0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
119 vues9 pages

Géochimie des Argiles et Isotopes

Transféré par

tarekziadfr
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
119 vues9 pages

Géochimie des Argiles et Isotopes

Transféré par

tarekziadfr
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

GEOCHIMIE ISOTOPIQUE

Ce module explore l'évolution historique, la composition, les propriétés, et les méthodes d'analyse des argiles, Chapitres abordés :

1. Introduction aux argiles : Historique, définitions et propriétés fondamentales.

2. Familles d'argiles : Classification basée sur les structures cristallines et compositions chimiques.

3. Transformations des argiles : Processus d'altération, sédimentation, diagenèse et métamorphisme.

4. Méthodes d'analyse des argiles : Techniques comme la diffraction des rayons X, l'analyse thermique et l'étude au microscope électronique.

Résumé réalisé par : AMZERT Malek Maissa

Introduction. Fraction fine : Partie du sol qui passe à travers un tamis de 80 micromètres,
comprenant des éléments comme le limon, le silt et l'argile, tous séparés à une
1. Introduction. limite de 2 micromètres.
Les argiles sont des matériaux utilisés depuis des siècles, grâce à leur plasticité Limon : Matériau équivalent au silt, constitué de fines particules rocheuses et de
qui permet de les façonner en objets tels que des récipients ou des statuettes. minéraux tels que le gypse, le sel, la dolomie et le quartz.
Le mot "argile" vient du grec Argillos, dérivé de Argos, signifiant "blanc", ou du
latin argilla, qui signifie également "argile". Leur plasticité, leur douceur au Argile : Fraction du sol ayant une granulométrie inférieure à 2 micromètres,
toucher, leur cohésion et leur affinité pour l'eau ont suscité l’intérêt des incluant des particules argileuses et des colloïdes.
techniciens et des minéralogistes.
Colloïdes : Particules extrêmement fines qui restent en suspension dans l’eau,
Ainsi, les argiles ont captivé l'attention des minéralogistes, cristallographes, influencées par la tension superficielle, la charge électrique, le pH et la
chimistes et autres experts techniques. Les premières études à leur sujet concentration en sel, ce qui provoque la floculation (agglomération et
remontent à 1801, menées par le minéralogiste allemand Haüy. Cependant, sédimentation des particules).
c’est en 1807 que le Français Brogniart découvre l’"effet de perte de poids",
selon lequel les argiles perdent du poids lorsqu’elles sont chauffées. Gels minéraux : Minéraux amorphes composés de silico-alumines (comme
l'allophane) ou de silico-fer.
2. Historique.
Gels organiques : Constitués de débris végétaux et d’humus (matière
Au 19e siècle, la compréhension et la classification des matériaux argileux se organique en décomposition), ces gels peuvent être nuisibles lorsqu'ils entrent
sont perfectionnées grâce aux progrès des techniques d'analyse et de la en contact avec le ciment.
microscopie. Les minéralogistes ont proposé des premières classifications
basées sur la chimie, suivies par des critères cristallographiques. Les argiles, La géochimie des argiles.
classées parmi les phyllosilicates, sont souvent hydratées et possèdent une 1. La famille des argiles à 7Å :
granulométrie inférieure à 2 micromètres. On les retrouve fréquemment
associées aux sols. Kaolinite.

