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Comptabilité pour Gestionnaires

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Merlin GEVERS Comptabilité du secteur non marchand

Comptabilité et analyse des états financiers


Synthèse

Introduction

Comptabilité : outil susceptible de fournir des informations, qui constitue un système


formel d’identification, de mesure, de classement et d’enregistrement des transactions
opérées par les entités. Instrument de modélisation et de représentation des opérations
effectuées par les organisation.
- Il ne peut rendre compte que des transactions de l’entité capables de se traduire et de
s’exprimer en unités monétaires
- Il occupe une fonction de support et se situe en aval de toutes les autres fonctions de
l’entité.

Rapports internes ≠ états financiers.

Comptabilité générale (financière). But : informer les gestionnaires et les tiers de l’entité.
Réglementé légalement.
Comptabilité analytique (de gestion). But : aider les gestionnaires dans les décisions. Pas
de réglementation légale.

CHAPITRE 1 : Les principes comptables

1. Les principes de quantification ou de mesure


1.1. Le principe de monétarisation (money mesurement principle)
Toutes les transactions sont exprimées en unités monétaires => la comptabilité
exclut les éléments non monnayables du patrimoine ou de l’activité de l’entité.
Principe de nominalisme : il pose l’hypothèse de la stabilité de l’unité monétaire
dans le temps. Du fait de l’inflation, il faut au cours du temps effectuer des
réajustements de valeur. La monnaie a aussi l’avantage de pouvoir exprimer la
valeur d’objets différents dans une unité de mesure commune.
1.2. Le principe des coûts historiques (historical cost principle)
En droit comptable belge, pour évaluer la valeur d’un bien, on regarde son coût
d’acquisition ou de production (exprimé dans l’unité monétaire en usage à ce
moment-là). A la fin de chaque exercice, on amortit certains biens et on peut
revaloriser certains actifs.
1.3. Le principe de prudence (conservatism principle)
On prend en compte immédiatement les diminutions futures probables de valeur
de biens, alors que les augmentations probables de biens ne seront
comptabilisées qu’une fois qu’elles seront effectives.
1.3.1. Chez les anglo-saxons : juste valeur (fair value) > < coûts historiques
Juste valeur d’un actif = le montant pour lequel cet actif pourrait être échangé
entre partis bien informées, consentantes et agissant dans des conditions de

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concurrence normale.
Le principe de prudence n’est également pas aussi central que chez nous.

2. Les principes d’observation


2.1. Le principe de l’entité (entity principle)
Une entreprise ou organisation non marchande est distincte de ses propriétaires,
membres ou partenaires économiques.
2.2. Le principe de découpage du temps (time-period principle)
La période comptable de référence = exercice comptable. Durée d’un an, mais la
période n’est pas égale à l’année civile. L’année de création, la durée n’est pas
d’un an. Il implique le rattachement des faits comptables. Les produits et charges
sont comptabilisés au fur et à mesure qu’ils sont acquis ou qu’elles sont
engagées juridiquement.
2.3. Le principe de continuité (going concern principle)
Les valeurs portées au bilan ne sont pas des valeurs de liquidation ; on se place
dans l’optique où l’entreprise continue après l’exercice en cours et celui qui vient.

CHAPITRE 2 : Bilan et compte de résultats

1. Le bilan (balance sheet)


1.1. Notion
Le bilan est un photographie instantanée (statique) du patrimoine monnayable de
l’entité. Il représente sa valeur à une date précise.
1.2. Actif, passif et leur équilibre
Actif Passif
Ressources, moyens de financement de
Utilisations, emplois affectés par l’entité
l’entité
- Immobilisations : permettent à l’entité
d’exercer son activité principale - capitaux propres (fonds social)
- Droits de créance non encore payés par = Actifs – Dettes2
les débiteurs = Capital de départ + Bénéfices – Pertes
- Stocks et encours de fabrication 1 - Dettes
- Avoirs monétaires (caisse et banque)
1 Moins présent pour le non marchand, les ASBL.
2A la clôture d’un exercice, l’égalité suivante doit être respectée :
ACTIF = PASSIF
Actif = Capitaux propres + Dettes
Capitaux propres = Actif – Dettes

2. Le compte de résultats (income statement)


2.1. Notion
Il assure la traduction en langage comptable de l’évolution des activités de
l’entité. Au cours d’une période donnée, il synthétise, indépendamment de leur
date d’encaissement ou de paiement :

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Charges Produits
Eléments qui influencent négativement la Eléments qui influencent positivement la
valeur de l’entité valeur de l’entité
C’est un “film” de l’évolution de la vie de l’entité durant un exercice comptable. Il
est remis à blanc au début de chaque exercice.
2.2. Différence avec les recettes et dépenses
La comptabilité d’engagement (charges & produits) enregistre les opérations dès
la conclusion de l’accord, alors que la comptabilité de caisse (recettes et
dépenses) ne les fait qu’une fois la transaction financièrement effectuée. La
comptabilité d’engagement enregistre les modifications de valeur de l’entité alors
que la comptabilité de caisse montre les flux financiers.

Système comptable Avantages Inconvénients


Simplicité ; réconciliation
Inventaire incorrect en fin de
Compta de caisse permanente avec les liquidités
période et résultat inexact
de l’entité
Complexité ; il faut analyser
Compta d’engagement Inventaire et résultat corrects les opérations au-delà des
mouvements de liquidité
2.3. Remise à zéro du compte de résultats
A la fin de l’exercice comptable, on passe l’écriture inverse pour solder le compte
de résultat. La différence entre charges et produits est notée dans le bilan.

CHAPITRE 3 : Principe de la partie double

1. La comptabilité à partie double appliquée aux éléments du bilan


1.1. Introduction
Toute transaction affectant un élément du bilan est nécessairement accompagnée
d’un mouvement inverse et de même importance sur un ou plusieurs éléments du
bilan de façon à maintenir en permanence l’égalité actif = passif. Ce qui entraine,
avec une même ampleur :
- Actif augmente => Passif augmente
- Actif diminue => Passif diminue
- Un élément d’actif augmente => Un autre élément d’actif diminue
- Un élément de passif augmente => Un autre élément de passif augmente
1.2. Exemples : voir pp. 28 - 30
1.3. Notion de compte de bilan et technique des débits et crédits
A chaque poste de l’actif ou du passif correspond au moins un compte où sont
enregistrés chronologiquement tous les mouvements qui l’affectent pendant un
exercice comptable. Ce compte peut être présenté sous la forme d’un compte en
T.
Banque
Débit Crédit

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Solde d’un compte = son montant à un moment donné


Solde débiteur = Débit – Crédit avec D > C
Solde créditeur = Crédit – Débit avec C > D
1.4. Conventions connexes
A RETENIR !!!!
Débit Crédit
Augmentation d’actif Augmentation de passif
Diminution de passif Diminution d’actif
1.5. Comptes réciproques
Les comptes dits réciproques présentent un solde de même montant, débiteur
dans la comptabilité d’une entité et créditeur dans celle d’une autre. Exemple :
voir p. 33.

