Risques Professionnels 2
Risques Professionnels 2
Séance 01
Introduction :
Ce module est, en principe, lié au droit social (le noyau), mais il y a des exceptions. C’est-à-dire ce
module est lié à autres disciplines comme le droit du travail, le droit des assurances, le droit de
prévoyance sociale.
Les papiers : c’est la preuve de l’existence du contrat de travail. Mais, le plus important, les papiers
qui sont liées à la prévoyance sociale (la CNSS, la maladie, …).
Les mécanismes de prévoyance permettent à chaque personne de subvenir à ses besoins en cas
d’invalidité, maladie, décès, …
Donc, les mécanismes de prévoyance sont l’outil qui permettent de faire face les risques
professionnels.
Quelle est la raison derrière l’immigration vers l’Europe ? : car il y a une protection sociale.
Vous travaillez : vous touchez un salaire. Vous ne travaillez pas, vous bénéficiez des allocations
chômage.
Si vous tombez malade, il y a des structures sanitaires qui vont me prendre en charge
gratuitement.
Sans prévoyance sociale, vous rencontrez des problèmes financiers en cas de chômage, personne
vous prenez en charge en cas de maladie.
Au Maroc, la protection sociale était liée principalement aux personnes qui travaillent c’est-à-dire
les salariés ou les fonctionnaires. Mais, actuellement, avec la généralisation de la protection
sociale, les indépendants vont bénéficier de la prévoyance sociale.
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La protection sociale devient un droit de l’Homme. A l’époque, les droits de l’Homme était
uniquement le droit de s’exprimer, de vivre, de voter, …
Le droit de la protection sociale couvre toute sorte de personne : les salariés et les non-salariés.
Pour les salariés, ils ont leurs papiers c’est-à-dire ils ont un statut juridique, une protection sociale
et une retraite. Si un salarié souffre de l’invalidité, ses ayants droits peuvent toucher une pension
d’invalidité ou de retraite jusqu’à la fin de sa vie. Ce système est occidental.
…..
Avec les changements touchant des modes de la vie, les risques sont évolutifs.
C’est la technologie qui nous influence. En effets, les choses changent, ce qui touche et change le
comportement humain.
La technologie entraine des changements économiques et sociaux. Il s’agit d’une évolution des
activités, d’un développement des métiers.
Tant que les modes de vie changent, les risques deviennent évolutifs. En effet, tant qu’il y a une
évolution de la vie, il y a également une évolution au niveau des risques (nouveaux risques
professionnels).
La protection sociale, c’est le droit d’avoir une couverture sociale contre les risques. (35:20)
Les risques sont à savoir : la vieillesse, la maladie, les accidents, le décès, l’invalidité, …
Pour les maladies, il y a des maladies graves, des maladies de longue durée.
Il faut y avoir une protection sociale pour faire face aux risques professionnels.
Par exemple : une fille peut porter deux pièces sur la plage, mais ça est interdit si elle dépasse les
limites de la plage. Il y a le risque d’être sanctionnée (l’outrage public à la pudeur).
La notion de risque a plusieurs définitions, en droit civil, en droit du travail, en droit social, en
droit administratif, en droit des assurance, …
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La notion de risque ne concerne seulement les événements malheureux, mais également les
événements heureux comme la maternité. Pourtant, dans la plupart des cas, il est liée aux
événements malheureux.
Il y a des risques qui touchent la personne (fait interne), et il y a ceux touchant le bien (fait
externe).
Un accident, c’est un événement qui est lié à un fait externe. Tandis que la maladie est lié à un fait
interne.
Les risques professionnels sont liés aux faits internes et faits externes.
Il faut y avoir des normes de sécurité pour faire face aux risques professionnels.
Est-ce qu’il faut s’intéresser à la sécurité, à la santé, aux risques professionnels au sein de
l’entreprise ou bien s’intéresser à promouvoir l’emploi ?
Le problème, c’est que la plupart des gens s’intéresse à trouver un travail pour subvenir à leurs
besoins sans prendre en considération dans quelles conditions ils vont travailler.
Même les employeurs, ils cherchent la rentabilité, et ils ne s’intéressent pas aux normes de
sécurité.
La problématique : Encourager l’emploi et laisser les gens travailler dans n’importe quelle
condition.
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Séance 02
Les trois disciplines, qui sont liées aux risques professionnels, sont le droit civil, le droit social et
le droit des assurances.
Le droit social : c’est l’avènement et l’évolution d’une discipline appelée « prévoyance sociale ».
A l’époque, la couverture sociale au Maroc ne concernait que les salariés (secteur privé) et les
fonctionnaires (secteur public). Mais, actuellement, avec la généralisation de la couverture sociale,
la protection sociale va englober tout le monde : les commerçants, les artisans, …
La couverture sociale, c’est la couverture contre les risques liés à la maladie, l’invalidité,
l’hospitalisation, et aussi liés à la vieillesse.
Selon les statistiques démographiques, le taux d’espérance de vie, dans les années 80, était de 55
ans. Maintenant, c’est 70 ans.
… (07:00)
Si on admet 1000 retraités, on doit avoir 1000 nouveaux postes. Il s’agit du système de retraite
par répartition.
Dans le système de retraite par répartition : les cotisations, versées par les actifs au titre de
l'assurance vieillesse, sont immédiatement utilisées pour payer les pensions des retraités. Ce
système repose donc sur une forte solidarité entre générations. Chacun paye pour l’autre.
Le problème, aujourd’hui, au Maroc, le nombre de nouveaux postes est inférieur au nombre des
retraités. Autrement dit, les retraités ne sont pas remplacés, ce qui entraine un déficit.
Les retraités ne sauront pas touchés 100% de leurs salaires, par exemple juste 70%.
Il peut appliquer les solutions ci-dessus en cas de déficit quand le nombre des actifs n’est suffisant
pour payer les retraités.
Pour le risque de vieillesse en secteur privé, la CNSS impose que chaque personne doit cumuler
un nombre spécifique de jours de travail pour qu’il puisse bénéficier de la pension. Il ne peut pas
bénéficier même s’il atteint l’âge de 60 ans.
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C’est lorsqu’une personne … de faire une opération chirurgicale, une suivie médicale, …
L’invalidité partielle, par exemple, lorsqu’une personne a fait un accident, ce qui entraine des
fractures sur son jambe et il ne peut pas marcher.
L’invalidité totale, c’est lorsqu'une personne se retrouve, à la suite d'un accident ou d'une maladie,
dans un état de santé (physique ou mental) l'empêchant, de façon permanente et totale,
d'effectuer un travail ou une activité pouvant lui procurer du gain ou du profit.
Une autre définition de l’invalidité totale : c’est lorsqu’une personne ne peut plus faire ses besoins
personnels sans l’intervention d’un tiers.
Les risques professionnels au sein de l’entreprise, se divise en deux catégories : les risques qui
sont liés à la personne et les risques qui sont liés au bien.
Les risques liés à la personne : les risques professionnels dans une université qui concernent les
professeurs, les étudiants, les salariés, …
17 :45
La notion de risque a plusieurs définitions selon ces disciplines : le droit social, le droit civil et le
droit des assurances.
