Thèse sur Annona et Stachytarpheta
Thèse sur Annona et Stachytarpheta
UNIVERSITÉ DE BAMAKO
Annona senegalensis
Stachytarpheta angustifolia
THÈSE
JURY
PRÉSIDENT : Professeur Flabou Bougoudogo
MEMBRES : Docteur Sounkalo Dao
CODIRECTRICE : Docteur Rokia Sanogo
DIRECTEUR : Professeur Drissa Diallo
Annona senegalensis
Stachytarpheta
angustifolia
THÈSE
grade de
JURY
ADMINISTRATION
PROFESSEURS HONORAIRES
Mr Alou BA : Ophtalmologie
Mr Bocar SALL : Orthopédie Traumatologie – Secourisme
Mr Souleymane SANGARE : Pneumo-phtisiologie
Mr Yaya FOFANA : Hématologie
Mr Mamadou L. TRAORE : Chirurgie Générale
Mr Balla COULIBALY : Pédiatrie
Mr Mamadou DEMBELE : Chirurgie Générale
Mr Mamadou KOUMARE: Pharmacognosie
Mr Mohamed TOURE : Pédiatrie
Mr Ali Nouhoum DIALLO : Médecine interne
Mr Aly GUINDO : Gastro-entérologie
1. PROFESSEURS
3. MAITRES DE CONFERENCES
4. MAÎTRES ASSISTANTS
1. PROFESSEURS
3. MAÎTRES DE CONFERENCES
4. MAÎTRES ASSISTANTS
5. ASSISTANTS
1. PROFESSEURS
3. MAÏTRES ASSISTANTS
1. PROFESSEUR
3. MAITRES DE CONFERENCES
4. MAÎTRES ASSISTANTS
5. ASSISTANTS
1. PROFESSEUR
3. MAÎTRE DE CONFERENCES
4. MAÎTRES ASSISTANTS
5. ASSISTANTS
ENSEIGNANTS EN MISSION
" . & ( *( / %
A LA MEMOIRE DE :
- Mon oncle Madou Niaré, qui fut témoin de mon premier jour à la maternelle;
- Mes grands-parents paternels, leurs soutiens moraux ont toujours entretenu mon
courage.
- Mes regrettés collègues Bekaye Coulibaly et Tidiane Dembelé, ils nous ont
douloureusement quittés en pleine bataille, que leurs âmes reposent en paix, nous
nous ferons le devoir d’honorer la bonne continuation du combat si bien
commencé…
- Tous ceux qui de loin ont participé à mon épanouissement, ce travail est le
produit de leur éducation, qu'
ils soient remerciés par l’Eternel Indulgent…
A MES PARENTS :
A mes amis
/ 2 , / 2 , 3 4 5, 6 ,
A Jean Paul pour sa vigilance et ses encouragements pendant tout mon cycle
ingénieurs informaticiens : 4 0 ,
La famille Sidibé du Pt G,
SIGLES ET ABREVIATIONS
λ [gn]
η [ngu]
εn [èn]
u [ou]
en [én]
un [oun]
n [on]
C [tch]
J [dj]
PAGES
ABREVIATIONS ET SIGLE……………………………..…………………..3
SOMMAIRE…………………………………………………………..………4
; A / (/
A. METHODOLOGIE
1. ENQUETE ETHNOBOTANIQUE……………… ……………………76
1.1. Caractéristiques de notre étude………………………………………..77
1.2. Description de la commune de Koutiala………………………………78
2. ETUDES EXPERIMENTALES AU LABORATOIRE : MATERIELS ET
METHODES……………………………………………………………….88
2.1. Matériel végétal……………………………………………………….88
2.2. Etudes phytochimiques………………………………………………..88
2.2.1. Quelques dosages……………………………………………………88
2.2.2. Réactions de caractérisation du matériel végétal……………………90
2.2.3. Préparation des extraits……………………………………………....95
2.2.4. Chromatographie sur couche mince (CCM)………………………...100
2.3. Tests biologiques………………………………………………………102
2.3.1. Détermination de l’activité antibactérienne et antifongique………...102
2.3.2. Test antioxydant……………………………………………………..108
B. RESULTATS…………………………………………………………...109
1. ENQUETES ETHNOBOTANIQUES….……………………………….110
2. ETUDE MONOGRAPHIQUE DES DEUX PLANTES………………..163
2.1. dosages………………………………………………………………...163
2.2. Donnés phytochimiques……………………………………………….164
2.2.1. Résultats des Réactions de caractérisation ………………………….164
2.2.2. Extraits…………………………………………….............................165
2.2.3. Résultats Chromatographie sur couche mince (CCM)………………166
3. ACTIVITES BIOLOGIQUES…………………………………………...180
3.1. Activités antibactériennes…………………………………………..….180
3.2. Activités antifongiques…………………………………………………184
3.3. Activités antioxydantes…………………………………………………185
Annona senegalensis Stachytarpheta angustifolia 5
Ouattara Fatoumata Oumar <= => . "
/ :; :/ )9 * 6 6
C. COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS……………….……………....189
D. CONCLUSION…………………………………………………………..198
E. RECOMMANDATIONS………………………………………………..199
F. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES……………………………….200
( )
INTRODUCTION
Les infections sexuellement transmissibles (IST) restent une réalité en pleine évolution. D'
après
l'
OMS l'
incidence annuelle des IST guérissables est de 333 millions de cas avec des
conséquences qui engagent le pronostic fonctionnel (stérilité post salpingite) ou vital (SIDA)
(APPIT, 2000 ; Fattorusso et Ritter, 2001)
De nombreuses études biologiques et épidémiologiques ont confirmé que les IST constituent un
facteur favorisant dans la recrudescence du VIH/SIDA (Daffé, 2001 ; Sabe, 1999 ; Traoré,
1999 ; Over and Piot, 1993 ; Kattra, 1999 ; Guindo, 1994 ; ONUSIDA / OMS, 1999).
En 2003, l'
épidémie mondiale du VIH/SIDA a enregistré 3 millions de décès, 5 millions de
nouvelles contaminations et 40 millions de personnes vivant avec le VIH/SIDA (PNLS, 2004).
En Afrique, c'
est l'
Afrique Subsaharienne qui paie le plus lourd tribut avec 25 millions sur les
38 millions recensés par l'
ONUSIDA en 2004 (ONUSIDA 2004).
Au Mali, selon les données de l’EDS III publiées en 2001 la seroprévalence est de 1,7% (EDS
III, 2001).
En Afrique, face aux IST /VIH /SIDA, à l’inaccessibilité de certaines nouvelles molécules,
l’utilisation des ressources de la médecine traditionnelle est une nécessité.
Le recours aux ressources de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles pour faire face
aux problèmes de santé publique est une habitude séculaire.
Au Mali, depuis 1968, le Département Médecine Traditionnelle (DMT) de l'
Institut National de
Recherche en Santé Publique (INRSP) en collaboration avec les tradipraticiens de santé, réalise
des études rigoureuses passant relativement par des enquêtes ethnobotaniques, le criblage
phytochimique, les tests pharmacologiques et toxicologiques aboutissant à des résultats
scientifiquement valables et socialement profitables. Le Département Médecine Traditionnelle
du Mali, est depuis 1980, un centre collaborateur de l'
OMS pour la valorisation des ressources
de la médecine traditionnelle.
Les résultats des recherches du DMT ont permis la mise sur le marché de 7 Médicaments
Traditionnels Améliorés (MTA) en 8 présentations.
Les travaux de recherche du Département Médecine Traditionnelle sont d’une main forte pour
une meilleure utilisation des plantes médicinales et pour réduire certains risques d’intoxications
relatives à la consommation de certaines ressources naturelles. Cette revalorisation est une
contribution aussi bien à la santé publique qu’à la création d’un climat de confiance autour de la
médecine traditionnelle et le thérapeute traditionnel.
OBJECTIFS
Objectif général
Etudier le traitement traditionnel des infections sexuellement transmissibles et
VIH / SIDA en milieux Minianka, Bamanan et Malinké.
Objectifs spécifiques
• Déterminer les concepts des Infections Sexuellement Transmissibles (IST)
selon les tradipraticiens enquêtés
• Identifier les recettes et les plantes les plus utilisées en milieux Minianka,
Malinké et Bambara pour la prise en charge des IST ;
• Déterminer les groupes chimiques présents dans des feuilles et écorces de
tronc de Annona senegalensis et dans l'
inflorescence de Stachytarpheta
angustifolia,
• Déterminer l'
activité antibactérienne et antifongique des décoctés, des macérés
aqueux et éthanoliques de chacune des trois drogues,
• Déterminer l'
activité antiradicalaire des décoctés, des macérés aqueux et
organiques des 3 drogues.
+(
Répartition géographique
Les zones de forte prévalence demeurent les pays en voie de développement. Dans un pays, la
prévalence est diversement répartie en rapport avec les comportements des populations cibles.
Remarquons une prévalence élevée dans les zones urbaines : 86% au Maroc en 2004.
En Côte d’Ivoire, le SIDA était en 1995, la première cause de mortalité chez les hommes
adultes et la deuxième cause de mortalité chez la femme (OMS PNLS SIDA RCI, 1995)
1,2-1,8 million
La prévalence globale au Mali du VIH / SIDA est de 1,7% selon l’EDS III en 2001,
contre 3% du PNLS en 1999. (Daffé, 2001).
TABLEAU N° Prévalence de certaines IST au Mali chez certains types de patients.
En 2001 selon Diarra, sans prise en charge le taux de mortalité des séropositives a été de 22,5%
contre 70,21% de non-mortalité en cas de prise en charge.
Prévalence dans les zones urbaines du Mali (Kassambara, 2003).
TABLEAU N° : Prévalences des IST et VIH/SIDA au niveau de 5 groupes cibles dans les
zones urbaines du Mali.
(Kassambara, 2003).
En 1989 (Koumaré et col. 1988-1989) les travaux du projet pilote d’intervention visant à freiner
la propagation des IST / VIH / SIDA dans le district de Bamako ont débouché sur des résultats
similaires; En 2001 (Daffé 2001) les études faites à Kayes et Gao sur 4 populations cibles ont
tracé les mêmes faits.
TABLEAU N° :
Prévalence des IST et les comportements sexuels (ISBS, 2003) dans les lieux à haut risque
Prévalence des Groupes cibles
IST Vendeuses Aides familiales Coxeurs Routiers Professionnelles
ambulantes du sexe
VIH >*I B*H <*G D*G DB*G
(PNLS, 2004)
L'
incubation est courte et dure de 4 à 6 jours en moyenne, mais peut dépasser 15 jours
notamment en cas d'
antibiothérapie préalable.
- Chez l'homme
Plus de 90% des cas sont des urétérites aiguës qui sont d'
abord antérieures et caractérisées par
un écoulement jaune verdâtre accompagné de brûlure mictionnelle. En Cas d’absence de
traitement, l'
infection devient chronique, l'
urètre postérieur ainsi atteint, il se produit une
pollakiurie et une hématurie terminale suivies de vésiculites qui s'
expriment par une rétention
urinaire très douloureuse.
En phase chronique, l'
écoulement devient mucoiide et matinal (goutte du bonjour) provoquant
souvent de petit Papillome sur le méat qui saigne facilement.
Les complications locorégionales sont la prostatite, l'
épididymite accompagnée souvent de
stérilité.
- Chez la femme
Les formes asymptomatiques sont fréquentes : La gonococcie commence surtout par une
urétrocervicite discrète dans 60 à 90% des cas, ou aiguë avec des symptômes : Pollakiurie,
brûlure à la miction, leucorrhée jaunâtre ou purulente non douloureuse.
Les complications locales sont cependant possibles et se situent surtout à l'
extension de la
partie génitale haute faisant ainsi la gravité et le pronostic de l'
infection : endométrite,
salpingite, pelvipéritonite, syndrome de Fitz-Hugh-Curtis. 10 à 20% des cervicites
gonococciques aboutissent à une salpingite dont les complications sont les causes importantes
de stérilité.
L'
incubation est en moyenne de 10 à 15 jours et en extrême de 3 à 60jours.
- Chez l'homme
Dans 20% des cas la symptomatologie se résume à une goutte matinale claire. Dans 3 à 10% des
cas l'
urétrite est aiguë avec une incubation courte et un tableau clinique indiscernable de
l'
urétrite gonococcique. Les complications locorégionales en sont de même.
Dans 30% des cas l'
infection est asymptomatique.
- Chez la femme
L'
infection est le plus souvent asymptomatique et découverte à la suite d'
une cervicite
hémorragique au cours d'
un examen systématique. Elle peut cependant être révélée par une
leucorrhée sanguinolente ou un syndrome de dysurie, pollakiurie ou de cystite à urines claires.
infection peut se révéler par des complications:
Ce caractère insidieux fait que l'
Salpingite avec les risques secondaires de stérilité, de grossesse ectopique, de douleurs
pelviennes chroniques.
Syndrome de Fitz-Hugh Curtis = péritonite localisée périhépatite
- Complications communes.
Formes extragénitales associées : les contaminations pharyngées sont asymptomatiques,
les anorectites, localisation conjonctivale (autocontamination ou néonatale 15 à 70%.
Syndrome de Fiessinger-Leroy-Reter : conjonctivite, urétrite, polyarthrite.
Ectodermose pluriorificielle.
+ , + . ,- Examen de laboratoire
La réaction de polymérisation en chaîne (PCR) et la réaction ligase en chaîne (LCR) sur les
échantillons urinaires endourétraux ou endocervicaux tendent à remplacer les autres techniques
utilisées en présence ou non de symptômes. L'
ELISA (Enzyme-Linked Immuno-Sorbent
Assay) est également utilisé après coloration et culture cellulaire.
+ , + ,( '%3 (APPIT 2000 ; Fattorusso et Ritter 2001)
C'
est une infection des voies urogénitales par le flagellé Trichomonas vaginalis.
+ , + , +- Etiologie
L'
agent pathogène (un protozoaire) est strictement humain et sensible à la dessiccation. La
transmission est essentiellement sexuelle mais se fait parfois par l'
intermédiaire de mains ou
objets contaminés par le parasite (lignes canules).
+ , + , .- Symptômes
Le diagnostic est confirmé par la mise en évidence des Trichomonas dans les sécrétions
vaginales ou urétrales examinées à frais au microscope à contraste de phase ou sur fond noir.
Le parasite est mobile, piriforme muni de 4 flagelles antérieures et d'
un flagelle postérieur.
Sur le frottis coloré au May-Grun Wald, le cytoplasme est bleu et le noyau rouge.
On peut aussi rechercher le germe dans le culot de centrifugation des urines.
La culture est indispensable pour les urétrites masculines et les prostatites où l'
examen direct
n'
est pas assez sensible. En outre on utilise aussi l'
EIA (Enzymatic Immuno essay).
+ , + /- ! #'# ) (APPIT 2000 ; Fattorusso et Ritter 2001 ; Ekoumou, 2003)
+ , + / +- Définition
C’est une mycose habituellement localisée due à différentes espèces de Candida, caractérisée
par l'
apparition sur la peau ou les muqueuses de points ou plaques blanchâtres, surtout à la
bouche parfois au vagin. Les formes méningées ou généralisées sont observées en particulier en
cas d'
immunodéficience. (muguet, moniliase, millet, blanchet, stomatite crémeuse)
+ , + / .( Etiologie
8" '
Bouquet herpétique
Femme Homme
Chancres de la Donnovanose
Femme Homme
+ , , /- *% # , '%!&' # 6 7
Les différentes étapes de ce cycle sont essentielles à la compréhension de la physiopathologie
de l'
infection VIH et à la mise au point des thérapeutiques. Les principales étapes sont
communes à tous les rétrovirus :
• 1ère Etape absorption et pénétration :
L'
absorption se fait à la surface de cellules cibles (lymphocytes). Après intervention d'
autres
corécepteurs récemment identifiés, le virus pénètre dans la cellule.
• 2è étape, synthèse de DNA proviral :
Elle est possible grâce à la transcriptase inverse, puis intégration du DNA proviral au génome
de la cellule hôte grâce à l'
endonucléase virale.
Les étapes suivantes conduisent à la formation de nouvelles particules virales.
• 3 è étape : il s'
effectue une transcription du DNA proviral en ARN génomique par
l'
ARN polymérase de la cellule hôte ; cette synthèse est contrôlée par les gènes tat et rev ;
l'
ARN migre du noyau vers le cytoplasme.
• 4 è étape : synthèse des protéines virales.