2. La comptabilité à partie double appliquée aux éléments de résultat.


2.1. Introduction
A côté des comptes de bilan fonctionnent des comptes de gestion reprenant les
emplois et ressources définitifs pour une période donnée. 2 types :
- Comptes de charges (inputs engagés ou subis par l’entité, notamment en vue
de produire)
- Comptes de produits (outputs ou revenus obtenus)
Il faut distinguer les transactions qui exercent un impact sur le résultat (ex : une
vente) des opérations qui sont sans effet sur le résultat (ex : paiement par un
client d’une vente à crédit).
Les comptes de gestion (de résultat) enregistrent des transactions et non pas des
classements selon la forme prise par les valeurs (rôle du compte de bilan). Les
comptes de bilan analysent la situation active et passive et décrivent sa
transformation ; les comptes de gestion enregistrent les transferts de valeur du
patrimoine de l’entité vers celui des tiers et inversement..
La différence Produits – Charges constitue une ressource supplémentaire pour
l’entité si elle est positive.
2.2. Comptes de gestion et technique des débits/crédits
Comptes de produit => fonctionnent comme des comptes de passif. Augmentation
–> crédit ; diminution –> débit. Le solde est généralement créditeur.
Comptes de charge => fonctionnent comme des comptes d’actif. Augmentation –>
débit ; diminution –> crédit. Le solde est généralement débiteur.

3. Synthèse
3.1. Débits/crédits — détermination du résultat
A RETENIR !
Débit Crédit
Augmentation d’actif Augmentation de passif
Diminution de passif Diminution d’actif
Augmentation de charge Augmentation de produit
Diminution de produit Diminution de charge

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Produits – Charges = Résultat de l’exercice


ou
∆ [Actifs – Passifs] = Résultat de l’exercice
Il faudra néanmoins plus tard nuancer ces égalités (réévaluation d’immobilisations par ex).
3.2. Réversibilité des comptes de bilan ; irréversibilité de ceux de gestion
Les comptes de situation ou de bilan expriment une “forme” du patrimoine de
l’entité, toujours réversible. Ex : une créance (forme 1) se transformera en
monnaie (forme 2) lors du paiement.
Les comptes de gestion ou de résultat par contre sont irréversibles. Ex : le
paiement d’un salaire est définitif (il affecte définitivement le résultat).
Les comptes de bilan sont continuellement débités et crédités, mais les comptes
de résultat sont le plus souvent ou débités (charges) ou crédités (produits).

4. Exemples : voir pp. 37 - 39

5. Plan comptable
P.C.M.N. : Plan Comptable Minimum Normalisé. Il fixe une nomenclature des comptes
susceptibles d’être utilisés par les entreprises (ou en ce qui nous concerne par les
ASBL). L’on peut subdiviser plus encore que ce que prévoit l’arrêté royal qui a
instauré ce PCMN, et les comptes non utilisés sont omis. Chaque compte possède un
numéro. Le premier chiffre du numéro de compte est indicatif de la “classe” à laquelle
appartient le compte :
Classe Objet Comptes principaux
Fonds associatif, réserves, subsides
1 Comptes de capitaux permanents en capital, provisions, dettes à plus
B d’un an
Frais d’établissement, immobilisations
I 2 Comptes d’immobilisations incorporelles, corporelles, et
financières, créances à plus d’un an
L
Matières premières,
A 3 Comptes de stocks et d’encours approvisionnements, marchandises,
produits finis, en cours…
N Clients, fournisseurs, créances et
4 Comptes de tiers
dettes à court terme
Placements de trésorerie, valeurs
5 Comptes financiers
disponibles
C. 6 Comptes de charges

R. 7 Comptes de produits
(Autres comptes plus particuliers que
8 et 9
peuvent créer les entreprises)
Comptes de droit et engagements hors
0
bilan

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CHAPITRE 4 : Organisation du traitement de l’information comptable

1. Principe
L’organisation comptable repose sur des pièces justificatives (factures, reçus, lettres,
quittances, borderaux de banque), qui doivent être conservées durant 7 ans, et des
livres (2 livres en cours d’exercice : livre-journal et grand-livre ; un livre d’inventaire
complété à la clôture de l’exercice), qui peuvent être informatisés du moment que leur
contenu soit régulièrement archivé sur des supports inaltérables.

2. Le livre-journal
Les transactions (achats, ventes, investissements, encaissements de créances, …) y
sont enregistrés comptablement (en indiquant les comptes crédités et débités) dans
leur ordre chronologique. Les informations comptables y sont saisies sur base des
pièces justificatives.
Au bas de chaque page, il faut s’assurer de l’égalité crédit = débit. Les totaux sont
reportés à nouveau en haut de la page suivante.
Dans la pratique, plusieurs journaux (dits “auxiliaires”) se substituent à un journal
unique. Ex : journal des achats, journal des ventes, journal financier, …

3. Le grand-livre
Il regroupe l’ensemble des comptes de l’entité. Il reprend donc les écritures du livre-
journal, mais classées par compte. Ils se présentent de la façon suivante :
Nom du compte : Numéro du compte :
Date N° Libellé Débit Crédit

4. La balance des comptes


C’est un document comptable qui reprend, sous forme synthétique, les soldes de
l’ensemble des comptes du grand-livre à une date déterminée.

5. Le livre d’inventaire
Il regroupe :
- L’inventaire proprement dit (relevé de tous les avoirs, droits, dettes, obligations et
engagements de toute nature) ;
- Les règles d’évaluation (règles propres à l’entité qui permettent de convertir les
éléments à inventorier en unités monétaires et généralement d’estimer la valeur de
ces éléments) ;
- Le bilan, le compte de résultats et leurs annexes.

6. Méthodologie du traitement comptable d’une opération : voir pp. 46 et 47 !!

CHAPITRE 5 : Le cadre normatif en Belgique et en Europe


Ne pas étudier.

