I
ÉPIGRAPHE
« La bande dessinée est un art très exigeant.
Moi je voulais faire des dessins animés, et puis je me
suis rabattu sur la BD et, finalement, j’ai fait du dessin
animé en BD, des dessins vivants.»
Albert Uderzo
II
DÉDICACE
À Dieu qui est la source de vie, de richesse, de bonté,
de grâce, d’amour, de sagesse et de toute intelligence. À mon
père Flavien BANZE et ma mère Monique MWANSA que
j’aime tant, pour l’éducation qu’ils m’ont prodigué avec tous
les moyens et aux prix de leur sacrifices qu’ils ont consentis à
mon égard, pour le sens du devoir qu’ils m’ont enseigné
depuis mon enfance, je souhaite que vous soyez fière de moi,
et que j’ai pu répondre aux espoirs que vous avez fondé en
moi et à mes chères sœurs et frères. A mon père spirituel
révérant docteur ILUNGA MUYEYA Matthieu
A tous les professeurs qui m’ont enseigné tout au long
de mon parcours, A mon professeur de latin Loïc
MUKONKOLE qui a été une source d’inspiration.
III
IN MEMORIAM
Je ferai de toi le sujet de ma louange et de mon
allégresse, je chanterai ton nom, Dieu très haut »
(psaumes 9 : 3)
A ma très chère sœur Jennie ABOK qui est partie
trop tôt, tu as été une source d’inspiration pour moi,
m’a encourager et conseiller, m’a permis d’être à
l’UPL sans toi je n’allais pas connaitre cette belle
université. De là-haut où tu es j’espère que tu seras
fière de moi, pour ses 3 années académique je te
dédis se mémoire parce que tu as été une personne
importante et une source d’inspiration pour moi, c’est
Dieu seul qui a fait as ce que tu sois ma grande sœur
je t’aime tellement tu resteras toujours dans ma
mémoire.
IV
REMERCIEMENTS
Nous rendons grâce à Dieu pour son amour et pour tous ses
biens fait qu’il a manifesté tout au long de notre année
académique. Ce présent travail est l’œuvre de sa bonté et son
amour inconditionnel envers nous.
Loin de nous l’ingratitude de ne pas reconnaitre les mérites
du corps académique, administratif et professoral de l’université,
pour leur contribution à la formation de notre cursus universitaire.
Pour cela nos remerciements s’adressent encore une fois au corps
académique de l’université protestante de Lubumbashi.
Nos remerciements s’en vont particulièrement à notre
directrice Madame Tess MASSANGU SOPHYA, Chef des travaux ;
c’est ici l’occasion de démontre son dynamisme, sa bravoure, ses
compétences hors paires et son savoir-faire qu’elle met à la
disposition et au service de l’université protestante de
Lubumbashi, ainsi que ses soutiens indéfectible envers nous m’ont
été d’un grand apport nous vous disons encore une fois merci.
Nos remerciements s’adressent également à mes sœur
Dorcas BANZE et Asnath BANZE, à mes petits frères Elisée BANZE,
Moïse MUTOMBO et Ephraïm BANZE, ainsi qu’à la famille
AKWANGE pour leur prière, amour, conseil, soutien.
Nous adressons enfin nos plus sincères remerciements à nos
amies particulièrement Marie KARAJ, Armel MATALA, Adrienne
MANDEÏRO, Fellyane MUTSHIYA, Michel PATRICK, Dan BIAPAY,
Guirlande MONGA, Magalie KIMPUTU connaissances et condisciples
qui nous ont soutenus, encouragé tout au long de notre parcours
académique.
V
VI
Table des matières
ÉPIGRAPHE............................................................................I
DÉDICACE.............................................................................II
IN MEMORIAM......................................................................III
REMERCIEMENTS.................................................................IV
RÉSUME..............................................................................VII
INTRODUCTION GÉNÉRALE...................................................1
0.1. Choix du sujet et intérêt de la recherche..................1
1.1. Choix du sujet........................................................1
1.2. Intérêt de la recherche...........................................1
0.2. Etat de la question....................................................2
0.3. Problématique de la recherche..................................5
0.4. Hypothèses................................................................6
0.5. Méthodologie de recherche et techniques de
collectes......................................................................................7
5.1. Méthodes de recherche :.........................................7
5.2. Techniques de collecte de données :......................7
0.6. Délimitation spatio-temporelle..................................8
0.7. Subdivision du travail................................................8
CHAPITRE PREMIER : CADRES THEORIQUE ET CONCEPTUELS
.......................................................................................................9
1.1. Introduction...............................................................9
1.2. Cadre conceptuel......................................................9
1.2.1. La Conception......................................................9
VII
1.2.2. Dessin Animé.......................................................9
1.2.3. L'Impact.............................................................11
1.2.4. L'Identification...................................................11
1.2.5. Téléspectateur...................................................12
1.3. Généralités sur la Conception de Dessins Animés...12
1.3.1. Conception Générale sur l'Audiovisuel...............12
1.3.2. Court Métrage....................................................12
1.3.3. Long Métrage.....................................................13
1.3.4. Film....................................................................13
1.3.5. Film d'Animation................................................16
1.3.6. Film Fiction........................................................16
1.3.7. Termes connexes...............................................17
1.4. Cadre théorique.......................................................18
1.4.1. Théorie de l'adaptation selon Robert Stam........18
1.4.2. Théorie du Transmédia de Henry Jenkins...........19
1.4.3. Conclusion partielle...........................................20
CHAPITRE DEUXIEME : CONCEPTION DU DESSIN ANIME ET
HISTOIRE D’ANUARITE..................................................................22
2.1. Conception...............................................................22
2.2. Histoire D’ANUARITE NENGAPETA............................22
2.3. Évolution du dessin animé........................................32
2.3.1. Personnage et réalisation...................................33
2.3.2. Le dessin animé en Afrique................................34
CHAPITRE TROISIEME : REALISATION DU DESSIN ANIME....35
VIII
3.1. Introduction.............................................................35
3.2. Création du dessin animé.........................................35
3.2.1. LA REALISATION DU DESSIN ANIME...................37
Étape 1 : Préparation des ressources...................37
Étape 2 : Vectorisation des Dessins......................41
Étape 3 : Préparation pour l'Animation.................44
Étape 4 : Animation..................................................45
3.2.2. TECHNIQUES DE NARRATION.............................49
3.2.3. EQUIPE CREATIVE ET PRODUCTION...................51
CHAPITRE QUATRIEME : PRESENTATION DES RESULTATS. .53
4.1. L'échantillon :..........................................................53
4.1.1. L'échantillonnage :............................................54
4.2. Présentation des données d’enquêtes.....................54
4.3. Interprétation des résultats.....................................61
4.4. Conclusion partielle.................................................62
Conclusion générale...........................................................63
Bibliographie......................................................................64
IX
RÉSUME
Ce mémoire s'intéresse à la problématique de l'adaptation
cinématographique de l'œuvre littéraire "La bienheureuse
Anuarite". Il vise à explorer les mécanismes à mettre en place
pour réaliser un dessin animé de cette œuvre, ainsi que les
moyens d'identifier la cible et de procéder aux tests nécessaires.
L'étude s'appuie sur une approche théorique mobilisant les
travaux de Robert Stam sur la théorie de l'adaptation et ceux de
Henry Jenkins sur la théorie de la transmédia. Ces cadres
conceptuels permettent d'appréhender les enjeux complexes liés à
l'adaptation d'une œuvre littéraire vers un medium audiovisuel.
Les hypothèses formulées mettent en lumière les principaux
éléments à considérer pour mener à bien un tel projet. La
constitution d'une équipe pluridisciplinaire, l'utilisation d'outils et
de logiciels adaptés, ainsi qu'un planning détaillé, apparaissent
comme des facteurs clés pour optimiser le processus de
réalisation du dessin animé.
L'identification précise de la cible, à travers une analyse
approfondie de ses caractéristiques sociodémographiques, de ses
centres d'intérêt et de ses habitudes de consommation, s'avère
également essentielle. Les tests réguliers auprès d'un échantillon
représentatif permettraient d'ajuster le contenu et la forme du
dessin animé en fonction des retours.
L'implication d'experts du marketing et de l'étude de marché
tout au long du processus créatif favoriserait une meilleure
compréhension et prise en compte des attentes du public cible.
Cette approche permettrait de développer une œuvre
audiovisuelle adaptée aux besoins et aux aspirations des
X
spectateurs, tout en préservant l'essence de l'œuvre littéraire
originale.
1
INTRODUCTION GÉNÉRALE
0.1. Choix du sujet et intérêt de la recherche
1.1. Choix du sujet
Nous avons choisi ce sujet qui est l’adaptation
cinématographique d’une œuvre littéraire cas de la bienheureuse
anuarite dans le but de consolider nos connaissances acquises dans
le domaine de la production audiovisuel, de l’animation et du
graphisme dans le soucis de communiquer aux publics nos savoirs
en littératures des gens qui ont marqués ce pays par leurs bravoures
en une œuvre cinématographique, et par la manière dont ils peuvent
être transposées à l'écran.
1.2. Intérêt de la recherche
Intérêt personnel :
Depuis longtemps, nous sommes fascinés par les rapports
entre littérature et cinéma, et par la manière dont les œuvres
littéraires peuvent être transposées à l'écran. Le cas de "La
bienheureuse Anuarite" nous interpelle particulièrement, car il remet
en jeu des questions complexes liées à l'adaptation d'une œuvre de
fiction historique et symbolique.
En tant qu'étudiant en Multimédia et communication digitale,
nous voyons dans ce sujet l'opportunité de croiser nos champs de
compétence et d'approfondir notre réflexion sur les enjeux de
l'adaptation. De plus, l'œuvre de Valère Mudimbe et le film de
Mweze Ngangura s'inscrivent dans un contexte culturel africain qui
nous passionne et que nous souhaitons mieux comprendre.
Intérêt scientifique :
L'adaptation cinématographique de "La bienheureuse
Anuarite" nous permettra d'apporter une contribution originale aux
études sur les relations entre littérature et cinéma. Ce sujet nous
offrira l'occasion d'explorer en détail les stratégies et les défis
propres à la transposition d'un texte littéraire vers un médium
audiovisuel. En comparant l'œuvre source et son adaptation, nous
pourrons mettre en lumière les spécificités de chaque medium et les
2
transformations induites par le passage d'un format à l'autre. Cela
nourrira notre réflexion théorique sur les enjeux esthétiques,
narratifs et idéologiques de l'adaptation cinématographique.
Intérêt social :
L'étude de notre sujet revêt une dimension sociale et politique
forte, dans la mesure où elle traite de l'histoire et de l'identité d'un
pays africain en pleine décolonisation. À travers l'analyse des choix
opérés par les créateurs, nous pourrons interroger la manière dont
l'adaptation cinématographique peut réinventer, réinterpréter ou
même subvertir les récits historiques. Ce travail pourra également
contribuer à une meilleure connaissance et à une plus grande
reconnaissance du cinéma africain, encore trop souvent marginalisé.
Enfin, l'étude de la réception critique et publique du film nous
renseignera sur la façon dont une adaptation peut être perçue et
appropriée par différents publics.
0.2. Etat de la question
Selon le sociologue Pierre Bourdieu, l'état de la question
correspond à l'ensemble des débats et des controverses en cours
dans un domaine donné, ainsi qu'aux théories et aux méthodes qui
structurent la réflexion des chercheurs. (Pierre Bourdieu (1992). Les
règles de l'art : genèse et structure du champ littéraire).
L'état de la question peut également être défini comme la
synthèse des travaux antérieurs sur un sujet spécifique, permettant
de situer la pertinence et l'originalité d'une nouvelle recherche dans
un contexte plus large. (Umberto Eco (2015). Comment écrire une
thèse.)
Dans le cadre de notre recherche, nous avons sélectionné les
auteurs suivants :
1. Sembene, O (2015) « De l'image à l'écran : Techniques
d'animation traditionnelles en Afrique ». Dans cet ouvrage, le
réalisateur et écrivain sénégalais Ousmane Sembene se penche
sur les techniques d'animation traditionnelles en Afrique,
explorant leurs spécificités culturelles, leurs enjeux esthétiques
et les défis de leur préservation face à la mondialisation. Il met
en lumière des formes d'expression ancestrales telles que le
théâtre d'ombres, la marionnettisation et le cinéma d'animation,
qui ont façonné les imaginaires et les modes de narration
3
propres aux cultures africaines. L’auteur analyse finement les
caractéristiques formelles de ces pratiques, leurs symboliques,
leurs rituels et leurs fonctions sociales. Il montre comment elles
s'enracinent dans une tradition orale millénaire et comment elles
incarnent une vision du monde, des valeurs et des modes de
transmission spécifiques aux sociétés africaines. L'auteur
souligne également les défis liés à la sauvegarde de ces
techniques face à la montée en puissance des industries
culturelles mondialisées et des technologies numériques. Son
ouvrage vise à valoriser ce patrimoine ancestral et à stimuler
des réflexions sur les manières de l'intégrer dans les pratiques
contemporaines de l'animation africaine.
2. Senghor, F. K. (2017) « Créativité et innovation dans l'animation
africaine »
Dans cet ouvrage, l’auteur explore les questions de créativité
et d'innovation qui animent la sphère de l'animation africaine
contemporaine. Elle met en évidence les démarches artistiques
originales et les expérimentations formelles menées par les
créateurs du continent, qui cherchent à exprimer leurs identités,
leurs visions du monde et leurs engagements sociaux à travers le
médium de l'animation. Senghor analyse finement les choix
esthétiques, narratifs et techniques de ces artistes, révélant la
richesse et la singularité de leurs productions. Elle s'attarde
également sur les initiatives de formation, de production et de
diffusion qui favorisent l'émergence d'une animation africaine
engagée et qui parvient à rayonner au-delà des frontières. L'ouvrage
met en lumière la manière dont ces créateurs innovent, tout en
puisant dans les ressources culturelles ancestrales, pour donner vie
à des univers visuels et conceptuels à la fois enracinés dans leur
réalité africaine et ouverts sur le monde. Fatou Kandé Senghor livre
ainsi une réflexion passionnante sur la créativité fasonnante qui
anime le secteur de l'animation sur le continent. (Senghor, F. K.
(2017). Créativité et innovation dans l'animation africaine. Éditions
Amalion).
3. Ngangura (2018), dans son ouvrage intitulé « L'animation
africaine : Défis et perspectives », dresse un portrait détaillé des
défis auxquels font face les créateurs de dessins animés en Afrique.
Il met en lumière les obstacles majeurs liés au financement des
projets, souvent insuffisant ou irrégulier, qui empêchent les artistes
4
de réaliser leurs visions créatives de manière pérenne. L'auteur
souligne également les enjeux de la formation des talents, avec un
manque de structures d'enseignement spécialisées et de
programmes adaptés aux réalités du continent. La distribution et la
commercialisation des œuvres constituent également un défi de
taille, les circuits de diffusion étant encore trop limités, notamment
en dehors des grands centres urbains. Cependant, Ngangura
s'attarde aussi sur les initiatives innovantes et les perspectives
prometteuses pour le développement de l'animation africaine. Il
évoque notamment les nouvelles technologies qui ouvrent de
nouvelles possibilités de création et de production, ainsi que les
collaborations internationales fructueuses qui permettent aux talents
locaux de rayonner à l'échelle mondiale. Son ouvrage offre ainsi un
éclairage complet et nuancé sur les enjeux de l'animation en Afrique,
dans une volonté de stimuler les réflexions et les actions pour
surmonter ces défis. (Ngangura, M. (2018). L'animation africaine :
Défis et perspectives. Éditions Harmattan.)
4. Traoré, A (2020) dans son ouvrage « L'animation comme outil de
développement social en Afrique », explore le potentiel des dessins
animés en tant qu'outil de développement social en Afrique.
S'appuyant sur de nombreuses études de cas, elle montre comment
l'animation peut être utilisée de manière stratégique pour
transmettre des messages éducatifs, sensibiliser sur des enjeux
sociaux, sanitaires ou environnementaux, et promouvoir les valeurs
culturelles africaines auprès des jeunes générations. L'auteure met
en avant des initiatives réussies dans différents pays, telles que des
campagnes de prévention contre le paludisme ou des programmes
de renforcement de l'identité locale à travers la valorisation des
mythes et légendes traditionnels. Elle souligne également le rôle
fédérateur que peuvent jouer les dessins animés dans la
construction d'une vision commune du développement, en donnant
une voix aux communautés marginalisées et en favorisant le
dialogue interculturel. Traoré livre ainsi une réflexion engagée et
inspirante sur la capacité de l'animation à devenir un véritable levier
de progrès social et de transformation positive sur le continent
africain. (Traoré, A. (2020). L'animation comme outil de
développement social en Afrique. Éditions Clé).