• 5 è étape : assemblage des protéines virales grâce à des protéases et encapsidation de
l'
ARN conduisant à la formation de nouvelles particules virales infectieuses.
Deux étapes de ce cycle sont visées actuellement par la thérapeutique antirétrovirale :
l'
inhibition de la transcriptase inverse et l'
inhibition de la protéase.
+ , , 0- '
Le VIH induit chez l'
hôte des réponses immunes spécifiques (humorales et cellulaires) qui
contrôlent partiellement l'
infection. L'
extrême variabilité du virus impose, chez un même
individu, au système immunitaire une réadaptation constante. Cette variabilité virale réduit en
outre de façon majeure les possibilités d'
immuno-intervention et de vaccination.
+ , , 1( .3* ' !&3 ' 3'& ' !& (APPIT 2000 ; Pichard, 2002)
♦ Une phase de primo-infection : elle se manifeste le plus souvent 15jours à 3 mois après
la contamination. Dans 50% des cas, cette phase est marquée par une fièvre, une pharyngite, des
adénopathies cervicales et des signes neurologiques.
Biologiquement on peut assister à une inversion de la formule leucocytaire, une positivité de
l’antigène p24.
♦ Une phase latente ou phase asymptomatique elle est de durée variable : de quelques
semaines à plusieurs ans (4 ou 10). Le virus se réplique activement dans les organes lymphoïdes
le patient reste contagieux toute sa vie avec production d’anticorps décelable par la sérologie.
La virémie est faible mais la réplication des virus est intense.
♦ Une phase de "pré SIDA" : Après des mois ou des années surviennent des symptômes
témoignant une immunodépression modérée avec une baisse progressive des lymphocytes
TCD4. C’est le stade de lymphadénopathie chronique.
♦ Une phase des infections opportunistes : La plupart des manifestations opportunistes
dont la survenue caractérise l'
état de SIDA surviennent lorsque les lymphocytes CD4 sont
inférieurs à 200/mm3, fièvres modérées nocturnes. L’immunodépression devient sévère avec
une perte de poids de 10%, une diarrhée persistant plus d’un mois sans étiologie
♦ Stade SIDA
C’est la survenue de manifestations opportunistes majeures secondaires à une
immunodépression sévère.
+ , , 2( ! ''
Elle est de 3 ordres: la transmission sexuelle, la transmission par le sang et ses dérivés, et la
transmission maternofoetale
- La transmission sexuelle est supérieure à 90% à l'
échelle mondiale. Un seul contact
(hétérosexuel, homosexuel, ano-génital ou oro-génital) contaminant peut être suffisant. Des
études ont montré une fréquence moindre de contamination de l'
homme 12% après un rapport
sexuel non protégé avec une femme contaminée contre 20% pour le cas inverse. (Ranque et coll.
2004 ; Fattorusso et Ritter 2001)
- La transmission par le sang et ses dérivés : elle a été reconnue dès 1982 devant le
constat de la maladie chez les hémophiles ou de polytransfusés et remédiés une décennie plus
tard. La transmission du VIH chez les usagers de drogue peut se faire par utilisation d'
une
seringue souillée de sang contaminé. Les conséquences de ce dernier cas épousent la
transmission sexuelle par suite d’une diminution de la vigilance en faisant ainsi oublier l’usage
du préservatif ou faciliter un rapport sexuel qui n’aurait pas lieu autrement ; à cela s’ajoute la
piqûre accidentelle avec une aiguille contaminée (risque inférieur à 0.5% de transmission,
maximum en cas de piqûre profonde avec une aiguille creuse provenant d’une voie artérielle ou
veineuse.) (Fattorusso et Ritter 2001 ; Ranque et coll. 2004 2004 ; Pharmagora 2003) ;
- La transmission maternofoetale et materno-infantile (20% environ en Europe) a
essentiellement lieu dans la période périnatale. Cette transmission peut être réduite de 50% par
l'
administration de Zidovudine (AZT) ou de 2% par césarienne programmée et augmentée de
50% si la mère a un taux de CD4 inférieur à 200. Elle est aussi possible par l’allaitement.
+ , , 3( 5'
! &' "' '
! ,&3 # ' 8* &' (ELISA) est une méthode utilisée en première
intention. Celle-ci utilise différents types d'
antigènes: protéines natives du virus, protéines de
recombinaison, peptides synthétiques de VIH1 et de VIH2. Tout test positif en ELISA doit
être confirmé par la méthode de référence, le Western blot.
est considéré comme positif lorsqu'
il existe un anticorps dirigé contre au
moins une protéine interne du virus (antip24) et un anticorps dirigé contre une protéine
d'
enveloppe (antigp41, antigp110, antigp160). Tout résultat non confirmé en Western blot ou
révélant des réactions dissociées stables à trois mois d'
intervalle doit être considéré comme non
spécifique et définitivement négative en absence de nouvelle contamination.
Un test ELISA faiblement positif et un Western blot montrant une réactivité partielle doit faire
envisager une primo-infection dont le diagnostic sera le dosage de l'
antigénemie p24 ou la
détection du génome viral dans le plasma par PCR.
Le délai de détection des anticorps après contamination varie de 2 à 12 semaines.
Un résultat négatif 3 mois après une contamination peut être considéré comme négatif vis-à-vis
de cette exposition.
+ , , 4( %&%' ' # 9' $%&' 46 7 %3 8 93
On distingue principalement 4 aspects: La primo-infection, la phase asymptomatique, les
formes symptomatiques dites mineures de l'
infection à VIH (infections cutanées des muqueuses,
manifestations hématologiques, symptômes constitutionnels) et le SIDA.
! '$'%!&' # ! ! !#' 46 7 :;;< &#,$' '&' # 5 !"""#
Stade A
Un ou plusieurs des critères listés ci-dessous chez un adulte ou un adolescent infecté par le VIH,
s'
il n'
existe aucun des critères des catégories B et C:
- Infection VIH asymptomatique
- Lymphadénopathie généralisée persistante,
- Primo-infection symptomatique
Stade B
Les manifestations cliniques chez un adulte ou un adolescent infecté ne font pas partie de la
catégorie C, la liste des pathologies n'
étant cependant pas limitative.
Stade C
Cette catégorie correspond à la définition du SIDA chez l'
adulte. Lorsqu'
un sujet a présenté une
des pathologies de cette phase il y est classé.
B&>C Prévention des IST et VIH/SIDA (APPIT, 2000 ; Normand P., Martet G,
1997)
Pour venir à bout des IST et VIH/SIDA nous devons agir sur les facteurs de risque qui sont de
plusieurs ordres : Le comportement vis à vis des voies de transmission, et les marqueurs
biologiques.
La prévention primaire repose essentiellement sur une modification des comportements
sexuels: Diminution du nombre des partenaires, utilisation correcte du préservatif lors des
rapports sexuels, association des préservatifs avec des antiseptiques chimiques (nonoxynol-9 :
spermicides, anti-herpès, anti-gonocoque, et anti-VIH ; chlorure de benzalkonium).
Il n’y a jusqu'
à ce jour de vaccin contre les infections sexuellement transmissibles sauf le vaccin
contre l'
hépatite B.
La prévention secondaire concerne le dépistage et le traitement précoce des patients et de
leur(s) partenaires. Ce ci, avec le concours du dialogue entre le praticien et le sujet infecté. Cette
prévention des IST constitue une arme importante pour la prévention de la transmission sexuelle
de l’infection à VIH.
La prévention tertiaire consiste à gérer si possible les séquelles des IST/VIH/SIDA.
B&EC Traitement
+ 0 +- &'"' &' ' #' , #! &!'& & # ,&'& &
% -'% -! ' '&
TABLEAU N° : Antibiotiques utilisés contre les urétrites et les cervicovaginites et leurs
posologies. (APPIT, 2000)
Agent Première intention Durée Conditionnement
Ou en cas d'
allergie à la pénicilline : Doxycycline ou érythromycine : 500mg 4 fois/ j pendant 15j
Syphilis tardive > 1an
Extencilline 2,4 MU en IM 3 injections à une semaine d'
intervalle
Biclinocilline 1 MUI / j en IM x 15j
Ou en cas d'
allergie à la pénicilline: Doxycycline ou érythromycine :500mg 4x/j pendant 15j
Neurosyphilis peni G: 14MUI/j en IV pendant 15j Nécessité de sensibilisation à la pénicilline
INNTI Inhibiteur de la
Nevirapine Viramune 200mg/j X 15j transcriptase inverse
Efavirenz Sustiva 600mg/j non nucléosidique
AP Antiprotéases
Xitonavir Norvir 600mg X 2 ou 100mg X 2
Indinavir Crixivan si associé à une autre AP
800mg X3 à jeun
Des cas d’échec thérapeutique, d’effets indésirables et de toxicité sont prévisibles. Ils seront
examinés et pris en charge par les spécialistes.
NB : Au Mali, des algorithmes (PNLS, 2004) pour la prise en charge des IST ont été élaborés et
validés par le ministère de la santé.
Étapes de la prise en charge des IST au Mali (Module 1 PNLS, 2004)
L’interrogatoire et l’examen,
Le diagnostic et le traitement syndromique au moyen d’algorithme,
L’éducation en matière de rapports sexuels à faible risque, y compris la promotion des
préservatifs et leur distribution ;
La prise en charge des partenaires,
La collecte des données (enregistrement).
<&B- Définition
• Un antibiotique (ATB) est une substance qui en faible quantité, inhibe la croissance
bactérienne ou fungique. Il Possède les caractéristiques suivantes :
- Toxicité sélective pour les bactéries ou les mycoses.
- Mécanisme d’action précis avec une cible spécifique dont il bloque la fonction physiologique.
- Actif en milieu organique et capable de diffuser.
<&<C Sources d’antibiotique
• ATB naturels
Ce sont des ATB produits par les microorganismes (bactéries ou champignons microscopiques)
Exemple : streptomycine et tétracycline sont produits par Streptomyces sp.
• ATB hemisynthétiques
Il s’agit d’ATB naturels transformés par synthèse chimique.
• ATB synthétiques
Ils sont produits par synthèse chimique.
Ils ne peuvent donc être la cible d’enzymes naturelles de résistance (Ex : Quinolones.)
<&D- Mode d’action :
En pratique la distinction classique entre ATB produits par des microorganismes vivants, et
ATB produits par synthèse chimique n’a pas d’importance : tous ces médicaments ont selon la
dose administrée des effets spécifiques.
Définitions
• !%&, ' &!
C’est, sans phase de destruction, le ralentissement ou l’abolition de la croissance bactérienne ;
qui reprend dès que la substance disparaît. En principe, l’effet bactériostatique est suffisant,
spécialement dans les infections aiguës. En limitant la croissance bactérienne, le médicament
permet aux défenses naturelles de l’organisme d’entrer en jeu sans être dépassées. L’effet
bactériostatique d’un médicament est évalué par la concentration minimale inhibitrice (CMI en
µ/ml) ; Pour une souche donnée, c’est la plus faible concentration d’ATB pour laquelle il n’y a
pas de culture visible du germe. Au maximum, le nombre de bactérie après culture identique à
celui de l’inoculum.
Exemple macrolides, tétracyclines, synesgistines, phénicolés, sulfamides, fucidines.
• !%&, '%'#'
Accélération de la mort des bactéries aux concentrations d’ATB obtenues in vivo :S’il persiste
moins de 0,01% de survivants après 18h de culture en présence d’antibiotique. L’effet
bactéricide est indispensable dans les infections chroniques, les septicémies, bactériennes et les
infections aiguës sévères, surtout celles se développant chez les sujets immunodéprimés.
Exemple : lactamines (4 h), aminosides (30 mn), rifampicine, fluoroquinolones (30 mn). De
même, l’effet bactéricide pour une souche donnée, la plus faible concentration d’antibiotique
pour laquelle il y a 0,01% de bactéries survivantes après un contact prolongé (18 H en général)
exprime la Concentration minimale inhibitrice(CMB en µg/ml).
Remarque : la CMB est en général supérieure à la CMI.
• 5,& ' !&' #
o ,&3 # # #'$$ ' (Mogodé, 2004; Berche, Gaillard, Simonet, 1988)
Les disques de papier buvard imprégnés d’une quantité définie d’antibiotique sont déposés à la
surface d’un milieu gélosé de Müller Hinton préalablement ensemencé avec une suspension de
bactéries (106 /ml) en phase exponentielle de croissance. A partir du disque, l’antibiotique
diffuse dans la gélose, sa concentration étant d’autant plus faible qu’on s’éloigne de la source
(gradient de concentration). Après incubation du milieu de culture (18 h à 37 °C), on constate
que chaque disque est entouré d’une zone d’inhibition de la croissance bactérienne : la
multiplication des microorganismes s’arrête là où il existe dans la gélose une concentration
d’antibiotique supérieur ou égale à la CMI. Pour chaque antibiotique on mesure le diamètre
d’inhibition de la croissance bactérienne et on en déduit la valeur approchée de la CMI de
l’agent antimicrobien vis à vis de la souche étudiée. En effet, pour un antibiotique donné, une
relation existe entre la valeur du diamètre d’inhibition de croissance et celui de la CMI, celle ci
étant établie par des études comparatives préalables portant sur un grand nombre de souches
appartenant à des espèces différentes
o Méthode de dilution
C’est la méthode de référence, qui peut être pratiquée en milieu solide et liquide.
Lorsque la mesure de la CMI est effectuée selon une technique en milieu liquide, on distribue
dans un premier temps, dans une série de tubes à hémolyse stériles (ou dans les capsules d’une
plaque), sous un même volume, des concentrations décroissantes d’antibiotique (habituellement
en progression géométrique de raison 2) . Puis on ajoute dans chacun des tubes, sous un même
volume une culture de bactéries en phase exponentielle de croissance, diluée de façon à obtenir
une concentration finale d’environ 106 bactéries/ml (inoculum bactérien optiquement invisible).
La CMI de l’antibiotique sur la souche étudiée est définie comme la plus faible concentration
inhibant, après 18 à 24 h de contact à 37°C, toute croissance bactérienne visible à l’œil.
Le principe de la technique en milieu solide est identique, l’antibiotique étant ici
incorporé dans un milieu de culture rendu solide par la présence de gélose. L’intérêt de cette
technique en milieu solide réside dans la possibilité d’étudier un grand nombre de souches
bactériennes. Toutefois, ces deux techniques sont très laborieuses et ne sont pas habituellement
appliquées à la détermination, en routine d’un grand nombre d’antibiotique sur une souche
bactérienne (Berche et col. 1988).
Figure N°0 Détermination de CMI d’un antibiotique par la méthode de dilution en milieu
liquide.
Figure N°1
E-test
H 3C
CH3
, 0
COOH
H
HO
OCOCH3
CH3 CH3
CH3
HO
H
CH3
Nitrofuranne est un groupe d’ATB des infections urinaires basses. Exemple Nitrofurantoiine
Dihydrofolate synthétase : sulfamides
Dihydrofolate réductase : trimethoprime
Inhibiteurs de la synthèse des folates
H 3C
CH3
COOH
H
HO
OCOCH3
CH3 CH3
"
CH3
HO
H
CH3
Cl
) M
N
NH2
OH NH2
OH
NH2 O
O CH3
O
OH
OH OH
O
NHCH3
CH2NH2
CH3 CH3
N CHOH
C 3H 7
(
C HN CH
O O
OH
OH SCH3
OH
Tétracycline
OH NH2
OH
NH2
C
OH
O
OH O OH O
Les phénicolés
O
C C H C l2
NH
"
H
O 2N C C C H 2O H
H
OH
L’acide fusidique bien indiqué contre les staphylocoques (producteurs ou non de pénicillinase).
H 3C
CH3
COOH
H ( K '
HO
OCOCH3
CH3 CH3
!K $
CH3
HO
H
CH3
D&
Ils sont efficaces sur les levures, agents des levuroses telles les candidoses: Candida albicans,
(aussi sur les dermatophytes et les moisissures).
Les antifongiques sont fongistatiques ou fongicides, éventuellement bactéricides.
D&B( Mode d’action :
La plus part des antifongiques agissent au niveau de l’ergostérol membranaire : les polyènes
(amphotéricine B, nystatine).
La 5florocytosine (5FC ou flucytosine = Ancotil) agit principalement par transformation en
fluoro-uracile par une cytosine désaminase, s’incorporant ainsi à l’ARN et bloquant la synthèse
des protéines.
