L’INCONSCIENT
“Le moi n’est pas maitre de sa propre maison” - Sigmund Freud
* L’inconscient est une zone obscure privée de la conscience, elle travaille dans l’ombre car c’est une partie cachée (latent) en nous. Le
psychisme humain fut comparée à un iceberg ou une maison à 3 étages : le moi (la partie consciente) et les 2 parties inconscientes (le surmoi et
le ça)
* Le ça est une partie inconsciente, innée, formée dès notre naissance de besoins / d’instincts / de désirs et de plaisirs surtout sexuels que Freud
nomme les pulsions.
* Le surmoi est une partie inconsciente, acquise durant notre enfance, formée des exigences / obligations / devoirs / de la société (famille - école
- religion - morale)
* Le moi est la seule partie consciente dans le psychisme humain aux yeux de Freud qui essaye de faire l’équilibre entre les 2 forces opposées,
contradictoires, inconscientes. Si le moi ne réussit pas à faire l’équilibre il risque de tomber dans des maladies psychiques : la névrose et la
psychose.
Psychose —> plus dangereuse, nécessite l’intervention d’un psychiatre qui a le droit de prescrire des médicaments (schizophrénie / paranoïa /
psychopathes)
Névrose —> patient n’est pas conscient de sa maladie ni de son origine, généralement la cause revient à l’enfance mais elle peut s’en sortir
grâce à un psychologue
* Le Rêve est la voie royale de l’exploration de l’inconscient c.à.d. il est un moyen imp. qui nous aide à explorer nos pensées (ex. : la dame au
cher chapeau noir). L’analyse freudienne a montré que cette dame désirait dans son inconscient de se débarrasser se son mari pour aller séduire
son amant et vivre une vie luxueuse avec lui.
* Le lapsus est un mot prononcé à l’oral ou à l’écrit involontairement et qui montre ce qui se passe dans le monde inconscient.
* L’acte manqué est une action qui manque son but (ex. : oublier de se réveiller le jour d’un examen).
* L’oubli montre un désir inconscient, on oublie ce qui ne nous intéresse pas.
—> Projection : mécanisme de défense / c’est lorsqu’on jette nos défauts sur les autres
—> Sublimation : c’est le transfert (déplacement) des pulsions vers un autre domaine non sexuel - positif valorisé par la société (ex. : un homme
qui a perdu sa femme et qui n’a pas pu réaliser ses désirs sexuels va transférer ses pulsions vers la musique)
—> Regression : c’est le déplacement des pulsions vers un autre domaine négatif, dévalorisé par la société (ex. : drogue, toxicomanie, etc...)
Transition —> l’inconscient est-il un facteur qui détermine la conscience et la liberté du sujet ?
LA LIBERTÉ
LE SURMOI
LE MOI
LE ÇA
L’homme est libre
L’homme est déterminé
Platon (raison et volonté)
Callicles (p.250)
Descartes [(libre arbitre) + (p.252)]
Freud (inconscient)
J.P. Sartre [(“l’homme est condamné à être libre”) + (p.262)]
Karl Marx (structure socio-économique)
Kant [(“liberté morale”) + (p.262)]
Spinoza [(par des causes intérieures) + (p.255)]
L’homme est libre:
> Selon Platon l’homme doit se contrôler, maitriser ses désirs et passions. L’homme le plus libre est celui qui est capable de dominer ses désirs
grâce à sa raison et sa volonté.
A l’opposé de Callicles qui est pour une liberté sans limites encourage l’homme a laissé libre cour ses passions, ce que Platon critique car une
telle personne serai esclave de ses passions.
>> Devoir:
- P. 254 : libre arbitre, agir par son moyen, librement, maitres de nos actions, volonté libre
- P. 255 : façon déterminée, librement, nécessité de sa nature, libre décret, libre nécessité, causes
extérieures, persistance, contrainte, façon indifférente, causes qui les déterminent, illusion de la liberté
- P. 262 : se choisir, choix dit libre, résiste, laisse aller, rien ni personne n’a déterminer mon acte, transformation radicale de mon être dans le
monde, modificabilite perpétuelle de notre projet initial, nous appréhendons notre choix
Suite du cours
Callicles est un sophiste (il a l’art de l’éloquence), il n’était pas un vrai philosophe mais il se considérait un.
> Aux yeux de Descartes la faculté du libre arbitre permet a l’homme de choisir une chose ou de ne pas la faire.
