 1 = 4.94 m
5h
Atot = A ∗ B = 2 ∗ 4 = 8 m2 ; s = = 0, 84 m
6
Aext = Atot − (πs2 + ab + 2bs + 2as) = 4.14 m2

P ∗ Aext
P1 = = 0.98 MN
Atot

P1 fc28
τ= = 0.20 MPa ≤ τlim = 0.045 = 0.75 MPa Ce qui est vérié.
uh γb

Page | 68
4.1.10 Ferraillage des voiles
Sous l'action sismique, des parties plus au moins importantes de l'extrémité du voile en
béton, sollicité en compression, peuvent se trouver dans le domaine inélastique, cette situation
peut être à l'origine d'une instabilité latérale.

Figure 4.10  Instabilité latérale des murs

Le modèle le plus simple d'un voile est celui d'une console parfaitement encastrée à sa base.
Il est sollicité par un eort normal N et un eort tranchant V constants sur toute la hauteur
et un moment échissant qui est maximal dans la section d'encastrement.

Figure 4.11  Modèle d'un voile sollicité en exion composée

4.1.10.1 Méthode de calcul :


On va détailler le calcul de ferraillage du voile V1, qu'on a fait selon le DTU 23.1 et Henry
Thonier Tome3 (applicable aux murs en béton banché mais aussi aux constructions situées dans
des zones sujettes séismes), et le règlement RPS 2011.

a. Condition d'application :
ˆ e > 10 cm et L ≥ 5e

Page | 69
Lf
ˆ Elancement mécanique λ = ≤ 80
i
ˆ Résistance caractéristique du béton fc28 ≤ 40 MPa

La longueur libre de ambement Lf se déduit de la hauteur libre du mur h, en fonction de


Lf
ses liaisons avec le plancher. Les valeurs du rapport sont données par le tableau suivant :
h

Figure 4.12  Coecients de ambement d'un mur d'après Henry Thonier Tome3

b. Aciers minimaux :
Pour chacun des ferraillages vertical et horizontal on a des espacements maximaux à ne pas
dépasser et aussi la section minimale qui doit être assurée suivant chaque direction qu'on voit
dans le tableau.

Figure 4.13  Aciers minimaux et espacements d'un mur

a et d désigne respectivement l'épaisseur et la longueur du voile.

Les sections d'armatures correspondant au pourcentage ρv et ρh doivent être réparties par


moitié sur chacune des faces de la bande de mur considérée.

Page | 70
c. Eort de compression à l'ELU :

Figure 4.14  Paramètres de calcul d'un voile

4.1.10.2 Contrainte limite :


Nulim
ˆ La contrainte limite ultime vaut : σulim =
a∗d
ˆ La contrainte dans la section suivant le cas de charge N et le moment sismique M est :
Nu Mu ∗ y
σu = ±
a∗d I
On compare ensuite cette contrainte aux contraintes limites ultimes pour voir si on aura
des aciers de compression et des aciers de traction .

Deux vérications doivent être faites aux niveaux I et II du voile :

ˆ Section I-I à mi-hauteur d'étage : σu ≤ σulim .


σulim
ˆ Section II-II sous le plancher haut : σu ≤ .
α

Figure 4.15  Niveaux de vérication des contraintes

Application :
le Voile V1 est de 6.13 m de longueur par 35 cm d'épaisseur avec une dalle d'un seul côté
encastré en tête et en pied, sans raidisseur aux extrémités.

Au niveau du Sous sol le voile V1 est soumis aux eorts suivants :

Page | 71
Table 4.8  Eort appliquées au voile V1

Nu (KN) Vu (KN) Mu (KN.m)

1603,34 5,16 -317,98

On suppose que le mur est non armé .

⊗ Lf = 0.9 ∗ h = 0.9 ∗ 5.4 = 4.86 m.


√ √
Lf ∗ 12 4.86 ∗ 12 0.65
⊗λ = = = 48.1 =⇒ α =  2 = 0.43.
a 0.35 λ
1 + 0.2
30
α
⊗ La majeur partie des charges est appliquée avant 28 jours ⇒ α = = 0.39
1.1
α ∗ Br ∗ fc28 Nulim
⊗ Nulim = = 14.6 MN =⇒ σulim = = 6.81 MPa
0.9 ∗ γb a∗d
Nu
⊗ σu = = 0.75 MPa ≤ σulim Donc le mur est non armé.
a∗d

⋄ vérication des contraintes :


ˆ Dans la section I-I à mi-hauteur d'étage : Nu = 1.16 MN =⇒ σu = 0.54 MPa

Alors σu ≤ σulim

ˆ Dans la section II-II sous le plancher haut : Nu = 1.38 MN =⇒ σu = 0.64 MPa


σulim
Alors σu ≤ = 17.46 MPa
α
Ce qui est vérié pour les deux sections.

4.1.10.3 Le ferraillage :
Un voile en béton armé doit faire l'objet des vérications suivantes :

ˆ Résistance en exion composée.

ˆ Justication de la stabilité de forme (résistance au ambement).

ˆ Résistance à l'eort tranchant.

a. Ferraillage en exion composé :


Les voiles sont calculés en exion composée sous un eort normal de compression Nu et un
moment de exion Mu et des dispositions constructives minimales.

La section en exion composée peut être :

Page | 72
ˆ Partiellement comprimée.

ˆ Entièrement tendue.

ˆ Entièrement comprimée.

On a (0, 337h − 0, 81d )bhσbc = 47.84 MN.m > Nu ∗ (d − d ) − Mu = 7.54 MN.m


′ ′

C'est à dire que la section est partiellement comprimée.


Mu
Alors µ =

2
= 0.002 < µR = 0.372 =⇒ A = 0
bd σbc
Par conséquent on est ramené à l'étude d'une section sans armature comprimée calculé en
exion simple.

Donc :

ˆ α = 1.25(1 − 1 − 2µ) = 0.0026.

ˆ z = d(1 − 0.4αu ) = 5.52 m.

Mu γs
ˆ As = [ − Nu ] = −35.55 cm2 .
z fe
Mu
As est négative , car l'eort de compression dans le béton est inférieur a l'éort normal
z
Nu .Cela indique alors que la section , non armé , peut résister aux eorts appliquées.

Donc on applique les dispositions minimales de ferraillage dans les extrémités du voile, et
ce pour tous les étages.

Amin = 15cm2 soit 16HA12, avec un espacement de e=15 cm sur chaque extrémité.

Les contraintes extrêmes valent :

Nu Mu v L



 σg = − , avec v = v =

 S I 2

σ = Nu + Mu v



d
S I

b. Ferraillage vertical de compression :


Armatures longitudinales :

Ce voile de rive donc θ = 1.4


  
400 θ 3σu
ρv ≥ M ax 0.001; 0.0015 −1 =⇒ ρv = 0.001 < 0.002
fe σulim
Donc on prend le taux minimal donnée par RPS 2011 : ρv = 0.002

Page | 73
Par conséquent : Av = ρv ∗ L ∗ e = 42.91 cm2

Ainsi on aura un ferraillage de 21,46 cm2 répartis sur chaque face de la paroi soit l'équivalent
de HA12 avec e=25 cm .

Armatures transversales :

On a ϕl ≤ 12 mm, donc on prévoit 4 épingles/m2 de voile , avec ϕt = 6 mm.

c. Ferraillage horizontales parallèles aux faces du mur :


 
2 ∗ ρvmax
ρh = M ax ; 0.001 = 0.0013 < 0.002 =⇒ ρh = 0.002
3
Par conséquent : Av = ρh ∗ h ∗ e = 37.8 cm2

Ainsi on aura un ferraillage de 18.9 cm2 répartis sur chaque face de la paroi soit l'équivalent
de HA8 avec e=15 cm.

d. Dispositions des armatures


D'après le RPS l'espacement des barres verticales et horizontales est égal à :

ˆ En zone courante : s = min (30 cm, 1.5e) = 30 cm .

ˆ En zone critique : s = min (20 cm, 1.5e) = 20 cm .

Où la zone critique est dénie selon le règlement , par les régions étendant de la base du
mur sur une longueur lc dénie comme suit :
 
h
lc = max ;L = 0.9 m
6
Avec h et L respectivement sont la hauteur et la largeur du voile.

ˆ Le diamètre des barres verticales et horizontales des voiles utilisé ne doit pas dépasser
le 1/10 de l'épaisseur du voile.

ˆ Les deux nappes doivent être reliées, et les barres horizontales doivent être exposées vers
l'extérieur.

ˆ Le taux minimal d'armatures verticales et horizontales à toute section, égal à 0.2% de


la section horizontale du béton. Le taux maximal est égal à 4%.

Donc on prendra pour :

⊛ Armatures de exion : des 2Ö8HA12, avec un espacement de e=13 cm dans chaque


raidisseur.

⊛ Armatures verticales : des HA12, avec un espacement de e=25 cm disposées sur la


longueur du voile sauf pour les extrémités ou on a les armatures sismiques (calculées en

Page | 74
exion composée).

⊛ Armatures horizontales : des HA8, avec un espacement e=15cm en zone critique et


e=30cm en zone courante.

4.2 Etude avec le logiciel RSA


Modélisation de la structure :

Figure 4.16  Structure du Bloc 1 en 3D

4.2.1 Etude dynamique


4.2.1.1 l'analyse modale
L'analyse modale est une méthode utilisée pour étudier le comportement d'une structure
soumise à des excitations ctives extérieures (séisme, vent ....). Surtout pour le bâtiment elle
permet de déterminer le comportement de la construction sous toute excitation de n'importe
quelle direction. Cette analyse permet de déterminer tous les  modes propres  de la structure.
Chacun de ces  modes propres  est caractérisé par sa fréquence de résonance.