La responsabilité en droit civil est basée sur la faute, le dommage et le lien de causalité.
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Séance 3 :
Notion de risque
En matière de l’assurance la notion de risque c’est un évènement aléatoire comme le décès qui est
un risque certain parce qu’on ne connait pas la date.
Lorsqu’on dit risque, c’est un évènement survenu soit à la personne soit au Bien, autrement-dit, il
y a des risques qui touchent les personnes et des risques qui touchent les Biens.
Autrement-dit, c’est des événements qui peuvent survenir dans un milieu qui est l’entreprise.
Il y a la notion professionnelle :
C’est une notion qui est développé en droit d’une manière remarquable.
Cette notion est développé, à l’époque grâce à la loi de droit de consommation (la protection de
consommateur), parce que au départ (la loi sur la protection de consommateur ou le droit de la
consommation) a pu générer une distinction entre un professionnel et un consommateur comme
par exemple une relation entre un vendeur et un acheteur, ça veut dire selon les règles de droit de
DOC, ce contrat est entre le vendeur et l’acheteur, ça c’est la relation de base.
La loi sur la consommation, c’est protéger le consommateur, et selon cette loi on ne dit plus
vendeur et acheteur mais on dit, professionnel et consommateur.
C’est-à-dire le consommateur doit être protégé par des règles qui dépassent les règles ordinaires
d’un contrat de vente.
Selon les règles de droit des contrats, le vendeur a une obligation de garantir la possession de la
chose, de garantir les vices cachés de la chose.
Mais là, on est sur une relation professionnelle, qui est le vendeur, le fabriquant, le représentant
de fabricant…, Il faut distinguer entre le professionnel et le consommateur, exemple, un grossiste
c’est professionnel, lorsqu’il va agir dans toutes les situations en tant que professionnel. Dans le
cadre de système de commerce électronique, il y a une analyse entre le B2B et B2C, c’est entre
professionnels et entre professionnel et consommateur, c’est-à-dire on est dans une mesure de
qualification des parties, lorsqu’on dit consommateur, il a le droit d’information, de changer le
produit dans un délai très court… Alors que le professionnel, on ne peut pas dire un groupe de
commerçant est un consommateur, parce que son activité est faite d’une manière professionnelle
et par conséquent on ne peut pas dire que c’est un simple consommateur et c’est là on dit c’est des
risques professionnels, qui sont lié à une profession
Le professionnel, personne qui exerce une activité qui soit fait une prestation de service ou elle
produit une chose (une production de Bien) qui est destiné à la consommation, comme la
production de laits et dans ce cas il y a des mesures qui sont extrêmement régit pour la santé et
que le produit doit être un produit de qualité par des règles très sévères en matière de contrôle
qualité de ce produit.
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Par exemple : lorsqu’on veut exporter un produit aux Etats unis, il faut un passe sanitaire pour
chaque produit, et ce passe se fait à travers des mesures (comme les analyses, les composants de
ce produits …) et ces modalités sont extrêmement sévères.
Ça veut dire chaque pays, il a ses normes ou ses règles en matière de contrôle de qualité de produit,
pour le distribuer au consommateur.
Ça veut dire, ce sont des normes professionnelles, selon ces normes, soit le produit va être accepté
et distribué dans le marché soit va être refusé.
De toute manière, lorsqu’on dit professionnel, ça veut dire une obligation particulière, il y a une
responsabilité aggravée, qui est de plus en plus une responsabilité ou le professionnel est
impliqué, ou il y a une présomption de responsabilité. Ça veut dire que le professionnel est dans
un degré de responsabilité légale plus important qu’une responsabilité normale, c’est une
responsabilité aggravée.
Dans le cadre de production des produits guérissables et les produits dangereux, sur le
plan juridique, il y a une responsabilité qui est plus aggravé et contraignante, comme le cas
des véhicules qui utilisent le carburant et le carburant est considéré comme un produit
dangereux et la responsabilité est plus contraignante que la responsabilité de droit
commun.
C’est-à-dire lorsqu’on dit professionnel, ça veut dire qui est lié à la profession, on peut classer une
profession comme étant une profession qui produit un produit dangereux, il y a un certain nombre
de norme de sécurité qui doit être respecté pour prévenir contre les risques professionnels (ex :
dans une station de service, on ne peut pas mettre du commerce en haut, parce que le risque il est
énorme, il y a des risques d’explosion).
Juridiquement parlant, ces professionnels ont une garantie d’une obligation de garantir une
sécurité (comme les produits alimentaires, ils doivent garantir la sécurité des aliments et
des produits, sinon on pourrait avoir un risque d’intoxication, dans ce cas-là c’est la raison
pour lequel des dispositions qui sont extrêmement contraignants, c’est les Etats-Unis
n’accepte pas n’importe quel produits, il faut qu’il soit contrôlé, vérifié, audité …, et dans
d’autres pays acceptent n’importent quels produits qui ne respectent pas les normes de
sécurité).
Lorsqu’on parle de l’entreprise, l’entreprise est l’entité économique dotée des moyens humains et
des moyens techniques.
Economiquement parlant, est qu’on doit mettre des obligations très contraignants aux
entreprises de grande taille par rapport aux entreprises de moyenne taille et de petite
taille ?
En principe, on doit appliquer la même chose, parce qu’ils sont destiné au public, ça veut dire on
pourrait avoir les mêmes normes de sécurité, parce qu’il y a un risque d’intoxication.
Juridiquement parlant on ne peut faire la distinction entre les petites entreprises, moyennes
entreprises et grandes entreprises, parce que c’est une activité, peu importe le montant généré.
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Si par exemple j’ai acheté un produit alimentaire et ce produit il m’a causé de l’intoxication,
dans ce cas-là, il faut avoir la preuve qui est le ticket par lequel j’ai acheté ce produit, parce
que le droit de la responsabilité repose sur la responsabilité de la preuve, la traçabilité.
C’est pour cela qu’il y a une certaine entreprise qui ont des produits qui peut entrainer la mort, ils
ont une obligation légale de mettre dans leurs produits une mention claire de prévention contre
les risques professionnels comme les entreprises de TABA (fumé tue) sinon il peut engager la
responsabilité.
Lorsqu’on dit la responsabilité, c’est la responsabilité de ne pas avertir les consommateurs des
conséquences des produits.
Ce qui nous intéresse dans ce cas-là, c’est que le fondement de la responsabilité concernant les
risques professionnels aux seins de l’entreprise, qui sont lié à son activité, à son personnel ou
consommateur et à l’image de l’entreprise (à la marque de l’entreprise par ce qu’il est juste un
concept).
C’est-à-dire, la responsabilité se base sur la notion de faute, lorsque je dis je suis responsabilité ça
veut dire que je suis fautif. Cette notion de faute est liée à une composante sociale, culturelle et
religieuse (parce que la règle religieuse n’est pas une règle juridique) qu’il faut les respecter.
La négligence (omission) est une faute qui est un acte négatif (si par exemple un étudiant a
commencé à insulter une fille de tous les mots et si le prof n’intervient pas ça veut dire qu’il a accepté
ce genre de comportement).
