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Cours 2

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Cours 2

(23/09)

Elève de Kant.
Sturmbrang (orage, pulsion), précédé les Romantiques ; redécouverte de la nature pour
mettre en question la raison (toute-puissance?)
Herder a impulsé le mvt vers la philosophie de l’histoire.
Différence avec Rousseau (l’imagination du bon sauvages). Herder part des Patriarches.
Herder n’imagine, ne part d’un état de nature ; il évacue le péché ; ce n’est pas de l’histoire
matérielle ; formelle alors (?)
Pas de sauvages pour Herder.

Deux lectures : Herder récupéré pas le NSDAP : singularité, spécificité, essentialité des
Nations.
Deuxième lecture, interprétation : mvt communautarien (#libertarien) : diversité des
communauté : sauvegarde des communautés (Charles Taylor) ; Herder : diversité sans
hiérarchie.
Pas de hiérarchie ; mais il y a une hiérarchie dans le temps, par la transmission et l’échange.

L’historicisme (autre philosophie de l’histoire) :

• tout ce qui est réel est historique (le droit naturel est ahistorique ; l’essence humaine
est historique, donc les droits le sont)
• comprendre l’histoire c’est comprendre la singularité, l’individualité de la chose
• relativité de toutes les cultures ; Plurialisme, irréductible pluralisme, et aussi :
transmission, puisque relation.

Dilthey a élaboré la notion de sciences humaines (sciences de l’esprit) avec L’édification du


monde historique dans les sciences de l’esprit.
Autonomie des formes historiques, des expériences ; pas de norme contraignantes, de loi,
d’invariants. Formes propres
L’unité dans l’hétérogénéité. Existence du Tout, mais pas une mesure pour tout ; mais une
mesure pour chaque objet. [description de Cassirer]

(56, 57 ; 69,70 : faiblesses des caractétistiques générales).

Eclatement des moments. Alors, il faut un ordre ; une mise en ordre : spécificité de la
philosophie de l’histoire, c’est ça : la mise en ordre.

Texte 1.

Attention au sens.
Tombeau
Providence sécularisée = Nature (=Kant)
La raison dans l’histoire : compréhension rationnelle de l’histoire (« bon concept de
Providence »), sans Providence.
Analaogie entre Histoire et Nature. Il y a dans l’histoire des lois naturelles (« essence des
choses »)
La fin ou la téléologie est une Idée : nous la pensons, mais nous ne la connaissons pas, car nous
sommes pris par l’Histoire, nous ne la faisons pas.

Attention au rapport Herder/Kant.

Immanence de la raison dans la nature, donc dans l’histoire. Présence d’une perfection dans
leur existence même. Donc une identité. Evolution biologique vers le « couronnement de la
création, l’homme ». Des lois biologiques vers les lois historiques ?
Perfection et évolution : deviens ce que tu es.
Perfection donc identité : es ; diversité, donc formation par conséquent évolution et
transmission.

Thème métaphorique de la lecture dans le grand livre de la Nature.

Premiere thèse : la réalité comprend toutes les formes et toutes les variations possibles.

Attention au lien avec la monadologie (pluralité mondes, et le monde est en tant que
nécessité)

Poirier : monades, à la fois imparfaites et en communication. Singularité qui est exprime le


Tout à sa manière ; chaque culture est une essence singulière en communication avec les
autres.
Une doctrine est une monade.

Chaque substance est parfaite en elle-même : elle n’est pas un moyen pour une autre : nul ne
peut exister pour un autre ; quid de l’évolution ? La concentration sur soi pose le problème de
la philosophie de l’histoire puisque celle-ci fonctionne sur une relation progressive et finaliste,
sur une antériorité qui sert une postériorité.

Attention au mvt argumentatif : l’Histoire est la remise en ordre des faits passés.

Herder a un tropisme théologien.

Discontinuité de l’histoire, hétérogénité du procès historique.

Point 7 : un seul homme accomplit la destinée humaine.

La lignée, la tradition donne à l’individu son identité ; appartenir à un peuple déterminé.