5
Ces quatre ouvrages sur l'animation africaine présentent à la
fois des convergences et des divergences par rapport à la recherche
réalisée.
D'un côté, ils convergent sur plusieurs aspects essentiels, tels
que la mise en avant des défis spécifiques auxquels fait face le
secteur, l'importance de valoriser les techniques d'animation
traditionnelles, le potentiel de l'animation comme outil de
développement social et de transmission culturelle, ainsi que la
reconnaissance des efforts créatifs déployés par les artistes
africains.
Cependant, on observe également des divergences
significatives entre ces ouvrages. Ils se concentrent sur des
perspectives et des angles d'approche différents, certains mettant
davantage l'accent sur les aspects structurels, d'autres sur les
usages sociaux ou les techniques traditionnelles. Certains adoptent
également des tons plus engagés et militants, tandis que d'autres
prennent un angle plus académique et analytique.
Bien que complémentaires, ces ouvrages présentent donc des
niveaux de détail et de profondeur variables sur les multiples
facettes de l'animation africaine. Leur diversité permet néanmoins
d'avoir une vision d'ensemble riche et nuancée de ce champ en
pleine effervescence.
0.3. Problématique de la recherche
Selon M. Hardy et N. Lasemi. « Introduction à la recherche :
enjeux et démarches » (2018), la problématique peut être définie
comme l'expression d'un dilemme ou d'une question en suspens,
nécessitant une réflexion et une analyse approfondie pour être
résolue.
De nos jours, les adaptations sont devenues une forme
d'expression artistique très répandue, atteignant un large public, des
enfants aux adultes. Que ce soit au cinéma, à la télévision ou sur les
plateformes de streaming, les studios d'animation produisent une
quantité impressionnante de contenus. Cependant, l’adaptation
cinématographique n'est pas une tâche simple et nécessite la mise
en place d'un mécanisme bien rodé.
En effet, l’adaptation cinématographique implique de
nombreuses étapes, depuis la conception des personnages et de
6
l'univers, jusqu'à l'animation image par image et le montage final.
Chacune de ces étapes demande des compétences spécifiques, que
ce soit en matière de design, d'illustration, de techniques
d'animation ou encore de post-production. La coordination de toutes
ces étapes est donc primordiale pour mener à bien un projet.
De plus, avant même de se lancer dans la réalisation, il est
essentiel d'identifier clairement la cible visée par l’œuvre. S'agit-il
d'un public d'enfants, d'adolescents ou d'adultes ? Quels sont leurs
centres d'intérêt, leurs attentes et leurs modes de consommation ?
Ces éléments vont grandement influencer les choix artistiques,
narratifs et techniques du projet.
Une fois la cible définie, il est également crucial de procéder à
des tests auprès de ce public, afin de valider les différentes étapes
de la production. Des séances de visionnage, des focus groups ou
encore des sondages permettront de recueillir des retours précieux,
à même d'affiner l’œuvre et de s'assurer qu'il répond aux attentes
du public visé.
Ainsi, l’adaptation cinématographique nécessite la mise en
place d'un mécanisme de production bien huilé, prenant en compte
les différentes compétences requises. Parallèlement, l'identification
précise de la cible et la réalisation de tests réguliers auprès de ce
public est indispensables pour garantir le succès du projet. De cette
observation, nous pouvons soulever les questions qui suivent :
Comment passer d'un média écrit à un média visuel tout en
préservant l'essence de l'œuvre originale ?
Quels choix doit-ont opérer pour transposer à l'écran les
éléments clés de l’œuvre ?
Dans quelle mesure l'adaptation peut-elle s'émanciper du
matériau de départ pour créer une nouvelle œuvre à part entière ?
0.4. Hypothèses
Le Gall (2003) définit l'hypothèse comme une conjecture
formulée à partir de connaissances antérieures et d'observations
préliminaires. Elle constitue le point de départ de toute démarche
scientifique visant à vérifier la validité d'une supposition ou d'une
théorie. (Le Gall, J. (2003). Méthodes de recherche en sciences
7
humaines : Faire de la recherche en sciences humaines. Armand
Colin.)
Aux questions de la problématique nous pouvons formuler les
réponses ci-après :
C'est à ces interrogations que nous nous proposons de
réfléchir à travers l'étude du cas de "La bienheureuse Anuarite",
roman publié en 1967 par l'écrivain congolais Valère Mudimbe et
porté à l'écran en 1989 par le réalisateur Mweze Ngangura. Cette
œuvre, qui relate le parcours de la jeune martyre catholique
Anuarite Nengapeta, morte en 1964 dans des circonstances
tragiques, offre un terrain d'investigation particulièrement riche pour
examiner les enjeux de l'adaptation cinématographique.
1. On pourrait identifier les éléments clés de l'œuvre (personnages,
thèmes, atmosphère, etc.) et trouver des équivalents visuels
puissants pour les traduire à l'écran. On pourrait également exploiter
les forces du média audiovisuel (mouvement, son, composition
d'image, etc.) pour amplifier certains aspects de l'œuvre littéraire.
Adopter un style d'animation et une esthétique visuelle en
cohérence avec l'esprit de l'œuvre source serait primordial.
2. Il faudrait sélectionner judicieusement les passages, scènes ou
éléments les plus représentatifs de l'œuvre littéraire. Traduire les
descriptions littéraires en choix de cadrage, de mouvements de
caméra, de conception des personnages, etc. serait nécessaire.
Adapter le ton, le rythme et la structure narrative pour correspondre
aux conventions du média audiovisuel serait également crucial.
3. On pourrait exploiter le potentiel du média audiovisuel pour
développer de nouvelles perspectives narratives, visuelles ou
thématiques. Réinterpréter certains aspects de l'œuvre source en
fonction de la sensibilité du réalisateur/de l'équipe créative serait
envisageable. Ajouter, supprimer ou modifier certains éléments pour
mieux correspondre aux attentes du public cible pourrait aussi être
une option.
0.5. Méthodologie de recherche et techniques de
collectes
5.1. Méthodes de recherche :
1. Méthode qualitative :
8
La méthode qualitative vise à comprendre en profondeur les
phénomènes sociaux et les expériences vécues par les individus. Elle
s'appuie sur une collecte de données non numériques, comme des
entretiens, des observations ou des analyses de documents.
(Creswell, 2013).
L'utilisation d'une approche qualitative nous permettra
d'explorer de manière approfondie les processus de l’adaptation
cinématographique cas envers "La Bienheureuse Anuarite". Elle
nous aidera à saisir les aspects subjectifs, les significations et les
interprétations que les participants attribuent à leurs expériences de
visionnage.
5.2. Techniques de collecte de données :
1. Entretiens semi-directifs :
Les entretiens semi-directifs sont des interactions verbales
guidées par un canevas de questions ouvertes, permettant aux
participants de s'exprimer librement tout en restant focalisés sur des
thèmes prédéfinis. (Kvale, 2007).
Cette technique nous permettra de recueillir des données
riches et nuancées sur de l’adaptation cinématographique, leurs
perceptions des personnages de l’œuvre, ainsi que les facteurs qui
influencent ces processus
2. Observation directe :
L'observation directe consiste à observer de manière
systématique les comportements et les interactions des participants
dans leur contexte naturel, sans intervention du chercheur. (Denzin
& Lincoln, 2011).
L'utilisation de l'observation directe nous permettra de
recueillir des données sur les réactions non verbales et les
comportements spontanés des téléspectateurs lors du visionnage du
dessin animé "La Bienheureuse Anuarite". Cela nous aidera à mieux
comprendre leurs processus d'identification aux personnages
4. Analyse documentaire :
L'analyse documentaire consiste à examiner et à interpréter
divers types de documents écrits, visuels ou audiovisuels afin d'en
extraire des informations pertinentes pour la recherche. (Bowen,
2009).
9
L'utilisation de l'analyse documentaire nous permettra de
consulter et d'étudier différents types de documents en lien avec
l’histoire de "La Bienheureuse Anuarite", Ces documents nous
aideront à mieux comprendre les réceptions et les perceptions du
public envers le dessin animé, ainsi que les choix de conception et
de narration qui peuvent influencer les processus d'une œuvre
cinématographique
0.6. Délimitation spatio-temporelle
Notre recherche s’étant de la période allant de mars 2024 à
juin 2024 ; concernant la délimitation spatiale, nous concentrerons
nos investigations sur la ville de Lubumbashi.
0.7. Subdivision du travail
Notre travail comporte 4 chapitres : le premier se base sur les
généralités de la recherche notamment les cadres conceptuels et
théoriques. Le chapitre deux est quant à lui consacré à la
présentation ou la narration de l’histoire de la bienheureuse
Anuarite, le troisième chapitre concerne la conception et la
réalisation du dessin animé et en fin le chapitre quatre est dédié aux
résultats obtenu.
10
CHAPITRE PREMIER : CADRES THEORIQUE ET
CONCEPTUELS
1.1. Introduction
Le premier chapitre de cette étude sur l'animation africaine a
pour ambition d'établir le cadre conceptuel et théorique qui guidera
notre analyse approfondie de ce champ en pleine effervescence.
Nous commencerons par explorer les principaux concepts qui
façonnent les pratiques et les enjeux de l'animation dans un
contexte africain. Nous nous pencherons ainsi sur des notions clés
telles que l'identité culturelle, la tradition, la modernité,
l'engagement social et la représentation. Cette analyse conceptuelle
jettera les bases pour mieux saisir les dynamiques qui animent ce
secteur en constante évolution.
Ce premier chapitre posera ainsi les fondements conceptuels
et théoriques essentiels pour une compréhension approfondie du
rôle et de la place de l'animation dans les sociétés africaines
contemporaines.
1.2. Cadre conceptuel
1.2.1. La Conception
La conception est le processus de création d'un objet ou d'un
système. Dans le contexte des dessins animés, elle implique la
création de l'histoire, des personnages, des décors, de l'animation et
d'autres éléments tels que la musique et le son.
1.2.2. Dessin Animé
Selon l’encyclopédie du cinéma, le dessin animé est une
technique cinématographique particulière qui permet de créer des
personnages et un monde imaginaire. C’est un genre de mouvement
cinématographique. En d’autres termes, il consiste en une
succession de dessins comportant de légers changements, filmés et
projetés par ordre sous forme d’un film cinématographique.
Un dessin animé est une forme d'art visuel qui utilise des
images animées pour raconter une histoire. Il peut être réalisé à la
main ou à l'aide d'ordinateurs, et peut se décliner en différents
styles, comme l'animation 2D, 3D, stop-motion, etc.
11
Il est aussi considéré, dans différents dictionnaires, à l’instar
de Wikipédia comme une technique de film d’animation qui consiste
à donner l’illusion du mouvement en projetant différents dessins
successifs représentants les différentes étapes de ce mouvement.
C’est l’art de l’analyse du mouvement basé sur la théorie de la
survie de la vision sur la rétine d’un dixième de seconde après la
disparition de l’image réelle.
Aujourd'hui les dessins sont souvent réalisés à l'ordinateur, à
l'aide de logiciels sophistiqués qui permettent toutes sortes d'effets
spectaculaires. Dans le dessin animé réalisé à partir de dessins
traditionnels, la création a lieu surtout est avant le tournage et le
montage. Une fois les dessins réalisés, le tournage est plutôt
automatique. C'est moins vrai en ce qui a trait aux dessins animés
réalisés à l'ordinateur où la création est plutôt en continu. Cette
technique d’enseignement - apprentissage présente deux fonctions
socio éducatifs. (Gervereau, 2014)
Ainsi donc, on peut donner les types de dessins animés ci-
après :
Dessin animé a visée didactique : est celui qui renvoie à des
connaissances disciplinaire (scolaire ; culturel, historique,
scientifique…).
Dessin animé a visée socio-éducative : concerne l’éducation
à certains problèmes liés à la vie sociale, il porte sur des
sujets moins ou non scolaire (environnementale et
personnelle), il servirait à l’intégration harmonieuse dans la
société, et a l’éducation civique des jeunes apprenants.
Cette catégorie de dessin animé soignerait la société en
enseignants et instruisant les téléspectateurs.
Dessin animé a visée distractive : est un espace où la fiction
rejoint la réalité. Il a pour but de relater des récits, réel ou
fictionnel. C’est un spectacle attractif qui se présente sous
forme d’un long métrage ou film, appréciés le plus souvent
des adultes.
Les dessins animés « autres » : dans cette catégorie nous
plaçons les dessins animés décriés pour leur agressivité.
Ceux-là mettent en exergue une facette violente et une
12
dynamique excessive de la vie quotidienne, ce qui pourrait
abrutir et parasité le bon apprentissage.
A partir de ces objectifs du dessin animé que l’on peut déjà
identifier trois caractéristiques du dessin animé :
Illustrative : Le dessin animée permet de montrer les
mimiques, les gestes ainsi que le contenu linguistique
dans un décor social identifiable
Déclencheur : Le dessin animée incite à analyser plus
profondément, à développer le contenu ; l’image occupe
la fonction de médiateur de sens.
Moteur : Son impact sur les téléspectateurs invite à
développer d’autres activités sur le même thème.
Les dessins animés sont plus attrayants pour les enfants : ces
derniers affectent la perception du monde de l’enfant, la formation
des valeurs et le processus d’éducation, ils laissent un impact positif
sur les enfants. Parmi les effets positifs, les scientifiques distinguent
le rôle d’appui du dessin animé quant à l’éducation des enfants, aux
informations supplémentaires sur le monde et à l’organisation des
divertissements intéressants. Les dessins animés : enseignent aux
enfants les règles de comportement dans la société, ils enrichissent
le vocabulaire en regardant un dessin animé.
1.2.3. L'Impact
L’impact est un effet produit par quelque chose ; contrecoup,
dans notre travail l’influence Les dessins animés peut avoir un
impact important sur les spectateurs de tous âges. Ils peuvent
divertir, informer, inspirer, éduquer et sensibiliser à des sujets
importants. Ils peuvent également jouer un rôle dans le
développement social et émotionnel des enfants.
1.2.4. L'Identification
L'identification se définit comme la capacité du téléspectateur
à se percevoir dans un personnage ou une situation, en
s'appropriant ses pensées, ses sentiments et ses motivations.
L’identification est aussi la capacité du public à se connecter
émotionnellement aux personnages, aux situations et aux thèmes
présentés dans une œuvre. Plus le public s’identifie, plus
l’expérience audiovisuelle est réussie. Les spectateurs peuvent
13
s'identifier aux personnages des dessins animés et à leurs histoires.
Cela peut les aider à comprendre le monde qui les entoure, à se
sentir moins seuls et à développer leur empathie.
Types identification :
1. Identification primaire: C'est le type d'identification le plus
courant. Le téléspectateur se sent proche du personnage
principal et s'investit dans son histoire. Il partage ses émotions,
ses aspirations et ses défis.
2. Identification secondaire: Le téléspectateur se connecte à un
personnage secondaire, souvent dans une moindre mesure que
le personnage principal. Cela peut être dû à une similarité de
caractère, à une admiration pour ses compétences ou à une
empathie pour sa situation.
3. Identification multiple: Le téléspectateur se connecte à
plusieurs personnages dans le dessin animé. Cela peut être dû
à la diversité des personnages et à la complexité de leurs
interactions.
4. Identification par projection: Le téléspectateur attribue ses
propres sentiments et expériences à un personnage. Cela peut
être un moyen de se sentir compris et de mieux gérer ses
émotions.
1.2.5. Téléspectateur
Le téléspectateur est celui qui regarde une émission de
télévision, un film ou tout autre contenu audiovisuel. Comprendre les
attentes et les réactions des téléspectateurs est essentiel pour les
créateurs est la personne qui regarde le dessin animé. Il est
important de prendre en compte les goûts et les intérêts du
téléspectateur lors de la conception d'un dessin animé, en
s'adaptant à son âge, sa culture et ses préférences. (Zipes, 1998)
1.3. Généralités sur la Conception de Dessins Animés
Le monde des dessins animés est un univers fascinant qui
captive petits et grands. Derrière chaque image se cache un
processus de création complexe et passionnant, impliquant de
nombreux talents et techniques. Dans cette partie, nous explorerons
les bases de la conception de dessins animés, en abordant les
notions suivantes :
14
1.3.1. Conception Générale sur l'Audiovisuel
La conception audiovisuelle est le processus de création d'une
œuvre qui combine l'image et le son. Elle s'agit d'un domaine vaste
qui englobe le cinéma, la télévision, la publicité, les jeux vidéo et
bien d'autres. La conception de dessins animés s'inspire et s'intègre
dans cet univers, en utilisant les techniques et les outils spécifiques
à l'animation.
1.3.2. Court Métrage
Un court métrage est un film d'une durée inférieure à 30
minutes. Les courts métrages d'animation sont souvent utilisés pour
expérimenter de nouvelles techniques, de nouveaux styles et de
nouvelles idées narratives. Ils peuvent également servir de tremplin
pour les réalisateurs et les animateurs en herbe.
