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Révision du droit d'enregistrement 2006

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REPUBLIQUE TUNISIENNE

MINISTERE DES FINANCES


Direction Générale des Etudes
et de la Législation Fiscales

NOTE COMMUNE N° 1 /2006

OBJET : Commentaire des dispositions de l’article 48 de la loi de finances pour


l’année 2006 relatives à la révision du tarif du droit minimum
d’enregistrement .

RESUME
Révision du tarif du droit
minimum d’enregistrement

1) Les dispositions de l’article 48 de la loi de finances pour l’année 2006 ont


prévu une révision du tarif du droit minimum d’enregistrement qui consiste en :

- la détermination du tarif du droit minimum lors de l’enregistrement


des actes, mutations et écrits à 15 dinars lorsque l’application du droit
proportionnel ou du droit progressif entraîne la perception d’un montant
inférieur à 15 dinars.

- la détermination du tarif du droit minimum d’enregistrement pour


les jugements et arrêts comme suit :

* les jugements des tribunaux cantonaux : 15 dinars


* les jugements des tribunaux de première instance : 30 dinars
* les arrêts rendus par les cours d’appel et la cour de cassation et les
arrêts d’appel et de cassation rendus par le tribunal administratif : 60 dinars

2) Les dispositions de l’article 48 de la loi de finances pour l’année 2006


s’appliquent :

- aux actes et écrits conclus à partir du 1er janvier 2006


- aux jugements et arrêts prononcés à partir du 1er janvier 2006.
Les dispositions de l’article 48 de la loi n° 2005-106 du 19 décembre
2005, portant loi de finances pour l’année 2006 ont prévu la révision du tarif du
droit minimum d’enregistrement dû sur les actes et écrits et sur les jugements et
arrêts.

La présente note a pour objet le commentaire de ces dispositions.

I. RAPPEL DU REGIME EN VIGUEUR AU 31/12/2005

Les actes et écrits sont soumis à des droits d’enregistrement dont les taux
diffèrent selon la nature de l’écrit ou de la convention (vente d’immeubles 5%,
partage d’immeubles 0,5 %, échange d’immeubles 2,5 %, baux d’immeubles
autres que ceux destinés à l’habitation 1%....) avec l’application d’un droit
minimum fixé à 10 dinars, et ce, lorsque l’application du droit proportionnel ou
du droit progressif entraîne la perception d’un montant inférieur à 10 dinars.

Les jugements et arrêts prononcés par les différents tribunaux sont soumis
au droit proportionnel qui varie selon la nature de leur objet (5% sur les
jugements et arrêts portant condamnation ou liquidation, 5% sur les jugements et
arrêts pourtant mutation d’immeubles, 0,5% sur les jugements et arrêts portant
partage d’immeubles…) avec un minimum qui varie selon le degré de la
juridiction qui a prononcé le jugement ou l’arrêt et qui est fixé comme suit :

- jugements des tribunaux cantonaux : 10 dinars


- jugements des tribunaux de première instance : 20 dinars
- arrêts des cours d’appel et de la cour de cassation :40 dinars

III. APPORT DE LA LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2006

A/ REVISION DU TARIF

Les dispositions de l’article 48 de la loi de finances pour l’année 2006 ont


prévu la révision du tarif minimum de droit d’enregistrement dû sur les actes et
écrits et sur les jugements et arrêts.

Cette révision consiste en :

- La détermination du tarif du droit d’enregistrement minimum exigible lors


de l’enregistrement des actes, écrits et mutations à 15 dinars lorsque
l’application du droit proportionnel ou du droit progressif entraîne la
perception d’un montant inférieur à 15 dinars . (Exemple n°1)

2
- La détermination du tarif du droit d’enregistrement minimum des
jugements et arrêts comme suit :

• jugements des tribunaux cantonaux : 15 dinars


• jugements des tribunaux de première instance rendus en premier
ressort ou en appel des jugements des tribunaux cantonaux : 30 dinars
• arrêts rendus par les cours d’appel et la cour de cassation et les arrêts
d’appel et de cassation rendus par le tribunal administratif : 60 dinars

B/ CHAMP D’APPLICATION DU DROIT MINIMUM EXIGIBLE SUR


LES JUGEMENTS ET ARRETS

Le droit minimum susvisé exigible sur l’enregistrement des jugements et


arrêts est applicable dans les cas suivants :

1- Lors de l’enregistrement des jugements et arrêts ne comportant pas de


sommes telle que la confirmation d’un jugement ou le rejet de l’action en
justice.

2- Si l’application du droit proportionnel ou progressif produit un montant


inférieur au droit minimum susvisé.

3- Dans le cas où l’enregistrement a été demandé par la partie non


condamnée aux dépens pour les jugements portant condamnation ou
liquidation et après la certification du greffier sur le bulletin résumant la
décision judiciaire. Le droit minimum constitue une avance à imputer sur
le droit proportionnel exigible ultérieurement au taux de 5% sur les
sommes recouvrées au titre de l’exécution de la décision judiciaire.
(Exemple n° 2)

4- Dans le cas où l’enregistrement a été demandé par les parties non


condamnées aux dépens dans les jugements et arrêts portant allocation
d’une indemnité, d’une pension alimentaire, d’une rente ou de dommages
et intérêts en matière d’accident. Auquel cas les parties se limitent à payer
le droit minimum, qui est libératoire pour eux.

5- Si le jugement ou l’arrêt a fixé une indemnité d’expropriation pour cause


d’utilité publique dans le cadre des opérations d’expropriation pour
lesquelles les droits de mutation ont été perçus.

3
III. EXEMPLES D’ILLUSTRATION

Exemple n°1 :

Supposons qu’une personne physique a conclu le 29 janvier 2006 un


contrat de location d’un immeuble destiné à l’exercice d’une activité
commerciale pour un loyer annuel de 1.200 dinars.

- Calcul du droit d’enregistrement sur le contrat de location :


1.200 dinars x 1% = 12 dinars

Le droit d’enregistrement minimum étant fixé à 15 dinars, le contrat


susvisé est enregistré à 15 dinars, en plus du droit de timbre fixé à deux dinars
par feuille d’acte .

Exemple n° 2 :

Supposons que le tribunal de première instance de Tunis condamne Mr


« A » de payer 500 D à Mr « B » au titre de réparation du dommage qui lui a été
causé.

Le jugement rendu par le tribunal de première instance doit être enregistré


dans ce cas au droit proportionnel fixé à 5%, et puisque l’application du 5% sur
le montant de 500 dinars entraîne la perception de la somme de 25 dinars qui est
inférieure à 30 dinars fixée comme un minimum de perception, étant donné que
le jugement a été rendu par le tribunal de 1ère instance. Par conséquent le droit
minimum d’enregistrement sera fixé à 30 dinars, en plus du droit de timbre de
deux dinars par feuille, puisque le jugement est soumis au droit proportionnel
d’enregistrement.

IV. DATE D’ENTREE EN VIGUEUR DE LA MESURE

Le nouveau tarif du droit minimum est applicable aux :

- actes et écrits conclus à partir du 1er janvier 2006


- jugements et arrêts prononcés à partir du 1er janvier 2006

LE DIRECTEUR GENERAL DES ETUDES


ET DE LA LEGISLATION FISCALES

Signé : EMNA GHARBI

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