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Mystères des géoglyphes et agroglyphes

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Mystères des géoglyphes et agroglyphes

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LES GEOGLYPHES

Source
https://www.futura-sciences.com/sciences/photos/archeologie-geoglyphes-enigmes-histoire-2019/

Un géoglyphe (du grec gê, terre, et gluphein, graver) désigne en archéologie un grand
dessin à même le sol, parfois sur plusieurs kilomètres, pouvant être réalisé en positif par
entassement de pierres, graviers ou de terre, ou inversement, en négatif, par enlèvement de
ces derniers. Certains géoglyphes datent de l'Antiquité, comme les lignes de Nazca au
Pérou, mais d'autres sont plus récents, voire contemporains lorsqu'il s'agit de « land art ». Il
est parfois difficile d'identifier les créateurs des géoglyphes et encore plus d'expliquer leurs
intentions.
Source
https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/perou-un-nouveau-geoglyphe-relance-le-mystere-des-
dessins-du-desert-de-nazca_1787521.html

Publié le 29/04/2016

Pérou: un nouveau géoglyphe relance le mystère des


dessins du désert de Nazca
Un géoglyphe, tracé il y a 2000 à 2500 ans, a été découvert dans le désert de Nazca, dans
le sud du Pérou. L'origine de ces dessins géants tracés sur le sol reste un mystère.

Un nouveau géoglyphe, ces mystérieux dessins géants tracés sur le sol qui font la gloire de la
civilisation nazca, a été découvert dans le sud du Pérou, a indiqué ce jeudi le ministère de la
Culture à l'AFP. La découverte a été mentionnée sur le site internet en espagnol de la
revue National Geographic, dans le cadre des recherches effectuées depuis 7 ans par une
équipe d'archéologues japonais et péruviens.
Source
https://www.nationalgeographic.fr/histoire/angleterre-le-mystere-des-agroglyphes

Angleterre : le mystère des agroglyphes


La campagne anglaise est l'épicentre de ces formes sculptées dans les champs.

DE SOO YOUN

Le soleil se couche au-dessus d'un agroglyphe situé non loin de Sixpenny Handley dans le
Dorset, en Angleterre.

PHOTOGRAPHIE DE ROBERT ORMEROD, NATIONAL GEOGRAPHIC

Tout a commencé avec une photo.

En avril 2007, Monique Klinkenbergh tombe par hasard sur le cliché qui allait
bouleverser sa vie : un champ de maïs dont une partie avait été aplatie,
faisant apparaître des formes de triangles et de diamants parfaitement réalisées
et situées dans des cercles concentriques. Cette photographie provoqua une réaction
viscérale forte chez Monique.

D I A P O R A M A

L'ancienne rédactrice en chef d'un magazine fut frappée par la précision du dessin,
par les formes résultant des mathématiques. « J'ai une formation en beaux-arts.
Étant de nature rationnelle, je me suis demandé comment cela était possible. Cet
agroglyphe avait été réalisé au beau milieu de la nuit, dans un champ dont la surface
n'est pas plane comme celle d'une toile », explique-t-elle. « Il s'agissait d'un
agroglyphe découpé en treize, quelque chose de très difficile à réaliser sur papier.
Essayez de couper un gâteau en 13 parts parfaitement égales. Ce n'est pas possible. »
C'est à ce moment que Monique su qu'elle devait se rendre sur place pour en savoir
plus sur ceux qui réalisent ces dessins avec une telle uniformité. « Je me suis dit :
Bon, d'accord. C'est ma destinée », se souvient-elle. Elle s'est donc rendue en
Angleterre, dans le Wiltshire, l'épicentre de ces agroglyphes. Une fois sur place,
Monique confie qu'elle s'est immédiatement sentie « chez elle. »

LES AGROGLYPHES, SUJETS DE DISCORDE


Ce n'est certainement pas par hasard que Stonehenge et le cromlech d'Avebury, plus
grand que le premier et qui fait aussi partie du site inscrit au patrimoine mondiale de
l'UNESCO, se trouvent dans le comté de Wiltshire. La région recense plusieurs autres
cromlechs, ces monuments circulaires préhistoriques faits de pierres ou de bois et qui
auraient été érigés pour célébrer les solstices. Ce cadre fait donc de ce comté rural de
l'Angleterre le quartier général idéal des passionnés d'agroglyphes, surnommés «
croppies » en anglais.

L'apparition soudaine des agroglyphes en une nuit et la précision des dessins ont fait
naître de nombreuses théories concernant leur création. Pour certains, ces
agroglyphes sont formés par des extraterrestres, ou plutôt par leurs vaisseaux
spatiaux lorsqu'ils se posent, ou alors l'oeuvre de quelque chose d'inexplicable. C'est
l'Homme qui est à l'origine de ces dessins, affirment d'autres, s'attirant les foudres du
camp adverse, qui les considère comme des gens peu sérieux.