1.3.3. Long Métrage
Un long métrage est un film d'une durée supérieure à 30
minutes. Les longs métrages d'animation peuvent être des films
d'aventure, de comédie, de drame, de science-fiction, de fantasy et
bien d'autres genres. Ils nécessitent une planification et une
production plus importantes que les courts métrages.
1.3.4. Film
Selon le dictionnaire Larousse en ligne, le film est une œuvre
cinématographique. Il est également un fait ou un évènement que
‘on fait succéder dans un ordre chronologique. Ce même dictionnaire
mentionne que le film est une pellicule recouverte d’une émulsion
sensible à la lumière, employée dans les cameras
cinématographiques et les appareils photos. (Olivier, 1996)
Le Cinéma est historiquement lié à une approche idéologique
(de type panafricain) et à des organisations telles que la Fédération
panafricaine des cinéastes (FEPACI).
Dans la plupart des cas, les différents thèmes exploités dans
les films (Desreumaux, 1992) sont :
Action-Aventure : Le film d'aventure se caractérise par
l'enchaînement continu de scènes d'action, qui compense souvent
15
la pauvreté et les invraisemblances du scénario. En plus des
cascades et des décors à gros budget, le héros surhumain et
indestructible est un des ingrédients essentiels de ce genre. Héros
mythologique, preux chevalier, explorateur intrépide, commando
d'élite… il ne s'encombre pas d'états d'âme ou de subtilités
psychologiques : il trucide d'abord, et réfléchit ensuite… Outre sa
fonction idéologique, le film d'action est aussi thérapeutique et
exutoire pour le spectateur, qui par procuration va se venger des
injustices, châtier les méchants,
Burlesque : Très lié au cinéma muet, le burlesque est un film
comique, au scénario rudimentaire, basé essentiellement sur des
gags visuels. Aux débuts du cinéma, les artistes venaient
essentiellement du cirque et du music-hall, auxquels ils
empruntèrent leurs répertoires et leurs "trucs".
Comédie : On pourrait dire que la comédie est l'évolution
naturelle du burlesque. Avec un scénario plus étoffé, des
dialogues et des personnages beaucoup plus complexes…
Souvent la comédie part de situations tragiques (L'invasion Nazie
en Pologne, dans To be or not to be) ou traite des sujets
extrêmement sérieux, comme la religion (La vie de Brian) pour
inviter à réfléchir et rire sur le monde et sur vous-même. Le rire
n'étant qu'un prétexte pour ouvrir et mieux faire passer le
message.
Comédie musicale : La comédie musicale est apparue tout
naturellement avec la sonorisation du film vers 1930. Au début,
simple reprise filmée de revues de music-hall de Broadway,
rapidement des créateurs (comme Busby Berkeley) inventaient un
univers visuel, fait de kaléidoscopes vivants, d'arabesques de
corps démultipliées par des miroirs, avec des placements de
caméra et des travellings inventifs. Le genre se veut distrayant et
sans pretention.
Documentaire : Contrairement à la fiction, le documentaire est
supposé montrer la « réalité » sans mise en scène, avec des
prises de vue faites sur le vif, des interviews ou des images
d'archives. Pourtant aucun documentaire n'est « neutre » et n'est
que le point de vue de son auteur ou une facette de la réalité.
Drame : C’est probablement le genre, qui pourrait englober tous
les autres. Par essence même la vie est un drame, un drame
16
parfois joyeux, parfois fantastique, parfois violent, parfois
historique… même les documentaires animaliers ont souvent un
côté dramatique évident… Le drame n'est pas différent de la
comédie dans les sujets qu'il traite, mais dans sa manière de les
traiter. En mettant en avant la vie intérieure des personnages
souvent dans la dualité, le côté inexorable du destin,
l'impossibilité d'aimer, la mort au bout du chemin… Certains font
des sous catégories dans le drame : épique, sentimental,
psychologique, social…
Fantastique : Le film fantastique se construit sur l'intrusion d'une
autre réalité, dans la réalité. Tout l'art du réalisateur est d'arriver
à faire accepter progressivement l’étrange ou le paranormal au
sein du réel et d'en profiter au passage pour questionner ce
fameux « réel ».
Guerre : Le film de guerre est essentiellement un film d'aventure
qui se déroule durant un conflit militaire, avec souvent, un
message politique ou patriotique. Dans les « bons films » de
guerre, en montrant le côté le plus sombre de la nature humaine
et dans un environnement où la vie perd toute valeur, le
réalisateur s'interroge sur la nature et le sens même de celle-ci. Si
les films de guerre sont rarement des films « agréables » à voir,
ils sont parfois nécessaires. Mais comme le soldat, le spectateur
en sort rarement indemne…
Historique : Entretenant un rapport plus ou moins exact avec des
événements historiques qui lui sert de cadre, le film historique
(nommé aussi film en costumes) se situe dans une époque
suffisamment ancienne pour donner au spectateur un sentiment
de dépaysement total. L'habillement, les décors, les rapports
sociaux différents, parfois même le langage participent à
l'ambiance et à l'intrigue du film. Le film historique permet
souvent de traiter un sujet actuel avec la distance et la sérénité
que donne le temps. Lorsqu'il retrace la vie d'une personne on
parle plutôt de film biographique.
Kung-fu : Le film de kung-fu est un genre du cinéma d'action
inspiré par les arts martiaux chinois (désignés populairement par
le terme kung-fu). Il est principalement produit en Chine et est
souvent associé au cinéma hongkongais. Les acteurs les plus
célèbres sont Bruce Lee, Jet Li, Jackie Chan et Donnie Yen.
17
Péplum : Depuis le début des années 1950, grâce aux productions
italiennes et américaines, ce mot désigne les films dont l'action se
situe historiquement dans l'Antiquité et, en particulier, celle de la
Rome Antique, de la Grèce antique (et mythologique) et de
l'Égypte antique. Il existe aussi des péplums bibliques basés sur
l'Ancien ou le Nouveau Testament. Ce genre s'est "éteint" dans
les années 70 et ceci pendant trois décennies.
Politique : Le film politique met en scène le pouvoir politique, ou
la lutte d'un individu contre ce pouvoir. Le film politique dénonce,
entre autres, les mouvements qui entravent le fonctionnement de
la société, et peuvent être considérés comme des excès du
pouvoir, notamment la peine de mort, l'avortement, la répression
antisyndicale, l'esclavage, ou encore la colonisation.
Science-fiction : La science-fiction invente un univers futuriste,
dont les éléments extraordinaires restent néanmoins plausibles
puisqu’ils prennent appui sur une évolution scientifique,
biologique ou (et) politique possibles ou un changement radical
(écologique, climatique…). Bien qu’aussi centré sur l’imaginaire,
la science-fiction se distingue du fantastique en ce qu'il met en
scène, tout un monde relevant d’une certaine cohérence
cartésienne et propose souvent une vision philosophique ou
utopique d'un monde futur.
Série télé : Bien que ce ne soit pas un genre en soi, la série télé,
outre sa grande popularité et le fait que de grands réalisateurs en
aient tourné (Spielberg, Lynch, Godard, Tarentino…), possède
certains privilèges narratifs : cross-over entre épisodes, temps
réel (24h chrono), attachement affectif aux personnages.
Western : Dans un sens, le western est un film historique parmi
d'autres mais qui a connu un énorme succès après-guerre et
marqué l'esprit de toute une génération. Le western relate
l’épopée au XIXe siècle des pionniers européens, envahissant le
territoire du nouveau monde.
1.3.5. Film d'Animation
Selon le dictionnaire Larousse en ligne, le film est une œuvre
cinématographique. Il est également un fait ou un évènement que
‘on fait succéder dans un ordre chronologique. Ce même dictionnaire
mentionne que le film est une pellicule recouverte d’une émulsion
18
sensible à la lumière, employée dans les cameras
cinématographiques et les appareils photos. (Olivier, 1996)
Le Cinéma est historiquement lié à une approche idéologique
(de type panafricain) et à des organisations telles que la Fédération
panafricaine des cinéastes (FEPACI).
Un film d'animation est un film réalisé à partir d'images
animées. Il peut être réalisé à la main ou à l'aide d'ordinateurs, et
peut utiliser différentes techniques d'animation comme le dessin
traditionnel, l'animation 3D, la stop-motion, etc.
1.3.6. Film Fiction
Un film fiction est un film qui raconte une histoire inventée. Il
s'agit du type de film le plus courant, et les dessins animés peuvent
également être de la fiction, bien qu'il existe d'autres types comme
les documentaires animés ou les films d'animation expérimentaux.
Ce chapitre introductif a permis de poser les bases de la
conception de dessins animés en abordant les concepts
fondamentaux, les généralités et les différents types de films
d'animation. En résumé, nous avons exploré les points suivants:
Concepts de base: La définition du dessin animé, ses
caractéristiques et son impact sur le public. L'identification: La
capacité du téléspectateur à se connecter aux personnages et aux
situations de l'histoire. Le téléspectateur: Les attentes et les
réactions du public vis-à-vis du dessin animé. Enfin la deuxième était
les généralités sur la conception de dessins animés, Ce chapitre a
également permis de souligner l'importance de la conception de
dessins animés. Le chapitre suivant approfondira les différentes
étapes de la production d'un dessin animé, de l'idée à l'écran.
1.3.7. Termes connexes
Adaptation : Ce concept désigne la transposition d'une
œuvre littéraire, en l'occurrence un texte hagiographique, vers le
médium cinématographique. Ce processus implique de nombreux
choix de mise en scène, de narration et de représentation afin de
rendre compte de l'essence de l'œuvre source tout en l'adaptant aux
spécificités du langage audiovisuel. Les adaptations
19
cinématographiques doivent trouver un équilibre entre fidélité à
l'original et interprétation artistique (Hutcheon, 2006 ; Stam, 2005).
Hagiographie : Ce genre littéraire a pour objet de relater la
vie et les vertus d'un saint ou d'un personnage religieux vénéré.
Dans le cas de "La bienheureuse Anuarite", l'adaptation
cinématographique doit à la fois respecter la dimension historique et
religieuse du texte source, tout en offrant une interprétation
artistique de cette figure sacrée. Le défi est de concilier l'exactitude
biographique et l'expression filmique (Weinstein, 1982 ; Delooz,
1969).
Martyre : Le martyre fait référence au sacrifice suprême d'un
individu pour ses convictions religieuses ou idéologiques. Le
personnage d'Anuarite, exécutée pour sa résistance à l'agression,
incarne cette notion centrale du martyre chrétien, à savoir le don de
soi face à l'adversité et la défense de ses croyances au prix de la vie.
L'adaptation cinématographique doit saisir la profondeur de ce geste
symbolique (Delehaye, 1921 ; Hoornaert, 1972).
Héroïsme féminin : Ce concept renvoie à la capacité des
femmes à faire preuve de courage, de détermination et d'abnégation
face à l'adversité. Le personnage d'Anuarite, par son refus de se
soumettre aux agresseurs et son sacrifice ultime, symbolise cette
forme d'héroïsme féminin qui défie les normes de genre dans un
contexte colonial. L'adaptation cinématographique doit mettre en
valeur cette dimension émancipatrice (Nnaemeka, 1997 ; Stratton,
1994).
Résistance anticoloniale : La résistance anticoloniale fait
référence aux luttes menées par les populations locales contre les
systèmes d'oppression et d'exploitation mis en place par les
puissances coloniales. Dans le cas d'Anuarite, son geste de
résistance s'inscrit dans ce contexte historique de domination et de
défi des populations africaines face à la colonisation. L'adaptation
cinématographique doit rendre compte de cette dimension politique
et identitaire (Fanon, 1961 ; Memmi, 1957).
1.4. Cadre théorique
1.4.1. Théorie de l'adaptation selon Robert Stam
La théorie de l'adaptation développée par le théoricien du
cinéma Robert Stam offre un cadre conceptuel riche et nuancé pour
20
appréhender les enjeux de la transposition d'une œuvre littéraire
vers le médium cinématographique. Stam s'inscrit dans la lignée des
théoriciens de l'adaptation, qui se sont intéressés depuis les années
1950 aux processus complexes impliqués lorsqu'une œuvre passe
d'un médium à un autre. (Stam, R. (2005). Literature through Film:
Realism, Magic, and the Art of Adaptation. Blackwell Publishing)
Selon Stam, l'adaptation ne doit pas être considérée comme
un simple transfert, mais plutôt comme une recréation qui tient
compte des spécificités du langage cinématographique. L'adaptation
est en effet un processus de transformation et d'interprétation qui
implique des choix esthétiques, narratifs et idéologiques de la part
du réalisateur. Il ne s'agit donc pas d'une simple traduction, mais
d'une véritable reconfiguration de l'œuvre source à travers un
nouveau medium.
Le point de départ de la théorie de Stam est le constat que
tout texte, littéraire ou cinématographique, est un "palimpseste",
c'est-à-dire qu'il porte les traces d'autres textes qui l'ont précédé. De
même, toute adaptation est imprégnée des œuvres antérieures qui
l'ont inspirée. Ainsi, le réalisateur n'est pas un simple traducteur,
mais un artiste qui réinvente l'œuvre source à travers le prisme de
sa propre vision et de son propre médium.
Cette conception de l'adaptation comme un acte de (ré)
interprétation et de (ré) création soulève la question de la
"traduction intersémiotique", c'est-à-dire le passage d'un système de
signes (littéraire) à un autre (cinématographique). Cela implique
pour le réalisateur de trouver des solutions de transposition et de
médiation afin de faire dialoguer les spécificités des deux médiums.
Loin d'être un processus unidirectionnel, l'adaptation est
envisagée par Stam comme un dialogue fécond entre l'œuvre source
et l'œuvre adaptée. Chacune peut influencer et enrichir l'autre, dans
un mouvement d'aller-retour constant. Ainsi, l'adaptation n'est pas
seulement une traduction, mais une véritable recréation qui peut
amener un éclairage nouveau sur l'œuvre originale. (Stam, R.
(2005). Literature through Film: Realism, Magic, and the Art of
Adaptation. Blackwell Publishing)
21
Dans le cas de l'adaptation cinématographique de "La
bienheureuse Anuarite", la théorie de Stam offre un cadre d'analyse
particulièrement pertinent. Le réalisateur devra en effet faire des
choix esthétiques, narratifs et idéologiques pour traduire l'essence
de l'œuvre littéraire dans un langage cinématographique. Il s'agira
notamment de trouver une approche de mise en scène, de cadrage
et de montage qui rende compte de la dimension sacrée et
hagiographique du texte source, tout en adaptant la narration
linéaire du roman en une structure filmique plus dynamique. Le
réalisateur devra également interpréter et représenter la figure
d'Anuarite de manière à souligner sa dimension héroïque et
symbolique, tout en la réinventant dans un médium visuel.
Ainsi, le réalisateur devra naviguer entre fidélité et créativité,
en s'appuyant sur les spécificités du langage cinématographique
pour offrir une relecture personnelle et engagée de l'œuvre source.
Cela implique une véritable "traduction intersémiotique" qui ne se
réduit pas à une simple transposition, mais qui engage un processus
de transformation et d'interprétation riche et complexe.
1.4.2. Théorie du Transmédia de Henry Jenkins
La théorie du Transmédia développé par le théoricien des
médias Henry Jenkins offre un cadre d'analyse pertinent pour
appréhender les enjeux de l'adaptation de "La Bienheureuse
Anuarite" vers le médium cinématographique.
Selon Jenkins, le transmédia se caractérise par le fait qu'une
histoire se déploie à travers de multiples plateformes médiatiques,
chacune apportant une contribution distinctive à l'ensemble de
l'expérience narrative. Ainsi, les différents éléments d'une même
histoire se complètent et s'enrichissent mutuellement pour créer une
expérience narrative cohérente et immersive. (Naremore, J. (ed.)
(2000). Film Adaptation. Rutgers University Press)
Appliquée à l'adaptation cinématographique de "La
Bienheureuse Anuarite", la théorie du transmédia offre des pistes
intéressantes. Le réalisateur pourrait en effet envisager de
développer l'univers narratif et visuel du film à travers d'autres
formats médiatiques, tels que des webséries, des bandes dessinées
ou des jeux vidéo. Cela permettrait d'approfondir certains aspects de
l'histoire, d'explorer davantage les personnages secondaires ou de
restituer plus amplement le contexte historique et culturel.
22
Chaque plateforme apporterait alors une dimension
distinctive, en exploitant les spécificités du médium pour enrichir
l'expérience globale du public. Par exemple, une webséries pourrait
donner la parole à des personnages secondaires et approfondir leurs
motivations, tandis qu'un jeu vidéo immersif permettrait au public de
s'immerger dans l'univers de l'histoire et de vivre l'expérience du
protagoniste.