3. Définitions. • Formule : Al₂Si₂O₅(OH)₄


• Historique : Le terme "kaolinite" provient de la colline chinoise "Kaoling",
Sol : Mélange complexe d'origine détritique, composé de fragments rocheux et exploitée depuis des siècles. Introduit en géologie par Blake en 1867.
de minéraux séparés. • Structure : Phyllosilicate à deux feuillets : un tétraédrique et un
octaédrique.
• Diffraction des rayons X : Raies à 7,1 Å et 3,8 Å, qui disparaissent à • Couleur : Blanchâtre à verdâtre
450°C. • Éclat : Nacré
• Apparence microscopique : Plaquettes hexagonales bien définies. • Gisement : Présente dans des veines situées le long des parois des filons
• Dureté : 2 à 2,5 et dans des zones de broyage des roches.
• Densité : 2,4 à 2,64
• Gisement : Milieu acide, pauvre en cations, formation en milieu Antigorite.
supergène ou hydrothermal, présent dans les sols fortement lessivés • Formule : (SiR₃²⁺)O₅(OH)₄, où R est un cation bivalent, souvent Mg.
(latérites, podzols), et lors de l'altération de roches éruptives dans un • Variétés :
climat humide. o Népouite : Contient du nickel (Ni) à la place de R.
• Transformation : En milieu riche en sel, elle peut se transformer en micas. o Greenalite : Contient du fer (remplaçant le Mg.
• Couleur : Blanche, gris-blanc, jaunâtre, avec un éclat nacré. • Dureté : 3 à 4
Dickite et Nacrite. • Densité : 2,4 à 2,65
• Couleur : Variable
• Formule : Similaire à la kaolinite. • Apparence :
• Historique : Terme introduit en 1807 par Brogniart, lié aux gisements o Forme xyloïde (ressemblant à du bois fibreux)
hydrothermaux. o Présentation compacte
• Structure : • Gisements :
o Kaolinite : Réseau triclinique o Constituant essentiel des formations massives à serpentine.
o Dickite : Réseau monoclinique o Composant majeur des péridotites et harzburgites.
o Nacrite : Réseau presque orthorhombique. o Les antigorites nickélifères forment des couches sur les
péridotites, accompagnant le processus d’altération latéritique.
Halloysite.
Berthierine.
• Formule : Si₂Al₂O₅(OH)₄ nH₂O
• Historique : Terme proposé par Berthier en 1826. • Formule : (Si₂ₓR³⁺ₓ)(R³⁺ₓ R²⁺₃_ₓ)O₅(OH)₄
• Structure : Similaire à la kaolinite, mais avec des molécules d'eau • Apparence et structure : Ressemble au chlorite.
supplémentaires, donnant une épaisseur de 10 Å. Perd une partie de • Dureté : 3,4 à 3,5
son eau à 75°C, et sa transformation complète a lieu à environ 450°C. • Densité : 3 à 3,4
• Substitution : L'aluminium peut être remplacé par du fer. • Origine du nom : Nommée en l’honneur de Pierre Berthier.
• Densité : 2 à 2,20 • Couleur : Vert olive foncé, vert jaunâtre, brun rougeâtre.
• Dureté : 1 à 3 • Gisements :
• Couleur : Blanche, grisâtre, jaunâtre, rougeâtre. o Accompagne les gisements de fer, souvent sous forme de
• Apparence : Se présente sous forme de masses terreuses. néoformation.
• Gisement : Principalement hydrothermale (exemple : Djebel Debar, o Présente dans les sédiments marins non métamorphisés, les sols
Constantine), mais peut également être d'origine sédimentaire, bien latéritiques et polaires.
que plus rare que la kaolinite. o Observée dans les roches hydrothermalement altérées et dans
certains contextes ignés en tant que minéral altéré en phase
Donbassite. pneumatolytique tardive.
• Formule : (Si₂–ₓAlₓ) O₅(OH)₄ 2. La famille des argiles à 10Å :
• Origine du nom : Nommée d’après le bassin houiller de Donbass, situé
en Ukraine. Caractérisée par une couche octaédrique et deux couche tétraédrique.
• Système cristallin : Monoclinique
• Dureté : 2 à 2,5 Pyrophyllite.
• Structure : Phyllosilicate avec des feuilles de mica, composé de réseaux • Formule : Si₄Al₃O₁₀(OH)₄
tétraédriques et octaédriques.
• Système cristallin : Monoclinique. les argiles glaciaires et les sols podzoliques acides en zones
• Apparence : humides et froides.
o Forme fibreuse, parfois appelée "pencil stone" ou "crayon à o Glauconie : Exclusivement marine, dans des environnements
ardoise chinoise". peu profonds et en conditions réductrices.