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CHAPITRE 6 : Les rubriques du bilan

1. Introduction
Les comptes du plan comptable sont regroupés en rubriques (qui correspondent aux
postes prévus dans les schémas réglementaires, précédés d’un chiffre romain et/ou
d’une lettre majuscule) et en sous-rubriques (correspondent aux postes précédés d’un
chiffre arabe). Pour les postes précédés exclusivement d’un chiffre romain, on parle
parfois de rubrique principale.
Les rubriques de l’actif sont classées d’après leur fonction et de haut en bas par
ordre de liquidité croissante. Celles du passif sont classées d’après leur
provenance et de haut en bas par ordre d’exigibilité 1 croissante (ou de
permanence décroissante). Les actifs sont présentés en valeurs nettes (après
amortissements et réductions de valeurs).
Rubrique Actif Passif
I Frais d’établissement Fonds associatifs
II Immobilisations incorporelles
III Immobilisations corporelles Plus-values de réévaluation
IV Immobilisations financières Fonds affectés
V Créances à plus d’un an Résultat reporté
Stocks et commandes en cours
VI Subsides en capital
d’exécution
VII Créances à un an au plus Provisions
VIII Placements de trésorerie Dettes à plus d’un an
IX Valeurs disponibles Dettes à un an au plus
X Comptes de régularisation Comptes de régularisation

2. Rubriques de passif
2.1. Trois grandes masses
- Le fonds social (aussi appelé fonds propres) correspondent aux moyens qui
appartiennent en quelque sorte à l’entité. Il n’y a pas d’obligation de
remboursement ou de paiement.
- Les provisions (et impôts différés) : l’entité ne peut pas savoir si ceux-ci
deviendront des moyens propres ou des dettes. En fonction de la décision de
justice par exemple, on devra ou on ne devra pas payer un montant, on devra
payer plus ou moins que prévu : on provisionne alors un montant qui équivaut au
montant qu’on s’attend raisonnablement à devoir payer.
- Les dettes : montants que l’entité doit, à plus ou moins long terme, payer ou
rembourser.
2.2. Capital
Il s’agit du patrimoine affecté aux besoins d’une entreprise par ses associés ou
actionnaires, au moment de sa constitution ou par après. Le capital souscrit est

1 Plus un montant est exigible, plus vite on doit le rendre à son propriétaire initial
(celui-ci peut exiger le retour de son argent plus rapidement)
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celui que les associés ont promis d’apporter à la société. Le capital non appelé
est la partie du capital souscrit que l’organe de gestion de la société n’a pas
encore demandé aux associés de verser. Le capital mentionné en rubrique
principale est le capital libéré (déjà apporté par les associés). Le capital peut être
apporté en numéraire (monnaie) ou en nature.
2.3. Primes d’émission : ne pas étudier.
2.4. Fonds associatifs
Il s’agit de l’équivalent pour une association non marchande, du capital d’une
entreprise.
2.5. Moyens d’autofinancement
L’autofinancement se traduit par une augmentation de rubriques stockant les
résultats antérieurs : bénéfice reporté et fonds affectés pour le non marchand.
Bénéfice reporté = solde des bénéfices antérieur qui n’a pas été distribué. Quand
il est négatif, ce montant est porté à la rubrique perte reportée.
Fonds affectés = partie du bénéfice d’une association qu’elle a voulu identifier
dans ses comptes comme destiné à financer des dépenses futures pour
lesquelles il n’existe pas d’obligation ou de risque significatif.
2.6. Plus-values de réévaluation
Augmentation de la valeur monétaire d’éléments d’actif. La réévaluation n’est
jamais obligatoire, au contraire elle est fortement balisée pour éviter les
manipulations.
2.7. Subsides en capital
Subventions accordées par les pouvoirs publics en vue de contribuer au
financement direct d’investissements en immobilisations. Son montant est réduit
d’année en année par imputation au crédit du compte de résultat.
2.8. Provisions pour risques et charges
Elles couvrent des pertes ou charges de nature bien définies mais qui, lors de la
clôture de l’exercice, sont probables ou certaines, mais indéterminées quant à
leur montant.
2.9. Impôts différés : ne pas étudier
2.10. Subdivisions des dettes
On distingue dettes LT (à plus d’un an) et dettes CT (à moins d’un an).
2.11. Comptes de régularisation du passif
Charges à imputer (prorata de charges qui n’échoiront qu’au cours d’un exercice
ultérieur mais qui sont à rattacher à un exercice écoulé) et produits à reporter
(prorata de produits perçus au cours d’un exercice antérieur, qui sont à rattacher
à un exercice ultérieur).

3. Rubriques d’actif
3.1. Deux grandes masses
- Actifs immobilisés (investissements ; ne sont pas destinés à priori à être réalisés
en numéraire, ils doivent normalement générer d’autres actifs et produits).
- Actifs circulants (stocks ; destinés à être réalisés et à se transformer en
liquidités).
3.2. Frais d’établissement
Frais qui se rattachent à la constitution, au développement ou à la restructuration
de l’entité.
3.3. Immobilisations incorporelles
Investissements du type frais de recherche et développement, brevets, clientèle …
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3.4. Immobilisations corporelles


Investissements en éléments matériels (terrains, constructions, installations,
machines, matériel roulant, …). Les biens détenus en location-financement
(leasing) en font partie. Pour les associations, de simples droits d’usage portant
sur ces types de biens sont des immobilisations (ex : prêt à usage) ! Ces biens
sont amortis.
3.5. Immobilisations financières
( Investissements en titres et créances. Les cautions versées à certains
fournisseurs ou créanciers à titre de garanties permanentes en font aussi partie. )
3.6. Subdivisions des rubriques de créance
On distingue les créances CT (à moins d’un an) et LT (à plus d’un an). En droit,
toute créance est censée être payable immédiatement, sur simple vue du titre
présenté par le créancier. Certaines créances ne sont pas sous cette rubrique :
créances relevant des immobilisations financières, des placements de trésorerie,
des valeurs disponibles.
3.7. Stocks et commandes en cours d’exécution
Différence : production standardisée ou non. La commande en cours d’exécution
est destinée à un client déjà identifié, qui a spécifié les caractéristiques du produit
ou service à fournir. Le risque est avant tout technique. Les stocks comportent
des éléments relativement standardisés. Le risque est commercial (trouver des
acheteurs). Sous-rubriques de stocks : approvisionnements (matières premières
et fournitures), marchandises (acquises en vue de leur revente en l’état), produits
finis (issus de la production propre de l’entité).
3.8. Placements de trésorerie
Placements bancaires sur compte à terme, et placements en valeurs mobilières
(actions, obligations, …) qui ne sont pas des immobilisations financières. Ils visent
la rentabilité à CT, par une sorte de prolongement du disponible. (=> juste?)
3.9. Valeurs disponibles
Comptes financiers à vue, lettres de change, caisses-espèces, … Lorsque les
comptes financiers sont en négatif, ils figurent au passif.
3.10. Comptes de régularisation de l’actif
Charges à reporter (prorata de charges exposées au cours de l’exercice ou d’un
exercice antérieur mais qui sont à rattacher à un ou des exercices ultérieurs) et
produits acquis (prorata de produits qui n’échoiront qu’au cours d’un exercice
ultérieur mais qui sont à rattacher à un exercice écoulé).
A retenir : Actifs fixes : FE, II, IC, IF => réalisable à LT.
Actifs circulants : Stocks, créances, PdT, VD, CdR => réalisable à +/- CT