D’autre comme la gruséofulvine inhibe la synthèse nucléique bloquant ainsi le renouvellement
de la paroi fongique.
D&<( Classification
Antifongiques topiques ou antifongiques à action locale sont indiqués dans le traitement
des mycoses superficielles, non extensives et non récidivante de la peau, du cuir chevelu et
des muqueuses. Leur efficacité est dépendante du temps de contact et du nombre
d’applications quotidiennes. (ovule, crème, lotion, poudre, spray…).
Antifongiques systémiques généralement administrés per os ou par perfusion
intraveineuse. Leur emploi se justifie non seulement dans les cas de mycoses profondes
mais aussi dans les cas de mycoses superficielles, récidivantes, et extensives.
Exemples de molécules synthétiques utilisées dans le traitement des candidoses génitales
Les antifongiques naturels
" 9 L M N [Polyènes]
OH
OH
H 3C O O
H
H 3C
O OH OH OH OH O
HO
C
O
O
H
H 3C
O
NH2
OH
H 3C
8 L 8
OH
H 3C O O
H
H 3C
O OH OH OH OH O
HO
HO C
O
O
H
H 3C
O
NH 2
OH
H3C
8 L
NH2
F
N
Miconazole : Daktarin
Cl Cl
H H2
Cl C O C Cl
CH2 M L 6
>C ?5
>CBC Définition du concept
Les antioxydants sont des substances d’origine naturelle ou synthétique, qui administrées en
faible concentration par rapport à celle du substrat retarde ou prévient plus spécifiquement la
détérioration, la rancidité ou la décoloration justifiée par l’oxydation de ce substrat.
>&<C Généralités sur les antioxydants
L’oxygène est la source de vie pour les organismes anaérobies mais, peut être également une
source d’agression pour ces organismes (Ekoumou, 2003).
En effet, des dérivés hautement réactifs de l’oxygène peuvent apparaître au cours des réactions
enzymatiques ou sous l’effet des rayons U.V, des radiations ionisantes et de métaux de
transition tels le cuivre et le zinc (Ekoumou, 2003 ; Bathily, 2001). Ils sont générés lors de la
pollution de notre atmosphère : une bouffée de chaleur contient environ 1014 radicaux
L’oxygène, en plus de son action anti-infectieuse, est utilisé par des enzymes telles que les
monoamino-oxydases ou les mono-oxygénases pour métaboliser des composés endogènes et
exogènes (Calvin, 1999) en outre la production par le corps humain de certains composés
comme les prostaglandines passe par des intermédiaires radicalaires. Cependant lorsqu’il y a
surproduction de ces espèces instables dans l’organisme, il se produit des dommages sur
l’ADN, la péroxydation des lipides ou encore la fragmentation des protéines (Chevalley, 2000)
Il existe deux catégories d’antioxydants : les sequestrants de métaux qui précipitent un métal ou
suppriment sa réactivité en occupant tous les sites de coordination ; les phagocytes de radical
libre tel que l’hydroxytoluène butylaté (BHT), l’hydroxyanisole butylaté (BHA), les tocophérols
(vitE), et l’acide ascorbique (vit C).
- Les dérivés de l’oxygène (Mogodé, 2004)
a) Oxygène singulet
Il est produit sous l’action d’une lumière visible en présence d’un photosensibilateur.
Diverses solutions de capture de parade antiradicalaire, des radicaux oxygénés mettent en œuvre
des agents chimiques ou biologiques.
Pour capturer les intermédiaires radicalaires, il existe plusieurs voies :
- le radical formé à partir de l’oxygène (radical anion, radical hydroxyle) se fixe sur un
centre insaturé (double liaison) et libère dans sa combinaison un nouveau radical par suite de
réactions homologues qui constituent en une polymérisation,
- le radical peut être capturé par un atome d’H issu d’un porteur qui va neutraliser le
radical,
- le radical oxygéné peut subir une combinaison avec un autre radical du milieu dans
réaction de couplage ou de terminaison,
- le radical peut attaquer un cycle et l’ouvrir en se neutralisant par addition et
déplacement d’un H (exemple vit E) (Le Perchec, 1994).
b) L’ion peroxyde (Mogodé, 2004)
L’ion peroxyde est formé par fixation d’un électron sur l’oxygène moléculaire.
Les ions superoxydes sont produits pendant la ré-oxydation des flavines.
O2 triplet O2 singulet
diradicalaire = 530 nm électrophile
O2 O2
X
photosensibilisation
e- hétéroatomes
(O2)- X + - O2
O•°- OH X+ - O – OH -; - OH
HO-OH
•• •
2 OH
OH X+ - O• ; OH ; -OH
H2 O2 + Fe 2+ Fe 3+ + •
OH + -OH
Schéma N°I : Production des formes actives de l’oxygène et des intermédiaires qui en
découlent
>&D- Les principales sources d’antioxydants
a) In vivo : il s’agit d’enzymes telles la superpéroxyde dismutase, la glutathion péroxydase, la
cathalase et des molécules de faibles masses moléculaires comme le tripeptide gluthation ou
l’acide urique.
b) Les médicaments les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les hyper lipoprotéinemiques, les
-bloquants et les antihypertensifs ont été évalués pour leurs propriétés antioxydantes.
Exemples Le probucol (lurselle) est un hypocholestérolémiant et antioxydant par
inhibition de la modification oxydative des lipoprotéines de basse densité (LDL) (Cavin, 1999).
La N-acétylcysteine agit dans la régénération du gluthation en pénétrant les cellules,
c) Source alimentaire
Les substances naturelles antioxydantes contribueraient de manière significative à la prévention
des maladies telles que les maladies cardiaques et le cancer. Il s’agit :
La vitamine C
• Acide ascorbique : Vitamine C
La Vit C contient une forme énediol qui produit la forme dicétonique par transferts successifs
de ses deux atomes d’H. La forme énediol est régénérée par l’intervention d’enzyme
superoxyde dismutase en présence d’une catalase.(Bossopski, 2002).
L’apport alimentaire en acide ascorbique est assuré par les légumes vertes, le chou, le persil, le
poivron, les agrumes et le cassis. C’est un puissant réducteur et intervient dans la régénération
du tocophérol (Mireille, 2001). Le thé vert agent anti-oxydant de référence, contient une
proportion importante de procyanidine (Weisburger, 1997).
HO OH
O O CH CH2OH
OH Acide ascorbique
H 3C H
CH 2 CH 2 CH 2 C CH 2
3
CH 3
Tocophérol
Le -carotène (provitamine A), qui possède la capacité de capter l’oxygène singulet et se
trouve dans les légumes verts, la salade, les carottes, les épinards, l’abricot, la papaye, le melon,
le potiron et d’autres fruits jaunes (Timbo, 2003). Sa constitution polyénique lui confère une
capacité de piégeage de l’oxygène par formation d’un dioxétane (addition d’une olifine et d’une
molécule d’oxygène) ou par production d’hydropéroxydes (insertion d’oxygène dans toutes
liaisons C-H conjuguées d’une double liaison) susceptibles d’être réduits à leur tour.(
Bossokspi, 2002 )
H 3C
CH3 CH3 CH3 H 3C
CH3
CH3 CH3 CH3
CH3
Beta-carotène
Le sélénium a un effet positif sur le cholestérol (Keita 2004). Il est efficace dans le traitement
de l’arthrose (Aouissa, 2002). On le retrouve dans la viande, le poisson, et les céréales. Il a été
montré qu’un apport quotidien en sélénium de 200 microgrammes faisait baisser de moitié le
risque du cancer de la prostate (Aouissa, 2002). IL neutralise les métaux toxiques (plomb,
mercure), prévient le vieillissement. Il aurait aussi une action préventive sur certains cancers
(Martine, 2002).
Les végétaux sources d’antioxydants naturels
Les antioxydants d’origines naturelles sont présents dans toutes les parties des plantes
supérieures et sont en générales des composés phénoliques. Ils agissent par la désactivation des
radicaux par création d’addition covalente, la réduction des métaux ou de peroxydes, la
complexation d’ions et de métaux de transition et le captage de l’oxygène singulet. (Timbo,
2003)
Les flavonoïdes
Les flavonoïdes, présents dans la plupart des plantes, sont des pigments polyphénoliques qui
contribuent, entre autre, à colorer les fleurs et les fruits en jaune ou en blanc. Ils sont abondants
dans les fruits, les légumes, le thé et le vin. Ils ont un important champ d’action et possèdent de
nombreuses vertus médicinales. Antioxydants, ils sont particulièrement actifs dans le maintien
d’une bonne circulation. Les flavonoïdes ont aussi des propriétés anti-inflammatoires,
antivirales, des effets protecteurs sur le foie, antibactérien,. Des flavonoïdes comme
l’hespéridine et la rutine, présentes dans plusieurs plantes dont le citronnier (Citrus limon)
renforcent les parois des capillaires et préviennent l’infiltration dans les tissus voisins.
Ils agissent comme chélateurs de métaux, soit comme capteurs de radicaux ou soit comme pro-
oxydants sur les protéines, sur la péroxydation des lipides et sur l’ADN (encyclopédie; Madhavi
et al., 1996 ; Anderson et al., 1996 ).On les retrouve dans les fruits, les légumes, le thé et le vin
(Bossokspi, 2002).
HO OH
HO O
HO OH
OH O
Morine
Les xanthones
Les xanthones sont des polyphénols. Ils possèdent des propriétés inhibitrices envers la
monoaminoxydase. Antimicrobiens et cytotoxiques, ils inhibent la péroxydation des lipides en
plus du captage des radicaux libres contre les anions superoxydes (Timbo, 2003 ; Anderson et
al, 1996).
HO O OH
HO O G lc
O Manguiférine
Les coumarines
Elles ont la capacité de capter les radicaux hydroxyles, superoxydes, et peroxydes. Elles sont
capables d’avertir la péroxydation des lipides membranaires et de capter les radicaux
hydroxyles, superoxydes et peroxyles. Les conditions structurales requises pour l’activité
antipéroxydante des coumarines sont similaires à celles signalées pour les flavonoïdes. Les
différents types se trouvent dans de nombreuses espèces végétales et possèdent des propriétés
très diverses ; certaines coumarines contribuent à fluidifier le sang alors que d’autre comme le
furanocoumarine soignent les affections cutanées et que la khelline est un puissant
vasodilatateur coronarien.
(Iserin, et coll., 2001; Anderson et al, 1996).
Les caroténoïdes
Pigments liposolubles constitutifs de la membrane des chloroplastes, ils donnent les colorations
jaune, rouge et orange des fruits et légumes. L’avantage de la quantité élevée du -carotène
dans la nourriture est la diminution des risques de cancers.(Keita, 2004 ; Timbo, 2003)
Les caroténoïdes réagissent avec l’oxygène singulet, les radicaux peroxyles et alkoxyles en
capturant les radicaux libres (Krinsky, 1989).
Les tanins
Ils possèdent des propriétés antioxydantes significatives et agissent par captage et en donneurs
de protons face aux radicaux libres lipidiques produits lors de la péroxydation. Ainsi ont été
démontrés leurs actions inhibitrices de l’auto-oxydation de l’acide ascorbique, du linoléate et de
la péroxydation lipidique des mitochondries du foie et des microsomes. Le thé vert (Camelia
sinensis O.Kuntze, Theaceae,) est l’exemple le plus cité. Les intérêts des polyphénols de celui-
ci, spécifiquement le gallate d’épigallocatéchine, sont attribués à leurs propriétés
anticancéreuses non négligeables et ont aussi prouvé des activités antimutagènes.
Les tanins permettent aussi de stopper les hémorragies et de lutter contre les infections (Iserin et
coll., 2001 ; Ekoumou, 2003 ;).
HO OH
HO O
OH OH
O C OH
OH O
OH
Gallate d’épigalocatéchine
Acide gallique
COOH
HO OH
OH
réduction du nitrite en oxyde nitrique ou encore par formation des dérivés C-nitroso.(Mogodé,
2004)
Le verbascoside qui possède une partie catéchole, inhibe l’autooxydation de l’acide linoléique et
la péroxydation lipidique microsomale, et possède une forte capacité de capter le radical libre
DPPH.
Comme exemple de dérivés phénoliques possédant une activité antioxydante, le réservératol est
le plus cité. Ce stilbène qu’on retrouve dans le raisin, inhibe le développement des lésions pré-
néoplasiques de la souris et est connu comme agent chimiopréventif potentiel chez l’être
humain (Ekoumou, 2003).
OH
HO
OH
Resvératrol
Les lignanes
Les dérivés bifuranyles des lignanes sont étudiés pour leur propriété antioxydante. Ces dérivés
sont présents dans les graines de sésame (Sesamum indicum DC., Pedaliaceae).
(Ekoumou, 2003). Les lignanes diarylfuranofuraniques tels que le sésaminol possèdent des
propriétés antioxydantes expliquant ainsi la stabilité de cette huile et sa résistance à la
détérioration oxydative. (Cavin, 1999)
O
O
O
OH
Sésaminol
>&>C Quelques méthodes d’études des antioxydants
/ / + &# ,# %&' # 5..7
Le 1,1-diphényl -2 picrylhydrazyle (DPPH) est un radical stable et présente une absorption
spécifique à 517 nm qui lui confère une couleur violette.
Lorsque le DPPH est réduit par un capteur de radicaux, sa couleur disparaît.
L’activité des substances anti-radicalaires est mise en évidence par la révélation des
chromatogrammes, des tâches décolorées sur un fond violet à l’aide de DPPH (Ekoumou,
2003). Il existe cependant d’autres tests d’évaluation de l’activité antioxydante.
/ / . & ! &=
!%&'-'&,! * # %! &, @#
Les plaques CCM sont préparées de la même manière que pour le test du DPPH, puis giclées
avec une solution chloroformique de β-carotène.
La plaque CCM est ensuite exposée sous une lampe à U.V à 254 nm jusqu’à décoloration de
celle-ci. Les zones antioxydantes apparaissent en jaune sur fond blanc.
Il faut faire particulièrement attention aux substances colorées en jaune car elles peuvent donner
des faux positifs (Ekoumou, 2003).
/ / , & ! &=
!%&'-'&,! &'+ (*#! & % & *
Il consiste en l’oxydation des lysosomes par le 2,2-azobis, 2-amidinopropene (Ekoumou, 2003).
>&E Effet antioxydant
La détermination de l’effet antioxydant est réalisée par mesure de la quantité de
malonydialdéhyde (MDA=HOCCH2CHO) au cours d’une peroxydation de lipides en présence
ou l’absence de l’actif.
La détection de la présence de MDA est obtenue par colorimétrie à 530 nm après coloration à
l’acide thiobarbiturique (Le Perchec, 1994).
E .
E&BC Quelques plantes utilisées en Médecine Traditionnelle contre les
IST.
La revue des résultats d’autres enquêtes ethnobotaniques effectuées au Mali nous a permis de
recenser certaines plantes utilisées contre les IST (Adjanouhoun, et coll., 1981 ; Traoré, 1983 ;
Malgras, 1992).
TABLEAU N°° : Quelques plantes utilisées contre les IST par d’autres enquêtes
ethnobotaniques
Noms scientifiques Familles Références
BLENNORRAGIE (Urétrite)
Phyllanthus prieurianus +miel Euphorbiaceae Traoré, 1983
Lippia adoensis Verbenaceae _
*Aframomum meleguetta Zingiberaceae _
Cassia tora ** Caesalpiniaceae _
TABLEAU N°° (suite): Quelques plantes utilisées contre les IST par d’autres enquêtes
ethnobotaniques
Noms scientifiques Familles Références
BLENNORRAGIE
Alchornea cordifolia Euphorbiaceae (Adjanouhoun et
Aloe buettneri Liliaceae coll. 1973)
Combretum micranthum Combretaceae _
TABLEAU N° (suite): Quelques plantes utilisées contre les IST par d’autres enquêtes
ethnobotaniques
Noms scientifiques Familles Références
BLENNORRAGIE (suite)
Phyllanhtus reticulatus Euphorbiaceae Malgras, 1992
Afzelia africana Caesalpiniaceae _
Cassia occidentalis Caesalpiniaceae _
Cassia sieberiana Caesalpiniaceae _
Prosopis africana Mimosaceae _
Dyospiros mespiliformis Ebenaceae _
Anthoclesita djalonensis Loganiaceae _
Terminalia albida Combretaceae _
Tamarindus indica* Caesalpiniaceae _
Ximenia americana * Caesalpiniaceae _
Terminalia albida Oleaceae _
Dichrostachys cinerea Mimosaceae _
TABLEAU N°° (suite) Quelques plantes utilisées contre les IST par d’autres enquêtes
ethnobotaniques
Noms scientifiques Familles Indications Références
Cassia sieberiana Caesalpiniaceae Maladies Malgras, 1992
Detarium microcarpum Caesalpiniaceae vénériennes _
Parkia biglobosa Mimosaceae _ _
Zizyphus mauritiana Rhamnaceae _ _
Lannea acida Anacardiaceae _ _
Annona senegalensis* Annonaceae _ _
Anacardium occidentale Anacardiaceae Chancres Malgras, 1992
Holarrhena floribunda _ _
Gardenia erubescens Rhamnaceae _ _
Nauclea latifolia Rubiaceae _ _
Stereospermum kunthiamum Bignoniaceae _ _
Ximenia americana Oleaceae _ _
Combretum glutinosum Combretaceae _ _
Pseudocedrela kotschyi Bignoniaceae _ _
TABLEAU N°°XIV (suite): Quelques plantes utilisées contre les IST par d’autres enquêtes
ethnobotaniques
Noms scientifiques Familles Références
Indications = SYPHILIS
Indications = SYPHILIS
Balanites aegyptiaca Zygophyllaceae Malgras, 1992
IC 5 . 5 .