L’entreprise sa responsabilité ce n’est uniquement de dire qu’elle n’est pas fait un acte
positif, mais il peut être un acte négatif.
Dans le cadre des risques professionnels, à l’époque il y’avait la période de la renaissance, qui a
donné lieu à une révolution industrielle, qui a créé la machine et la main d’œuvre et la cadres.
Dans le cadre de la production, il peut y avoir des accidents liés à l’utilisation de la machine, donc :
Est-ce que celui qui utilise la machine, le propriétaire de la machine, l’exploitant de la machine ou
bien la personne qui a la garde de la machine ?
Ce système de faute personnelle ne peut pas fonctionner dans ces cas, parce qu’à l’utilisation de
la machine, il peut y avoir des évènements et dans ce cas-là, ils ont créé une théorie de
présomption de faute.
S’il y on a un problème lié à la machine, il y a une présomption de faute, ça veut dire, la personne
qui a la garde de la machine ou la propriétaire de la machine, il est présumer responsable.
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Avant il y avait que l’agriculture et la pèche, mais l’avènement de l’industrialisation a créé les
risques professionnels liés aux personnes et aux Biens et dans ce cas-là, la loi a prévu la
présomption de faute.
La faute personnelle prouvée, c’est l’article 77 du DOC et la présomption de faute, c’est l’article 88
du DOC.
Si jamais il y a eu un accident au niveau d’un amphi, on ne va pas chercher la faute, la faute est
présumée, le gardien de l’amphi, il est responsable (faute, préjudice, lien de causalité et le
dommage).
Les accidents de travail, c’est un incident survenu pendant le travail ou l’occasion de travail.
Le système classique, il va …….. la position de la victime, parce qu’on est devant deux catégories,
le responsable et la victime et la victime doit être protégé, c’est le principe.
Le système de risque professionnel, en général, c’est un système qui a donné lieu à la protection
de la victime, cette protection on l’appelle, la réparation intégrale de dommage.
Ça veut dire on ne va pas chercher la faute de qui, sinon on ne va pas garantir à indemniser la
victime et c’est pour cela, il y avait un développement de l’assurance (qui est un système
d’indemnisation).
L’entreprise doit avoir les normes de responsabilité sociale, parmi ces normes, c’est le travail des
mineurs.
A l’époque les entreprises recrutent les mineurs (à partir de 12ans) parce que leurs salaires sont
inferieur au salaire des adultes.
Maintenant au niveau juridique au Maroc, l’âge pour qu’une personne puisse accéder au travail
est à partir de 15 ans (il y a une convention internationale qui prévoit cette possibilité), parce
qu’à cet âge la personne il peut avoir son brevet qui est le minimum et lié à l’obligation de
scolarité.
La responsabilité sans faute est responsabilité objective dans ce cas est une obligation de
résultat (c’est atteindre l’objectif).
Entre parenthèse l’obligation de moyen, c’est de faire tous les moyens et toutes les mesures
possibles pour atteindre l’objectif.
L’obligation de l’entreprise dans le cadre de tout ce qui est risque professionnel devient de plus
en plus une obligation de résultat, c’est-à-dire une responsabilité sans faute.
Chaque discipline de droit a une finalité, comme le code de la famille qui a pour objectif de garantir
la stabilité de la famille et comme ce module de risques professionnels cherche à avoir une
profession maximale contre les risques professionnels au sein de l’entreprise, c’est-à-dire, on
cherche à protéger les consommateurs, les utilisateurs, les salariés contre les risques
professionnels.
Si on applique toutes les conditions et les mesures à l’entreprise au niveau des RP, on ne peut pas
garantir le plein emploi.
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Séance 4 (les fondements juridiques) :
Le droit ce n’est pas un élément stable, il évolue dans le temps selon plusieurs
critères.
En matière de risque professionnel, on a dit qu’il y a un lien avec plusieurs disciplines de droit, à
partir de ces disciplines, Il faut toujours baser sur les dispositions légales qui sont
considérées comme une base légale en cette matière.
La base légale de tout ce qui est risque professionnel, c’est l’article 88 du DOC qui stipule :
«Chacun doit répondre du dommage causé par les choses qu'il a sous sa garde, lorsqu'il est
justifié que ces choses sont la cause directe du dommage, s'il ne démontre :
1. Qu'il a fait tout ce qui était nécessaire afin d'empêcher le dommage ;
2. Et que le dommage dépend, soit d'un cas fortuit, soit d'une force majeure, soit de la faute
de celui qui en est victime. »
Ça veut dire, on ne va pas chercher est ce qu’il est fautif ou n’est pas fautif, autrement dit, l’auteur
du dommage est responsable et la victime a droit à une réparation.
En principe, il y a toujours, l’auteur du dommage et la victime.
En droit de la responsabilité on veut toujours protéger la victime, ça veut dire, que ces risques
professionnels au sein de l’entreprise, réduire, faire toutes les mesures nécessaires pour qu’un
risque professionnel ne soit déclenché (précaution).
- Il faut faire des mesures de précautions (il faut prévenir les risques professionnels).
- lorsqu’il y a une survenance d’entreprise (un risque déclenché), il y a des mécanismes qui
permettent de réparer le dommage, parce qu’il y a un principe qui dit la réparation
intégrale du préjudice.
En matière d’assurance, ce système vise, à réparer, à payer le montant de l’indemnité.
Pour l’article 88 du DOC (responsabilité délictuelle), qui est un texte général.
Le contrat de louage de service ou de travail par l’article 749, 750 du DOC (responsabilité
contractuelle), c’est aussi un texte légal en matière des risques professionnels.
L’article 751 du DOC : on ne peut pas déroger à cette disposition par compensions spéciale, parce
que 1èrement c’est une règle impérative et 2èment c’est une règle d’ordre public, c’est-à-dire le
fondement juridique de la garanti des risques professionnels, c’est une disposition d’ordre public.
L’article 24 du code de travail, cet article il a une ressemblance avec l’article 749 du DOC.
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Une obligation de sécurité en matière de précaution contre les risques professionnels, Il y a une
obligation de garantir la sécurité, c’est la prévention, on fait une annonce pour prévenir contre
tout risque lié à tous ces risques qui pouvant survenir.
Une obligation générale de sécurité: il faut prévenir contre le risque lié à tout un risque qui peut
survenir.
Les articles au-dessus, ce sont des règles qui prévoient essentiellement les obligations de garantir
tout ce qui est risque professionnels au sein de l’entreprise, c’est-à-dire que la base de ces risques
professionnels est liée à ces règles.
En matière de droit des assurances : le droit de la protection sociale, maintenant la CNSS devient
obligatoire pour tous les salariés et même les indépendants.
Ex : si une personne travaille, elle a mis un accident de travail (elle n’est plus en mesure de
travailler), dans ce cas, la loi dit, que si la personne touchera une indemnité journalière
équivalent à deux tiers de sans salaire (s’elle touche 100dh par jour, elle lui reste 66dh (100*2/3)),
c’est la protection sociale (un statut social).
Le système d’assurance est fait pour la réparation intégrale du préjudice qui concerne les
personnes et les Biens.