CHAPITRE 7 : Les rubriques du compte de résultat

1. Introduction
On classe les rubriques du compte de résultat par ordre décroissant du lien qu’elles
entretiennent avec l’activité habituelle de l’entité : produits et charges d’exploitation,
financiers, exceptionnels.
Rubrique ASBL
I Ventes et prestations

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Rubrique ASBL
II (–) Coût des ventes et prestations
III Bénéfice (perte) d’exploitation
IV Produits financiers
V (–) Charges financières
VI Bénéfice (perte) courant(e)
VII Produits exceptionnels
VIII (–) Charges exceptionnelles
IX Bénéfice (perte)

2. Précisions
2.1. Produits et charges par nature
On peut concevoir 2 types de définition du contenu des différents comptes de
résultat : par nature, ou par destination (classification par fonction). Le droit belge
privilégie l’approche par nature (plus simple pour le comptable). L’approche par
destination est plus anglo-saxonne et est permise par les normes européenne et
internationales (plus informatif et analytique).
2.2. Notion de charges et produits exceptionnels
On n’enregistre dans ces comptes que les opérations qui ne proviennent pas de
l’activité habituelle de l’entité. La notion d’exception est souvent liée à une marge
d’appréciation et donc à un risque de manipulation. Les normes internationales
ne permettent plus la publication d’éléments exceptionnels ou extraordinaires.
2.3. Définitions de certaines rubriques et sous-rubriques
- Chiffre d’affaires = montant des ventes de biens et prestations de services à des
tiers, relevant de l’activité habituelle de l’entité, sans les réductions commerciales
sur ventes et hors TVA.
- Autres produits d’exploitation = catégorie de produits venant de tiers, étant
résiduaires par rapport aux chiffre d’affaires, produits financiers, produits
exceptionnels.
- Approvisionnements et marchandises = sous-traitances générales et achats de
services, travaux et études qui interviennent dans le coût de revient direct des
fabrications => enregistrés en déduisant les réductions commerciales et la TVA si
cette dernière est déductible.
- Services et biens divers = charges liées à des S&B donnés par des tiers et
relatives à l’exploitation => enregistrés en déduisant les réductions commerciales
et la TVA si cette dernière est déductible.
- Autres charges d’exploitation = catégorie de charges payées ou dues à des
tiers, étant résiduaires par rapport aux approvisionnements et marchandises,
S&B divers, charges financières, charges exceptionnelles.
- Produits des actifs circulants = intérêts, dividendes, etc., obtenus des actifs
circulants de l’entreprise, sauf les stocks et commandes en cours d’exécution.
2.4. Affectation des résultats et lien avec le bilan
Lors de la clôture, les comptes de classe 6 et 7 seront mis en équilibre et les
comptes de bilan intégreront l’affectation du résultat.

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Reprenons les rubriques du CR classées par ordre décroissant selon le lien avec l’activité
de base de l’entité (de haut en bas, du plus courant au moins courant) :
Débit (hausse des charges) Crédit (hausse des produits)
Frais de personnel
Chiffre d’affaires (subsidié par les produits
Biens et services d’usages (frais généraux)
d’exploitation pour les ASBL)
Amortissements
Puis viennent les éléments financiers…
Charges financières Produits financiers (= dividendes)
Dettes, crédits d’investissement
Enfin viennent …
Produits exceptionnels (plus-value par
Charges exceptionnelles
exemple)
Charges fiscales Produits d’impôts

CHAPITRE 8 : Comptabilité de quelques opérations particulières

1. Introduction
Seront ici décrites des opérations particulières (!! examen).
Deux dimensions : écritures comptables et leur logique.

2. Variations de stocks
Plusieurs principes régissent les concepts de variations de stocks.
Les comptes de stock restent débrayés (= non mouvementés) durant l’exercice.
Quand on achète des éléments de stocks, on mouvemente la classe achats (6).
Quand on vend des éléments de stocks, on mouvemente la classe ventes (7).
Si les stocks ont augmenté après comptage, ça veut dire qu’on a amélioré le résultat.
S’ils ont diminué, ça signifie qu’on a empiré le résultat.
Exemple :
Somme des achats => 1 200 000. Somme des ventes => 1 000 000
Hausse des stocks (avant la fin de l’exercice) de 300 000. Résultat positif de 100 000.

3. Les frais de personnel


3.1. Calcul des rémunérations et du coût salarial
Sur le salaire brut, l’employeur retient d’abord les cotisations personnelles de
sécurité sociale (13,07 %), puis le précompte professionnel (de 0 à plus de 50 %).
Le solde = rémunération nette. Le patron paie de plus des cotisations patronales
de sécurité sociale (jusqu’à 35 % du salaire brut), l’assurance accidents du
travail, … Les cotisations de sécurité sociale sont versées à l’ONSS, le
précompte professionnel à l’Etat.
Il y a un délai de paiement pour l’ONSS et le préc. prof. qui varie selon la taille de
l’entreprise et le recours ou non à un secrétariat social, et qui n’excède jamais la
fin du mois qui suit l’expiration du trimestre (suaf pour le paiement de l’ONSS
afférente au second trimestre civil).