L’évolution/unité de l’histoire on passe des différentes formes de l’existence humaine à travers
la raison : la raison se développe dans la diversité. Existence d’une totalité : possibilité d’un
progrès. Ce progrès c’est la croissance et la « raison devenue commune àtoute l’espèce de
leurs frères » = expansion universelle de la raison.

Probabilisme [discontinuité] chez Herder et non une nécessité transcendance. Et pourtant il y


a une logique naturelle, une raison dans la nature (identité de et dans la perfection des
choses)
Ne se reconnaît pas de prédecesseurs ; le
L’évolution est ; mais elle n’est pas mécaniquement une progression, car elle méconnaît la
perfection ou la complétude en soi du mouvement qui nous précède.
Penser une progression sans progrès.

Livre : Une autre philosophie de l’histoire pour la culture/formation de l’humanité.


Contributions à de nombreuses autres contributions de ce siècle. Mise en ordre de toutes ces
contributions. Ambition synthéthique.

Cours 3
(30/09)

Il critique les « philosophes de Paris ». Herder, 115 : « A ceux qui ... » Ceux-là énoncent
l’universel, la culture ; ils veulent éduquer, donner forme à l’informe, ce qui est grossier. C’est
contre ça qu’il s’élève, contre l’hégémonie de la culture française. Herder s’élève contre le rejet
du chrisitanisme entrepris au nom des Lumières. Herder rejette l’auto-satisfaction, la fatuité
de la philosophie de l’histoire dont il relève deux défauts : le scepticisme (en refusant le
christianisme on refuse la Providence pour le chaos volterien, cf. p. 80) ; dogmatisme en ce
qu’elle oppose une finalité soi-disant rationnelle à une finalité chrétienne, et les Lumières
comme culmination de l’espèce et de l’intelligence.

Pour une autre philosophie de l’histoire. Contribution ...

Non une symphonie avec un seul chef d’orchestre, mais un concert, une polyphonie.

Patriarches et l’épitre au Corinthiens de Paul : voir dans un miroir (trouble) et l’attente de


Christ. = une plus-value théologique chez Herder
ScL : auto-réflexion, c’est le développement du logos divin, comment la pensée pure se
développe, et cette pensée c’est celle de Dieu.

Herder n’arrive pas, ne veut pas de la monade-Dieu, à la Synthèse, seulement des perspectives
sur l’univers, sans l’Universel. Les « grands hommes ne participent pas vraiment à l’histoire »
(cf. 103) « L’histoire se fait » Théologie de l’histoire vague chez Herder.

Formation de, vers l’humanité, pour développer ce qu’est l’être humain. Cette formation
s’oppose à l’idée d’éducation. L’éducation (Erziehung), celle de Lessing, pour le genre humain,
est directive, un éducateur et un éduqué (cf. 118 « Il y eut un temps ... »). La formation, qui
n’est pas que livresque, est vitale, immanente (112-113) ; procesus naturel, le favoriser, en
favoriser le déploiement, ne pas y faire obstacle par des fadaises artificielles et superficielles,
celle des philosophes parisiens. L’idée de progrès est donc présente. Or, le progrès implique
une progression donc un jugement sur ceux qui y participenent, les cultures. L’aporie est là. Il
l’évacue en soutenant la proposition d’après laquelle il faut une progression sans progrès
parce que chaque moment a sa perfection en lui-même ; est surmontée le poncif et la facilité
du progrès, du telos projeté, car le bonheur et la perfection sont là, dans chaque état.

Progrès : Fortschritt ; Fortgang (cours, marche en avant) , cf. p. 104 (« On aurait dû …) On a un


mouvement, une dynamique, mais en évacuant le progrès, c’est-à-dire le perfectionnement. Cf.
80-81, il y a pourtant l’idée de progression continue et de développement.
Suffisance de chacun des moments, mais aussi un mouvement orienté. Même si nous ne
devions pas voir l’intention dernière » (seulement par des ouvertures). Herder est sensible
aux ruines, à la finitude, et donc à la totalité, à la finitude et l’infinité.
La ruine est la trace de la totalité qui m’échappe.

