Rappel
Rappel
Royaume du Maroc
Université Mohammed V
Ecole Nationale Supérieure d’Art et Métiers
Rabat - Maroc
MACHINES THERMIQUES
Année Universitaire: 2023-2024
Avant de commencer…
Avant de commencer…
- Arrivée à l’heure.
- Respect mutuel.
- Approche participative.
- Contact:
E-mail : [Link]@[Link]
Méthode d’évaluation:
• Contrôles Continus (35%)
• Examen Final (50%)
• Travaux Pratiques (15%)
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Introduction
Introduction
Définition
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19/02/2024
Introduction
Les deux catégories
MACHINES THERMIQUES
Introduction
Vue générale
Machines thermiques car flux de chaleur.
• machines monothermes (une seule source) : n’existe pas (car pas de flux)
• machines dithermes (deux sources de chaleur) : le plus courant
• machines trithermes (trois sources de chaleur) : rare
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Introduction
Du point de vue du fluide
Il subit plusieurs transformations : chauffage isobare, détente isentropique, compression adiabatique, …
La succession des transformations forme un cycle qui peut être :
Contenu du cours
Chapitre 1: Généralités et principes fondamentaux
( Notion de bases, les propriétés thermodynamiques, les variables d’état …)
Chapitre 2: L’énergie, ses formes, sa conversion et sa transmission
Chapitre 1
Généralités et principes fondamentaux
La thermodynamique et l’énergie
Les unités
Les systèmes et les volumes de contrôle
Les variables thermodynamiques d’un système
La masse volumique et le volume massique
Les états et l’équilibre d’un système
Les évolutions et les cycles
Le principe zéro de la thermodynamique et les échelles de température
Objectifs
1 La thermodynamique et l’énergie
• Au XVIIe siècle, Denis Papin et Thomas Savery ont inventé la machine à vapeur, une machine qui
transforme de la chaleur en travail.
Améliorée par Thomas Newcomen et James Watt au cours du XVIII siècle, la machine à vapeur est à l’origine
e
de la révolution industrielle.
Née de la volonté de comprendre et de prédire le comportement de la chaleur avec les autres formes
d’énergie
• Elle a pris son essor au XIXE siècle grâce aux travaux précurseurs de scientifiques tels que Sadi Carnot,
William Rankine, Rudolf Clausius et William Thompson
1 La thermodynamique et l’énergie
Nul phénomène naturel, procédé industriel, dispositif, machine ou système n’échappe aux lois fondamentales
de la thermodynamique.
1 La thermodynamique et l’énergie
Première loi de la thermodynamique: Loi de la conservation de l’énergie
1 La thermodynamique et l’énergie
Deuxième loi de la thermodynamique: Qualité de l’énergie
La chaleur est transmise du café à haute température (l’énergie est de qualité) vers le milieu environnant à
basse température (l’énergie est de moindre qualité).
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Le travail est une forme d’énergie définie comme le produit de la force par la
distance. L’unité « newton × mètre » (N • m), appelée le joule (J), est
1 J = 1 (N • m)
Pour une raison pratique, le kilojoule (1 kJ = 1 000 J) est souvent utilisé en
thermodynamique.
La chaleur, qui est aussi une forme d’énergie, est exprimée en joules ou parfois
en calories (cal). La calorie correspond à 4,1868 J, soit la quantité de chaleur
requise pour élever la température de 1 g d’eau de 14,5 °C à 15,5 °C.
La combustion complète d’une allumette
dégage environ 1 kJ de chaleur.
Exercices d’application
Exercice 1.1: La production d’électricité à l’aide d’une éolienne
Le système est circonscrit par des frontières qui le séparent du milieu extérieur ou environnant.
Système fermé
• Pas d’échange de matière
• Échange d’énergie
Ex: Circuit primaire d’une centrale (pas de fuite de matière )
Système isolé
• Pas d’échange de matière
• Pas d’échange d’énergie
Ex: Calorimétre idéal
L’inverse de la masse volumique est le volume massique v, défini comme le volume par unité de masse sous
la forme:
Deux variables sont dites indépendantes si l’une d’elles peut être modifiée sans que l’autre change.
Le parcours des états successifs entre l’état initial et l’état final par lesquels passe le système est appelé le
parcours de l’évolution.
