Cours de mathématiques : Fonctions usuelles
Cours de mathématiques : Fonctions usuelles
M.P.S.I.
Henriet Quentin
Ausseil Lucas
Perard Arsène
Philipp Maxime
Fonctions usuelles
1. Quelques généralités
Dans tout ce chapitre, I désigne un inervalle de R non réduit à un point.
Les fonctions étudiées dans ce chapitre sont définies d'un intervalle I dans R : on note f : I R .
Définition :
On note ℱ I , R ou R I l'ensemble des fonctions de I dans R .
Définition :
Un ensemble X⊂R est dit centré en 0 si ∀ x ∈X , −x ∈X .
Définition : Propriétés :
Soit f : I R . On dit que f est : − Si f est impaire et 0∈ D f , alors f 0=0 .
− paire si ∀ x ∈ I , −x∈ I et f −x = f x − Si f est paire , C f possède un axe de symétrie : l'axe O y
− impaire si ∀ x ∈I , −x ∈ I et f −x =− f x . − Si f est impaire , C f possède un centre de symétrie : O .
Définition :
Soit f : I R . On dit que la courbe C f possède pour axe de symétrie la droite d'équation x=a si :
∀ h ∈R tel que ah ∈I , a−h∈ I et f ah= f a−h
On dit que la courbe C f admet le point A de coordonnées a , b pour centre de symétrie si :
f ah f a−h
∀ h ∈R tel que ah ∈I , a−h∈ I et =b
2
Définition :
Soient f : I R , T ∈R∗ . On dit que T est une période de f ou que f est T - périodique si :
∀ x ∈ I tel que x T ∈ I , f x T = f x .
On obtient toute la courbe d'une fonction T - périodique, en traçant sur un intervalle de longueur T et en effectuant
des translations de vecteur T ×k× i , k ∈ Z.
Définition :
Soient f : I R , a ∈I . On dit que f est continue en a si lim f x = f a .
x a
On dit que f est continue sur I si f est continue en tout point de I .
Définition :
f ah− f a
Soient f : I R , a ∈I . On dit que f est dérivable en a si a une limite finie quand h tend vers 0 .
h
df x
On dit que f est dérivable sur I si f est dérivable en tout point de I . La fonction dérivée est notée f ' x ou .
dx
Propriétés :
Si f et g : I R sont dérivables sur I , k ∈R , on a :
Propriété :
f est dérivable ⇒ f est continue.
Propriétés :
Si f est continue et dérivable sur I ,
− ∀ x ∈ I , f ' x =0 ⇔ f est une fonction constante.
− ∀ x ∈ I , f ' x 0 ⇔ f est croissante.
− ∀ x ∈ I , f ' x 0 ⇔ f est décroissante.
{
− ∀ x ∈ I , f ' x 0
f ' ne s'annule qu'en un nombre fini de points
⇒ f est strictement croissante.
{
− ∀ x ∈ I , f ' x 0
f ' ne s'annule qu'en un nombre fini de points
⇒ f est strictement décroissante.
Définition :
Soit f : I R . On dit que f réalise une bijection de I sur J si ∀ y ∈J , ∃! x∈I tel que f x =y .
−1
f est appelée la bijection réciproque.
Théorème de la bijection :
Soit f : I ℝ continue et strictement monotone. On a alors :
1. f I est un intervalle du type de I et ses bornes sont les limites de f aux bornes de I .
2. f réalise une bijection de I sur f I
3. f −1 est continue sur f I et strictement monotone de même sens que f .
4. C f et C f ' sont symétriques par rapport à la première bissectrice.
1
5. Si de plus f est dérivable et si f ' ne s'annule pas, alors f −1 est dérivable et f −1 ' = −1
f '° f
Remarque :
Ce théorème sera utilisé dans la suite du chapitre pour prouver la définition, la continuité, le sens de variation
et la dérivabilité des fonctions réciproques étudiées. Il permet également d'exprimer leur dérivée.
T
i ,
OM=2 k
M On définit sin =OB , cos=OA , tan =IT
B
AM OA AM
Pour 0 : sin= , cos = , tan = .