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Coût complet pour l’employeur
3.2. Ecriture comptable générique
Compte Intitulé Débit Crédit
62… Frais de personnel X
45… Dettes salariales, sociales et fiscales X

Dettes figurant provisoirement au passif, tant que


l’ONSS, le précompte et le travailleur ne sont pas payés
3.3. Exemple de calcul de salaire : voir p. 92.
3.4. Personnel intérimaire
Les frais de personnel intérimaire et les rémunérations attribuées aux gérants,
administrateurs, etc., en dehors d’un contrat de travail, sont imputés en “Services
et biens divers” (comptes 617 et 618) et non en “frais de personnel”.
3.5. Pécules de vacances et gratifications de fin d’année
3.5.1. Constitution de la dette de pécules de vacances
L’écriture, au 31 décembre N, est :
Compte Intitulé Débit Crédit
6237 Dotation aux pécules de vacances X
456 Pécules de vacances X

Dettes figurant provisoirement au passif, tant que les pécules


ne sont pas payés (ils le seront lors de la prise de vacances)
En ce qui concerne les primes de fin d’année, le compte 456 est remplacé par le
457 “Primes de fin d’année”.
3.5.2. Utilisation des dettes pour pécules de vacances
Au cours de N+1, les dettes sont extournées et de nouvelles dettes sont
constituées. Les “provisions” pour pécules de vacances figurent sous une
rubrique de dette LT et non de provisions parce que leur montant est connu.
3.6. Dette de pécules de vacances et non marchand
La constitution de ces dettes n’est souvent pas prévue pour les entités de la
fonction publique (elles gardent l’approche de trésorerie plus que celle
d’engagement).

4. Les amortissements
4.1. Raison d’être
Les immobilisations corporelles sont utilisées et perdent de leur valeur
(vieillissement) au cours du temps. Il faut donc les amortir. Notion complexe :
n’existe que parce qu’il y a des immobilisations ; il infléchit systématiquement
vers le bas la valeur d’un actif (juridisme prudentiel) ; il doit être
systématiquement acté, bénéfice ou pas, que l’immobilisation ait été utilisée ou
pas ; c’est une consommation intermédiaire compensée par un produit qui doit
couvrir le coût matérialisé par l’amortissement. Un amortissement n’est une perte
nette que s’il ne crée pas de contrepartie positive.
4.2. (Définition légale)
4.3. Ecriture comptable générique

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Compte Intitulé Débit Crédit


63… Dotation aux amortissements sur … X
20...9 à
Amortissements actés sur … X
27...9
4.4. Nature financière des amortissements
( Les amortissements constituent une charge déductible fiscalement de la base
imposable. ) Ils n’entrainent pas de décaissement.
4.5. Triple fonction des amortissements
Étaler dans le temps la charge des immobilisations ; constater l’usure des
moyens d’exploitation ; dégager des fonds pour permettre le renouvellement des
immobilisations (puisque la charge n’est pas accompagnée de sortie de monnaie).
4.6. Amortissement linéaire
Il répartit la charge d’amortissement de façon égale sur la durée de vie de l’actif
amortissable. Attention au prorata temporis : si l’acquisition de l’actif se fait durant
l’année (et pas le 1/01), il faudra répartir selon le nombre de jours d’utilisation.
4.7. Amortissements et réductions de valeurs
La technique est similaire mais l’état d’esprit est différent. Les réductions de
valeurs sont sensées tenir compte de la dépréciation des rubriques d’actifs non
soumis aux amortissements. Ils se différencient par l’objet sur lequel ils portent :
- Amortissements : Systématique, sur les frais d’établissements, IC, II, dont
l’utilisation est limitée dans le temps.
- Réductions de valeurs : Enregistrement occasionnel d’une dépréciation, IC, II
dont l’utilisation n’est pas limitée dans le temps (ex : un terrain) + autres éléments
de l’actif.

5. Les provisions
Elles consistent en la création d’un passif supplémentaire, précis quant à sa nature
(ex : provisions pour risques et charges) mais incertain quant à sa réalisation.
5.1. Catégories de provisions
Dans une perspective d’analyse des états financiers, il faudra tenter de ventiler
les types de provisions selon la durée et selon le risque de paiement, afin d’être
prêt à contrer toute éventualité. Le degré d’indétermination de leur montant peut
varier considérablement, certains peuvent être aisément appréhendé
(prépensions) et d’autres pas du tout (pour litiges).
5.2. Ecriture comptable générique
Au moment de la constitution de la provision :
Compte Intitulé Débit Crédit
63… Dotation aux provisons pour risques et charges X
16… Provision pour risques et charges X
Au moment de la survenance effective de la charge, on passe l’écriture inverse :
Compte Intitulé Débit Crédit
16… Provision pour risques et charges X
63… Utilisations et reprises de provisions X
5.3. (Nature financière des provisions)
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5.4. Exemple : voir p. 107


5.5. Les provisions et le non-marchand
Il y a une provision spécifique au non marchand : la provision pour dons et legs
avec droit de reprise.
5.6. Normes comptables internationales : définition bien plus restrictive.

6. Les régularisations des charges et produits


6.1. Raison d’être
Le compte de résultat et le bilan reflètent la situation de l’entreprise à la date de
clôture de l’exercice. Pour les charges et produits répartis sur plusieurs exercices,
il faut donc les répartir en prorata.
6.2. Ecriture comptable générique
Compte Intitulé Débit Crédit
7 ou 6 Produit (-) ou charge (+) X
49 Compte de réguarisation X
Et le 01/01/N + 1
49 Compte de réguarisation X
7 ou 6 Charge (-) ou produit (+) X
6.3. Catégories de régularisation
N° Nom Définition
Prorata de charges exposées aucours de l’exercice ou d’un
490 Charges à reporter exercice antérieur mais qui sont à rattacher à un ou plusieurs
exercices ultérieurs
Prorata de produits qui n’échoiront qu’au cours d’un exercice
491 Produits acquis
ultérieur mais qui sont à rattacher à un exercice écoulé
Prorata de charges qui n’échoiront qu’au cours d’un exercice
492 Charges à imputer
ultérieur mais qui sont à rattacher à un exercice écoulé
Prorata de produits perçus au cours de l’exercice ou d’un
493 Produits à reporter
exercice antérieur, qui sont à rattacher à un exercice ultérieur
6.4. Exemples et contre-exemples de régularisation : voir pp. 110 - 113.
6.5. Application de la technique de régularisation : voir pp. 113 - 116.