Le système du risque professionnel est un système qui est basé à couverture que ça sera de la
personne ou du Bien de la personne.
On est sur un fondement légal du risque professionnel, on a aussi les instruments qui sont lié à la
réparation les cas survenant du risque professionnel qui est un système de précaution, c’est-à-
dire, lorsqu’on parle des RP on parle de règles de droit commun (DOC), les règles de droit spécial
(tout ce qui est droit social et droit de la prévoyance sociale) et enfin le système de réparation qui
est le système des assurances.
Lorsqu’on parle de la CNSS, c’est une couverture sociale, c’est un système d’indemnisation, si un
salarié n’est déclaré dans la CNSS, il est dans une situation irrégulière, 2èment, la CNSS donne des
indemnités par enfant (400dh).
Si on voit d’une manière détaillée, qu’elles sont les aspects qu’il faut analyse et qui concrétise sur
volet de l’obligation de sécurité, de garantir la sécurité des personnes au sein de l’entreprise.
1èrement, au niveau du code de travail marocain, il existe un certain nombre de disposition, qui
définissent et analysent les conditions et les règles particulière de l’hygiène et de la sécurité des
salariés au sein de l’entreprise, dans les articles 281 jusqu’à 340. (Les règles spéciales)
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Ces règles expliquent pas mal des conditions concernant l’aération, les locaux, la médecine du
travail, la sécurité et l’hygiène au sein de l’entreprise (comme le casque dans certains cas) que l’on
appelle les normes de sécurité et d’hygiène pour garantir la sécurité des personnes parce qu’il y a
une obligation de résultat.
Juridiquement parlant :
Il y a un problème des institutions prévu par le code de travail qui ont pour objet
l’accompagnement (1 :11 :06) et l’exécution cette obligation de garantir la sécurité.
On a les comités de sécurité de l’hygiène, le médecin de travail, l’inspecteur de travail, ce sont des
institutions qui ont pour objet de garantir et de veiller à l’application des règles de sécurité
d’hygiène.
Parfois au Maroc, on trouve une difficulté de l’application d’une manière sévère les normes à une
entreprise, dans ce cas il y a certaine entreprise qui ne déclarent pas ses salariés à la CNSS, dans
ce cas si on applique les règles ils peuvent fermer et envoyer les salariés au chômage.
Un travail : Les normes de sécurité et l’hygiène au sein de l’entreprise établie par la CGEM.
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Séance 5 :
On a évoqué les dispositions relatives aux risques professionnels au sein de l’entreprise que ce
soit au niveau de la règle général qui touche la responsabilité objective (responsabilité de
l’employeur) et on a évoqué aussi les dispositions qui sont prévu dans le DOC concernant la partie
de louage de service et de travail et puis on a évoqué le code de travail à partir des dispositions de
l’article 24 qui parle d’une obligation générale qui touche la sécurité et l’hygiène au sein de
l’entreprise.
On a déjà parlé de ces obligations, obligation de l’employeur ou de chef de l’entreprise quant à ces
RP, on a parlé de la notion de prévention, il y a une obligation de garantir la prévention et on a
aussi parlé de la nature de cette obligation est ce que est une obligation de moyenne ou de résultat.
Obligation de garantir la sécurité est une obligation de résultat plus qu’une obligation de moyenne.
La loi a imposé l’obligation de tout ce qui est commet au sein de l’entreprise, lorsqu’on parle de
type des RP, il y a un type qui est le droit des accidents de travail
Au niveau de la loi, dans le code de travail, la loi a restaurée un certain nombre d’institutions de
mécanisme qui ont pour objet de garantir la sécurité de l’hygiène au sein de l’entreprise et de
garantir les supports 8 :29
On a l’institution qui est prévu par le code de travail que l’on appelle les comités de sécurité et
d’hygiène au sein de l’entreprise. Les articles qui prévu cette institution qui doit être
obligatoirement crées dans les entreprises qui sont prévues dans l’article 336 du CT. Les
attributions de ce comité sont prévues dans l’article 338 du CT.
C’est-à-dire, au regard de la loi, l’Etat a instauré des institutions, ça veut dire que l’obligation qui
est à la charge de chef de l’entreprise, c’est une obligation de résultat.
On est dans un contexte d’institutionnalisation des règles lié à une …. De la sécurité au sein de
l’entreprise qui constitue un des noyaux des RP au sein de l’entreprise. Dans ce cas, ces règles,
elles ont un intérim juridique, du moment que la loi a prévu quelques institutions comme les
services médicaux de travail, le comité de sécurité et d’hygiène, l’inspection de travail et le
médecin de travail, tous ces institutions ont pour objet d’assurer la sécurité d’hygiène au sein
de l’entreprise.
Il faut dire une chose, qu’actuellement il y a une évolution au niveau des normes (ex : le téléphone
portable, sa taille) et ces normes devenus international.
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Avant au Maroc, l’accès au travail à partir de l’âge de 12ans, maintenant le Maroc a approuvé une
convention internationale au niveau emploie des jeunes salariés des jeunes dont l’âge requis est
15ans sans aucune contrainte, la même chose pour les femmes, avant elle ne peut pas travailler
sans l’accord de son mari qui était prévu dans une disposition de DOC 1913, c’est pour cela
certaines femmes ont mis une clause dans les années 80 dans l’acte de mariage pour pouvoir
travailler et étudier, maintenant cette disposition a était abroger en 1990.
C’est-à-dire, il y a une évolution au niveau des normes dans tous les domaines.
La nuit en droit de travail, dans le secteur agricole de 20h et 5h, c’est-à-dire la femme peut
commencer le travail à partir de 6h du matin par contre à l’époque ce n’était pas le même cas.
Dans ce cas-là, il y a des RP par rapport à ça, c’est-à-dire, qu’il a des normes, il faut respecter les
normes (ex : le passe sanitaire des produits).
Chaque produit il a une normalisation (ex : le fait de faire entrer une véhicule, il faut qu’elle soit
approuvé), c’est-à-dire, il faut respecter un certaine nombre de normes.
Les normes sont différentes, comme les salariés qui devront mettre le casque, ça c’est une norme
de sécurité, comme aussi en centre d’appel, il faut mettre du masque à cause des vibrations qui
viennent de téléphone et qui peut causer des maladies (maladies professionnelles).
C’est-à-dire, qu’il y est des contraintes dans le cadre par de lieu de travail, dans ce cas, il faut
prévoit des normes de sécurité, qui prévoit un environnement de travail qui confort.
Là on est sur une normalisation, il faut prendre des mesures de sécurité qui sont obligatoires,
parce qu’il y a une obligation de prévention.
Ces normes des sécurités et d’hygiène au sein de l’entreprise constituent une obligation qui
doit être respecté par l’entreprise et par le chef de l’entreprise et ce point-là engendre des
obligations de 28 :07.
Il y a un élément des normes qui est prévu par le code du travail, lorsque l’entreprise veut
employer quelqu’un, il faut qu’il passe par l’examen médical préalable.