2 OM OM AO
2 2
O I Pythagore donne : 1=sin cos
A
IT AM OB sin
Thalès donne : tan = = = =
OI OA OA cos
Proposition : Proposition :
− Sinus es définie, continue, dérivable sur R. − Cosinus est définie, continue, dérivable sur R.
− Sinus est impaire, 2 - périodique, − Cosinus est paire, 2 - périodique,
et admet O comme centre de symétrie. et admet O y comme axe de symétrie.
− ∀ x ∈R , sin −x =sin x ,
et admet x = comme axe de symétrie.
− ∀ x ∈R , cos x cos −x =0 .
2
2
2 1−cos x 1
− cos' =−sin . − lim =
sin x x
2
2
− sin ' =cos. − lim =1 . x 0
x 0 x
x 0
6 4 3 2
1 y=cos x
3 y=sin x
2 2
sin x 1
2 − O
2
0 2
1 2
3
2
cos x 2 1
2
2
0
2.1.3. Formules
cos ab =cos a cos b −sin asin b cos a−b =cos acos bsin asin b
sin ab =sin acos bsinb cosa sin a−b=sin a cos b −sin bcos a
sin 2 x=2 sin x cos x cos 2 x =cos x −sin 2 x =2 cos 2 x −1=1−2 sin 2 x
2
2
cos x =
1cos 2 x
2
2
sin x =
1−cos 2 x
2
1cos x=2 cos 2 x
2
1−cos x =2 sin
2 x
Définition :
sin x cos x
tan x = , cotan x =
cos x sin x
Proposition :
y =cotan x
]
− Tangente est définie, continue et dérivable sur − k , k .
2
2 [
− Cotangente est définie, continue et dérivable sur ] k ,k 1[ .
− Tangente et cotangente sont impaires et - périodique. y =tan x
1
]
2
2 [
− ∀ x ∈ − k , k , tan ' x = 2
cos x
=1tan 2 x
1
1 −
− ∀ x ∈ ] k ,k 1 [ , cotan ' x =− 2 =−1−cotan2 x 2 2
sin x
tan x 4
− lim =1 et lim x cotan x=1
x 0 x x 0
x 0 6 4 3 2
∞
3
tan x 1
1
0 3
∞
3
1
cotan x 1
3 0
2.1.5. Divers
Remarque :
cos a=cos b ⇔ a=b2 k ou a=−b2 k , k ∈ℤ.
sin a=sin b ⇔ a=b2 k ou a=−b2 k , k ∈ℤ.
tana =tanb ⇔ a=bk , k ∈ℤ.
Proposition :
Soit a≠0 .
2 1
f : x ↦ cosa x est - périodique, admet x ↦−a sin a x pour dérivée et x↦ sina x pour primitive.
a a
2 1
f : x ↦ sin a x est - périodique, admet x ↦ a cos a x pour dérivée et x ↦− cos a x pour primitive.
a a
f : x ↦ tan a x est - périodique.
a
2.2. Exponentielle, logarithme et puissance
2.2.1. Exponentielle
Définition :
On appelle exponentielle et on note exp l'unique fonction dérivable sur R telle que :
{ ∀ x ∈ R , f ' x = f x
f 0=1
Proposition :
− La fonction exponentielle est définie, continue et dérivable sur ℝ , et exp '=exp .
y =exp x
− ∀ x ∈ℝ , exp x 0 , exp est strictement croissante.
exp x
− lim exp x =∞ , lim exp x =0 , lim =∞ , lim x exp x =0 .
x ∞ x −∞ x ∞ x x −∞
2.2.2. Logarithme
Définition :
exp est continue et strictement croissante sur ℝ, donc réalise une bijection de ℝ sur ℝ∗+ .
On appelle logarithme népérien et on note ln la bijection réciproque de exp .