7. Les subsides (ici, se référer principalement à 7.8)


7.1. Les catégories de subsides
- 740 : Subsides d’exploitation et montants compensatoires. Octroyés par les
pouvoirs publics pour l’embauche du personnel, les frais de R&D ; subsides
destinés à couvrir un déficit d’exploitation (TEC, hôpitaux, …). L’obtention de ces
subsides est nécessaire à la survie de ces entités.
- 753 : Subsides en intérêts. Sur emprunts contractés par l’entité en vue du
financement d’immobilisés.
- 736 : Subsides en capital. Octroyés pour acheter ou faire ériger des
immobilisations. Ne figurant au bilan que temporairement, ils vont doucement se
consommer, au rythme des amortissements des actifs concernés par les
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subsides. Cette réduction échelonnée s’impute au produit d’exploitation


« cotisation, dons, legs et subsides ». Pour les grandes association non
marchandes, on n’utilise que le 736.
7.2. Les subsides d’exploitation
Compte Intitulé Débit Crédit
55… Disponible X
740 Subside d’exploitation X
Ou encore, si l’encaissement est différé (création d’une créance) :
Compte Intitulé Débit Crédit
4144 Subside d’exploitation X
740 Subside d’exploitation X
Et quand le subside est perçu réellement :
55… Disponible X
4144 Subside d’exploitation X
7.3. Subsides en intérêts
Compte Intitulé Débit Crédit
55… Disponible X
7531 Subside en intérêts X
Ou encore, si l’encaissement est différé (création d’une créance) :
Compte Intitulé Débit Crédit
4144 Subside à recevoir X
7531 Subside en intérêts X
Et quand le subside est perçu réellement :
55… Disponible X
4144 Subside à recevoir X
Voir d’autres infos (!!) p. 121.
7.4. Les subsides en capital
Ecriture :
Compte Intitulé Débit Crédit
416... Subside en capital à recevoir X
150 Subside en capital obtenu X
Et quand le subside est perçu réellement :
55… Banque X
416... Subside en capital à recevoir X
Prise en produit financier d’une imputation du subside en capital :

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Compte Intitulé Débit Crédit


151 Subside en capital repris en résultat X
736 Subsides en capital et en intérêt X
Subside d’exploitation => direct par le CR. Celui en K transite d’abord par le bilan
7.5. Exemple : voir p. 125.
7.6. Influence contrastée de l’utilisation des subsides sur les états financiers : voir pp.
125 - 128.
7.7. La régularisation de subsides d’exploitation
Il est parfois nécessaire de régulariser les subsides (subventions allouées par
année civile alors que le projet est sur une année scolaire par ex). Voir p. 129.
7.8. Les subsides et le non-marchand
2 types d’investissements : ceux qui transitent par un compte de passif
(financement d’investissement) et ceux qui ne font qu’entrainer un mouvement
dans le compte 736 sans affecter le passif (=> élément de résultat).
C’est donc la nature de l’activité (immobilisation ou non) couverte par le
subside qui indique comment la comptabiliser (passif ou directement CR).

8. Les frais d’établissement et les immobilisations incorporelles : lire.

9. Les plus-values de réévaluation et de réalisation


9.1. Plus-values de réévaluation
9.1.1. Généralités
Certains actifs (ex : terrains) peuvent voir leur valeur de marché s’élever
progressivement ou brutalement. Les entités sont donc autorisées à
réévaluer leurs immobilisations corporelles et financières, sous quelques
conditions : la valeur augmente de façon certaine et durable ; le résultat de
l’entité doit être suffisant pour absorber les amortissements supplémentaires
qui découleraient de la réévaluation ; la plus-value doit être “certaine et
durable”. Celles-ci ne seraient donc destinées qu’aux entités rentables.
9.1.2. Ecriture comptable générique
Compte Intitulé Débit Crédit
2…8 Plus-value actée sur immobilisation X
121 ou 122 Plus-value de révaluation sur … X
9.1.3. Nature financière et amortissement des plus-values de réévaluation
Seuls interviennent des comptes de bilan : on augmente les fonds propres.
Les plus-values actées sur des immobilisations amortissables doivent être
ensuite amorties ! => on crée des charges supplémentaires.
9.1.4. Sort ultérieur de la plus-value
Tant que l’actif concerné n’est pas réalisé, la plus-value peut être incorporée
au capital, annulée pour moins-value, transférée en réserve à concurrence
des amortissements actés sur plus-value. Elles doivent être souvent
réexaminées afin de s’assurer que leur réévaluation se justifie toujours.
9.2. Plus et moins-values de réalisation
Lors de la sortie de l’immobilisation du patrmoine de l’entité, celle-ci peut doner
lieu à une plus ou moins-value.

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Valeur d’acquisition de l’actif


– Amortissements cumulés actés
= Valeur nette comptable
– Prix de vente
= Plus ou moins-value réalisée
9.2.1. Ecriture comptable générique
Pour une plus-value :
Compte Intitulé Débit Crédit
2…9 Amortissements actés sur … X
400 Clients X
763 Plus-value sur réalisation d’immobilisés X
2…0 à Immobilisation (valeur d’acquisition) X
Pour une moins-value :
Compte Intitulé Débit Crédit
2…9 Amortissements actés sur … X
400 Clients X
663 Moins-value sur réalisation d’immobilisés X
2…0 à Immobilisation (valeur d’acquisition) X
9.2.2. Traitement fiscal : ne pas étudier
9.2.3. Caractère exceptionnel ou non des plus ou moins-values de réalisation
Dans le PCMN, il y a 2 types de comptes :
- 641 et 741 (autres charges et produits d’exploitation) : moins et plus-values
sur réalisations courantes d’immobilisations corporelles
- 663 et 763 (charges et produits exceptionnels) : moins et plus-values sur
réalisation d’actifs immobilisés.
On a déjà vu le critère d’exception au chapitre 7 (fréquence, caractère
habituel, rattachement à l’exploitation normale de l’entité). En pratique, les
plus et moins-values sur les immobilisations sont le plus souvent portés en
résultats exceptionnels.

