Optimisation Logistique au Port de Toamasina
Optimisation Logistique au Port de Toamasina
D’ANTANANANARIVO
DEPARTEMENT TERTIAIRE
- Gestion PME
- Marketing &
- Finances &
21 Juin 2012
i
ii
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIE
D’ANTANANANARIVO
DEPARTEMENT TERTIAIRE
- Gestion PME
- Marketing &
- Finances &
Je dédicace ce travail à :
ta vie » ;
meilleur ;
Ainsi qu’à toute ma famille, mon épouse, mes enfants, mes frères et
toujours.
iv
Remerciements
Nous adressons nos sincères remerciements à tous ceux qui ont contribué, de près ou
de loin, à l’élaboration du présent document.
En premier lieu, à Dieu pour la vie, la santé et la grâce qu’il nous a accordées.
En second lieu, à toute notre famille qui nous a encouragé et soutenu moralement,
matériellement et spirituellement.
Tous les enseignants tuteurs qui nous ont fait preuve de leur dévouement tout au long
de la formation ;
Et pour terminer, nos collègues de travail, pour leur accueil, leur disponibilité et leur aide
précieuse.
v
Avant-propos
Le présent mémoire est élaboré en vue de l'obtention du diplôme de licence
professionnelle en exploitation logistique et transport qui est délivré, en fin d'étude du second
cycle FOAD ELT de l’Institut Supérieur de Technologie d’Antananarivo (ISTT), par
l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), en partenariat avec l’Institut Supérieur de
Technologie d’Antsiranana.
L'idée conductrice de cette étude est de mettre en pratique les acquis de la formation,
face à un problème concret rencontré dans une entreprise faisant partie des maillons de la
chaîne de logistique du transport international, dont la S.P.A.T. qui gère le port de Toamasina
en tant qu’autorité portuaire et concédante, et au sein de laquelle nous avons effectué notre
stage pour une durée de trois mois.
Cette étude a pour ambition de démontrer l’importance d’une bonne gestion des flux
physiques de navires et de marchandises parallèlement aux flux d’informations y afférentes,
afin d’optimiser le passage portuaire, ce qui aurait pour retombées, pour les acteurs portuaires
privés et publics de :
et bien entendu pour la S.P.A.T., dans l’objectif ultime, d’orienter les actions des
dirigeants à apporter des innovations dans les aménagements des infrastructures et
dans la gestion des échanges avec la communauté portuaire.
Il va sans dire que les difficultés n'ont pas manqué dans la réalisation de cette étude.
Elles concernaient avant tout la disponibilité des cadres pour la tenue des différents
interviews. Cette situation nous a obligée, le plus souvent, à nous orienter vers des entretiens
informels avec des techniciens et spécialistes à tous les niveaux.
vi
Résumé
Le présent document de travail expose une situation générale rencontrée dans les ports
internationaux, et particulièrement les problèmes spécifiques rencontrés par le port de
Toamasina dans la gestion de sa logistique, quotidiennement dans ses activités d’accueil des
navires et de prise en charge des marchandises et en parallèle, de maîtrise des informations y
afférentes.
Plusieurs solutions et recommandations ont été proposées à cet effet. Les plus
importantes portent sur la mise en œuvre de son plan de développement, notamment
l’aménagement de ses infrastructures de base (les quais, terrains et terre-pleins) et par ailleurs
la reprise de son projet de mise en place d’un réseau informatique intégré, reliant tous les
acteurs du passage portuaire à Toamasina.
Nous sommes convaincus que cette étude aura un impact bénéfique pour la S.P.A.T.,
pour l’ensemble de la communauté portuaire ainsi que pour l’économie Malagasy dans la
mesure où les améliorations préconisées sont réalistes, concrètes et relèvent d’une
mobilisation, qui doit être effective, des structures de gestion de la logistique déjà existantes.
Mots clés :
vii
Abstract
The present document exposes a general situation met in international ports and
particularly the specific problem of the port of Toamasina in the management of its logistics,
daily in its activities of reception of ships and holding in charge cargoes and in parallel, to
control the information relating to these activities.
It would be interesting to remind that 70 to 80% of the goods exported and imported to
Madagascar pass by the port of Toamasina. That puts naturally in mind the importance of the
quantity and the volume of ships and goods it must constantly take in charge. We must add to
it the construction of gigantic ships that dominate the world tendency since the end of the
years 80.
This situation requires on behalf of the port of Toamasina, professionalism to all test
in order to satisfy the requirements of celerity of the harbor passage. It is an obligation of the
profession that requires on the one hand, a perfect knowledge of the ships and cargo's flow,
and on the other hand a total control of the flow of information that connects themselves on it.
These two topics, developed extensively all along this document propose to bring the
port of Toamasina to organize, to arrange its infrastructures of reception, to optimize the
exploitation of its logistics.
Several solutions and recommendations have been proposed to this effect. The most
important carry on the setting in work of its development plan, notably the planning of its
basis infrastructures (the quays, lands and roadbeds) and otherwise the resumption of its
project of setting up of an integrated computer network, joining all actors of the harbor
passage in Toamasina.
We are convinced that this study will have a beneficial impact for the S.P.A.T., for the
whole harbor community as well as for the Malagasy economy insofar as the recommended
improvements are realistic, concrete and are a matter for a mobilization that must be efficient,
of structures of management of the logistics already existing.
Key words :
Ship, goods, agent of handling, physical flow, flow of information, port of Toamasina,
logistics, procedure.
viii
Listes des acronymes & abréviations
AIS Automatic Identification System
ix
INMARSAT INternational MARitime SATelite organization (modèle C ou B)
x
SSL Secure Sockets Layer
xi
Glossaire
Accostage
Manœuvre d'approche finale du navire à l'ouvrage (quai ou appontement) conçu pour
permettre le stationnement des navires, leur amarrage et la manutention.
Amarrage
Immobilisation d'un navire au moyen d'aussières (câbles) à un quai ou une bouée.
Armateur
Personne qui arme un navire en lui fournissant matériel, vivres, combustibles,
équipage et tout ce qui est nécessaire à la navigation. Il exploite le navire en son nom,
qu'il soit ou non propriétaire.
Arrimage
Opération qui consiste à fixer solidement les marchandises à bord du navire.
Bâbord
Côté gauche du navire considéré dans le sens de sa marche normale.
Capitainerie
Service dépendant de l’autorité portuaire et chargé de coordonner les mouvements des
navires dans le port et d'assurer la police du domaine et de l'exploitation portuaire.
Chargeur
Personne qui expédie de la marchandise sur un navire. Personne physique ou morale
(propriétaire ou non de la marchandise) qui conclut le contrat de transport et remet,
dans la plupart des cas, la marchandise au transporteur.
Conteneur
Engin de transport généralement de forme parallélépipédique, conçu pour faciliter le
transport sans rupture de charge et muni de dispositifs rendant sa manipulation aisée.
Les conteneurs normalisés mesurent 20, 30 et 40 pieds de long, soit une capacité
respective de 30, 45 et 60 m3.
E.V.P
Équivalent Vingt Pieds, en anglais TEU ou Twenty Equivalent Unit. Unité de mesure
uniformisée permettant de répertorier les conteneurs selon leur taille et de décrire les
capacités des navires porte-conteneurs ou des terminaux. Un conteneur IS0 de 20
pieds correspond à 1 EVP.
Hinterland
Arrière-pays commercial d'un port. Cet arrière-pays peut correspondre à plusieurs pays
sans littoral.
Hub portuaire
Plateforme portuaire de groupage/dégroupage de marchandises, en général
conteneurisées.
Lamanage
Opération qui consiste à mettre les amarres d’un navire sur des bollards ou des ducs
d’Albe et inversement.
Ro-Ro (navire)
Navire de charge muni d’une passerelle permettant une manutention horizontale par
roulage ou navire roulier (Roll-on, Roll-off).
Trafic maritime (mesure)
Il s'exprime en tonnes de marchandises chargées pour les exportations d'un pays ou
d'un ensemble de pays, et en tonnes de marchandises déchargées pour les importations.
xii
Liste des tableaux
Tableau1 : Identification de la S.P.A.T page13
Tableau 2 : Les postes à quai 17
Tableau 3 : Synthèse des méthodologies adoptées 29
Tableau 4 : Chronogramme de réalisation de l’étude 32
Tableau 5 : Statistique du trafic maritime du port de Toamasina 40
Tableau 6 : Flux d’information à l’import avant l’arrivée du navire 55
Tableau 7 : Flux d’information à l’import après la mise à quai du navire 56
Tableau 8 : Flux d’information à l’export avant l’arrivée du navire 57
Tableau 9 : Flux d’information à l’export après la mise à quai du navire 58
xiii
Sommaire
INTRODUCTION 1
I- METHODOLOGIE 7
III-DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS 64
III-1 DISCUSSIONS 64
III-2 RECOMMANDATIONS 75
CONCLUSION 89
Références documentaires 97
xiv
Introduction
L a mer façonne le destin des nations, détermine leur économie, inspire leur ambition.
Loin d’isoler les hommes, elle a facilité leur déplacement et multiplié leurs
rencontres. La mer est sans conteste l’élément le plus propice au transport des biens,
des plus précieux aux plus lourds, dans les conditions les moins onéreuses dans le commerce
international.
En tant qu’île, les échanges internationaux faits à Madagascar s'effectuent par voie
maritime ou aérienne. Ces deux modes sont utilisés selon l’itinéraire où doit passer la
marchandise. Ainsi chaque mode a son propre moyen matériel et ses avantages spécifiques.
Le transport maritime représente un enjeu essentiel pour le pays pour lequel les
importations et les exportations passent en quasi-totalité par les ports du fait que de
nombreuses régions sont peu accessibles par la route. En effet, par leur importance, les ports
constituent des portes d'ouverture vers une croissance économique dans le contexte
d’économie mondialisée actuelle. De fait, la situation stratégique des ports de Madagascar lui
fait bénéficier des trafics dans l’Océan Indien et lui offre également des opportunités
d’emplois conséquentes pour une population qui s’accroît rapidement.
1
adéquates (quai, tirant d'eau, terre-plein, magasin de stockage), permettant la réalisation des
opérations commerciales de chargement et de déchargement des navires au long cours.
Avec la forte croissance presque exponentielle des échanges commerciaux avec l'Asie
et plus particulièrement avec la Chine et l'Inde, devenues les principaux "ateliers du monde",
d'intenses trafics maritimes s'effectuent au départ et à destination de cette région du globe.
Bref, une nouvelle "autoroute maritime" s'ouvre entre cette partie asiatique et le continent
africain. Comme les autres îles de l'Océan Indien, Madagascar se situe aussi bien dans l'axe de
cette autoroute Asie-Afrique que dans celle reliant les pays du golf (persique, Oman, Aden)
de la mer rouge et l'Afrique via le canal de Mozambique.
En dépit de la multitude des ports existants, la présente étude se limitera sur le port de
Toamasina qui constitue le thème de notre mémoire. Le choix du port de Toamasina se
justifie par le fait qu'il affiche la meilleure productivité : notamment près de 80% des frets à
destination ou en provenance de Madagascar y sont effectués1. Favorisé par sa situation
géographique et la modernité de ses conditions de travail, le port de Toamasina est le premier
port de Madagascar.
Compte tenu des conséquences importantes que peuvent avoir les décisions logistiques
sur la qualité des biens et des services proposés, le logisticien devra avoir une connaissance de
la mercatique. Celle-ci lui servira à cerner les attentes des consommateurs et à concevoir le
meilleur compromis entre efficacité et qualité dans un contexte concurrentiel. Plus
1
http://www.madagascar-tribune.com/Un-nouveau-site-de-reparation,1785.html
2
particulièrement, les professionnels de la logistique doivent être compétents dans la maîtrise
des outils et des techniques permettant une gestion optimale des maillons de la chaîne
logistique.
Pour revenir au sujet de notre étude, il faut admettre que la chaîne du passage portuaire
est depuis toujours complexe et exige l’exercice de nombreux intervenants. La mondialisation
des échanges et le renforcement de la compétition au plan international exigent que toutes les
entreprises qui concourent au fonctionnement des ports s’adaptent au nouveau contexte
économique, caractérisé par davantage d’échanges de produits finis et semi-finis,
l’augmentation de la taille et la spécialisation des navires et cargaison, et par une intervention
croissante du secteur privé dans l’équipement et l’exploitation des ports. La mondialisation
des économies, la libéralisation des marchés du transport, l’intégration des fonctions
production, transport, distribution restructurent profondément l’ensemble de la chaîne des
transports maritimes et de la logistique. Ces facteurs accentuent la concurrence interportuaire
qui a pour conséquence la concentration des entreprises portuaires et de transport. Cette
restructuration des transports maritimes et des ports appelle, d’une part, une capacité de
réaction par rapport aux besoins exprimés sur le marché, dont l’optimisation du service rendu
au client. Elle nécessite, d’autre part, de nouveaux investissements pour faire face à la
concurrence.
3
le gigantisme naval : augmentation de la taille des navires associée à leur
spécialisation ;
l’aménagement des ports : plan d’eau, profondeurs, zones de stockage, outillage ;
la célérité dans le déroulement des différentes phases des opérations de manutention ;
la gestion des flux par le biais de l’informatique.
Cela conduit non seulement à une réorganisation spatiale, mais aussi à une nouvelle
organisation fonctionnelle des ports : la coordination des opérations portuaires à l’échelle
mondiale et le développement de la circulation de l’information et de la communication. A ce
sujet, Th. Baudouin a bien stipulé que : « ce transport s’interconnecte avec une circulation
d’information de plus en plus essentielle à la marchandisation des richesses, centrées autour
des services »2. Les ports doivent satisfaire à ces conditions non seulement pour pouvoir
répondre aux exigences actuelles des transports maritimes, mais aussi pour ne pas se voir
marginaliser.
Le port Toamasina est le premier port et l’un des grands ports commerciaux de
Madagascar. Il rencontre des difficultés pour satisfaire les conditions exigées par les
impératifs cités ci-dessus. C'est la problématique posée tout au long de cette étude. En d'autres
termes, il s'agit de poser la question de savoir : «Comment organiser la logistique du port de
Toamasina ? ».
2
BAUDOUIN, Th, « Les ports, interfaces entre la mondialisation et les territoires »,
www.aivp.com/program/genes/theme.htm#alemany , p.1
4
gérer les flux physiques, administratifs et documentaires des marchandises ;
échanger des messages en toute sécurité et confidentialité.
Cette approche paraît judicieuse dans la mesure où il est indéniable que la gestion de
l’information est un facteur clé pour concilier les exigences de la sécurité, de la sûreté et du
commerce.
connaître les flux physiques sur la rotation des navires et sur le trafic de marchandises
dans l’exploitation du port ;
comprendre les flux d’informations y afférentes.
Les hypothèses de travail qui se rapportent aux deux objectifs spécifiques et qui sont les bases
de la présente recherche sont les suivantes :
le processus de prise en charge des navires et des marchandises dans leur aspect
physique sera retracé ;
5
La première partie, qui constitue la partie descriptive, contiendra la présentation de
l'entreprise et les approches méthodologiques mises en œuvre;
enfin la troisième partie constitue l'axe stratégique des recherches réalisées autour
duquel seront discutés les résultats énoncés dans la précédente partie, ce aux fins
d'apporter les solutions aux problématiques posées.
6
I - Méthodologie
Cette première partie se propose de présenter préalablement :
- d'une part, l'objet sur lequel porte la présente étude : le port de Toamasina,
• Secundo, une justification du choix du thème qui sera développé dans les pages qui
suivent,
Ce chapitre sera axé sur la présentation du port de Toamasina sous son aspect
physique. A ce titre, il y est envisagé de situer son lieu d'implantation et sa position
géographique, de retracer brièvement son historique et cadre institutionnel et de faire
connaître le fonctionnement général de la Société du Port à gestion Autonome de Toamasina
(S.P.A.T.).
une voie ferrée de la ligne TCE (Tananarive Côte Est) de MADARAIL S.A
une ligne aérienne desservie avec une fréquence satisfaisante par la Compagnie
7
nationale AIR MADAGASCAR, ainsi que par d'autres compagnies étrangères.