(p. 254) notre liberté est une évidence - “la principale perfection de l’homme est d’avoir un libre arbitre et c’est ce qui le rend digne de louange
et de blame” (thèse)
> Pour Sartre l’homme est un “projet” qui est toujours en devenir. C’est le courant philosophique de l’existentialisme qui considère que
“l’existence précède l’essence”. Autrement dit l’homme existe et par la suite il choisit l’homme qu’il veut être “il se choisit”. L’homme est un
“pour soi” a l’opposé de “l’en soi” : objet (animal et plantes)
“L’homme est condamné a être libre”
L’homme est déterminé:
> Pour Spinoza ce n’est pas parce que nous avons l’expression que rien nous pousse a agir d’une façon ou d’une autre que rien ne nous
influence. Le libre arbitre de Descartes ne serait qu’une illusion due aux limites de notre conscience. Appartenant a la nature les hommes ne
peuvent agir que par déterminisme, chaque cause a son effet, toute action ne peut être que l’effet d’une cause. L’homme est déterminé par ses
affections. Spinoza affirme “les hommes ne croient libres parce qu’ils sont conscients de leurs action et ignorants des causes par quoi elle sont
déterminées”.
> Pour Marx l’homme est déterminé par sa structure socio-économique (ex. : les élèves des écoles publiques) “Ce n’est pas la conscience (libre)
des hommes qui détermine leur existence c’est au contraire leur existence (classe sociale) qui détermine leur conscience.
Synthèse : Epictete et la philosophie stoïcienne : p. 258
La philosophie stoïcienne considère qu’il faut accepter ce qui ne dépend pas de nous et changer ce qui est en ma liberté (ex. : mon regard des
choses). Un des stoïciens les plus connus est Epictete, il considère qu’il faut accepter la loi de la nature et vivre conformément a cette loi qui
considère qu’il y’a des choses qui ne dépendent pas de nous et que nous devons accepter alors que ce qui dépend de moi je suis libre de le
changer. Ce moyen pourrai conduire l’homme a “l’ataraxie” (paix de l’âme qui mène au bonheur).
(P. 263-264-265)
> Pour Kant le devoir de faire le bien doit être gratuit donc c’est le bien pour le bien. Un devoir “déterminé” qui n’a pas un autre intérêt en
dehors de la morale (action de faire le bien). Le devoir moral émane de la raison qui dicte un “impératif catégorique” de faire le bien a l’opposé
de l’impératif qui a une hypothèse de faire le bien pour recevoir quelque chose en contre échange.
Nuances de termes Kantiens suivants :
LE DEVOIR
“Une action par devoir” (bonne intention / inconditionnel)
“Une action conforme au devoir” (pas de bonne intention / bien conditionnel)
Une personne morale agit par devoir, ce devenir provient de la raison (conscience morale) qui dicte un impératif catégorique de faire le bien
pour le bien. C’est une obligation morale, elle est considérée autonome aux yeux de Kant
Une personne qui agit conformément au devoir selon un impératif hypothétique n’a pas une bonne intention / volonté et agit par contrainte
et est considérée aux yeux de Kant hétéronome
Exemple : 2 marchands —> un qui fait l’action par devoir et une autre qui fait l’action conforme au devoir
Introduction :
Le theme : il s’agit de la morale qui est un domaine qui vise l’action du sujet. Toute action vertueuse applique le bien est morale.
Le devoir renvoie a l’ensemble des règles morales que l’on doit respecter et appliquer.
Etymologiquement, le devoir provient du mot grec “deonta”, d’ou le nom déontologie : qui s’oppose alors a
l’éthique / la morale conséquentialiste qui signifie qu’une action est morale en fonction de ses conséquences.
(Suite photocopie sur teams)
Dans quelle mesure le devoir est-il une soumission qui émane d’une contrainte ?
Le devoir est-il relatif ou bien universel ?
Dans un premier temps, nous aborderons le caractère du devoir moral pour passer dans un deuxième temps a la critique de la notion du devoir
afin de clôturer notre reflexion par X.
Développement sous forme d’un plan dialectique :
Kant face a Nietzsche, Stuart Mill, Durkheim
Kant et les différents textes importants : p.117 - 123
- “Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en meme temps...comme
un moyen” // La règle d’or dans la morale kantienne est de se mettre a la place de l’autre. Par consequent cette action devient une loi
universelle : je me comporte avec l’autre comme je desire que l’autre se comporte avec moi.
- Kant et devoir de sincérité face au droit de mentir parfois avec constant.
Durkheim (père de la sociologie en france) —> c’est un sociologue, il met l’importance sur la société Le devoir émane de la société, des moeurs,
des coutumes, des traditions, des règles, etc...
Les philosophes qui ont critiqué la philosophie kantienne du devoir sont Durkheim, Mill et Nietzsche :
* Durkheim considère que le devoir morale est une pression de la société, notre conscience morale est acquise [p.115 la conscience morale n’est
rien d’autre que la voix de la société] (c’est la société qui dicte le devoir a l’homme / nous sommes hétéronome et non pas autonome) “notre
conscience morale est son oeuvre et l’exprime; quand notre conscience parle, c’est la société qui parle en nous” + [p.121] et le sujet est toujours
contraint d’appliquer le devoir imposé par sa société, le devoir est relatif : il dépend de chaque pays, traditions, époque, mentalité, etc...