I&BC Annona senegalensis Pers. Annonaceae
I&B&B- +,
TABLEAU N°
Règne Végétal
Embranchement Spermaphyte
Sous embranchement Angiospermes
Classe Dicotylédones
Ordre Annonales
Famille Annonaceae
Genre Annona
Espèce senegalensis
Planche
Les travaux de Fall et coll. (2003), ont permis de mettre en évidence une activité antiparasitaire
des extraits des racines de Annona senegalensis sur une souche résistante de Plasmodium
falsiparum. Les mêmes auteurs ont isolé et identifié des acétogénines dans les racines de
plantes, ce qui pourrait expliquer l’activité antiparasitaire de la drogue.
Alawa et coll. (2003) ont démontré une activité antihelminthique intéressante de la poudre totale
de Annona senegalensis.
Les études effectuées sur l’extrait méthanolique des écorces de racines de Annona senegalensis
ont permis de démontrer une réduction de l’hyperthermie provoquée par le venin de serpent
chez les rats (Adzu et coll. 2005). Dans la même expérimentation l’extrait n’a pas pu restaurer
arrive les valeurs normales de GOP et de GPT. La concentration létale 50 (LC50) du même
extrait est de 232,7 µg/ml selon le test effectué sur Artemia salina.
Alawa et coll. (2003) ont démontré une activité antihelminthique intéressante de la poudre totale
de Annona senegalensis
Les études effectuées sur l’extrait méthanolique des écorces de racines de Annona senegalensis
ont permis de démontrer une réduction de l’hyperthermie provoquée par le venin de serpent
chez les rats (Adzu et coll. 2005). Dans la même expérimentation l’extrait n’a pas pu restaurer
les valeurs normales de GOP et de GPT. La concentration létale 50 (LC50) du même extrait est
de 232.7 µg/ml selon le test effectué sur Artemia salina.
1 .( ' A 6! 32 A6 " !% !
I&<&B - +,
TABLEAU N°
Règne Végétal
Sous règne
Embranchement Spermaphytes
Sous embranchement Angiosperme
Classe Dicotylédones
Ordre Verbenales
Famille Verbenaceae
Genre Stachytarpheta
Espèce angustifolia
2600 espèces. Elle est représentée en Afrique intertropicale par une centaine d’espèces réparties
en 10 genres.
♦ Les feuilles habituellement simples ou composées digitées, verticillées ou opposées ne sont
pas stipulées.
♦ Les inflorescences sont généralement des cymes ou des racèmes, rarement des fleurs
solitaires.
♦ Les fleurs sont hermaphrodites ou unisexuées, zygomorphe rarement actinomorphes ou
tetra ou pente mères : le calice, habituellement un gamosépale, et comportant 4 à 5 lobes est
accrescent et persistant,
♦ La corolle, gamopétale, tubulaire, bilabiée, à tube habituellement courbé, comprend 4 à 5
lobes,
♦ Les étamines, au nombre de 4 rarement 5, sont épipétales
♦ L’ovaire, suber à 2 loges, est subdivisé par de fausses cloisons en 4 logettes contenant
chacune un ovule, le style est simple.
♦ Les fruits sont des baies ou des drupes, quelque fois des fruits secs dans ce dernier cas, ils
se décomposent en autant de méricarpes qu’il y a de logette.
♦ Les graines quelque fois avillées, sont ou non albuminées.
1 . ,C &''!&' &!#'&'
La plante entière : l’accès fébrile se soigne avec l’administration par voie orale pendant sept jours du
macéré aqueux à base de son broyât et de jus de citron comme adjuvant.
Son décocté est administré en lavement pendant la dentition des bébés âgés 90 jours ou plus ou
pour prévenir une hernie ombilicale de ces derniers.
1 . /( &'& ! & %3' ' )
Un certain nombre de constituants chimiques ont été isolés de Stachytarpheta angustifolia :
Le 6-hydroxyluteolol-7-glucuronide, l’apigene-7-glucuronide, l’alpha-spinastérol, l’acide
butyrique l’acide chlorogénique, la dopamine, la luteolol-7-glucuronide, Spinasterol,
Stachytarphine, Stigmastérol, Tarphetaline, Tetratriancontane, Triacontanen, Tritriacontane,
acide ursolique
1 . 0( 5 , 3! !% '
En 1962, des chercheurs ont démontré l’activité anti spasmodique et vasodilatatrice de la plante
chez les petits animaux (Feng et coll. 1962)
Très récemment d’autres chercheurs ont démontré les activités antihelminthique et larvicide in
vitro (Robinson et coll., 1990).
Sur la base de l’utilisation traditionnelle de la plante, une étude clinique a permis de documenter
l’efficacité de la plante comme antidiarrhéique et antidysentérique (Almeida et coll., 1995).
D’autres auteurs ont étudié les effets des extraits de S. angustifolia sur les souris et ont trouvé,
que la plante protégeait contre les ulcères gastriques provoqués par le stress avec l’éthanol et
l’indométacine. L’étude du mécanisme d’action a confirmé l’efficacité de la plante comme un
antiacide antiulcéreux et laxatif (Vela et coll., 1997). Le fractionnement de l’extrait aqueux a
permis d’isoler des flavonoïdes qui pourraient expliquer l’activité observée.
En 1998, les activités anti-inflammatoire et antalgique des extraits de la plante ont été
démontrées in vivo chez les rats. L’extrait éthanolique et buthanolique des feuilles de
Stachytarpheta cayennensis (L.C. Rich) Vahl (Verbenaceae), aux doses allant de 100 à 200
mg/kg, ont significatiment inhibé l’œdème provoqué à la carraghénine, le fractionnement
bioguidé a permis d’isoler un iridoide ipolamide et un glucoside, acétoside phénylethanoide. Ce
glucoside a démontré une activité inhibitrice des contractions provoquées sur l’intestin de
cobaye. L’activité antalgique a été obtenue aux doses allant de 100 à 300 mg/kg aussi bien en
administration intrapéritonéale qu’orale.
Pour les mécanismes d’action anti-inflammatoire et antalgique, ils seraient dus en partie à une
inhibition de la bradykinine et de l’histamine (Schapoval et coll., 1998).
+( B 7
Elle a été menée dans trois zones différentes du Mali:
Dans un premier temps, nous avons recensé les recettes utilisées dans le traitement des
infections sexuellement transmissibles en milieu Minianka (Koutiala) et dans un second
moment, nous avons profité de deux enquêtes menées par le DMT/INRSP à Siby et Kolokani,
pour vérifier les utilisations des deux plantes qui avaient déjà été sélectionnées pour nos études
expérimentales.
B&BC Caractéristiques de notre étude
Lieu et cadre d'étude
Nos enquêtes ethnobotaniques ont été réalisées en vue d’étudier le traitement traditionnel des
IST par les guérisseurs traditionnels des trois zones d’enquête. Elles ont concerné les villes de
Koutiala (région de Sikasso), Kolokani( région de Koulikoro) et Siby (région de Koulikoro).
Dans les trois zones, nous avons interviewé des guérisseurs traditionnels de 16 villages et 22
quartiers. Pour la description des zones d’enquête, nous nous limiterons à celle de la Commune
de Koutiala.
Type et période d'étude
Nos enquêtes ethnobotaniques ont été réalisées en 3 tranches : février 2004 pendant 21 jours en
milieu Minianka à Koutiala ; début septembre 2004 en milieu Bamanan à Kolokani (10 jours)
et fin septembre en milieu Malinké à Siby (10 jours).
Population d’étude
Notre étude a concerné les tradipraticiens de santé rencontrés dans nos zones d’enquêtes.
Technique d’échantillonnage
Nous avons effectué une étude transversale exhaustive concernant tous les guérisseurs
remplissant nos conditions d’inclusion et acceptant l’interrogatoire dans le respect de la
propriété intellectuelle.
♦ Critères d ’inclusion : Etre guérisseur traditionnel, spécialiste des IST.
♦ Critères de non-inclusion : Ne pas être guérisseur, ne pas être guérisseur spécialiste
des IST.
♦ Critères de choix de nos deux plantes Annona senegalensis et Stachytarpheta
angustifolia ont été choisis après les enquêtes de Koutiala. Annona senegalensis a été la
seconde plante la plus citée ; Stachytarpheta angustifolia (cité 02 fois) selon nos recherches
n’a pas fait l’objet de beaucoup d’études scientifiques.
Collecte des données
Les ruines indiquant les emplacements successifs du village encore visibles de nos jours
autorisent à le penser.
Koutiala est fondé par les SANOGO venus du village de Sanga situé à 5 Km environ de ce
dernier. Les Sanogo installés dans les hameaux de culture exploitaient les terres fertiles, et
regagnaient leur villages en saison sèche.
Des Koulé venus de Ouolosso (arrondissement central) vinrent s’installer auprès des Sanogo et
s’y fixèrent. Ils abattaient les arbres et travaillaient surtout le bois.
C’est ce qui explique l’armoire rie de la ville : BAOBAB TOMBANT SOUS LA HACHE
DU BUCHERON.
Venus pour la plupart de Niamasso (Arrondissement de Zangasso), les Coulibaly s’installèrent
auprès des deux premiers clans.
Venant de KONG (RCI), une fraction importante du clan Ouattara vint grossir le village qui
s’appelait alors le « Koulé-diakan » : le fils du Koulé. Par la suite ce nom fut déformé par le
colonisateur :KOUTIALA.
Le village vécut très longtemps indépendamment avant de dépendre du royaume Sénoufo. Le
Nord était sous l’égide de l’empire bambara de Ségou.
Après la pénétration française, un poste administratif fut crée en 1903 à Koutiala est dévient
un centre essentiellement agricole. Ce vieux village devenu ville au début XIXème siècle connut
un essor économique au lendemain de la seconde guerre mondiale (1939-1945 ).
Koutiala fut administrée par des chefs de canton de 1903 à 1958. Elle est devenue «commune»
à partir de 1958 (l’arrêté N˚ 446/DI du 10/04/1958 ) et membre de la fédération des villes
jumelées en 1964. La ville a été administrée de septembre 1958 à Mars 1966 par des
administrateur-maires. Elle est devenue une commune de plein exercice en mars 1966.
A l’avènement de la décentralisation survenue en 1997, Koutiala est devenue une commune
urbaine constituée de 8 villages qui sont : Dérésso, Signé, N’Tièso, Wattoroso,
Ouolobougou ; Koumbé et Bougouro.
L’ethnie dominante est le Minianka, autochtone de la localité cependant on y rencontre : des
Bambara, des Sénoufo, des peuhls, des dionka, etc. (Monographie du cercle de Koutiala)
+ . .( %& , ! 3' :
Située au Nord de la 3ème région économique du Mali à 12˚ 23 de latitude Nord et 5˚ 27’ 8 de
longitude Ouest, Koutiala est le chef lieu d’une préfecture ( préfecture de Koutiala ) et d’une
commune urbaine (commune de Koutiala)
< Koko G= DH
D Lafiala JJ>J
I Sogomougou HD= G
H Wala-wala IJDJ
J Darsalam I IJ<=
G Koulikoro IHDJ
B= Bolibana I= <G
BB N’tonasso <D>G
Nº Villages
B N’tièsso D= DH
< Signé B= GG
D Bougoro >G=
E Koumbé D<J
I Wattorosso <>B
H Ouolosso <DH
J Ouolobougou <= I
Total 102509
(Source: Mairie Koutiala, 2000)
+ . /( %& ,% ' :
L’économie est divisée en trois secteurs: le primaire, le secondaire et le tertiaire.
+ . / +( %& ' !' )
Ce secteur comprend l’agriculture, l’élevage, la pêche, la chasse et l’exploitation forestière.
+ . / + +( '% & :
Favorisée par le climat, Koutiala demeure une zone de culture par le fait aussi que
l’agriculture y était encadrée depuis la période coloniale par la compagnie française pour le
développement des textiles (CCFDT) qui devint compagnie malienne pour le développement
des textiles (CMDT) faisant ainsi du coton (Gossypium barbadense) la principale culture
industrielle et commerciale.
- Cultures vivrières : Pennisetum thyphoides, Digitaria exilis, Zea mays, Oriza sativa.
Ces cultures sont excédentaires et une bonne partie de la production est exportée vers l’extérieur
(Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger).
- Cultures industrielles et commerciales : Principalement, le coton (Gossypium barbadense),
l’arachide (Arachis hypogaea), le dah (hibiscus sabdariffa) et le sesame ( Sesamum alatum).
Le coton (Gossipium barbadense) demeure la principale culture industrielle malgré les
perturbations pluviométriques observées dans ces dernières années. La ville tire son essor de la
culture du coton; c’est pourquoi on entend le plus souvent dire : Koutiala, capital de l’or blanc,
ce qui veut dire : Koutiala, capital du coton.
TABLEAU N7 : Résultats des campagnes de coton de +4 4 2 8 .66+
Campagnes Surfaces (ha) Production (tonnes)
BGGI:BGGH JGB< GB<=
BGGH:BGGJ B= IBD B= = = I
Ovins-caprins <GD<B D= = GG
Equins HJ J=
(Source CMDT)
Le secteur de l’élevage connaît une progression et présente les caractéristiques ci-après :
- L’amélioration de la santé animale,
- l’amélioration de la race génétique,
singe (Andasonia digitata), Zaban (Ladolphia senegalensis) lesquels gênèrent des ressources
appréciables.
Le bois de chauffe et le charbon demeurent la source d’énergie soit un approvisionnement
annuel de 58000 tonnes de bois et 1100 tonnes de charbon, d’où un prélèvement de bois de
65700 tonnes par an. La consommation globale augmenté de 9,2% par an entre 1989 et 1995,
donc cette consommation devrait atteindre 160.000 tonnes en 2010 si des mesures ne sont pas
prises pour la promotion d’une autre source d’énergie (Source :sur la base des permis de coupe
délivrés au niveau de l’Antenne Centrale de la conservation de la Nature).
+ . 0( %& % #!' :Il comprend l’industrie et l’artisanat.
L’industrie :
Elle comprend essentiellement la Compagnie Malienne de Développement des
Textiles(CMDT) et l’Huilerie Cotonnière du Mali (HUICOMA)
- La CMDT joue un rôle de premier plan dams la zone de Koutiala et ses environs. Ses
activités et leurs effets induits sont les principales bases de l’économie de Koutiala.
En 1985 la CMDT possédait trois usines aujourd’hui elle en a quatre, et ses quatre usines
tournent 25% en plus de leurs capacités normales.
Ces usines emploient une main d’œuvre importante ce qui diminue le chômage de façon
considérable.
Tableau N7 : Situation du personnel de la CMDT.
Années
Personnel 1997 1998 1999 2000 2001
Permanents 537 537 529 516 512
Saisonniers 882 882 882 673 603
Total 1419 1419 1411 1189 1115
(Source : CMDT)
<C 5 . )
7 5
. +( Matériel végétal : Les feuilles et l’écorce de tronc de Annona senegalensis et les
inflorescences de Stachytarpheta angustifolia ont été récoltées en mars 2004 sur la route de
Koulikoro. Des échantillons ont été déposés dans l’herbier du DMT
Les drogues ont été séchées à l’ombre à la température ambiante au DMT puis pulvérisées
successivement dans un mortier traditionnel bien nettoyé, puis à la pulvérisation.