Ainsi, le film ne serait plus envisagé comme une simple
adaptation linéaire, mais comme le point d'entrée d'un univers
narratif plus vaste, permettant au public de se l'approprier et de
l'explorer selon différentes perspectives. Cela pourrait contribuer à
créer une expérience plus riche, plus engageante et plus mémorable
pour le spectateur.
La théorie du transmédia de Jenkins soulève également des
questions sur les modalités de la narration et de l'immersion du
public. Il s'agirait en effet de concevoir une expérience narrative
cohérente et fluide, tout en tenant compte des spécificités de
chaque médium. Cela demanderait au réalisateur et à son équipe de
développer une véritable stratégie transmédiatique, en planifiant
soigneusement les différents éléments narratifs et visuels qui se
déploieraient sur les diverses plateformes.
En définitive, la théorie du transmédia de Jenkins offre un
cadre conceptuel stimulant pour penser l'adaptation
cinématographique de "La Bienheureuse Anuarite" dans une
perspective plus large et inclusive. Elle invite à envisager le film
comme l'élément central d'un univers narratif plus vaste, qui
s'enrichirait et se prolongerait à travers d'autres médiums, créant
ainsi une expérience narrative immersive et engageante pour le
public.
1.4.3. Conclusion partielle
En conclusion, l'adaptation de "La Bienheureuse Anuarite"
vers le médium cinématographique soulève de nombreux défis
passionnants, à la fois sur le plan de la transposition narrative et
visuelle, mais aussi dans une perspective plus large d'approche
transmédiatique.
D'un point de vue conceptuel, nous devrons relever le défi de
transposer fidèlement la complexité psychologique et spirituelle du
23
personnage d'Anuarite, tout en créant une narration
cinématographique originale et engageante. Nous devrons
également naviguer avec précaution dans le traitement des thèmes
religieux et politiques qui imprègnent l'œuvre originale, en évitant
les écueils d'une approche trop partisane ou simplificatrice.
Sur le plan théorique, la perspective du transmédia offre des
pistes stimulantes pour envisager l'adaptation de manière plus large.
Selon la théorie développée par Henry Jenkins, le film ne devrait plus
être considéré comme une simple adaptation linéaire, mais comme
le point d'entrée d'un univers narratif plus vaste, qui se déploierait à
travers différents médias. Cela nous permettrait d'approfondir
certains aspects de l'histoire, d'explorer davantage les personnages
secondaires et de restituer plus amplement le contexte historique et
culturel.
Chaque médium apporterait alors une dimension distinctive,
en exploitant les spécificités de son langage pour enrichir
l'expérience globale du public. Ainsi, nous devrons développer une
véritable stratégie transmédiatique, en planifiant soigneusement les
différents éléments narratifs et visuels qui se déploieraient sur les
diverses plateformes.
En définitive, l'adaptation cinématographique de "La
Bienheureuse Anuarite" représente un défi créatif passionnant, qui
nécessitera du talent, de l'audace et de la rigueur. Mais c'est
également une opportunité unique de porter à l'écran une histoire
puissante et complexe, susceptible de toucher et d'interroger un
large public, dans une expérience narrative immersive et
engageante.
24
CHAPITRE DEUXIEME : CONCEPTION DU
DESSIN ANIME ET HISTOIRE D’ANUARITE
2.1. Conception
Ce chapitre est consacré à la présentation historique du
corpus étudié et mis en scène dans notre travail. Nous y retraçons
l’histoire non exhaustive de la bienheureuse ANUARITE sur laquelle
nous nous sommes basé pour crée et réaliser ce dessin animé ; et en
deuxième partie, nous retraçons brièvement la naissance et
l’évolution du dessin animé.
2.2. Histoire D’ANUARITE NENGAPETA
Il était une fois à Wamba au nord-est de la RDC vivait papa
amisi et sa famille un bon matin il conduisait un camion
accompagner de son ami, tout se passer bien jusqu’à ce que les
freins lâche et son ami cria en s’exprimant ‘’papa amisi non du ciel
freine’’ et malgré cela il n’a pas pu reprendre les commandes du
camion et il causa un accident et la personne percuté par le camion
perdis la vie sur place. Quelques minutes plus tard la police
descendis sur place et le policier s’exprima avec fureur : ‘’tu as tué
un homme tu iras en prison ‘’. Quelques minutes plus tard, le 29
décembre 1939 dans le quartier BAKOMA, une femme venait de
mettre au monde les gens venaient de tout coté pour féliciter cette
dernière elle était contente jusqu’à ce que elle se souvienne que son
mari a été mis derrière le barreau elle s’exprima en disant ‘’ Hélas, il
n’y aura donc personne qui donnera l’ordre de faire allonger la tête
de l’enfant , comme l’exige la coutume des WABUDU, puisque c’est
le père seul qui est habilité à le faire, aie, aie moi ISUDE JULIENNE
que deviendrai-je ? Voici que je viens de mettre au monde cette
enfant, la 4 ieme fille de notre famille, et que son père vient
justement d’être arrêté’’ quand elle ait juste fini de dire ces phrases
un homme entra dans la pièce en s’exprimant ‘’dans ce cas-là, c’est
moi MOMBI GABRIEL l’oncle de l’enfant qui donne l’ordre de lui
allonger la tête. Allez chercher des bandelettes ! Cette enfant
s’appellera NENGAPETA ce qui signifie en Kibudu la richesse
trompée’’. En 1940, papa Amisi sort de prison réunis sa famille pour
leur dire au revoir car il devait aller servir la nation dans l’armée, en
effet, maman ISUDE commence à recevoir des lettres, un jour elle
25
reçoit une assez significative qui disait ’’ma chère femme prépare toi
à aller faire baptiser notre quatrième fille que Dieu soit avec vous ‘’.
Et le jour de son baptême, NENGAPETA reçois le nom
d’Alphonsine c’est en 1943 et le prêtre s’exprima en disant ‘’
Alphonsine ! Je te baptise au nom du père et du fils et du saint
esprit. Que tu puisses servir d’exemples à la manière de ton patron
saint Alphonse qui aimait beaucoup la sainte vierge ! ‘’. Quelques
années après NENGAPETA fut amené à l’école pour se faire inscrire.
Elle y est conduite par sa grande sœur Léontine, la directrice
demanda à savoir comment s’appelait la petite sœur et la grande
répondit qu’elle s’appelait Alphonsine Nengapeta ! La directrice au
lieu de l’inscrire sous le nom d’Alphonsine Nengapeta, écrit ‘’
Alphonsine anuarite’’. Lui donnant le même nom que sa sœur
Léontine. En résumé NENGAPETA est son nom de naissance
Alphonsine est son nom de baptême, Anuarite est son nom de l’école
et la sœur clémentine est son nom de religieuse dans la
congrégation de sœurs de la sainte famille dans le petit récit
cependant nous l’appelons sœur Anuarite. Quoiqu’encore enfant
anuarite aime beaucoup prier elle s’exprime en disant ‘’ taisez-vous !
Sinon je ne mangerai pas ‘’et l’une de ses sœurs dit ‘’ ne dérangeons
pas anuarite quand elle prie elle ne nous pardonnera pas’’.
Un jour à la sortie de l’école des filles criaient au secours ! Au
secours ! Et courues vers Anuarite et elle questionna les filles en
disant que se passe-t-il ? Une d’entre s’exprima qu’il y a des garçons
de l’école qui nous empêchent de passer sur la route. Ils veulent
nous battre ! Anuarite rétorqua quoi? Et elle appela toute les filles à
ramasser chacune un bâton et alla se défendre contre les garçons.
Quelques temps après anuarite et son amie se mettent à frapper et
tous les garçons prennent fuite, et derrière elle toute les filles
faisaient ses éloges et elle s’exprime en disant ‘’ ça leur apprendra
à s’attaquer aux plus faible qu’eux ! Cependant anuarite, elle aussi
avait pour parfois peur, un jour à la sortie de l’école elle se criait au
secours et les gens était curieux de savoir la cause, ils parlaient
entre eux ‘’oh !regarder anuarite qui n’a jamais peur des hommes a
peur des chiens ! Ce n’est pas possible !!! Oui ! Il parait qu’elle a
aussi très peur des serpents et des crocodiles ! Elle a même peur de
dormir seule et de voir du sang !
26
En effet un jour à la maison on a tué une bête et le sang se
mit à couler elle s’exprima en disant : « ce sang est tout à fait
comme le mien je ne mangerai pas de cette viande ». Après l’école,
notre gamine aime beaucoup aider sa grand-mère. Elle : « grand-
mère ! Va te reposer car tu n’as plus de force, laisse-moi nettoyer
toutes les marmites ! » Et sa grand-mère réplique en disant «
comme tu es gentille, ma fille que Dieu soit avec toi ! » Elle aime
aussi aider d’autres vieilles personnes « grand-mère bonjour ! Ce
ragot a l’air trop lourd pour toi laisse-moi t’aider en le portant devant
la case ! ». Tantôt, on la voit à l’église en train d’aider les
religieuses, et une religieuse s’exprime en disant : « tu es aimable
ma fille, prends ce paquet de biscuits comme récompense ! » et
anuarite rétorqua : « non, merci ! Mon plaisir a été de vous aider ! ».
Anuarite aime beaucoup le travail, elle rentre chez elle après l’école
sans tarder … elle se met à nettoyer, à chercher de l’eau et ne se
met jamais à table avant l’arrivée de sa grande sœur Léontine, qui
arrive longtemps après elle à la maison, elle écoute sans faille les
recommandations de sa grand-mère. Parole d’Apolina : anuarite, tu
retiens très bien ce que je t’apprends, je suis fière de toi !!! À partir
d’aujourd’hui, tous les matins nous allons assister à la messe,
anuarite dit que c’est chic tandis que Léontine dit : « mais c’est dur,
grand-mère à notre âge, nous pouvons peut être resté à la maison !
» et la grand-mère dit : « quoi ? Tais-toi, Léontine j’exige qu’on aille
à la messe tous les jours, compris ? Un jour, anuarite et ses petites
amies sont entrain de bavarder anuarite dit : « moi quand je serai
grande, je me ferai religieuse !!! » et ses amies dirent aussi nous de
même. Et anuarite repris et dit : « He ! C’est aujourd’hui que le père
Louis enseigne le catéchisme !!! Allons-y ! » Et aussitôt elles s’en
allèrent. Quelques temps après, les filles arrivent à la mission juste
pour entendre le père Louis terminer son sermon, il dit : « …la
virginité vaut mieux que le mariage !». Et anuarite dit : « vous avez
entendu ? Moi, je trouve que le père Louis a raison !» et une de ses
amies dit moi aussi je suis de ton avis ! C’est cela qui nous pousse à
devenir des religieuses nous aussi ! Et anuarite dit : « nous ne serons
pas les seules. D’autres aussi commencent à devenir des sœurs…
regardez celle-là qui passe à vélo, c’est la sœur Kasima Léontine.
C’est la première sœur noire que nous connaissons ici à Wamba. Et
une de ses amies dit : « oui ! Il parait qu’elle a fait ses vœux en
1939, quand nous venions juste de naitre !» quelques heures plus
27
tard en sortant de l’école, sœur Norkila a rencontré anuarite et lui dit
: « anuarite ! Je vais t’apprendre à prier !» et anuarite dit merci, ma
sœur, et la sœur dit je t’apprendrai aussi à faire des sacrifices et à
aider les pauvres, et anuarite dit : « ma sœur, vous resterez pour
moi ma mère spirituelle, que ce soit aux jours de joie ou aux jours de
peine ! » un jour à la maison, anuarite s’adresse à sa mère : «
maman, je voudrais devenir religieuse ! » sa mère repris en disant
quoi ? Pas question, tu iras au champ et tu iras faire brouter les
chèvres dans la brousse comme toutes les filles du village, compris ?
Et anuarite dit sainte mère fais quelque chose pour moi ! Je vais
trouver les sœurs de la sainte-famille, elles au moins me
comprendront, quelques minutes après une sœur dit ma petite
anuarite, nous voulons bien que tu deviennes sœur, mais tu es trop
jeune, tu devras attendre un peu ! Anuarite dit : personne ne veut de
moi dans l’immédiat pour devenir sœur ? Nous allons voir ! Anuarite
n’est pas une enfant fort douée, mais elle sait ce qu’elle veut. Quand
elle se met en tête quelque chose, rien au monde ne l’arrête. Un
jour, un camion arrive à la mission, une sœur crie les postulantes qui
vont à Bafwabaka sont priées de prendre place ! Anuarite profite
aussi de l’occasion et se cache dans le camion, et quelques jours
après, maman isude cherche sa fille. Elle demanda à ses amies vous
n’avez pas vu anuarite ? Ces amies répondirent non ! Non ! Un
garçon dit : Mama isude ! Je l’ai vue prendre place à bord d’un
camion des religieuses qui partait pour Bafwabaka ! Et la mère dit : «
ce n’est pas possible ! Et tout cela à mon insu ? » Mama isude, après
s’être assurée que sa fille était chez les sœurs de Bafwabaka, reprit
son calme.
Beaucoup de jours se sont passés et le 5 Aout 1959, Anuarite
fait ses premiers vœux. Elle est devenue sœur. Anuarite s’exprime
avec joie en disant : quelle grande joie pour moi je vais enfin pouvoir
me consacrer à jésus seul ! Une sœur dit : anuarite ! Des gens vous
cherchent à l’extérieur. Ils sont venus expressément pour assister à
vos premiers vœux ! Et répondit j’y vais. A sa grande surprise c’était
ses parents elle s’exprima en disant oh ! Papa !... Maman ! Quelle
grande joie pour moi de vous voir. Les parents d’anuarite offrent des
cadeaux aux sœurs, prenez ces deux chèvres, ces six poules et ces
quelques cadeaux… c’est pour vous témoigner la fierté que nous
ressentons de voir notre fille se consacrer au seigneur ! Pendant, les
vacances anuarite arrive au village … en voyant sa mère elle
28
s’exclame : maman ! Je suis contente de vous voir !!! Quelques
minutes après dans la maison… anuarite !... J’ai quelque chose à te
dire…ma petite anuarite ! Euh…c’est-à-dire que…heu…je voudrais te
conseiller de quitter le couvent avec ton diplôme de monitrice, tu
peux bien trouver une situation en ville et aider la famille qu’en dis-
tu ?anuarite dit : « seigneur jésus ! Vous, ma mère, vous osez me
proposer ça ? Vous allez me dire tout un chapelet pour votre
pénitence, car c’est très mal, de vouloir empêcher quelqu’un d’être
fidèle à sa vocation ! »
Anuarite, rentrée des vacances, fait une surprise à ses
compagnes et elles étaient toute contente : oh ! C’est jolis petits
plats quelle merveille ! Je suis sure que c’est anuarite qui nous a fait
cette surprise ! Et une sœur redit : oui ! C’est elle, car aujourd’hui
c’est son tour de cuisiner ! Après le repas une sœur demanda a
anuarite : hé ! Anuarite ! Quel est le nom de ce joli petit plat que tu
nous as mijoté ? Et anuarite dit c’était du nougat d’arachides. La
prochaine fois je vous préparerai des caramels de miel… sans
oublier le vin avec des avocats rouges ! Anuarite est chargée de
recevoir les membres de famille des sœurs arrivée dans la salle de
réception elle demandait à chaque personne elle commença par un
vieux en disant : vous cherchez la sœur dodo ? Elle est absente,
mais installez-vous. Faites comme chez vous je suis à votre entière
disposition ! Et le vieux s’exprima en disant : quelle gentillesse !
Anuarite achève même les travaux que d’autres laissent
trainer… certaines disaient : « chic ! Anuarite est en train de
terminer le travail que moi j’avais laissé tomber ! »… mais ensuite
elle gronde la sœur : hé toi ! C’est malin hein ? Je ne suis pas bonne
à tout faire dans ce couvent, non ? Et la sœur pour se défendre a
dit : heu…c’est-à-dire que j’étais un peu fatiguée ! Et anuarite
répond en disant : fatiguée, fatiguée ! La fois prochaine tu auras de
me nouvelle, toi ! Un jour les sœurs reviennent d’une action
légionnaire dans les villages voisins quand tout à coup un voyou
s’approche de l’une d’elles en disant : hé ! Ma sœur ! Je t’aime je
voudrais t’épouser viens prendre un verre de bière avec moi, sinon !
Et c’est à ce moment-là qu’anuarite bondit sur le voyou en disant :
sababu gani ? Sababu gani ? Vous voulez faire du mal à mes
sœurs ? Que voulez-vous ; allez-vous-en et des sœurs disaient : je ne
voudrais pas être à la place de ce voyou ! Cela signifie qu’elle est
vraiment en colère !
29
Devenue monitrice d’une équipe de jeunes, sœurs anuarite
s’efforce de bien former les enfants et dit : je vais vous apprendre
aujourd’hui des jeux de piste pour développer votre intelligence,
votre santé physique et morale ! Quand ça ne marche pas elle se
décourage en disant : ma chère anuarite t’es qu’une bonne à rien !
