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Méthodes de mesure de débit et pertes de charge

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Manipulation n°2 :

Etude des méthodes de


mesure de débit et de perte
charge

Elaboré par : Ben Abdallah Rim

1ère Génie Mécanique groupe 1


TP2

Année universitaire : 2024/2025


But de la manipulation :
Dans cette manipulation on a comme but d’étudier les différentes méthodes
de mesure du débit en utilisant un tube de Venturi, un diaphragme et un
rotamètre. On mesurera Q et on établira les relations régissant l’écoulement
d’un fluide à travers chacun des débitmètres tout en comparant leurs pertes
de charge.

Description du dispositif expérimental :

Figure 1: Banc expérimental débitmètres.


Figure 2 : Dispositifs de mesure de débit et leurs caractéristiques.

L’eau pompée pénètre le débitmètre par le tube venturi en plexiglas, pour


ensuite s’écouler dans un divergent puis dans une conduite droite, pour
passer dans un diaphragme puis enfin, par un rotamètre constitué d’un tube
en verre calibré et un flotteur. La pompe en elle-même permet de mesurer le
débit en chronométrant de remplissage du réservoir à une certaine quantité.
Les prises de pression sont come illustrées dans la figure ci-dessus. Il est à
noter que le flotteur n’est point comme n’importe quelle pièce métallique de
cette forme, mais possède une caractéristique géométrique majeure : son
centre de gravité se situe au point le plus bas de son axe de révolution, lui
procurant ainsi une horizontalité quasi parfaite, et donc une lecture on ne peut
plus précise.

Partie expérimentale :
N° Hauteurs manométriques Indication Volum Temps Qexp (m3/s) Qexp (L/s)
Essai h (mm) Rotamètre e t (s)
A B E F (cm) d’eau V
(L)
1 369 150 362 100 20,5 5 16,85 29,67.10-5 0,2967

2 345 160 335 115 19 5 20,64 24,22.10-5 0,2422

3 315 165 310 130 17 5 26,79 18,66.10-5 0,1866

4 290 173 285 143 15 5 30,09 16,61.10-5 0,1661


5 270 176 265 155 13 5 36,60 13,66.10-5 0,1366
6 245 180 243 165 11 5 48,95 10,21.10-5 0,1021
7 230 182 230 170 9 5 61,69 8,1.10-5 0,081

8 215 182 210 172 7 5 150,74 3,31.10-5 0,0331

9 190 182 190 175 5 5 702 71,22.10-7 0,7122.10-2

On calcule Qexp le débit volumique de référence mesuré par le banc


hydraulique pour les 9 essais.
−3
V 10
Q exp= Avec V le volume d’eau en litres et t le temps en secondes.
t

Les vitesses peuvent être calculés en utilisant les équations suivantes :

Au niveau de Tube de Venturi :

[() ]√(
1
2g
(( pA
)( pB
)) = 2g
2
V B= +zA − +z ( h A−hB )
)
AB
2
ρg ρg B AB
2

1− 1−
AA AA

pA
Avec h= +z
ρg A

Au niveau du Diaphragme :
√( ) √(
2g 2g
V E= ( h E−hF )= ( h E −h F )
)
2 2
AE AE
−1 −1
AF C c Sd
Où Sd est l'aire du diaphragme et AF est l'aire du jet (AF < Sd (figure 1)).

Le coefficient de contraction Cc=AF / Sd, dépend du rapport r/R des rayons du


diaphragme et les valeurs Cc sont déterminés et donnés par le tableau 3 ci-
dessous.

r/R 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Cc 0,611 0,616 0,622 0,633 0,644 0,662 0,687 0,722 0,781
Tableau 3 : Valeurs de Cc en fonction du rapport r/R

Pour le tube de venturi :


Qthéo B =V B A B
2
π R 2 π (16 )
A B= = =201, 06 . 10−6 m2
4 4
2
π R2 π ( 2 6 )
AA= = =530 , 92 .10−6 m2
4 4

√() √(
2g 2 ∙ 9 ,81
V B= √ h A −hB = 2 √ A
h −h B=4,787 √ h A −hB
)
2
AB 201
1− 1−
AA 530

Pour le diaphragme :
Qthéo E =V E A E

2
π R 2 π ( 51 )
A E= = =20 4,282 .10−6 m2
4 4

r 20
= =0 ,3 ⇒ C c =0,622
R 51
2
π R2 π ( 20 )
Sd = = =314,159 . 10−6 m2
4 4

−6 2
A F =Cc S d =195,406 .10 m

√( ) √(
2g 2∙ 9 , 81
V E= √ hE −h F = √ h E−hF =14.532 √ hE −h F
)
2 2
AE 20 4,282
−1 −1
AF 195,406

N° √ h A −h B(m) √ h E−h F (m) VB VE Q venturi Q diaphragme Qexp


Essai (m/s) (m/s) (m3/s) (m3/s) (m3/s)
1 0,47 0,51 2,25 7,41 45,23.10-5 151,37.10-5 29,67.10-5

2 0,43 0,47 2,06 6,83 41,41.10-5 139,52.10-5 24,22.10-5

3 0,39 0,42 1,87 6,1 37,59.10-5 124,61.10-5 18,66.10-5

4 0,34 0,38 1,63 5,52 32,77.10-5 112,76.10-5 16,61.10-5

5 0,3 0,33 1,44 4,79 28,95.10-5 97,85.10-5 13,66.10-5


6 0,25 0,28 1,2 4,07 24,12.10-5 83,14.10-5 10,21.10-5

7 0,22 0,24 1,05 3,49 21,11.10-5 71,29.10-5 8,1.10-5

8 0,18 0,19 0,86 2,76 17,29.10-5 56,38.10-5 3,31.10-5

9 0,09 0,12 0,43 1,74 8,64.10-5 35,54.10-5 71,22.10-7

 Les courbes expérimentales :