. .( Etudes phytochimiques
. . +( # !
Dosage de l’eau il existe 2 méthodes :
Méthode gravimétrique
Principe : c’est une méthode pondérale qui consiste en la détermination en perte de masse par
dessiccation à l’étuve
Matériels : balance analytique de précision (type SARTORIUS)
Etuve (MEMERT) réglée à 110°, verre de montre, pince, spatule métallique, capsules en
verre, dessiccateur.
Technique
Nous avons opéré sur un échantillon homogène de poudre de chacune des trois drogues, puis
avons taré 5 verres de montre. A été effectuée une prise d’essai de (1 à 2g) pesée au mg près.
Nous avons ensuite desséché de manière à obtenir une masse constante après plusieurs pesées
consécutives. Le refroidissement avant pesée se fait dans un dessiccateur renfermant un
desséchant (le chlorure de calcium, anhydre phosphorique).
Evaluation : Masse drogue essai = masse avant étuve – tare
Masse eau = masse avant étuve
Méthode volumétrique
Principe elle consiste en un dosage de l’eau par entraînement azéotropique.
Matériels Ballon de 250 ml
Réfrigérant à reflux tube droit de 20cm de longueur
Tube cylindrique gradué
Source de chaleur.
Technique : nous avons introduit dans le ballon sec 100ml de toluène et 1ml d’eau distillée.
Après avoir fait distiller pendant une heure nous avons nous avons laissé reposer pendant
30mn avant de lire le volume d’eau distillée initial (Vi)
Nous avons ensuite introduit dans le ballon une prise d’essai (PE) (de 5g) de poudre de
drogue pour faire bouillir l’ensemble pendant 1h et laisser refroidir pendant 30mn une
deuxième fois. Le volume d’eau dans l’appareil a été déterminé par une lecture simple (Vf).
Evaluation %d’eau dans la drogue = (Vf –Vi) X 100 / PE.
Substances extractibles par l’eau
Nous avons réalisé une décoction à 20% de dilution [1g de poudre (PE) pour 20ml d’eau
distillée] pendant 15mn. Après refroidissement (pendant 20mn), nous avons filtré sur papier
filtre, et introduit dans une capsule pré pesée (m) le filtrat qui a été par la suite évaporé à sec
à l’étuve. Nous avons pesé de nouveau la capsule (m’).
Evaluation la masse des substances extractibles par l’eau
(m’ – m) x 100 / PE
Cendres
Teneur en cendres totales
Principe il s’agit de calculer la quantité de substances résiduelles non volatilisées lorsque la
substance est totalement calcinée.
Matériel : balance analytique de précision ( type SARORIUS)
Etuve (type MEMMERT)
Pince et spatule
Four électrique réglé à 800°.
Technique : À partir de la poudre de drogue ayant servi au dosage de l’eau, nous avons
introduit une prise d’essai de 1 à 5g dans 3 creusets préalablement tarés. Après avoir fait
calciner au four pendant 800°C pendant 6h, nous avons laissé refroidir dans un dessiccateur,
et avons humecté le résidu d’un peu d’eau avant de sécher et incinérer jusqu’à l’obtention de
cendres.
Evaluation Masse drogue essai = masse avant calcination – tare
Masse cendre = masse après calcination – tare
%cendres totales = (masse cendre / masse drogue essai) x 100
Teneur en cendres chlorhydriques
Principe il s’agit d’évaluer le degré de souillure de la drogue par le silice, le sable et la
poussière.
Mode opératoire aux cendres totales nous avons ajouté (20ml) d’acide chlorhydrique à 10%
puis chauffé dans une fiole au bain-Marie pendant (20 à 30mn).
Nous avons ainsi filtré sur un papier filtre sans cendre et lavé le résidu insoluble dans l’eau.
Transféré dans un creuset prépresse, le papier filtre contenant le résidu a été séché et incinéré.
Après refroidissement, nous avons pesé de nouveau le creuset.
Evaluation identique à celui des cendres totales.
Teneur en cendres sulfuriques
Principe Elles donnent la quantité de substances inorganiques. Les résultats sont plus
constants que les cendres totales, les carbonates et les oxydes se trouvant tous convertis en
sulfates non volatils.
Mode opératoire :
Nous avons introduit dans le creuset préalablement taré une prise d’essai ( 2 à 3g) et mouillé
avec une quantité suffisante d’acide sulfurique concentré (H2SO4) dilué par un volume égal
d’eau. Nous avons ensuite fait évaporer à sec puis calciner au four sans excéder 800°C
pendant 6h. Après avoir laissé refroidi et ajouté au résidu 5 gouttes d’H2SO4 dilué au demi.
Nous avons de nouveau évaporé et calciné à poids constant. Après refroidissement dans un
dessiccateur les pesées ont été effectuées.
Calcul: procéder de la même manière que pour les cendres totales.
. . .( ,!%&' # %! !%&, '!&' # !&, ' -, ,&!
. . . +( " &! % * 3, '
• Solution à analyser :
Elle a été obtenue à partir d’une infusion à (5%).
Nous avons fait bouillir dans un erlen meyer (de 250 ml), de l’eau distillée (100ml) ; Y avons
introduit de la poudre de drogue (5g ) et arrêter l’ébullition. Nous avons laissé infuser pendant
une quinzaine de minute tout en surmontant d’un entonnoir. Nous avons enfin filtré sur papier
filtre ou sur coton (selon l’hydrophilie de la drogue) et avons rincé avec un peu d’eau distillée
chaude de manière à obtenir 100ml de filtrat.
• Caractérisation :
* Tanins A (5ml) l’infusé ci dessous contenu dans un tube à essai nous avons ajouté (1ml)
de solution aqueuse diluée de FeCl3 : le développement d’une coloration verdâtre ou bleu-
noirâtre indique une réaction positive.
Tanins catéchiques :
Ils ont été caractérisés à la suite de 15mn d’ébullition du mélange (5ml) d’infusé 5% et (1ml)
d’alcool chlorhydrique [(5ml) d’éthanol 950, (5ml) d’eau distillée, (5ml) d’acide
chlorhydrique concentré)] par la présence d’un précipité rouge soluble dans l’alcool
amylique indiquant une réaction positive.
Tanins galliques
Nous nous sommes servis de la réaction de Stiasny pour différencier ces derniers des
premiers :
Préparer le réactif de Stiasny : faire réagir (10ml) du formol à 40% sur 15ml d’acide
chlorhydrique concentré. Additionner à (30ml) l’infusé de 5%, (15ml) le réactif de Stiasny ;
Porter le bain-marie à 900 et chauffer pendant 15mn l’ensemble. Filtrer le précipité et saturer
le filtrat de (5g) poudre d’acétate de Sodium et y ajouter goutte à goutte (1ml) le FeCl3.
Conclure par le développement d’une teinte bleu-noire, la présence de tanins galliques non
précipités par le réactif de Stiasny.
* Flavonoïdes
Anthocyanes
Nous avons ajouté à (5ml) l’infusé de 5% présentant une coloration plus ou moins foncée,
(5ml) de l’H2SO4 puis (5ml) deNH4OH. La présence d’anthocyane a été confirmée par la
coloration s’accentuant par acidification puis virant au bleu violacé en milieu basique.
Les flavonoïdes libres ou génines : Réaction à la cyanidine.
Nous avons introduit dans un tube à essai dans l’ordre (5ml) l’infusé à 5%, (5ml) l’alcool
chlorhydrique, (à volumes égaux: éthanol à 950, eau distillée, H Cl concentré), quelques
copeaux de magnésium et (1ml) l’alcool iso amylique. L’obtention d’une des 3 colorations à
la couche surnageante de l’alcool iso amylique indique l’existence de génines libres: rose
orangée désignant les flavones rose violacée montrant flavanones ou rouge indiquant les
flavonols ou flavanolols.
Les leucoanthocyanes
Nous avons réalisé la réaction de cyanidine sans ajouter de magnésium, nous avons chauffé
au bain-marie pendant 15mn. La teinte rouge cerise ou violacée caractérise une réaction
positive.
. . . .( 5, '
-, ! &3 !%, '
• Solution à analyser :
Nous avons chauffé prudemment (pendant 3mn) l’extrait chloroformique (à 10%) au bain-
marie, et avons filtré à chaud et complété à 10ml si nécessaire avec du chloroforme.
L’hydrolysât : A une partie du résidu de la poudre épuisée par le chloroforme, ont été ajoutés
(10ml) d’eau et (1ml) de l’HCl concentré. Nous avons chauffé le tube à essai dans le bain-
marie bouillant pendant 15mn, refroidit sous un courant d’eau, et filtré.
• Caractérisations
*Anthracéniques libres
Ils ont été recherchés dans le mélange de volumes égaux d’extrait chloroformique et
d’ammoniaque par la présence d’anthraquinones libres par l’apparition d’une coloration rouge
*Anthracéniques combinés
O-hétérosides :
Nous avons agité à volume égal le mélange chloroforme / hydrolysât et avons recueilli la
phase organique dans un tube à essai et gardé la phase aqueuse : A la phase organique a été
ajouté (1ml) de NH4OH dilué. Nous avons agité le mélange.
Caractériser la présence de produits d’oxydation (anthranols, anthrones ) par l’intensification
de la teinte rouge qu’avec l’addition de FeCl3 à 10%.
C-hétérosides
Nous avons repris la phase aqueuse avec (10ml) d’eau distillée et ajouté (1ml) le chlorure
ferrique à 10%. Après avoir bouilli au bain-Marie pendant 30mn; nous avons refroidit sous un
courant d’eau, et agité avec (5ml) de CHCl3. Dans un tube à essai la phase organique a été
récupérée et mélangée avec 1 ml d’ammoniaque dilué. La présence de génines de C-
hétérosides est exprimé par la recherche de coloration rouge plus ou moins intense.
*Différenciation des quinones
A (1g) la poudre de drogue humectée de H2SO4 10% a été additionné (20ml) un mélange à
volume égal d’éther et de chloroforme. Nous avons fait macérer pendant 24h, évaporer à l’air
(5ml) le filtrat obtenu. Le résidu a été repris avec (5ml) de l’éthanol à 950. Nous avons ajouté
goutte à goutte une solution d’acétate de nickel à 5%.
. . . ,( &
, D > + !'
• Solution à tester
Nous avons introduit dans un tube à essai (1g) la poudre de drogue et (20ml) l’éther, puis
bouché, agité, et avons laissé macérer 24h et enfin filtré et complété à 20ml.
• Caractérisations
* Stérols et terpènes
Réaction de Liebermann-Bouchard
Dans une capsule a été évaporé à sec (10ml) l’extrait. Nous avons repris le résidu avec
1/10ième de ce volume (1ml) d’anhydride acétique puis 1ml de chloroforme. Ce mélange a été
partagé dans 2 tubes à essai dont l’un servira de témoin.
Nous avons ajouté (1 à 2ml) de l’H2SO4 concentré à l’aide d’une pipette au fond du tube à
essai sans agiter.
Annona senegalensis Stachytarpheta angustifolia 93
Ouattara Fatoumata Oumar <= => . "
/ :; :/ )9 * 6 6
A la zone de contact des deux liquides l’apparition remarquable d’un anneau rouge – brunâtre
ou violet et la couche surnageante devenant verte ou violette caractérisant respectivement les
stérols et tri terpènes.
*Caroténoïdes :Réaction de Carr et Price
Nous avons évaporé à sec un volume (5 ml) d’extrait éthérique dans une capsule et avons
ajouté 2 à 3 gouttes de solution saturée de tri chlorure d’antimoine sur le résidu. La réaction
positive est caractérisée par le développement d’une coloration bleue devenant rouge.
*Coumarines
Nous avons fait évaporer (5ml) de ce même extrait dans une capsule, puis avons repris le
résidu avec (2 ml) de l’eau chaude, enfin avons partagé la solution entre 2 tubes à essai.
Dans l’un des deux tubes a été mis (0,5ml) de l’ammoniaque à 25%. Nous avons mélangé et
observé la fluorescence sous UV 366nm : Indiquer la présence des coumarines par
l’observation d’une fluorescence dans le contenu ammoniacal.
Hétérosides cardiotoniques
• Solution à analyser
Dans un tube à essai, a été introduite (1g) la poudre de drogue. Nous avons ajouté 10ml
d’éthanol à 600 alcooliques puis 5ml d’une solution neutre d’acétate de plomb à 10%.
Après avoir mis au bain-Marie bouillant pendant 10mn; nous avons filtré sur coton.
• Caractérisations
Extraire la phase organique avec 10ml de chloroforme et partager la entre trois tubes à essai.
Evaporer à sec au bain-Marie et reprendre les résidus avec 0,4ml d’isopropanol.
Introduire dans les trois tubes :
- Tube 1 (1ml) de réactif de Baljet
- Tube 2 :(1ml) de réactif de Kedde
- Tube3 : 1ml de réactif de Raymond-Marthoud.
Introduire dans chaque tube 2 à 5 gouttes de potasse 5% dans l’éthanol.
Au bout 10mn, permet de justifier la présence de carcinoïdes le développement des
colorations :
- Tube 1 : orangée
- Tube 2 : rouge-violacée
- Tube 3 :violet fugace
. . . /( ! '#
• Solution à analyser : Décocté à 1%
A été porté et maintenu en ébullition modérée pendant 15mn le contenu d’un erlenmeyer de
250ml: 1(100ml d’eau distillée et 1g de poudre de drogue).
Nous avons filtré et ajusté à 100ml après les 15mn.
• Caractérisation :
Nous avons réparti successivement, à une série de 10 tubes numérotés : 1,2,3….à 10ml de
décocté à 1 %. Nous avons ajusté dans chaque tube, le volume à 10ml avec de l’eau distillée,
puis agité chaque tube dans le sens de la longueur pendant 15 secondes en raison de deux
agitations par seconde ; laisser reposer 15mn.
Nous avons mesuré la hauteur de mousse de chaque tube et déterminé l’indice de mousse en
choisissant le numéro du tube ayant 1cm comme hauteur.
Indice de mousse 1000
o
N de tube
. . . 0( %! @#
• Solution à analyser :
Nous avons introduit dans un erlen meyer de (250 ml) (10 g) de poudre grossière issue de la
pulvérisation de matière végétale. Nous avons ajouté l’acide sulfurique dilué ( H2SO4) à 10%
au contenu de l’erlen meyer dans le rapport [5 :1] soit 50ml de solvant pour 10 g de drogue,
puis boucher. Après avoir agité, et laissé macérer à la température du laboratoire pendant 24h,
nous avons filtré sur coton et rincé à l’eau distillée de manière à obtenir 50ml de filtrat.
• Caractérisations
Nous avons introduit dans chacun de 2 tubes à essais (1g ) de poudre, et avons mis dans le
tube No1 (5) gouttes de réactifs de Mayer, et (5) gouttes du réactif de Dragendorff. Les
résultats ont été classés comme suite : Abondant = + + +
Moyen = + +
Louche = +
Test négatif = 0
Dans le cas d’un test positif, il faut confirmer la présence d’alcaloïde par une extraction.
• Oses et holoside
Nous avons procédé par une évaporation à sec du décocté à 10% auquel ont été ajoutées 5
gouttes d’H2SO4 concentré et 3 gouttes d’alcool saturé au thymol. Une réaction positive se
traduit par une coloration rouge.
• Mucilages
Les mucilages ont été révélés par l’obtention de précipités floconneux avec le mélange du
décocté à 10% de la drogue avec l’alcool absolu.
• Hétérosides cyanogénétiques
Nous avons ajouté à (1g) de drogue un mélange à volume égal de toluène et d’eau. Après
avoir bien nettoyer le bord supérieur du tube, nous avons fixé le papier picrosodé fraîchement
préparé : les hétérosides cyanogénétiques colorent le papier pricosodé
. . ,( . , ! !&' # (&!'&
. . , +- (&!%&' ! #,% %&'
Le principe est de faire une décoction pendant 1 h afin de récupérer les substances extractibles
par l’eau à chaud.
50 g de poudre de chacune des 3 drogues ont été décoctées avec: Pour Stachytarpheta
angustifolia, 500ml d’eau (décoction 10%), et 1000 pour les drogues de Annona
senegalensis (20% de dilution), ceci à cause du pouvoir hygroscopique de la poudre de
cette drogue.