Il existe bien sûr un entre-deux, dans lequel se reconnaissent de nombreuses


personnes. Celles-ci pensent que nous ignorons encore beaucoup de choses au sujet
des agroglyphes et que les forces responsables de ces dessins sont mystiques. Les
tensions entre les deux camps sont fortes, et parfois même violentes.

Une chose est sûre : les auteurs de ces dessins les réalisent en aplatissant les cultures,
la plupart du temps des céréales. En Europe, des documents attestent de l'existence
de ces agroglyphes depuis des centaines d'années. Ce n'est toutefois que depuis les
années 1970 que Wiltshire a été frappé par une déferlante de touristes curieux de voir
ces œuvres. L'engouement n'a cessé de croître depuis.

Dans la région, de nombreuses fermes sont encore en activité et le tourisme lié à ces
agroglyphes peut entraîner une perte de revenus et une violation de la propriété
privée des agriculteurs. Chaque été, des milliers de croppies visitent les agroglyphes,
ignorant que certains cultivateurs ne les autorisent pas à pénétrer sur leurs terres. «
Avant, la situation était digne du Far West dans le Wiltshire. Des milliers de curieux
entraient sans autorisation sur les terres, piétinant les cultures et contrariant les
agriculteurs », a expliqué Monique Klinkenbergh.

C'est au moment de ce pic touristique que le documentariste Chris Carter a découvert


les agroglyphes en regardant une photo. « Je n'en croyais pas mes yeux », a confié
Chris Carter. « Le détail et les motifs étaient incroyables. »
Gary King est un chercheur spécialisé dans les agroglyphes. Il organise aussi des visites
guidées sur le site de ces cercles, comme ici près de Cerne Abbas, dans le West Dorset
en Angleterre.
PHOTOGRAPHIE DE ROBERT ORMEROD, NATIONAL GEOGRAPHIC

Voilà 40 ans que le documentariste admirait à distance les agroglyphes, en regardant


des photographies et des vidéos. En mai dernier, il s'est enfin rendu en Angleterre
pour voir en personne et pour la première fois un de ces cercles. Comme de
nombreux visiteurs, il confie avoir ressenti l'énergie libérée par l'agroglyphe.

Accompagné de trois autres personnes, « nous nous sommes baissés tout en nous
nous touchant les mains », a-t-il expliqué. « Celles-ci sont alors devenues blanches,
tachetées de rouge et nous avions des fourmis dans l'extrémité des doigts. Lorsque
nous nous sommes relevés ensemble, nos mains sont redevenues normales. Nous
nous sommes abaissés à nouveau et le phénomène s'est reproduit. »

Bien qu'il ait ressenti ces sensations, Chris Carter est encore loin de pouvoir expliquer
l'inexplicable. « J'ai dû mal à croire que nous sommes seuls parmi les nombreuses
étoiles de notre univers. Il pourrait s'agir de l'expression de notre conscience ou peut-
être d'un être intelligent qui communique avec nous pour nous faire savoir que nous
ne sommes pas seuls », a-t-il ajouté.

« Si les agroglyphes ont attiré mon attention tout ce temps, c'est parce que je pense
qu'ils indiquent qu'il y a existe quelque chose que nous ne pouvons voir, entendre,
sentir, percevoir ou toucher. Tout autour de moi, je vois et je ressens une intelligence
créative en action », a indiqué le documentariste. « Il est évident que quelque chose
qui dépasse notre compréhension agit dans la nature et dans toutes les formes de vie.
Je pense que cette énergie est bienveillante, aimante et encourage toute vie. »

MYSTÈRE RÉSOLU ?
Pour certaines personnes, comme Dene Hine, la réponse est claire : ce sont
des artistes comme lui, munis de cordes, de planches et d'un mètre, qui créent ces
agroglyphes.

Ces artistes qui ne se cachent pas de réaliser des agroglyphes posent dans un champ en
périphérie de Dorchester en Angleterre. Les dessins prennent forme en aplatissant les
cultures, le plus souvent des céréales.
PHOTOGRAPHIE DE ROBERT ORMEROD, NATIONAL GEOGRAPHIC

« Les dessins les plus complexes nécessitent un laser pour créer les points à partir
desquels travailler. Il faut définir les lignes de construction, puis les plants qui se
trouvent dans la partie délimitée sont aplatis à l'aide de planches. Avec cette
technique, il est possible de réaliser un nombre infini de dessins », a-t-il expliqué au
sujet du procédé qu'il utilise et qui débute par la réalisation d'un croquis.