Etant donné que le bâtiment ne satisfait pas les critères de régularité formulés par le RPS
2011, il doit donc être eectué une analyse modale sur un modèle tridimensionnel qui consiste
à calculer les eets maximaux d'un séisme sur une structure.

Pour cela, on recherche les modes de vibration de la structure qui caractérisent son compor-
tement au voisinage des fréquences dites de résonance. La recherche des modes doit être menée
jusqu'à ce que les deux conditions suivantes soient respectées :

ˆ la fréquence de 33 Hz (appelée fréquence de coupure) ne doit pas être dépassée.

ˆ le cumul des masses modales converge vers 90% de la masse vibrante totale.

De plus, le nombre de modes retenus ne doit pas être inférieur à trois, car très souvent, pour
les bâtiments courants, seuls deux ou trois modes ont une inuence signicative sur la réponse
vis-à-vis d'une direction du séisme.

Page | 75
Figure 4.17  Organigramme de l'analyse modale

Nous avons commencé les calculs de l'analyse modale pour 10 modes, et puis pour 15 modes,
et les résultats de l'analyse modale sont résumés dans le tableau suivant :

Table 4.9  Résultats de l'analyse modale

Mode F(HZ) T(s)


Pn Pn
i=1 Mix (%) i=1 Miy (%) Mix (%) Miy (%)
1 3,05 0,33 0,12 68,08 0,12 68,08
2 3,7 0,27 66,77 68,22 66,65 0,14
3 5,41 0,18 68,02 69,82 1,24 1,6
4 6,97 0,14 68,02 69,82 0 0
5 6,98 0,14 68,02 69,82 0 0
6 6,99 0,14 68,02 69,82 0 0
7 7 0,14 68,03 69,82 0,01 0
8 7,58 0,13 68,22 69,88 0,19 0,06
9 7,82 0,13 71,9 72,44 3,68 2,56
10 10,82 0,09 77,16 81,67 5,25 9,23
11 12,37 0,08 81,74 84,79 4,58 3,12
12 12,5 0,08 84,25 90,26 2,51 5,47
13 14,84 0,07 87,61 91,29 3,36 1,03
14 16,15 0,06 87,69 93,04 0,08 1,75
15 18,72 0,05 92,26 93,17 4,57 0,13

Pour les 15 modes,le cumul des masses modales suivant X et Y atteint les 90% et la fréquence
est toujours inférieure à 33 Hz. Alors les conditions de masses et sont vériées pour le nombre
de modes choisi.

Page | 76
4.2.1.2 Vérications de la sécurité et de la fonctionnalité
a. Vérication des déplacements latéraux inter-étages :

Selon RPS 2011 les déplacements latéraux inter-étage ∆el évalués à partir des actions de
calcul doivent être limités à :
hi
∆el ⩽ 0.007 (4.4)
K
Avec :
ˆ hi la hauteur de l'étage.
ˆ K le coecient de comportement.

Les résultats de calcul sont présentés sans le tableau ci-dessous.

Table 4.10  Vérication du déplacement inter-étage

∆el
XX (cm) YY (cm)
Niveau K H(m) ∆elmax (cm)
UX UY UX UY
Sous sol 5,4 0,1 0 0 0,2 2,1
RDC 5,3 0,3 0 0,1 0,3 2,061111111
1,8
1ère étage 4,3 0,2 0,1 0 0,4 1,672222222
2ème étage 4,5 0,2 0,1 0 0,3 1,75

⊛ ∆el < ∆elmax , Donc les déplacements latéraux inter-étage du bâtiment sont vériées.

b. Vérication des déplacements latéraux du bâtiment :

Le déplacement latéral total du bâtiment ∆g doit être limité à 0.004H.

Table 4.11  Vérication du déplacement global

H(m) Déplacement ∆g(cm) ∆max(cm) Vérication


UX 1,1 7,8 Vérié
Sismique suivant X
UY 0,4 7,8 Vérié
19,5
UX 0,5 7,8 Vérié
Sismique suivant Y
UY 1,3 7,8 Vérié

⊛ ∆g < ∆max, Donc Les déplacements latéraux totaux restent dans la limite admissible.

c. Vérication de stabilité au renversement :

La structure doit être dimensionnée pour résister aux eets de renversement dus aux com-
binaisons des actions de calcul. Selon RPS 2011 la stabilité est considérée satisfaite si :
KW ∆el
θ= ⩽ 0.1 (4.5)
Fh
Avec :

Page | 77
ˆ θ : Indice de stabilité.
ˆ W : Poids au-dessus de l'étage considéré.
ˆ V : Action sismique au niveau considéré.
ˆ h : Hauteur de l'étage.
ˆ ∆el : Déplacement relatif de l'étage.
ˆ K : Coecient de comportement.

Les résultats de calcul sont représentés dans les tableaux suivants :

Table 4.12  Vérication de la stabilité au renversement suivant X.


Séisme suivant X (cm)
Niveau H (m) K W (kN) Vérication
FX (KN) ∆el (cm) θX
Sous sol 5,4 31466,732 3600,66 0,1 0,00291305 Vérié
RDC 5,3 21138,947 3214,77 0,3 0,00669964 Vérié
1,8
1ère étage 4,3 12152,361 2304,64 0,2 0,0044146 Vérié
2ème étage 4,5 4218,906 966,77 0,2 0,00349114 Vérié

Table 4.13  Vérication de la stabilité au renversement suivant Y.


Séisme suivant Y (cm)
Niveau H (m) K W (kN) Vérication
FY (KN) ∆el (cm) θY
Sous sol 5,4 31466,732 3659,24 0,2 0,00573284 Vérié
RDC 5,3 21138,947 3232,42 0,3 0,00666306 Vérié
1,8
1 étage
ère
4,3 12152,361 2328,37 0,4 0,00873922 Vérié
2ème étage 4,5 4218,906 989,39 0,3 0,00511698 Vérié

Donc le bâtiment est stable contre le renversement.

Au terme de ce calcul sismique, nous sommes arrivés à la bonne conguration qui vérie la
Stabilité du bâtiment selon le Règlement Parasismique Marocain 2011.

4.2.2 Vérication de la èche


a. Valeur limite de la èche :
la valeur de la èche est limitée à :

ˆ Pour les éléments supports reposant sur deux appuis :


⋄ fadm = si la portée est au plus égale à 5 m.
500

⋄ fadm = + 0.5cm si la portée est supérieure à 5 m.
1000
ˆ pour les éléments supports en console :


⋄ fadm = si la portée de la console est au plus égale à 2 m.
250

Page | 78
b. Résultats de calcul MEF :
le gure ci-dessous présente les résultats obtenus par le logiciel de calcul EF RSA :

Figure 4.18  Résultats du déplacement de la dalle B1



La èche admissible est : fadm = 0.5cm + = 1.3cm , avec ℓ = 8m.
1000
Le déplacement vertical max trouvé par RSA est 1.1 cm qui est inférieur à fadm .

4.2.3 Ferraillage de la dalle


4.2.3.1 Direction X

Figure 4.19  Ferraillage principal inférieur AX −

Page | 79
Figure 4.20  Ferraillage principal supérieur AX +

D'aprés les résultats du ferraillage théorique obtenu par logiciel Robot la section d'acier
ft28
AX − < Amin = 0, 23 eb
fe
Donc on applique les dispositions minimales pour la nappe inférieur .

=⇒ on prend un ferraillage de 6T10 e20 pour X − , et 7T10 e16 pour X + .

4.2.3.2 Direction Y

Figure 4.21  Ferraillage perpendiculaire inférieur AY −

Page | 80
Figure 4.22  Ferraillage perpendiculaire supérieur AY +

De même que le ferraillage dans X − , on applique les dispositions minimales pour la nappe
inférieur .

Donc ou aura un ferraillage de 6T10 e20 pour Y − , et 7T10 e16 pour Y + .

Conclusion :
Finalement, nous sommes arrivés à une étude complète du projet selon la première variante
plancher dalle ,en se basent sur les normes de construction , les logiciels de conception et
dimensionnement des structures .

Page | 81
Chapitre 5
Etude de la deuxième variante plancher
réticulée

5.1 Calcul analytique d'un plancher réticulé


Introduction :
Ce chapitre est consacré au le calcul analytique du plancher réticulée. On commencera
d'abord par la conception du plande corage pour la structure, ensuite, on déterminera un
prédimensionnement pour le plancher ainsi que pour les éléments structuraux. On nira par le
dimensionnement et le calcul analytique du plancher réticulé.

5.1.1 Conception et plans de corage de la structure :


Après une étude approfondie et bien détaillée des plans architecturaux on a adopté le mo-
dèle de la structure représenté dans l'Annexe 1.

En eet, ce modèle est le résultat de plusieurs considérations et contraintes techniques de


construction :

• Choix du système de contreventement :

Un contreventement est un système statique destiné à assurer la stabilité globale d'un ou-
vrage vis-à-vis des eets horizontaux issus des éventuelles actions sur celui-ci. Les exigences de
fonctionnalité et les évolutions de la structure imposent à priori la conception d'un volume fa-
cilement modulable avec un minimum de  contraintes  imposées par la présence des éléments
structuraux.

Dans une construction parasismique, le contreventement doit comporter les éléments sui-
vants :

− Contreventement horizontal (diaphragme).

− Contreventement vertical (murs, travées triangulées ou portique).