Trois moments, en tension :


• Perfection
• intention direction
• Inconnaissance

La notion de révolution chez Herder : rupture et continuité de ce qui précède. cf. 104.
cf. 133 : reprise de l’idée de croissance (« manifestement …) Avancée sans perfectionnement #
Kant, Hegel.
Importance de l’image du mixte (76 : « L’humanité en général … ) entre la perfection et
l’imperfection, le positif et le négatif.
On ne peut pas parler scientifiquement de ce qui est (inadéquation. « Le vaisseau humain ne
peut rien contenir de parfait : il lui faut toujours perdre en avance » : pas de progrès continu.
Croyance en la fin, mais non connaissance de cette fin.

« Toute perfectoin est individuelle » : thèse essentielle, l’individualité de la perfection, avec


trois conséuences :

• ces perfections ne sont pas données, se conquiert, en situation : contingence de la


succession des peuples ; p. 56 ; contingence des œuvres, des créations. Pas de
progression immanente de la logique de l’Esprit, en raison de ce contexte.
• Chaque peuple a sa perfection, donc pas de modèle, par conséquent irréductibilité 77.
Toute comparaison devient douteuse. Pas de progression, encoire moins continue. Les
peuples, en tant que monades, ne sont pas comparables. Marcel Détienne : on ne
compare jamais que l’incomparable. Non assimilabilité, aucune mesure commune, mais
la comparaison est logique sans que cette logique s’instaure en étalon, en raison des
temporalités et des contextes
• Un développement sans perfection, aucun moment ne saurait se prévaloir de sa
supériorité. Il utilise la métaphore du fleuve.

L’espérance ou le principe d’espérance (Bloch). L’intelligibilité de l’histoire oblige de prendre


un moment, de le poser comme moyen d’une fin : donc succession, donc progression !
81 : jeu de fourmis chez Voltaire selon Herder ; mais les hommes sont des fourmis chez
Herder : les scènes se perdent les unes dans les autres ! Il faut donc lire, synthétiser, de
construire : c’est ça la philosophie de l’histoire, donc faire action de synthèse sans proposer
explicitement de Synthèse, de Système.
Est-ce que oui ou non peut-on penser une téléologie sacrificielle : générations précédentes se
sacrifie pour celle qui suit : non, pour Herder.
Progression sans perfectionnement car chaque moment a sa perfection : mais en
l’accomplissant n’émane-t-il pas de lui, à son corps défendant, une idée de perfectionnement.
« Tout est moyen et fin à la fois » 98
Réciprocité du moyen et du but. L’histoire est une chaîne mille fois mêlé et entre-mêlé : on ne
sait plus ce qui est fin et/ou moyen : l’humain n’est pas omniscient. Nous n’avons pas de vue
d’ensemble.
149 : amélioration morale : le point de vue universel, qui n’est pas le nôtre, qui sera peut-être
celui des générations à venir.
172-173
Philosophie de l’histoire perspective, du point de vue, de la perspective.

• Herder sélectionne les éléments ; histoire restreinte, non-universelle .


• Usage des métaphores ; comparaison (ex : enfant, vieillard), analogie = écriture
poétique : l’entendement ne peut penser l’histoire de manière scientifique, d’où le
recours à l’imagination, à l’image.
• Requis de la sympathie (69). Ecrire l’histoire implique de pouvoir sentir pour décrire la
singularité. L’abstraction doit laisser place à l’anthopathie, c’est cela qui permet de
comprendre et de mettre à l’écart les généralités ; l’objectif : saisir la singularité, voilà
le problème qui va occuper, hanter le XIXe.

Opuscules sur l’Histoire de Kant

Livre VIII de Idée universelle (1784), Herder s’en prend à Kant et à sa visée cosmopolitique.
La CRP, (1781 ; 2ed. 1787 ; CRP 1788 ; CFJ 1790)se conclut sur une histoire de la raison.

