MODULE : DIDACTIQUE
Situation problème : LA GÉNÉTIQUE DES
POPULATIONS
Réalisé par : Sous L'encadrement :
• BALET Houda Pr. ZERROUQI Zahra
• BERHILI Hajar
• EJJHAOUI Youssef
• EL OUALI Soukaina
• EL ABDERRAHMANI Hanane
• ELMEKKI Abdelelah
• GUETIB Souhaila
• YAKHLEF Hanan
Niveau scolaire : 2ème année du baccalauréat, SVT
Unité 4 : La génétique des populations
Contexte :
Yassine reçoit un oiseau en cadeau pour son anniversaire. C’est un magnifique
canari jaune qui vit dans une cage. Chaque jour, Yassine le nourrit, lui donne
de l’eau, et l’écoute chanter. Mais après quelques semaines, Yassine
commence à se sentir triste pour l’oiseau. Il se demande si cet animal ne serait
pas plus heureux en liberté.
Un jour, Yassine décide d’en parler à sa grande sœur :
- Yassine : Je veux libérer mon oiseau. Il est fait pour voler, pas pour vivre
enfermé dans une cage.
- Grande sœur : C’est une belle idée, mais as-tu réfléchi à ce qui pourrait lui
arriver s’il est libéré ?
Consigne :
En exploitants les documents ci-dessous sur les phénomènes de sélection
naturelle, détermine si Yassine devrait libérer son oiseau ou non.
Supports :
Document 1 : Exemple 1 :
Chez l'escargot des haies, les couleurs et le nombre des bandes sont très
diverses. Dans un même lieu vit un mélange d'individus différents. Toutefois, la
répartition des différents phénotypes n'est pas la même d'un milieu à l'autre.
Les grives sont des prédateurs des escargots, qu'elles capturent puis cassent
sur des pierres afin de les consommer.
Les grives repèrent plus facilement les escargots à
Coquille claire. Donc les coquilles très voyantes, facilement repérable, sont
moins abondantes que les coquilles plus discrètes.
Exemple 2 :
La prédation est un réel facteur d'évolution, en tant que pression de
sélection. Les prédateurs ont évolué en déjouant les adaptations de leurs
proies, et inversement.
Exemple 3 : Le choix d'un partenaire sexuel est basé sur un ensemble de
caractéristiques liées au génotype de l'individu.
Document 2 :
La phalène du bouleau (Biston betularia) est une
espèce de papillon nocturne qui se rencontre
souvent posée sur le tronc des Bouleaux. Il en existe
deux formes : une aux ailes blanches tachetées de
noir dit typica et une aux ailes sombres dit carbonaria. Jusqu'au début du dix-
neuvième siècle on ne connaissait que la forme typica. En 1849, le premier
spécimen carbonaria est signalé en Angleterre près de Manchester, et sa
fréquentation ne cesse d'augmenter.
En 1955, pour expliquer la répartition des deux variétés de papillons, Kettlewell
et d'autres chercheurs ont réalisé les expériences suivantes :
Des phalènes de deux types sont capturées et marquées, ventralement, par
une minuscule tache de peinture, puis lâchées dans deux milieux différents :
Un bois aux troncs clairs, couverts de lichens (région non polluée du dorset).
Un bois aux troncs clairs, couverts de lichens (région polluée de Birmingham).
Quelques jours après, les phalènes sont recapturées et dénombrées. Les
résultats obtenus sont représentés sur les tableaux suivants :
Document 3 :
Les pressions du milieu (flèches rouges) peuvent agir de différentes façons sur
une population.
Les différents graphes ci-dessous représentent la distribution des phénotypes
dans une population de souris, sur plusieurs générations :
Notez que la courbe continue représente la distribution de divers phénotypes
dans la population et la courbe discontinue représente la distribution des
phénotypes de la population d'origine.
Document 4 :
Population d'origine Sélection directionnelle Sélection stabilisante Sélection
divergente
La coloration de la phalène est lié à un gène pour lequel il existe 2 allèles :
C’est l'allèle responsable de la couleur de la variété "carbonaria" et domine
l'allèle c responsable de la couleur de "typica".
Le graphe ci-contre, présente la variation de la fréquence des deux variétés
de phalène (Carbonaria et Typica) dans la région de Manchester durant 100
ans).
Réponses attendues :
Document 1 : Étude sur les escargots et leur prédation par les
grives
Les grives repèrent plus facilement les escargots à coquille claire et les
capturent pour se nourrir. Par conséquent, les escargots à coquille moins
voyante sont plus nombreux car ils survivent mieux. Cette situation illustre la
sélection naturelle où les individus ayant des caractéristiques avantageuses
dans leur environnement survivent et se reproduisent davantage.
Document 2 : Recherche sur les phalènes du bouleau
Les phalènes typica (aux ailes blanches) étaient majoritaires avant
l'industrialisation. Avec la pollution, les troncs des bouleaux sont devenus plus
sombres, favorisant la survie des phalènes carbonaria (aux ailes sombres). Les
phalènes carbonaria sont donc devenues majoritaires dans les zones
polluées. Cette adaptation montre l'importance du camouflage pour la
survie.
Document 3 : Graphiques sur la sélection naturelle
Les graphiques montrent comment les pressions environnementales
influencent la distribution des phénotypes. Par exemple, dans une sélection
directionnelle, un phénotype particulier devient plus fréquent parce qu'il est
avantageux dans un certain environnement.
Document 4 : Variation de la fréquence des phénotypes des
phalènes
Le graphique montre l'augmentation de la fréquence des phalènes
carbonaria à Manchester au cours de 100 ans en raison de la pollution. Cela
démontre que les caractéristiques avantageuses pour un environnement
spécifique (ici, des ailes sombres dans un environnement pollué) permettent
une meilleure survie.
Application au cas du canari
En utilisant les informations des documents, on peut argumenter que le canari
en liberté ferait face à des défis similaires à ceux des escargots et des
phalènes :
Prédation : En liberté, le canari pourrait être plus exposé aux prédateurs, tout
comme les escargots à coquille claire sont plus repérés par les grives.
Adaptation au milieu : Le canari est habitué à vivre en captivité, tout comme
les phalènes typica étaient adaptées aux troncs clairs. Le canari pourrait ne
pas être bien adapté pour survivre en liberté.