Certaine entreprise, elle fait un examen de grossesse aux femmes mariés, pour qu’elles ne puissent
pas bénéficier de congé de maternité et ça illégale, il touche le principe d’égalité, ça veut dire on
ne doit pas faire une discrimination lié au sexe, à la religion...
Au niveau des règles de droit, on est dans un système de norme lié au RP, 1èrement, sont
variés touchent la personne, l’activité et le produit, il y a même risque collectif par pays,
2èment, évolutif, les RP au sein de l’entreprise sont évolutifs, donc il y a toujours l’aspect
prévention, sur le plan légal, la base légale qui existe, que l’obligation est une obligation de
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résultat et 3èment, des mécanismes de protection, de détection, de prévention, de
traitement… .
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Les accidents de travail et les maladies professionnelles :
(Recherche sur la loi qui concerne les accidents de travail et les maladies professionnelles)
Un cas, il y avait un accident de travail, le salarié dit que cet accident il est à l’occasion du travail
et l’employeur dit non, le salarié il était diabétique.
Juridiquement parlant : est que la cause de l’incident (la personne a chutée), c’est accident ou c’est
une maladie ?
Ce qui est intéressant ce n’est pas de dire que c’est un accident ou c’est une maladie, c’est
l’argumentaire, c’est on dit que c’est une maladie (définition), il faut argumenter ou l’inverse.
(Les avocats, s’ils défendent le salarié, ils vont argumenter que c’est un accident de travail, sinon
s’ils défendent l’employeur, ils vont argumenter que c’est une maladie).
Si par exemple, on dit que c’est une maladie, on doit prouver que le salarié a chuté à cause de
diabétique et ce n’est pas la première fois etc.
Si on dit que c’est un accident, le salarié par exemple, il était en train de descendre en utilisant
l’escalier et il y avait un problème à ce niveau, et qu’il n’a pas fait attention et qui a causé de
l’accident.
C’est-à-dire qu’il a le droit de système d’indemnisation plus complète en cas d’accident (les frais
médicaux, l’indemnité l’incapacité physique permanente IPP) que le système de maladie
(remboursement des frais médicaux ou des frais d’hospitalisation).
Il faut argumenter, on a dit que la responsabilité est responsabilité objective, responsabilité sans
faute, on présume que c’est un accident OU la faute de la victime, ça veut dire, que la victime, elle
doit suivre des traitements, et elle n’a pas suivi ses traitements et ça c’est une exonération de la
responsabilité, qui est un élément de preuve, selon l’article 88 du DOC.
En cas de doute s’il y a un problème entre la femme et son mari, selon la convention, c’est la parole
de la femme.
Entre le salarié et l’employeur, en cas de doute, selon une règle générale, c’est en faveur du salarié.
16
En considère, que ces parties c’est la partie la plus faible et loi essaie toujours de protéger cette
partie.
Mais ce n’est pas toujours le cas, le syndicat, c’est une composante forte dans une entité.
Dans le cadre des RP, le code de travail marocain a instauré des institutions (médecin de travail,
les services médicaux, le comité de sécurité et d’hygiène et l’inspecteur du travail)
L’inspection de travail : c’est une entité gouvernementale, c’est un fonctionnaire qui dépend de
ministère de travail et qui a pour objet de veiller à contrôler l’application de droit de travail
notamment tout ce qui est mesure d’hygiène.
Il y a médecin de travail et inspecteur de travail : c’est-à-dire médecin de travail doit vérifier les
conditions de sécurité et d’hygiène …, comme a dit qu’il y a des normes qui s’appliquent.
Dans certain secteur, il y a ce qu’on appelle le travail dangereux, comme le secteur des mines …,
dans ce cas-là, la loi attribue des règles spécifiques plus rigoureuses que les règles de droit
commun.
Ça veut dire on ne peut pas avoir les mêmes normes, dans un café ou restaurant que dans un four.
Ex : on ne peut pas avoir une maison en hait d’une station de service, parce qu’il y a un risque
d’explosion.
Le système est fait de cette manière, l’employeur a une obligation générale, le salarié est protégé
par des lois, par des institutions et en cas de survenance d’un accident, on doit avoir une
couverture sociale qui est l’assurance qui va payer cette personne.
L’employeur, il doit garantir la sécurité, il doit avoir une assurance contre les risques de l’accident
de travail.
Le salarié doit travailler dans un environnement qui est confort selon les normes des sécurités et
d’hygiène.
C’est ça le modèle social, on a des lois (des bases légales), on a des protections, on a des institutions
qui ont pour objet de garantir ces risques et puis on a des entités qui ont pour objet de garantir
d’indemnisation.
C’est pour cela les salariés demandent d’avoir la CNSS et l’accident de travail, qui est obligatoire.
17
Les maladies : on dit remboursement des frais, on ne dit pas l’indemnité c’est autre chose.
18
Séance 6 :
Les institutions de sécurité et d’hygiène, c’est pour tout type de risque à caractère professionnel
(accident et maladie) et pour but de protéger et prévenir les personnes salariés et faibles, on parle la
prévention et de garantir la sécurité et l’hygiène au sein de l’entreprise.
On aussi la médecine du travail que prévu par le code de travail, que le médecin du travail est un
métier qui a pour objet de vérifier est ce que les conditions de travail sont remplies et que les
salariés travaillent dans des conditions selon des normes de sécurité que la loi impose.
Si une personne qui souffre d’une maladie et que cette maladie augmente à cause de la nature de
son travail, il peut avoir deux solutions, le médecin de travail lui prouve sa maladie et que la loi
prévoit ces mesures, qui sont :
Ça c’est un rôle de médecin de travail, il va suivre l’état de santé des salariés et les installations et
ça parmi les causes qui ont permet l’évolution au niveau des normes de sécurité contre les RP au
sein de l’entreprise, parce que les RP sont évolutifs.
Le rôle de ces organes est un rôle de respect et de chercher des solutions par rapport ces risque
qui sont évolutifs.
Ces actions sont établie dans une mesure de veiller à certaine garantie cette obligation de sécurité
et d’hygiène.
C’est-à-dire, ce comité de sécurité prévu par la loi relatif à cet objet, avec tous les éléments
juridiques, c’est-à-dire, l’objectif est 1èrement prévention et 2èment est de garantir l’obligation
de sécurité et d’hygiène.
Exemple :
Article 281 du code de travail, dispose que l'employeur doit veiller à ce que les locaux
de travail soient tenus dans "un bon état de propreté" et présentent "les conditions d'hygiène et
de salubrité nécessaires à la santé des salariés".
La CNSS a une liste des maladies chroniques, si une maladie ne figure pas dans cette liste, elle ne
va pas être considéré comme une maladie chronique.
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Avant il y avait des maladies qui ne sont pas considérés comme des maladies chronique mais à
cause de l’évolution de ces maladies ils deviennent des maladies chroniques figurés dans la liste
des MC dans la CNSS.
A côté des catégories des risques professionnels qui sont liés aux biens, aux personnes et à
l’endroit, il y a aussi des RP qui sont liés aux souffrances physiques de travail (le plus répondu)
et aux souffrances mentales de travail.
1- L’accident du travail, considéré comme l’évènement le plus répondu comme étant une
souffrance physique de travail, parce que ça touche le physique.