La réalisation de la constitution politique la plus parfaite, tel est le but de l’espèce humaine. On
le critique. Kant se justifie. L’histoire, c’est le cosmos-polis. La réalisation de l’État incarne la
réalisation de l’histoire : sa logique, sa raison.

Préambule + 9 commentaires.

Ne pas passer à travers une lecture métaphysique ou théologique, mais aussi sauver une
dimension morale et politique. Pas de lecture métaphysique. Qui fait l’histoire ? L’homme ? Si
c’est l’homme, peut-il la faire autrement qu’en étant libre. Il serait libre dans la nature. Or, la
nature est régie par des lois, par une nécessité. La liberté de faire et d’agir de l’homme, d’une
part, la nécessité objective, légale du monde, de l’autre. On tombe alors sur la 3 e antinomie de
la dialectique transcendantale : l’une comme l’autre [nécessité, liberté] ne se démontrent pas,
car elles sont des thèses métaphysiques ; la raison s’empêtre dans les contradictions quand
elle entend démontrer ce qui ne saurait l’être. Le déterminisme ne peut être démontré, car il y
a une regression à l’infini, celle des causes, cause qui est cause etc …. Le déterminisme est une
hypothèse ; elle participe du transcendantal.

Cours 5
(7/10)

« Ses conférences proposaient en même temps une introduction encyclopédique à l’étude, elles traitaient
de problèmes de la connaissance et du goût esthétique, de la volonté et du désir, ou encore des
tempéraments et de la physionomie, des races, des différences entre espèces, du caractère des nations
et de la question de savoir où tout ceci devait conduire : quelle est la fin, quel est le but de l’histoire en
laquelle nous sommes pris ? L’histoire s’accorde-t-elle avec les exigences de la moralité, qui sont
pour nous un devoir, ou est-elle indifférente à la loi de la liberté ? A ces questions, Kant offrait
la solution suivante : nature et liberté conspirent de façon à ce que la nature ne soit pas un
enfer, et à ce que la liberté, avec sa loi morale, ne se réduise pas à une chimère étrangère au
monde. L’histoire possède une loi immanente de progrès moral et juridique. »
Reinhard Brandt.
La finalité dans la nature est déjà dans la nature.
Réflexions sur la morale ; la liberté ; l’impératif catégorique ; la loi morale sont dans le pivot CRP (la
seule critique au dépat ; les deux autres suivent, mais obéir à une planification tripartie).

Qu’est ce que le développement de la raison ? Qu’est-ce que le progrès : s’achemine-t-on vers le


progrès, dans le monde, ici ? Comment penser la guerre, le mal : scepticisme ? = « Un développement
sans perfection, aucun moment ne saurait se prévaloir de sa supériorité. Il utilise la métaphore du
fleuve. »
Comment le philosophe doit-il écrire l’histoire ?
Le monde est celui de la nature. L’histoire s’inscrit dans la nature. La nature est l’ensemble des
phénomènes soumis à des lois : il y a des lois.
Entre cause et effet, il y a une régularité : une loi = définition du déterminisme.
Dans la 3e antinomie, le déterminisme est une thèse métaphysique : on ne peut la démontrer, car le
déteminisme, dans la série des causes, est soumis à une régression, et si l’on pose une cause première,
alors on est en contradiction avec le déterminisme car cette cause première n’est pas déterminée, donc
on nie le détemrinisme. Le déterminsime qui régit la nature par des lois est une thèse nécessaire pour
la connaissance et l’action.
Alors, dans le détemrinisme, quid de la morale et de la liberté. De la responsabilité, de la morale, du
bien.
Le déterminisme à penser (#connaître) une causalité par liberté : une cause qui soit à elle-même sa
propre cause : ça aussi c’est une thèse métaphysique, elle ne se démontre pas davantage.
Donc : causalité par détemrinisme et causalité par liberté. Perspective morale (causalité par liberté) ;
Perspective praxéologique (causalité par détemrinisme). Début du perspectivisme, que l’on retrouvera
chez N. et chez H.
Pour comprendre l’histoire il faut s’orienter vers une Idée qui permettra de comprendre ce qui se
passe dans l’histoire.