Ces trois modes d'évacuation permettent le transport des marchandises vers les grands
centres de consommation des hauts plateaux. Ainsi, c’est le port le plus accessible et le plus
proche de la capitale de Madagascar. Le trafic fluvial par le Canal des Pangalanes assure
également l'écoulement des marchandises vers et depuis les régions Sud Est de l'île.
Tous ces critères vont vite donner au port de Toamasina, la prépondérance par rapport
aux autres ports de la côte Est et de Madagascar en général.
SITE NATUREL
N
Grande Passe de l'Est
W
W E
S
S
Grand Récif
Pointe Tanio
Débouché du Canal
des Pangalanes
Plage ouest
PORT
Récif Hastie
Source : S.P.A.T
Le site naturel du port de Toamasina est constitué par une série de récifs coralliens : le
Récif Hastie au Sud, le Grand Récif puis le Petit Récif au milieu à l’Est et l'île aux Prunes au
Nord.
Ces récifs forment la protection naturelle d'une vaste rade où les eaux sont
pratiquement calmes et suffisamment profondes, si bien que le mouillage et le mouvement des
navires sont aisés.
8
Photo n°2 : Accès nautique
Passe du Nord
Passe du Sud
Source : S.P.A.T
Juridiquement, cet abri est un bien, une infrastructure relevant du domaine public
comme les routes, les plages, etc. Étant un bien du domaine public, le port ne peut devenir, en
demeurant ce qu'il est, propriété privée.
Toutefois, comme toute autre dépendance du domaine public, le port peut faire l'objet
d'un usage ou d'une utilisation par des particuliers, à condition de respecter sa destination et
dans le cadre des règlements en vigueur.
Ainsi, le port est un objet sur lequel s'exerce le droit d'un sujet de droit qui est une
personne morale, l'Exploitant.
Pour le cas du port de Toamasina, ce sujet de droit, cette personne morale est la
Société du Port à gestion Autonome de Toamasina, communément appelée S.P.A.T., qui a
9
reçu de l'autorité publique l'autorisation d'occuper, d'utiliser, d'exploiter ce domaine et cette
infrastructure qu'est le port.
Pour la suite de cette étude, il y a donc lieu de faire la distinction entre le port de
Toamasina en tant que bien public, et la Société du Port à gestion Autonome de Toamasina
(S.P.A.T.), qui en est l'exploitant.
En 1900, le wharf de batelage avait été construit par Levallois-Perret. Il mesurait 300
mètres de longueur et était relié par deux voies d’un mètre de largeur avec le magasin de la
Pointe Hastie.
Depuis 1911, le wharf était en ruine et ne servait pratiquement plus. Ainsi en 1926, le
Gouverneur général arrêta un programme de travaux en plusieurs étapes pour permettre au
port de se doter d’une infrastructure moderne. Cependant, le 3 mars 1927, un violent cyclone
s’abattait sur Toamasina, détruisant toutes les installations du port.
Après plusieurs études et appels d’offres réalisés, la construction du port fut accordée
au consortium franco-allemand, la maison Schidt et Flohr, associée à un groupe formé par la
Société des Batignolles et de Salvador Ottino.
10
L’exploitation du port
De 1901 à 1927, l'exploitation du port a été l'affaire de sociétés privées appartenant au
secteur des transports maritimes comme la Société du wharf.
En 1943, les chemins de fer, qui étaient alors une "Régie d'Accostage et de
Manutention", prennent en main l'exploitation du port. C'est en 1954 que fut créée la "Régie
Nationale des Chemins de Fer", qui fut par la suite dénommée "Réseau National des Chemins
de Fer Malagasy (R.N.C.F.M.)", à l'avènement de l'indépendance de Madagascar.
En 1970, le port fut étatisé et acquiert les statuts de port autonome, calqués sur les
statuts des ports autonomes français, avec la différence que le port de Tamatave détient le
monopole de l'acconage (manutention et magasinage). Le "Port Autonome de Tamatave
(P.A.T.)" est un établissement public à caractère industriel et commercial (E.P.I.C.), institué
par les Décrets n°70-386 et n°70-387. Il gère en titre toutes les installations et tous les
équipements portuaires, ainsi que la main-d'œuvre nécessaire à l'exécution des opérations
commerciales et à la gestion technique et financière du port. Le P.A.T. est soumis aux règles
de la comptabilité publique. Sa gestion a été assurée par des techniciens et cadres américains
jusqu'à la fin de l'année 1973.
En 1974, des cadres nationaux détachés de la fonction publique ont pris la relève.
En 1976, le port de Toamasina est érigé en société d'État dite "Société d'Exploitation
du Port de Tamatave (S.E.P.T)" par le Décret n°76-430 du 4 décembre 1976. C'est une société
anonyme à gestion privatisée. Ce changement de régime a surtout été réalisé en vue
d'assouplir la gestion du port et de l'adapter aux besoins des activités commerciales et
industrielles.
A partir de l'année 1985, la situation du port a été régie par le Décret n°85-282 du 4
septembre 1985, portant refonte des dispositions des statuts de la S.E.P.T. Ce nouveau texte
lui attribue le monopole des activités portuaires. C'est un établissement public régi par le droit
commun des sociétés anonymes. Son actionnaire majoritaire, et en fait l'unique, est l'État.
Le 15 avril 1989, la S.E.P.T a adopté une politique d'ouverture et fut jumelée avec le
Port autonome de Nantes Saint-Nazaire.
11
Au cours de l'année 1996, le Gouvernement malgache s'est orienté vers une voie
économique libérale et a adopté un programme économique et financier basé sur un
désengagement progressif du secteur public des activités commerciales. Ce programme a été
consigné dans le Document Cadre de Politique Économique (D.C.P.E), conjointement signé
par le Gouvernement, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.
Les statuts de la S.P.A.T ont été approuvés par l’Arrêté n°166/2005 du 31 janvier
2005.
12
Ainsi, à l'issue d'un appel d'offres international, la concession de service public du
terminal à conteneurs a été conclue et signée entre la S.P.A.T.et la société Madagascar
International Container Terminal Services Limited (M.I.C.T.S.L.), le 16 juin 2005.
E-mail [email protected];
13
Schéma n°1 : La réforme institutionnelle du port de Toamasina
A.P.M.F.
S.P.A.T.
AUTORITE
PORTUAIRE
M.I.C.T.S.L.
Concessionnaire du
terminal à conteneurs
HOLCIM
SAVONNERIE TROPICALE
HITA
EX LMMF
S.M.M.C
S.E.P.T Concessionnaire de GALANA RAF. TERMINAL
manutention de m/ses
conventionnelles KRAOMA
JOVENNA M/CAR
DYNATEC
P.T.P.
Concessionnaire du
GASYNET
trafic de produits Etc.
pétroliers
14
- la gestion et l’entretien du domaine portuaire, des infrastructures portuaires
et du domaine immobilier du port et notamment la délivrance des
autorisations d’occupation du domaine public portuaire,
Elle pourra :
Cette exploitation fait l’objet d’autorisations, délivrées par les ports à gestion
autonome à des sociétés de droit privé, qui peuvent revêtir la forme de concessions de service
public ou de permissions à usage exclusivement privé.
15
Par ailleurs, conformément aux dispositions de l’article 32 du décret n°2004-699, «les
sociétés de port à gestion autonome sont autorisées à percevoir en rémunération des services
qu’ils rendent aux usagers portuaires, des droits et redevances portuaires – droit de port sur
les navires, marchandises et passagers, droits de stationnement, redevances d’occupation et
des redevances au titre des concessions et permissions».
Par ailleurs, diverses personnes morales publiques ou privées ont été autorisées à
mettre en place et à exploiter un outillage à usage exclusivement privé, ou destiné à lui
permettre d’exercer diverses activités commerciales et industrielles sur le domaine public
portuaire dans le cadre d’une convention de permissions à usage exclusivement privé.
En respect des stipulations de l’article 3, alinéa 1er du Décret n°2004-703 cité supra,
toutes les permissions à usage exclusivement privé, délivrées antérieurement par la S.E.P.T.
ont été reprises par la S.P.A.T. conformément aux dispositions de l’Arrêté n°2708/2005 du 6
avril 2005 relatif au contrat type applicable en la matière.
Il faut noter toutefois que la S.P.A.T. continue à assurer des services publics rendus
aux navires au sens de l’article 46 du Décret n°2004-699, tels que le remorquage, le pilotage,
le lamanage, etc.
Dans le cadre de son nouveau statut de port propriétaire, la S.P.A.T est également
chargée de l’entretien, de l’exploitation et de l’amélioration des établissements de
signalisation maritime balisant les accès ainsi que des installations portuaires, matériels et
équipements mis à sa disposition par l'État, dont les détails sont fournis ci-après.
16
Les capacités d'accueil
Tableau n°2 : Les postes à quai
1 slipway de réparation navale pour les bateaux de bornage et de pêche, d'une superficie de 4.200 m2.
Des voies de chemin de fer d'une longueur totale de 5 800 mètres linéaires.
Il faut noter au passage que construit dans les années 60-70, les postes longs courriers
ne peuvent recevoir que des navires de tirant d'eau de 7 à 12 mètres au maximum.
17
Photo n°3 : Plan d’occupation du domaine portuaire
Source : S.P.A.T
18
Les espaces occupés par les permissionnaires concernent en outre :
Un silo à ciment d'une capacité de 25.000 tonnes sur une superficie de 5.580 m2,
Une zone d'entreposage de blocs de granite d'une superficie totale de 1.000 m2,
Une zone de stockage de chrome destiné à l'exportation d'une superficie de 8.938 m2,
Un outillage privé pour la pêche industrielle sur une superficie totale de 3.100 m2 de
terre-plein et 945,56 m2 de hangar,
o ANTSIKA de 2.350 CV
o VOLAZARA de 2.720 CV x 2
o NOE de 4750 CV
19
Photo n°4 : Les trois remorqueurs du port de Toamasina
Source : S.P.A.T.
En fait, elle a pour obligation d'apporter systématiquement une valeur ajoutée à ses
services portuaires, d'une part au point de vue logistique, donc sur le plan physique
(infrastructures, superstructures, équipements, matériels, etc.) mais aussi et surtout sur le plan
stratégique et gestion d'informations.
20
C'est dans cette optique qu'a donc été fixé le choix de l'étude détaillée dans les pages
qui suivent.
21
commerciale de développement et de valorisation des ressources portuaires mises à sa
disposition par l’État.
22
Schéma n°2 : Organisation du port de Toamasina
A.P.M.F.
SOCIETE DU PORT A
AUTORITE PORTUAIRE / AUTORITE CONCEDANTE / MAITRISE D'OUVRAGE
GESTION AUTONOME
DE TOAMASINA
(S.P.A.T.)
CONSEIL D’ADMINISTRATION
DIRECTION GENERALE
FONCTIONS :
SECURITE
Secrétariat particulier
EX S.E.P.T.
DIRECTION DU DIRECTION DE DIRECTION DIRECTION DIRECTION DES
DEVELOPPEMENT ET LA GESTION DU DE LA D’APPUI RESSOURCES
AMENAGEMENT DOMAINE CAPITAINERIE HUMAINES
PORTUAIRES PORTUAIRE
_______________________________________________________________________________
FONCTION EXPLOITATION
GasyNet
Holcim
M.I.C.T.S.L S.M.M.C. P.T.P.
Concession Concession Concession Savonnerie
terminal à marchandises produits Tropicale
conteneurs convention- pétroliers
nelles
…
Galana
Source : Recherche personnelle
23
I-2-4- Démarche de démonstration des hypothèses
Le développement du transport maritime intercontinental a suscité le développement
des travaux de réflexion sur la massification du transport, sur la réalisation d'une économie
d'échelle qui consiste à réduire les coûts du transport grâce à une augmentation du volume de
marchandises transportées. Réputé pour sa modularité, sa facilité de manipulation, et la
sécurisation du fret qu'il offre, le porte-conteneurs est apparu dans les années 70 et constitue
maintenant le principal mode de transport maritime de fret dans les ports de commerce.
Mais force est de reconnaître que la taille sans cesse croissante des navires crée de
nombreux problèmes architecturaux et portuaires.
Pour faire face à cette nouvelle tendance, la S.P.A.T doit analyser la logistique du port
de Toamasina. Il s’agit de voir dans quelles mesures elle est à même de répondre aux besoins,
voire aux exigences du marché, ce au point de vue physique (infrastructures et
superstructures), et examiner les conditions de gestion de l’information portuaire aux fins de
maîtriser l’exploitation du port par un meilleur traitement des flux de marchandises et une
célérité de rotation des navires.
24
Cette problématique a fait l'objet de travaux de recherche dont les résultats ont été
analysés et discutés suivant leur ordre d'importance. A cet effet, les méthodes et outils
d’analyse suivants ont été utilisés :
analyse bibliographique,
observation directe,
analyse de capitalisation,
focus groupe,
analyse économique.
Il serait intéressant de préciser que les méthodes choisies constituent des méthodes
communes de démonstration pour appréhender les deux hypothèses qui suivent.
Les principales méthodes qui ont été appliquées afin d’apporter des éclaircissements sur
l’hypothèse n°1 sont les investigations sur terrain cumulées à des observations directes. Cette
approche a ensuite été renforcée par une bibliographie en tant que moyen de capitalisation. En
effet, il s’agit de voir sur place les postes attribués à chaque type de navires et parallèlement,
de recouper l’adéquation de ces postes et superstructures d'accueil par rapport aux types de
navires et de marchandises, à travers les écrits et leurs éléments caractéristiques.
La revue bibliographique
Elle est basée sur les différents documents disponibles à la Capitainerie du port ainsi que
d'autres revues spécifiques tel que le Portécho, qui renseignent sur les différentes
caractéristiques, les critères d'attribution ainsi que les capacités d'accueil des infrastructures
portuaires.
Les observations directes sur terrain ont été menées dans le but de confronter les
renseignements collectés dans les différentes bibliographies par rapport à la réalité.
25
Méthodologie de capitalisation
Des rencontres avec les acteurs du port ont été réalisées. Il s’agit d'enquêtes qualitatives
menées à travers des focus groupes, en utilisant des guides d’entretien d’interview semi-
structuré (ISS) qui ont été élaborés en fonction des objectifs fixés.
Webiographie
Consultation des différents sites maritimes sur le TIC et l’EDI. Il s’agit de savoir les différents
systèmes d’information et de communication ainsi que d'échange de données informatisées à
travers les progiciels utilisés dans d'autres ports modernes.
Méthodologie de Capitalisation
Cette hypothèse n°2 a aussi été développée en ayant eu recours à la méthodologie de
capitalisation ; la capitalisation étant une méthode d’analyse des expériences vécues. Elle a
été le fil directeur pour le cheminement de l’étude. Cette capitalisation est apparue importante
pour tirer des conclusions à partir des activités réalisées, des succès comme des échecs. Elle a
également permis d'en cerner les acquis et de susciter des questions ouvertes ainsi que de
déceler des pistes pour une nouvelle orientation dans le futur. En effet, la finalité de la
recherche menée est de démontrer l’importance de l’utilisation des systèmes EDI par
l’ensemble des acteurs portuaires.
26
Analyse de l’efficacité et de l’efficience
Pour analyser les facteurs reconnus comme pouvant stimuler le système, ou précisément qui
pourront éclairer et améliorer la participation des acteurs du port dans l’implantation du
système EDI dans les différents secteurs d'activités, une analyse de l’efficacité et de
l’efficience a été utile à réaliser. L’efficacité d’un facteur signifie que celui-ci a permis
d’atteindre les objectifs prévus dans l’action, c’est-à-dire dans quelle mesure les acteurs du
port et surtout la S.P.A.T ont effectivement tiré profit des produits ou des services de l’action.
Tandis que l'efficience d'un facteur consiste à déterminer si les avantages obtenus par rapport
aux objectifs à atteindre ont dépassé les coûts engagés. En quelque sorte, il s’agit de poser la
question de savoir si les résultats de la stratégie adoptée ou de la politique suivie sont à la
hauteur des sommes dépensées. L’analyse de l’efficience découle de l’analyse économique.
Cette analyse économique permet de comparer tous les avantages obtenus par rapport à tous
les coûts engagés sans pour autant exiger l’examen d’autres options. La question à résoudre
dans cette analyse est de savoir si la mise en place d’un EDI à la S.P.A.T. avec les acteurs du
port est avantageuse ? Il s’agit donc de mesurer les retombées et les avantages économiques et
ensuite de les comparer avec les coûts engagés dans la mise en place de ce système.