Le diaphragme est un ouvrage plan rigide, horizontal ou incliné assurant la transmission


des charges sismiques horizontales sur les éléments de contreventement vertical, le raidissage

Page | 82
des bâtiments et le couplage des éléments de contreventement verticaux.

Dans notre présent cas, le rôle de ce diaphragme va être assuré par les planchers. Le contre-
ventement vertical peut être constitué selon la réglementation parasismique marocaine RPS2000
soit de voiles, soit de portiques ou même être mixtes (voiles et portiques).

Les voiles sont les plus rigides de tous les systèmes de contreventement, les plus stabili-
sants. Ils conviennent particulièrement pour les bâtiments abritant des espaces cloisonnés. Les
systèmes portiques conviennent particulièrement pour les bâtiments dont l'usage requiert un
minimum d'éléments porteurs verticaux en plus d'une uidité et exibilité des espaces inté-
rieurs. Ils ont l'inconvénient d'être moins rigides que les voiles d'où les complexités liées aux
déplacements latéraux qu'ils présentent lorsqu'il s'agit des bâtiments à étages. On a envisagé
un contreventement par voiles.

5.1.2 Pré-dimensionnement de la structure :


Le pré-dimensionnement s'intéresse à déterminer des dimensions préalables pour les éléments
de la structure. Ces dimensions sont, bien sûres, à vérier et à modier après le dimensionne-
ment et le calcul véritable de la structure. Les parties concernées par le prédimensionnement
sont les poteaux, les entraxes et nervures, les panneaux, le plancher, la dalle de compression
ainsi que les poutres de bord et de réservations.

On s'intéressera, par la suite, au pré-dimensionnement et au dimensionnement des éléments


du plancher réticulé 1 du plancher RDC représenté dans l'Annexe (2)

• Épaisseur du plancher :

La norme espagnole EH-88 postule que l'épaisseur h du plancher réticulé doit vérier la
condition suivante :
P ortée max entre poteau
h≥
28
D'après la conception de la structure du bâtiment, la portée maximale entre poteaux est de
6.80 m. D'où h ≥ 24.28 cm, on prend donc : h=25 cm

• Entraxe et orientation des nervures :

On a choisi le plancher réticulé à caissons récupérables vu leur facilité de corage. Les cais-
sons les plus présents sur le marché sont les caissons d'entraxe e/e= 80cm.

La société de fabrication de ces caissons fournit un catalogue d'utilisation et de prédimen-


sionnement des planchers réticulés. Ce catalogue [7] permet de déterminer les dimensions des
nervures, l'épaisseur du plancher et de la couche de compression ainsi que son poids en fonction
de la portée maximale entre poteaux.

Pour une portée maximale entre poteaux de 6.80 m, le catalogue [7] propose une largeur de
nervure de b=12 cm.

• Dalle de compression :

Une épaisseur de 5 cm pour la couche de compression est susante pour que cette dernière

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assure le fonctionnement en diaphragme rigide pour la transmission des eorts horizontaux. On
prend donc c=5cm et c'est aussi la dimension proposée dans le catalogue [7] de la société de
fabrication des caissons récupérables.

• Pré-dimensionnement des panneaux :

Le Pré-dimensionnement des panneaux consiste à déterminer la largeur et la longueur de ces


panneaux. Et cela suivant les règles déterminées par la norme espagnole EH-88 traitées dans
le paragraphe [Partie 2]. L'Annexe 2 indique les noms des panneaux du plancher réticulé 1 du
plancher RDC.

Le tableau ci-après détermine les dimensions adoptées pour chaque panneau :

Table 5.1  Pré-dimensionnement des panneaux

Panneau A B C D
Pn1 0,63 0,62 0 1,1
Pn2 0,63 1,42 1,18 1,34
Pn3 1,5 1,024 0,88 0,72
Pn4 0,63 1,42 0,93 0,8
Pn5 1,036 0,56 0,93 0,8
Pn6 0,98 1,42 1,018 1,05
Pn7 1,036 1,024 1,5 1,05
Pn8 0,63 1,42 1,23 1,3
Pn9 1,5 1,024 0,77 0,83
Pn10 0,63 1,42 0,98 1,5
Pn11 0,63 1,42 1,63 0,9
Pn12 0,95 0,77 0,98 1,08
Pn13 0 0,91 0,83 0,89
Pn14 0 0,91 1,4 1,14
Pn15 0 0,91 1,028 0
Pn16 1,04 1,024 0,98 1,5
Pn17 1,5 1,024 0,9 1,23
Pn18 0,95 0,77 0,72 0,88
Pn19 0,95 1,11 0,93 0,8
Pn20 0,95 1,5 1,02 1,04
Pn21 0,95 1,11 1,23 1,3
Pn22 0,95 0,77 1,1 0,63
Pn23 0,64 1,42 1,028 0,7
Pn24 1,5 0,56 1,8 0,7
Pn25 1,04 1,024 1,1 1,43
Pn26 0 1,38 0 0,97
Pn27 0,64 0,64 1,34 1,14
Pn28 1,5 0 1,23 0,5
Pn29 1,5 0 1,017 1,04
Pn30 1,5 0 0,93 0,8

N.B : les dimensions A, B, C, D du panneau sont représentées sur la gure suivante :

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Figure 5.1  Dimensions de panneau

• Pré-dimensionnement des poutres (bandes) :

Les NTE-EHE (les notes techniques espagnoles) postulent que la largeur B de la nervure de
bord (poutre de bord) dépend de l'épaisseur du plancher. Pour un Plancher d'épaisseur 30cm
(h+c= 25+5 cm) elles attribuent une largeur B=30 cm.

Ces poutres de bords ou de réservation sont incorporées dans l'épaisseur du plancher, donc
leur épaisseur sera identique à celle du plancher.

5.1.3 Dimensionnement du plancher :


5.1.3.1 Données et hypothèses de calcul :
Chargements :
• Charges permanentes :

− Revêtement du sol = 140 Kg/m²

− Faux Plafond = 60 Kg/m²

− Cloisons = 75 Kg/m²

La charge permanente totale est la somme des charges précédentes. On obtient donc :

G = 0.275 t/m²
Dans le cadre de la majoration des eorts par raison de sécurité on prend :G= 0.280t/m²

• Charges d'exploitations :

− La charge d'exploitation utilisée pour les Hopitaux est évaluée par :

Q = 0.35t/m2

− Pour les circulations (couloirs) et les escaliers on considère comme charge d'exploi-
tation la valeur :
Q = 0.25t/m2
− Pour la terrasse et les balcons, on considère une charge d'exploitation de :

Q = 0.15t/m2

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− Poids propre de la dalle réticulée :

Le poids propre total de la dalle réticulée est la somme du poids propre de la dalle elle-
même ainsi que le poids propre de la couche de compression. Le poids propre de la dalle réticulée
dépend de l'épaisseur de cette dalle. D'après le catalogue [7] de la société de fabrication des
caissons récupérables utilisés pour le corage, le poids propre correspondant à un plancher ré-
ticulé d'épaisseur 25cm est :

P p25 = 0.176t/m2
− Le poids propre de la couche de compression est de :

P pc = 0.05 ∗ 2.5 = 0.125t/m2


Avec 2.5 MPa/m3 : la masse volumique de béton armé.

− Le poids propre total de la dalle réticulée 30cm (h+c) est donc de :

P p25 + P pc = 0.301t/m2

Caractéristiques des matériaux :


− Contrainte de compression dans le béton : fc28 = 25 MPa

− Limite d'élasticité de l'acier : fe = 500 MPa

− γs = 1.15

− γb = 1.5

Données géotechniques et sismiques du site :


Suivant le rapport géotechnique établi par le laboratoire et d'après le règlement de construc-
tion parasismique RPS2011 [4] et la lithologie du sol en place, on retient ce qui suit :

− Le contrainte du sol : σ sol = 2 bars

− Le site du sol : S2

− La zone de sismicité : 2

− La classe du bâtiment : I

− Le coecient d'accélération : 0.1

− L'amortissement : 0.05

− Le facteur de comportement (de ductilité) : 1.8 (ND1 : Niveau de ductilité 1)

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5.1.4 Étude analytique du plancher réticulé :
An d'appliquer la méthode analytique de dimensionnement d'un plancher réticulé, on se
situe au plancher RDC (+ 0 m).

Le but de cette partie et de dimensionner les diérents éléments du plancher réticulé (RDC)
ainsi que de déterminer le ferraillage de ces éléments. On procède au dimensionnement et au
ferraillage de la partie du plancher réticulé indiqué sur le schéma suivant :

Figure 5.2  Plan de corage du plancher RDC (+ 0 m)

5.1.4.1 Répartition en portiques virtuels :


• Répartition suivant Y :

La répartition en portique virtuel suivant la direction Y est jointe dans l'Annexe


3.

• Répartition suivant X :

La répartition en portique virtuel suivant la direction X est jointe dans l'Annexe


4.

5.1.4.2 Calcul des moments globaux des portiques :


Présentation de la méthode de calcul :
Les portiques virtuels sont modélisés par des poutres continues à plusieurs travées.
C'est pourquoi le calcul des moments de ces portiques se fait par une méthode de calcul de
poutres. On a choisi, donc, d'appliquer la méthode de Caquot.

♦ Principe de la méthode

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Le principe de la méthode repose sur le fait que pour une poutre continue à n appuis, la
méthode des trois moments aboutit à résoudre un système de n-1 équations à n-1 inconnues qui
sont les moments sur les appuis. La méthode de calcul proposée par Albert Caquot (1881 -1976)
[3] part du postulat que les moments sur appuis sont provoqués par les charges se trouvant sur
les travées adjacentes à l'appui considéré. C'est une méthode générale qui englobe tous les cas
de gures et son domaine d'application est déni à l'article B.6.2.220 du règlement BAEL91 [3].