o Se présente en lamelles rayonnantes formant des rosettes, et
peut être fibreuse, cryptocristalline ou compacte. Vermiculite senso stricto.
• Dureté : 1 à 2 • Formule : (Si₄₋ₓAlₓ) (R³⁺₄/R²⁺₍ₓ₋ᵧ₎) O₁₀(OH)₂(CE)ₓ₋ᵧ
• Densité : 2,8 à 2,9 o Où R³⁺ représente Fe³⁺ et R²⁺ représente Fe²⁺, Mg, et OH, qui peut
• Couleur : Variée. être remplacé par F.
• Gisement : o X est supérieur ou égal à 1.
o Présente dans les schistes paléozoïques et les schistes • Dureté : 2,2 à 2,5
métamorphiques. • Densité : 1 à 2
Montmorillonite (ou Smectite). • Couleur : Jaunâtre ou brunâtre, avec un éclat bronzé.
• Faciès : Petits cristaux souples et flexibles, avec un clivage parfait à 0,01.
• Formule : (Si₄(Al₂−ₓ) Rₓ²⁺) O₁₀(OH)₂·CEx, où CE est un cation • Gisement : Formée par l'altération de micas ou de phlogopite, et peut
échangeable. également se former par diagenèse ou oxydation de fer ferreux,
• Dureté : Très faible entraînant l’ouverture des feuillets.
• Densité : Environ 2,04
• Apparence : Talc.
o Minéral à texture onctueuse, se présentant en masses • Formule : Si₄Mg₃O₁₀(OH)₂
compactes. • Dureté : 1
o Ressemble à de la paraffine ou du savon. • Densité : 2,5 à 2,6
• Gisement : • Couleur : Blanche ou blanc grisâtre
o Se forme dans des milieux basiques ou riches en bases, avec • Apparence :
une forte teneur en Mg et un pH alcalin. o Cristaux bien développés ou en agrégats compacts.
o Ressemble aux Beidellites. • Gisements :
Vermiculite (Illite et Glauconie) o Principalement dans les roches métamorphiques.
o Peut également être un minéral secondaire dans les roches
• Formule : (Si₄₋ₓAlₓ) (Al₂₊Y₃) O₁₀(OH)₂(CE)ₓ₋ᵧ, où CE est un cation éruptives basiques.
échangeable. • Variétés :
• Origine : Issue de l'altération des micas dioctaédriques. o Nickelifère : Le Mg est remplacé par le nickel.
• Minéraux caractéristiques : o Ferrifère : Le Mg est remplacé par le fer.
o Illite : Contient un cation échangeable Kₓ (avec x = 0,5).
o Glauconie : Ressemble à l'illite, avec Al remplacé par du fer 3. La famille des argiles à 14Å :
ferrique (Fe³⁺). Cette famille se divise en deux groupes, selon la manière dont les constituants
• Densité : 2,12 à 2,6 (variable selon l’eau hygroscopique et adsorbée). de leur structure sont liés. Ces deux groupes sont appelés les vrais chlorites :
• Dureté : 2, similaire aux micas.
• Couleur : Blanc grisâtre, légèrement nacré. Groupe Brucite
• Faciès :
o Illite : En fines paillettes. • Formule : 6O, (6−2ₓ) Mg, 2ₓAl, 6OH, 6O
o Glauconie : En formes globuleuses. • Lorsque x=0, on obtient la vraie Brucite.
• Gisement : Groupe Micas
o Illite : Présente depuis le littoral jusqu’aux grandes profondeurs,
fréquente dans les niveaux supérieurs des gisements de houille, • Formule : 6O, (4−ₓ)Si, ₓAl, 6Mg, 4O, 2OH, (4−ₓ)SiAl, 6O
• Un déficit de charge est compensé par des cations situés dans les vermiculite et le chlorite. Bien qu'il soit possible d'avoir des interstratifiés à
cavités hexagonales des feuillets de Micas. plusieurs feuillets, ceux à deux feuillets sont les plus fréquents. On peut
avoir six combinaisons possibles : Illite – Montmorillonite, Illite –
Les nombreuses substitutions chimiques sont responsables des différentes Vermiculite, Illite – Chlorite, Montmorillonite – Vermiculite,
variétés. Par ailleurs, l'eau peut s’infiltrer entre les feuillets, donnant naissance Montmorillonite – Chlorite, et Vermiculite – Chlorite.
aux chlorites gonflantes, également appelées pseudo-chlorites.
Sepiolite, Attapulgite et Palygorskite :
4. Les vraies Chlorites :
Ce sont des minéraux à couches discontinues, souvent fibreux ou en masse
• Formule:(Si₄₋ₓAlₓ)(R³⁺ₓ,R²⁺₍₃₋ₓ₎)O₁₀(OH)₂(OH)₆ terreuse, et sont des silicates d'aluminium et de magnésium.
• Densité :
o De 2,6 à 2,8 pour les pennines. • Attapulgite : Le taux d'aluminium est égal à celui du magnésium, ce qui
o Environ 2,6 pour les chlirochlores. en fait un minéral de type intermédiaire.
o De 2,7 à 2,9 pour les répidolites. • Sepiolite : L'aluminium est inférieur au magnésium, et ce minéral est