Proposition : y=ln x
∗
− ∀ x ∈ℝ , ∀ y ∈ℝ , y=exp x ⇔ x =ln y
∗ 1 1
− ln est définie, continue et dérivable sur ℝ+ , ln ' x =
x
− ln est strictement croissante.
ln x
− lim ln x =∞ , lim ln x =−∞ , lim =0 , lim x ln x =0 .
x ∞ x 0 x ∞ x x 0
Proposition :
1. Équation fonctionnelle de ln : ∀ x , y0 , ln x y=ln xln y
2. ∀ x 0 , ln =−ln x
1
x
3. ∀ x0 , ∀ r ∈Q , ln x r =r ln x
Preuve :
1. On fixe y 0 . On pose f x =ln x y −ln x
y 1
f est définie, continue et dérivable sur ℝ∗+ , f ' x = − =0 , donc f est constante sur ℝ∗+ .
xy x
f 1=ln y −ln 1=ln y , donc ∀ x , y0 , ln x y =ln x ln y .
1
2. ∀ x 0 , x × =1 , donc ln x ln
x
1
x 1
=ln x× =ln 1=0 .
x
3. ⋅ Posons r=n∈ℕ , par récurrence sur n :
0 0
⋅ Pour n=0 : ∀ x 0 , x =1 donc ln x =ln 1=0=0×ln x : proposition vérifiée au rang 0 .
⋅ Supposons n ∈ℕ , et la formule vraie au rang n :
∀ x 0 , ln x n1 =ln x n x =ln xn ln x =n ln x ln x =n1ln x : vérifié au rang n1.
Par récurrence, la proposition est vraie pour tout n∈ℕ .
⋅ Posons r= p ∈ℤ∗− : Posons n=−p . ∀ x0 , ln x p =ln x −n =ln
1
x n
=−ln xn =−n ln x = p ln x
p q
p
p ∗ p r p
⋅ Posons r= , p∈ℤ , q ∈ℕ . ∀ x 0 , q ln x q =ln x q =ln x =p ln x ⇔ ln x = ln x =r ln x .
q q
Proposition :
1. Équation fonctionnelle de exp : ∀ x , y ∈R , exp xy =exp x exp y
1
2. ∀ x ∈R , exp−x =
exp x
3. ∀ x ∈R , ∀ r∈Q , expr x =exp x r .
Preuve (1) :
∀ x , y ∈R , ∃! x ' , y ' ∈R∗+ tels que x =ln x' et y=ln y '
ln x ' y ' =ln x ' ln y ' ⇔ x ' y ' =exp xy ⇔ exp xexp y =exp xy .
2.2.4. Puissances
Propriétés : y= x 2 y= x
r s r s r s rs r r r
x =x x , x =x , x y =x y
( x , y ,r ,s convenables). 1
y= x 2
Il reste à définir x r pour r ∈ℝ ∖ℚ :
r
∀ x 0 , x =exp r ln x 1
y= x 3
Ainsi, ∀ r ∈ℝ , ∀ x ∈ ℝ∗+ , ln x r =r ln x
Remarque :
y= x −2
exp x =exp x ln e=e x
y=x 3
Propriétés :
y= x −1
ln x 1 e x −1
lim =1 , lim =1.
x 0 x x 0 x
Définition : Propriétés :
ln x ∀ x , y ∈ℝ∗+ , log[a ] x y =log[a] x log[ a] y.
Pour a∈ℝ∗+ ∖{1}, x ∈ ℝ∗+ , on définit log[a] x = .
ln a ∀ x , y ∈ℝ , a x y=a x a y .
Pour a∈ℝ∗+ ∖{1}, x ∈ ℝ , on définit exp[ a] x =expx ln a=a x . x ⟼ xr ' =x ⟼ r xr− 1 et x ⟼ a x '=x ⟼ lna ax .
Propriété :
Soient u : I ℝ∗ dérivable et v : I ℝ dérivable.
f : x ⟼ u x
v x
[
est dérivable sur I et f ' x = v' x ln u x v x
u' x
u x ]exp v x ln u x .
2.3. Fonctions hyperboliques
Définition :
x −x
e e
On appelle cosinus hyperbolique et on note ch : ch x =
2
x −x
e −e
On appelle sinus hyperbolique et on note sh : sh x = y =ch x
2
Proposition :
sh est définie, continue et dérivable sur ℝ , sh est impaire.
∀ x ∈ℝ , sh ' x =ch x , lim sh x =∞
x ∞
ch est définie, continue et dérivable sur ℝ , ch est paire.