♦ Calcul des moments :

Moment sur appui :

Une charge uniformément répartie qw sur la travée de gauche et qe sur la travée de droite
donne un moment sur appui égal à :
′ ′
qw l 3 + qe le3
MA = − w
8.5(lw + le )

Avec :

- lw′ : portée ctive de la travée ctive à gauche

- le′ : portée ctive de la travée ctive à droite

- l′ étant :

- l′ = l pour une travée de rive

- l′ = 0.8l pour une travée intermédiaire

Moments en travées :

Les moments en travées sont calculés en considérant les travées réelles (de portée l) chargées
ou non, selon les cas de chargement qu'on va préciser par la suite, et soumises aux moments
sur appuis obtenus précédemment.

Le moment en travée est donné par :


x x
M (x) = µ(x) + Mw (1 − ) + Me ( )
l l
Avec :

- Mw : Moment sur l'appui de gauche

- Me : Moment sur l'appui de droite

La position du moment maximum en travée est obtenue en recherchant l'abscisse où la


dérivée de M(x) s'annule, soit dans le cas d'un chargement symétrique sur la travée :
l Mw − Me px
xmax = − et µ(x) = (l − x)
2 pl 2

Page | 88
Les cas de charges :

Pour chaque combinaison d'actions, on recherchera le cas le plus défavorable vis-à-vis de


l'état limite étudié et la sollicitation étudiée. Les courbes de M(x) ainsi superposées sur un
même graphique permettront de réaliser l'épure d'arrêt des barres.

Moments sur les appuis de rives :

Le moment sur les appuis de rive est calculé à partir du moment isostatique de la travée
adjacente tel que : Mappui = −0.2Misostatique de travèe

Avec :
Pu l 2
Misostatique de travèe =
8
Pu : Charge sur la poutre ; L : Longueur de travée

Calcul des moments globaux en portique :


♦ Application de la méthode pour le portique PE.1 (voir annexe.3) suivant Y :

L'épaisseur de la dalle est 25+5 cm, donc son poids propre est égal à :

P p25 = 0.301t/m2

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On a : G = 0.280 t/m² d'où la charge permanente totale sur le plancher est :

Gplancher = 0.581t/m2

La charge totale d'exploitation est :

Q = 0.35t/m2

D'où :
P u(chargée) = 1.35 ∗ Gplancher + 1.5 ∗ Q = 1.31t/m2
P u(déchargée) = 1.35 ∗ Gplancher = 0.785t/m2

Table 5.2  les valeurs de chargement

G (T/m2) Q (T/m2) Pu (T/m2) Pg (T/m2)


0,581 0,35 1,30935 0,78435

On applique la méthode de Caquot sur le portique PE,1 suivant Y (voir annexe 3). Ce dernier
est constitué de 9 travées. On modélise ce portique par une poutre continue uniformément
chargée à 9 travées, représentée sur la gure suivante :

Figure 5.3  le portique PE,1

Le tableau suivant présente les longueurs des travées :

Table 5.3  Longueurs des travées

Travée 1 2 3 4 5 6 7 8 9 porte à faux


L(m) 3,75 3,75 3,75 3,75 3,75 4,12 3,75 3,75 3,65 3
l'(m) 3,75 3 3 3 3 3,296 3 3 2,92 3

Voici les valeurs de moments aux appuis et sur les travées, pour plus de dé-
taille(annexe.5) :

Table 5.4  Moments aux appuis

N d'appui A1 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 A10
Moments -0,46 -1,82 -1,386 -1,386 -1,386 -1,537 -1,537 -1,386 -1,752 -1,473
(T.m/m)

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Pour le calcul des moments en travée, on ne s'intéresse qu'au cas de charge qui conduit à la
plus grande valeur de ce moment. En eet, les travées paires sont calculées pour le deuxième
cas de chargement et les travées impaires sont calculées pour le troisième cas de chargement.

Les résultats de calcul sont présentés dans le tableau suivant :

Table 5.5  Moments en travées


N de travée T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 T8 T9
Moments 1,7981 0,964 1,5705 1,193 1,489 1,536 1,532 1,0978 1,3556
(T.m/m)

• Distribution des moments résultants globaux dans les bandes centrales et de


supports :

La gure suivante présente la répartition des moments globaux dans les bandes centrales et
de supports du plancher RDC (suivant la direction Y) :

Figure 5.4  coecient de répartition des moments globaux du plancher réticulé suivant Y

Le moment total sur appui ou travée se calcule de la manière suivante :

MT otal = Mappui ou travée ∗ Largeur du pourtique

Par exemple, pour le portique PE.1 suivant Y (voir annexe 3), le moment total de la travée
3 est le suivant :
MT otal = Mtravée2 ∗ LP E1
Ce qui donne :
MT otal = 1.5705 ∗ 3.4 = 5.34t.m

Le moment total M total est réparti sur les bandes centrales ainsi que les bandes supports
en fonction des coecients de répartitions représentés sur la gure ci-dessus. D'où :

− 20% pour la bande centrale Bc1.1 du portique PE.11 (voir gure ci-dessus) :

M = MT otal ∗ 20% = 5.34 ∗ 0.2 = 1.068t.m


Soit :
Mlinèaire = M ÷ Largeur du bande
Donc :
Mlinèaire = 1.068 ÷ 1.7 = 0.63t.m/m

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− 80 % pour la bande support BS1 du portique PE.11 (voir gure ci-dessus) :

M = MT otal ∗ 80% = 5.34 ∗ 0.8 = 4.272t.m


Mlinèaire = 4.272 ÷ 1.7 = 2.513t.m/m
Le calcul des moments en travée et sur appuis dans les bandes du portique (sui-
vant Y) se fait de la même manière. Les résultats sont joints dans l'Annexe 6.

♦ Application de la méthode pour le portique PI.1 suivant X (voir annexe 4)

suivant X (voir annexe 4) est soumis aux mêmes chargements que le portique PE.1 suivant
Y. Ce portique est constitué d'une seule Travée et un porte à faux (voir annexe 4) :

Figure 5.5  Le portique PI.1

On a : G = 0.581t/m2 et Q = 0.35t/m2

P u(chargée) = 1.35 ∗ Gplancher + 1.5 ∗ Q = 1.31t/m2


2
1.31 ∗ 6.82
H M01 = P u8∗ l =
8
= 7.5718t.m/m

P u ∗ l2 1.31 ∗ 12
H Moment du porte-à-faux :
2
=
2
= 0.655t.m/m

H Le moment sur appui est :


P u ∗ l2
M1 = −max(0.5M01 ; ) = −3.79t.m/m
2
M2 = −0.2M01 = −1, 514t.m/m

H Moment en travée : Mti +


Mwi + Mei
2
> (1 + 0.3α)M0i
Q
Avec : α=
G+Q
3.79 + 1.514
Donc : Mti + > 1.12 ∗ 7.5718 =⇒ Mti > 5.83t.m/m
2
• Distribution des moments résultants globaux dans les bandes centrales et de
supports :

Les coecients de répartition des moments globaux dans les bandes centrales et supports
des portiques suivant X sont représentés sur la gure suivante :

Page | 92
Figure 5.6  coecient de répartition des moments globaux du plancher réticulé suivant X

Les résultats de la distribution des moments globaux sont présentés dans le


tableau de l'Annexe 7

5.1.4.3 Dimensionnement et ferraillage des nervures :


Paramètres de la nervure :
Une nervure est caractérisée par diérents paramètres à savoir :

Figure 5.7  Paramètres de nervure

h : Épaisseur de la dalle.
d : L'épaisseur utile de de la dalle (d = h - Enrobage)
b : Largeur de la nervure
e/e : Distance entraxe
c : Épaisseur de la couche de compression

D'après le pré-dimensionnement de la dalle, on a obtenu :

h = 25 cm ; b = 12 cm ; e/e = 80 cm ; c = 5 cm ; d = 30- 3 = 27 cm ; b0 = e/e = 80cm

Dimensionnement des nervures à l'ELU (état limite ultime)


La ssuration est peu préjudiciable, on se contente alors de dimensionner la dalle à l'ELU.
Les aciers sont calculés à partir des moments en travées déjà calculés dans la partie précédente.

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Une nervure est considérée comme étant une poutre de section en T. Donc, la détermination
de la section d'acier est identique à celle d'une poutre en T [11].

Dans ce qui suit, nous nous intéressons à la détermination du ferraillage pour la deuxième
travée du portique virtuel PE.1 suivant Y, ainsi qu'à la travée PI.3 suivant X.

a) Dimensionnement des nervures suivant Y : Portique PE.1 (voir annexe.3)

Bande centrale Bc1 (Travée 3)

Le calcul d'une poutre en T passe par 3 étapes. An de les expliciter, nous considérons la
travée 2 du portique :

− Calcul du Moment ultime par nervure :

Soit, le moment total sur la bande : M = 0.01068 MN.m

La largeur de la bande est : L =1.7 m


L 1.7
Le nombre de nervures contenues dans cette bande est donc : n = = = 2.125
e/e 0.8
On prend : n= 2
M
D'où, le moment ultime par nervure est : Mu = = 0.00534M N.m
n
− Vérication : Calcul du moment de référence MT u

MT u est le moment le moment résistant de la table déni comme le moment que peut
reprendre la table si elle est entièrement comprimée. Il est calculé à partir de la formule suivante :
c
MT u = b0 c(d − )σbc = 0.1388366M N.m
2
Avec :
0.85fbc
σbc = = 14.167M P a
γbc
fbc : Contrainte admissible de béton 25 MPa ; γbc = 1.5

3 Si M u < MT u : L'axe neutre est dans la table de compression, donc, comme le béton
tendu n'intervient pas dans les calculs de résistance, nous conduisons le calcul comme si la
section était rectangulaire de largeur constante égale à la largeur de la table.