Qexp=f (√ ha−hb)
Q=f (√ he−hf ¿

Q=f (I)
Comparaison des courbes :
N° Essai 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Qexp(l/min) 17,8 14,53 11,19 9,96 8,19 6,12 4,86 1,98 0,42

Qetal(l/min) 23,5 22 19,9 17,9 15,9 13,8 11,5 9,5 7,5

L (cm) 20,5 19 17 15 13 11 9 7 5

Les courbes que nous avons obtenues pour les valeurs expérimentales sont
très différentes de celles qu’on obtient par l’étude théorique.
On remarque dès le début que les valeurs sont très éloignées, cela est
évidemment un problème lié à notre lecture sur le dispositif expérimental.

La viscosité cinématique du l’eau est donnée dans le tableau 4 en fonction de


la température de l’eau.
Température (°C) 10 15 20 25 30 35 40
Viscosité cinématique 1,308 1,141 1,005 0,896 0,804 0,727 0,661
de l’eau (10-6 m2/s)
Tableau 4 : Viscosité cinématique de l’eau à différentes températures

On est à la température 20°C donc on a la viscosité ν =1.005. 10-6 m2/s


V .D
Le nombre de Reynolds est défini par la relation : ℜ=
ν

Pour le tube de venturi :

−3 3
V B ∙ D B V B ∙ 16.10 V B ∙ 16.10
ℜventuri= = −6
=
ν 1 , 005 .10 1,005

Pour le diaphragme :

−3 3
V E ∙ D E V B ∙ 20 . 10 V B ∙ 20. 10
ℜdiaphragme = = −6
=
ν 1,005. 10 1,005

On définit le coefficient sans dimension Cq, appelé souvent coefficient de


Qexp
débit. Le coefficient Cq est tel que : C q=
Qthéo

N° Essai Cq venturi Re venturi Cq diaphragme Re diaphragme


1 0,65 35820,89 0,19 147462,68
2 0,58 32796,01 0,17 135920,39
3 0,49 29771,14 0,15 121393,03
4 0,5 25950,24 0,14 109850,74
5 0,47 22925,37 0,13 95323,38
6 0,42 19104,47 0,12 80995,02
7 0,38 16716,41 0,11 69452,73
8 0,19 13691,54 0,06 54925,37
9 0,08 6845,77 0,02 34626,86

Le nombre de Reynolds obtenu dans tous les cas est conforme avec le fait
que ces types de débitmètres ne sont utilisables que lorsque l’écoulement est
turbulent, pour toutes les valeurs du nombre de Reynolds on a Re>3000.
Cq venturi=f(Re venturi)

Cq diaphragme=f(Re diaphragme)
Avantages et inconvénients :
a) Avantages :

Ces débitmètres présentent quelques avantages communs :


- Ils sont faciles à installer et à exploiter.
- Ils permettent de mesurer de grandes quantités de fluides à haute
pression, supérieurs aux débits maximaux mesurables par d’autres types
de débitmètres (à effet vortex, turbines etc...).
Tube de venturi :
- Il dispose d’un bon comportement du point de vue usure et encrassement.
- Il provoque une perte négligeable de charge apparente.
Diaphragme :
- Il est le plus simple, le moins encombrant et le moins coûteux.
Rotamètre :
- Il est simple et polyvalent, ne nécessite pas de grandes longueurs droites
à l’amont et à l’aval du point de mesure.
- La lecture du débit est rapide.
- Il présente une faible perte de charge.
- Il a une bonne précision.
- Son entretien est réduit à un nettoyage périodique.

b) Inconvénients :

Quelques inconvénients communs :


- Ils présentent une faible dynamique de mesure.
- Ils sont sensibles aux perturbations de l’écoulement ce qui nécessite des
conditions d’installation pénalisantes.
Tube de venturi :
- Il est coûteux.
- Pour obtenir une lecture claire, cela nécessite un réglage correct de
l’instrument et un bon réglage initial.
- Une réduction du diamètre de la conduite peut provoquer une
augmentation du débit et de la pression.
Diaphragme :
- Il est déconseillé pour l’usage des fluides chargés et visqueux, cela risque
d’endommager la plaque à orifice.
- L’érosion et la corrosion de la plaque à orifice peuvent causer des
changements de caractéristiques.
- Il provoque une perte de charge importante.
Rotamètre :
- L’utilisation d’un fluide opaque risque de rendre le flotteur non visible.
- Sa position doit toujours être verticale.

Interprétation et conclusion :

En évaluant les résultats obtenus expérimentalement et les résultats


théoriques on remarque un grand écart entre eux, ce qui n’est pas censé être
le cas. Bien évidemment le problème est lié soit au dispositif expérimental ou
à notre lecture qui pourrait être fautive. Si toutes les conditions étaient
correctes, les débits expérimentaux et théoriques auraient été quasi
identiques parce qu’en réalité les 3 débitmètres mesurent le même débit qui
circule dans le circuit hydraulique d’un même dispositif. A mon avis, le
problème est en grande partie lié au dispositif expérimental qui était en panne
juste avant notre manipulation.

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