• Dureté : Entre 2 et 2,5 également appelé "écume de mer" (Pole Mg).
• Couleur : Vert, plus ou moins sombre • Palygorskite : L’aluminium est supérieur au magnésium (Pole Al).
• Faciès : Présente de larges lames ou des lamelles hexagonales
• Gisements typiques : Roches métamorphiques, fissures des roches,
minerais de fer du Paléozoïque, les schistes et les bassins sédimentaires Transformation des argiles
récents.
1. Transformation des argiles
5. Les interstratifiés (nouvelle famille)
Les minéraux phylliteux subissent des transformations au cours de divers
• Définition : L'interstratification désigne l'alternance plus ou moins processus géologiques, notamment : Altération, sédimentation, diagenèse et
régulière de feuillets élémentaires ayant des natures différentes ou des métamorphisme.
proportions variées. Par exemple, on peut avoir des feuillets A et B. En
disposition régulière, on aura ABAB, et en disposition irrégulière, on Ces transformations concernent les modifications des minéraux argileux tout en
obtiendra BAAB. En anglais, cette structure est appelée "Mixed Layers conservant leur type de structure (à deux ou trois couches). Les structures à trois
Clay Minerals". couches sont les plus courantes.
• Historique : Découverte en 1934 par Grüner, cette famille a ensuite été
étudiée par d'autres chercheurs. Les objectifs de ces études ont été : 2. Principaux changements :
o L'étude du comportement en réaction (RX) • Biotite ↔ Chlorite
o Le perfectionnement des méthodes pratiques de
reconnaissance et d'inventaire des différentes configurations • Biotite ↔ Vermiculite
o L'examen de la répartition dans les sols, les altérations dans les
• Chlorite ↔ Vermiculite (dioctaédrique)
sédiments et les argiles hydrothermales
• Types d'interstratifiés : • Chlorite ↔ Interstratifié (Chlorite-Vermiculite)
o Type régulier : Les feuillets A et B s'alternent de manière régulière.
o Type irrégulier : Il n'y a aucune règle définissant l'alternance des • Illite ↔ Interstratifié (Illite-Vermiculite)
feuillets.
• Illite ↔ Vermiculite (dioctaédrique)
o Type avec regroupement des paquets alternants : Ces paquets
eux-mêmes peuvent être interstratifiés, ce qui représente un cas • Vermiculite (dioctaédrique) ↔ Interstratifié (Vermiculite-Montmorillonite)
complexe et difficile à étudier.
• Principaux interstratifiés : Théoriquement, tous les types de feuillets • Vermiculite ↔ Montmorillonite
peuvent s'interstratifier. Cependant, dans la nature (sols et sédiments),
• Illite ↔ Montmorillonite
les feuillets les plus courants sont les illites, la montmorillonite, la
• Illite ↔ Chlorite Les résultats sont généralement présentés sous forme graphique, à partir de
données de base telles que le numéro d'échantillon, la taille des mailles des
3. La dégradation et l’aggradation tamis et le poids recueilli.
La dégradation est un processus négatif impliquant l’altération et la perte de L'histogramme montre la masse des
substance, tandis que l’aggradation est un processus positif de construction et sédiments retenus par chaque tamis, avec
d’acquisition de substances. Dans les transformations naturelles, les minéraux les dimensions des mailles sur l'axe des
stables des roches cristallines ou métamorphiques, comme les micas et abscisses et la masse sur l'axe des
chlorites, peuvent se transformer en minéraux à espacement variable, typiques ordonnées.
de l’altération, notamment dans les milieux riches en eau. L'aggradation, à
l'inverse, se produit lors de la diagenèse, lorsque des produits instables se Les courbes cumulatives représentent la
transforment en minéraux plus stables, similaires aux micas et chlorites. masse totale des éléments supérieurs à
une maille donnée. Elles permettent
4. Évolution des minéraux : d'analyser les caractéristiques
→→→→→→ Dégradation →→→→→ granulométriques en utilisant des échelles
arithmétiques ou logarithmiques.
Illite ↔ Illite/Vermiculite ↔ Vermiculite ↔ Illite/Vermiculite/Montmorillonite ↔
Montmorillonite Classement des grains (dispersion)