3 Si M u > MT u : L'axe neutre est dans la nervure, donc, nous décomposons la section
en deux parties, la nervure et les ailes de la table, et nous calculons les eorts et les moments
équilibrés pour chaque partie.

− Calcul de la section d'acier :


Mu
On appelle le moment réduit µ : µ= = 0.006432
b0 d2 σbc

Page | 94

Soit : α = 1.25(1 − 1 − 2µ) = 0.008105
Mu
La section d'acier est : As = = 0.46cm2
d(1 − 0.4α)fe /γs
Fragilité non assurée =⇒ As = 1.24cm2

Cette section d'acier correspond à un ferraillage de : 1T14 (1 barres d'acier de diamètre


14mm)

Bande Support Bs (Travée 3)

− Calcul du Moment ultime par nervure :

Pour la deuxième travée du portique virtuel PE.1 (suivant Y) nous avons comme résultats :
M = 0.04272 MN.m

La largeur de la bande est : L =1.7 m


L 1.7
Le nombre de nervures contenues dans cette bande est donc : n = = = 2.125
e/e 0.8
On prend : n= 2
M
D'où, le moment ultime par nervure est : Mu = = 0.02136M N.m
n
− Vérication : Calcul du moment de référence MT u

c
MT u = b0 c(d − )σbc = 0.1388366M N.m
2
M u < MT u

− Calcul de la section d'acier :


Mu
On appelle le moment réduit µ : µ= = 0.025853
b0 d2 σbc

Soit : α = 1.25(1 − 1 − 2µ) = 0.03275
Mu
La section d'acier est : As = = 1.84cm2
d(1 − 0.4α)fe /γs
Cette section d'acier correspond à un ferraillage de : 1T16 (1 barres d'acier de diamètre
16mm)

b) Dimensionnement des nervures suivant X : Portique PI.1

Bande centrale Bc.1

− Calcul du Moment ultime par nervure :

Le moment total sur la bande : M = 0.046 MN.m

Page | 95
La largeur de la bande est : L =0.9375 m
L 0.9375
Le nombre de nervures contenues dans cette bande est donc : n = = = 1.172
e/e 0.8
On prend : n= 2
M
D'où, le moment ultime par nervure est : Mu = = 0.023M N.m
n
− Vérication : Calcul du moment de référence MT u

c
MT u = b0 c(d − )σbc = 0.1388366M N.m
2
M u < MT u

− Calcul de la section d'acier :


Mu
On appelle le moment réduit µ : µ= = 0.028
b0 d2 σbc

Soit : α = 1.25(1 − 1 − 2µ) = 0.0355
Mu
La section d'acier est : As = = 1.99cm2
d(1 − 0.4α)fe /γs
Cette section d'acier correspond à un ferraillage de : 1T16 (1 barres d'acier de diamètre
16mm )

Bande support Bs.1

− Calcul du Moment ultime par nervure :

Pour le calcul du ferraillage des nervures, nous considérons la seule travée du portique :

Le moment total sur la bande : M = 0.08745 MN.m

La largeur de la bande est : L =0.9375 m


L 0.9375
Le nombre de nervures contenues dans cette bande est donc : n = = = 1.712
e/e 0.8
On prend : n= 2
M
D'où, le moment ultime par nervure est : Mu = = 0.04373M N.m
n
− Vérication : Calcul du moment de référence MT u

c
MT u = b0 c(d − )σbc = 0.1388366M N.m
2
M u < MT u

− Calcul de la section d'acier :

Page | 96
Mu
On appelle le moment réduit µ : µ= = 0.05293
b0 d2 σbc

Soit : α = 1.25(1 − 1 − 2µ) = 0.068
Mu
La section d'acier est : As = = 3.83cm2
d(1 − 0.4α)fe /γs
Cette section d'acier correspond à un ferraillage de : 2T16(2 barres d'acier de diamètre
16mm)

5.1.4.4 Dimensionnement des panneaux :


Dimensionnement et ferraillage face à la exion :
Les panneaux sont de petites dalles pleines qui entourent les poteaux, donc leur ferraillage
est identique à celui d'une dalle pleine. Le calcul de cette dernière se fera comme pour la exion
simple des poutres en la subdivisant en poutres de largeur b= 1m.

Soit le panneau Pn1 (voir Annexe 2) qui se situe à l'intersection du portique PE.1 suivant
Y et le portique PI.1 suivant X. On s'intéresse, par la suite, au ferraillage de ce panneau face
à la exion dans les deux directions X et Y.

Le ferraillage des panneaux (suivant Y) est joint dans l'Annexe 10

Suivant Y

Le panneau Pn1 est sollicité par le moment de la bande support du portique PE.1 au niveau
de l'appui 1. Soient les données suivantes :

Le moment total sur la bande support : M = 0.01377272 MN.m

La largeur de la bande support : L = 1.7 m

Le moment par mètre linéaire : Mu = 0, 008102M N.m/m


Mu
Le moment réduit : µ: µ= = 0, 01059
bd2 σbc

D'où : α = 1.25(1 − 1 − 2µ) = 0, 0133084
Mu
La section d'acier est : As = = 0, 694cm2
d(1 − 0.4α)fe /γs
Fragilité non assurée =⇒ As = 2.61cm2

Or, d'après le pré-dimensionnement, La largeur de l'abaque est de 1,1 m

La section totale d'acier est donc : As = 2, 88cm2

Ce qui correspond à un ferraillage de 6T8 (6 barres d'acier de diamètre 8 mm)

Suivant X

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Le panneau Pn1 correspond à l'appui 1 de la bande support du portique PI.1 suivant X.

Le moment total sur la bande support : M = 0.0273 MN.m

La largeur de la bande support : L = 0.9375 m

Le moment par mètre linéaire : Mu = 0.02912M N.m/m


Mu
Le moment réduit : µ: µ= = 0.0282
bd2 σbc

D'où : α = 1.25(1 − 1 − 2µ) = 0.0358
Mu
La section d'acier est : As = = 2.52cm2
d(1 − 0.4α)fe /γs
Fragilité non assurée =⇒ As = 2.61cm2

Or, d'après le pré-dimensionnement, La largeur de l'abaque est de 1,25 m

La section totale d'acier est donc : As = 3.26cm2

Ce qui correspond à un ferraillage de 7T8 (7 barres d'acier de diamètre 8mm)

Vérication et ferraillage face au poinçonnement :


Du fait des eorts qui s'y concentrent, la zone d'appui des poteaux subit des sollicitations
extrêmement élevées et doit par conséquent faire l'objet d'une grande attention lors de son
dimensionnement. L'application simultanée des valeurs maximales des moments de exion et
des eorts tranchants dans une zone très restreinte peut entraîner, en cas d'erreur de dimen-
sionnement, une rupture au cours de laquelle la tête de colonne peut traverser la dalle.
On parle alors de poinçonnement de la dalle par la colonne.

Dans la partie précédente, nous nous sommes intéressés au dimensionnement du panneau


Pn1 face à la exion. Cette partie portera sur le dimensionnement de ce panneau face au poin-
çonnement.

♣ Calcul de l'eort tranchant dans la dalle réticulée :

eort tranchant de la travée de référence :

eort tranchant respectivement à gauche et à droite de la travée de référence (Vo ) (isostatique


soumise aux même charge que la travée étudiée) se calcule en utilisant la formule suivate :
P L2 B
Vo =
2
Avec :

B : Largeur du portique virtuel.

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L : Portée de la travée.

P : Charge de dimensionnement total par m².

eort tranchant de l'appui :

Eort tranchant d'un appui se calcule par : Vappui = K ∗ Vo

Avec : K=1,1 pour un appui de rive et k= 1 pour un appui intermédiaire

Le panneau Pn1 appartient au portique virtuel PE.1 suivant Y ainsi qu'au portique virtuel
PI.1 suivant X. De ce fait, l'eort tranchant Vd au niveau de ce panneau peut être calculé en
considérant le premier portique comme il peut l'être en considérant le deuxième. On eectue
alors le calcul pour les deux cas de gure et on retient la plus grande valeur pour Vd.

3 Suivant Y :
On détermine la valeur de l'eort tranchant sur les lignes gauche et droite du panneau Pn1
an de pouvoir trouver Vd en utilisant la sommation algébrique.

− Calcul de l'eort tranchant à droite Vw :

On a : B= 3.4 m ; Lw = 7.83 m ; Pw = 1.31 t/m² ; K=1,1

Donc : Vw = 8, 35t

− Calcul de l'eort tranchant à gauche Ve :

On a : B= 3.4 m ; Le = 0 m ; Pe = 1.31 t/m² ; K=1,1

Donc : Ve = 0t

L'eort tranchant sollicitant le panneau Pn1 est donc la somme algébrique de Vw et Ve :

Vd = Ve + Vw = 8, 35t
3 Suivant X :
De même pour eort tranchant suivant X , On a obté que :

Ve = −1, 23t ; Vw = 8, 35t ; Vd = Ve + Vw = 7, 09t

=⇒ Le panneau Pn1 est donc soumis à un eort tranchant Vd = 8,35t

♣ Supercie critique du poinçonnement :

Le diamètre critique du poinçonnement au bout duquel on atteint le périmètre critique est


donné par :

dcrit = Kl ∗ d Avec Kl = 0.5 (EH-91 ; ACI ; BAEL) ; d : Épaisseur de la dalle.