2- La maladie professionnelle.
Il y a ce qu’on appelle une obligation de réserve : c’est une norme de respect, respect sur le plan
social, ça doit rester professionnel parce qu’il y a toujours les normes entre le personnel et le
professionnel.
L’accident de travail :
Il y a une différence entre la notion d’accident la notion de maladie ; la maladie c’est évènement
interne alors que l’accident est un évènement externe qui est un accident survenue au travail ou
à l’occasion du travail.
Cette distinction entre ces deux évènements est extrêmement primordiale, car on peut avoir deux
interprétation, on peut que c’est un accident de travail comme on peut dire que c’est une maladie
professionnel et les effets ne sont pas les mêmes, lorsqu’on qualifie l’événement accident,
j’applique les règles concernant l’accident de travail et lorsqu’on qualifie l’événement maladie,
j’applique les règles concernant la maladie qui est relatif à la CNSS.
La loi marocaine a dit que tout élément survenue au travail ou à l’occasion de travail est réputé
accident de travail, qui donne lieu à une indemnité.
L’accident de travail est parmi les événements les plus répondus et plus usuels et la définition de
cet événements est une définition qui est extrêmement large.
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C’est la raison pour laquelle en droit marocaine a considérée l’accident de trajet comme étant un
accident de travail.
Par exemple :
- vous sortez avec vos enfants et vous avez pris la route vers votre travail (lieu de travail),
dans le trajet entre votre domicile et votre lieu de travail, vous avez eu un accident, c’est
un accident de trajet, qui est réputé accident de travail.
- Une femme qui sort de son travail à 16h30 et qui a l’habitude d’aller voir sa mère, on peut
considérer que le temps de trajet entre la résidence de sa mère et son lieu de travail.
Dans ce cas-là, l’origine du l’accident est lié au travail, c’est-à-dire, que l’accident de trajet vers
le lieu de travail et le lieu de travail vers le lieu de domicile.
Un déplacement, c’est un ordre de mission, qui fait pour des raisons que s’il y a un accident va
être considéré comme accident de travail.
Le système d’accident de travail a pour objet de bénéficier d’un certain nombre de garantie
(prise en charge).
La personne qui a eu un accident, elle ne peut pas toucher son salaire, parce que le salaire est
la contrepartie du travail et qu’il a un aspect alimentaire.
Dans ce cas, la loi a prévu une allocation journalière, l’organisme qui veille l’accident de travail
va verser une allocation journalière, c’est-à-dire, une pension quotidienne et qui correspond
à deux tiers de salaire (s’il touche 100dh par jours il lui reste 66dh comme pension
quotidienne), et ça dans une période qui commence à partir de la date de l’accident jusqu’à la
date de guérison, parce que la victime de l’accident va reprendre son travail après la guérison
et dans ce cas va toucher son salaire.
La loi a prévu aussi, toutes les opérations, les soins médicaux, les frais médicaux,
hospitalisation sont à la charge de la comptabilisation.
Soit il est guéri au sens ce qu’on appelle IPP (incapacité physique permanente), dans ce cas, il
touche une indemnité.
Il y avait un accident, la victime a passé 3 mois de traitements et elle a guéri, elle a mis une
attestation de guérison, elle a repris le travail, au moment qu’elle a repris son travail, elle a eu
une aggravation de son état de santé, on dit la victime a rechuté, dans ce cas, mais ça nécessite
un repos et qui va toucher une pension quotidienne jusqu’à sa guérison, elle va avoir une
attestation du 15jrs, soit jusqu’à guérison soit prolongation.
Ça veut dire, ce principe c’est la réparation de préjudice (1 :19 :30), ça veut dire, elle va avoir
une indemnité journalière, une prise en charge de ses frais et d’hospitalisation et il va avoir en
3ème lieu une indemnité en cas d’incapacité physique permanent.
L’accident de circulation est un autre régime avec des indemnisations différentes de l’accident
de travail.
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Si un salarié un eu un accident de circulation pendant son jours de repos, on considère que
cet accident est un accident de circulation sur la voie publique, parce qu’il n’est pas survenu
au travail ou à l’occasion de travail.
Il y a aussi es accidents de la vie privée, par exemple, une personne en train de prendre sa
douche, a fait un accident.
L’importance de ça, c’est avoir un droit de l’indemnité et un remboursement de tous les frais
médicaux et d’hospitalisation.
Et ça ce qu’on appelle la couverture sociale qui prend en charge les accidents de travail et la
maladie professionnelle.
Il faut prouver que la personne au moment de l’accident était par le travail, ça veut dire, elle
est frappé à ses occupations professionnelles.
La cour de cassation française précisée que l’accident qui survient à une heure de travail et en
un lieu justifié par l’activité professionnelle, peut être considérée comme …1 :28 :10, qualifié
comme accident de travail.
Donc 1èrment, il faut vérifier est ce que l’accident est survient dans un jour ouvrable
3èmemt, 1 : 30 : 20
22
Séance 7 :
L’accident de travail est un événement survenu lors de travail ou à l’occasion de travail et que
l’objectif recherché est ce qu’on appelle la réparation intégrale du préjudice et une stabilité au
niveau de la rémunération.
Le système d’indemnisation de couverture qui est prévu par la loi est un système qui a pour objet
de garantir une rémunération à la victime d’accident de travail, qui va permettre de maintenir le
caractère alimentaire du salaire (le minimum du salaire (50%) pour garantir une vie normale).
Donc la loi a prévu un système d’indemnisation qui comporte une indemnité à la victime de
l’accident de travail qui correspond 50% de son salaire de la date de l’accident jusqu’à la date de
guérison, jusqu’à ce qu’il reprend son travail (il va toucher son salaire intégrale).
Celui qui va payer cette indemnisation c’est la compagnie d’assurance parce que l’accident de
travail c’est une assurance obligatoire.
Dans ce cas-là, tout le monde est protégé, d’une parte, la victime de l’AT qui va toucher une
indemnité et d’autre part, l’employeur qui ne va pas être chargé de couvrir les charges de
l’accident de travail à la victime.
C’est pour cela, que l’employeur doit assurer les salariés contre les risques liés aux accidents de
travail.
Juridiquement parlant, normalement la victime va toucher la moitié de son salaire, des fois,
l’employeur donne une avance aux salariés jusqu’à ce que la compagnie de l’assurance paie les
indemnités.
En ce qui concerne les indemnités, il y a une indemnité journalière et indemnité en cas d’IPP
(incapacité physique permanent).
Pour que la victime puisse bénéficie de la rente viagère en cas de l’IPP, il faut qu’il remplisse deux
critères : le salaire et le taux d’IPP.
Et celui qui fixe le taux de salaire c’est le médecin de travail de la campagne d’assurance.
Et si jamais on n’accepte pas le taux d’IPP fixé par le médecin de travail, on pourrait aller au
tribunal, on demande une indemnisation, dans ce cas-là, le tribunal va fixer le taux d’IPP en se
basant sur une expertise médicale.
Le taux d’IPP c’est le plus important, car sur la base de ce taux, est-ce que la victime peut avoir une
indemnisation ou pas.