Biotite ↔ Hydrobiotite ↔ Vermiculite (tri-octaédrique) ↔ Montmorillonite (tri-


octaédrique)

Biotite ↔ Chlorite ↔ Chlorite/Vermiculite ↔ Vermiculite (dioctaédrique) ↔


Montmorillonite (dioctaédrique)

⟵⟵⟵⟵⟵ Aggradation ⟵⟵⟵⟵⟵

Remarque : Le remplacement des ions dans les minéraux, comme le calcium


par le potassium dans la montmorillonite (de 14 Å à 7 Å) ou le magnésium dans
la vermiculite (10 Å à 14 Å), entraîne des changements d'espacement, mais
ces phénomènes sont des échanges ioniques, pas des transformations. La
dégradation, bien que courante dans les altérations continentales, est rare en
sédimentation et diagenèse en raison de la saturation des milieux. Cependant,
lors de la diagenèse, des solutions percolantes peuvent dégrader les minéraux
argileux.
Asymétrie des courbes de fréquence

Les sédiments sont rarement asymétriques lors des dépôts. L'asymétrie peut
Analyse granulométrique. résulter d'un remaniement antérieur, où une taille particulière de grain
provoque cette déviation.
1. Introduction,
• Angulosité de la courbe : Une courbe asymétrique est complexe à
L'étude granulométrique consiste à analyser la taille des particules, souvent à interpréter.
l'aide d'une méthode statistique. La définition précise des tailles mesurées peut
être difficile, car les mesures sont conventionnelles et dépendent des outils • Mélanges : En présence de mélanges, les courbes deviennent
utilisés, comme le tamisage. complexes, présentant plusieurs pics, ce qui reflète la diversité des tailles
de grains présentes dans l'échantillon.
• À l’échelle macroscopique : L’observation à la main permet une
approche micromorphologique pour analyser la répartition des argiles
dans une roche.

• À l’échelle des particules :

o La fabrique et l’agencement des particules argileuses sont


étudiés par microscope électronique à balayage (MEB).

o La morphologie (forme et faciès) est analysée par microscope


électronique à transmission (MET).

o Le degré d’hydratation est mesuré par des méthodes


thermiques (ATD, ATP, ATG).