10. Ne pas étudier.

11. Ne pas étudier

12. L’affectation des résultats


12.1. De la détermination des résultats à leur répartition
Le résultat de l’exercice est le solde qui résultat de la compensation de différents
montants créditeurs et débiteurs :
Rubriques Débit / Crédit
+ Ventes et prestations Crédit
– Coût des ventes et prestations Débit

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Rubriques Débit / Crédit


= Résultat d’exploitation
+ Produits financiers Crédit
– Charges financières Débit
= Résultat courant (avant impôts)
+ Produits exceptionnels Crédit
– Charges exceptionnelles Débit
= Résultat de l’exercice
+ Prélèvements sur les réserves immunisées Crédit
– Transferts aux réserves immunisées Débit
= Résultat de l’exercice à affecter
12.2. Ne pas étudier
12.3. Ne pas étudier
12.4. La répartition du résultat proprement dite
La loi oblige les SA, SPRL, SCA, SCRL à effectuer annuellement sur les
bénéfices nets un prélèvement d’un vingtième au moins affecté à la formation
d’un fonds de réserve; ce prélèvement n’est plus obligatoire quand la réserve
atteint le dixième du capital social.
Le reste dépend des statuts de la société et des décisions de l’AG.
12.5. Ecritures comptables génériques
Compte Intitulé Débit Crédit
14 Bénéfice reporté X
790 Bénéfice reporté de l’exercice précédent X
6920 Dotation à la réserve légale X
130 Réserve légale X
6921 Dotation aux autres réserves X
133 Réserves disponibles X
694 Rémunération du capital X
471 Dividendes bruts de l’exercice X
695 Administrateurs ou gérants X
472 Tantièmes de l’exercice X
693 Bénéfice à reporter X
14 Bénéfice reporté
En gris : ce que je pense qu’il faut enlever, du fait de l’entité non marchande.
12.6. Comptes annuels après répartition
Les comptes annuels présentés à l’AG sont déjà répartis => on suppose que l’AG
approuvera la répartition. Ceci est fait afin de ne pas surestimer les capitaux
propres donc de ne pas sous-estimer les dettes.

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CHAPITRE 10 : La demande d’information financière,


ses sources et ses thèmes fondamentaux

1. La demande d’information financière


Buts : éclairer et faciliter une prise de décision, faciliter le contrôle du management,
permettre le suivi des contrats ou accords dont des clauses dépendent d’une telle
information financière.
On peut dénombrer 7 groupes : investisseurs (=> ici fondateurs ou membres de
l’ASBL), créanciers (regardent la liquidité et la solvabilité, la rentabilité), le personnel
(rentabilité surtout), analystes et conseillers financiers, entreprises ou personnes en
relations d’affaires avec l’entité (=> clients, fournisseurs, concurrents, cas des fusions
et acquisitions), l’Etat et les pouvoirs subsidiants, le grand public.

2. Les sources d’information


2.1. Etats financiers
- Bilan (situation du patrimoine à la date de clôture)
Passif (sources de financement) = Actif (emplois ou utilisations des capitaux
investis).
- Compte de résultats (synthèse de la gestion pour 1 exercice comptable)
Produits, au crédit du CR, et Charges, au débit du CR.
- Annexes reprenant (1) des informations supplémentaires présentées sous forme
de tableaux commentant le bilan et le CR ; (2) des compléments d’information sur
les droits et engagements hors bilan, les relations avec les entreprises liées et les
entreprises avec lesquelles il y a un lien de participation, relations financières
avec l’organe d’administration ; (3) un résumé des règles d’évaluation adoptées
par l’organe administratif ; (4) des mentions spéciales dans certaines
circonstances définies par un arrêté royal.
- Bilan social (renseignements en matières d’effectifs)
2.2. Le rapport de gestion
Ecrit par les administrateurs, il comprend un commentaire sur les comptes
annuels (risques et incertitudes) ; données sur événements survenus après la
date de cloture ; indications sur des circonstances pouvant modifier le
développement de la société (sauf si cette communication causerait un préjudice
grave) ; indications sur les activités de R&D (mêmes réserves) ; informations sur
certaines opérations sur le capital.
2.3. Rapport du commissaire ou rapport de contrôle
Ne concerne pas toutes les associations. Le commissaire vérifie et atteste que
tout est conforme.

3. Les thèmes fondamentaux de l’analyse des états financiers


3.1. L’équilibre financier
Équilibre entre les ressources (les passifs) et les utilisations (actifs) à long terme ;
équilibre entre les fonds propres et les dettes au niveau du passif.
Les fonds propres sont la source de financement la plus couteuse mais ne créent
pas de contrainte de liquidité. Les fonds empruntés de long terme sont moins
onéreux mais créent des contraintes de liquidité (remboursement + intérêts).
3.2. La solvabilité et la liquidité
Solvabilité : capacité de l’entreprise à honorer ses dettes (long terme).
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Liquidité : capacité de l’entité à honorer ses dettes à heure et à temps, lorsque


celles-ci arrivent à échéance (court terme).
Défaut de liquidité et/ou solvabilité = liquidation judiciaire de l’association !
3.3. Les performances économiques et financières : la rentabilité
Mesure de la performance économique (capacité de générer des bénéfices). Ce
n’est pas un objectif en soi pour le non marchand mais réaliser un profit peut être
souhaitable (autofinancement).
3.4. Conclusion

1) Equilibre financier dans sa dimension d’équilibre dans la structure temporelle


des emplois et ressources.
2) Dans sa dimensions d’équilibre entre fonds propres et capitaux empruntés
3) L’augmentation de l’endettement peut améliorer la rentabilité et détériorer la
solvabilité.

CHAPITRE 11 : La restructuration du bilan et du compte de résultats

1. Principes
But : rendre à chaque rubrique d’actif ou de passif sa nature véritable ; reclasser les
produits et charges selon une logique analytique et non plus juridique.

2. Restructurations du bilan
Objectif : analyse de l’équilibre financier et de la solvabilité/liquidité.
Équilibre entre les ressources (les passifs) et les utilisations (actifs) à long terme ;
équilibre entre les fonds propres et les dettes au niveau du passif.
2.1. Présentation de l’actif selon le critère de durée
Créances LT rattachées aux actifs fixes ; pas de frais d’établissement et de frais de R&D.
II. Immobilisations incorporelles (sauf frais de R&D)
III. Immobilisations corporelles
Actifs fixes
(IV. Immobilisations financières)
V. Créances à plus d’un an

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VI. Stocks et commandes en cours d’exécution


VII. Créances à un an au plus
Actifs circulants VIII. Placements de trésorerie *
IX. Valeurs disponibles *
X. Comptes de régularisation
=> * Trésorerie active = VIII. + IX.
2.2. Présentation du passif selon le critère de durée théorique des fonds
I. Fonds associatif
III. Plus-values de réévaluation
IV. Fonds affectés
Capitaux
permanents V. Bénéfice/Perte reporté(e)
= VI. Subsides en capital
fonds social
+ dettes LT VII. Provisions
VIII. Dettes à plus d’un an
– Frais d’établissement
– Frais de R&D

Dettes à IX. Dettes à un an au plus *


court terme X. Comptes de régularisation
=> * La trésorerie passive = Dettes financières (dans IX., le point B.)
2.3. Présentation du passif selon le critère d’origine des fonds
I. Fonds associatif
III. Plus-values de réévaluation
IV. Fonds affectés
Fonds social V. Bénéfice/Perte reporté(e)
VI. Subsides en capital
– Frais d’établissement
– Frais de R&D

Dettes VII. Provisions


Capitaux
LT VIII. Dettes à plus d’un an
empruntés
= IX. Dettes à un an au plus
dettes totales Dettes
CT X. Comptes de régularisation
2.4. (—)
2.5. Le concept de fonds de roulement net
Il mesure le montant de ressources LT disponibles pour financer le cycle
d’exploitation.