S'il comprend la controverse qui entoure ces dessins, il déclare sans détour dans un
email : « Les gens détestent que je montre mes plans et mes dessins car ils veulent
croire que ces agroglyphes ont été créés par des extraterrestres. Certains m'accusent
de détruire le mythe. »

Il n'est pas suffisant d'admettre ou d'affirmer avoir réalisé un agroglyphe. Les artistes
ont du mal à prouver qu'il s'agit bien d'une de leurs réalisation lorsqu'il n'existe
aucun croquis préalable ou film les montrant en train de créer leur agroglyphe. De
plus, comme ces dessins sont réalisés sur des propriétés privées, les « artistes » sont
réticents à se filmer en action, car il s'agit d'un acte de vandalisme.

Ce sont ces tensions entre les deux camps qui ont attiré le photographe Robert
Ormerod dans le Wiltshire. Enfant, il était fasciné par l'espace et tout ce qui avait un
lien avec la science-fiction, avant que ce ne soit « plus à la mode », a-t-il expliqué.
Depuis peu, il s'intéresse aux sous-cultures dans son travail, réalisant des reportages
photographiques sur des astronomes amateurs qui fabriquent leurs propres
télescopes, des chasseurs d'aurores boréales, des passionnés amateurs qui
construisent des fusées et des gens qui passent des mois dans des simulateurs qui
reproduisent la vie sur Mars. Il semblait donc naturel au photographe de réaliser un
reportage sur ces « croppies ».
« J'ai commencé à m'intéresser à tout ce qui avait un lien avec l'espace et à la manière
dont nous réagissions à ces sujets en tant que société. Plus vous faites de découvertes
et plus cela vous obsède. J'ai fini par plonger dans cette histoire », a confié le
photographe.

Peu importe l'origine des agroglyphes et que vous en soyez passionnés ou non, une
fois dans l'un de ces cercles, quelque chose se réveillera en vous. « Il règne une
sensation de paix dans un agroglyphe », a déclaré Robert Ormerod. « Le vent souffle
sur les épis de blé ou d'orge et les fait danser d'une très belle façon. »

Quelque chose d'autre rendrait ces cercles particulièrement plaisants. En 2007, une
étude publiée dans la revue Neuropsychologia avait comparé la réaction que
provoquaient chez l'Homme des formes angulaires par rapport à des formes rondes. «
D'après nos découvertes, l'Homme aimerait plus les objets arrondis que ceux
présentant des angles aigus. Cela peut s'expliquer par le fait que les objets aux angles
nets évoquent le danger et les menaces », apprend-t-on dans l'étude.

À LA POURSUITE D'UN MYTHE


Toutefois, certains individus voient les agroglyphes d'un œil neutre. « C'est dommage
qu'il y ait un tel comportement antagonistique entre les chercheurs qui s'intéressent
aux agroglyphes et les farceurs. Nous pourrions beaucoup apprendre si nous nous
écoutions les uns les autres et si nous travaillions ensemble », a déclaré
Monique Klinkenbergh.
Cet agroglyphe situé près de la colline Hackpen dans le Wiltshire a été réalisé avec une
précision chirurgicale.
PHOTOGRAPHIE DE ROBERT ORMEROD, NATIONAL GEOGRAPHIC

Monique Klinkenbergh, qui vit à Amsterdam, a vendu sa maison d'édition artistique


pour se consacrer à sa nouvelle passion. Elle qui « passait son temps à travailler et
vivait dans un quartier huppé partage aujourd'hui son quotidien entre des veillées
nocturnes dans les champs et des vols de reconnaissance au-dessus du Wiltshire le
jour, à la recherche de nouveaux agroglyphes », écrit-elle dans un email. « Je n'ai
jamais regretté devoir abandonner mes vêtements de créateurs pour un sac à dos et
des bottes en caoutchouc. C'était et c'est encore une aventure fascinante. »

Monique Klinkenbergh étudie désormais à temps plein les agroglyphes. Elle a


notamment organisé une exposition reprenant l'ensemble des connaissances sur le
sujet à ce jour et auxquelles le public peut accéder. Elle a également rassemblé sur un
site Internet des ressources destinées aux touristes et tient un centre d'informations à
Honeystreet, dans le Wiltshire.
Elle a conscience que sa quête sans réserve de ce qui est peut-être inexplicable suscite
des interrogations chez certains. « Je ne suis pas quelqu'un de farfelu. J'ai les pieds
sur terre », confie-t-elle. « Ces agroglyphes soulèvent de nombreuses questions et je
pense que ces interrogations sont le fondement de la science. »

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