La conception et l’élaboration de cette recherche ont requis à la fois une bonne organisation et
une bonne gestion de temps.
Il s’agissait tout d’abord, d’établir la liste des points à étudier conformément au thème,
puis de collecter les informations sur les revues webiographie, bibliographique et sur la
capitalisation. Ensuite, les investigations sur le terrain au sein même de la société ont été
réalisées. Enfin, l’analyse des informations et des données recueillies a été effectuée en vue de
la rédaction proprement dite suivant le Plan IMMRED.
27
documentaires, les recherches webiographique et bibliographique ainsi que les interviews. La
mise en œuvre de ces méthodes s'est déroulée comme suit :
Un tableau de synthèse des méthodologies ainsi appliquées est fourni à la page suivante.
28
I-3-3- Le tableau de synthèse des méthodes adoptées pour la réalisation de l’étude
Tableau n°3 : Tableau de synthèse des méthodologies adoptées
Elaboration du concept de recherche - Revue bibliographique sur la thématique traitée et sur - Analyse bibliographique qui donne le fil directeur
les méthodologies adoptées par d’autres auteurs sur le des réflexions sur la thématique traitée
sujet. - Canevas de protocole de recherche suivant la
- Navigation sur internet logique : contexte - réalité contradictoire –
problématique – questions de recherche –
objectifs globaux – objectifs spécifiques –
hypothèses de travail – méthode de démonstration
– résultats attendus.
Résultats Obtenus : Protocole de recherche élaboré; éléments de connaissances préliminaires sur la thématique traitée.
Revue bibliographique et - Recherche de documents sur la thématique traitée dans - Analyse bibliographique qui donne le fil directeur
capitalisation les bibliothèques et dans les sites web de plusieurs des réflexions sur la thématique traitée.
institutions œuvrant dans le domaine de la logistique - Méthode de capitalisation des acquis
du transport maritime et des ports.
Résultats Obtenus : Les éléments qui contribuent à l’atteinte des résultats sur les hypothèses n°1 et n°2 ; contribution des différents acteurs sur la
capitalisation des acquis.
Etape 3 Activités réalisées Outils méthodologiques utilisés
Investigations sur le terrain - Elaboration des guides d’interview - Canevas d’observations directes
- Informations sur la prise de contact au niveau des acteurs - Guide ISS
- Rencontres et échanges avec divers acteurs portuaires
Résultats Obtenus : Les éléments de connaissance qui contribuent à l’atteinte des résultats des hypothèses n°1 et n°2
29
Etape 4 Activités réalisées Outils méthodologiques utilisés
Analyse des informations obtenues et - Saisie et mise en forme des informations recueillies - Méthode d’analyse systémique : analyse de
discussions - Revue bibliographique et webiographie pour comparer et sensitivité
pour analyser les résultats obtenus - Méthode d’analyse de l’efficacité et de l’efficience
- Suivi des échanges avec les acteurs et les cadres du port - Analyse de la mise en place de système EDI et sur la
priorisation des constructions d’infrastructures dans
le port de Toamasina
Résultats Obtenus : Les éléments d’analyse qui contribuent à l’atteinte des résultats n°1 et n°2 : « Des matrices d'analyse élaborées à partir des éléments clés
déterminant l’efficacité, l'opportunité, les menaces et faiblesses».
30
I-4- LIMITES DE LA METHODOLOGIE
Comme tout travail analytique, cette recherche a connu dans son déroulement, des
contraintes mais aussi des avantages.
A partir de cette définition, cette recherche s'est penchée à déterminer les flux
physiques et les traitements d’informations sur les marchandises et les navires et s'est posée
comme limite l’analyse économique, c'est-à-dire de comparer tous les avantages obtenus par
rapport à tous les coûts engagés sans pour autant exiger l’examen d’autres options.
Aux termes de cette première partie qui s’est consacrée à faire connaître les généralités
sur le port de Toamasina et à présenter les différents outils et méthodes appliqués pour cette
recherche, la suite de l’étude sera orientée vers le diagnostic et l’analyse des flux relatifs aux
navires et aux marchandises qui transitent par le port de Toamasina.
32
II - Résultats
Le port de Toamasina est un port propriétaire, autorité concédante de multiples
services pour lequel les opérations d’acconage (manutention et stockage) des marchandises
conteneurisées d'une part et des marchandises conventionnelles d'autre part, sont
respectivement concédées à deux sociétés privées à savoir M.I.C.T.S.L et S.M.M.C.
• Secundo, une présentation des flux relatifs aux marchandises durant leur passage
portuaire,
33
de la Capitainerie. A ce titre, il y sera traité les différentes étapes de l'escale du navire dont
l’annonce de l’arrivée du navire, la mise à quai du navire, le séjour à quai jusqu’à sa sortie.
A l’entrée du navire:
La provenance du navire,
Une copie dudit "avis d'arrivée" est jointe à l'annexe 3 du présent document.
Cet «avis d’arrivée», doit être confirmé par une « demande d’entrée », dont une copie
est présentée à l'annexe 4 ci-après. Le délai de présentation de la demande d'entrée est fixée à
72 heures à l’avance au minimum et au plus tard à 24 heures du départ du navire du port
précédent lorsque celui-ci situé à moins de 24 heures de route.
34
Par ailleurs, certains autres documents doivent être remis à la Capitainerie, 48 heures
avant l’arrivée du navire à savoir :
Pre-arrival notification of security and safety (cf. annexes 5),
Advance notification for the discharge and transit of packed or solid bulk dangerous
cargoes (cf. annexes 7),
Crew list.
A la sortie du navire :
Les armateurs doivent faire parvenir à la Capitainerie du port "un avis de sortie" au
moins 24 heures avant le départ du navire suivant l'exemplaire présenté à l'annexe 8
ci-après; et cet "avis de sortie" doit être confirmé par "une demande de sortie" au
moins 4 heures avant l'appareillage, ce suivant la forme présentée à l'annexe 9 du
présent document.
Une décision de l’A.P.M.F fixe les règles générales de priorité s’appliquant dans tous
les ports. Une décision de l’organe délibérant de l’autorité portuaire fixe les règles
particulières de priorité s’appliquant dans le port ; elle pourra distinguer la priorité relative et
la priorité absolue.
Les règles sont en général définies par la spécificité du navire par rapport au poste à
quai, et plus encore en fonction des arrivées durant la période d’un « shift ». Le navire
bénéficiaire est vu en tête de liste des navires en attente.
35
concertée d'une périodicité (semaine, quinzaine, mois), d'un choix de jour et d'heure
d'accostage par navire et par armateur.
Cette règle concerne uniquement les navires au long cours, notamment les porte-
conteneurs et s'applique spécialement sur le quai C3
Les navires suivants jouissent d’une priorité absolue sur les terminaux du port de
Toamasina :
Les navires bénéficiant d’une priorité absolue peuvent demander leur mise à quai au
prix de déplacement d’un autre navire qui s’y trouve déjà. Dans ce cas, les coûts de déhalage
sont à la charge du navire prioritaire sauf pour les navires militaires.
Après l’annonce par les armateurs ou les consignataires de l’arrivée de leur navire par
un « avis d’arrivée », le service trafic portuaire, rattaché à la Capitainerie du port enregistre le
nom du navire dans le registre des prévisions de touchées de navires
CONFERENCE D’EXPLOITATION
o Si le problème résulte d'un fait naturel irrémédiable, cela relève du cas de force
majeure auquel nul n'est tenu;
o Si le problème provient du navire, la responsabilité de l’armateur ou du consignataire
est engagée et il devra remédier au problème dans les meilleurs délais sous peine de
pénalité;
o Si le problème concerne la manutention, l'autorité portuaire est en mesure d'enjoindre
le concessionnaire de manutention de remédier au problème. Le cas échéant, le
représentant du navire a toujours la possibilité de recourir en contentieux contre le
défaillant pour supporter les excédents de frais (surestaries) liés à la prolongation du
séjour du navire.
Qu'il s'agisse des navires entrants que pour ceux déjà à quai, la passation des
commandes de travail est faite par les usagers dans la troisième partie de la conférence. La
passation de commande est fonction du type de navire, du nombre de cales à opérer et du
temps d'escale estimé. Pour la manipulation de marchandise, les commandes sont adressées
aux concessionnaires de manutention et portent communément sur le premier et le deuxième
shift; les commandes portant sur le troisième shift étant payantes. Parallèlement, la commande
peut s'adresser à la Capitainerie lorsqu'il s'agit de déhaler ou de shifter un navire.
38
B. ACCUEIL DU NAVIRE
Au jour J d'arrivée du navire, 4 heures avant l’E.T.A, la tour de contrôle du port via la
vigie doit recevoir la confirmation du bord pour l'arrivée du navire et attendre les instructions
du pilote de service.
A partir de cet instant, c’est le pilote de service qui dirige l’opération. Il donne toutes
les instructions à transmettre au navire via la vigie qui joue le rôle d’interface entre le navire
et le pilote du port.
Dès que la vigie aperçoit le navire attendu sur rade, elle informe de nouveau le pilote
en service qui peut alors entrer en contact avec le bord pour les instructions que doivent suivre
le capitaine du navire.
Dès cet instant, le pilote de service mobilise les remorqueurs, les lamaneurs, la pilotine
pour la manœuvre d’entrée.
Dès que le navire est à son poste, le pilote fait signer une fiche de prestation
« statement of port operation » (cf. annexe 10) par le capitaine du navire ou par le
consignataire.
Durant le séjour du navire à quai, la Capitainerie offre des services et assiste le navire
suivant ses besoins tels que le ravitaillement en eau douce, la veille de sécurité, etc.
Après avoir collecté des informations précises sur la confirmation de départ du navire,
la vigie avise le pilote de service sur l’heure estimative de départ (E.T.D ou Estimate Time
Departure) du navire.
Si le navire obtient son autorisation « port clearance » délivrée par l'A.P.M.F c’est-à-
dire qu’il n'y a pas de saisie judiciaire contre lui, le pilote de service peut monter à bord et
donner toutes les instructions pour les manœuvres de sortie en mobilisant les lamaneurs, les
remorqueurs, la pilotine.
Au même titre que lors des formalités d'accueil du navire, le pilote de service fait
signer la fiche de prestation avant de débarquer du navire en partance.
39
II-1-4- Les statistiques sur le trafic maritime du port de
Toamasina
Tableau n°5 : Statistique sur le trafic maritime du port de Toamasina
Année 2007 Année 2008 Année 2009 Année 2010 Année 2011
TOUCHEES DE NAVIRES (Nombre)
Long cours 350 431 392 394 391
Caboteurs 75 45 28 14 11
Pétroliers 55 47 53 47 47
Divers 12 19 25 21 10
Bornage et Pêche 973 928 838 993 1174
TOTAL 1465 1470 1336 1469 1633
TRAFIC DE CONTENEURS (EVP)
Conteneurs pleins 77641 93123 82980 84299 93839
Conteneurs vides 34816 50208 49300 56794 52385
TOTAL 112457 143331 132280 141093 146224
TRAFIC DES MARCHANDISES CONVENTIONNELLES (Tonnes)
Long cours 287880 377980 184640 67600 108980
Caboteurs 23210 24850 18400 12050 14220
Total débarquement 311090 402830 203040 79650 123200
Long cours 149230 88500 89960 148630 48710
Caboteurs 38580 43720 26630 18370 14410
Total embarquement 187810 132220 116590 167000 63120
TOTAL 498900 535050 319630 246650 186320
TRAFIC DES HYDROCARBURES (Tonnes)
Débarquement 451444 486198 486808 501413 574840
Embarquement 170479 145632 129486 180092 183830
TOTAL 621923 631830 616294 681505 758670
Sur la base des données statistiques présentées ci-dessus, il est constaté que les
bateaux de bornage et de pêche représentent un volume important parmi les navires faisant
escale au port de Toamasina. Il s’agit de petites navigations côtières qui assurent le
ravitaillement, en produits de première nécessité et en matériaux de construction, des ports
secondaires et des localités côtières difficiles d’accès par la voie routière. La manutention des
marchandises sur ce type de navigation s’effectue généralement de façon traditionnelle, à dos
d’hommes. De même, l’arrimage de la cargaison se fait à l’ancienne, directement au fond des
cales ou sur le pont du navire ; la taille du navire et les apparaux de bord ne permettant pas le
chargement/déchargement de conteneurs. Il semble évident par conséquent que ce type de
navigation sort du cadre de notre étude qui sera axé, pour la suite, aux navires au long cours,
principalement les porte-conteneurs.
40
Outre un pic enregistré dans le courant de l’année 2008, suivi d’une régression
sensible due à la situation socio politique qui a prévalu dans le pays depuis le début de l’année
2009, les touchées de navires au long cours sont pratiquement au même niveau, avec
néanmoins un léger recul de 0,51% en 2010 et de 0,76% en 2011.
En effet, il est clair que l’avenir de la S.P.A.T. repose d’une part, sur les navires au
long cours et d’autre part, sur le trafic de conteneurs.
La partie introductive de cette étude nous a pourtant permis de savoir que le port de
Toamasina ne dispose que d’un seul poste à quai dédié aux porte-conteneurs, le môle C3.
Au point de vue pratique, il faut noter par ailleurs que ce quai sert à d’autres types de
navires tels que les RORO, les bateaux de croisière et les cargos mixtes lorsque leur tirant
d’eau ne permet pas leur accostage sur un autre quai.
Il va sans dire que cette gestion physique des infrastructures d’accueil va de pair avec
une gestion d’information à temps réel et de façon intégrée, c’est-à-dire assurant la liaison
avec tous les acteurs portuaires. L’important à ce sujet est de voir ultérieurement les moyens
mis en œuvre à cet effet.
Dans tous les cas, cette étude sommaire permet d’ores et déjà d’affirmer que la
S.P.A.T. reste limitée au niveau de ses infrastructures d’accueil des navires, que ce soit en
nombre de quais disponibles qu’au point de vue caractéristiques techniques, eu égard au fait
que, le quai C3 ne présente que 10,50 m de tirant d’eau.
41
Photo n°5 : Situation actuelle du port de Toamasina
Source : S.P.A.T
42
Schéma n°4 : Flux de marchandises
Entrepôt où terre-
NAVIRE
plein du Port
Réceptionnaire
(Expéditeur) (S.M.MC /
M.I.C.T.S.L)
Flux physique
Manutention Réception
Transfert de marchandises
Le débarquement
L’embarquement
o Embarquement direct (ED) : le lieu de prise en charge par l’acconier est sous palan du
navire. Il est communément appelé embarquement sous palan.
44
La manipulation
La manipulation sans mise à terre (MSMT) est le transfert des marchandises d’un endroit à un
autre à bord du navire (dans un autre entrepont ou une autre cale du même navire).
Livraison de marchandise :
Réception de marchandise :
Les horaires de travail des équipes de manutention, appelés communément shifts, sont
répartis en trois parties :
Source : S.M.M.C
Le chef de chantier :
Au nombre d'un individu par shift, le chef de chantier a la charge d'assurer la bonne
exécution des opérations commerciales de tous les navires à quai. En ce sens, le chef de
chantier coordonne simultanément le travail de deux ou plusieurs navires. En pratique, il sert
d'interface entre le bord, les magasins et le bureau central pour garantir le bon déroulement du
travail de l'acconier.
Le chef de bord :
Affecté au nombre d'un individu par navire, il organise et dirige les opérations à bord quel que
soit le nombre de cales opérantes. Il est le maître d’œuvre à bord. Il démarre l’opération,
donne des ordres à ses subordonnées, discute, s’il le faut avec l'équipage du navire, de la
manière dont ils vont exécuter leurs tâches pour faciliter et accélérer leur travail.
46
Le chef pointeur :
Affecté au nombre d'un individu par navire, le chef pointeur est le principal correspondant du
chef de bord; c’est le responsable des opérations du quai vers le magasin en cas de
débarquement et inversement à l'embarquement. Il surveille et organise l’acheminement des
marchandises depuis le quai vers le lieu d’entreposage et vice-versa.
Le chef de quai :
Affecté au nombre d'un individu par navire, le chef de quai est responsable de l’installation et
du suivi de l’utilisation des accessoires de manutention. En cas défaillance de ces derniers, il
procède immédiatement à leur remplacement.