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On a : d= 30 cm d'où dcrit = 0, 5 ∗ 30 = 15cm

Le panneau Pn1 ne situe pas près d'une ouverture de gaine . Donc :


X Xq
Pcrit = Li = |xf − xi |2 + |yf − yi |2
Les dimensions du poteau sont : a= 30 cm et b= 30 cm .

Le périmètre critique utile est : Pcrit = 2, 4m

La supercie critique de poinçonnement sera : Acrit = Pcrit ∗ d = 0, 72m2

Le centre de gravité (xG ; yG ) de la supercie critique du poinçonnement coïncide avec le


centre du poteau vu l'absence des ouvertures qui réduit le périmètre critique :
P xf + xi p
|xf − xi |2 + |yf − yi |2
xG = 2 =0
Pcrit

P yf + yi p
|xf − xi |2 + |yf − yi |2
yG = 2 =0
Pcrit
♣ Calcul des moments d'inertie combinés de la section critique :

3 Les moments d'inertie combinés par rapport aux axes (xG; yG) :
Les moments d'inertie combinés des éléments plans qui congurent la supercie critique
situés sur les lignes X1 et X2 sont :

 Moment d'inertie par rapport à l'axe xG :

X yi + yf
IXG(x1,x2) = Li .d[( ) − yG ]2 = 0, 0324m4
2

 Moment d'inertie par rapport à l'axe yG :


X 1 1 xi + xf
IYG(x1,x2) = Li .d3 + L3i .d + Li .d[( ) − xG ]2 = 0, 0594m4
12 12 2

De même, les moments d'inertie combinés des éléments situés sur les lignes Y1 et Y2
sont :

Page | 100
 Moment d'inertie par rapport à l'axe xG :
X 1 1 yi + yf
IXG(y1,y2) = Li .d3 + L3i .d + Li .d[( ) − yG ]2 = 0, 0594m4
12 12 2

 Moment d'inertie par rapport à l'axe yG :

X xi + x f
IYG(y1,y2) = Li .d[( ) − xG ]2 = 0, 0324m4
2

Le moment d'inertie total combiné par rapport à l'axe xG :

JXG = IXG(X1,X2) + IXG(y1,y2) = 0, 0918m4

Le moment d'inertie total combiné par rapport à l'axe yG :

JYG = IYG(X1,X2) + IYG(y1,y2) = 0, 0918m4

• Le produit d'inertie par rapport aux axes (xG ;yG ) :

X
JGXY = (x − xG )(y − yG )Li .d = 0m4
L'angle que font les axes principaux d'inertie (u ; v) avec les axes (xG ;yG ) est obtenu
par :
1 2JGXY
θ = arctang( )=0
2 JYG − JXG
• Les moments d'inertie combinés par rapport aux axes principaux d'inertie (u ; v) :

Les coordonnées initiales (x,y) d'un point quelconque du périmètre critique par rap-
port aux axes initiaux centrée dans le poteau et parallèle à ses faces, se transforme en
cordonnées par rapport aux axes principaux d'inertie de la section critique comme suit :

u = (x − xG ) cos θ + (y − yG ) sin θ

u = −(x − xG ) sin θ + (y − yG ) cos θ

Table 5.6  Coordonnées des extrémités du périmètre critique par rapport aux axes principaux
Coordonnées des extrémités
Point x y u v
A -0,3 0,3 -0,3 0,3
B 0,3 0,3 0,3 0,3
C 0,3 -0,3 0,3 -0,3
D -0,3 -0,3 -0,3 -0,3

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Les moments d'inertie combinés par rapport aux axes principaux d'inertie sont :

Ju = JxG cos2 θ + JyG sin2 θ − JGxy sin2 θ = 0, 0918m4


Jv = JxG sin2 θ + JyG cos2 θ − JGxy sin2 θ = 0, 0918m4
♣ Détermination des contraintes tangentielles dans la section critique de poinçonnement :

Le but de ce qui suit est de déterminer les contraintes tangentielles par la xation de la
fraction α des moments de exion qui sera transmise par torsion de la plaque au poteau. Les
moments de exion transmis au centre de gravité de la supercie critique du poinçonnement
sont :
MXG = Mx + Vd .xG et MYG = My + Vd .yG

Or, On a trouvé que le panneau Pn5 est soumis à un eort tranchant Vd= 8.35 t et les moments
de exion transmis de ce panneau au poteau sont :

My : le moment appliqué suivant Y au niveau de l'appui 2 de la bande de support du por-


tique virtuel PE.1 suivant Y : My = −5, 45t.m

Mx : le moment appliqué suivant X au niveau de l'appui 1 de la bande de support du por-


tique virtuel PI.1 suivant X : Mx = −2, 73t.m

Puisque xG = 0 et yG = 0 Alors ;

MXG = −2, 73t.m

MYG = −5, 45t.m


An de pouvoir distinguer la partie du moment total de la plaque transmise au poteau par
torsion de celle directement transmise par exion, nous envisageons les formules suivantes :
Par torsion : α.M
Par exion : (1 − α).M

La fraction α est donnée par les formules suivantes (a et b sont les dimensions de poteau) :
1 1
αx = 1 − r = 0, 4 αy = 1 − r = 0, 4
2 a 2 b
1+ 3 1+
b 3
a
Suivant Y :
◦ La partie du moment transmis par torsion est : 0,4 My
◦ La partie du moment transmis par exion : 0,6 My

Suivant X :
◦ La partie du moment transmis par torsion est : 0,4 Mx
◦ La partie du moment transmis par exion : 0,6 Mx

Les contraintes tangentielles en un point P(u,v) du périmètre critique, sont déduite de la


formule de Di-Stasio et Van Buren [5] :
Vd Mu .u Mv .v
τ (u, v) = + +
Ac Jv Ju

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Où ;
Mu = αx .MxG . cos θ + αy .MyG . sin θ = −1, 092t.m
Mv = −αx .MxG . sin θ + αy .MyG . cos θ = −2, 1828t.m
Le tableau suivant donne les valeurs des contraintes tangentielles aux points délimitant le pé-
rimètre critique :

Table 5.7  Calcul des contraintes tangentielles aux points délimitant le périmètre critique

Point u v Mu Mv Ju Jv Vd Ac ζ
A -0,3 0,3 9,086809269
B 0,3 0,3 1,949554367
C 0,3 -0,3 -1,092 -2,1828 0,0918 0,0918 8,35 0,66 16,21622103
D -0,3 -0,3 23,35347594
Max 23,35347594

La contrainte tangentielle maximale en valeur absolue est :

τ = 23, 35t/m2 = 0, 2335M P A

On a : p
fcv = 0, 16 fc28 = 0, 8M P A
2fcv = 1, 6M P A
D'où : τ < 2fcv

Donc, la section se trouve dans de bonnes conditions face au poinçonnement, et il n'est


point nécessaire de calculer les armatures transversales de poinçonnement.

5.1.5 Synthèse
Suite à cette partie, on a pu dimensionner analytiquement les diérentes composantes du
plancher réticulé, à savoir les nervures et les panneaux. Cela en appliquant les méthodes expli-
citées dans le chapitre 3 et qui sont dénies par la norme espagnole EHE.

5.2 Étude par éléments nis du plancher réticulé sous CY-


PECAD
Introduction :
Les planchers réticulés ne peuvent être modélisés que sur le logiciel CYPECAD de la société
 CYPE INGENIORS . Dans ce chapitre on s'intéresse à la modélisation du plancher réticulé
de notre structure par le logiciel CYPECAD an de pouvoir eectuer un calcul par éléments
nis de ce plancher et le comparer avec la méthode analytique établie dans le chapitre précédent.

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5.2.1 Présentation du logiciel :
CYPECAD est un logiciel destiné aux projets de construction en béton armé et en acier.
Il permet l'analyse spatiale, le dimensionnement de tous les éléments structuraux, l'édition des
armatures et des sections et l'obtention des plans de construction de la structure. Il réalise le
calcul de structures tridimensionnelles constituées d'éléments porteurs et de planchers, ainsi
que leurs fondations. Il permet également de dimensionner automatiquement les éléments en
béton armé et métalliques.

• Description de l'analyse eectuée par le programme :

L'analyse des sollicitations est réalisée via un calcul spatial en 3D, par des méthodes
matricielles de raideur, comprenant tous les éléments dénissant la structure : poteaux,
voiles en B.A., murs, poutres et planchers.

Pour tous les états de charge, un calcul statique est réalisé (excepté lorsque les actions
dynamiques par séisme sont considérées, auquel cas c'est la méthode modale spectrale
qui est utilisée). On considère que les matériaux ont un comportement linéaire et donc
un calcul linéaire du premier ordre est utilisé pour l'obtention des déplacements et des
eorts.

Le calcul sismique est fait par une analyse modale spectrale complète qui résout chaque
mode comme une hypothèse et réalise l'expansion modale et la combinaison modale pour
l'obtention des eorts.

La compatibilité des déformations est établie en chaque n÷ud en considérant 6 degrés


de liberté et l'hypothèse d'indéformabilité du plan est créée à chaque étage pour simuler
le comportement rigide du plancher, en empêchant les déplacements relatifs entre les
n÷uds de celui-ci (diaphragme rigide). Chaque étage pourra donc seulement tourner et
se déplacer dans son ensemble (3 degrés de liberté).

