Moteur asynchrone triphasé
1. Constitution et principe de fonctionnement
Ces moteurs sont robustes, faciles à construire et peu coûteux. Ils sont intéressants, lorsque la
vitesse du dispositif à entraîner n'a pas à être rigoureusement constante.
1.1. Stator = inducteur
Il est constitué de trois enroulements (bobines) et possède p paires de pôles.
Il est identique à celui d'une machine synchrone alimentée par des courants triphasés de fréquence
f et produit un champ magnétique tournant à la pulsation
Les enroulements du stator sont prévus pour être couplés, soit en étoile, soit en triangle. Le
couplage des enroulements dépendra de la tension nominale par phase prévue pour le moteur et du
réseau dont on dispose.
1.2. Rotor = induit
Le rotor n’est relié à aucune alimentation. Il tourne à la vitesse de rotation Ω.
1.2.1- Rotor en cage d'écureuil
Il porte un système de barres conductrices très souvent en aluminium, logées dans un empilement
de tôles. Les extrémités de ces barres sont réunies par des couronnes également conductrices. On
dit que le rotor est en court-circuit. L'ensemble n'est parcouru que par les courants de Foucault
induits par la rotation du champ statorique.
1.2.2- Rotor bobiné :
Les tôles de ce rotor sont munies d'encoches, où sont placés des conducteurs formant un
enroulement triphasé dont le nombre de pôles 2p est le même qu’au stator. Trois bagues et trois
balais sont prévus pour accéder à ces enroulements rotoriques. Ce dispositif permet de modifier
les propriétés électromécaniques du moteur asynchrone.
1.3- Symbole
1.4- Plaque signalétique :
V : tension nominale que peut supporter un enroulement.
Si la tension composée du réseau est de 220 V,
Couplage triangle, le courant en ligne sera I =1.75 A alors.
Si la tension composée du réseau est de 380 V, couplage étoile,
le courant en ligne sera I = 1 A.
Fréquence du réseau : 50 Hz
Puissance utile : 0,3 W
Fréquence de rotation: 1440 tr.min-1
Facteur de puissance: 0,66.
2°) Principe de fonctionnement
Les bobines du stator, parcourues par des courants triphasés, produisent un champ magnétique
tournant avec une vitesse angulaire Ωs, dans l'entrefer et à la périphérie du rotor.
En régime établi, le rotor de la machine tourne à la vitesse angulaire ω inférieure à ωs. Les
conducteurs du rotor sont alors soumis à un champ magnétique variable, qui tourne par rapport à
eux-mêmes à la vitesse angulaire (Ωs - Ω). Il en résulte l'induction de f.e.m dans ces conducteurs.
Ceux-ci faisant partie de circuits fermés, des courants induits de même pulsation circulent dans
ces conducteurs rotoriques.
Si le moteur comporte p paires de pôles, la pulsation des f.e.m induites et des courants rotoriques
induits est : ωr = p (Ωs - Ω).
2.2) Vitesse de synchronisme
Le moteur asynchrone triphasé démarre seul et il prend rapidement sa vitesse de régime en charge
comme à vide. Sa fréquence de rotation n est proche de la fréquence de rotation de synchronisme
ns (=f/p), mais toujours inférieure, elle diminue peu entre la marche à vide et en charge.
2.3) Glissement
On appelle glissement le rapport de la fréquence (vitesse) de rotation de glissement à la fréquence
(vitesse) de rotation de synchronisme.