Le grutier :
C’est celui qui manipule la grue du navire suivant le signal du chef de panneau. Leur nombre
est lié au nombre de grues disponibles sur le navire ainsi qu’au nombre des équipes de
dockers ou mains commandées, suivant le jargon portuaire.
Affecté par équipe ou main commandée, le chef panneau est affecté par cale opérante. Il
indique au grutier le mouvement à effectuer par des gestes de la main (montée, descente,
rotation à gauche, rotation à droite, etc.).
Le pointeur :
Affecté à raison d'un agent par équipe ou main commandée, le pointeur intervient par cale
opérante. Il enregistre, sur un jeu de bordereau de pointage des opérations, les informations
précises sur les marchandises manipulées, colis par colis : marque, numéro, description
physique notamment l'état apparent, nombre de colis, poids indiqué, etc. Le pointeur a
également la charge de consigner, pour l'ensemble de l'opération, le début d’opération, la fin
d’opération, les arrêts de travail, le cas échéant. Ainsi, la principale mission du pointeur est de
constater et de consigner dans le bordereau de pointage, l’état de la marchandise
qualitativement et quantitativement, et ce, afin de permettre de faire une comparaison avec le
manifeste, qui est le document de base transmis par le consignataire du navire, et d’établir un
état de divergence en cas de litige.
47
Les conducteurs :
Les dockers :
Ce sont des personnes physiques qui sont chargées de la manipulation directe des colis.
Suivant la nature de ces derniers, l’effectif d'une équipe peut varier de 4 à 12 personnes. A ce
titre, ils effectuent :
A chaque équipe de dockers à bord correspond une équipe de dockers en magasin. Par
exemple 4 équipes à bord correspondent à 4 équipes au magasin d’entreposage.
Les conducteurs :
Ce sont eux qui transfèrent les marchandises lors du déchargement provenant du bord ou lors
de chargement des camions au moment de l’enlèvement des marchandises par les clients.
48
B- Les intervenants à la M.I.C.T.S.L : cas des conteneurs
Photo n°7 : Opérations à quai du terminal à conteneurs
Source : S.P.A.T
Il a pour tâches de coordonner les interventions sur tous les navires en opération ainsi que
toutes activités se déroulant dans l'ensemble du terminal à conteneurs et de communiquer
toutes informations nécessaires pour le bon déroulement des opérations. A ce titre, il joue le
rôle d'interface entre les équipes à bord du navire et les équipes sur le terre-plein.
Affecté au nombre d'un agent par navire, il organise et dirige les opérations à bord. Il est le
maître d’œuvre à bord. Il démarre l’opération, donne des ordres à ses subordonnées, discute,
s’il le faut, de la manière dont ils vont exécuter leurs tâches pour faciliter et accélérer le
travail. Il collabore étroitement avec le centre d’opération, le second capitaine du navire et le
conducteur de grue de quai Gottwald.
Ce sont les responsables du déssaisissage/saisissage des conteneurs sur le navire avant leur
hissage ou posage.
49
Le Signalman (ou signaleur)
Affecté par main commandée, il indique au grutier l’opération à effectuer par des gestes de la
main.
C’est celui qui manipule la grue de quai conformément au signal donné par le signalman. Le
nombre des conducteurs de grue de quai est déterminé en fonction du nombre de cales
opérantes sur le navire ainsi que du nombre de mains commandées.
Ce sont eux qui enregistrent et transfèrent les conteneurs sous palan provenant du bord vers la
zone de stockage ou depuis la zone de stockage en vue du chargement/déchargement des
camions au moment de l’enlèvement/réception du conteneur.
Le Checker (pointeur)
C'est lui qui se charge d’enregistrer toutes les données nécessaires relatives au conteneur : son
état, le numéro de plomb, la date et l’heure de dépôt, etc.
Le « Gate keeper »
50
II-2-3- L’organisation de travail
L’opération de manutention débute bien avant la manipulation physique de la
marchandise. Elle nécessite une programmation préalable, quelques jours à l’avance.
Source : S.M.M.C
Le chef de chantier expose le plan et l’organisation du travail aux chefs de bord et leur
transmet les dernières recommandations afin de préparer les équipes d’intervention, ce sur la
base de documents de travail tels que :
o le cargo manifeste ;
L’étape suivante consiste à préparer les moyens nécessaires pour l’exécution des travaux :
moyens matériels, moyens humains.
Le type et la qualité des moyens matériels à mettre en œuvre sont définis avant l’arrivée
du navire. A cette fin, une demande de matériels est adressée au responsable concerné. Par
51
ailleurs, suivant les commandes des consignataires, un bon de commande de main-d’œuvre
journalière est déposé au service des travailleurs journaliers.
Les marchandises sont censées être entreposées suivant leurs spécificités : nature,
emballage, etc. Le lieu d’entreposage doit être suffisant pour accueillir les marchandises. Il
doit être aménagé de manière à faciliter leur repérage et leur enlèvement et à les protéger
contre les avaries.
Le lieu d’entreposage doit être aménagé de façon à garantir la sécurité des marchandises
et réduire les dégâts durant les opérations.
Le choix du terre-plein, ainsi que du hangar se fera en fonction des paramètres précités.
Enfin après avoir choisi les moyens nécessaires pour l’exécution du travail, le chef de
chantier fait établir la chronologie des opérations. En fait, il s'agit de calculer préalablement la
durée des opérations commerciales sur le navire en divisant, par nature de marchandises, le
tonnage par la norme de rendement en vigueur ou rendement type.
Sur cette base, les responsables de manutention peuvent établir une prévision du temps de
manutention, donc du temps d’immobilisation du navire. Une facture proforma est alors
établie et envoyée à l’agent maritime ou consignataire pour lui permettre de s’acquitter des
frais de débarquement et afin que l’acconier puisse débuter les opérations.
o avant le début des opérations, monte à bord pour s'entretenir avec le second capitaine
sur des éventuelles mesures complémentaires à prendre.
Il faut noter au passage que, indépendamment des interventions à bord du navire, l’opération
d’enlèvement ou de réception de marchandises se fait quotidiennement dès l’arrivée du client
52
sur le lieu de stockage. A l'export, un délai de sept jours avant la date d'arrivée du navire est
prescrit pour la réception de la marchandise tandis qu'à l'import, une période de franchise de
10 jours après l'avis de classement du magasin ou du lieu de stockage, est accordée pour le
stockage des marchandises.
Source : M.I.C.T.S.L.
Les flux d’informations sont constitués par les divers documents et informations
(papiers et électroniques) à exploiter en vue de la réalisation des opérations physiques
d'accueil des navires et de prise en charge des marchandises.
Plus précisément, ils ont donc lieu au moment du transfert de responsabilité entre le
navire et l'autorité portuaire lors de l'accueil du navire, entre le navire et le concessionnaire de
manutention pour les opérations à bord et entre le concessionnaire de manutention et le client
(chargeur/importateur) pour les opérations à terre.
Il serait intéressant de préciser par ailleurs que dans le cadre de cette étude, le type de
marchandise (conteneur ou marchandise conventionnelle) n'influe pas sur la nature des
informations à exploiter qui demeurent quasiment identiques; à ce niveau, c'est davantage la
dénomination des documents de travail qui fait la différence.
L'accent doit par conséquent être mis sur les flux en entrée et en sortie du navire, ce
qui correspond à des opérations en import et export de marchandises.
Les tableaux synoptiques présentés ci-après fournissent les principaux points analysés
à cet effet.
54
II-3-1- Le flux d’information à l'import
Tableau n°6 : Flux d'information à l'import avant l'arrivée du navire
Document ou information en entrée Provenance Opérations ou traitements et/ou Document de sortie et /ou finalité
intervenants
« Avis d’arrivée » : nom du navire/ Consignataire Autorité portuaire : État prévisionnel des touchées de navires
voyage number /NRT/LOA/GRT/DWT/ ou Armateur Enregistre le navire dans le registre
Cargo to load/cargo to discharge/last port des prévisions de touchées
55
Tableau n°7: Flux d’information à l’import après la mise à quai du navire
Document ou Provenance Opérations ou traitements et/ou Document de sortie et /ou finalité
information en intervenants
entrée
Cargo manifeste et Consignataire Manutentionnaire : Service Bord o Vu à quai / réserves
plan d'arrimage et/ ou Armateur - État contradictoire des marchandises au A la fin des opérations :
ou plan de débarquement o Rapport de travail ou vessel’s performance report,
chargement - Réalisation des opérations de mentionnant : nom du navire/agent consignataire/date
déchargement d’opération/ poste à quai/début et fin d’opération/total
déchargé / numéro de shift travaillé, etc
o Validation état de divergence : élément de facturation à
l’enlèvement des marchandises.
Etat de divergence Consignataire Douane : Visualisation / enregistrement
Etat réel débarqué
ou Armateur Etat de divergence
Etat réel débarqué Manutention Manutentionnaire : Service magasin
naire : Etat contradictoire des m/ses réellement Avis de classement
Pointeur débarqué par rapport au stockage
Avis de classement Manuten- Douane :
Apurement douanier.
tionnaire : Enregistrement marchandises sous douane.
Service Consignataire ou/et Client : notification du
stockage client que la marchandise est disponible à Notification de la Franchise de magasinage
l'enlèvement.
« OT » Ordre de Client Consignataire ou Armateur /Transitaire
Transit/BL/ importateur agréée en Douane: payement des frais du Bon à délivrer (BAD)
(consignee) transport principal plus frais de dossiers
Bon à Délivrer / Consignataire Douane/Transitaire: Visualisation, étude et
Bon à Enlever (B A E)
instruction BAD ou Armateur payement des droits et taxes douaniers
BAD, BL ou Consignataire Manutentionnaire/Transitaire agréé en
connaissement ou Armateur douane:
BAE, Bon de sortie Douane Vérification de conformité et instruction Bon de sortie de marchandise (BAS)
Facture débarque- Manuten- des dossiers.
ment/magasinage tionnaire
56
II-3-2- Les flux d’information à l’export:
Tableau n°8 : Flux d’information à l’export avant l’arrivée du navire
57
Tableau n°9 : Flux d’information à l’export après la mise à quai du navire
Document ou information en entrée Provenance Opérations ou traitements et/ou Document de sortie et /ou
intervenants finalité
Autorisation de chargement
58
Les tableaux présentés dans les pages ci-dessus permettent de cerner les informations
capitales à exploiter dans le déclenchement des activités portuaires, depuis l'accueil du navire
jusqu'à sa sortie du port d'escale. Ils permettent également d’affirmer l'uniformité des
informations et des documents utilisés que ce soit à l'import qu'à l'export.
En fait, ce sont les documents et informations essentiels qui constituent les éléments
déclencheurs des interventions pour tous les acteurs portuaires, depuis l'autorité portuaire,
conjointement avec les concessionnaires de manutention et auxquelles viennent se greffer
celles de l'Administration territoriale et des clients (chargeurs/importateurs).
59
Il est ainsi constaté qu'à ce niveau, la mobilisation de toutes les entités d'interventions
est effective.
Dans le cas de l'export, donc du chargement puis sortie du navire, le déroulement des
événements suit le même processus.
A ce stade, il faut admettre que ce bref exposé permet déjà d'affirmer la synergie
inéluctable entre les flux physiques de navire et de marchandise (d'une façon connexe) d'une
part, et les flux d'informations y afférentes d'autre part, dans le cadre des activités portuaires.
Cette situation appelle à l'esprit l'assertion que le port de Toamasina ne peut être en mesure de
satisfaire à sa mission de port commercial de développement et de répondre à son objectif de
valorisation des ressources mises à sa disposition par l'État, tel qu'il a été décrit dans le cadre
logique de la présente étude, qu'en prêtant une attention particulière sur la gestion des flux
d'informations.
C'est à ce titre que le choix du thème de ce mémoire justifie tout son intérêt. En effet,
outre l'insuffisance de quai spécialisé pour les navires au long cours évoqué plus haut, il
s'avère que le port de Toamasina reste en-deçà de ses capacités au niveau gestion des flux
d'informations.
Au point de vue opérationnel, les avis d'arrivée et les demandes d'entrée sont collectés,
traités et diffusés manuellement. Le seul outil actuellement accessible pour l'autorité portuaire
est le courrier électronique via internet (e-mail) qui demeure limité pour l'échange de données.
Les principales interfaces ont de leur côté, pris une bonne longueur d'avance à ce sujet
en disposant de réseaux informatiques interconnectés : terminal à conteneurs – douane-
Opérateur de contrôle au scanner (GasyNet) ainsi que certaines compagnies de navigation.
Il est indéniable que l'autorité portuaire devrait par conséquent disposer d'un réseau
permettant un échange de données informatiques intégrant l'ensemble de la communauté
portuaire.
60
II-4- ANALYSE SWOT
Cette analyse s'efforcera d'être aussi complète que possible. Elle se propose de dresser
un bilan des constats effectués sur la rotation des navires au port de Toamasina, ainsi que sur
les flux physiques et les flux d’information relatifs aux marchandises conventionnelles et
conteneurisées tout au long du passage portuaire.
FORCES FAIBLESSES
- Collecte d'informations à la - Inadaptation des moyens mis en œuvre pour la collecte et le
source : armateur et/ou transfert d'informations : tous les traitements de flux
consignataire pour les navires d’information relatifs au navire se font toujours en papier,
et douane et/ou - Retard de transfert de flux d’informations,
concessionnaire de manuten- - Insuffisance des entretiens/maintenance préventifs des matériels
tion pour les marchandises, d’assistance au navire,
- Maîtrise de la chaîne - Non conformité des équipements utilisés par la tour de contrôle,
logistique en matière de flux - Insuffisance de poste à quai spécialisé,
physique, - Tirant d’eau limité de poste à quai,
- Bonne organisation des - Personnel majoritairement à moyenne d’âge avancée (52 ans)
équipes de pilotes, - Sérieux retard par rapport à la technologie en vigueur en matière
- Personnels expérimentés. d'infrastructures de base (quai, jetée) et de moyens matériels
(collecte et traitement d'informations et communication).
61
Analyse de l’environnement externe :
OPPORTUNITES MENACES
FORCES FAIBLESSES
OPPORTUNITES MENACES
62
B- Cas de M.I.C.T.S.L
FORCES FAIBLESSES
OPPORTUNITES MENACES
Aux termes de cette deuxième partie qui s’est consacrée au diagnostic et à l’analyse
des flux relatifs aux navires et aux marchandises qui transitent par le port de Toamasina, la
suite de l’étude sera orientée vers les discussions et recommandations afin d'optimiser la
rotation des navires dans ce port ainsi qu'à l'exploitation rationnelle d'un système
d’information et de communication portuaire intégré.
63
III - Discussions et recommandations
Le facteur clé de la réussite logistique c’est d’avoir des hommes capables
d’organiser/réaliser/contrôler les flux tout au long des différentes étapes du circuit logistique
et surtout d’avoir une plateforme logistique physique bien adaptée, associée à un système
d’information performant.
III-1- DISCUSSIONS
Dans le souci de trouver des voies et moyens permettant d’augmenter les flux sur la
rotation des navires au port de Toamasina, il serait sûrement intéressant de faire une analyse
comparative sommaire avec d'autres ports.
64
Il faut souligner par ailleurs que le port de Toamasina a toujours tissé des relations
privilégiées et a bénéficié de la compétence et des expériences des consultants et experts du
port du Havre dans le cadre de diverses formations dispensées notamment par L'IPER Haute
Normandie au Havre; ces formations s'accompagnant souvent de visites et de périodes
d'imprégnation au port du Havre.
Au point de vue strictement portuaire, Marseille, Dunkerque et Havre sont les trois
principaux ports français, précédemment connus comme "Port autonome" qui exercent
conjointement des missions de service public administratif et des missions de service public à
caractère industriel et commercial.
Doté d'une vocation industrielle et commerciale, Marseille était le premier port
français, le premier port de la Méditerranée et le quatrième port européen en trafic total de
marchandises en 2006 avec 100,3 millions de tonnes de marchandises traitées. Toutefois,
comparé aux autres ports méditerranéens, il a perdu le tiers de sa part de marché en termes de
trafic global depuis 1990, et la moitié de sa part de marché en termes de trafic de conteneurs3.