• Nous avons refroidit, filtré le décocté, puis avons procédé à la concentration sous vide
du filtrat au rotavapor à la température de 50º.
• Le concentré obtenu a été lyophilisé et conservé dans des flacons stériles
hermétiquement fermés après les différentes pesées.
:'; -
<;=>- H2O 100 °C
?=!=:? =
?@"'<?
Masse de lyophilisât
Rendement =
masse de la poudre
. . , .( !%, !&' 4 =! )
Le principe repose sur l’extraction des substances hydrosolubles et thermolabiles
éventuellement.
(50g) de poudre de drogue ont été introduits dans un ballon (1litre), puis macérés avec pour
Stachytarpheta angustifolia 500ml d’eau 3fois (1,5l) et les drogues de Annona senegalensis
avec respectivement 1000, 800 et 200ml (2l) sous agitation magnétique pendant 24h.. Nous
avons répété cette opération successivement 3 fois à des intervalles de 24h en renouvelant à
chaque fois le solvant dans les proportions indiquées. Les macérés obtenus ont été filtrés sur
des compresses puis concentrés au rotavapor à sec sous vide à 50º. Le concentré obtenu a été
lyophilisé et conservé dans des flacons stériles hermétiquement fermés
A chaque fois le rendement de l’extraction a été évalué. L’extrait obtenu est conditionné dans
un flacon désinfecté et hermétiquement fermé.
Figure n°°9 Schéma d’extraction par macération à l’eau pendant 24h. Cette opération a été
répétée 3 fois
!"$ - $-
$ !#"-
A: ': . =
. . , ,( (&!%&' ! =,&3! :
Nous avons préparé un extrait par macération 50 g de poudre de chaque drogue avec 500 ml
d’ETOH à 80% pendant de 24H.
:'; - <;=>-
!E= $
066B
A: ': =
?:> %! 'C"-
Elle a été faite au Soxhlet pour les solvants organiques suivie de la digestion et de la
décoction du marc.
- le principe repose sur un épuisement continu de la drogue par un solvant donné à l’aide
d’un dispositif de SOXHLET.
.6 # $- @!"$ -
:>- $- @?: ! -
A: ': =
?:> %!
?:> %! 'C"- =
Figure n°°11 : Schéma d’extraction par les solvants à polarités croissantes des poudres
de A. senegalensis et de S. angustifolia
Nous avons utilisé à des températures différentes de la plaque chauffante, 100 à 130ml de
solvant.
Digestion et décoction des marcs obtenus
Après l’extraction avec les solvants à polarité croissante, le marc a été séché. C’est cette
matière sèche qui a servi pour la digestion à 50 °C et la décoction.
:'; - <;=>-
. 06 7
'#-<:'!% =
. +66 5
?=!=:? ?@"'<? =
Figure n°°12 : Schéma d’extraction par digestion et décoction des drogues de Annona
senegalensis et de Stachytarpheta angustifolia.
– Matériels de travail :
• Bain-marie
• Balance analytique de type SARTORUS
• Ballon en verre de 1500 ml avec un col de 24/29
• Cartouche en tissu tergal (6 cm X 30 cm),
• Eprouvette graduée de 100 ml,
• Réfrigérant avec un col 24/29
• Solvants : éther de pétrole, dichlorométhane, méthanol, éthanol à 80%
• SOXHLET.
- Mode opératoire :
Nous avons pris 20 g de poudre de chaque drogue et 120 ml de chaque solvant par polarité
croissante.
- Montage du dispositif :
Dans un bain-marie, a été introduit un ballon contenant la cartouche remplie de drogue,
l’ensemble est surmonté par le réfrigérant. Le robinet a été ouvert, et réglé ; la température du
bain-marie a été celle d’ébullition du solvant d’extraction correspondant. La drogue a été
extrait par les vapeurs du solvant ainsi formées tombant dans la cartouche.
Quand le SOXHLET se remplit jusqu’à la partie supérieure du siphon, le solvant riche en
produit se déverse dans le ballon : c’est le siphonage, et le mécanisme reprend.
Après épuisement de la drogue, l’extrait obtenu est concentré et conservé dans un flacon bien
fermé. Le marc est séché et repris par le solvant suivant. Nous avons opéré de cette manière
pour les 3 solvants, le résidu a été repris par l’eau.
Dans le tableau ci dissous nous reportons les conditions de l’extraction au Soxhlet
TABLEAU N°° : Conditions de l’extraction des drogues de Annona senegalensis et de
Stachytarpheta angustifolia avec les solvants à polarité croissante : les nombres de siphonages
et les durées respectives d’épuisement en heure (h, mn) le décimal désignant les minutes.
Solvants (100 à 130 ml) Nombres de siphonages Durée d’extraction (h, mn)
DCM : (20°°)
Feuilles A. senegalensis 27 2,13
Ecorce tronc A. senegalensis 45 4,00
Inflorescence S. angustifolia 22 4,10
Ether diéthylique : (15°°)
Feuilles A. senegalensis 54 4,00
Ecorce tronc A. senegalensis 58 5,05
Inflorescence S. angustifolia 30 6,00
MetOH : (40°°)
Feuilles A. senegalensis 38 6,35
Ecorce tronc A. senegalensis 84 8,45
Inflorescence S. angustifolia 26 4,20
. . , /( (&!%&' ! =! :
Au marc obtenu de l’épuisement par les solvants organiques à polarité croissante, nous avons
ajouté 200 ml d’eau distillée dans un ballon de 1000 ml qui a été maintenu au bain-marie
réglé à 50º C pendant 3 h. La solution obtenue est filtrée sur coton.
Le marc sera repris avec (1OOml) d’eau distillée puis portée à 100 º pendant 3 h. De même la
solution obtenue a été filtrée sur coton.
Les filtrats obtenus ont été concentrés au rotavapor sous pression réduite à une température
comprise entre 45 et 50º C, puis lyophilisés.
Nous avons déposé 8µl de chaque extrait à la concentration de 10mg/ml sur la plaque à l’aide
de la micropipette.
- Migration
Après avoir évaporé le solvant avec le séchoir, nous avons introduit la plaque dans la cuve à
chromatographie contenant l’éluant approprié. (L’éluant est un mélange de solvants en
fonction du pouvoir d’élution, la vitesse d’élution dépendant de la viscosité du solvant et de la
phase stationnaire). La phase mobile parcourt la phase stationnaire provoquant ainsi une
succession de partage des constituants entre les deux phases, ce qui permet une séparation des
constituants entre les deux phases.
- Révélations
Les plaques ont été séchées à l’air libre et ont été observées à la lumière UV à 254 et 366 nm.
Nous avons ensuite procédé à la détection des constituants à l’aide de révélateurs.
- Expression des résultats
Pour chaque tache nous avons calculé le facteur de rétention ou rapport frontal (Rf )
Rf Distance parcourue par la substance
Distance parcourue par le solvant
LYOPHILISATEUR DU DMT
ROTAVAPOR
isolés de la culture purifiée; le même inoculum a servi pour les tests avec nos 3 extraits de
plantes, et pour l’antibiogramme avec nos extraits de plantes.
Isolement des colonies
Pour l’isolement des colonies, nous avons utilisé les milieux de culture suivants : la gélose
Drygalski pour les bacilles à Gram négatif et la gélose au sang pour les cocci à Gram positif.
Les germes ont été isolés à partir des prélèvements vaginaux provenant de sujets présentant
des leucorrhées. Après réisolement et identification, les germes ont été testés le même jour.
Pour l’identification de Staphylococcus aureus, nous avons réalisé dans un premier temps la
coloration de Gram afin d’apprécier la morphologie ; le test de la catalase afin de le
différencier du Streptocoque. Staphylococcus aureus est catalase positif contrairement au
streptocoque qui est catalase négatif.
Identification des souches à tester
Les colonies isolées ont été réensemencées sur gélose ordinaire, puis identifié par la galerie
Api 20E. Les souches ainsi identifiées ont fait l’objet de nos tests antibactériens.
. , + /( % & &! &'"!%&, ' :
O B
- Préparation des solutions
Les extraits ont été dissous dans de l’eau distillée, 100 mg de l’extrait ont été dissous dans (1
ml) d’eau distillée. Les extraits aqueux des drogues de Annona senegalensis ont été deux fois
plus dilués à cause de leur aspect pâteux en présence d’eau. Ces mêmes extraits ont subit les
dilutions au 10è, 100è, et /ou au 1000è avec de l’eau distillée.
- Imprégnation des disques
Les disques blancs de 6 mm de diamètre ont été imprégnés, de manière à obtenir les mêmes
doses pour différentes concentrations (5 ; 10 et/ou 15 l de dépôt de la solution préparée),
correspondant respectivement aux doses de (500, 1000 et/ou 1500 g) des extraits
« concentrés » par disque; Les disques ont été placés dans des boîtes de pétri où ils ont été
séchés,. Les disques imprégnés avec les extraits dilués ont été chargés à 1, 10, et 100 g. Pour
une même dose, trois disques ont été imprégnés.
- Préparation de la suspension bactérienne
Une colonie bien isolée issue d’une culture a été introduite dans (10 ml) d’eau distillée
contenue dans un tube à essai pour les antibiogrammes des bactéries testées. Soient 105
bactéries / ml.
Mise en test
La suspension bactérienne préparée a été coulée sur le milieu Muller Hinton (MH ) pour les
bacilles et le Staphylocoque. Après l’inondation de toute la surface du milieu par la
suspension bactérienne, le surnagent a été jeté par aspiration avec une pipette de transfert.
Chaque boîte a reçu dix disques déposés sur un numéro d’identification apposé sur la face
inférieure de ladite boîte. Les milieux ont ensuite été incubés à l’étuve pendant 24 heures à
37°C. Les milieux de réisolement seront conservés au réfrigérateur.
O <
Nous avons procédé à la mesure du diamètre des zones d’inhibition, dans le cas de sensibilité
autour des disques de 6 mm de diamètre.
. , + 0+ 5,& ' !&' # =!%&'-'&, ! &'$ ' ) ,&3 # "' ! & ! 3' 5'! 2
/000
La méthode bioautographique consiste à la dilution rapide ainsi qu’à l’isolement des
constituants actifs à travers une cible. Les chromatogrammes sont recouverts d’un milieu de
culture incorporé de microorganismes. Après une incubation pendant 24 heures à 37 °C un
révélateur approprié permet d’observer l’activité (Keita, 2002).
Préparation des plaques CCM
L’étude de l’activité antifongique a concerné aussi bien les extraits organiques que les extraits
aqueux.
Les solutions correspondent aux concentrations de 10, 30 et 60 mg/ml (M/V) pour les extraits
aqueux et éthanolique de Annona senegalensis et Stachytarpheta angustifolia et 10 mg/ml
pour le témoin constitué par une solution de nystatine en solution chloroformique à la
concentration de 100 g /ml (M/V).
8 –10 et 20 l de chaque concentration ont été déposés sur la plaque.
Les plaques en verre avec comme support du silicagel 60 F254 Merck ont été utilisées. Nous
avons réalisé deux chromatogrammes (pour le test antifongique a servi de témoin la plaque de
silicagel aluminium).
Les systèmes de solvants suivants ont été utilisés :
• Butanol - Acide acétique - Eau (60 :15 :25) pour les extraits et fractions aqueux,
hydro-alcooliques et alcooliques ;
• Ligroïne – Acétate d’éthyle (1-1) pour les extraits Dichlorométhanique et
diétheréthylique.
Après la migration, le chromatogramme en verre a été visualisé à l’UV 254 nm, puis à 366
nm. Les plaques ont ensuite été séchées à la température ambiante du laboratoire afin
d’éliminer toute trace de solvant avant le test antifongique.
Les plaques témoins ont été révélées avec le réactif de Godin
Matériel végétal testé
Il s’agissait des extraits aqueux éthanoliques lyophilisés et de la poudre d’écorces de tronc de
Annona senegalensis et des inflorescences de Stachytarpheta angustifolia.
Solution de référence
Elle a été constituée par la Nystatine dissoute dans du chloroforme à la concentration de
1mg/10ml.
Champignon testé
Nous avons utilisé des souches cliniques de Candida albicans obtenues à partir des
prélèvements vaginaux au laboratoire de bactériologie de l’Institut National de Recherche en
Santé Publique (INRSP).
Milieux de culture
Nous avons utilisé les milieux suivants :
- Sabouraud gélose + chloramphénicol + actidione
- Sabouraud gélose liquide (SDA : Sabouraud Dextrose Agar)
- Malt agar.
Préparation du milieu Sabouraud gélose liquide
Faire dissoudre 15 g de poudre de Sabouraud gélose dans 1litre d’eau distillée. Attendre 5 mn
puis bien agiter afin d’obtenir une suspension homogène. Chauffer en agitant jusqu’à
dissolution complète. Le milieu ainsi préparé sera stérilisé à l’autoclave à la température de
121°C pendant 15 mn.
Préparation du milieu Sabouraud gélose + Chloramphénicol + Actidione
Nous avons utilisé la même méthode précédemment mentionnée en ajoutant le
chloramphénicol et l’actidione qui permettront l’isolement de Candida albicans en éliminant
les germes saprophytes.
Préparation du milieu Malt Agar
Ajouter 48 g de Malt Agar à 1 litre d’eau déminéralisée par chauffage dans un bain – marie
bouillant ; passer avec précaution à l’autoclave pendant 10 mn à la température de 121° C
sans surchauffer.
Identification et isolement des souches de C. albicans
Identification de C. albicans
Les travaux ont porté uniquement sur les prélèvements vaginaux. L’identification de C.
albicans a été faite soit par examen microscopique, soit par culture, soit par culture suivie de
coloration de Gram.
Examen microscopique :
Nous avons procédé par des observations des prélèvements entre lame et lamelle. Les
caractères microscopiques ont trait à l’aspect des cellules. C. albicans présente un aspect de
cellules lévuriformes, rondes, ovalaires ou bourgeonnantes.
Culture :
La culture a été réalisée sur le milieu Sabouraud gélose + chloramphénicol + actidione coulé
dans la boite de pétri. Pour cela, nous avons procédé au passage de l’écouvillon de
prélèvement sur le milieu de culture incorporé dans la boite de pétri et incubé à la température
de 30°C pendant 24 heures.
Coloration de Gram
Prélever dans la boite de pétri ensemencée une colonie de levures ;
Réaliser un frottis sur lame, laisser quelques mn puis fixer à l’aide de l’alcool à 90°
alcoolique.
Après préparation de la lame, réaliser la coloration de Gram proprement dite.
Ensuite, observer à l’aide d’un microscope optique à l’objectif 100 en immersion.
Test de filamentation
C’est un test préalable au test antifongique qui atteste de l’authenticité de la souche de
C. albicans.
Ce test met en évidence la production de filaments caractéristiques de C. albicans.
La souche est ensemencée dans un tube contenant du sérum humain.
L’inoculum doit être suffisant pour donner un très léger trouble dans le milieu ( 0,5 ml de
sérum pour une colonie). L’observation des filaments se fait au microscope à l’objectif 40
après 3 heures d’incubation à 37° C.
Conservation des souches
Elle se fait sur le milieu Sabouraud + chloramphénicol + actidione coulé en tube incliné.
Principe :
Prendre une jeune colonie de 24 heures et l’ensemencer sur la gélose en tube. Incuber pendant
24 heures à 37° C puis garder le tube en anaérobiose (les tubes ne doivent pas être
hermétiquement fermés).
NB : Les souches de Candida albicans doivent être repiquées tous les deux mois.
Test proprement dit : Il s’est déroulé en trois jours :
O B
(1) Repiquer une culture de C. albicans sur le milieu de culture Sabouraud gélosé +
chloramphénicol + actidione en boite de pétri ;
(2) Incuber à 30° C pendant 24 heures ;
O <
(3) Préparer deux erlenmeyers contenant 50 ml de milieu de culture Sabouraud liquide et
les stériliser à l’autoclave pendant 15 mn à 121° C.
(4) Ajouter à froid à l’aide d’une pointe de spatule une colonie issue de (2) dans l’un des
milieux préparés en (3).
(5) Laisser se reposer une nuit sous agitation.
O D
(6) En début de matinée, prendre 0,5 ml du milieu précédent (trouble) et l’ajouter au
second milieu préparé en (3) (dilution 100 fois).
(7) Laisser reposer pendant environ 7 heures sous agitation. Ce temps est nécessaire pour
atteindre la phase de croissance exponentielle de C. albicans
(8) Pendant ce temps, préparer les milieux de culture à base de malt agar qui seront la
base de l’inoculum versé sur les plaques CCM, et les repartir en erlenmeyers de 50 ml.