• À l’échelle moléculaire et atomique :

o Spectrométrie infrarouge pour les structures moléculaires.


2. Étude des argiles en lame mince o Microscope électronique à haute résolution (HRTEM) pour
l’échelle atomique.
Pour étudier les argiles en lame mince, il est nécessaire de durcir la roche. Cela
peut être fait soit par imprégnation de résine, soit par injection de résine sous o Diffraction des rayons X (DRX) pour la composition
vide dans la roche. La résine utilisée est généralement une résine synthétique, minéralogique.
durcie par chauffage ou dans un solvant.
Toutes ces méthodes, sauf la DRX, s’appliquent à des composés argileux purs.
Lors de la fabrication de la lame mince, il est préférable d'utiliser du pétrole
plutôt que de l'eau pour le mélange. Cette méthode permet de déterminer 2. Méthodes d’analyse thermique
facilement les minéraux comme la kaolinite et les micas. Lorsqu’un minéral est chauffé, il subit des réactions exothermiques ou
En raison de leurs propriétés optiques, on peut également observer la structure endothermiques qui révèlent sa composition et sa structure. Ces réactions
des argiles, notamment lorsqu'il s'agit de grès ou de sable à ciment argileux. Les incluent :
lames minces permettent l'utilisation de platines intégratrices pour ces • Perte d’eau adsorbée (endothermique) : Hydratation → Minéral sec +
observations. H₂O - ΔH.
Le calcul des pourcentages d'éléments est important, (Ex : un pourcentage de • Perte d’eau de structure (endothermique) : R(OH)₂ → RO + H₂O - ΔH.
7% de Kaolinite a une signification pour déterminer les différents types d'argile
dans un forage). Cela permet d'obtenir des logs pétrographiques détaillés. • Perte de CO₂ (endothermique) : RCO₃ → RO + CO₂ - ΔH.
Cette méthode est également valable pour les roches où l'argile ne constitue
pas l'élément essentiel. • Oxydation (exothermique) : 4RO₄ + O₂ → 2R₂O₃ + ΔH.

• Réaction d’inversion (endo/exothermique) : R₁ → R₂ ± ΔH.

Méthode d’étude des argiles Pour les minéraux argileux, l’accent est mis sur :

1. Introduction • Réactions de déshydratation : Caractéristiques des argiles.

Les minéraux argileux peuvent être étudiés à différentes échelles : • Réactions d’inversion : Formation de nouvelles phases cristallines après
la destruction des réseaux argileux.

Ces réactions sont mises en évidence grâce aux méthodes ATP et ATD.
Analyse thermique pondérale (ATP) galvanomètre sensible pour enregistrer cette différence. Une troisième courbe,
enregistrée dans le corps inerte, sert de référence pour les températures.
L'ATP consiste à enregistrer en continu la perte de poids d’un échantillon soumis
à un chauffage progressif. Les Cette méthode permet de classer les argiles selon leurs anomalies thermiques
courbes obtenues, représentant la lors du chauffage.
perte de poids en fonction de la
température, permettent d’identifier • Réactions endothermiques : la courbe présente un pic orienté vers le
les températures des réactions de bas.
déshydratation ainsi que leur • Réactions exothermiques : la courbe montre un pic orienté vers le haut.
intensité.
Les appareils électroniques modernes permettent d’amplifier ces différences
Cette méthode, bien qu’intéressante de température et d’étudier jusqu’à six échantillons simultanément. Lorsque les
pour quantifier la déshydratation, températures du corps inerte et de l’échantillon sont identiques, la courbe est
n’est pas applicable à des une droite horizontale d’ordonnée zéro.
températures élevées (900 à 1000 °C).
Elle analyse également le Inconvénients de l'ATD
dégazement des produits volatils liés
à l'augmentation de la température. Facteurs expérimentaux : Les résultats de l'ATD ne sont pas standardisés et
Cependant, l’ATP n’est pas utilisée peuvent varier pour le même échantillon entre différents laboratoires. Cela
seule, mais conjointement avec l’ATD s'explique par :
pour des résultats complets. • Taux d'élévation de la température : Varie entre 5 et 20 °C/min,
Analyse thermique différentielle : influençant l'intensité des réactions. Le taux optimal se situe entre 1h et
1h15 min.
Principe : • Support de l'échantillon :