Cela s'explique par une réputation détestable due aux conflits sociaux répétitifs qui ont eu
tendance à dissuader une partie de la clientèle qui recherchait certes des prix bas, mais surtout
la fiabilité. Pour les mêmes raisons la dernière entreprise de réparation navale du port de
Marseille vient d'être liquidée en mars 2009.
De son côté, le port du Havre est un grand port maritime français de commerce et de
passagers (liaison vers l'Angleterre). C'est aussi un port de plaisance et de pêche sur la
Manche. Il est chargé de la gestion de l’ensemble des installations portuaires de sa
circonscription. Il est relié de manière efficace à un arrière-pays dense (Rouen et Paris, la
capitale) et compte parmi les premiers ports européens. 52e port mondial en termes de
tonnage, il occupe la première place parmi les ports français en termes de trafic conteneurisé
3
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_port_maritime_de_Marseille
4
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_port_maritime_de_Dunkerque
65
avec près de 2,4 millions d'EVP en 2008. Le port du Havre est ainsi le premier port français
pour le commerce extérieur avec plus de 80 millions de tonnes de trafic traités en 20085.
Source :S.P.A.T.
Conformément aux pratiques universelles, c'est la Capitainerie qui règle l'ordre
d'entrée et de sortie des navires ainsi que tous les mouvements de navigation dans le port de
Toamasina. L’année 2011, 1.639 mouvements ont ainsi été enregistrés.
En premier lieu, la vigie ou la tour de contrôle recueille toutes les informations
portuaires, qu'il s'agisse d'informations sur les navires en entrée ou en sortie (descriptif
technique, provenance, destination, chargement, etc.).
5
http://fr.wikipedia.org/wiki/Port_du_Havre
66
A cet effet, elle a recours à des équipements tels que :
1 VHF standard ICOM IC-M45 Euro, pour les opérations portuaires,
1 BLU standard CODAN pour toutes les fréquences marines.
L’enregistrement des arrivées sur rade se fait par la communication entre le navire et
la tour de contrôle, par VHF au canal 16, et c'est par le même moyen que le pilote de service
donne au navire les instructions à suivre pour l'approche : détermination du lieu de mouillage,
indication de la vitesse d’approche à observer, précision du degré d’orientation ou de
direction dans le déplacement avant la prise en charge du port pour le pilotage, etc.
Dans le cas des navires de grande taille et de tirant d'eau important, les informations
recueillies en provenance du navire permettent au pilote de service et à l'agent maritime de
situer la position du navire et de simuler les manœuvres d'approche sur une carte de
navigation maritime.
Dès l'accès dans les eaux territoriales du port, l’entrée du navire par la grande passe de
l’Est est balisée par l’alignement des deux phares de Salazamay positionnés au 097°- 277°,
tandis que l’entrée et sortie du chenal du port s’effectue par orientation de 008°-188°
délimitée à l’Est par le Grand Récif et à l’Ouest par la bouée verte.
La S.P.A.T. dispose à cet effet de trois puissants remorqueurs de 2.350 à 4.750 CV,
dotés chacun de lance monitor. Ils sont disponibles 24h sur 24 et sont prêts à effectuer avec
sécurité les opérations d'amarrage, de désamarrage et toute autre manœuvre pour tous types de
navires, à l'intérieur de la zone portuaire.
A l’issue de cette brève analyse sur la situation actuelle du port de Toamasina, il a été
constaté que, contrairement aux principaux ports internationaux du monde, la tour de contrôle
n'utilise pas encore le système VTS/VTM pour la gestion du trafic maritime.
Il serait intéressant de souligner au passage que les feux d'alignement et les balises qui
délimitent les voies de circulation maritime et qui orientent les pilotes dans les manœuvres
d'entrée relèvent d'une technologie dépassée et sont dans un état de vétusté relativement
prononcé. De plus, le fonctionnement, le contrôle et l'entretien de ces installations se font
encore manuellement au moyen de l'intervention directe de gardiens de phares et ne peuvent
pas encore se faire à distance. Il est fréquent de ce fait de constater la défaillance de ces
67
installations, seulement au moment des manœuvres proprement dites. Le cas échéant, la
sécurité et la réussite de la manœuvre reposent essentiellement sur l’expérience et les
habitudes des pilotes du port.
Malgré leurs puissances appréciables, le niveau technologique de deux parmi les trois
remorqueurs disponibles ne serait plus adapté aux caractéristiques actuelles des navires ainsi
que par rapport à la structure du port à l’avenir. En effet, leurs tailles seraient jugées trop
longues, ce qui limiterait leur manœuvrabilité.
Bref, d'un point de vue général, les principales causes de ralentissement de rotation des
navires au port de Toamasina sont l'inadéquation, voire l'insuffisance des équipements et
matériels de communication et de navigation, et parallèlement des infrastructures d’accueil
tels que le nombre de quai et le tirant d’eau plutôt limité.
Dans la pratique, les échanges et les traitements d’information se font toujours par des
supports papier et transmis généralement de main à main par simple courrier.
Suivant les constats effectués, il semble que les problèmes auxquels le port de
Toamasina est confronté découlent d’un certain nombre d’éléments inexistants ou inopérants
qui doivent être mis sur pied par rapport à d’autres ports internationaux. Les détails y
afférents seront bien entendu présentés dans la section "Recommandations" qui suit.
68
VTM (gestion du trafic maritime): tous les services à bord du navire sont
coordonnés par ce système, accessible par le bureau du port, les zones côtières et
littorales, les pilotes, les remorqueurs et les services d'exploitation du port,
AP + (l'acronyme français pour l'expédition accélérée).
Le port du Havre, comme tous les ports français, utilise un système de balisage
maritime « région A », qui est valable dans le monde entier. Ce système balise l'emplacement
des dangers ainsi que le chenal le plus sécuritaire ou le plus profond par rapport aux quatre
points cardinaux - Nord - Sud - Est - Ouest.
Les phares sont progressivement automatisés pour réduire les coûts et parce que la
technologie permet désormais de garantir leur fiabilité sans une présence humaine
permanente.
Les technologies de l'information les plus puissants sont utilisés au Havre pour faciliter les
opérations portuaires:
un réseau de forte puissance à base de fibres optiques, faisceaux hertziens, des
boucles locales radio,
des systèmes d'information Intranet et Internet,
WAP, GPRS mobilité systèmes, EDGE.
D'un seul poste de travail, via des interfaces avec les systèmes privés, le système du
Havre permet d'accéder à un réseau de bases de données multi-professionnelles couvrant
l'ensemble des opérations liées au navire ainsi qu'au transit des marchandises par le port.
Malgré une large diffusion faite par M.IC.T.S.L à ses interlocuteurs sur l’existence de
ce système d’échange de bases de données et de suivi des conteneurs avec son propre système
Navis sparks en 2007, les interviews réalisées auprès des différentes compagnies maritimes
69
qui opèrent au port de Toamasina ont permis de savoir qu’une seule d’entre-elles est
interconnectée avec ce système actuellement ; la S.P.A.T n'étant pas partie prenante.
Il semblerait que ce problème serait dû, d'un côté à une méconnaissance du système,
de son fonctionnement, des avantages qu'il procure par rapport au coût d’installation et de
l'autre côté bien évidement, à la crainte du changement de système d’organisation de travail.
Depuis bientôt dix ans, le port du Havre utilise un système appelé « informatique
communautaire » qui relie tous les acteurs du port, public ou privés, qui ont des
interventions ou des prestations liées à l’activité portuaire.
L’utilisation de ce système permet au port du Havre d’être l’un des plus importants
ports pour le commerce international de toute l’Europe. Depuis plusieurs années, il
augmente ses parts de marché grâce à des tonnages croissants de marchandises
diverses et de conteneurs. Les efforts déployés pour accroître son attractivité le
conduisent aujourd’hui à la conquête des trafics du grand marché européen, avec les
performances suivantes :
70
L’origine de l’informatique communautaire :
Depuis 2002, les acteurs du commerce international savaient qu’ils devaient assurer
l’équilibre entre Sécurité et Sûreté sur la base de :
• Règles internationales : Code ISPS
• Règles européennes : ECS, ICS
• Règles nationales : CSI, CTPAT, OEA, d’une part
et entre
• la libéralisation,
• la dérèglementation,
• la globalisation du commerce, d’autre part.
Car la gestion de l’information est le facteur clé pour concilier les exigences de la
sécurité/sûreté et du commerce, notamment la sécurité/sûreté pour le contrôle et le
ciblage; et le commerce pour l'anticipation, la facilitation, la simplification, la
dématérialisation.
En fait, un système communautaire doit permettre aux acteurs, tout en respectant les
exigences de sécurité et de sûreté, de :
C'est une organisation ayant comme objectif de fournir, à une personne ou à une machine
créant une valeur ajoutée, ce dont elle a besoin, au moment où elle a besoin et à meilleur
coût.
71
• est un argument commercial ajoutant la qualité de service à la qualité des produits,
• est une source de gain de productivité, réduisant au minimum le stock et les délais
de réaction.
Il est nécessaire d’évaluer correctement tous les coûts pour la mise en place de PCS. La
conduite du changement est le point principal à prendre en compte. Du point de vue
gestion de projet, l’analyse fonctionnelle est l’élément clé avant de procéder au
développement informatique.
Les sociétés exploitantes des PCS sont de formidables vecteurs organisationnels pour la mise
en relation des professionnels de la logistique et des administrations (Douane, autorités
portuaires). Les attentes des acteurs de la logistique portent sur la mise en place de systèmes
basés sur les technologies ouvertes à l’internet ainsi que sur une organisation de procédure.
Une des clés des succès de ces systèmes communautaires est le partenariat public privé (3P)
tout le long de la vie du système.
Le CCS AP+ a été créé pour répondre aux besoins de fluidité, de sécurité et de traçabilité de
la marchandise pour les professionnels privés et les administrations publics : Douane,
Autorité Portuaire et Aéroportuaire, services vétérinaires et phytosanitaires.
AP+ est un guichet unique électronique qui optimise, agrège, automatise, orchestre et
sécurise les processus métiers des acteurs privés et publics de la communauté portuaire et
aéroportuaire.
72
Illustration n°1 : CCS AP + Le guichet unique
Source : www.giptis.fr
Accessible à partir d’une simple connexion Internet ou via un réseau dédié, AP+ permet:
Technologie d’AP+
▫ Architecture multi-niveaux
▫ Réseau TCP/ IP
▫ Protocol de transfert FTP, SMTP, X400
▫ Format des messages : Edifact, XML, HTML, PDF,
AP+ permet d’échanger des messages en toute sécurité et confidentialité par
l’utilisation de protocoles sécurisés (HTTPS, SSL, STPS,…) ;
73
AP+ et les systèmes informatiques publics et privés
Source : www.giptis.fr
i. Autorité portuaire/Aéroportuaire :
• Système de statistique,
ii. Douane :
• Pour la déclaration,
• Pour l’intégration dans le système comptable douanier, ainsi que tout système
douanier existant notamment: SYDONIA, SIGAD,…
L’AP+ est interface avec les systèmes informatiques privés des entreprises:
74
• Les transitaires : pour le dossier,
Source : www.giptis.fr
III-2 RECOMMANDATIONS
75
III-2-1 Recommandations sur la rotation des navires
A- Les différentes recommandations
Les procédures :
Des sanctions devraient être appliquées pour le non respect des délais de dépôt de
demande d’entrée à la Capitainerie.
Les dossiers techniques comme le pre arrival et suivants devraient être joints avec la
demande d’entrée pour que les pilotes et les responsables de sûreté puissent les étudier au
préalable.
Des sanctions devraient être appliquées sur les cas concernés par la règle des "4
Heures Prévues Non Respectées", c’est-à-dire sur l’annulation et sur l’attente.
Il devrait y avoir de pénalisation sur toute fausse déclaration sur le navire, ayant une
incidence sur les manœuvres de mise à quai ou de déhalage du navire.
La capitainerie devrait être dotée de système d’échange des bases des données
informatisées pour assurer les liaisons avec tous les acteurs qui sont en contact avec elle et
aussi avoir une liaison Intranet avec les différents services internes de la S.P.A.T.
Le pilote :
Le pilote devra vérifier la présence des accessoires de quai avant chaque manœuvre,
notamment la présence et l’état des bollards et défenses de quais, la présence d'objets pouvant
menacer la sécurité du navire lors des manœuvres d’accostage ou d’appareillage.
Il est vivement souhaitable que les pilotes du port de Toamasina deviennent membres
de l’Association internationale des pilotes maritimes ou « IMPA ».
Les pilotes devraient être dotés d’un véhicule avec logo à leur disposition, non
seulement pour leur image, mais aussi pour leur sécurité car la plage d'horaire d'un pilote est
très large. De même, il ne faudrait pas perdre de vue que le pilote est l'intervenant qui rend le
premier service au client à l’arrivée du navire; en quelque sorte, il assure une fonction de
représentation qui reflète l’image du port, dès le premier abord.
76
La Vigie ou Tour de contrôle :
A ce sujet, afin de lui permettre de contrôler, gérer le trafic des navires et surveiller le
plan d’eau 24/24heures, il serait souhaitable qu'elle soit équipée de matériels tels que :
01 Récepteur NAVTEX ;
Ces sont des recommandations dictées par la Convention SOLAS-74 (renforcé dans
son amendement GMDSS. ISPS Code).
Enfin, il faut souligner la nécessité absolue pour la station d'acquérir son numéro
MMSI auprès de l’OMERT.
77
Approfondissement des pieds de quai pour augmenter les tirants d'eau à quai ce qui
permettrait ainsi de recevoir de gros navires pouvant atteindre 12 mètres de tirant
d’eau ou plus, car actuellement les contrats maritimes tendent vers l’affrètement de
navires de plus en plus volumineux.
Construction, à très court terme, de trois nouveaux quais spécialisés et/ou
prolongement des quais existants afin de mettre à disposition des usagers :
La mise en place d'une « balise nord » du système cardinal au nord du Petit Récif,
L'instauration d'un système latéral de balisage à l’entrée de la Petite Rade,
La mise en place, en face de la bouée verte, d'une bouée rouge qui délimite le Grand
Récif,
La pose de bouées délimitant les hauts-fonds de la Petite Rade, côté plage,
L'élargissement du chenal d’entrée dans la Petite Rade,
78
Le dragage du bassin et du chenal d’entrée,
La mise à la disposition des usagers, des informations techniques du port comme la
levée bathymétrique qui sont souvent demandées.
Au niveau de la Vigie :
Les impacts positifs :
- une normalisation de la station par rapport à la règlementation en vigueur;
79
- une maîtrise des flux d’information sur les navires ainsi que sur les marchandises
dangereuses ;
- un gain de temps appréciable;
- une facilitation de la gestion des mouvements et trafic de navires ;
- un renforcement de la surveillance des zones côtières contre les contrebandes et les
navires clandestins ainsi que contre les actes de piraterie.
80
III-2-2 Recommandations sur le système d’information
Une logistique bien organisée, c’est d’abord une bonne circulation des informations la
concernant. La gestion des flux d’information est une des tâches importantes à se préoccuper
par la fonction logistique. Dans le cas du port de Toamasina, les recommandations avancées
sont présentées suivant deux axes majeurs, d’une part le système d’information interne de la
S.P.A.T, et d’autre part le système d’information portuaire en général qui relie les différents
acteurs externes du port.
La logistique est une fonction importante dans les entreprises surtout dans les grandes
structures comme le port de Toamasina. Jusqu’ici, la logistique de la S.P.A.T a été une
logistique par opération c’est-à-dire, chaque service ou direction se charge de sa propre
logistique. Il faudra dorénavant que les flux physiques et les flux d’information de chaque
entité soient coordonnés au niveau de l'entreprise en général.
le flux physique,
le flux d'information.
81
Voici un exemple de fonctions de la logistique que la S.P.A.T. pourra développer.
Logistique
Maintenance
intégrée
Sûreté de
fonctionnement
des matériels
Système
Automatisé
Gestion de
flux
Technologie
Organisations
Flux Communication
Flux physique :
marchandise d’informations
La logistique de service :
82
Gérer la capacité des services :
- en partageant des ressources ;
- en formant du personnel à des missions inter-fonctionnelles ;
- en améliorant la prévision de la demande pour un meilleur planning ;
- en utilisant les stratégies de prix pour mieux utiliser la capacité et contrôler
la demande.