Le titre : Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique. Réponse à une question : pour
comprendre l’histoire universelle, il faut penser la réalisation du cosmopolitisme : Etat universel.
Point de vue : Absicht. Il y a donc d’autre manière de voir l’histoire.
Vol XV (p. 616, réflexion 1420) : trois modes d’écriture de l’histoire : l’écriture cosmographique =
cosmologique : on décrit le monde ; description biographique : la vie des hommes, les chroniques ;
l’écriture cosmopolitique : elle est orientée vers l’accomplissement d’une consitution cosmopolitique.
Histoire : récit pour synthéthiser. La consitution agrippe, agglomère, intègre : synthétise.

Idée … suivant une visée cosmopolitique : autre traduction. Visée, telos : citoyen du monde. Il faut
réaliser cette consitution (action : causalité par détermination.)
L’histoire ne porte pas sur le passé, mais tend à la compréhension du présent pour la réalisation du
but.
L’histoire est l’instrument du politique ; l’histoire est la continuation du projet cosmopolitique par
d’autres moyens.

Qu’est ce que l’Idée ?

La politique est un moyen pour la poursuite de ce projet ; l’histoire en est un autre. L’histoire n’est pas
un savoir, mais recèle un sens. Non une ontologie de l’histoire, mais une herméneutique de l’histoire.
L’histoire est la destination de l’homme qui s’accomplit : deviens ce que tu es. Par la raison. L’homme
est raisonnable
Raisonable et rationnel.
Raisonnable : il n’est donc pas raison pure.

L’Idée peut être le moteur (rationnel et sensible l’homme bois tordu) de cette œuvre vers, pour la
cosmo-politique.

1e proposition
2e proposition (dispositions de la créature rationnelle).

Propositions :

1-4 : thèse générale (1) sur les dispositions en puissance appelées à s’actualiser, car c’est le dessein de,
dans la nature

5-7 : pose le problème essentiel de l’espèce humaine : établir la société cospoliitique

8-9 : conclusion au niveau de la philosophie de l’histoire : ce problème est la focale philosophique, du


philosophe pour lire l’histoire.
La philsoophie de l’histoire dépasse le regard de cyclope : vraie vision, donc une vraie visée. La vraie
vision implique la seule visée rationnelle.

Préambule.

P 70, 2 alinéa.

Les manifestations phénomènes du vouloir sont déterminées par les lois de la nature, car
l’histoire c’est s’inscrire dans la nature : tout ce qui arrive (principe de raison suffisane,
Leibniz) : il s’agit de penser la connexion des phénomènes qui dépendent de règles.
Les manifestations phénomènes sont déterminées.

L’histoire « se propose de rapporter, rapport : raconter, relater ces manifestations [l’histoire


est un récit des faits, non les faits] ; on ne crée pas les faits, ce n’est pas un roman ; ce n’est pas
non plus de la science : pas les faits (« lois universelles » dit P)
86-87
L’histoire : ordre dans le dés-ordre. Vue artistique chez Kant ? Constructivisme gnoséologique-
perspectivisme-téléologique.
Statistique (science de l’Etat), voie par laquelle voir l’ordre dans le désordre. Par exemple, les
mariages (acte libre) par lesquels l’on ne peut prévoir le nombre des naissances. Distinction
entre les événements et les phénomènes ; ou entre les phénomènes et leur désordre, et
d’autre par les classes de phénomènes qui ordonnent les phénomènes.

La nature ruse : la liberté (de choisir son partenaire) est détemrinée par les lois de la nature =
les passions chez Hegel.
Un dessein de la nature chez Kant ; un plan, elle le suit. Un fil conducteur.

2e alinéa. 70-71.