• Norme de Calcul utilisée par CYPECAD :

Les logiciels de CYPE intègrent des normes nationales (espagnoles) et internationales


qui s'appliquent lors de la réalisation du calcul, du dimensionnement et de la vérica-
tion des structures en béton, en acier, mixtes, en aluminium et en bois, soumises à des
actions gravitationnelles, de vent, de séisme et de neige. Ces normes implémentées dans
le logiciel CYPECAD sont :

Normes espagnoles :

La norme N.T.E. pour les charges de vent.


La norme NCSE-94 séisme.
La Norme de Construction Sismo-résistante NCSE-02. Les normes EA-95 pour l'acier
dans les poutres et les poteaux métalliques. Les normes EH-91, EH-98, EH-08 pour
la vérication et le dimensionnement des éléments.

Normes portugaises :

La norme R.S.A. pour les charges de vent. La norme R.E.B.A.P pour la vérication
et le dimensionnement des éléments.

Page | 104
L'Eurocode 2 (EC-2) :

La Norme Européenne Expérimentale ENV 1992-1-1, Partie 1-1 : Règles générales et


règles de construction. La norme ENV 1991-1, Eurocode 1, partie 1, Bases de calcul.

5.2.2 Modélisation du plancher réticulé :


Les planchers en dalles réticulées ne sont pas traités par le logiciel Autodesk Robot. Toute-
fois, CYPECAD permet la modélisation, le calcul ainsi que le dimensionnement de ce type de
plancher.

On s'intéresse à la modélisation et au calcul par éléments nis du plancher RDC (+0m), an
de pouvoir comparer les résultats obtenus avec ceux de l'étude analytique de ce même plancher.

L'introduction du plancher au logiciel CYPECAD peut être manuelle, comme elle peut être
automatique à partir d'un chier DWG (chier AutoCAD) ou àa partir d'un IFC. En choisis-
sant d'ouvrir un ouvrage vide (introduction manuelle), on doit introduire toutes les données de
l'ouvrage une par une. An de simplier l'introduction de ces données, il est important d'être
méthodique. On présente ci-après la démarche que nous avons suivie lors de la réalisation du
plancher RDC (0 m) dans CYPECAD.

• Introduction des étages et des groupes

La première chose à identier dans le projet est le nombre d'étages et de groupes. Un


groupe est un ensemble d'un ou plusieurs étages consécutifs et égaux entre eux et pour
lesquels on veut obtenir un ferraillage identique. En eet, l'introduction des étages et
des groupes se fait via l'option Groupes/Étages, présente dans le menu Introduction de
l'onglet Entrée des poteaux.

Lors de la création de nouveaux étages, il est demandé de préciser si les étages sont Libres
ou regroupés entre eux, ensuite indiquer le nombre d'étages à insérer et, pour chacun
d'entre eux, indiquer la hauteur, la charge d'exploitation et la surcharge permanente.
Dans notre cas, on a introduit un seul étage correspondant au rez-de-chaussée et par
conséquent on aura juste un seul groupe à étudier.

Page | 105
Figure 5.8  Fenêtre d'édition des étages

• Introduction des poteaux

Pour introduire un poteau on clique sur l'option Poteaux. Voiles et amorces du menu
Introduction de l'onglet Entrée de poteaux.

Figure 5.9  Fenêtre d'introduction de poteaux

• Introduction des voiles

Lors de l'introduction d'un voile, on doit dénir sa géométrie, qui sera obligatoirement
formée de rectangles. On doit également indiquer un nom, le groupe initial et le groupe
nal puis, dans une seconde fenêtre, la liaison extérieure, l'angle et l'épaisseur des appuis.

On introduit des voiles de 35 cm d'épaisseur.

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Figure 5.10  Fenêtre Entrée voile

Ainsi, on obtient un modèle dénissant les éléments porteurs de notre structure. On


présente ci-dessous le plan obtenu après l'introduction de tous les éléments (poteaux et
voiles)

Figure 5.11  Plan représentant les éléments porteurs de la structure (Onglet Entrer poteaux)

• Introduction des planchers réticulés

Pour ouvrir le menu ottant des planchers, on clique sur Planchers > Gestion des plan-
chers dans l'onglet Entrée de poutres. Ensuite dans l'option Nouveau plancher, on choisit
le type de plancher planchers réticulés.

Page | 107
Figure 5.12  Fenêtre d'introduction de planchers

En tant qu'éléments principaux du plancher réticulé, Les panneaux doivent aussi être
congurés selon les règles de pré-dimensionnement dénies par la norme EHE. Les para-
mètres de génération des panneaux peuvent être modiés en utilisant l'option Planchers
/ Panneaux / Conguration de génération de panneaux.

Figure 5.13  Fenêtre de Conguration des panneaux

Figure 5.14  Vue en 3D du Bâtiment

Page | 108
5.2.3 Résultats et dimensionnement :
CYPECAD permet d'obtenir un ferraillage détaillé pour tous les éléments du plancher.

Ceci résulte de l'analyse et du calcul par élément nis de la structure. L'interface graphique
de ce logiciel réserve un onglet  Résultats  pour l'achage du ferraillage. La visualisation de
ce dernier est gérée via la boite de dialogue représentée dans la gure suivante :

Figure 5.15  Boite de gestion de l'achage des armatures

Les résultats obtenus par CYPECAD, après le calcul de la structure, ont été représentés
comme suit :

• Ferraillage des nervures :

Figure 5.16  résultats de ferraillage de la dalle

Page | 109
Figure 5.17  zoom sur le ferraillage de la dalle

• Vérication des panneaux :

Figure 5.18  fenêtre de gestion des panneaux

Figure 5.19  Vérication de poinçonnement d'un poteau

Page | 110
• Flexion de la dalle (déplacement vertical) :

Figure 5.20  Déplacement verticale de la dalle de RDC

5.2.4 Comparaisons des résultats :


Le but de ce paragraphe est de comparer les résultats du dimensionnement par la méthode
éléments nis, obtenus par CYPECAD, avec ceux résultant du calcul analytique du plancher
réticulé.

La comparaison se fera en termes de ferraillage. En eet, nous nous intéressons à comparai-


son du type et du nombre d'armatures donnés par le calcul analytique avec ceux données par
le calcul éléments nis (CYPECAD).

Les tableaux au dessous regroupent les résultats de ferraillage pour les deux méthodes de
calcul. Les portiques PE.1 suivant Y et PI.1 suivant X (voir Annexes 8 /9 /10) feront l'objet
de cette comparaison.

Table 5.8  Comparaison entre le ferraillage des panneaux obtenu par la méthode analytique
et celui obtenu par la méthode éléments nis
Ferraillage des Panneaux
Méthode Analytique Méthode Éléments nis
APPUI 1 6T8 8T8
APPUI 2 14T8 14T8
APPUI 3 9T8 10T8
APPUI 4 11T8 12T8
APPUI 5 14T8 16T8
APPUI 6 14T8 16T8
PE.1 Suivant Y APPUI 8 14T8 16T8
APPUI 9 14T8 16T8
APPUI 10 9T8 10T8

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Table 5.9  Comparaison entre le ferraillage des nervures obtenu par la méthode analytique
et celui obtenu par la méthode éléments nis
Ferraillage des nervures
Méthode Analytique Méthode Éléments nis
Bande Support Bs1 Bande Central Bc1 Bande Support Bs1 Bande Central Bc1
APPUI 1 2T10 2T10 2T10 2T10+2T8
TRAVEE 1 2T10+2T8 2T10 2T12+2T10 2T10+2T8
APPUI 2 2T10+2T8 2T10 2T12+2T10 2T10+2T8
TRAVEE 2 2T10 2T10 2T10 2T10+2T8
APPUI 3 2T10+1T8 2T10 2T10+2T8 2T10+2T8
TRAVEE 3 2T10+1T8 2T10 2T10+2T8 2T10+2T8
APPUI 4 2T10+1T8 2T10 2T10+2T8 2T10+2T8
TRAVEE 4 2T10 2T10 2T10 2T10+2T8
APPUI 5 2T10+1T8 2T10 2T10+2T8 2T10+2T8
TRAVEE 5 2T10+1T8 2T10 2T10+2T8 2T10+2T8
APPUI 6 2T10+1T8 2T10 2T10+2T8 2T10+2T8
TRAVEE 6 2T10+1T8 2T10 2T10+2T8 2T10+2T8
APPUI 7 2T10+1T8 2T10 2T10+2T8 2T10+2T8
TRAVEE 7 2T10 2T10 2T10 2T10+2T8
APPUI 8 2T10+1T8 2T10 2T10+2T8 2T10+2T8
TRAVEE 8 2T10 2T10 2T10 2T10+2T8
APPUI 9 2T10+2T8 2T10 2T12+2T10 2T10+2T8
TRAVEE 9 2T10 2T10 2T10 2T10+2T8
APPUI 10 2T10+1T8 2T10 2T10+2T8 2T10+2T8

5.2.5 Synthèse
Pour la majorité des cas, le ferraillage résultant est le même pour les deux méthodes de
dimensionnement. Dans certains cas on remarque un petit dépassement de la section d'acier
obtenue par la méthode analytique, cela est dû aux coecients de sécurité et de majoration
pris en compte pendant les calculs.

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Conclusion Générale

Introduction :
Aujourd'hui, le plancher réticulé est une technologie mature, des solutions structurelles
ecaces, économiques et élégantes pour une large gamme d'applications .C'est pour cela qu'on
a mené cette étude technico-commerciale pour justier le choix de la variante plancher réticulé
dans le projet CHU MVI Marrakech .