Le système actuel que la S.P.A.T utilise pour la gestion et le contrôle des navires ainsi
que pour le traitement et le contrôle des mouvements des marchandises est effectué
manuellement. Ce qui entraîne des tâches de plus en plus ardues. L’informatisation apparaît
comme une solution face à ce problème car l’informatisation a pour but de minimiser le temps
d’exécution d’une tâche et d’améliorer la circulation des informations.
La réponse à cette question est naturellement pour la S.P.A.T., la création d’une base
de données pour la gestion des opérations qui touchent le navire depuis son arrivée
jusqu’à son départ et pour l’amélioration des services offerts à la clientèle.
Elles reposent, bien entendu, sur une collecte de toutes les données pertinentes qui
vont constituer la base de données à mettre en place.
Il va sans dire que les traitements nécessaires sont avant tout la création des requêtes
permettant d’interroger la base de données et d’éditer les résultats attendus.
83
tables sur machine (création de tables) et d’autre part, d’interroger la base de données
(utilisation des requêtes) afin d’obtenir les résultats attendus.
- de créer différentes tables dans lesquelles seront stockées les différentes informations ;
- d'établir des formulaires, des dessins d’écrans personnalisés, utilisés pour saisir ou
visualiser des informations ;
- de développer des requêtes, c'est-à-dire un langage de manipulation des données issues
des différentes tables.
Bref, la création d'une base de données unique garantirait pour la S.P.A.T., une
gestion plus rationnelle des opérations relatives aux navires, en facilitant le suivi de chaque
intervention, tout en assurant une couverture fiable de la facturation de ses services.
84
Communiquer avec le personnel :
En effet, pour éviter tout phénomène de rejet qui vouerait le nouvelle organisation à
l'échec, tout changement doit être accompagné par des réunions d’information des personnes
concernées et une formation adaptée.
Former :
85
B- Les systèmes d’informations portuaires :
Cette analyse est indispensable et spécifique selon les ports, leurs statuts juridiques,
les conditions réglementaires ou matérielles locales, les habitudes etc. Dans cette analyse, ces
différentes fonctions élémentaires sont regroupées de différentes façons et confiées à des
entités juridiques, organisationnelles ou opérationnelles qui n’ont pas nécessairement le même
contexte d’un port à l’autre.
Ces considérations ont un impact sur les systèmes d’information portuaires dans la
mesure où, selon le découpage ou le regroupement des fonctions, on passe d’échanges
internes à une entreprise à des échanges externes entre entreprises.
Dans le cas du port de Toamasina, il est temps que ce port dispose de son système
d’information portuaire avec pour objet principal la facilitation du passage portuaire de la
marchandise.
Le port a besoin d'un véritable guichet unique tel qu'il est utilisé dans le port du
Havre pour :
optimiser, agréger, automatiser, orchestrer et sécuriser les processus des métiers des
acteurs privés et publics de la communauté portuaire, quelque soit leur taille et les types
de marchandises concernés : vrac, conteneurisé, RORO, conventionnel.
86
Ainsi, l'échange envisagé devrait concerner deux volets connexes : le navire et la
marchandise.
Le navire :
Il s'agit ici d'entrer plus précisément dans les fonctions remplies par les systèmes développés
le plus souvent par les établissements portuaires eux-mêmes, dont les fonctionnalités
devraient couvrir :
- l’accueil (et le contrôle des mouvements) des navires : par référence aux principes
fonctionnels des systèmes havrais VTS et VTM (la gestion des escales), avec les
interfaces avec le pilotage, le remorquage et le lamanage (qui n’est pas toujours une
fonction indépendante de la manutention).
A ce titre, la gestion des escales devrait reposer sur des bases de données quasi-
permanentes :
La marchandise :
87
Impact des propositions
Avantages stratégiques :
Avantages opérationnels :
88
CONCLUSION
1. Le gigantisme naval ;
2. L’aménagement des ports ;
3. La célérité dans le déroulement des différentes phases des opérations de
manutention ;
4. La gestion des flux par le biais de la maîtrise de l’information.
Le port Toamasina est le premier port et l’un des plus grands ports commerciaux de
Madagascar. Il rencontre des difficultés pour satisfaire les conditions exigées par les
impératifs cités ci-dessus. C'est la problématique qui a été posée tout au long de cette étude.
En d'autres termes, il s'agit de répondre à la question de savoir : «Comment organiser la
logistique du port de Toamasina?».
La présente étude s’est fixée deux objectifs spécifiques afin d’optimiser la rotation des
navires et du transit des marchandises, en synergie avec une garantie de fluidité des
informations y afférentes.
La démarche adoptée à cet effet passait par une analyse et une mise en exergue des
atouts et des faiblesses du port de Toamasina, et de proposer une solution rationnelle et
adéquate afin de lui permettre d'une part, de satisfaire aux conditions citées ci-dessus et
d'autre part, de répondre aux exigences actuelles des transporteurs maritimes.
Les analyses menées ont apportés des éclaircissements sur les divers aspects et ont
permis de conclure sur les hypothèses fixées pour l’étude.
89
En effet, il est apparu à travers l’étude que le port de Toamasina ne possède
pratiquement qu’un seul poste à quai avec un faible tirant d’eau, inférieur à onze mètres pour
les navires au long cours, porte-conteneurs.
En réalité, la situation est paradoxale dans la mesure où deux postes à quais spécialisés
existent physiquement au port de Toamasina : le quai C2 d’une longueur de 204 mètres
linéaires et 10 mètres de tirant d’eau d’une part, et le quai C3 d’une longueur de 180 mètres
linéaires et 10,50 mètres de tirant d’eau, d’autre part. Mais face à l’évolution de la taille des
navires, notamment porte-conteneurs, la longueur du quai C3 qui leur est dédié est
insuffisante, ce qui fait qu’à l’accostage, la position de ces navires empiète sur la partie
délimitée pour le quai C2. Du coup, le quai C2 devient impraticable et est sous utilisé. Dans la
pratique donc, malgré l’existence de ces deux quais aménagés, il est impossible d’accoster
simultanément deux navires sur ces postes.
En revanche, le port de Toamasina possède des quais spécialisés pour les navires
vraquiers. Ces quais sont équipés d’installations fixes semi ou entièrement automatisées pour
le chargement/déchargement de marchandises qui ne nécessitent pas d’importantes
manipulations humaines. Tels sont les cas du poste à quai pétrolier à l’extrémité nord du môle
B, du poste à quai minéralier du projet Ambatovy dans l’extension du môle B, du quai C1,
poste céréalier mixte avec le poste à quai à ciment ainsi que les postes à quai pour les cargos
mixtes de l’ancienne structure du môle B qui sont sous exploités à cause de l’insuffisance de
tirant d’eau.
Par ailleurs, bien que le port soit un lieu de transit pour les marchandises importées et
à exporter, la réception de ces marchandises nécessite des espaces de stockage dans un délai
bien déterminée au sein du port. Au moyen du focus-groupe, de la capitalisation et des
observations directes sur le terrain, il a été constaté également que le port a des lacunes en
matière de terre plein de stockage pour les conteneurs vides ainsi que pour les véhicules.
90
La deuxième hypothèse, quant à elle, avait posé l’interrogation : « Le port de
Toamasina dispose-t-il d'un système de traitement d’information et de réseau de
communication adéquats reliant les différents acteurs du port à savoir les armateurs, les
manutentionnaires, l’autorité portuaire, la Douane, la Police aux frontières et la
Gendarmerie? ». Une fois de plus, la réponse est négative.
En effet, il est apparu à travers l’étude que le port de Toamasina traite tous ses
documents de travail sur support papier, que ce soit avec les clients qu’avec tous les
exploitants de la communauté portuaire à savoir les armateurs et/ou les consignataires qui
interviennent dans les opérations aux navires, les chargeurs/importateurs et les
concessionnaires qui interviennent sur les marchandises. Outre la communication par internet
via le courrier électronique, il n’existe ni de réseau de communication ni d’échange de
données informatisées reliant les différents acteurs de ce port. Il est pourtant de notoriété
publique que la capacité du courrier électronique est très limitée en matière de transfert de
données, donc n’est pas exploitable pour les besoins de la gestion du port.
Sur la base des études des différents aspects des activités portuaires réalisées dans les
pages précédentes, il est possible, au stade actuel de statuer sur les problèmes réels du port de
Toamasina. Il souffre de problèmes de retards technologiques qui peuvent être abordés
suivant deux axes :
primo, un problème d’infrastructures d’accueil dont les caractéristiques techniques
sont dépassés et inadéquats,
secundo, un problème d’absence de logistique de communication portuaire et/ou de
compétence pour la maîtrise de la technologie moderne de gestion des flux
physiques et des flux d’information portuaires.
91
La réforme institutionnelle des ports malagasy, mise en œuvre suivant les dispositions
de la Loi n°2003-025 du 5 septembre 2003, ainsi que ses textes et décrets d’application
permettent et attribuent à la S.P.A.T la mission, entre autres de «réalisation des travaux
d’extension, d’amélioration, de renouvellement et de reconstruction des installations situées
dans les limites du domaine portuaire ou nécessaires à son fonctionnement ».
Ayant ainsi pris en considération les multiples handicaps face à la nouvelle génération
de navires (les gros porteurs), aux nouveaux modes de conditionnement (tendance accrue à la
conteneurisation), à l’évolution des types et des volumes de trafic (tendance confirmée pour
les conteneurs, le RORO et le vrac aux dépens du conditionnement en conventionnel comme
les sacheries, les fardeaux, etc.), la S.P.A.T. a mené avec l’équipe japonaise de JICA, l’étude
de faisabilité de son projet de développement, ce de février 2009 à octobre 2009.
L’étude a arrêté un scénario de solutions en deux phases portant sur une phase n°1
relative à un Plan urgent à horizon 2017 et une phase n°2 relative à un Plan à moyen terme à
horizon 2020.
92
Photo n°11: Phase n°1 - Plan urgent (horizon 2017)
i. Une extension du quai C4 de 150 m pour une longueur totale de quai de 470 m
et du terminal à conteneurs de 2,4 ha pour une superficie totale de 7,5 ha,
ii. Une extension du terminal à conteneurs sur une zone supplémentaire de 16 ha
sur le Récif Hastie, pour une superficie totale de 26 ha en 2020.
93
Au point de vue gestion d’information, il apparaît incontournable pour la S.P.A.T de
mettre en place un système d’information automatisé qui se chargera d’exploiter
simultanément un système de gestion de base de données à l’interne de l’entreprise et un
système de gestion de base de données intégré pour la communauté portuaire pour assurer :
- la circulation rapide des documents relatifs à ses prestations sur le navire, améliorer la
vitesse de rotation des navires, gagner du temps et diminuer les charges de personnel,
- garantir des échanges fiables, rapides, efficaces, sécurisés et en toute confidentialité
avec ses interfaces.
La solution pour l’autorité portuaire devrait de ce fait comporter deux phases d’étude
et de développement :
une première phase portant sur ses besoins internes de collecte, de suivi et de traitement
d’informations pour satisfaire d’un côté, la célérité de rotation des navires et de l’autre
côté la traçabilité des marchandises à l’import comme à l’export. Le même système devra
bien entendu répondre aux impératifs de gestion interne telles que la facturation, les
finances, la comptabilité, etc.
une deuxième phase portant sur les échanges d’informations avec l’ensemble de la
communauté portuaire. Le souci dans ce volet n’est pas uniquement de disposer d’un
système autonome et performant mais de garantir l’interfaçage et l’interconnexion avec
les systèmes existants.
94
Il va sans dire que là encore, les paramètres de coûts seront déterminants dans le choix
qui sera définitivement retenu.
Au moyen des financements sur fonds propres, certains autres projets pourront être
engagés tels que le projet d’aménagement de la porte n°5, dédiée à l’entrée/sortie des camions
transportant des marchandises à l’export et à l’import en vue d’améliorer la fluidité de la
circulation dans le port. Il semble possible également de réaliser le projet de normalisation de
la tour de contrôle de la Capitainerie aux exigences internationales. A ceux-là pourront
s’ajouter le projet d’aménagement de quai mixte croisières/RoRo au môle A, ainsi que
l’aménagement de diverses zones de stockage de marchandises.
95
Dans tous les cas, force est d’admettre que la S.P.A.T est en mesure d’assumer sa
fonction régalienne de représentant de l’Etat dans son rôle d’autorité portuaire et concédante.
Bien que confrontée à des problèmes de délais dans la réalisation de ses projets, la S.P.A.T.
assure pleinement sa mission de port commercial de développement et ses attributions de
valorisation des ressources mises à sa disposition par l'État.
Au-delà des objectifs fixés, il faut néanmoins reconnaître que cette étude n’a pas
permis d’appréhender tous les aspects de l’optimisation de l’exploitation de la logistique
portuaire dont il est question.
Certains sujets n’ont pas pu être abordés. Ils soulèveront probablement des questions
clés qui pourront conduire vers des perspectives de recherche, portant sur des thèmes qui
pourront être reliés directement ou indirectement à celui développé dans le présent document
dont entre autres :
Quel système sera utilisé au port de Toamasina afin de pouvoir interconnecter tous les
acteurs portuaires dans la gestion des navires, des trafics et de suivre la traçabilité des
marchandises, tout en répondant aux besoins de fluidité, de sécurité et de confidentialité
requis en la matière ?
Quels seront les impacts économiques de la mise en place du guichet unique portuaire
au niveau du coût de transit de la marchandise, au niveau de la sécurisation des
recettes douanières, au niveau des tarifs d’escale et des prestations portuaires, etc. ?
Les sujets sont larges, intéressants et édifiants. Ils procurent un intérêt particulier de
recherche et de développement, surtout pour les universités. La seule condition de réussite
demeure toutefois la mobilisation effective de tous les pouvoirs de décision, privés et publics,
à promouvoir par des actions concrètes, les initiatives des opérateurs économiques et des
organismes de financement.
96
Références documentaires
Webiographie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_port_maritime_de_Dunkerque
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_port_maritime_de_Marseille
http://fr.wikipedia.org/wiki/Port_du_Havre
http://www.giptis.com;
http://www.havre-port.fr
http://www.madagascar-tribune.com/Un.nouveau-site-de-reparation,1785html;
www.aivp.com/program/genes/theme.htm#alemany;
www.cnuced.com
www.memoireoneline
www.port-toamasina.com;
Bibliographie :
« Bulletin trimestriel d’information du port de Toamasina S.P.A.T ».- 4ème trimestre 2011,
12ème édition.
97
Liste des annexes
Annexe 1 : Loi n°2003-025 du 5 septembre 2003. ...................................................................................ii
Annexe 7 : Advance notification for discharge and transit packed or solid bulk dangerous cargo ... xxiv
i
Annexe 1 : Loi n°2003-025 du 5 septembre 2003.
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana
LOI N°2003-025
Portant Statuts des Ports
TITRE PREMIER
OBJET ET PRINCIPES GENERAUX
Article premier: Un port est un ensemble d’espaces terrestres, eaux maritimes et installations
qui, situés sur les rivages ou les rives des fleuves, réunissent les conditions physiques,
naturelles ou artificielles, et d’organisation, qui permettent l’exécution d’opération
d’exploitation portuaire. Tout port doit faire l’objet d’une délimitation faite en
application des dispositions régissant le domaine public.
Article 2: La présente loi définit les statuts des ports autres que militaires. Elle fixe aussi le
statut et les dispositions s’appliquant aux entités chargées d’assurer l’administration,
la gestion et l’exploitation de ces ports ainsi que la régulation du sous-secteur. Les
dispositions de la présente loi sont éditées dans le respect des principes suivants :
principe d’inaliénabilité et d’indivisibilité du territoire;
principe de respect des prérogatives de l’Etat liées à l’exercice de la souveraineté
nationale sur l’espace maritime ;
principe d’autonomie des Provinces ;
principe de désengagement de l’Etat des activités à caractères industriel et
commercial;
principe d’appartenance au territoire stratégique national au sens de la loi n°94-018 du
26 septembre 1995 portant Organisation Générale de la Défense de Madagascar.