La morale, c’est se con-former à la raison, et pour ce faire appliquer l’impératif catégorique : la


maxime de mon action doit être, aller à l’universel.
La conscience morale est la présence en soi, en chacun de ne pas faire ce que la conscience
morale nous intime de ne pas le faire. L’action morale relève d’une Idée : on ne peut la
démontrer. On ne peut même pas démontrer que dans l’histoire du monde une action ait été
morale.
Agir par devoir
Phénomènes : action par devoir, qui apparaissent se conformer au devoir.
Noumène.
Principe d’espérance

tension entre impossibilité du coeur nouménal et la philsoophie de l’histoire qui lit


L’Idée d’une histoire universelle n’est rien d’autre qu’une histoire du point de vue qui vise à
découvrir un fil conducteur. Dé-couvrir # nouménal.
Purquoi Kant pense qu’il peut penser l’ensemble sans s’extraire ; à moins qu’il ne s’extrait ?
Comment justifier l’hypothèse d’un progrès.
Fr. Schlegel critique Kant à propos du progrès.

La révolution n’est pas le signe du progrès, mais son enthousiasme qui est rapporté à l’Idée.
Mais n’est-ce pas plutôt une passion ?
CRP : limiter la connaissance pour laiser l’espace à la croyance en l’Idée du bien.

14/10
Cours 6

Préambule : l’enjeu n’est pas théorique : il ne s’agit pas de savoir ce qu’est l’histoire, mais
pratique, mais montrer à l’homme si et pourquoi il est permis d’espérer ; comment agir.

Première proposition.

Elle porte sur la nature. Non pas l’homme, mais une créature. Dépendance : il y a un créateur.
Plus loin, il y a l’idée d’un sage créateur. Le créateur a disposé de façon spécifique : de façon
téléologique : développement conformément à un but.
1e proposition : il y a un sens dans ce développement, dans la création. La nature ne fait rien
en vain (apparenté à Aristote). Tout ce qui est dans la nature a une raison : application du
principe de raison suffisante (Leibniz) qu’il en soit ainsi ou autrement.
La nature est un système téléologique dont il faut dégager le sens. L’approche de l’histoire est
une herméneutique : il faut dégager le sens.
Approche biologique : dispositions naturelles ; il y a un créateur ; les dispositions sont appelés
à ce développer « un jour » : pour comprendre l’histoire il faut tenir compte du futur. Les
évolutions sont en germes : l’histoire est le développement des germes (idée présente chez
Herder : métaphore biologique)
« Toutes les dispositions sont appelés à se développer, un jour » : le Tout qui est déjà là,
amener à se développer, c’est la Raison.
Dans un animal, tous les organes ont leur raison d’être dans le Tout. Organe = organon =
instrument, donc fonction. L’être humain est composé de fonction, il a une finalité.

Finalité dans la nature = sens de la nature ; par correspondance, il y a finalité dans l’histoire,
laquelle se développe dans la nature.

Leprincipe de système téléologique qu’est la nature est une prédisposition sans laquelle il n’y
aurait que désolation ou absence d’espoir. Pour qu’il y ait un sens dans l’histoire, il faut qu’il y
ait un sens dans la nature. La téléologie est le seul fil de la raison.

« Comme si » !!! Il faut faire comme si il y a une raison dans la nature.


Crtique de la faculté de juger (2e partie) : on ne peut comprendre la nature comme si elle était
mue par une finalité ; le seul moyen pour qu’elle nous soit intelligible ; lire l’histoire avec une
idée au fond. C’est la perspective finaliste tirée de la nature et appliquée à l’histoire.
Deuxieme proposition
Chez l’homme : créature raisonnable sur terre, la seule. La complétude des dispositions
concerne l’espèce. = la raison se développe dans l’ordre de l’espèce, pas de l’individu (qui est
raisonnable. La raison est limitée à l’homme … terre ; il y a une raison extra-terrestre : les
anges par exemple.

Sensibilité ;
Entendement pense en appliquant les catégories aux phénomènes.
La raison est l’entendement qui se déploit vers des choses qui ne sont pas données dans
l’expérience. La raison peut les penser, mais elle ne peut les connaître.

La raison dans notre texte est au sens global : penser, comprendre. Disposition naturelle en
l’homme, se développe et étend « les règles et desseins ... » 71

Un individu contribue à la réalisation de la raison, il n’en est pas le lieu achevé.