* Par rapport a Mill le devoir a une utilité et vise la quantité et la qualité et il n’est pas désintéressé comme l’affirme Kant “vaut mieux être un
Socrate malheureux qu’un porc satisfait”
* Nietzsche essaye de déterminé l’origine du devoir a partir de la notion de dette. Selon lui, le monde des notions morales comme “faute”,
“conscience morale”, “devoir”, “la sainteté du devoir” n’a pas de sens car c’est la société qui a imposée ces devoirs et surtout la religion, comme
si l’homme faisant son devoir et appliquant le bien.
—> Synthèse avec Hans Jonas qui encourage les personnes a être éthiques dans leurs comportements car il faut penser aux générations futures
[p. 127 l.2 - 3 - 4] “agis de façon...sur terre” il ajoute [l.4 - 5 - 6] “agis... vie”
Transition —> Thoreau considère que parfois les hommes ont le devoir de désobéir aux lois injustes si le gouvernement est une machine qui
produit de l’injustice tout en affirmant “si de par sa nature, cette machine veut faire de nous l’instrument de l’injustice envers notre prochain,
alors je vous le dis, enfreignez la loi.”
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1. 2. 3.
LE BONHEUR
Le sujet recherche son bonheur
C’est un but existentiel et universel
Etymologie + définition (sur teams)
Il faut distinguer entre plaisir, joie et bonheur : le plaisir est corporel, momentané alors que la joie est un sentiment plus intense, plus durable. Le
bonheur est statique, durable, état complet de satisfaction éternelle Problématique [pas de nom de philosophes dans la problématique] (sur
teams) :
Le sujet peut-il atteindre son bonheur ? Quelles sont les limites du bonheur ?
Le bonheur est - il subjectif ou universel ?
Plan :
Dans un premier temps, nous aborderons les différentes conceptions du bonheur, pour passer dans un deuxième temps au traitement de la
liaison entre morale et bonheur, afin de clôturer notre réflexion par l’idée d’un certain bonheur presque inexistent (Shopenhaueur p. 66)
Axe 1 :
La philosophie stoïcienne (cf. liberté + texte : photocopie 2-B + Epictete) La philosophie d’Epicure (texte p.55 + photocopie 1-B)
Platon face a Calliclès (cf. liberté + textes p.54 / 60)
Platon s’oppose a calliclès : calliclès considère que le bonheur réside en la satisfaction totale des désirs ce qui conduit au bonheur, a l’opposé de
Platon qui considère que le bonheur est un état de tempérance (vertu qui modère les passions et les désirs [sobriété] texte p.54 + p.60 l’amour
et le mythe d’androgyne).
La philosophie stoïcienne : photocopie liberté + epictete. Il faut changer notre regard a l’égard des choses pour atteindre l’ataraxie paix de l’âme
“stoa” couloir stoïque : rocher imperturbable qui n’est pas influencé par des facteurs extérieurs.
Epicure était influencé par la philosophie stoïcienne et sa devise était le “carpe diem” : jouir de l’instant présent et savoir choisir les désirs
naturels nécessaires en vivant une vie modeste, se contenter de peu “un peu de pain, un peu d’eau, un peu de paille et un peu d’amitié “ + texte
p.55 citation l.15-16
Transition —> après avoir analysé les différentes conceptions philosophiques du bonheur ne s’agit - il pas d’étudier également la liaison entre la
moralité et le bonheur ?
Axe 2 :
Aristote (texte p.61 + photocopie 3-A) Kant (texte p.62 + photocopie 3-B) Mill et la philosophie utilitariste (p.56)
Il faut satisfaire les désirs et avoir une certaine utilité, mais ce n’est pas seulement la quantité qui compte mais aussi la qualité : bien être
individuel et collectif
Bonheur = max plaisirs - min douleurs
Transition —> ...
Axe 3 :
Limites du bonheur avec Shopenhaueur (texte p.66)
Proposition d’une éventuelle synthèse avec Rousseau (texte p.64)
Pour Schopenhaueur le bonheur est presque inexistant, il est très rare car les moments de douleurs - de maladies - de guerres - de déceptions -
d’échecs etc... sont beaucoup plus nombreux que les beaux moments c’est pourquoi il affirme : “Notre vie est comme une pendule qui oscille
comme une pendule de droite a gauche entre l’ennui et la souffrance”
Pour rousseau le bonheur est travaillé par l’imagination et le moment d’attente a réaliser le désir (texte p.64 l.5-6-7) ex. : voyage, etc...