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FRN = Capitaux permanents - Actifs fixes


= Actifs circulants - Dettes à CT
ACTIFS PASSIFS
Actifs fixes Capitaux Fonds propres
FRN permanents
Actifs circulants Dettes totales
Dettes CT
2.6. Le concept de besoin en fonds de roulement
Le besoin en fonds de roulement dépend de la traduction financière du cycle
d’exploitation :
- Si le délai moyen de stockage + le délai moyen de paiement des clients est
supérieur au délai de moyen de payement des fournisseurs, il y a un besoin
structurel de financement de long terme pour le cycle d’exploitation : cas de
l’industrie ;
- Dans le cas contraire, il n’y a pas de besoin de financement du cycle d’exploitation
et donc pas besoin d’un fonds de roulement : cas de la grande distribution.
BFR d’exploitation =
Stocks et commandes en cours d’exécution (VI.)
+ Créances commerciales (VII. A.)
– Dettes commerciales (IX. C.)
BFR divers =
Autres créances (VII. B.)
+ Comptes de régularisation d’actif (X.)
– Dettes à plus d’un an échéant dans l’année (IX. A.)
– Autres dettes à court terme (IX. D, E, F.)
– Comptes de régularisation de passif (X.)
BFR d’exploitation + BFR divers = BFR total =
Actifs circulants (hors trésorerie active)
– Dettes à CT (hors trésorerie passive)
2.7. (—)
2.8. Relation fondamentale de l’équilibre financier
FRN – BFR = Position de trésorerie nette (PTN)
= Trésorerie active (Valeurs disponibles + Placements de trésorerie)
– Trésorerie passive (Dettes bancaires à CT)
4 profils-types de trésorerie nette illustrés pp. 195 - 197.
2.9. Deux éléments complémentaires d’analyse du BFR
Il faut prendre en compte la sous-traitance (la sous-traitance réduit le BFR du fait
de la diminution des stocks) ; et regarder l’évolution plutôt qu’un montant à un
moment donné (ex : activité saisonnière).
2.10. (—)
2.11. Confection d’une grille de restructuration du bilan : voir pp. 199 - 200.

3. Restructuration du compte de résultats (d’une entité non marchande)


Voir pp. 205 - 206 (la flemme de recopier un tableau qui va me prendre 2h).
4. Limites
Les principes de restructuration portent 3 limites : ils s’appuient sur des données
statiques ; nous sommes dans une perspective externe de saisie des informations (on

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perd l’accès aux infos internes) ; les entités ont une certaine liberté légale dans la
définition de leurs règles d’évaluation (marge de manoeuvre => pas d’homogénéité des
comptes donc comparaisons plus difficiles).

CHAPITRE 12 : La méthode des ratios

1. Les principes de base de la méthode des ratios


1.1. Origine et définition
Développée dans les années 30 (crise économique) par des banquiers.
Ratio = rapport arithmétique qui met en relation deux ou plusieurs masses
financières provenant du bilan (appelées stocks), du CR (appelés flux) ou des
annexes. Un ratio stock/flux exprime une durée, un ratio flux/stock mesure un
coefficient par unité de temps souvent exprimé comme un taux. Un ratio stock/
stock ou flux/flux est un indicateur de dimension exprimé en %.
1.2. Les avantages de la méthode des ratios
- Facilité de mise en œuvre et simplicité des calculs
- Rapidité de mise en application
- Automatisation aisée à l’aide d’un tableur ou d’un système expert pour l’analyse
d’une décision comme, par exemple, l’octroi d’un crédit
1.3. Limites et inconvénients de la méthode des ratios
- Absence de fondements théoriques (=> trop de ratios, plusieurs noms pour un
seul ratio, difficulté de choix du ratio adéquat,…). Pour y pallier, la statistique aide
à faire les bons choix.
- Difficulté d’interprétation des ratios. Deux solutions : recours en des normes
hors desquelles le ratio sera jugé défavorable (fourchette) => bof (nier la
spécificité de certaines entités) ; comparaison des ratios de l’entité avec la
moyenne des ratios des entités d’un même secteur => ne serait-ce pas mieux de
faire la moyenne des “bonnes” entreprises? Mesure de dispersion (écart-type p.
ex.) élevée, quid ? Quid de certaines entreprises très diversifiées? Quid des
secteurs comportant peu d’entreprises?.
- Danger d’interprétations erronées
- Absence d’identification des causalités (seulement des tendances).
- Effet “mode” des ratios, pouvant être utilisés voire “améliorés” par la
communication d’une entreprise.
1.4. Quelques recommandations pour un bon usage de la méthode des ratios
- Analyser les ratios sur plusieurs années (5 minimum) car l’évolution d’un ratio
est souvent plus informative que son niveau à un point dans le temps.
- Interpréter simultanément plusieurs ratios pour faire apparaître les interrelations
entre équilibre financier, solvabilité et rentabilité.

2. Les ratios d’équilibre financier 2


Voir slides 13 à 15 du [Link].

3. Les ratios de solvabilité/liquidité


Voir slide 16 du [Link], PAS 17.

2 A partir de là, je ne suis plus le livre mais les slides, plus représentatives de ce qui a été dit oralement.
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Il est très facile d’améliorer ces ratios en augmentant les comptes valeurs disponibles
(actif) et dettes financières à CT (passif).

4. Le(s) ratio(s) de rentabilité


Voir slide 23 du du [Link].

5. (—)

6. Les ratios spécifiques aux entités non marchandes


Voir pp. 248-249 du livre ; slide 23 du [Link].

7. Conclusion
- Les techniques d’analyse financière présentées ici permettent d’identifier les
difficultés financières auxquelles fait face une entité.
- Il faut tenir compte des caractéristiques de l’activité de l’entité dans l’interprétation de
l’analyse financière .
- Les ratios doivent être examinés sur une période de cinq ans car le trend est plus
informatif et être comparés aux entités du même secteur
- Pour identifier le risque de faillite, l’analyse doit se concentrer sur la solvabilité et la
liquidité.

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