Raison vs Instinct. L’espèce car il faut du temps ; le développement est lent. Le procès de la
culture est long, la vie brève est la limite dans le développement des dispositions, lesquelles,
choses de la nature qui ne fait rien en vain, trouve dans l’ordre de l’espace le lieu de son
accomplissement.

Troisième p

Distinction entre l’existence animale et ce qui dépasse cette existence animale. Ce qui est
simplement animale, c’est l’agencement mécanique : c’est la répétition, donc pas de progrès.
La perfection ou la perfectibilité relève de la raison. « La nature a voulu que … » !
Personification de la nature, qui n’est pas ou pas seulement l’ordre des phénomènes soumis à
des lois, mais qui dotée d’une volonté, travaille à un dessein.
La nature est possée comme rendant possibile ; condition de possibilité de l’intelligence de
l’histoire, c’est la nature dotée d’une volontée ; la nature en tant que a priori.
La finalité est elle aussi transcendantale ; on ne la voit pas, mais on la projette, elle nous
permet de synthétiser.
Tirer de lui-même. La raison est une disposition naturelle car c’est la raison qui veut que
l’homme, par la raison, dépasse l’agencement mécanique ; le mal est donc lui aussi dans la
nature.
La nature signale : elle donne des signes. L’histoire que rédigera Kant est une herméneutique
(art de l’intperprétatinon), et de quoi : des signes de et dans la nature. Le dessein, c’est le
développement de la structure rationnelle.

Critique de la faculté de juger


Enthouasime : je m’élance vers des idées ; le sublime n’est pas un équilibre, mais m’entraîne
vers des idées ; et l’enthousiasme est cette force motrice.
Schlegel dit Kant parle de l’absolu comme essence de l’homme mais nous le montre
Passion pour l’absolu, Schlegel fait de l’enthousiasme la clé de la philosophie.

L’animal survit par l’instinct, l’homme par la raison.


Pas de vertu naturelle chez Kant. La raison est la mesure de la morale.
Moralité, œuvre propre de l’homme, pas de moralité ou de bonté naturelle, autrement elle est
chose de la nature, non de l’homme.
Une économie dans la nature : elle n’accomplit pas la destination de l’homme, elle permet à
l’homme de le faire.
Bonheur et vertu ne sont pas analytiquement liées : celle-là ne procède pas de celle-ci ; cela
met la morale en péril.

Dieu, l’idée de Dieu permet d’ajouter snthéthiquement le bonheur à la vertu. C’est une idée qui
me permet d’espérer. Dieu et l’immortalité sont des idées morales, non religieuses ou
théologiques. L’espèce est le lieu/nom sécularisé de l’immortalité.

Kant : nous souhaitons un monde meilleur, nous devons l’accomplir même si on ne le verra
pas. L’économie d’une utopie n’est pas possible pour l’action ; on ne peut s’en passer ; s’en
passer c’est renoncer à agir.
La nature manœuvre l’homme : le dessein est celui de la nature. Les hommes se dirigent vers
le meilleur emmenés par la Nature.

4e p.

La Nature fait de l’homme un instrument, l’intrument de la société ordonnée.


Insociable sociabilité : mécanicité ou organicité vers la société, liberté à en sortir.
Nécessité de l’association, liberté à vouloir donner forme à l’association : conflit. L’ordre
républicain consistera à accorder les libertés dans l’association concertée, consentie.
La paresse est l’une des raisons de l’absence de réaliasation de l’homme, de sa liberté (Qu’est
ce que les Lumières?)

La raison doit dépasser l’état dogmatique : affirmation, mais pour épouser la dialectique :
conflit.

Maxime : penser par soi-m^me ; penser à la place de chaque autre ; penser conséquemment.
Communicatibilité, communication, espace : propice à la pensée qui tend à la droite raison,
par le conflit des propositions.

Comment s’opèrera la conversion en société cosmopolitique alors qu’il y a le conflit. Le


créateur est la Nature.

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