La quantité du milieu de culture est fonction de la dimension de la plaque ; pour une
plaque de 10 X 10 cm, la quantité de malt agar sera de 10 ml.
(9) Maintenir le malt agar fondu au bain – marie à 48° C car au-dessus de cette
température, les levures ne survivent pas et en dessous de 43° C, le milieu se solidifie.
(10) Ajouter 0,5 ml de cette solution obtenue en (6) à chaque fraction de 50 ml de
malt agar fondu, afin d’obtenir un inoculum contenant 105 cellules / ml.
(11) Laisser à nouveau se reposer à 48° C ;
(12) Verser l’inoculum sur les plaques à l’aide de pipettes stériles à raison de 10 ml
par portion de 10 X 10 cm ;
(13) Incuber à 30° C pendant une nuit en atmosphère humide en utilisant des boites
en plastique contenant un papier buvard trempé ;
(14) Révéler les plaques à l’aide d’une solution aqueuse de bromure de
méthylthiazoyltétrazolium (MTT) à 2,5 mg / ml. Les zones d’inhibition de croissance
apparaissent sous forme de taches incolores sur fond violet, après une nouvelle
incubation de 4 heures. Tous nos extraits ont été testés selon la même technique et au
même test.
(15) Gicler de l’éthanol sur les plaques afin de tuer les microorganismes.
(16) Les plaques ont ensuite été ensuite recouvertes de feuilles de plastiques
transparentes afin de les conserver ; (chauffer alors préalablement l’Agar avec
précaution).
Radical
N N
NO2 NO2
(Chevalley, 2000)
NO2
RESULTATS
Pour les résultats, les tableaux et les figures seront numérotés indépendamment des chapitres
précédents.
B& B 7 )
Au niveau des trois zones du Mali, l’enquête a été menée auprès de 101 personnes.
Les résultats de l’enquête sont reportés selon le plan suivant :
1. Données générales les zones d’enquête et les personnes enquêtées ;
2. Concepts traditionnels des IST et les IST les plus fréquemment traitées par les
thérapeutes traditionnels;
3. Traitements des IST dans les zones d’enquête
4. Plantes médicinales utilisées par les thérapeutes des trois zones d’enquête.
B&BC Données générales sur les zones d’enquête et les personnes
enquêtées
+ + +( 5 , , ,! 8 #= C&
Tableau n° I Détails des résultats des enquêtes : Durée, nombre ( villages / quartiers),
nombre de personnes interviewées et ayant donné au moins une recette, nombre de recettes
recensées et nombres de plantes
V/Q : Villages / quartiers ; PI : Personnes interviewées ; PDR : Personnes ayant donné au moins
une recette. (*)=une thérapeute interviewée au marché n’a pas voulu donner son adresse à
Koutiala. Le total du nombre des plantes ne tient pas compte ici des espèces qui se répètent dans
les 3 zones d’enquête. Ces détails seront spécifiés au niveau des listes des plantes.
Nous constatons ici une grande variabilité des recettes à Koutiala, et celle des lieux d’enquête à
Kolokani. L’enquête de Koutiala nous a demandés plus de temps.
+ + .( 5 , , ,! C&,
Les données générales sur les thérapeutes enquêtés portent sur leurs répartitions selon le sexe,
la tranche d’âge, le groupe ethnique, la religion et sur la pratique leur profession.
Tableau n° II : Répartition des personnes enquêtées selon le sexe
Sexe
Koutiala Siby Kolokani
ND = Non déterminé
La majorité des personnes interviewées ont entre 30 à 89 ans dans les trois zones.
25
.+ Koutiala
20 Siby
+1
Kolokani
15 +/
+6 +6 +6
10
0 0
5 . . , .
6
6 6
0
< 30 30 - 49 50 - 69 70 - 90 > 90 ans
A Kolokani seulement 7,69 % ne vivaient que l’art de guérisseur. La profession herboriste a été
toujours associée à d’autres professions et rare dans les villages. Sous la rubrique «d’autres
professions » Siby a enregistré 92,31 %.
Répartition en fonction de la pratique de la profession, de la religion et du groupe ethnique
Thérapeutes de SIBY
< 10 20,58 % ≤ 30 26,47% Minianka --- Musulman 94,12 %
10 à 20 35,29% 31 à 60 02,94% Sénoufo --- Chrétien ---
21 à 39 05,88% ≥ 61 02,94 % Malinké 94,12 % Animistes
40 et plus 23,53% Ne sait pas 67,64% Bambara 02,94 % 05,88%
Ne sait pas 14,71% Peul 02,94 % Athée ---
Thérapeutes de KOLOKANI
< 10 13,88% ≤ 30 25,00% Minianka --- Musulman 72,22 %
10 à 20 38,88% 31 à 60 08,33% Bambara 97,22% Chrétien ---
21 à 39 19,44% ≥ 61 --- Malinké 02,78% Animistes 27,78 %
40 et plus 27,77% Ne sait pas 66,67% Sénoufo --- Athée
Ne sait pas 00,00% Autres ---
47,2% des thérapeutes de Kolokani ont une expérience de 21 à 39 ans contre 32,25% à
Koutiala et seulement 29,41%.
Les thérapeutes de Koutiala ont dans l’ensemble une faible durée de pratique (dans nos
conditions d’étude) avec ¼ à moins de 10 ans d’expérience, tandis que à Siby nous avons
enregistré à cet intervalle 1/5 contre seulement environ 1/7 des thérapeutes de Kolokani. Avec
Annona senegalensis Stachytarpheta angustifolia 114
Ouattara Fatoumata Oumar <= => . "
/ :; :/ )9 * 6 6
d’autres fréquences nous observons les mêmes proportions avec une durée de l’art de
guérisseur traditionnel supérieure ou égale à 40 ans.
Entre une expérience de la pratique de 21 à 39 ans Koutiala et Kolokani ont presque les
mêmes fréquences (1/5). A Siby cette fréquence est environ 4 fois plus basse.
1.2- Concept traditionnel des IST dans les zones d’enquête
Nous reportons ici le concept traditionnel des trois infections sexuellement transmissibles les
plus traitées par les thérapeutes traditionnels dans chacune des trois localités. Les nosologies
traditionnelles «Sopisi ou Damajala», «Leminεnpo ou Jijεmanbo» et «ηgorosien»
correspondent respectivement à la gonococcie, aux candidoses génitales et aux
trichomonoses. Ces IST sont définis par les symptômes suivants selon les thérapeutes.
Gonococcie : Elle est communément reconnue sous le nom de «Sopisi» (chaude pisse) et
quelques fois «Damajala». Cette deuxième appellation est communément reconnue par les
Bambara.
la gonococcie est définie à travers des symptômes comme la dysurie l’hématurie surtout
terminale et surtout la miction purulente
Candidoses génitales et les trichomonoses sont globalement appelées « Leminεnpo ». La
première est spécifiée souvent comme « Jijεmanbo » et la seconde « ηgorosien » caractérisant
un prurit plus accentué.
Répartition des thérapeutes selon leurs connaissances sur les symptômes des trois IST
TABLEAU N° : Répartition des thérapeutes selon leur connaissance des symptomatologies
des candidoses, de la gonococcie et des trichomonoses.
Pathologies Koutiala (n=31) Siby (n=34) Kolokani (n=36) Chi2 p
% % %
Candidoses E>*J <D*E >H*< H*<J = *= <R
100 88,2
77,4 80,6
80
54,8 47,2
60
Gonococcie
40 22,6 23,5 Candidoses
16,7
Trichomonose
20 5,9
0
Koutiala Siby Kolokani
Figure n°3 : Répartition des thérapeutes selon leur connaissance des symptomatologies des
candidoses, de la gonococcie et des trichomonoses.
Les connaissances des thérapeutes sur la gonococcie et la trichomonose sont comparables
dans les 3 localités (p>0.05) par contre, il existe une différence statistiquement significative
entre les connaissances des thérapeutes sur les candidoses dans les trois localités (p<0,05).
TABLEAU N° : Répartition des thérapeutes selon leur connaissance sur les étiologies des
candidoses, de la gonococcie et des trichomonoses.
Pathologies Koutiala (n=31) Siby (n=34) Kolokani (n=36) Chi2 p
% % %
Gonococcie J= *I JE*D J= *I = *D> = *J>
Les connaissances des thérapeutes sur l’étiologie de la gonococcie sont comparables dans les
3 localités (p>0.05) par contre, il existe une différence statistiquement significative entre les
connaissances des thérapeutes sur l’étiologie des candidoses et de la trichomonose dans les
trois localités (p<0,05).
100 85,3
80,6 80,6
80
51,6
60 47,2 Gonococcie
Candidose
40 25,8
Trichomonose
17,6 13,9
20 5,9
0
Koutiala Siby Kolokani
Figure n°/: Répartition des thérapeutes selon leur connaissance sur les étiologies des
candidoses, de la gonococcie et des trichomonoses.
L’hématurie, la miction purulente et la dysurie sont les symptômes les plus cités par les
thérapeutes traditionnels. Les symptômes flous regroupent l’ensemble des signes auxquels
nous n’avons pas trouvé de correspondances selon les concepts de la médecine moderne.
Il existe une différence statistiquement significative entre les connaissances des thérapeutes
sur les symptômes hématurie et écoulement liquidien jaunâtre dans les trois localités (p<0,05).
80
H<" '-
70
?B :" '-
60
50 '=:'!% @" " -%:-
40 "A $- I-%: -
30
=!" -B -%: 'C"'$'-%
20 J "%K: -
?:-%:'!% " '% ' -
10
0
Koutiala Siby Kolokani
Selon les thérapeutes interviewés à Koutiala, Siby et Kolokani, les rapports sexuels non
protégés constituent la première cause de contamination (80,8% ; 90,3% et 96,6%). Il
n’existe pas de différence statistiquement significative entre les 3 localités.
A Koutiala, Siby et Kolokani, majoritairement les thérapeutes traditionnels se basent sur les
signes suivants pour diagnostiquer les candidoses : respectivement les prurits (68,4 ; 87,5 et
66,7), les leucorrhées crémeuses (soit 73,7 ; 12,5 et 16,7) et les démangeaisons à l’entre cuisse
(soit 36,8 ; 75,0 ; 55,6). Il existe une différence statistiquement significative entre les localités
pour ce qui concerne les leucorrhées crémeuses.
TABLEAU N° : Etiologies des candidoses selon les thérapeutes
Symptômes Koutiala (n=18) Siby (n=9) Kolokani (n=17) Chi2 P
% % %
Rapport sexuel contaminant 06F6 +66G 4 /F+ 3F.0
6F6+1+
Les rapports sexuels non protégés sont l’étiologie la plus fréquemment rencontrée dans les
candidoses à Koutiala, Siby et Kolokani respectivement t 50% ; 100% et 94,1%. Il existe une
différence statistiquement significative entre les localités (p<0,05).
Les leucorrhées nauséabondes ont été évoquées par la majorité des thérapeutes traditionnels
77,8% à Koutiala, 28,6% à Kolokani et 50% à Siby.
La majorité des thérapeutes ont cité les rapports sexuels non protégés et le manque d’hygiène
comme cause de trichomonoses. A Siby et Kolokani les autres pathologies et le port de
vêtement souillé ne sont pas reconnus comme étant cause de trichomonose.
TABLEAU N° : Réponses des thérapeutes sur l’existence de mesures de prévention
des IST
Existence Mesure de Koutiala (n=31) Siby(34) Kolokani(n=36) Chi2 P
prévention
% % %
Oui 64,5 85,3 83,3 4,97 0,08340
Non 16,1 2,9 16,7 3,28 0,1942
NSP 16,1 11,8 --- 5,85 0,054
Les bons comportements ont été la première mesure de prévention préconisée par les
thérapeutes traditionnels suivie des plantes médicinales et du préservatif. Cependant,
Plus de 50% des recettes sont utilisées dans soigner la gonococcie et les candidoses génitales.
La majorité des thérapeutes de Kolokani et de Siby ont donné des recettes la gonococcie. A
Koutiala, la majorité des thérapeutes traditionnels possèdent des recettes contre les
candidoses.
Les thérapeutes de Koutiala ont plus de recettes contre le VIH/SIDA que ceux de Kolokani et
Siby. Dans les trois localités les thérapeutes traditionnels ont donné des recettes pour d’autres
pathologies différentes des IST, respectivement 12,94%, 27.785% et 24,51% à Koutiala, Siby
et Kolokani.
+ , .( % && &!#'&' % , 4# E &'! !
En milieu Minianka, l’enquête nous a permis d’obtenir 85 recettes dont 87% sont à base de
plantes utilisées dans le traitement des IST traitées.
La plupart de ces recettes sont constituées de plantes, qui peuvent être utilisées seule et/ou en
association avec d’autres. Chaque recette est identifiée par un numéro de la fiche qui
correspond au numéro d’identification des thérapeutes ayant fourni l’information. Le numéro
de fiche est cité autant de fois que le thérapeute a donnée de recettes. Pour chaque recette
nous mentionnons le nom scientifique des plantes, le nom en langue locale Bamanan ou
Minianka, les drogues (parties utilisées), les conditions de récolte de chaque plante s’il y en a,
la préparation de la recette, le mode d’administration, la posologie, les effets secondaires, les
contre-indications et la conduite à tenir en cas de surdosage. Les recettes qui ne sont pas
d’origine végétale ont été regroupées comme autres recettes. Les recettes sont reportées selon
les IST traitées :
. )L
T( ε " *4 1 U
Fiche nº 01
Recette no 1
Nom scientifique : Parkia biglobosa
Nom Bamanan : N r
Drogue : Ecorce du tronc
Conditions de récolte : tôt le matin offrir à la plante 2 à 3 cauris avant la récolte avec une
daba. Préparation remède Sécher pendant 24h au soleil, faire la décoction d’une poignée
pleine de petits morceaux des écorces dans 1 L d’eau, à renouveler 3 fois.
Mode d’administration et posologie: Voie orale; Boire 2 verres nº8 2 fois / jour ; faire une
toilette intime, 2 fois / jour,
Durée du traitement : une semaine (si la maladie est vieille de 1 an) 2 semaines (si la maladie
est vielle de 2 ans).
Fiche n° 01
Recette nº 02
Nom scientifique : Acacia nilotica
Nom Bamanan : Buana
Drogue : Fruits
Autres ingrédients : Beurre de lait de vache (Nare), poudre de balle de fusil (Cribi)
Conditions de récolte : tôt le matin récolter avec la main ou le bâton,
Préparation : Faire sécher les fruits au soleil pendant une semaine ; Piler les fruits
séchés et la poudre de balle, mélanger une poignée de la poudre obtenue au beurre de vache et
infuser une autre poignée dans une quantité suffisante d’eau,
Mode d’administration et posologie : Voie orale, boire une 1 cuillerée à café dans un
verre nº 8 fois 2 fois / jour
Durée du traitement : une semaine à 14 jours (lemin npo); 4 à 5 jours (Kononajoli)
Fiche nº 02
Recette n° 01
Nom scientifique : Annona senegalensis
Nom Bamanan : Mande sunsun,
Drogue : Racines avec écorces
Préparation : Nettoyer les racines en enlevant la terre et l’écorce externe, préparer une
décoction avec deux poignets de la drogue dans 2 L d’eau,
Mode d’administration et posologie: Voie orale, boire 3 fois par jour le contenu d’un
verre à boire et faire une toilette intime et le tout pendant une semaine.
Fiche n° 03
Recette n° 04
Nom scientifique (non défini)
Nom Mossi Kobodogo
Drogue : Sève des branches à recueillir dans un récipient
Indications : (NV) Daconojoli (ns) ; candidoses buccales
Préparation remède : conditionnement primaire de la drogue puis préparation d ‘un
tampon à l’aide d’un coton.
Mode d’administration et posologie : application locale,
Effets secondaires : goût amer,
Contre indication : Ne pas manger tout de suite après application.
Fiche nº4
Recette n 1
Nom scientifique : Sclerocarya birrea
Nom Bamanan : Gunan
Drogue : écorce de tronc
Conditions de récolte : en saison sèche, le matin, utiliser la daba ou la hache,
Préparation : nettoyage des écorces, sécher au soleil à défaut d'
un magasin d'
étalage,
pulvériser, mesurer 2 verres nº8 de la poudre à macérer dans 1L d’eau.