La loi prévue si le taux de IPP est moins de 10%, la victime a le droit de toucher un capital, c’est-
à-dire, une indemnité une seule fois.
23
Parce que si une victime a un salaire de 3000dh et le taux de 6%, elle va toucher 180dh par
trimestre à vie, dans ce cas-là et vu que le montant est faible, la loi, elle lui donne la possibilité de
toucher ces montants une seule fois, ce qu’on appelle un capital.
Et si jamais que la victime de IPP a décédé, la rente viagère va passer à ses ayants droits.
S’il n’a pas une assurance d’AT, dans ce cas-là, il sera responsable, il va être contraint de payer les
indemnités en cas d’un AT survenu.
C’est un système qui est basé sur une indemnité 15 :47, et dans ce cas-là, ça permet une
compensation financière des risques survenus.
AT régie par des dispositions concernant AT et AC régie par d’autres dispositions donc les
indemnités ne sont pas les mêmes.
Un cas : un salarié subie un accident trajet, en droit marocain, il est un AT, et dans ce cas, il est
considéré comme AC.
La question : est-ce que cette victime peut bénéficier de 2 indemnités de même préjudice?
En droit le préjudice est réparé une seule fois parce que sinon on aura un enrichissement sans
cause (ça veut dire on ne peut pas avoir une somme d’argent sans cause).
Le préjudice va être réparé par une seule indemnité soit par une indemnité lié à l’accident de
travail ou à l’accident de circulation.
Et dans ce cas, la loi prévue que lorsqu’il y a un accident de trajet qui est une AT et AC (il y a des
indemnités différentes ente AT et AC),
Si on voit au titre de l’AT je vais toucher 10000, et au titre de l’AC je vais toucher 17000.
La victime va toucher l’indemnité au titre d’AT et elle va toucher une indemnité complémentaire
qui est la différence entre 17000 et 10000.
Il y a quelques-uns abandonnent l’accident de travail mais ce n’est pas toujours différent parce
que l’AT est une responsabilité objective ça veut dire l’employeur assume la pleine responsabilité,
l’AC, on a un système lié à la responsabilité sans faute, dans ce cas, il y a un partage de
responsabilité, entre la personne qui est fautif et personne victime de l’AC parce qu’il n’a pas fait
attention ou elle n’a pas fait les mesures nécessaires (le 1er assume 3 quart et le 2ème assume 1
quart.
Par exemple : un AC entre une personne a brulé le feu rouge et l’autre qui a un excès de vitesse,
on va dire que le premier n’a pas respecté les feus rouge, il a 3 quart et l’autre il a un excès de
vitesse qu’il peut éviter l’accident dans ce cas un quart, ou 50 pour chacun.
Ça veut dire je touche une indemnité sur la base de partage 75% (si je touche sur la base de 100%
je la touche sur la base 75%).
24
Dans l’AT on ne parle pas de la responsabilité, on a une indemnité journalière et une indemnité
d’IPP.
Dans l’AC soit une responsabilité est entière à une personne soit elle est partagée (la victime
assume une partie de la responsabilité).
Dans le cas la responsabilité partagé, elle aura la moitié de l’indemnité (17000/2), donc la loi la
plus favorable pour la victime est l’AT (la responsabilité est entière), et dans ce cas elle va toucher
une indemnité liée à l’AT avec une indemnité complémentaire pour avoir une réparation intégrale
du préjudice.
Le principe : la personne ne va pas être réparée deux fois (une seule indemnité) parce que
le principe des deux AC et AT sont des principes indemnitaires, ils indemnisent sur la base
du préjudice subi.
Ça veut dire le forfait est cumulable avec l’indemnité quel que soit le régime de décès, s’il y a une
indemnité au titre de l’AT et une indemnité au titre de l’AC, dans ce cas ne sont pas cumulable.
Là, lorsqu’on est devant une indemnité, c’est-à-dire, il y a une compensation de préjudice, parce
que le principe c’est de réparer le préjudice, ça peut être que la victime eu même qui va recevoir
l’indemnité ou bien ses ayants droits en cas de décès de la personne.
La victime peut toucher une indemnité en cas de maladie professionnelle, la loi prévue que
lorsqu’il y a des circonstances qui auraient aggravé la situation de la victime, elle peut toucher une
autre indemnité (indemnité complémentaire).
C’est-à-dire dans ce cas-là, soit que les ayants droits touche une indemnité en cas de décès ou la
victime eu même touche une indemnité, c’est-à-dire, il y a une compensation financière.
La maladie professionnelle, c’est une maladie qui est établie suite à l’exercice de la
profession.
On peut avoir une maladie soudaine comme on peut avoir une qui se développe pendant plusieurs
années parce qu’on peut avoir un milieu de travail sans aération ou des produits chimiques…
La cour de cassation marocaine a dit que ce tableau est à titre exhaustif, c’est-à-dire que la maladie
doit être développée à l’occasion de travail, il faut toujours que lien de causalité existe entre la
maladie et la profession.
25
C’est pourquoi, on a le délai de responsabilité, ça veut dire, on doit chercher est ce que la victime
a développé sa maladie dans la première entreprise ou dans la nouvelle entreprise.
Si la personne a développé sa maladie dans la première entreprise, donc elle est responsable,
sinon la nouvelle est responsable.
C’est pour cela on a le délai de responsabilité, c’est-à-dire, ils vont compter la durée de la maladie.
Dans le tableau chaque maladie professionnelle a son délai de responsabilité pour savoir qui est
le responsable.
Parce qu’il peut y avoir une maladie et la personne ne savait pas, c’est pour cela que la loi a établi
le tableau des maladies avec des délais pour chacune.
Dans ce système la personne qui n’est pas malade paie pour la personne qui est malade, c’est un
système de solidarité et de mutualité.
Ça veut dire les personnes paient d’une manière indirecte aux autres personnes qui ont besoin
réel de l’indemnisation au titre de l’AT ou de MP.
26
Séance 8 : (les points de ressemblance et dissemblances entre AT et MP)
Si cet évènement remplis les conditions, la personne a droit à des prestations et à des
indemnités et puis il y a une institution qui s’occupe de l’indemnité.
C’est la raison par laquelle, lorsqu’on parle de l’AC, on s’intéresse pas à l’accident, on
s’intéresse est ce que la personne a une assurance.
Donc l’objectif c’est que les personnes doivent avoir la couverture sociale.
Donc on cherche qui est le responsable ou la faute de qui, c’est une responsabilité objective, c’est
la responsabilité de l’employeur.
Le fait qu’il y a un accident de travail, l’employeur est condamné a payé une certaine indemnité a
la victime ce qui va lui pousser de faire une déclaration à la compagnie d’assurance et l’assureur
est tenu de payer à la place de l’employeur en cas d’accident de travail et que l’employeur doit
indemniser le salarié.
C’est-à-dire, l’employeur est responsable en cas d’un accident survenu à un salarié, mais l’assureur
tenu de payer à la place de l’employeur.
Le principe : c’est la responsabilité de l’employeur, c’est-à-dire c’est lui qui va payer, mais
dans ce cas c’est l’assureur qui va payer à sa place.