TITRE II
ORGANISATION GENERALE
CHAPITRE PREMIER
ADMINISTRATION ET REGULATION DU SOUS SECTEUR DES PORTS
ii
ses décrets d’application. L’APMF veille à ce que la gestion et l’exploitation des ports
soient assurées dans le respect des règles d’une libre concurrence transparente entre
opérateurs.
CHAPITRE 2
CLASSIFICATION DES PORTS - DOMANIALITE
Article 4: Les ports, autres que les ports militaires, sont classés en ports d’intérêt national et
ports d’intérêt provincial.
La classification des ports est établie par décret en tenant compte de l’importance
stratégique des flux de trafic et de l’importance socio-économique et géographique de chaque
port, notamment en relation avec l’économie nationale.
Article 5: Quelle que soit la classe à laquelle appartient le port, le domaine public portuaire
comprenant le domaine public naturel, légal et artificiel situé dans les limites du port
est classé dans le domaine public de l’Etat.
Article 6: La liste des ports habilités à recevoir des navires assurant des opérations à caractère
international est fixée par décret.
CHAPITRE 3
GESTION DES PORTS ET EXERCICE DU ROLE D’AUTORITE PORTUAIRE
Article 8: La gestion des ports classés d’intérêt national dont l’importance le justifie, est
assurée par des sociétés dans le capital desquelles la puissance publique-Etat.
Provinces Autonomes et leurs démembrements-est majoritaire. Ces ports ont le statut
de, et sont appelés, «ports à gestion autonome».Les sociétés gérant ces ports sont
appelées «société du port à gestion autonome de……». Elles sont régies selon le droit
iii
commun des sociétés anonymes sous réserve des dispositions particulières prévues
dans la présente loi et ses décrets d’application.
Le TIRE III de la présente loi fixe les modalités de création et précise les attributions
ainsi que les grands principes d’organisation administrative et financière des sociétés des
ports à gestion autonome.
Article 9: La gestion des ports classés d’intérêt national autres que les ports à gestion
autonome est transférée à l’APMF qui est tenue, dans les conditions qui sont précisées
au TITRE V de la présente loi, de la déléguer à des opérateurs privés titulaires de
concessions globales de gestion et d’exploitation. Ces ports ont le statut de et sont
appelés «port d’intérêt national non autonome».
Article 10: La gestion des ports classés d’intérêt provincial est transférée à la Province
Autonome où ils sont situés, celle-ci est tenue, dans les conditions qui sont précisées
au TITRE V de la présente loi de déléguer cette gestion à des opérateurs privés
titulaires de concessions globales de gestion et d’exploitation. Ces ports ont le statut
de et sont appelés, «port d’intérêt provincial».
Article 11: En matière de domanialité publique, les sociétés de port à gestion autonome, dans
les ports à gestion autonome, l’APMF, dans les ports d’intérêt national non
autonomes, et les Provinces Autonomes, dans les ports d’intérêt provincial, ont les
mêmes droits et obligations que l’Etat.
Toutefois tous les travaux conduisant à apporter des modifications aux ouvrages du
domaine public portuaire doivent préalablement, à tout début d’exécution, être approuvés par
l’APMF.
Article 12: Nonobstant les dispositions spécifiques prévues dans l’ordonnance n°60-099
modifiée par l’Ordonnance n°62-035 réglementant le domaine public et dans la Loi
n°99-028 portant refonte du Code Maritime, les contraventions aux règles de police de
l’exploitation des ports qui sont édictées dans des conditions fixées par décret sont
punies d’une amende de 500.000 à 5.000.000 francs malgaches, sans préjudice de la
réparation du dommage causé.
Les contraventions sont constatées par des procès-verbaux dressés par les officiers de
port qui sont des employés de l’autorité assurant la gestion du port qui doivent être agrées par
l’APMF dans des conditions fixées par décret. Ces contraventions sont de la compétence de la
juridiction correctionnelle.
Article 13: Les autorités assurant la gestion des ports sont assistées par des Commissions
Consultatives des Usagers et des Opérateurs; un décret fixe les compétences et les
règles générales s’appliquant à la désignation des membres de ces commissions ainsi
qu’à leur fonctionnement.
Article 14: L’État peut participer au financement des travaux d’amélioration et d’extension
des infrastructures portuaires et de leurs accès dans tous les ports malgaches. L’Etat
iv
arrête les conditions de ces financements et les modalités d’exercice de la maîtrise
d’ouvrage de ces travaux, y compris, le cas échéant, les dérogations aux dispositions
de l’article 7 concernant l’exercice de la maîtrise d’ouvrage de ces travaux par
l’autorité gestionnaire.
L’APMF peut d’autre part participer au financement des travaux d’amélioration et
d’extension des infrastructures portuaires et de leurs accès dans tous les ports malagasy. Un
décret fixe les conditions générales s’appliquant à ces financements et aux modalités
d’exercice de la maîtrise d’ouvrage de ces travaux, y compris, le cas échéant, les dérogations
aux dispositions de l’article 7 concernant l’exercice de la maîtrise d’ouvrage de ces travaux
par l’autorité gestionnaire.
CHAPITRE 4
EXPLOITATION DES PORTS
Article 15: L’exploitation des ports, qui couvre l’ensemble des activités à caractère industriel
et commercial: manutention, entreposage, lamanage, pilotage, remorquage et autres
services rendus aux usagers du port, est assurée, sauf exception motivée par des
nécessités impérieuses, par des sociétés de droit privé.
Article 16: L’exploitation fait l’objet d’autorisations délivrées à ces sociétés dans le respect
des dispositions législatives régissant la gestion et l’utilisation du domaine public ainsi
que de celles prévues dans la présente loi et dans ses décrets d’application.
CHAPITRE 5
DISPOSITIONS FINANCIERES
Article 19: En rémunération du service qu’ils rendent aux usagers et opérateurs portuaires,
les ports à gestion autonome et les titulaires des concessions globales de gestion et
d’exploitation auxquels est déléguée la gestion des ports n’ayant pas le statut de port
à gestion autonome, perçoivent à leur bénéfice, les droits et redevances portuaires, qui
comprennent les droits de port et de stationnement et les redevances versées par les
titulaires de concessions et permissions.
v
Article 20: Dès qu’un nouveau statut est conféré à un port, les droits et redevances portuaires
et les redevances de concessions et permissions appliquées par l’autorité en charge de
la gestion du port à laquelle la nouvelle autorité gestionnaire se substitue, sont perçus
directement par cette dernière.
Article 21: Dans le souci d’assurer une cohérence entre les différents ports, les règles
générales concernant les assiettes des tarifs des droits et redevances portuaires sont
fixées par décret.
TITRE III
PORTS A GESTION AUTONOME
CHAPITRE PREMIER
INSTITUTION DU STATUT DE PORT A GESTION AUTONOME-ATTRIBUTIONS
DES SOCIETES GERANT CES PORTS
Article 22: Le statut de "port à gestion autonome" est fixé par décret.
Les sociétés assurant la gestion de ces ports sont placées sous la tutelle technique de
l’APMF pour le compte du Ministre chargé des ports.
Article 23: La société du port à gestion autonome assure, à l’intérieur des limites de la
circonscription portuaire et dans les conditions définies ci-après, les attributions
décrites à l’article 7 de la présente loi. Elle peut également être chargée de
l’exploitation, de l’entretien et de l’amélioration des établissements de signalisation
maritime balisant les installations portuaires et leurs accès.
Elle peut être autorisée, dans le cadre de la réglementation en vigueur, à créer ou à
participer à la création et à l’aménagement de zones industrielles et d’entrepôt extérieurs à la
circonscription portuaire.
Article 25: La société du port à gestion autonome peut aussi se voir confier par l’APMF des
services annexes. Les conditions dans lesquelles de tels services annexes lui sont
confiés font l’objet d’un protocole entre ladite société et l’APMF. Les dépenses
occasionnées par ces services annexes sont intégralement remboursées par l’APMF à
cette société.
Article 26: La société du port à gestion autonome se substitue à l’État dans l’attribution, le
renouvellement ou la modification des concessions, des permissions et autorisations
vi
d’occupation temporaire du domaine public relevant de l’État ainsi que dans
l’approbation et la fixation des redevances et des tarifs maxima appliqués par les
concessionnaires, dans le respect des règlementations des prix qui peuvent s’appliquer
ainsi que dans celui des règles générales concernant les assiettes des tarifs des droits et
redevances portuaires fixées dans les dispositions du décret mentionné à l’article 21.
Article 27: Lorsque le statut de port à gestion autonome est conféré à un port à gestion non
autonome, les terre-pleins, quais, jetées; plan d’eau, réseau portuaire des voies ferrées
et, d’une manière générale, tous les immeubles du domaine public relevant de l’État
existant au moment de la substitution ou exécutés ultérieurement par le port à gestion
autonome et affectés ou devant être affectés à l’exploitation portuaire à l’intérieur de
la circonscription définie conformément à l’article 24 ci-dessus garde le caractère de
domaine public de l’État: la gestion de ce domaine public relevant de l’État est assurée
par le port à gestion autonome dans le respect des dispositions prévues au TITRE II de
la présente loi.
De plus, toute modification des établissements de signalisation maritime est soumise
aux procédures d’instruction nautique prévues dans les textes, réglementaires.
Article 28: Les transferts prévus aux articles 26 et 27 ci- dessus substituent de plein droit la
société du port à gestion autonome à l’État dans tous les droits, avantages et
obligations rattachés à la gestion des biens et aux activités transférées.
Les transferts de biens à la société du port à gestion autonome ne donnent lieu à
aucune imposition à l’encontre de cette société.
CHAPITRE 2
ORGANISATION ADMINISTRATIVE
Article 29: Les dispositions administratives applicables à une société du port à gestion
autonome sont fixées par ses statuts.
Article 30: La société du port à gestion autonome recrute librement son personnel.
Le personnel de cette société est soumis aux règes de droit commun du Code du
Travail.
Quant au personnel embarqué à bord des navires de cette société, il est soumis au
régime spécifique du travail maritime conformément aux dispositions du Code Maritime.
CHAPITRE 3
DISPOSITIONS FINANCIERES
Article 31: Les dispositions financières applicables à une société de port à gestion autonome
sont fixées par ses statuts.
vii
Article 32: La société du port à gestion autonome dispose d’une grande autonomie de gestion.
Elle fixe elle-même ses tarifs dans le respect des règlementations des prix qui peuvent
s’appliquer ainsi que dans celui des règles générales concernant les assiettes des tarifs
des droits et redevances portuaires fixées dans le décret mentionné à l’article 21
La société du port à gestion autonome informe l’APMF de toute modification des
tarifs appliqués dans le port dont elle assure la gestion. Elle fait également parvenir à l’APMF
les statistiques portuaires dans les formes et selon la périodicitée requises par celle-ci, afin de
permettre à l’APMF d’assurer sa mission de suivi de l’activité portuaire.
Article 33: Dans le but d’assurer leur autonomie financière, et nonobstant l’appartenance au
domaine public de l’Etat du terrain sur lequel ils peuvent être construits, les sociétés
de port à gestion autonome doivent prévoir dans leurs comptes les amortissements et
les provisions pour renouvellement de l’ensemble des actifs, infrastructures et
superstructures, qui leur sont confiés en application de l’article 24. Les conditions
pratiques de la mise en œuvre de ces amortissements et provisions pour
renouvellement sont précisées par décret. Les tarifs appliqués par les sociétés du port à
gestion autonome reflètent l’ensemble des coûts supportés par elles y compris les
amortissements et les provisions pour renouvellement.
Article 34: Chaque société du port à gestion autonome verse au budget de l’APMF une
redevance annuelle correspondant à la rétribution de la mise à disposition par l’État du
domaine portuaire et des infrastructures portuaires ainsi qu’à sa contribution au
fonctionnement et à l’amélioration de l’ensemble du secteur des ports et des transports
maritimes. Les modalités de fixation de cette redevance sont déterminées par décret.
CHAPITRE 4
DISPOSITIONS DIVERSES
Article 35: La fusion éventuelle d’un port à gestion autonome et d’un ou plusieurs autres
ports à gestion autonome ou le rattachement d’un ou plusieurs ports à gestion non
autonome à un port à gestion autonome existant est prononcée par décret.
Les règles de fonctionnement et d’administration des sociétés desdits ports fusionnés
ou rattachés sont fixées par le même décret.
Article 36: Le statut de l’autonomie institué dans un port à gestion autonome peut y être aboli
par un décret rendu dans les mêmes formes que le décret institutif visé à l’article 22.
Les modalités de dissolution ou de liquidation d’une société du port à gestion
autonome sont fixées par les statuts.
Article 37: Un décret fixe les statuts types auxquels doivent être conformes les statuts de
chaque société du port à gestion autonome.
viii
TITRE IV
PORTS D’INTERET PROVINCIAL
CHAPITRE PREMIER
INSTITUTION DU STATUT DE PORT D’INTER ET PROVINCIAL-COMPETENCE
DES PROVINCES AUTONOMES DANS CES PORTS
Article 38: Le statut «port d’intérêt provincial» est fixé par décret.
Article 39: La circonscription de chaque port d’intérêt provincial est fixée dans le décret
conférant à ce port le statut de port d’intérêt provincial. Le même décret précise la
consistance des biens et installations remis à la Province Autonome, y compris de
ceux ressortissant du domaine privé de l’Etat.
Article 40: Dans les ports d’intérêt provincial de sa responsabilité, la Province Autonome se
substitue à l’Etat dans l’attribution, le renouvellement ou la modification des
concessions, des permissions et autorisations d’occupation temporaire du domaine
public relevant de l’Etat ainsi que dans l’approbation des tarifs maxima appliqués par
les concessionnaires.
Article 41: Lorsque le statut de port d’intérêt provincial est conféré à un port, les terre- pleins,
quais, jetées, plan d’eau, réseau portuaire des voies ferrées et, d’une manière générale,
tous les immeubles du domaine public relevant de l’Etat existant au moment de la
substitution ou exécutés ultérieurement par la Province Autonome et affectés ou
devant être affectés à l’exploitation portuaire à l’intérieur de la circonscription définie
conformément à l’article 39 ci-dessus, gardent le caractère de domaine public de
l’Etat : la gestion de ce domaine public relevant de l’Etat est assurée par la Province
Autonome dans le respect des dispositions prévues au TITRE II de la présente loi et
dans les limites de l’autonomie qui leur est conférée en vertu de la Constitution et des
lois relatives aux Provinces Autonomes.
Article 42: Les transferts prévus aux articles 40 et 41 ci-dessus substituent de plein droit la
Province Autonome à l’Etat dans tous les droits, avantages et obligations rattachés à la
gestion des biens et aux activités transférées.
CHAPITRE 2
ORGANISATION ADMINISTRATIVE
Article 43: La Province Autonome gère les ports d’intérêt provincial de sa responsabilité dans
le respect des dispositions de la présente loi et des autres dispositions législatives et
règlementaires s’appliquant à elle.
Article 44: La province Autonome informe l’APMF de toutes modifications des tarifs qui
sont appliqués dans les ports d’intérêt provincial relevant de sa responsabilité. Elle fait
également parvenir à l’APMF les statistiques portuaires des ports d’intérêt provincial
relevant de sa responsabilité dans les formes requises par l’APMF, afin de permettre à
celle-ci d’assurer sa mission de suivi de l’activité portuaire.
ix
CHAPITRE 4
DISPOSITIONS DIVERSES
Article 45: Le statut de port d’intérêt provincial peut être aboli et remplacé par un autre des
statuts mentionnés au TITRE II ci-dessus par un décret rendu dans les mêmes formes
que le décret instituant le statut de port d’intérêt provincial visé à l’article 38 ci-
dessus.
TITRE V
CONCESSION GLOBALE DE GESTION ET D’EXPLOITATION
Article 46: L’APMF et les Provinces Autonomes délèguent par contrat la gestion et
l’exploitation des ports sous leur responsabilité à des sociétés titulaires de concession
globale de gestion et d’exploitation qui assurent
• le rôle d’autorité portuaire au sens de l’article 7 de la présente loi,
• les tâches d’exploitation au sens de l’article 15 de la présente loi.
Les titulaires de concession globale de gestion et d’exploitation peuvent également se
voir confier la maîtrise d’ouvrage des travaux de dragage et d’infrastructures.