Pendant le noviciat, toutes les novices se réunissent… aujourd’hui
c’est la fête de notre maitresse sœur Damien ! Présentons un sketch
par exemple la parabole des vierges sages et des vierges folles ! Et
elles s’interrogeaient entre elle qui jouera le rôle de la vierge folle ?
Et une sœur proposa : prenons anuarite c’est une excellente
comédienne elle nous fera une bonne vierge folle ! Et anuarite dit :
moi ! Anuarite, qui désire toujours être une vierge prudente et sage
au service de notre seigneur, voilà qu’on me choisit pour incarner
une vierge folle ! un jour, des cris fusèrent dans le dortoir les
responsables accourent en disant : que se passe-t-il quelques
minutes après elles trouvent sœur anuarite déguisée en chef
coutumier et montée sur une table en train d’exécuter des danses
guerrières à tout casser tout le monde rit jusqu’aux larmes après le
sketch sœur Omomange marie madeleine raconte ses souvenirs : «
en 1962, j’étais aspirante à Bafwabaka, notre travail était d’aller
puiser de l’eau potable pour nos sœurs , chaque sœurs préparait sa
cuvette à la porte de sa chambre…sœur anuarite nous accueillait
avec joie à notre arrivée au couvent, elle nous réjouissait par de
bonnes paroles pour nous faire rire…quand nous revenions de la
corvée d’eau, nous trouvions de la bonne nourriture préparée qui
nous attendait. Cela nous aidait beaucoup car nous commencions
l’école à 7h du matin et nous n’avions pas le temps de préparer, et
la source était laine…les enfants aimaient beaucoup sœur anuarite
car elle leur apprenait tant de choses d’une manière aimable, sœur
anuarite côtoyait aussi les filles qui étaient mal vues, mais c’est le
contraire qui arrivait une sœur s’exprime en disant : « ce n’est pas
possible le contact d’anuarite avec ses filles douteuses finissent par
améliorer leur conduite ». Sœur anuarite n’hésitait pas à prodiguer
des conseils. J’étais sa supérieure quand elle me voyait commettre
une ou autre erreur, elle me disait… nous nous trouvons ainsi devant
un aspect très moderne de la spiritualité d’anuarite : elle a le
courage d’aller trouver la supérieure au lieu de la critiquer dans le
coulisse, même mer wittebols, l’évêque de Wamba fut souvent
conseillé par la sœur anuarite. Un jour sœur anuarite se rendit à
30
l’hôpital Wamba « bonjour, sœur Silvana clerici ! dit anuarite » et la
sœur répondit bonjour sœur anuarite ! Et anuarite à la sœur
clémentine qu’elle était venue le visiter et la sœur Silvana dit : «
vous tomber bien à propos nous venons de recevoir d’Italie des
petites statues de la madone qui plaisent beaucoup de nos gens ! Je
vais vous en offrir une ! » Et anuarite dit c’est merveilleux, quelques
minutes après, anuarite reçu la statuette c’est en pressant cette
humble statuette sur son cœur qu’elle prit congé de son hôte.
En 1964 il y eut une révolte au Congo dans les régions du Kivu
et dans la province le 15 Aout, les simba (c’est-à-dire les rebelles)
arrivent à Wamba, à partir de ce jour, ils attaquèrent les villages et
se répandirent partout dans les environs de Wamba ils avaient
comme armes : des fusils, des lances, des flèches, des machettes,
des bâtons… ils tuèrent beaucoup de gens. Le 28 novembre 1964,
vers midi un grand camion chargé de rebelles arriva à Bafwabaka les
rebelles chantaient (simba intelligence ! simba mulele ! eau ! ah !
simba !). Quelques minutes après : « les sœurs préparez-vous !
Nous allons vous amener à Wamba ! Vous reviendrez vite ici au
couvent » quelques heures après, toutes les sœurs au nombre de 34
sont embarquées dans le même camion que les simba. La mère
supérieure dit à toutes les sœurs : notre espérance doit être en Dieu
seul ! Pendant le voyage anuarite a pitié d’une sœur qui souffre à
cause de la poussière de la route et elle la couvre de son pagne, le
soir tout le couvent atteint Ibambi un Simba s’adresse aux sœurs en
disant : vous serez louées dans la maison des pères ! à Ibambi le
sœurs sont logées dans la grande salle de séjour des pères, anuarite
aide à préparer de la nourriture et comme une sœur manque de
place pour se coucher, anuarite lui cède sa place, le 30 novembre au
grand matin , le convoi reprend la route le pénible voyage continue ,
arrivé à Vube par la route de bokuma le convoi est arrêté par une
unité motorisée des simba et le général ordonne à tout le monde de
descendre, quelques minutes après , le général dit : « Simba
arrachez les chapelets, les crucifix, les médailles de ces sœurs et
jetée ça dans la foret ! Si nous trouvons encore une sœur avec une
image du chapelet, nous la tuerons ! Et anuarite dit : « ils n’auront
pas ma minuscule statuette de la vierge, je le cachée dans la poche
de mon jupon ! » et un colonel dit : « aussi vrai que je m’appelle
Ngalo vous allez toutes mourir ! Les sœurs doivent seulement
abonner les manières européennes et reprendre nos manières de
31
vivre elles cesseront de porter la robe, elles porteront des pagnes et
la blouse comme nos femmes ! À Vube, le camion change de
direction les sœurs sont surprises et étonnées, le soir elles arrivent à
Isiro, un Simba dit : « conduisez toutes les sœurs dans la maison du
colonel deo ! » quelques heures après les sœurs sont conduites dans
la maison du colonel alors que quelques sœurs préparent de la
nourriture ; tout à coup les simba arrivèrent et dit : prenez vos
affaires et sortez immédiatement ! Vous irez loger dans la maison
bleue, c’est la maison que vous voyez là-bas elle a plusieurs
chambres, pendant ce temps-là dans une autre maison le colonel
Ngalo tenait un conciliabule et dit : « toi, Sigbande tu dois retenir
anuarite ici afin qu’elle devienne ma femme, empêche là de partir »
et Sigbande dit : « d’accord mon colonel ! Vous pouvez compter sur
moi » quelques heures après, la camionnette qui devait transporter
les sœurs jusqu’à la maison bleue arrive, quand anuarite veut
monter dans la camionnette qui devrait faire le premier tour, elle se
voit interpeller : « sœur anuarite ! Ne monte pas dans la
camionnette viens ici ! Euh… viens un peu voir ma femme elle est
souffrante ! La camionnette démarre avec les autres sœurs, puis
Sigbande se tourne vers anuarite, et dit : « anuarite, je vais dire la
vérité tu resteras ici et tu deviendras la femme du colonel Ngalo il
t’aime et te veut, anuarite vient toute triste trouver mère nia et
l’expliqua : maman nia, le colonel Ngalo veut que je devienne sa
femme ! Mama Nia je veux fuir je m’envais vers mon père, il habite
quelque part par ici à Isiro ! Et Mama nia lui dit : « ne t’enfuis pas
anuarite ! Nous ne savons pas où nous sommes et il fait nuit, va
avertir mère Léontine » ; anuarite se rends chez mère Léontine, qui
essaie de la consoler… lorsque la camionnette vient pour la
deuxième fois, mère Mélanie monte avec sœur anuarite. Et dit à
anuarite : « ne crains rien anuarite nous irons ensemble ! ». C’est à
ce moment que Sigbande s’approche et crie : « anuarite descends !
Tu ne partiras pas !et mère Léontine dit à anuarite : « descend nous
restons ici toutes les deux ! » comme anuarite reste là avec mère
Léontine, le colonel Ngalo apparait et exprime clairement son désir
en disant : « je veux avoir sœur anuarite comme femme ! » et mère
Léontine dit jamais et l’un de simba dit : « vous n’avez pas entendu ?
Donnez sœur anuarite comme femme à notre colonel »et la mère
Léontine dit : «je n’ai pas le droit de donner sœur anuarite pare
qu’elle a fait vœu de chasteté à Dieu ! »Et le simba reprit en disant :
32
«baliverne ! Chasteté à Dieu, chasteté à Dieu assez des histoires à
faire dormir les gens debout de côté ! Nous te tuerons, nous
mettrons ton corps dans un sac pour te jeter dans l’eau toi ! Vous
aimez les pères, mais quant à nous ; vous nous refusez ! » Ils
conduisent mère Léontine dans une autre chambre toute proche,
quand sœur anuarite est seule ils lui posent la même question. «
Veux¬¬-tu te donner à notre colonel qui ou non ? » et elle répond en
disant : « jamais de la vie »et les simba disent : « dans ce cas nous
allons tuer mère Léontine ! » et anuarite dit : « pourquoi tuer mère
Léontine ? Vous me tuerez moi seule ! ».furieux un simba arrache
son voile, pendant ce temps-là les autres sœurs qui sont logées dans
la maison bleue voient la porte s’ouvrir sur un groupe de simba
accompagnés d’un colonel, et le colonel dit : « voici votre
nourriture ! » et les sœurs dirent toute : « nous ne mangerons pas à
moins que notre supérieure soit présente » quelque minute après le
colonel Olombe prenant avec lui les sœurs Bananxemi et Marie
Lucie, va chercher mère Léontine et anuarite en arrivant il trouve
son homologue le colonel Ngalo, il dit au colonel Olombe : « dis, mon
cher Olombe cette autre sœur là s’appelle anuarite essaye un peu
de me la séduire je l’aime beaucoup et je voudrais qu’elle devienne
ma femme mais elle ne se laisse pas faire ! » «Et le colonel Olombe
répond : « ne t’en fais pas je te la ramènerai pieds et poings liés j
»en ai maté des plus coriaces moi ! »
Olombe s’adresse alors à anuarite et dit : « remets ton voile
nous partons »et anuarite dit : « que celui qui me l’a arraché, me le
remette lui-même sur la tête »c’est alors que mère Léontine
s’adresse à anuarite … sœur anuarite mets ton voile !! Par
obéissance anuarite remet son voile, quand mère Léontine et
anuarite rejoignent les autres à la bleue toutes les sœurs sont
contentes elles se criaient en disant : quelle joie de se retrouver
ensemble nos difficultés sont finies maintenant ! Tout le monde se
met alors à table mais anuarite épuisé n’a pas envie de manger
mère xaveria la maitresse de novices s’approche et dit à anuarite
alors sœur anuarite tu ne manges pas ? et anuarite dit qu’elle
n’avait pas faim , et la sœur xaveria lui dit : « mange quelque chose
anuarite ça te fera du bien, mère xaveria met du riz et des sardines
dans l’assiette et elles mangent à deux elles boivent aussi de l’eau
dans le même gobelet anuarite se penche alors vers mère xaveria et
dit mère xaveria un des chefs simba vient de me demander d’être sa
33
femme amis j’ai refusé catégoriquement les simba m’ont dit que si
je me livre pas à leur chef ils me tueront, quelques instants après on
leur apporte de la bière et anuarite dit ma mère ne buvez pas de
cette bière qu’on nous apporte car il s’agit d’une ruse aujourd’hui
nous courons toutes le danger d’être tuées ! Moi si je dois mourir
pour ma virginité eh bien je suis prête ! c’est alors que le colonel
Olombe s’approche avec un groupe de simba et il dit aux sœurs
allaient vous dans différentes chambres et elles répondirent nous
avons l’habitude de dormir ensemble et Olombe dit ça va allez-y, pas
toi anuarite tu resteras ici et anuarite dit à mère Léontine de prier
pour elle, Olombe essaie de convaincre anuarite viens nous partions
chez le colonel Ngalo maintenant et elle résista , elle résiste avec
courage en disant : « vous avez dit que votre fiancé qui est à Wamba
est vierge, et que vous avez dit à son père de bien la garder, moi
aussi je suis vierge j’ai fait promesse à Dieu ! Et le colonel dit : «
regarde ta longue tête tu n’es pas belle du tout ma femme l’est bien
davantage et anuarite répond par un je m’en fous, le colonel la
prend alors par la main pour la faire entrer de force dans la voiture,
le colonel Olombe prend également sœur jean baptiste la fait entrer
de l’autre côté de la voiture …ferme la portière et il dit qu’il va la
réserver pour lui ensuite il dit aux filles de l’attendre dans le
véhicule.
Anuarite ouvre la portière de la voiture et essaie de sauver la
sœur Jean-Baptiste c’est juste à moment-là que le colonel Olombe
sort de la maison et crie eh petite garces qui vous a autoriser de
sortir, Olombe empoigne anuarite et tente de la faire remonter dans
la voiture , mais la sœur refuse de toutes ses forces ; les mères
Léontine te Mélanie qui se trouvent à l’extérieur pour voir comment
la situation va évoluer essayent d’intervenir…le colonel essaie alors
avec sœur jean- baptiste mais celle-ci aussi résiste farouchement,
alors furieux il se met à frapper les sœurs, sœur Jean-Baptiste tombe
évanouie le bras cassé en plusieurs endroits. Anuarite avec
beaucoup de courage continue de résister à son bourreau et dit : «
je ne veux pas aller commettre ce péché si vous voulez tuez-moi !!
» Olombe frappe fortement avec la grosse d’un fusil et anuarite cria
« c’est ainsi que j’ai voulu ». Nonobstant les coups qui pleuvent sur
son visage anuarite à la force de lui dire : « je te pardonne car tu ne
sais pas ce que tu fais ! » Elle tombe à genoux évanouie
l’administrateur Sigbande et un simba qui ont assisté à ce massacre
34
commencent à avoir peur : « le colonel est devenu fou, furieux j’ai
peur ! Prenons cette arme et jetons-là dans la foret il va nous tuer
tous ! »C’est alors que le colonel se met à chercher son arme,
comme personne ne répond il commence alors à crier et appeler
avec force les simba en disant : « simba !simba ! Venez vite on veut
me tuer !» peu après, deux jeunes simba arrivent et crie : « qu’y a-t-
il, colonel ? » le colonel dit avez-vous un fusil ? Et les simba disent
non colonel ! Il demanda encore quelles armes avez-vous ? Les
jeunes simba dirent nous avons deux longs couteaux ! et le colonel
demanda de transpercer le cœur d’anuarite, le premier simba se
jette alors sur anuarite et la transperce quatre, cinq fois, le
commandant dit : « enfoncez-lui le couteau dans le cœur ! » le
colonel s’adresse alors à l’autre simba… et dit : « toi aussi enfonce
lui le couteau dans le cœur ! » à ce moment le colonel prend un
pistolet et tire une balle dans le bras gauche d’anuarite et de plus en
furieux il dit à mère Mélanie : « vous, si vous n’étiez pas infirmière je
tirerais immédiatement sur vous ! Va à l’intérieur de la maison et dis
aux autres sœurs de se préparer à mourir je viendrai bientôt les tuer
! » Mère Mélanie entre dans la maison et dit à ses consœurs : « mes
sœurs le colonel Olombe va venir vous tuer toutes dans quelques
instants à moi il me laisse la vie sauve parce que je suis infirmière !
»Et les sœurs lui disent : « vous resterez seule quand nous serons
mortes ? Enlevez votre insigne de la Croix-Rouge du service médical
et venez mourir avec nous !! »Mère Mélanie enlève son insigne
et le jette sur une armoire pendant que les sœurs se préparent à la
mort, elles se demandent mutuellement pardon ! Les sœurs
chantent le magnificat en attendant que le colonel vienne les tuer il
entre pendant qu’elles chantent il est saisi de crainte et se fâche.
Sœur Nabeane continue à chanter elle est frappée par Olombe et il
dit : « tu fais la sourde oreille ? Prends ça ! » Olombe braque son
pistolet sur les autres sœurs, furieux casse des bouteilles, sort de la
maison et dit aux sœurs prenez vite le corps de votre sœur anuarite,
les sœurs prennent anuarite et la couche à l’intérieur de la maison
elle est en train de mourir, Olombe appelle son chauffeur : « conduis
la sœur Jean-Baptiste et sœur Nabeane à l’hôpital elles sont en
danger de mort ! » Toute la nuit les autres sœurs doivent supporter
toutes sortes de souffrances on les frappe, on leur enlève leurs
habits, on les insultes, on les interroge, les sœurs restent fermes,
elles ne cèdent à aucune menace, mais beaucoup de simba pour ne
35
pas déplaire à leurs chefs, font souvent semblant d’être fâchés et de
vouloir emmener une sœur mais plus d’une fois avec l’intention de
les sauver, un simba dit : « je ferai tout mon possible pour sauver
ces sœurs ! » Le premier décembre 1964, à une heure du matin
sœur anuarite rend l’âme. Lorsque au lever du soleil les simba se
rendent compte que tous leurs efforts ont été vaine, ils se fâchent
disent : « ce sont des sorcières, nous avons jamais vu des femmes
qui ont un cœur aussi dur que celles-ci !!Nous ne voulons plus vous
voir à Isiro ! Retournez chez vous à Bafwabaka » d’autres simba
demandent aux sœurs de bien vouloir rependre leur travail
charitable, avant de quitter Isiro les sœurs demandent le corps
d’anuarite les simba disent : « ce n’est pas possible ! Nous
l’enterrerons nous-mêmes ! » le visage d’anuarite qui lors de sa mort
était tout tuméfié et gonflé suite aux coups reçus devient
subitement beau serein comme enduit d’une huile merveilleuse,
ainsi la jeune église du Congo à travers le témoignage d’une vierge
martyre de 25 ans , donne au monde entier l’exemples radieux
d’une sainteté admirable, le Congo a sa première martyre , la veille
de sa mort le 30/11/1964, elle avait écrit dans son carnet : ushahidi
wetu juu ya usafi wa moyo na bwana patris c’est-à-dire « notre
témoignage de pureté de cœur avec bwana patris ».