Mais si le salarié n’a pas une assurance, dans ce cas, l’employeur est tenu de payer les indemnités
au salarié de ses propres fonds.
C’est un système de couverture, que ça soit une maladie, MP ou AT, c’est une responsabilité sans
faute.
On ne s’intéresse pas de l’origine de maladie, il suffit de faire un certificat médical pour avoir des
indemnisations.
Au niveau de l’AT
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Pour les entreprises c’est la CNSS qu’on l’appelle l’AMO, c’est une assurance obligatoire, parce qu’il
y a un intérêt pour l’entreprise, salarié et le pays.
Les dispositions juridiques concernant tout ce qui est maladie, maladie professionnelle et accident
de travail sont des dispositions d’ordre public (on peut déroger à ces dispositions).
Parce que : il faut que le montant d’indemnité accordé soit conforme à la loi, on ne peut pas payer
ce qu’on veut à un salarié victime d’un accident, maladie ou maladie professionnelle, doit être
conforme à la loi
C’est pour la raison pour laquelle, dans le cas des indemnisations, toutes ces procédures de ce
système passent par le tribunal.
Pour le cas d’un AC : la victime peut faire une transaction, s’elle n’est pas d’accord sur l’offre de la
compagnie d’assurance, elle peut aller au tribunal.
Mais dans le cas d’AT et MP : il n’y a pas cette possibilité de transaction, le montant accordé soit
conforme à la loi, il faut passer par la justice parce que les dispositions sont d’ordre public.
Dommage peut être matériel ou moral : c’est le tribunal qui fixe ce dommage, le dommage matériel
est facile de le quantifier, ça c’est le régime du droit commun. Il peut être une faute civile comme il
peut être une faute pénale. (Dommage, c’est selon l’appréciation du juge).
Le régime de droit commun c’est un système qui est lié à un pouvoir discrétionnaire (le juge qui
décide) : ne s’applique pas aux accidents de travail et MP.
Parce qu’on élaboré un régime spécial d’indemnisation (le montant d’indemnisation est déjà fixé),
ce système d’indemnité.
Face à ce régime de droit commun ou le système est un système discrétionnaire, ils ont établi des
critères objectives d’indemnisation pour ce type d’AT et de MP pour ne laisser le pouvoir
discrétionnaire de juge, on doit établir des normes, qui vont donner un chiffre ou des chiffres.
Ex : indemnité journalière est 2 tiers de salaire, c’est une norme, c’est un forfait.
Ce nouveau système se base sur deux paramètres (dans tous les systèmes AT et MP) :
technique et financier.
1ère critère : Technique : le taux d’IPP (n’est pas dans sa pleine capacité de travailler,
vie), c’est le médecin qui donne ce critère.
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Ex : deux victimes, elles n’ont pas les mêmes salaires, qui ont eu un AT, avec IPP, elles n’auront pas
les mêmes indemnités.
Donc la formule est : l’IPP et le salaire, et ça c’est la base de (maladie professionnelle et l’AT), c’est-
à-dire c’est un système d’indemnisation régulé.
Et c’est là où il faut voir que la contestation est une contestation qui est sur le taux de l’IPP.
L’IPP : c’est après la guérison, après l’AT ou la MP, la victime a eu un taux d’IPP (entre 0 et 100%).
IPP 100% : c’est l’incapacité physique totale, ça veut dire que la personne ne peut pas subvenir à
ses besoins sans l’assistance d’une tiers personne et le contrat d’assurance considère que la
personne a plus de 66% du taux d’IPP, elle est considéré comme totale.
Ex : (AT, MP), le médecin a donné 6%, donc le système d’indemnisation va donner à la victime une
somme d’argent à la personne, s’elle est décédé, donné à ses ayants jusqu’à 21ans ou 26ans et
cette somme d’argent on l’appelle une rente viagère (à vie).
6% d’IPP avec un salaire de 3000dh, donc il va toucher une rente viagère entre 266dh et 300dh
chaque trimestre.
La loi a prévu que la personne a le droit de demander, de toucher un capital qui va être payé une
seule fois au lieu d’une rente (un rachat) pour les gens qui ont un taux de IPP jusqu’à 9%.
C’est-à-dire lorsque le montant est inférieur à 9%, la victime de l’IPP a la possibilité de toucher un
capital.
Dans ce cas-là, ce système a un caractère social, qui permet de toucher une rémunération et à ses
ayants-droits.
C’est-à-dire, c’est un système d’indemnisation basé sur deux critères (technique et financier), ça
veut pas dire c’est la seule indemnité.
S’il n’y a pas de salaire dans les AC, c’est le SMIG ou bien un expert vient et va faire une expertise
sur les revenues de la personne.
AT et MP : peuvent être indemnisé que s’il y a un salaire, vue que la victime est un salarié donc il
peut être indemnisé.
29
Les dissemblances
C’est que le système d’assurance est facultative pour MP et obligatoire pour AT.
MP : il y a aussi un autre problème lié au délai de responsabilité entre une année et 5 ans selon la
nature de la maladie, il existe un barème pour les maladies.
Ex : une personne a travaillé pendant 10 ans dans le secteur des mines, elle a changé le secteur
(chauffeur), dans sa 2ème année, elle avait un problème respiratoire.
La maladie se prolonge dans le temps, elle est continue cela on examine la question de la
responsabilité, c’est ce qu’on appelle le délai de responsabilité.
La MP : la loi marocaine a mis une liste de maladie réputée professionnelle et que chacune a un
délai de responsabilité.
Le problème, est ce que cette liste qui est promulgué par un texte réglementaire, est une liste à
titre limitative ou exhaustif (large) ?
Interprétation restrictive : si la maladie existe parmi la liste c’est une MP, sinon je ne peux pas dire
que c’est MP.
L’approche du prof : On est sur le domaine de droit social (la loi la plus favorable aux salariés),
dans ce cas, elle est extensive, ça veut dire, il faut chercher le lien de causalité entre la MP et
l’activité.
Autre approche (Restrictive) : le texte de loi doit intégrer la maladie dans la liste des MP après
chaque 3ans, 4ans ou 5ans, à chaque fois qu’il y a une évolution du texte de loi, c’est-à-dire la liste
doit être à chaque fois mis à jours, dans ce cas-là, elle est restrictive.
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Les questions :
1- discipline de Droit privé et risques professionnels.
2- Les institutions liées au traitement des risques professionnels en droit du travail
marocain.
3- Les attributions du comité de sécurité et d’hygiène.
4- Les indemnités allouées au salarié en cas d’AT.
5- Risques professionnels et disciplines juridiques.
6- Eléments de comparaison entre le statut juridique applicable à l’AT et à la MP.
7- La définition de la notion des risques selon disciplines juridiques.
8- Les institutions ayant pour objet de prévenir contre les risques professionnels.
9- Les institutions de prévention de sécurité et d’hygiène prévues par le code de
travail.
10- Aspects juridiques des risques professionnels au regard du droit social marocain.
11- Le fondement de la notion « risques professionnels » en droit civil marocain.
12- Les attributions des instances chargées de la sécurité et d’hygiène en droit du
travail marocain
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