Les sociétés de ports à gestion autonome peuvent également confier la gestion et
l’exploitation de sites portuaires secondaires sous leur responsabilité à des sociétés titulaires
d’une concession globale de gestion et d’exploitation. Sont considérés comme sites portuaires
secondaires, au sens du présent article, les installations portuaires dont l’activité est
indissolublement liée à celle du port à gestion autonome et qui sont intégrées dans sa
circonscription, qu’elles lui soient connexes ou non.
Article 48: Les concessions globales de gestion et d’exploitation peuvent prévoir ou non la
construction par le concessionnaire d’infrastructures et autres biens immobiliers sur le
domaine portuaire. Dans ce cas, et nonobstant l’appartenance au domaine public de
l’Etat du terrain sur lequel ils sont construits, le concessionnaire est autorisé à prévoir
dans ses comptes les amortissements correspondants ainsi que les provisions pour le
renouvellement de ces infrastructures et autres biens immobiliers. Elles peuvent
prévoir des limitations à l’utilisation par le public des infrastructures et autres biens
immobiliers construits par le concessionnaire.
x
Article 49: Les tarifs perçus par les titulaires de concession globale de gestion et
d’exploitation en rémunération des services qu’ils rendent aux usagers des ports sont
approuvés par l’autorité concédante dans le respect des dispositions prévues aux
articles 17 et 21 de la présente loi.
TITRE VI
DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
ARTICLE 50: Tout projet d’investissement portuaire ayant trait à des travaux de
construction, de réhabilitation ou nécessaires aux emprunts de matériaux est soumis à
l’étude d’impact environnemental. Ils doivent, suivant les règlements en vigueur, se
conformer aux conditions et aux procédures stipulées notamment au décret n°99-954
du 15 décembre 1999 relatif à la mise en compatibilité des investissements avec
l’environnement.
TITRE VII
DISPOSITIONS TRANSITOIRES
Article 51: Pour les ports ayant antérieurement à la promulgation de la présente loi un statut
d’autonomie différent de celui prévu au Titre III ci-dessus, la substitution du nouveau
statut d’autonomie prévu dans la présente loi au statut existant sera faite par décret.
Article 52: Pendant une période transitoire d’une durée maximum de cinq ans à compter de la
date de promulgation de la présente, loi sur décision du Ministre chargé des ports prise
sur proposition de l’APMF, celle-ci peut assurer en direct le rôle d’autorité portuaire
et les autres tâches de gestion dans des ports d’intérêt national non autonome.
Pendant cette période transitoire, les droits et redevances portuaires mentionnés à
l’article 19 ci-dessus sont perçus par l’APMF dans les ports dont elle assure la gestion en
direct.
Article 53: Pendant une période transitoire d’une durée maximum de cinq ans à compter de la
promulgation de la présente loi, et sur décision du Ministre chargé des ports prise sur
proposition des provinces Autonomes après avis de l’APMF, les Provinces
Autonomes peuvent assurer en direct le rôle d’autorité portuaire et les autres tâches de
gestion dans des ports d’intérêt provincial qui leur sont confiés.
Pendant cette période transitoire, les droits et redevances portuaires mentionnés à
l’article 19 ci-dessus sont perçus par les Provinces Autonomes dans les ports dont elles
assurent la gestion en direct.
TITRE VIII
DISPOSITIONS FINALES
Article 54: Des décrets fixent en tant que de besoin les modalités d’application de la présente
loi.
xi
Article 55: Sont et demeurent abrogées toutes dispositions antérieures contraires à celles de la
présente loi, notamment de la Loi n°67-025 du 18 décembre 1967 créant le Budget
Annexe des Ports ainsi que celles de la loi n°70-008 du 15 juillet 1970 sur les ports
autonomes.
Article 56: La présente loi sera publiée au journal officiel de la République. Elle sera
exécutée en tant que loi de l’Etat.
Promulguée à Antananarivo, les 5 Septembre
2003
Marc RAVALOMANANA
Vu
Chef du Gouvernement,
Jacques SYLLA
xii
Annexe 2 : Décret n°2004-702 du 14 juillet 2004
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahan-Fandrosoana
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************
Conférant au port de Toamasina le statut de port d’intérêt national à gestion autonome,
délimitant sa circonscription, créant la société du port à gestion autonome de Toamasina, et
autorisant l’Etat à participer à son capital
*************
Vu le Décret n°2003-098 du 11 Février 2003, fixant les attributions du Vice Premier Ministre
ainsi que l’organisation de sa Vice Primature,
xiii
Vu le Décret n°2003-659 du 5 Juin 2003 portant création de l’Agence Portuaire, Maritime et
Fluviale, fixant ses statuts, ses modalités de financement et portant création du Conseil
Supérieur des Ports, des Transports Maritimes et Fluviaux,
Sur proposition du Vice Premier Ministre chargé des Programmes Economiques, Ministre
des Transports, Travaux Publics et de l’Aménagement du Territoire,
ARTICLE PREMIER : Le statut de port d’intérêt national à gestion autonome est conféré au
port de Toamasina.
xiv
2) Domaine public artificiel :
La zone à laquelle l’article 1 alinéa 2 Décret n°71-148 du 23 Mars 1971 a conféré le
statut de domaine public artificiel, est intégrée dans la circonscription du Port à Gestion
Autonome de Toamasina ; les limites de cette zone sont les suivantes :
- toute la zone des pas géométriques située à l’Est de la digue de protection du port
et de la digue dite «Blosset», qui est mentionnée à l’alinéa précédent,
- toute la zone des pas géométriques bordant la partie de la baie d’Ivondro qui est
intégrée dans la circonscription du port à gestion autonome de Toamasina, telle
qu’elle est définie au premier alinéa du présent article.
Toutes les jetées, quais, terre–pleins, voiries, bâtiments et autres ouvrages et biens
immeubles, existant ou à créer, qui sont construits à l’intérieur de la circonscription du port à
gestion de Toamasina telle qu’elle est définie ci-dessus font partie du domaine public de
l’Etat.
xv
«S.P.A.T.».Cette société devra être constituée sous forme de société anonyme dans les trois
mois de la publication du présent décret. Les statuts de la S.P.A.T seront conformes aux
statuts types annexés au Décret n°2004-699 du 13 Juillet 2004 portant application de la Loi
2003-025 du 5 Septembre 2003 portant statuts des ports. Ces statuts seront approuvés par
arrêté du Ministre chargé des ports.
Dans les limites de sa circonscription, telle que définie à l’article 2 du présent Décret,
la S.P.A.T. est chargée d’assurer la gestion du port de Toamasina, telle que définie par
l’article 7 de la Loi n°2003-025 du 5 Septembre 2003 portant statuts des ports.
Afin que l’exploitation du port de Toamasina puisse être assurée en conformité avec la
Loi n°2003–025 du 5 Septembre 2003 portant statuts des ports, la S.P.A.T devra conclure des
concessions de service public avec des tiers, personnes de droit privé, et notamment celles
relatives aux tâches d’exploitation commerciale assurée jusque-là par la S.E.P.T .Jusqu’à leur
mise en concession, ces tâches d’exploitation commerciale continuent d’être assurées par la
S.E.P.T qui se comporte vis-à-vis de la S.P.A.T comme un concessionnaire.
xvi
Dès sa création, la S.P.A.T se substitue à la S.E.P.T en tant qu’autorité concédante vis-
à-vis de tous les titulaires de concession et permission délivrées par la S.E.P.T dans le port de
Toamasina.
ARTICLE 5 : Les immeubles faisant partie du domaine public de l’Etat qui étaient
antérieurement gérés par la S.E.P.T et qui sont remis à la S.P.A.T en application de l’article 3
ci-dessus font l’objet d’un procès–verbal de remise établi contradictoirement entre les
représentants de l’Etat (Agence Portuaire Maritime et Fluviale et Direction chargée des
domaines), de la S.P.A.T et de la S.E.P.T.
Les immeubles faisant partie du domaine privé de la S.E.P.T. qui seraient remis à la
S.P.A.T pour être incorporés dans son domaine privé font l'objet d'un procès-verbal de remise
établi contradictoirement entre les représentants de l'Etat (Agence Portuaire Maritime et
Fluviale et Direction chargée des domaines), de la S.P.A.T et de la S.E.P.T.
Les procès-verbaux visés aux alinéas précédents seront établis dans un délai de trois
mois de l’immatriculation de la S.P.A.T. au Registre du Commerce et Sociétés.
ARTICLE 6 : Dès sa création, la S.P.A.T se substitue au service chargé des domaines pour
tout ce qui concerne les autorisations d’occupation délivrées par ce service sur les parties du
domaine public légal qui sont intégrées dans la circonscription du port à gestion autonome de
Toamasina au titre de l’article 2 ci-dessus.
Le Ministre chargé des ports diligentera les procédures nécessaires au classement dans
le domaine public de l’Etat des zones retenues ainsi que leur intégration dans la
circonscription du port à gestion autonome de Toamasina qui fera l’objet d’un Décret
modificatif.
xvii
Le Ministre chargé des ports est le Ministre chargé de suivre le fonctionnement de la
S.P.A.T pour le compte du Gouvernement qui est investi des attributions listées à l’alinéa 2 de
l’article 2 de la Loi n°67–007 du 28 Juin 1967.
MARC RAVALOMANANA
JACQUES SYLLA
RAKOTONIRINA Daniel
xviii
Annexe 3 : Avis d’arrivée
xix
Annexe 4 : Demande d’entrée
xx
Annexe 5 : Pré-arrival notification of security and safety
xxi
xxii
Annexe 6 : Ship to shore Master/pilote exchange
xxiii
Annexe 7 : Advance notification for discharge and transit packed or solid bulk dangerous
cargo
xxiv
Annexe 8 : Avis de sortie
xxv
Annexe 9 : Demande de sortie
xxvi
Annexe 10 : Statement of port operation
xxvii
Annexe 11: Cadre logique du mémoire
CADRE LOGIQUE
« Optimisation de l'exploitation de la logistique portuaire - Cas du port de Toamasina »
LOGIQUE DE SUIVI
xxviii
OBJECTIFS SPECIFIQUES
OS1 Les différentes étapes de rupture Partie analytique du
Déterminer de charge : mémoire : « Le port de Toamasina possède-t-il
l'adéquation de la o Accueil des navires →Accroissement du nombre II-1 Les flux de rotation suffisamment de postes à quai
logistique existante de navires en escale et des navires ; II-2 Les flux spécialisés pour accueillir les
par rapport aux réduction des temps d'attente relatifs à la marchandise » différents types de navires, ainsi que
flux de navires et de matériels de manutention qui
de marchandises o Manutention de marchandises →Accroissement du pourraient répondre à la vitesse
à bord : rendement de manutention d'opération en vigueur dans une
chargement/déchargement des
(quantité manipulée par exploitation moderne?
navires.
o Manutention de marchandises heure ou par shift) des →Comparaison des capacités
à terre : réception / livraison marchandises à bord et à d'accueil par rapport aux flux de
de marchandises. terre (conteneurs et marchan- navires et de marchandises liés à
dises conventionnelles). l'exigence du marché.
OS2 o Accueil des navires : échange Célérité de traitement : Partie analytique du Le port de Toamasina dispose-t-il
Connaître les flux d'informations entre le navire réduction voire suppression mémoire : « d'un système d'information et de
d'informations à et l'autorité portuaire des temps d'attente : II-2 Les flux de rotation réseau de communication adéquats
(S.P.A.T)
exploiter des navires ; II-2 Les flux reliant les différents acteurs du port à
▫ dans l'accueil des navires
parallèlement aux o Manutention de marchandises relatifs à la marchandise » savoir les armateurs, les
flux physiques à bord : échange ▫ dans la manutention des manutentionnaires, l'autorité
d'information entre le navire marchandises à bord et à
détaillés à l'alinéa portuaire, la Douane, la Police aux
et le concessionnaire de terre
précédent manutention (SMMC ou frontières, la Gendarmerie, etc?
(cf.OS1 ci-dessus) MICTSL). →Corrélation et synchronisation
entre d'une part, la collecte, le
o Manutention de marchandises
traitement et la diffusion des
à terre : échange
d'information entre le informations sur les navires et les
concessionnaire de marchandises et d'autre part, les flux
manutention et le client physiques y afférents.
(chargeur/importateur)
xxix
RESULTATS
R1 : Mise en Accueil des navires : Partie Est-ce le port trouvera de financement pour la
œuvre du projet ▫ extension des quais C2 et C3 analytique mise en œuvre de ce projet ? ainsi est ce que
de développement ▫ approfondissement du quai C1 et du quai du mémoire l’entreprise de manutention dans le port pourra
du port (2011- môle B : « analyse supporter le coût d’investissement nécessaire ?
▫ construction d'un quai mixte RORO/ croisière
2017) : SWOT »
Renforcement de la Manutention de marchandises à bord :
capacité physique o renforcement des projets d'investissement des
d'accueil des concessionnaires de manutention :
navires et de prise acquisition de matériels et d'accessoires de
manutention performants ou répondant aux
en charge des normes des technologies de pointe).
marchandises.
Manutention de marchandises à terre :
o aménagement des terrains et terre-pleins
o Extension du terminal à conteneurs
o renforcement des matériels de manutention à
terre (grues porte-conteneurs, élévateurs,
tracteurs, grues à terre-pleins,…)
R2 : Mise en Réseau informatique intégré reliant tous les Partie Est-ce que le système d’information Tradenet par
œuvre du Schéma opérateurs portuaires : autorité portuaire, le navire analytique le Gasynet actuel pourra évoluer en véritable
directeur infor- (armateur/consignataire), les concessionnaires de du mémoire plateforme de communication pour la
matique : mise en manutention, les clients (chargeur/importateur via les : « analyse communauté portuaire {autorité portuaire, le
place d'un réseau sociétés de transit, la Douane, la police des frontières, SWOT » navire (armateur/consignataire), les
de gestion d'infor- la gendarmerie, etc.) concessionnaires de manutention, les clients
mations et de com- (chargeur/importateur via les sociétés de transit, la
munication intégré Douane, la police des frontières, la gendarmerie,
à la nouvelle stra- etc.)} ?
tégie de la SPAT.
xxx
ACTIVITES A METTRE EN ŒUVRE
Analyse et étude Déterminer l'adéquation de Fiabilité de l’analyse statistique portuaire par
des touchées de Accueil des navires la capacité d'accueil rapport aux contextes et demande des armateurs
navires et du trafic disponible par rapport à la mondiaux actuels.
de marchandises Manutention de rotation des navires et au
(conteneurs et marchandises à bord trafic de marchandises
marchandises (conteneurs et marchandises actuels
conventionnelles) conventionnelles)
en vue de connaître
les flux physiques Manutention de
actuels marchandises à terre
Analyse des flux Accueil des navires : Identifier les informations à Savoir le système adéquat à mettre en œuvre pour
d'informations précision des informations exploiter et cerner la les différents intervenants au navire et à la
connexes aux flux entre le navire et l'autorité synergie entre la marchandise
physiques pris en portuaire disponibilité et le traitement
charge dans le Manutention à bord : de ces informations par
cadre des activités exactitude des informations rapport aux flux physiques
d'exploitation du échangées entre la navire et exposés ci-dessus.
port. le concessionnaire de
manutention
Manutention à terre :
spécification des données
échangées entre le
concessionnaire de
manutention et le client
(chargeur/importateur)
xxxi
Table des matières
DÉDICACE .............................................................................................................................................. iv
Remerciements .............................................................................................................................................. v
Avant-propos ........................................................................................................................................... vi
Introduction ............................................................................................................................................. 1
I - Méthodologie ...................................................................................................................................... 7
I-3-3- Le tableau de synthèse des méthodes adoptées pour la réalisation de l’étude .................... 29
xxxii
I-4- LIMITES DE LA METHODOLOGIE ....................................................................................... 31
II - Résultats .......................................................................................................................................... 33
II-4-2 Analyse des flux physiques et des flux d’informations sur les marchandises..................... 62
III-1- DISCUSSIONS........................................................................................................................ 64
III-2 RECOMMANDATIONS.......................................................................................................... 75
xxxiii
III-2-2 Recommandations sur le système d’information ............................................................... 81
CONCLUSION ..................................................................................................................................... 89
Annexe 7 : Advance notification for discharge and transit packed or solid bulk dangerous cargo ... xxiv
xxxiv