2.3. Évolution du dessin animé
L'animation a des origines très anciennes, remontant à
l'Antiquité avec des essais utilisant des images dessinées sur des
tablettes et tournées rapidement pour créer l'illusion du mouvement.
Mais c'est véritablement à la fin du 19ème siècle que le cinéma
d'animation moderne émerge, avec des pionniers comme Émile
Reynaud et ses "théâtres optiques".
Au début du 20ème siècle, le genre prend son essor,
notamment grâce aux courts métrages de Winsor McCay, dont le
célèbre "Gertie the Dinosaur" en 1914. C'est cependant dans les
années 1920-30 que les studios Disney se développent et
deviennent les chefs de file de l'animation mondiale, avec des
classiques comme "Blanche-Neige" (1937) ou "Fantasia" (1940).
Pendant des décennies, l'animation est largement dominée
par les studios américains. Mais d'autres pays, comme la Russie, la
Tchécoslovaquie ou le Japon, développent également des styles
d'animation très riches et originaux.
36
À partir des années 1980-90, l'animation connaît une véritable
révolution avec l'arrivée de l'animation 3D et des effets spéciaux
numériques. Des films comme "Toy Story" (1995) ou "Le Roi Lion"
(1994) marquent un tournant décisif.
Aujourd'hui, le secteur de l'animation est extrêmement
dynamique, explorant une grande diversité de techniques (2D, 3D,
stop-motion, etc.) et de genres (longs-métrages, courts-métrages,
séries TV, jeux vidéo, etc.). C'est un art en constante évolution, qui
continue d'explorer de nouvelles voies créatives passionnantes.
Malgré cette progression, les origines de l'animation
remontent à l'Antiquité, avec les premiers essais utilisant des
images dessinées sur des tablettes. Puis le cinéma d'animation
moderne émerge véritablement à la fin du 19ème siècle, pour
connaître un essor majeur au 20ème siècle, dominé pendant
longtemps par les studios américains. Mais l'animation s'est ensuite
diversifiée, avec l'arrivée de l'animation 3D et numérique, ouvrant la
voie à de nouvelles formes d'expression créative.
2.3.1. Personnage et réalisation
Le dessin animé, en tant que forme d'art cinématographique,
se distingue par l'importance accordée à la création des
personnages et à la réalisation technique de l'animation.
La conception des personnages de dessin animé est un
élément crucial. Les animateurs doivent leur donner une
personnalité, des traits physiques et des expressions uniques qui les
rendent mémorables et attachants pour le public. Des personnages
comme Mickey Mouse, Bugs Bunny ou encore Shrek sont devenus
des icônes de la culture populaire grâce à leur conception soignée.
L'animation elle-même, c'est-à-dire la réalisation du
mouvement image par image, est un processus extrêmement
minutieux et complexe. Avant l'arrivée de l'animation numérique,
tout était fait à la main, avec des équipes d'animateurs qui
dessinaient chaque pose, chaque geste et chaque expression des
personnages. Cela nécessitait un travail considérable et une grande
maîtrise technique.
37
Avec l'avènement de l'animation 3D et des logiciels
d'animation assistée par ordinateur, le processus s'est grandement
facilité et accéléré. Mais la création du mouvement reste un défi
majeur, demandant une expertise dans la modélisation 3D, le
rigging, l'animation par key frames, etc.
Au-delà de l'animation des personnages, la réalisation du
dessin animé implique également d'autres aspects techniques
comme la mise en scène, les décors, l'éclairage, la caméra virtuelle,
le montage, etc. Tous ces éléments doivent être finement orchestrés
pour donner vie à l'univers imaginé par les créateurs.
Bref, le dessin animé se caractérise par un travail de
conception des personnages très poussé, ainsi qu'une réalisation
technique extrêmement complexe, que ce soit dans l'animation 2D
traditionnelle ou dans les productions 3D modernes. C'est un art
exigeant qui demande des compétences multiples de la part des
équipes créatives.
2.3.2. Le dessin animé en Afrique
Le dessin animé en Afrique a connu une histoire et une
évolution particulières, qui se démarquent quelque peu de la
trajectoire du cinéma d'animation dans les pays occidentaux ou
asiatiques.
Les débuts de l'animation africaine remontent aux années
1930, avec des pionniers comme le Sénégalais Ousmane Sembène,
qui réalise en 1963 le court métrage d'animation "Niaye".
Cependant, le développement du cinéma d'animation africain a
longtemps été freiné par des moyens techniques et financiers
limités, ainsi que par un manque de structures de formation et de
soutien.
Ce n'est vraiment qu'à partir des années 1970-80 que
l'animation africaine commence à prendre son essor, notamment
avec l'émergence d'écoles d'animation comme l'ESAV (École
Supérieure des Arts Visuels) de Marrakech au Maroc. Des
réalisateurs comme Moustapha Alassane au Niger, Berni Goldblat en
Côte d'Ivoire ou encore Khady Sylla au Sénégal se font alors
connaître.
Dans les années 1990 et 2000, la production de films
d'animation africains s'intensifie, avec des œuvres comme "Kirikou
38
et la sorcière" (1998) du Français Michel Ocelot, qui s'inspire de
contes africains, ou encore "Logobi" (2007) du Burkinabè Apolline
Traoré.
Aujourd'hui, bien que le cinéma d'animation africain reste
encore relativement confidentiel au niveau international, il connaît
un développement encourageant, notamment grâce à la création de
festivals dédiés (comme le FESPACO au Burkina Faso) et à une
nouvelle génération de réalisateurs talentueux.
Des pays comme l'Afrique du Sud, le Sénégal, le Nigeria ou le
Kenya se distinguent particulièrement, avec des films d'animation
qui explorent des thématiques et des esthétiques ancrées dans les
cultures et les réalités africaines. Un mouvement riche et singulier,
qui mérite d'être mieux connu à l'échelle mondiale.
39
CHAPITRE TROISIEME : REALISATION DU
DESSIN ANIME
3.1. Introduction
Après avoir posé les bases conceptuelles et théoriques de
l'adaptation cinématographique de "La Bienheureuse Anuarite", nous
entrons désormais dans la phase concrète de la réalisation du projet.
La transition du médium littéraire au médium animé soulève de
nouveaux défis techniques et artistiques qu'il nous faut à présent
relever.
Ce chapitre se concentrera sur les différentes étapes de la
production du dessin animé, depuis la conception visuelle des
personnages et des décors jusqu'au montage final de l'œuvre. Nous
examinerons les choix esthétiques, les techniques d'animation, les
considérations narratives et les défis de la transposition d'un
matériau original si riche et complexe.
Notre objectif sera de traduire avec fidélité et créativité
l'essence de l'histoire d'Anuarite, tout en exploitant pleinement le
potentiel expressif et immersif du médium animé. Nous devrons
notamment réfléchir à la manière de retranscrire la dimension
spirituelle et mystique du récit, ainsi que la complexité
psychologique des personnages.
Au fil de ce chapitre, nous décrirons les différentes étapes de
la production, depuis le story-board jusqu'à l'animation finale, en
passant par la conception des personnages, des décors et de la
bande sonore. Nous aborderons également les questions de direction
artistique, de rythme narratif et de choix techniques, afin de mener
à bien cette ambitieuse adaptation.
Enfin, nous conclurons ce chapitre en envisageant les
perspectives de diffusion et de réception du dessin animé, ainsi que
les possibilités d'explorations transmédiatiques qui pourraient en
découler.
Entrons donc dans le vif de la réalisation de cette version
animée de "La Bienheureuse Anuarite", à la recherche de la
meilleure manière de capturer l'essence de cette histoire sur le plan
visuel et sonore.
40
3.2. Création du dessin animé
La conception visuelle du dessin animé de "La Bienheureuse
Anuarite" a représenté un défi passionnant pour nous. Nous avons
cherché à développer un style graphique original qui puisse à la fois
retranscrire fidèlement l'époque et le contexte de l'œuvre originale,
tout en apportant une dimension contemporaine et universelle.
Nous avons opté pour un style d'animation 3D stylisé, mêlant
des techniques de dessin traditionnelles et des éléments graphiques
épurés. Cette approche nous a permis de créer une esthétique à la
fois réaliste et onirique, reflétant la complexité psychologique et
spirituelle du personnage d'Anuarite.
Le design des personnages a été particulièrement important
dans cette phase de création. Nous avons longuement étudié les
descriptions physiques et vestimentaires de la biographie originale
pour développer des designs reconnaissables et authentiques.
Cependant, nous avons également cherché à insuffler une certaine
modernité dans leurs traits et leurs expressions, afin de les rendre
plus accessibles et attachants pour le public contemporain.
De même, la conception des décors a été un élément clé pour
ancrer l'action dans son contexte historique et géographique. Nous
avons pris soin de retranscrire avec précision les paysages, les
bâtiments et les éléments culturels de l'époque, tout en les intégrant
dans une palette de couleurs chaleureuse et harmonieuse.
Sur le plan technique, nous avons opté pour une animation 2D
traditionnelle, avec des personnages et des décors dessinés à la
main, scannés puis colorisés numériquement. Cette approche nous a
permis de conserver une texture et une spontanéité graphique, tout
en bénéficiant des avantages du numérique pour les étapes de
composition, de décor et de post-production.
Parallèlement, nous avons travaillé en étroite collaboration
avec l'équipe sonore pour développer une bande-son originale,
mêlant musique traditionnelle africaine et éléments orchestraux plus
contemporains. Cet accompagnement musical a été conçu pour
souligner les moments-clés de l'histoire, renforcer l'immersion du
spectateur et apporter une dimension émotionnelle supplémentaire.
Tout au long du processus de création, nous avons veillé à
préserver l'intégrité de l'œuvre originale, tout en apportant une
41
vision cinématographique singulière. Nous espérons ainsi offrir au
public une adaptation visuelle et sonore captivante, qui saura
honorer la mémoire d'Anuarite tout en touchant les cœurs et les
esprits des spectateurs d'aujourd'hui.
Développement du concept visuel : Nous avons
commencé par des recherches approfondies sur l'époque, les
traditions et la culture de l'Afrique centrale afin d'élaborer un style
graphique 2D original, mêlant techniques traditionnelles et éléments
contemporains. Nous avons conçu les personnages en définissant
leurs designs, expressions et costumes, et créé les décors et les
environnements (paysages, bâtiments, etc.) tout en choisissant une
palette de couleurs pour renforcer l'ambiance et l'émotion.
Story-board et animatic : Ensuite, nous avons découpé
l'histoire en séquences et élaboré les plans et les cadrages. Nous
avons réalisé un animatic, une version animée du story-board, pour
définir le rythme et le timing de l'ensemble.
Animation 3D traditionnelle : L'étape suivante a consisté
en la réalisation de l'animation 3D traditionnelle. Nous avons dessiné
les personnages et les décors à la main, les avons numérisés et
coloriés numériquement, puis nous les avons mis en mouvement
image par image. Nous avons également intégré les décors et les
effets spéciaux.
Bande-son et post-production : Parallèlement, nous avons
enregistré et composé la musique originale, ajouté les effets sonores
(ambiances, bruitages, etc.) et procédé au mixage final de la bande-
son. Enfin, nous avons effectué le montage vidéo final, ajouté les
éléments graphiques et les effets de post-production.
Tests et finalisation : Nous avons organisé des projections
tests pour ajuster le rythme, l'animation et la bande-son, puis
effectué les dernières corrections et le peaufinage de l'ensemble
avant le rendu final du dessin animé.
Tout au long du processus, une étroite collaboration entre les
différentes équipes (graphisme, animation, son, montage) a été
essentielle pour assurer la cohérence et la qualité de l'adaptation
visuelle et sonore de "La Bienheureuse Anuarite".
42
3.2.1. LA REALISATION DU DESSIN ANIME
Étape 1 : Préparation des ressources
1. Photographier les Dessins :
Notre bande dessinée originale étant sur papier, nous avons
commencé par photographier minutieusement chaque page et
chaque case individuellement. Cela nous a permis d'obtenir des
images numériques de haute qualité qui pourront être utilisées
comme base pour l'animation 3D.
Nous avons pris soin d'utiliser un appareil photo reflex
numérique avec un trépied afin de garantir des clichés bien
cadrés, sans distorsion et avec un bon éclairage. Nous avons
également veillé à ce que les pages soient bien à plat et bien
éclairées pour éviter les reflets et les ombres indésirables.
Chaque photographie a été retouchée et recadrée
individuellement à l'aide d'un logiciel de traitement d'image
comme Photoshop ou GIMP. Nous avons notamment ajusté la
luminosité, le contraste et la saturation des couleurs pour
obtenir des images numériques fidèles à l'original tout en
facilitant leur exploitation ultérieure.
Ce travail de numérisation minutieux nous a permis de
constituer une banque d'images de référence de haute qualité,
qui servira de base à toute la phase de construction des décors
et d'animation des personnages du dessin animé.
2. Capturer les Dialogues :
Parallèlement, nous avons procédé à l'enregistrement
audio de l'ensemble des dialogues de la bande dessinée. Nous
avons fait appel à des comédiens professionnels pour donner
vie aux différents personnages et nous avons veillé à obtenir
une qualité sonore optimale grâce à un matériel
d'enregistrement adapté (microphones, studio
d'enregistrement, etc.).
43
Ces enregistrements audio constituent une ressource
précieuse qui nous permettra de synchroniser les mouvements
des personnages animés avec les voix au moment du montage
final.
Toutes ces étapes préparatoires, bien que fastidieuses,
sont essentielles pour assurer la qualité et la cohérence de
l'adaptation en dessin animé de notre bande dessinée.
44
3. Importer les Images dans Illustrator :
Après avoir soigneusement photographié et retouché les pages
de la bande dessinée, la prochaine étape consiste à intégrer ces
images numériques dans un logiciel de création vectorielle
comme Adobe Illustrator. Ce processus nous permet d'avoir une
45
base de travail vectorielle, facilitant grandement les étapes
suivantes de création des décors, des personnages et de
l'animation 3D.
Tout d'abord, nous ouvrons le logiciel Adobe Illustrator sur
notre ordinateur. Puis, nous importons les images que nous
avons précédemment photographiées et retouchées. Pour ce
faire, nous suivons le chemin "Fichier > Importer" qui nous
permet d'ouvrir une fenêtre de sélection de fichiers dans
laquelle nous choisissons les images à importer, une par une ou
en sélection multiple.
Lorsque la fenêtre d'importation s'affiche, nous vérifions
que les paramètres sont corrects, notamment le format de
fichier (JPEG, PNG ou autre format d'image compatible), les
options d'importation (Conserver les calques, Conserver les
attributs, etc.) et le positionnement (Centrer, Aligner sur la
page, etc.). Nous validons ensuite l'importation pour que les
images soient insérées dans notre document Illustrator.
Une fois les images importées, nous les organisons dans
des calques différents pour faciliter la manipulation et
l'animation ultérieure. Nous pouvons par exemple créer un
calque par page ou par case de la bande dessinée. Cette
organisation des calques nous permettra de travailler de
manière précise et efficace sur les différents éléments de la
scène.
Grâce à cette étape d'importation des images dans
Illustrator, nous disposons désormais d'une base de travail
vectorielle solide, qui va nous permettre de nous lancer dans la
création des décors, des personnages et de l'animation 2D de
notre bande dessinée. Cela nous offre de nombreux avantages,
notamment la possibilité de manipuler et de modifier facilement
les éléments graphiques, d'appliquer des effets et des
transformations, et de générer des fichiers de haute qualité
pour la suite de la production.
46
Étape 2 : Vectorisation des Dessins
1. Tracer les Dessins :
Une fois les images photographiques importées dans
notre document Illustrator, la prochaine étape consiste à
vectorisé ces dessins pour les transformer en éléments
graphiques vectoriels. Cela nous permet d'obtenir des formes
nettes et précises, facilement modifiables et évolutives, tout en
conservant la créativité du travail initial.