L’ATD est une méthode différentielle où la grandeur mesurée est la différence o Un support en nickel (haute conductivité thermique) accentue
de température entre deux corps soumis à un chauffage régulier : les pics exothermiques et atténue les endothermiques.

• Un corps inerte, dont la o Un support en céramique produit l'effet inverse.


température augmente de
manière constante. • Montage expérimental :

• Un spécimen étudié, dont la o La position de l'échantillon doit rester constante pour minimiser
température s’écarte de les effets de conduction (basse température) et de radiation
celle du corps inerte en cas (haute température).
de réactions exothermiques o La nature et le diamètre des thermocouples doivent être
ou endothermiques. uniformes pour garantir la reproductibilité.
Les énergies impliquées dans ces • Propriétés de la substance inerte : Le matériau inerte doit avoir des
réactions étant faibles, la méthode caractéristiques thermiques (chaleur spécifique, conductivité, diffusion
consiste à amplifier et mesurer la thermique) proches de celles de l'argile étudiée.
différence de température entre le
four et l’échantillon. Deux Facteurs liés à l'échantillon
thermocouples, placés
• Nature du minéral argileux : La stabilité dépend de l'énergie de liaison
respectivement dans le corps inerte
de la trame minérale.
et dans le spécimen, sont reliés à un
• Taille des particules : Optimale entre 3 et 5 µm. Le dispositif comprend :

• Degré de cristallisation : Plus il est élevé, plus la température de • Canon à électrons : Fonctionne avec une tension d’accélération V₀
décomposition est haute, et le pic endothermique est étroit. d’environ 10 keV.

• Effet des cations adsorbés : • Système de condenseur : Composé de deux lentilles permettant de
réduire le "crossover" du faisceau.
o Les courbes sont plus marquées avec H⁺.
• Lentille objet électromagnétique : Projette l'image formée. Les sources
o Avec Ca²⁺ ou Mg²⁺, des courbes à double pic endothermique actuelles offrent une résolution de 50 à 100 Å (1 Å = 10⁻¹⁰m).
apparaissent à basse température en raison de l'hydratation des
cations. 2. Système à balayage

Conclusion • Déplacement de la sonde : Réalisé par un système de déflexion


L’ATD est une méthode peu coûteuse, simple et facile à appliquer pour des classique, alimenté par un générateur à balayage à large gamme.
cas sans impuretés ou mélanges complexes. Toutefois, son manque de
standardisation limite sa précision pour des analyses plus complexes. • Caractéristiques de balayage :

3. Microscope électronique à balayage (MEB) o Nombre de lignes : De 50 à 1600.

Le principe de cet appareil repose sur l’agrandissement des petits organismes o Durée de balayage : Entre 1 milliseconde et 5 secondes.
invisibles à l'œil nu. Cependant, il ne produit pas d'image stigmatisée. o Zone balayée : Ajustable par un système photométrique.
Caractéristiques principales • Visualisation et enregistrement :
• Résolution : 100 Å. o Deux oscilloscopes synchronisés avec le balayage de
• Agrandissement : Permet de grossir l’objet entre 5 000 et 10 000 fois. l’échantillon.