1 Temps de réalisation :
Si nous analysons les délais dans lesquelles les deux variantes peuvent être réalisées, les dalles
réticulées sont nettement avantageuse de par la rapidité de la pose des systèmes de corage
ainsi que la durée de décorage qui est de 3 jours en permutation, un caisson sur deux est enlevé
a partir du 3ème jour, les poutrelles principales restent pour 10 jours, celles secondaires sont
enlevées a partir du 6ème jour. La durée de vie des caissons est longue par rapport aux systèmes
traditionnels de corage en bois pour les dalles pleines, c'est un investissement gagnant pour
les entreprises d'exécution. Le taux de réutilisation des systèmes de corage étant multiplié
plusieurs fois.

2 Etude économique
2.1 Prix estimatif de la structure
On considère les coûts unitaires suivants :

ˆ Le Béton : 1300 DH /m3 .

ˆ L'acier : 13 DH /kg .

Pour le calcul de la quantité des armatures, on considère les ratios suivants :

Table 5.10  La masse des armatures en fonction de leur diamètre

Φ(mm) 6 8 10 12 14 16 20 25 32 40

Masse (kg/ml) 0.222 0,395 0,617 0,888 1,208 1,578 2,466 3,358 6,313 9,8

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Première variante : plancher dalle

Table 5.11  Coût récapitulatif de la structure (variante plancher dalle )

Béton Acier
Type d'objet
Volume[m3 ] Coût[DHs] Masse[t] Coût[DHs]
Dalle 595,00 773 500,00 61,11 794 384,50
Poteau 40,15 52 195,00 3,41 44 365,75
Voile 331,60 431 080,00 36,48 474 188,00
Semelle isolée 85,37 110 981,00 1,71 22 196,20
Semelle lante 49,00 63 700,00 2,50 32 487,00
Récapitulatif 1101,12 1 431 456,00 105,20 1 367 621,45
Coût total 2 799 077,45

Deuxième variante : plancher réticulée


Nombre de blocs de plancher réticulé = 2300 Complets + 600 Partiels .

Total ouvrage - Surface totale : 2168.63 m2

Table 5.12  Coût récapitulatif de la structure (variante plancher réticulée)

Béton Acier
Type d'objet
Volume[m3 ] Coût[DHs] Masse[t] Coût[DHs]
Plancher dalle 2,83 3 396,00 0,21 2 743,00
Plancher réticulé 351,20 597 040,00 33,36 433 732,00
*Arm.base panneaux 0,00 1,86 24 128,00
Voile 331,60 397 920,00 36,48 474 188,00
Poteaux (Corage Sup.) 32,69 39 228,00 2,78 36 122,45
Semelles 100,53 120 636,00 4,52 58 810,05
Récapitulatif 818,85 1 158 220,00 79,21 1 029 723,50
Coût total (DHs) 2187943,50

Comparaison entre les deux variantes :


Coût total PD − Coût total PR = 2 799 077, 50 − 2 187 943, 50 = 611 134, 00 DHs

2.2 Coût moyen de la dalle


On propose de calculer le coût moyen de la dalle par m² pour les deux variantes suivant la
formule suivante :
Coût total de dalle
C=
Surf ace totale

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Première variante : plancher dalle

Table 5.13  Quantité et prix du béton et d'acier : plancher dalle

Béton Acier

Type d'objet Surface [m2 ] Volume [m3 ] Coût [DH] Masse [t] Coût [DH]

Plancher Dalle 2091.20 595,00 773 500,00 61,11 794 384,5

Donc coût moyen de la première variante est :


773 500, 00 + 794 384, 50
C= = 750 DH/m2
2091, 20

Deuxième variante : plancher réticulée

Table 5.14  Quantité et prix du béton et d'acier : plancher réticulée

Béton Acier

Type d'objet Surface [m2 ] Volume [m3 ] Coût [DH] Masse [t] Coût [DH]

Plancher réticulé 2071.60 351,20 597 040,00 33,36 433 732,00

Donc coût moyen pour la Deuxième variante est :


597 040, 00 + 433 732, 00
C= = 500 DH/m2
2071, 60

• Commentaire :
⊕ la variante plancher dalle est plus chère que celle du plancher réticulé de 28%.

⊕ Le prix d'un mètre carre du plancher réticulé est 500DH tandis que le prix du plancher
dalle est 750 DH .

3 Impact sur l'environnement :


Les études de l'impact de la construction d'un bâtiment sur l'environnement montrent que
la réduction des quantités de matériaux mis en ÷uvre (béton, acier . . .) constitue la principale
source de diminution de l'impact CO2 et des économies d'énergie.

D'après l'Association de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME) :

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ˆ 1 m3 de béton = 880 kg eq CO2.

ˆ 1 Tonne d'acier = 3 667 kg eq CO2.

L'eet de CO2 émis lors de la construction augmente avec l'importance de la supercie du


projet en question. Ainsi, si on applique ces ratios sur notre plancher, on aura une économie
totale d'eq CO2 de :

Table 5.15  Économie de gaz à eet de serre

Matériaux Gain/m2 Eq CO2 par unité Eq CO2 (Kg/m2 ) Économie totale (T)
Béton 0,13 880 114,40 240,00
Acier 12,43 3,667 45,58 96,00

• Commentaire :
⊕ Avec l'utilisation de la variante plancher réticulé, on estime une économie totale d'eq CO2
de 336 Tonnes.

Le choix d'une telle ou telle variante dépend des attentes de chacun des intervenants du
projet :

⊛ Pour le maître d'ouvrage, c'est la possibilité de disposer de surfaces permettant une oc-
cupation optimale des sols. C'est aussi la mise à disposition de volumes sans obstacles
permettant de s'adapter aux diérentes utilisations potentielles durant la vie de l'édice.

⊛ Pour l'architecte, c'est une plus grande liberté de conception autorisant des structures
originales et audacieuses.

⊛ Pour les bureaux d'études et les entreprises générales, c'est une compétitivité accrue par
rapport aux solutions traditionnelles. C'est aussi l'optimisation des délais de réalisation
des travaux.

4 Synthèse
Après l'étude du métré pour les deux variantes et l'analyse des résultats obtenus, nous consta-
tons que le cout global de la première variante en plancher dalle s'élève à 2 799 078 DHs. Le
coût global de la deuxième variante en dalle réticulée est 2 187 943 DHs.

Il s'avère donc que la structure en dalle réticulée est plus avantageuse en terme de cout
en réalisant un gain d'environs 611 135 DHs. Ceci est justié par les quantités de béton éco-
nomisées dus aux vides crées par les caissons récupérables, aussi la descente de charge et le
dimensions diminuent : poteaux ou voiles et en conséquent les fondations et le ferraillage sont
optimisées.

Enn dans les projets de bâtiment, on cherche à s'inscrire le plus possible dans la perspec-
tive du développement durable.

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Le plancher réticulé , par ses performances, permet d'atteindre ces objectifs grâce à une
meilleure utilisation des caractéristiques mécaniques du béton et de l'acier.

Il apparaît opportun de faire appel d'avantage à cette technique en s'appuyant sur les ré-
centes évolutions des règlements en vigueur aux ns de construire mieux en maîtrisant d'avan-
tage les économies de matériaux, et donc de production et d'énergie.

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Bibliographie
[1] la VieEco, Article :  comment Comment les cimentiers ont proté de la hausse du coût
des intrants pour augmenter leurs marges  03 Aout 2011.

[2] Précis de calcul béton armé, applications - Bordas Editions.

[3] Règles BAEL 91 révisées 99.

[4] Règlement Parasismique 2000 révisées 2011.

[5] Los forjados reticulares : diseño, análisis, construcción y patología (Les dalles réticulées :
dimensionnement, analyse, construction et pathologies)  Florentino Regalado Tesoro. S.A
ISBN 84-930696-5-5. Edition 2003.

[6] Cours réticulaire de cypecad.

[7] Manuel d'utilisation des caissons récupérables SKYDOM  GEOPLAST S.p.A.

[8] TOUT EN UN : Calcul des structures de bâtiments  M. YOUNS.

[9] Conception et Calcul des Structures du Bâtiment - Henry THONIER, l'ENPC Paris.

[10] Formulaire du béton armé - VICTOR DAVIDOVICI.

[11] Documents Techniques Uniés DTU 23.1

[12] Cahier de prescriptions techniques 2, dalles pleines confectionnées à partir de prédalles


préfabriquées et de béton coulé en ÷uvre.

[13] The Business Value of BIM for Infrastructure 2017 (Dodge Data Analytics)

[14] Guide méthodologique-pour des conventions de projets en BIM (2016, mediaconstruct)

[15] Le BIM sous l'angle du droit (2016, CSTB éditions, Eyrolles)

[16] BIM in the UK : Past, Present Future BIM in the UK : Past, Present Future.

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Liste des Annexes

Annexe 1 : Plans de la structure


Annexe 2 : Planchers réticulés du RDC + Noms des panneaux
Annexe 3 : Répartition en portiques virtuels suivant Y
Annexe 4 : Répartition en portiques virtuels suivant X
Annexe 5 : Calcul des moments sur les appuis et travées du por-
tique virtuel PE.1 suivant Y.
Annexe 6 : Calcul des moments sur les bandes du portique virtuel
PE.1 suivant Y
Annexe 7 : Calcul des moments sur les bandes du portique virtuel
PI.1 suivant X
Annexe 8 : Ferraillage des nervures du portique virtuel PE.1
Annexe 9 : Ferraillage des nervures du portique virtuel PI.1
Annexe 10 : Ferraillage des panneaux
Annexe 11 : Détails sur poteaux

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