• La variation de ces fonctions d’état lors d’une transformation est indépendante du chemin suivi
• Elle ne dépend que de l’état initial et l’état final du système
∆𝒇 = 𝒇 𝟐 − 𝒇 𝟏 ∀ 𝐥𝐞 𝐜 𝐡 𝐞 𝐦 𝐢 𝐧 𝐬 𝐮 𝐢 𝐯 𝐢 𝐩 𝐚 𝐫 𝐥 ′é 𝐯 𝐨 𝐥 𝐮 𝐭 𝐢 𝐨 𝐧
On appelle transformation toute évolution du système d’un état initial Ei vers un état final Ef, sous l’influence d’une
perturbation du milieu extérieur
1: Transformation Ouverte: Ei ≠ Ef
si deux corps se trouvent à la même température qu’un troisième corps, ils sont eux aussi à la
même température.
si on remplace le troisième corps par un thermomètre, alors on peut reformuler le principe zéro de la
thermo dynamique comme suit :
L’échelle de température thermodynamique (ou de température absolue), en unités SI, est l’échelle
Kelvin, nommée en l’honneur de William Thompson (1824–1907).
A la température 0 K (Zéro absolu à -273°C), les atomes et les molécules qui constituent la matière
sont figées.
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Chapitre 2
L’énergie, ses formes, sa conversion
et sa transmission
vivre consiste à transformer l’énergie
solaire, stockée sous forme chimique
dans les aliments ingérés, en chaleur
(grâce au métabolisme)
Objectifs
L’énergie peut exister sous diverses formes telles que l’énergie thermique,l’énergie
mécanique, l’énergie cinétique, l’énergie potentielle, l’énergie électrique, l’énergie
magnétique, l’énergie chimique ou l’énergie nucléaire.
La somme de toutes ces formes d’énergie dans un système est l’énergie totale
représentée par le symbole E.
L’énergie totale par unité de masse d’un système est représentée par le symbole e,
soit:
on distingue:
L’énergie macroscopique d’un système se manifeste par son mouvement ainsi que par des effets
extérieurs comme la gravité, le magnétisme, l’électricité et la tension superficielle.
Energie cinétique:
L’énergie macroscopique du mouvement d’un corps par rapport à un point de référence est l’énergie
cinétique, indiquée avec le symbole KE (de l’anglais kinetic energy). Quand toutes les parties d’un
système se déplacent à la même vitesse V par rapport à un point de référence fixe, l’énergie cinétique
est:
L’énergie macroscopique d’un système se manifeste par son mouvement ainsi que par des effets
extérieurs comme la gravité, le magnétisme, l’électricité et la tension superficielle.
Energie potentielle:
L’énergie macroscopique qui caractérise l’élévation d’un système dans un champ gravitationnel est
l’énergie potentielle gravitationnelle. Elle est notée avec le symbole PE (de l’anglais potential energy)
et est donnée par:
où g est l’accélération gravitationnelle et z est la hauteur du centre de masse par rapport à un point de
référence choisi.
L’énergie totale d’un système E est la somme des énergies interne U, cinétique KE et potentielle PE,
ce qui donne:
Système ouvert:
L’énergie interne est définie comme la somme de toutes les formes d’énergie microscopique, c’est à
dire les formes d’énergie à l’échelle moléculaire, atomique et nucléaire. Il s’agit des énergies cinétique
et potentielle des molécules, des atomes, des nucléons et des électrons, et de l’énergie qui les lie
entre eux.
Il y a travail chaque fois qu’une force agissant sur un corps produit le déplacement
de celui ci.
Parce que le travail est une forme d’énergie, ses unités sont le joule (J) ou le kilojoule (kJ).
4. Enfin, la chaleur et le travail sont tous les deux des fonctions de parcours. La chaleur et le travail
ont des différentielles inexactes.
On considère un système thermodynamique (S) au repos dans le référentiel (R) du laboratoire (gaz dans un récipient,
un solide, …).
L’énergie interne désigne l’énergie mécanique de ce système, évaluée dans (R) :
Ce système subit une transformation durant laquelle son énergie interne varie de:
- Aux travaux W des forces (de pression, par exemple) qui s’exercent sur le système (S).
- Aux transferts thermiques (quantités de chaleur) Q reçus par le système (S).