∀ x ∈ℝ , ch ' x =sh x , lim ch x =∞
x ∞
y =sh x
Propriétés :
∀ x ∈ℝ , ch 2 x −sh 2 x =1 , ch xsh x=ex , ch x −sh x =e− x .
x
e
∀ x ∈ℝ , sh x ch x
2
lim ch x −sh x =0 : Les courbes représentatives de ch et de sh sont asyptotes l'une de l'autre.
x ∞
ch x sh x
lim =∞ , lim =∞
x ∞ x x ∞ x
Définition :
sh x ex −e− x e2 x −1 1−e−2 x
On appelle tangente hyperbolique et on note th : th x= = = =
ch x ex e− x e2 x1 1e−2 x
Proposition :
th est définie, continue et dérivable sur ℝ, comme quotient de deux fonctions définies,
continues et dérivables sur ℝ, dont le dénominateur ne s'annule pas. th est impaire. y =th x
2 1
∀ x ∈ℝ , th ' x=1−th x = 2
ch x
sh x th x
lim th x =1 , lim =1 , lim =1 .
x ∞ x 0 x x 0 x
Définition :
sh est continue et strictement croissante sur ℝ, donc réalise une bijection de ℝ dans ℝ.
On appelle argument sinus hyperbolique et on note argsh la bijection réciproque de sh . y=argsh x
Proposition :
argsh est définie, continue, et strictement croissante sur ℝ . argsh est impaire.
1
argsh est dérivable sur ℝ et ∀ x ∈ℝ , argsh ' x =
1 x 2
∀ x ∈ℝ , argsh x =ln x 1 x2
Lemme :
La bijection d'une fonction impaire bijective est impaire.
Preuve du lemme :
Soit f : I ℝ impaire et bijective. I est centre en O.
−1
f : J ℝ , avec J = f I , et ∀ x ∈J , ∃! y∈ I tel que x= f y
−y ∈I , et f −y =− f y =−x , donc −x ∈ J et f −1 −x =−y donc f −1 est impaire.
Preuve de la proposition :
argsh est impaire d'après le lemme.
1
{sh est dérivable sur ℝ ⇒ argsh est dérivable sur ℝ et ∀ x ∈ℝ , argsh ' x =
sh '=ch ne s'annule pas ch argsh x
Soit y=argsh x∈ℝ . sh y=x et ch 2 y−sh 2 y =1 , donc ch y = 1sh 2 y (car ∀ x ∈ℝ , ch x 0 )
1 1 1
Donc argsh ' x = = =
ch argsh x 1sh argsh x 1x 2
2
Définition :
ch est continue et strictement croissante sur ℝ+ , donc réalise une bijection de ℝ+ sur [ 1 ,∞ [
On appelle argument cosinus hyperbolique et on note argch la bijection réciproque de ch restreinte à ℝ + .
y =ch x y=x
Proposition :
argch est définie, continue et strictement croissante sur [ 1 ,∞[
1
argch est dérivable sur ] 1 ,∞[ et ∀ x ∈]1 ,∞[ , argch ' x=
x 2−1
∀ x ∈]1 ,∞[ , argch x =ln x x 2−1 y =argch x
Preuve :
∀ x ∈[1 ,∞[ , ∃! y∈ℝ + tel que x=ch y ⇔ y=argch x
1 1
argch ' x = , et ch 2 x −sh2 x =1 , donc sh y= ch2 x −1 (car y0 ) , donc argch ' x =
sh argch x x 2−1
∀ x ∈[1 ,∞[ , ∃! y∈ℝ + tel que x=ch y , notons Y =e y1
ey e− y 1
y=argch x ⇔ x =ch y ⇔ x= ⇔ 2 x=Y ⇔ Y 2 −2 x Y 1=0
2 Y
2 2 x2 x 2 −1 2 x −2 x2 −1
=4 x −10 , Y 1 = , Y 2= : Y 1 1 , Y 2 1 car Y 1 Y 2 =1 et Y 1 Y 2 =2 x 2 :
2 2
Donc l'un est supérieur à 1, l'autre inférieur à 1 , donc argch x =ln x x −1
2
2.4.3. Argument tangente hyperbolique y=x
y=argth x
Définition :
th est continue et strictement croissante sur ℝ donc réalise une bijection de ℝ sur ]−1 , 1[ .