Pour ce faire, nous avons plusieurs options à notre
disposition :
Tracer les Dessins Manuellement
47
Nous pouvons utiliser l'outil Plume (P) d'Illustrator pour tracer
manuellement les contours de nos dessins. Cela nous permet
d'avoir un contrôle total sur la création des formes vectorielles
et de leur donner le style souhaité. L'outil Pinceau (B) peut
également être utilisé si nous préférons un style de dessin plus
libre et expressif.
Vectorisation Automatique :
Illustrator propose également une fonction de
vectorisation d'image très pratique. En suivant le chemin Objet
> Vectorisation de l'image > Créer, nous pouvons convertir
automatiquement nos dessins en éléments vectoriels. Cela est
particulièrement utile pour des dessins complexes ou lorsque
nous souhaitons gagner du temps.
Quelle que soit la méthode choisie, l'objectif est d'obtenir des
formes vectorielles nettes et précises qui pourront être
facilement manipulées, transformées et animées dans les
étapes suivantes de la création de notre bande dessinée. La
48
vectorisation nous offre de nombreux avantages en termes de
qualité d'image, de flexibilité et de finesse du rendu final.
49
2. Coloration :
Après avoir vectorisé nos dessins, nous pouvons passer à
l'étape de la coloration. Cette étape est cruciale pour donner
vie à nos personnages et à notre bande dessinée. Pour cela,
nous avons utilisé l'outil Pot de peinture dynamique (Maj + L)
d'Illustrator. Cet outil nous permet de remplir facilement les
différentes parties de nos dessins vectoriels avec les couleurs
souhaitées. Nous pouvons également utiliser l'outil Pipette pour
prélever et appliquer rapidement des couleurs existantes. Afin
de faciliter le travail et de garder une organisation logique, nous
nous sommes assurés de répartir nos éléments graphiques sur
différents calques. Par exemple, nous avons créé un calque
pour les contours, un calque pour les couleurs plates, et
éventuellement d'autres calques pour ajouter des ombres, des
reflets ou d'autres détails. Cette structure en calques nous
permet de travailler de manière modulaire et efficace. Nous
pouvons ainsi ajuster les couleurs, les ombres ou d'autres
éléments de manière indépendante, sans risquer d'affecter le
reste de la composition.
Une fois la coloration terminée, nous avons pu passer à la
prochaine étape : l'animation 2D de notre bande dessinée. La
structure en calques que nous avons mise en place facilitera
grandement cette phase d'animation, en nous permettant de
manipuler et d'animer indépendamment les différents éléments
graphiques.
50
Étape 3 : Préparation pour l'Animation
1. Séparation des Éléments :
o nous avons séparé les éléments que nous avons
animés sur des calques distincts. Nous avons voulu
animer un personnage qui marche, chaque partie du
corps (tête, bras, jambes) doit être sur un calque
différent.
2. Enregistré en Formats Compatibles :
Une fois la vectorisation et la coloration de nos dessins
terminés dans Adobe Illustrator, la prochaine étape consiste
à exporter nos éléments graphiques dans des formats
compatibles pour la suite de la production de notre bande
dessinée.
Nous avons choisi d'exporter chacun de nos éléments
graphiques dans deux formats principaux :
Format .ai (Adobe Illustrator)
51
Le format .ai est le format natif d'Adobe Illustrator. Il
conserve toute la structure vectorielle de nos éléments,
permettant ainsi une grande flexibilité pour les étapes
ultérieures de montage, d'animation et de mise en page.
Format .psd (Adobe Photoshop)
Bien que notre travail soit principalement vectoriel,
nous avons également choisi d'exporter nos éléments dans le
format .psd d'Adobe Photoshop. Cela nous permet de
conserver la structure en calques, y compris pour les
éléments pixélisés comme les textures ou les ombres que
nous aurions pu ajouter manuellement.
Le format .psd offre l'avantage de garder une version
"raster" de nos éléments, qui peut s'avérer utile dans
certaines étapes de la production, notamment pour
l'intégration d'effets spéciaux ou de retouches fines.
En disposant de ces deux formats d'exportation (.ai
et .psd) pour chacun de nos éléments graphiques, nous nous
assurons d'avoir une grande compatibilité et une grande
flexibilité pour la suite du processus de création de notre
bande dessinée.
52
Étape 4 : Animation
1. Utilisation des Outils d'Animation :
Une fois nos éléments graphiques vectoriels créés et organisés
dans Illustrator, nous avons pu passer à l'étape d'animation en
utilisant le logiciel Adobe After Effects. Tout d'abord, nous
avons importé nos fichiers .ai et .psd dans After Effects, en
conservant la structure de calques que nous avions établie
précédemment. Cela nous a permis de garder une grande
flexibilité et de pouvoir animer indépendamment chaque
élément de notre composition.
Ensuite, nous avons utilisé les puissants outils
d'animation d'After Effects pour donner vie à nos personnages
et à notre bande dessinée. Nous avons notamment :
- Animé la position des différents calques pour créer des
mouvements de caméra, des déplacements d'éléments, etc. Par
exemple, nous avons fait bouger le personnage principal d'un
point A à un point B en animant sa position sur l'axe X et Y.
- Ajusté l'échelle des calques pour produire des effets de
zoom ou de changement de taille. Nous avons ainsi pu faire
grandir ou rétrécir certains éléments pour attirer l'attention du
spectateur sur des points clés de l'action.
- Fait tourner et pivoter certains calques pour ajouter de
la dynamique à notre animation. Cela nous a permis de donner
l'impression que des éléments tels que des bras, des jambes ou
des objets étaient en mouvement.
- Fait varier l'opacité de certains calques pour créer des
effets de fondu, d'apparition ou de disparition. Nous avons ainsi
pu faire apparaître ou disparaître progressivement des
personnages ou des décors, renforçant le rythme et la fluidité
de notre animation.
53
Pour définir ces animations, nous avons utilisé la fonction
d'images clés (key frames) d'After Effects. Cela nous a permis
de fixer les points de début et de fin de chaque mouvement, et
de paramétrer les transitions entre ces différents états. Grâce à
cette approche, nous avons pu créer des animations fluides et
précises, en tirant pleinement parti de la structure vectorielle
de nos éléments graphiques.
L'utilisation combinée d'Illustrator et d'After Effects s'est
ainsi avérée particulièrement puissante et efficace pour donner
vie à notre bande dessinée à travers des animations 3D
dynamiques et captivantes. Nous avons pu ajuster, affiner et
peaufiner nos animations jusqu'à obtenir le résultat souhaité,
en exploitant toutes les possibilités offertes par ces deux
logiciels complémentaires.
54
2. Ajout d'Expressions et d'Effets
Au-delà des simples animations de position, d'échelle, de
rotation et d'opacité, nous avons également exploré d'autres
possibilités offertes par Adobe After Effects pour enrichir
davantage notre animation de bande dessinée.
Tout d'abord, nous avons eu recours aux expressions d'After
Effects pour créer des animations plus complexes et
dynamiques. Les expressions nous ont permis de lier certains
paramètres entre eux et de les faire interagir de manière
sophistiquée.
Par exemple, nous avons utilisé des expressions pour
faire réagir certains éléments en fonction du mouvement
d'autres objets de la scène. Ainsi, nous avons pu faire onduler
une cape en fonction des déplacements du personnage qui la
porte, ou faire trembler légèrement un objet lorsqu'un autre
élément entre en collision avec lui.
Les expressions nous ont également servi à automatiser
certaines animations, comme le battement d'ailes d'un oiseau
ou les mouvements de respiration d'un personnage. Cela nous a
permis de donner encore plus de réalisme et de vie à notre
animation, tout en réduisant le temps de travail nécessaire.
En parallèle, nous avons largement exploité les nombreux
effets visuels disponibles dans After Effects pour peaufiner
notre rendu graphique. Nous avons ainsi ajouté des ombres
portées, des flous de bougé, des lueurs, des surbrillances et
d'autres effets pour créer une ambiance visuelle plus riche et
professionnelle.
55
Ces effets nous ont permis de simuler des éclairages
naturels, de mettre en valeur certains éléments clés, ou encore
d'apporter une touche de style et de dynamisme
supplémentaire à notre animation.
L'utilisation combinée d'expressions complexes et d'effets
visuels sophistiqués nous a donc permis d'aller bien au-delà
d'une simple animation linéaire, pour créer une expérience
visuelle immersive et captivante pour notre public.
56
3.2.2. TECHNIQUES DE NARRATION
La narration est un élément essentiel dans la création
d'une bande dessinée animée captivante et immersive. Dans
notre projet, nous avons fait le choix d'utiliser plusieurs
techniques narratives sophistiquées pour raconter notre histoire
de manière engageante.
L'une des techniques clés est l'emploi de la voix off. Nous
avons fait appel à plusieurs comédiens talentueux pour prêter
leurs voix aux différents personnages de notre récit. Cela nous
permet de donner vie et personnalité à chacun des
protagonistes, rendant leur présence plus tangible et leurs
émotions plus palpables pour le public.
La voix de papa Amisi, interprétée par Matthieu Nehema,
apporte une profondeur et une sensibilité paternelle à son rôle.
57
Celle de son ami, également incarnée par Matthieu Nehema, se
distingue par un ton plus amical et complice. La voisine,
doublée par Armel Matala, transmet une forme de bienveillance
et de sagesse populaire.
Les voix de la jeune Anuarite et de Léontine, toutes deux
réalisées par Marie Karaj, insufflent une fragilité et une
innocence touchantes, contrastant avec la voix plus grave et
solennelle du soldat qui a causé la perte de la fillette,
interprétée par Guylain Tshiteya. Celui-ci confère également
une dimension mystique et éthérée à la voix du prêtre.
L'alternance de ces différentes voix off nous permet de
donner du relief et de la profondeur à la narration. Chaque
personnage devient une entité à part entière, avec sa propre
personnalité et son propre point de vue sur les événements.
Cela crée une polyphonie narrative captivante, qui plonge
l'auditeur au cœur de notre histoire.
Au-delà des voix, d'autres éléments sonores viennent
enrichir la narration, comme les bruits de la nature, les
ambiances de village ou les musiques d'accompagnement. Cet
univers sonore immersif renforce l'impression d'être transporté
dans le monde de notre bande dessinée animée.
L'ensemble de ces choix narratifs témoigne d'un travail de
création minutieux et d'une volonté de proposer une expérience
audiovisuelle singulière et prenante pour le public. La maîtrise
de ces techniques de narration est un atout majeur pour
captiver les spectateurs et les plonger au cœur de notre histoire
captivante.
Choix des mouvements et plans de la caméra
En plus des techniques narratives que nous avons
évoquées précédemment, les choix des mouvements et plans
de caméra jouent un rôle essentiel dans l'immersion et la
dynamique visuelle de notre projet.
58
Nous avons veillé à adopter une approche
cinématographique sophistiquée, qui transcende les codes
traditionnels de la bande dessinée statique. Plutôt que de nous
contenter de plans fixes, nous avons cherché à créer une
véritable chorégraphie visuelle, offrant au spectateur un point
de vue dynamique et fluide sur les événements.
Ainsi, de légers travellings latéraux accompagnent les
déplacements des personnages, plongeant le public au cœur de
l'action. Des panoramiques fluides brossent des paysages
saisissants, révélant progressivement les décors et
l'environnement. Des travellings avant et arrière ponctuent les
moments clés, dramatisant certaines scènes ou soulignant
l'importance d'un geste, d'un regard ou d'un détail.
Nous avons également joué sur les différents types de
plans pour capter l'essence de chaque moment. Des plans
larges d'ensemble permettent de situer l'action dans son
contexte, tandis que des gros plans intensifient l'impact
émotionnel de certaines séquences. Des plans rapprochés sur
les visages des personnages nous permettent de nous
immerger dans leurs émotions et leur vécu.
Le rythme et la dynamique des mouvements de caméra
varient également en fonction du déroulé narratif. Dans les
moments plus calmes, nous privilégions des mouvements
fluides et posés, tandis que les scènes d'action sont soulignées
par des caméras plus agiles et nerveuses.
Cette approche cinématographique sophistiquée nous
permet de transcender les limites du médium de la bande
dessinée statique. Elle contribue à plonger le spectateur dans
une expérience visuelle immersive et captivante, tout en
servant efficacement la narration de notre histoire.
Les choix judicieux des mouvements et plans de caméra sont
ainsi devenus un outil narratif à part entière, participant
59
pleinement à la construction de notre univers visuel unique et
mémorable.
3.2.3. EQUIPE CREATIVE ET PRODUCTION
Notre projet a nécessité la mobilisation d'une équipe créative
talentueuse et diversifiée. En tant que réalisateurs, scénaristes et
directeurs artistiques, nous avons supervisé l'ensemble du processus
de production, veillant à la cohérence et à la qualité de chaque
étape.
Pour la phase de conception visuelle, nous avons fait appel
aux compétences de nos graphistes, qui ont utilisé les logiciels
Adobe Illustrator et Photoshop pour concevoir les personnages, les
décors et l'ensemble des éléments graphiques. Leur maîtrise de ces
outils nous a permis de donner vie à notre univers de manière
détaillée et stylisée.
L'étape d'animation a quant à elle nécessité l'expertise de
notre équipe d'animateurs, qui ont travaillé sur le logiciel Adobe
After Effects. Grâce à leur savoir-faire technique et leur créativité, ils
ont su donner du mouvement et de la fluidité à nos personnages et à
nos scènes, tout en respectant notre vision artistique.
Parallèlement, nous avons collaboré avec des comédiens
talentueux pour enregistrer les voix off qui portent notre narration.
Leur interprétation sensible et juste a grandement contribué à
l'immersion du public dans notre histoire.
La durée totale de notre animation est de 2 minutes, un
format idéal pour capter l'attention du spectateur tout en
développant une intrigue captivante.
L'ensemble de cette équipe créative a travaillé en étroite
collaboration, sous notre direction, pour donner vie à notre projet de
bande dessinée animée. Chacun a apporté son expertise et sa
créativité, permettant de transcender les limites techniques du
médium pour offrir une expérience audiovisuelle unique et
mémorable.
Ce processus de production minutieux témoigne de notre
volonté de proposer une œuvre d'une grande qualité, où chaque
élément visuel, sonore et narratif contribue à l'immersion et à
60
l'engagement du public. Nous sommes fiers du résultat final, qui
incarne notre vision artistique de manière magistrale.
61
CHAPITRE QUATRIEME : PRESENTATION DES
RESULTATS
Le fruit de notre travail acharné et de la collaboration de notre
équipe créative est une bande dessinée animée captivante et
mémorable. Notre vision artistique s'est pleinement concrétisée,
offrant au public une expérience audiovisuelle immersive et
engageante.
Tout d'abord, l'univers visuel que nous avons développé se
démarque par son style unique et son esthétique soignée. Les
personnages, les décors et les éléments graphiques,
minutieusement conçus et animés, insufflent une identité forte à
notre œuvre. Les mouvements fluides de la caméra et les plans
savamment choisis plongent le spectateur au cœur de l'action,
créant une sensation de présence saisissante.
Parallèlement, notre narration captivante tisse une intrigue
complexe et riche en rebondissements. Le scénario, fruit de notre
travail de conception approfondi, mêlé avec brio des éléments de
drame, d'action et de mystère. Les dialogues ciselés et les voix off
apportent une profondeur émotionnelle aux personnages, renforçant
l'empathie du public.
La bande son, composée d'une musique originale et d'un
mixage sonore immersif, joue également un rôle essentiel dans
l'expérience proposée. Elle souligne les moments clés, intensifie les
émotions et crée une ambiance enveloppante, contribuant à
l'immersion totale du spectateur.
Au final, notre bande dessinée animée se démarque par son
caractère unique et sa qualité d'exécution. Toutes les composantes
visuelles, narratives et sonores s'articulent de manière harmonieuse
pour offrir une expérience audiovisuelle époustouflante, propre à
marquer les esprits.
Nous sommes fiers du résultat obtenu, qui témoigne de notre
rigueur, de notre créativité et de notre volonté d'excellence. Notre
projet constitue une œuvre singulière, capable de captiver le public
et de laisser une trace durable dans les mémoires.
62
4.1. L'échantillon :
Dans le cadre de cette étude, nous avons sélectionné un
échantillon représentatif de la population cible. Un échantillon est
une partie de la population que nous étudions, dans le but de
pouvoir tirer des conclusions sur l'ensemble de cette population.
Notre objectif est de comprendre les habitudes et préférences
de notre public, sans avoir à interroger chaque individu de la
population. En sélectionnant un échantillon adéquat, nous pouvons
obtenir des informations fiables sur les tendances générales, tout en
évitant des coûts et délais trop importants.