Transformation adiabatique (Q = 0)
Transformation cyclique (suite de transformations durant lesquelles le système revient à son état initial) :
Si le système (S) est animé d’un mouvement d’ensemble par rapport au référentiel (R) du laboratoire :
8 Travail
8.1 Travail des forces de pression :
8 Travail
8.1 Travail des forces de pression :
Si dV < 0 (le volume diminue) : le travail est positif (le gaz reçoit de l’énergie
sous forme de travail).
Si dV > 0 (le volume augmente) : le travail est négatif (le gaz se détend et
fournit du travail à l’extérieur)
Ce résultat se généralise à un volume quelconque (gaz, liquide, solide) ; ainsi, le travail reçu de la part des forces de
pressions extérieures par un système thermodynamique qui voit son volume varier de dV vaut :
8 Travail
8.2 Cas d’une transformation réversible, interprétation géométrique du travail :
Lors d’une transformation réversible, la pression extérieure est constamment égale à la pression intérieure P,
c’est-à-dire celle du système. Par conséquent, le travail des forces de pression vaut :
Remarque : si le volume reste constant, le travail des forces de pression est nul.
8 Travail
Interprétation géométrique du travail :
8 Travail
Le travail dépend du chemin suivi pour aller d’un même état EI à un même état final, comme le montre
la figure suivante :
8 Travail
Cas d’un cycle réversible:
La pression du système est égale à la pression extérieure P0 dans l’EI et dans l’EF. Elle peut ne pas être
définie lors de la transformation !
Ainsi, lors de transformations monobares (et donc également lors de transformations isobares), le transfert
thermique se calcule facilement à partir de la variation de cette nouvelle fonction d’état, l’enthalpie.
Rappel : à volume constant,
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Transformation Caractéristique
Transformation Caractéristique
Irréversible iS > 0
Isotherme dT = 0
Réversible iS = 0
Isobare dP = 0
Adiabatique Q = 0
Isochore dV = 0
Adiabatique et dS = 0
Isenthalpique dH = 0
réversible
Polytropique (gaz parfait) PV k = constante Isentropique dS = 0
12 Exercices
Exercice 1:
1 m3 d’air, (supposé gaz parfait), à la pression p1=10 atm, subit une détente, à temperature constante, la pression finale est
p2=1 atm.
Déterminer le travail échangé par le gaz avec le milieu extérieur, au cours de cette détente, ainsi que la quantité de chaleur
échangée avec le milieu extérieur.
On rappelle que 1 atm= 105 N/m2
Exercice 2:
Un récipient, fermé par un piston mobile,renferme 2g d’helium (gaz parfait, monoatomique) dans les conditions (p1,V1),
on opère une compression adiabatique, de façon réversible, qui amène le gaz dans les conditions (p2,V2). On donne p1=1
atm, V1=10 l, p2 =3 atm.
Déterminer:
1. Le volume final V2;
2. Le Travail reçu par le gaz;
3. La variation d’énergie interne et la variation d’enthalpie du gaz;
4. En déduire l’élévation de température du gaz, sans calculer la température initiale T1.
On donne: rapport des chaleurs massiques à pression et volume constants : 𝛾 = 𝑐 ⁄𝑐 =5/3; constante des gaz parfaits:
R=8,32 S.I
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Chapitre 3
Intérêt:
Représenter et comparer les cycles thermodynamiques ;
Faciliter l’estimation de l’état thermodynamique d’un fluide aux différents points du cycle.
Paramètres usuels :
3 Terminologie
- Changement d’état liquide → vapeur : Vaporisation
Remarque:
𝑥=𝑥 = et 𝑥 =
Avec bien sur 𝑥 + 𝑥 = 1
Le titre peut se déterminer à partir de n’importe quelle fonction d’état additive 𝑍, en pratique l’enthalpie,
l’entropie ou le volume. On suppose le système diphasé, la masse totale m étant répartie en 𝑚 et 𝑚
entre les deux phases.