On appelle argument tangente hyperbolique et on note argth la bijection réciproque de th .
Proposition : y =th x
argth est définie, continue, et strictement croissante sur ]−1 ,1 [ , argth est impaire.
1
argth est dérivable et ∀ x ∈]−1 ,1[ , argth ' x = 2.
1− x
argch x
ℝ
ℝ
1 1 ] 1 ,∞[
∀ x ∈]−1 ,1[ , argth ' x = = ln x x2 −1
2
1− th argth x 1− x
2
x −1
2
]−∞ ,−1 [ , ]1 ,∞[
∀ x ∈]−1 ,1[ , ∃! y∈ℝ tel que x =th y 1 argth x ]−1 ,1 [
1 1x
e −1
x = 2y
2y
⇔ x e2 yx=e2 y −1 ⇔ e 2 y=
1x 1
⇔ y= ln
1 x
1−x 2 ln
2 1−x∣ ∣ ]−∞ ,−1[ ,]−1 , 1[ , ] 1 ,∞ [
e 1 1−x 2 1− x
2.5.1. Arcsinus
Définition :
sin est définie, continue et strictement croissante sur − ,
2 2 [ ]
donc réalise une bijection de − ,
2 2 [
sur [−1 ,1 ]. ]
[
On appelle arcsinus et on note arcsin la bijection réciproque de sinus restreinte à − , .
2 2 ]
Proposition :
arcsin est définie, continue et strictement croissante sur ]−1 ,1 [ , impaire , dérivable sur ]−1 ,1 [
1
∀ x ∈]−1 ,1[ , arcsin ' x = .
1−x 2 y= x
Preuve :
y=sin x
[
∀ x ∈[−1 ,1] , ∃! y∈ − ,
2 2 ]
tel que x =sin y ⇔ y=arcsin x
2.5.2. Arccosinus
Définition :
sin est définie, continue et strictement décroissante sur [ 0 ,] donc réalise une bijection de [0 ,] sur [−1 ,1].
On appelle arccosinus et on note arccos la bijection réciproque de cosinus restreinte à [ 0 ,].
Proposition :
arccos est définie, continue et strictement décroissante sur [−1 , 1].
−1 y=x
arccos est dérivable sur ]−1 ,1 [ , ∀ x ∈]−1 ,1 [ , arccos ' x= .
1− x 2
y =arccos x
Preuve :
∀ x ∈[−1 ,1] , ∃! y∈[ 0 ,] tel que x =cos y ⇔ y=arccos x
1
∀ x ∈]−1, 1[ , arcsin ' x =
−sin arccos x
cos 2 y sin2 y=1 ⇔ sin y= 1−x 2 car y ∈] 0 ,[ , donc sin y0
Remarque :
∀ x ∈]−1 ,1[ , arcsin ' x arccos ' x =0 : la fonction arcsin x arccos x définie, continue et
dérivable sur ]−1 ,1[ est donc constante. ∀ x ∈]−1 ,1[ , arcsin x arccos x =arcsin 0arccos 0 =
2
Si on note M x ,arcsin x et N x , arccos x : le point P , milieu de [ MN ] a pour coordonnées : P x , 4
On obtient un axe de symétrie entre arcsin et arccos : y=
4
2.5.3. Arctangente
Définition :
tan est définie, continue et strictement croissante sur − ,
2 2 ] [
donc réalise une bijection de − ,
2 2
sur ℝ. ] [
On appelle arctangente et on note arctan la bijection réciproque de tangente restreinte à − , .
2 2 ] [
y=tan x
Proposition : y= x
arctan est définie, continue et strictement croissante sur ℝ.
1
arctan est impaire , dérivable sur ℝ , et ∀ x ∈ℝ , arctan ' x = 2
.
1x y=arctan x
Preuve :
1
arctan ' x = 2 = 2
1tan arctan x 1 x
Proposition :
Preuve :
*****
Mis à jour le 05.08.10