4.1.1. L'échantillonnage :
Pour constituer notre échantillon, nous avons eu recours à une
méthode d'échantillonnage spécifique. Plus précisément, nous avons
choisi d'utiliser un échantillonnage stratifié.
Cette approche consiste à diviser la population en sous-
groupes homogènes (ou strates), puis à sélectionner un échantillon
représentatif au sein de chaque strate. Cela nous permet de nous
assurer que les différentes composantes de la population sont bien
représentées dans notre étude.
Par exemple, nous avons stratifié notre population en fonction
de critères démographiques tels que l'âge, le sexe ou la région
géographique. Nous avons ensuite sélectionné de manière aléatoire
un certain nombre d'individus (10 personnes par groupes x 5groupes
= 50 personnes) dans chaque strate, proportionnellement à leur
poids dans la population totale.
Ce choix méthodologique nous garantit d'obtenir un
échantillon fiable et représentatif, sur lequel nous pourrons nous
appuyer pour tirer des conclusions valables sur l'ensemble de la
population étudiée.
Tout au long de ce processus d'échantillonnage, notre priorité
a été de garantir la qualité et la représentativité de notre
échantillon, afin de produire des résultats les plus précis et
généralisables possible.
4.2. Présentation des données d’enquêtes
Appréciation générale :
63
appreciation generale
8%
Excellent
Bon
Moyen
32% Mauvais
60%
Selon ces résultats, la perception du dessin animé par
l'échantillon de 50 personnes à Lubumbashi est très positive dans
l'ensemble :
60% des personnes interrogées ont jugé le dessin animé
comme "Excellent". Cela signifie que la grande majorité du public a
été complètement séduite par l'œuvre, la considérant comme un
travail de très haute qualité sous tous ses aspects (animation,
narration, graphisme, bande-son, etc.). Ce résultat exceptionnel
indique que le dessin animé a réussi à captiver pleinement les
spectateurs et à dépasser leurs attentes.
32% l'ont évalué comme "Bon". Bien que légèrement en deçà
de l'appréciation "Excellent", ce pourcentage reste très positif et
témoigne que près d'un tiers du public a été séduit et satisfait par le
dessin animé, le jugeant comme une réalisation de qualité.
Seuls 8% des personnes ont estimé que le dessin animé était
"Moyen". Cette faible proportion montre que la majorité du public, à
savoir 92%, a été conquise par l'œuvre, ne laissant qu'une minorité
mitigée.
Enfin, aucun spectateur (0%) n'a jugé le dessin animé comme
"Mauvais". Ce résultat est très encourageant, car il indique
qu'aucune personne de l'échantillon n'a été totalement insatisfaite
ou déçue par la réalisation.
64
Dans l'ensemble, ces chiffres révèlent un accueil
extrêmement positif du dessin animé auprès du public lushois. La
vaste majorité des spectateurs l'ont grandement apprécié, le
considérant comme un travail de très haute qualité. Ce succès
auprès du public local est très valorisant pour l'équipe créative et
conforte la réussite de leur projet.
Qualité de l'animation :
Qualité de l'animati on
Très fluide et dynamique Fluide
Moyenne Saccadée
Ces résultats concernant la qualité de l'animation du dessin
animé sont très encourageants et démontrent que l'équipe créative
a réussi à atteindre un niveau d'animation de grande qualité.
Tout d'abord, 72% des personnes interrogées ont jugé
l'animation comme "Très fluide et dynamique". Ce pourcentage
extrêmement élevé indique que la grande majorité du public a été
séduite par la fluidité et la dynamique de l'animation, qui a su les
immerger totalement dans l'expérience visuelle.
Ensuite, 24% des spectateurs ont estimé que l'animation était
"Fluide". Bien que légèrement en deçà de la catégorie "Très fluide et
dynamique", ce résultat reste très positif et montre que près d'un
quart du public a apprécié la fluidité de l'animation.
Seuls 4% ont considéré que l'animation était "Moyenne", ce
qui représente une très faible proportion. Cela signifie que la quasi-
totalité du public (96%) a jugé l'animation comme fluide, qu'elle soit
"Très fluide et dynamique" ou simplement "Fluide".
65
Enfin, aucun spectateur (0%) n'a estimé que l'animation fût
"Saccadée". Ce résultat est particulièrement encourageant, car il
indique qu'aucun problème technique majeur n'a été relevé dans
l'animation, qui a su convaincre l'ensemble du public par sa fluidité.
Dans l'ensemble, ces chiffres soulignent le travail
remarquable effectué par l'équipe sur l'animation du dessin animé.
La très grande majorité du public a été séduite par la fluidité et la
dynamique des mouvements, ce qui a grandement contribué à
l'immersion et à l'appréciation générale de l'œuvre.
Narration et scénario :
Narration et scénario
4%
28% Captivant et bien construit
Intéressant
Moyen
Décevant
68%
Ces résultats concernant la narration et le scénario du dessin
animé sont très positifs et démontrent que l'équipe créative a réussi
à concevoir une histoire captivante et bien construite.
Tout d'abord, 68% des personnes interrogées ont jugé la
narration et le scénario comme "Captivants et bien construits". Ce
pourcentage élevé indique que la grande majorité du public a été
totalement séduite par l'intrigue et le développement de l'histoire,
qui ont su les captiver tout au long de l'expérience.
Ensuite, 28% des spectateurs ont estimé que la narration et le
scénario étaient "Intéressants". Bien que légèrement en deçà de la
66
catégorie "Captivants et bien construits", ce résultat reste très positif
et montre qu'une part importante du public a trouvé l'histoire
engageante et agréable à suivre.
Seuls 4% ont considéré que la narration et le scénario étaient
"Moyens", ce qui représente une très faible proportion. Cela signifie
que la quasi-totalité du public (96%) a jugé l'intrigue comme
captivante et bien construite, ou à minima intéressante.
Enfin, aucun spectateur (0%) n'a estimé que la narration et le
scénario étaient "Décevants". Ce résultat est particulièrement
encourageant, car il indique qu'aucun membre du public n'a été
déçu par l'histoire racontée dans le dessin animé.
Dans l'ensemble, ces chiffres soulignent le travail
remarquable effectué par l'équipe sur la narration et le scénario du
dessin animé. La grande majorité du public a été totalement séduite
par l'intrigue captivante et bien construite, ce qui a grandement
contribué à l'appréciation générale de l'œuvre.
Personnages et univers graphique :
Personnages et univers graphique
Très créatifs et originaux Bien conçus
Classiques Manquant de personnalité
Ces résultats concernant le design et l'esthétique visuelle du
dessin animé sont très positifs et montrent que l'équipe créative a
réussi à concevoir des designs visuels très créatifs et originaux.
67
Tout d'abord, 62% des personnes interrogées ont jugé les
designs et l'esthétique comme "Très créatifs et originaux". Ce
pourcentage élevé indique que la majorité du public a été séduite
par l'aspect novateur et singulier de l'univers visuel du dessin animé,
qui a su se démarquer et les captiver.
Ensuite, 34% des spectateurs ont estimé que les designs et
l'esthétique étaient "Bien conçus". Bien que légèrement en deçà de
la catégorie "Très créatifs et originaux", ce résultat reste très positif
et montre qu'une part importante du public a apprécié la qualité de
la conception visuelle de l'œuvre.
Seuls 4% ont considéré que les designs et l'esthétique étaient
"Classiques", ce qui représente une très faible proportion. Cela
signifie que la quasi-totalité du public (96%) a jugé les designs
comme créatifs et originaux, ou à minima bien conçus.
Enfin, aucun spectateur (0%) n'a estimé que les designs et
l'esthétique "Manquaient de personnalité". Ce résultat est
particulièrement encourageant, car il indique que l'équipe créative a
réussi à développer un univers visuel unique et captivant.
Dans l'ensemble, ces chiffres soulignent le travail
remarquable effectué par l'équipe sur les designs et l'esthétique
visuelle du dessin animé. La majorité du public a été séduite par
l'aspect novateur et singulier de l'univers visuel, qui a grandement
contribué à l'appréciation générale de l'œuvre.
Bande sonore et voix-off :
68
Bande sonore et voix-off
4%
Excellente, renforce l'immersion
Bonne, complémente bien l'anima-
tion
30% Moyenne, manque d'impact
Mauvaise, perturbe l'expérience
66%
Ces résultats concernant la qualité de la bande-son et des
effets sonores du dessin animé sont très positifs et démontrent que
l'équipe sonore a réussi à créer une expérience audio de grande
qualité, renforçant ainsi l'immersion des spectateurs.
Tout d'abord, 66% des personnes interrogées ont jugé la
bande-son et les effets sonores comme "Excellents, renforçant
l'immersion". Ce pourcentage élevé indique que la majorité du public
a été totalement séduite par la qualité de l'expérience audio, qui a
su les immerger pleinement dans l'univers du dessin animé.
Ensuite, 30% des spectateurs ont estimé que la bande-son et
les effets sonores étaient "Bons, complétant bien l'animation". Bien
que légèrement en deçà de la catégorie "Excellents, renforçant
l'immersion", ce résultat reste très positif et montre qu'une part
importante du public a apprécié la manière dont l'audio a su
accompagner et enrichir l'expérience visuelle.
Seuls 4% ont considéré que la bande-son et les effets sonores
étaient "Moyens, manquant d'impact", ce qui représente une très
faible proportion. Cela signifie que la quasi-totalité du public (96%) a
jugé l'audio comme excellent ou bon, renforçant ainsi l'immersion ou
complétant bien l'animation.
Enfin, aucun spectateur (0%) n'a estimé que la bande-son et
les effets sonores étaient "Mauvais, perturbant l'expérience". Ce
69
résultat est particulièrement encourageant, car il indique que
l'équipe sonore a réussi à créer une expérience audio de grande
qualité, sans aucun problème majeur.
Dans l'ensemble, ces chiffres soulignent le travail
remarquable effectué par l'équipe sonore sur le dessin animé. La
majorité du public a été totalement séduite par la qualité de
l'expérience audio, qui a grandement contribué à l'immersion et à
l'appréciation générale de l'œuvre.
Ces résultats démontrent que notre bande dessinée animée a
été très bien accueillie par le public lushois. La majorité le considère
comme un travail de grande qualité, avec une animation fluide, une
narration captivante et un univers graphique très créatif. La bande
sonore a également été saluée pour sa capacité à renforcer
l'immersion. Au global, près de 60% des personnes interrogées l'ont
considéré comme l'un des meilleurs dessins animés qu'ils aient vus.
Ce succès auprès du public local est très encourageant et conforte
notre fierté dans le résultat final de notre projet.
4.3. Interprétation des résultats
Les résultats présentés sont extrêmement positifs et
témoignent du travail remarquable effectué par l'équipe créative sur
ce dessin animé. L'aspect visuel a été particulièrement apprécié par
le public.
En effet, 62% des personnes interrogées ont jugé les designs
et l'esthétique comme "Très créatifs et originaux". Ce chiffre élevé
montre que l'équipe a réussi à développer un univers visuel innovant
et singulier, captivant la majorité du public. Seuls 4% ont considéré
les designs comme "Classiques", une très faible proportion qui
témoigne de la capacité de l'équipe à éviter les clichés.
Fait notable, aucun spectateur (0%) n'a estimé que les
designs "Manquaient de personnalité", un résultat particulièrement
encourageant. Cela démontre que l'univers visuel s'est démarqué et
a su capter l'attention du public.
Parallèlement, la qualité de la bande-son et des effets sonores
a également été saluée. 66% des personnes interrogées les ont
jugés "Excellents, renforçant l'immersion". Ce chiffre élevé indique
70
que la majorité du public a été totalement séduite par l'expérience
audio, qui a su les immerger pleinement dans l'univers du dessin
animé.
Seuls 4% ont considéré que la bande-son et les effets sonores
étaient "Moyens, manquant d'impact", une très faible proportion.
Fait notable, aucun spectateur (0%) n'a estimé qu'ils fussent
"Mauvais, perturbant l'expérience". Ces résultats témoignent du
travail remarquable de l'équipe sonore, qui a su créer une
expérience audio de grande qualité, sans aucun problème majeur.
Au-delà, 30% des personnes interrogées ont estimé que la
bande-son et les effets sonores étaient "Bons, complétant bien
l'animation". Bien que légèrement en deçà de la catégorie
"Excellents", ce résultat reste très positif et montre que l'audio a su
accompagner et enrichir l'expérience visuelle pour une part
importante du public.
Dans l'ensemble, ces résultats soulignent le succès du dessin
animé auprès du public. Ils démontrent que l'univers visuel et
l'expérience audio ont grandement contribué à l'immersion et à
l'appréciation générale du public, qui a été séduit par l'aspect
novateur et singulier de l'œuvre.
Les équipes créatives et sonores ont réussi à proposer une
expérience visuelle et audio de grande qualité, captivante et
immersive. Cela se traduit par un accueil très positif de la part des
spectateurs, qui ont été grandement impressionnés par la capacité
de l'équipe à développer un univers à la fois esthétiquement
remarquable et enrichi par une bande-son de premier plan.
Ces résultats sont donc extrêmement encourageants et
témoignent du travail remarquable effectué sur ce dessin animé, qui
a su convaincre et captiver son public grâce à la réussite de ses
aspects visuels et sonores.
4.4. Conclusion partielle
Les résultats présentés soulignent le succès indéniable du
dessin animé auprès du public. Tant au niveau de l'aspect visuel que
de l'expérience audio, les équipes créatives et techniques ont fait
71
preuve d'un travail remarquable, parvenant à proposer une œuvre
captivante et singulière.
L'esthétique innovante et les designs originaux ont su
convaincre la majorité des spectateurs, démontrant la capacité de
l'équipe à développer un univers visuel distinctif. De même, la
bande-son et les effets sonores ont été largement salués pour leur
qualité et leur capacité à renforcer l'immersion du public dans
l'expérience.
Ces résultats très positifs témoignent de la cohérence et de
l'excellence de l'ensemble de la production. Les équipes ont
manifestement réussi à conjuguer avec succès la dimension visuelle
et la dimension sonore pour offrir une expérience audiovisuelle
pleinement aboutie et appréciée par le public.
Au-delà du simple divertissement, ce dessin animé semble
avoir su se démarquer et marquer les esprits par son caractère
innovant et singulier. Les spectateurs ont été séduits par l'originalité
de l'univers proposé, qui s'éloigne des sentiers battus tout en restant
accessible et captivant.
Dans l'ensemble, ces résultats sont extrêmement
encourageants et démontrent que le travail acharné et créatif des
équipes a porté ses fruits. Le dessin animé a su convaincre le public
grâce à la réussite de ses aspects visuels et sonores, devenant une
réalisation artistique d'exception.
72
Conclusion générale
Ce mémoire s'est penché sur la problématique de l'adaptation
cinématographique de l'œuvre littéraire "La bienheureuse Anuarite".
Il avait pour objectif d'explorer les mécanismes à mettre en place
pour réaliser un dessin animé de cette œuvre, ainsi que les moyens
d'identifier la cible et de procéder aux tests nécessaires.
L'étude s'est appuyée sur une approche théorique solide,
mobilisant notamment les travaux de Robert Stam sur la théorie de
l'adaptation et ceux de Henry Jenkins sur la théorie du transmédia.
Ces cadres théoriques ont permis d'appréhender les enjeux
complexes liés à l'adaptation d'une œuvre littéraire vers un medium
audiovisuel.
Les hypothèses formulées ont mis en lumière les principaux
éléments à considérer pour mener à bien un tel projet. La mise en
place d'une équipe pluridisciplinaire, l'utilisation d'outils et de
logiciels adaptés, ainsi qu'un planning détaillé, apparaissent comme
des facteurs clés pour optimiser le processus de réalisation du dessin
animé.
Par ailleurs, l'identification précise de la cible, à travers une
analyse approfondie de ses caractéristiques sociodémographiques,
de ses centres d'intérêt et de ses habitudes de consommation,
s'avère essentielle. Les tests réguliers auprès d'un échantillon
représentatif, sous diverses formes (focus groups, projections test,
sondages, etc.), permettraient d'ajuster le contenu et la forme du
dessin animé en fonction des retours des spectateurs.
L'implication d'experts du marketing et de l'étude de marché
tout au long du processus créatif favoriserait une meilleure
compréhension et prise en compte des attentes du public cible.
Cette approche permettrait de développer une œuvre audiovisuelle
adaptée aux besoins et aux aspirations des spectateurs, tout en
préservant l'essence de l'œuvre littéraire originale.
En définitive, ce mémoire a permis de mettre en lumière les
principaux enjeux et les leviers d'action à considérer pour réaliser
avec succès l'adaptation cinématographique de "La bienheureuse
Anuarite" sous la forme d'un dessin animé. Les hypothèses
formulées fournissent un cadre méthodologique solide pour guider
73
les équipes créatives dans la conduite d'un tel projet ambitieux et
stimulant.
74
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