Additivité: 𝑍 = 𝑍 + 𝑍 = 𝑚 𝑧 + 𝑚 𝑧 = 𝑥𝑚𝑧 + 1 − 𝑥 𝑚𝑧
Valeur massique moyenne : 𝑍 = 𝑚𝑧
Simplification par 𝑚 et isolation de 𝑥 : 𝑥 =
Les titres en liquide et vapeur d’un système diphasé sous la pression 𝑃 (température 𝑇 (𝑃)) se
déduisent des caractéristiques moyennes du système et des fonctions d’état du liquide saturant et de la
vapeur saturante à 𝑃 par:
𝑧−𝑧 𝑧−𝑧
𝑥=𝑥 = et 𝑥 =
𝑧 −𝑧 𝑧 −𝑧
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4 Diagramme de Clapeyron Pv
Allure du diagramme de Clapeyron
Le diagramme de Clapeyron (P,v) représente la pression P en fonction du volume massique v = 1/ρ. Lorsque
des valeurs sont données, les axes sont généralement gradués en échelle logarithmique.
4 Diagramme de Clapeyron Pv
Allure du diagramme de Clapeyron
• Courbe de saturation:
- Courbe séparant les domaines L et L+V : courbe d’ébullition (courbe de bulle), physiquement sur cette courbe une petite
bulle de gaz dans du liquide
- Courbe séparant les domaines L+V et V : courbe de rosée, physiquement sur cette courbe une petite goutte de liquide dans
la vapeur
- Réunion des deux courbes précédentes : courbe de saturation, dont le sommet est le point critique, les deux phases étant
indiscernables toutes leurs fonctions d’état massiques sont égales.
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4 Diagramme de Clapeyron Pv
Allure du diagramme de Clapeyron
Quelle que soit la proportion des phases présentes dans un système diphasé,
et quel que soit le diagramme, les fonctions d’état du liquide saturant se lisent
toujours sur la courbe d’ébullition et celles de la vapeur saturante toujours sur
la courbe de rosée.
• Mise en pratique:
4 Diagramme de Clapeyron Pv
Courbes iso
La fonction d’état (massique) z est constante le long d’une courbe iso-z d’un diagramme thermodynamique.
Dans le domaine diphasé, les isobares et les isothermes sont confondues quel que soit le diagramme.
4 Diagramme de Clapeyron Pv
Caractéristiques :
• isothermes en 1/v pour volumes massiques élevés
(domaine vapeur surchauffée)
• | Pente isentrope | > | Pente isotherme |
Avantage : lecture simple des travaux échangés car
W=-[Link]
Si cycle parcouru dans sens des aiguilles d’une Montre, alors
machine Motrice. Sinon, générateur.
Inconvénient : lecture imprécise des grandeurs énergétiques
usuelles (H,S)
5 Diagramme de Watt PV
Le diagramme de Watt (P,V) représente la pression en fonction du volume total d’un système fermé.
Le diagramme de Watt est généralement utilisé pour l’étude des moteurs à piston :
▷ le fluide est toujours gazeux, seul le domaine vapeur apparaît donc sur le diagramme;
▷ le volume varie suffisamment peu pour utiliser une échelle linéaire au lieu d’une échelle logarithmique.
• Isothermes :
équation d’état PV = nRT donc le long d’une isotherme P = nRT/V = cte/V ce sont des hyperboles.
• Isentropes :
𝑃𝑉 = 𝑐𝑠𝑡 donc le long d’une isentrope 𝑃 = ce sont des courbes décroissantes, et comme γ > 1 la décroissance est
plus rapide pour une isentrope que pour une isotherme.
5 Diagramme de Watt PV
6 Diagramme entropique Ts
Le diagramme entropique (T,s) représente la temperature en fonction de l’entropie massique.
6 Diagramme entropique Ts
Diagramme entropique Ts (H2O)
7 Diagramme de Mollier
Le diagramme de Mollier, aussi appelé diagramme enthalpique, représente l’enthalpie massique en fonction
de l’entropie massique.
s M sL
x
sG sL
Caractéristiques : .
• Isotherme droite horizontale lorsque s pour vapeur surchauffée
• Pente isobare = T K > 0 (dans domaine diphasique, isobare = droite)
Avantage : lecture directe de l’enthalpie et donc de l’énergie mise en œuvre dans les systèmes ouverts
comme les cycles à vapeur comportant des turbines, ventilateurs, …
Inconvénient : lecture imprécise dans la zone liquide utiliser des tables
Pr. LOUANATE 2023-2024 74
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7 Diagramme de Mollier
Diagramme de Mollier hs (H 2O)
Isothermes
7 Diagramme de Mollier
Diagramme de Mollier hs (H 2O)