• Capacité d’examen : Idéal pour l’observation d’échantillons massifs o Observation visuelle sur écran à grande rémanence.
grâce à une grande profondeur de champ, offrant une impression de o Photographie sur écran à basse rémanence.
vue en 3D.
o Certains modèles incluent un enregistrement par
Principe de fonctionnement : magnétoscope.
Le schéma de principe de l’appareil se compose des éléments suivants, 3. Échantillon
disposés dans le sens du flux d’électrons :
• Support : Monté sur une platine goniométrique permettant des
• Sonde de production d’électrons : Génère le faisceau d’électrons. mouvements de translation et rotation.
• Système de balayage : Contrôle le déplacement du faisceau
d’électrons sur l’échantillon. • Caractéristiques :
• Échantillon : Objet à examiner.
• Formation électronique de l’image : Convertit les interactions entre les o Taille : Généralement massive, avec des dimensions de l’ordre
électrons et l’échantillon en une image. du centimètre.
• Traitement de l’image : Permet d’améliorer, d’analyser et de o Conditions requises :
sauvegarder les données visuelles obtenues.
1. Résister au vide et au bombardement
Production à la soude électromagnétique intense.
Le système
2. Présenter une conductivité électrique superficielle pour
dissiper les charges. Les échantillons isolants doivent être nλ=2dsinθ
métallisés pour répondre à cette condition.
o d : Distance inter-réticulaire (espace entre les plans atomiques
Formation de l'image et traitement de l'information dans le cristal).
L’interaction entre les électrons et la matière génère divers rayonnements, qui o θ: Complément de l'angle d'incidence.
transportent des informations sur l’objet percuté, car ils sont issus de ce dernier.
o λ: Longueur d’onde du rayonnement.
Définition des rayonnements :

Le rayonnement est une forme de propagation d’énergie sous forme d’ondes


ou de particules. Par exemple, le rayonnement thermique correspond à une
propagation d’ondes électromagnétiques émises par un corps chaud.

Mécanisme de formation de l’image :

Les rayonnements secondaires et transmis (comme les électrons transmis ou les


rayons diffusés) constituent la base des différents modes de fonctionnement.
Chacun de ces phénomènes peut être exploité pour former une image
spécifique, selon la nature de l’interaction et du rayonnement utilisé.
Enregistrement et identification
L'écran secondaire capte ces rayonnements et permet de visualiser
l’information en les transformant en une image interprétable. • Un stylo sensible enregistre les rayons réfléchis sur un papier.
4. Diffraction a Rayons X (DRX) • Les rayons de réflexion correspondent aux plans de base des feuillets
cristallins (notés 001).
Le principe repose sur le bombardement électronique d'une cible pour
produire des rayons X (RX)., réalisée dans un tube à rayons X constitué de : • Les trois principaux rayons sont identifiés et comparés avec les fiches
ASTM correspondantes pour déterminer le minéral analysé.
• Enceinte à vide : Permet de maintenir un environnement sans air pour
une meilleure propagation des électrons. 5. Préparation de l’échantillon :
• Canon à électrons : Comprend un filament en tungstène (Wolfram, W), La préparation de l'échantillon d'argile suit plusieurs étapes pour éliminer les
chauffé pour émettre des électrons et une électrode à tension phases minérales indésirables :
légèrement négative focalise les électrons sur la cible.
• Élimination des carbonates : Traitement à l'hydrochlorique (HCl 10n).
Émission des rayons X :
• Élimination de la fraction détritique : Sédimentation de la suspension
• Les RX sortent par des fenêtres en béryllium, qui laissent passer les rayons agitée et dispersée, principalement pour le quartz.
tout en maintenant l'étanchéité.
• Élimination de la matière organique : Utilisation d'eau oxygénée à 5
• Le processus produit un dégagement de chaleur important, nécessitant volumes pendant 5 jours.
un système de refroidissement à circulation d'eau.
• Élimination des oxydes et hydroxydes : Traitement avec du tartrate
Loi de Bragg d'ammonium.
• Relation fondamentale utilisée pour analyser les rayons X réfléchis :

Vous aimerez peut-être aussi