Mode d’administration et posologie : Usage externe, faire une toilette intime une fois / jour ;
Par voie orale, boire 1 verre nº 8 deux fois par jour.
Durée du traitement : une semaine (si la maladie est apparue moins d’une année) 21 jours
(si la maladie est vieille de plus d’une année)
Effets secondaires : Peut provoquer des vertiges chez les personnes hypotendues,
Conduite à tenir en cas de surdosage : arrêt immédiat du traitement,
Contre indication : l’hypotension.
Fiche n° 07
Recette n° 1
Nom scientifique : Ficus thonningii,
Nom Bamanan : Dugalen,
Drogue : Feuille, fruits
Conditions de récolte : un matin de lundi ou de jeudi récolter les feuilles ou les racines
en hivernage, sécher ou utiliser à frais,
Préparation : pulvérisation des fruits et mesure d’1 cuillerée à café de la poudre dans
un verre d’eau tiède à macérer ou 4 bottes des feuilles dans 1 L d’eau.
Mode d’administration et posologie : Voie orale, boire: 2 verres nº8 2 fois / jour; faire une
toilette intime 2 fois /jour pendant 4j;
Effets secondaires : possibles
Contre indication : Ne pas associer avec le lait,
Fiche nº 08
Recette n °1
Nom Bamanan : Ni k r jalani, Warabilemikon, ηalama, Dabilemik ni, Balenbo, Balibali,
Saman r , Baro, ηolob , Ganifin, Nz k n , Tomi et/ou λamaku + Murulu, li ; / Joro,
Sulafizan, « café champion »
Nom scientifique (voir liste des plantes)
Annona senegalensis Stachytarpheta angustifolia 125
Ouattara Fatoumata Oumar <= => . "
/ :; :/ )9 * 6 6
Fiche n º 23
Recette n º 01
Nom scientifique : 1) Acacia nilotica, 2) Ficus platyphylla, 3) Eclipta prostrata, 4) Cissus
quadrangularis, 5) Stylosanthes erecta, 6) Tamarindus indica,
Nom Bambara : 1) Buana, 2) Gababilen, 3) Musofin, 4) Wuluj l k , 5) Moritaba, 6) Tomi,
Drogues : fruits, feuilles
Conditions de récolte : ne pas utiliser d'
instrument métallique,
Préparation: décoction d’une botte de chaque drogue dans 2 L d’eau pendant 30 mn à une
heure de temps, filtrer et refroidir.
- Mode d’administration et posologie : faire la toilette intime après miction et boire 1 verre nº
8 2 fois / jour. Pendant (5 jours au maximum),
Effets secondaires : vomissement et apparition d’autres petites maladies.
Conduite à tenir en cas de surdosage : boire de l’eau.
Fiche n° 24
Recette n º 03
Nom scientifique : Alchornea cordifolia,
Nom vernaculaire : F f
Composantes = grains sec et cuit, corps minéraux (argile)
Noms communs : terre provenant des profondeurs des foyers traditionnels; argile blanche ;
Préparation : mélanger et moudre l’ensemble des 3 éléments; dans une marmite dans laquelle
a été fraîchement préparé du gâteau de mil, mettre 1 L d’eau, chauffer et ajouter la poudre de
drogue.
Mode d’administration et posologie : Effectuer une toilette intime à chaque miction,
application sur les démangeaisons la poudre seule ou mélanger dans du beurre de karité
Durée du traitement jusqu’à guérison.
Fiche n º 25
Recette n º 1*
Nom scientifique : Bridelia feruginosa, Gossypium barbadense
Nom Bamanan : Sagan, K rikolo Nom Minianka : Driwo
Drogues : feuilles et racines, grain
Conditions de récolte : ne pas utiliser d'
instrument ferreux
Préparation remède. Faire la décoction des drogues dans une marmite non ferrique (quantité
non limitée), filtrer ; piler les grains de coton, et mélanger la poudre obtenue avec le décocté.
Mode d’administration et posologie : voie orale, boire 1 verre n º 8, 2 fois par jour, Faire un
bain de siège et une toilette intime avec les résidus du filtrat 2 fois par jour jusqu’à
éclaircissement du décocté,
Effets secondaires : des vomissements sont souvent observés.
Conduite à tenir encas de surdosage : diminuer la quantité administrée,
Fiche Nº 26
Recette n° 1 *
Noms scientifiques : 1) Stachytarpheta angustifolia, 2) Euphorbia hirta,
Noms Bamanan : 1)Basacu, 2) Debasinji
Autres ingrédients. champignon, T risigilan
Drogues : Plante entière
Préparation : Décoction d’un mélange des 3 drogues séchées à l'
ombre en une seule botte.
Mode d’administration et posologie : Voie orale, boire un 1/2 verre à boire avant et après
chaque repas pendant 3 jours à une semaine.
Effets secondaires : Possibilité de vertige en cas de jeun après administration,
Conduite à tenir encas de surdosage : Consommer du sucre
Contre indication : Chez les personnes en état d’hypoglycémie.
Traitement des candidoses se référer au traitement des trichomonoses (Recette n º 01 de
la Fiche n° 27) et le traitement de la gonococcie (Recette n º 02 de la Fiche no 28).
Remèdes utilisés dans le traitement de la trichomonose (Leminεnpo)
Traitement des trichomonoses Cf. Fiche no 07 Recette no 1 traitement des candidoses
Traitement des trichomonoses Cf. Fiche nº 14 Recette no 1 traitement des candidoses
Fiche n º20
Recette n º 1
Nom scientifique : Khaya senegalensis,
Nom vernaculaire : Jala,
Drogues : jeunes feuilles
Préparation : faire la décoction de 6 poignées de drogue,
Mode d’administration et posologie : voie orale et bain et jeter à un endroit non sale (ne
jamais brûler les résidus) pendant 7j.
Fiche nº 22
Recette n º 01*
Nom scientifique
Nom vernaculaire : S c c
Drogues : plante entière
Préparation : faire décocter une à 3 poignées de drogue, la drogue ne doit pas être souillée par
le bétail,
Mode d’administration et posologie : voie orale, boire 2 fois / jour le contenu d’un verre à
boire ; faire une toilette intime 2 fois / jour.
Durée du traitement : 3 à 4 jours environ et continuer si nécessaire,
Fiche n° 22
Recette n º 02
Nom scientifique : Sida stipulata
Nom vernaculaire : C gana furanan,
Drogues : plante entière
Préparation : faire macérer une à 3 poignées de drogue,
Mode d’administration et posologie : voie orale, boire 2 fois / jour le contenu d’un verre à
boire; en bain intime, faire une toilette intime 2 fois / jour.
Durée du traitement : 3 à 4 jours environ et continuer si nécessaire.
Pour le traitement des trichomonoses se conférer au traitement des candidoses (Recette n° 01
de la Fiche n° 26)
Fiche nº 27
Recette n º 01
Nom scientifique : 1) Acacia nilotica, 2) Xanthoxylum zanthoxylo des,
Nom vernaculaire : 1) Buana, 2) Wo,
Drogue(s) : poudre de racines dans une potion « coranique »
Préparation : mélanger la poudre avec la dite potion,
Mode d’administration et posologie : faire un lavement et une application du remède mélangé
au jus de citron imbibant un coton sur les parties génitales atteintes un jour sur deux.
Durée du traitement : une semaine à dix jours,
Traitement des trichomonoses Cf. Traitement de la gonococcie (Recette n º 02 Fiche no 28).
. T/ " U
Fiche n° 02
Recette n° 2
Nom scientifique : 1) Cola cordifolia, 2) Arachis hypogaea,
Nom vernaculaire : 1) ηaban k , 2) Tika,
Drogues : 1) racine, 2) graine)
Préparation : nettoyer les racines, découper en petits morceaux, macérer dans 2 L d’eau 2
poignets de racines + 2 poignets de grain d’arachide pendant 4 heures ;
Mode d’administration et posologie : Voie orale : ¼ L 3 x /jour et mâcher les grains
d’arachide pendant 5 jours.
Fiche n° 04
Recette n 2
Nom scientifique : Anthocleista djalonensis,
Nom vernaculaire : Feretanid b ou Samakulo
Drogue : écorce de racines avec du citron
Conditions de récolte : récolter à la main et conserver dans un endroit humide
Préparation : pulvériser, tamiser, infuser 2 cuillerées à café de la poudre fine dans 2 verres nº8
d’eau, macérer pendant 30 mn,
Mode d’administration et posologie : Voie orale : Remuer, et boire matin et soir : 4 verres /
jour, pendant 3 jours si maladie récente ; une semaine si maladie chronique.
Fiche n° 06
Recette n° 02
Nom scientifique : Ximenia americana,
Nom vernaculaire : Ndong
Drogue : Ecorces de racines
Conditions de récolte : récolter le matin avec la daba,
Préparation : sécher à l'
ombre, pulvériser et consommer avec du lait caillé;
Mode d’administration et posologie : Voie orale: 1 cuillerée à café dans un verre de lait
Matin et soir.
Durée de traitement : 2 semaines environ,
Traitement de la gonococcie se conférer au traitement des candidoses (Recette n° 1 de la
Fiche nº 08)
Fiche n° 08
Recette n° 3
Noms scientifiques : Cf. liste des plantes
Noms Bamanan: λ k r jalani, Warabilemikon, alama, Dabilemik ni, Balenbo, Balibali,
Saman r , Baro, Ngolobε, Ganifin, Nzεkεnε, Tomi et/ou λamaku + Murulu+miel ; / Joro,
Sulafizan, «café champion »
Drogues : feuilles, racines, fruits (Baro et Saman r ),
Préparation: mélange des drogues séchées à l'
ombre puis décoction, addition de beurre de
karité
Mode d’administration et posologie: Voie orale 3 verres nº8 fois 2 / jour matin et soir.
Durée du traitement : 4 à 5 cinq jours,
Fiche n° 08
Recette n° 6
Nom scientifique Leptadenia hastata ; Cassia nigricans,
Nom vernaculaire : Jony ; λ k r diarani
Drogues : feuille
Préparation: faire une décoction et une addition de beurre de karité,
Mode d’administration et posologie : Voie orale, boire 2 verres nº8 matin et soir,
Durée du traitement : une semaine
Fiche nº 10
Recette n° 1
Nom scientifique : Securidaca longepedunculata
Nom Bamanan : Joro
Drogues : racine
Conditions de récolte : entre un matin de lundi ou jeudi et 14h, faire la récolte,
Préparation remède : nettoyer, découper puis macérer trois morceaux de racines dans 1L
d’eau ;
Mode d’administration et posologie : Voie orale, boire 2 verres n º8 au coucher et 2 verres nº8
avant de petit-déjeuner, si la maladie est vieille de 1 an augmenter d’un verre la posologie
pendant 2 jours et normaliser pendant 5 jours pendant une semaine.
Fiche n° 12
Recette n° 2
Nom scientifique : Acacia albida,
Fiche n° 16
Recette n° 1
Nom scientifique : Tamarindus indica
Nom Bamanan: Tomi ; Nom Minianka : Daanga
Drogues : feuilles
Conditions de récolte : récolter le matin avec le couteau en récitant des incantations (**) (la
prescription de cette recette ne doit pas être gratuite),
Préparation : Faire la décoction de 2 bottes dans une marmite en terre cuite,
Mode d’administration et posologie : boire à volonté.
Durée du traitement : 3 à 4 jours,
Fiche nº 17
Recette n° 1*
Nom scientifique : 1) Annona senegalensis, 2) Lannea velutina, 3) Guiera senegalensis,
Nom vernaculaire : 1) Mande sunsun, 2) Surukupekun, 3) Kundi
Drogues : Feuilles.
Préparation remède : ne pas enlever de feu pendant la décoction de 3 ou 4 bottes ;
Mode d’administration et posologie : Fumigation à la vapeur, Voie orale, Bain,
Durée de traitement : 7 jours,
Fiche n° 19
Recette n º3
Nom scientifique : Cochlospermum tinctorium
Nom Bamanan : Ntigibara,
Drogues : feuille
Conditions de récolte : sans faire de rapport sexuel la veuille, récolter les feuilles,
Préparation : faire la décoction d’une botte, (ne pas panacher le décocté)
Mode d’administration et posologie : Voie orale, boire 2 louchées 2 fois par jour,
Durée du traitement : 4 jours
Effets secondaires : troubles digestifs possibles
Fiche n° 19
Recette n º4
Nom scientifique : Cochlospermum tinctorium
Nom Bamanan : Ntigibara,
Drogues : racines)
Conditions de récolte : Ne pas faire de rapport sexuel la veille de la récolte ; Récolter le matin
de très bonne heure (5 h du matin) avant de faire la toilette matinale. En allant à la récolte des
racines, il est interdit de parler avec quelqu’un.
Préparation : faire la macération des racines, (ne pas panacher)
Mode d’administration et posologie : Voie orale, boire 2 louchées 2 fois par jour,
Durée du traitement : 4 à 3 jours,
Effets secondaires : Troubles digestifs
Fiche n° 20
Recette n° 3*
Noms scientifiques : 1) Annona senegalensis, 2) Securidaca longepedunculata, 3) Saba
senegalensis, 4) Pterocarpus erinaceus,
Noms Bamanan : Mande sunsun, Jurusun, Saban, Genin, (Drogue(s) Feuilles)
Préparation : former une botte avec chaque plante, mélanger et décocter dans une marmite en
terre cuite, ne pas mettre en contact d’un instrument ferreux,
Mode d’administration et posologie : Voie orale : boire un verre à boire 2 fois / jour, se laver
avec et fumigation du ventre avec la vapeur 2 fois / jour pendant 7 jours,
Fiche n° 21
Recette n º 04
Nom scientifique : Zizyphus mauritiana
Nom Bamanan: Ndomonon
Drogue : racine
Conditions de récolte : prélever la drogue tous les jours sauf un samedi.
Préparation: décoction d’un ou de 3 morceaux, et morceau de racine fraîche
Mode d’administration et posologie : Voie orale : mâcher les racines puis boire 1 verre à boire
du décocté / jour en un seul un jour,
Effets secondaires : rare cas de constipation,
Conduite à tenir en cas de surdosage : à jeun, boire 1L d’eau et rester ainsi jusqu’à 1 h,
Fiche n° 23
Recette n º 02
Nom Bamanan : Minsin, Geni,
(Drogues = Plante entière, écorce)
Noms scientifiques : 1) Cadaba farinosa, 2) Pterocarpus erinaceus,
Conditions de récolte : Ne pas récolter avec des instruments en fer.
Préparation : faire la décoction d’une botte de chaque drogue dans 2 L d’eau jusqu'
à réduction
de ce volume à 1 L d’eau.
Mode d’administration et posologie : Voie orale : boire 1 verre nº 8 2 fois par jour,
Durée du traitement 10 jours environ,
Fiche n º 24
Recette n º 01
Noms scientifiques : 1) Euphorbia hirta, 2) Xylopia aethiopia,
Noms Bamanan : 1) Debasinji, 2) Ganifin
Drogues : Plantes entières
Préparation : faire la décoction des drogues dans une marmite en terre cuite,
Mode d’administration et posologie : boire autant qu’on peut.
Fiche n° 26
Recette n º 05
Noms scientifiques : 1) champignon, 2) Euphorbia hirta
Nom Bamanan : 1) T risigilan, 2) Denbasinji
Drogues : plante entière
Autres ingrédients : Une gélule d’ampicilline
Préparation : Faire la décoction avec une poignée des drogues séchées à l'
ombre.
Mode d’administration et posologie : Voie orale : Boire un ½ verre 3 fois par jour, une gélule
3 fois par jour pendant 3 jours à une semaine.
Effets secondaires : vertige, vomissement,
Conduite à tenir en cas de surdosage : interrompre l’administration puis compléter au nombre
de jour indiqué.
Contre indication : éviter l’administration de la préparation à jeun.
Fiche n° 28
Recette n º 02
Nom scientifique : Sterospermum kunthiamum,
Nom Minianka : Kegnonko (Minianka)
Drogue : Feuille)
Indications : (NV) Leminεnpo, Sopisi (ns) candidoses, trichomonoses, gonococcies
Préparation : faire la décoction dans une quantité suffisante d’eau pour le bain et pour la
boisson utiliser une botte de feuilles et sept morceaux de racines de longueur d’une main
chacun pour la décoction.
Mode d’administration et posologie : boire autant qu’on peut après la fumigation à chaud et le
bain durant 7 jours.
Fiche n° 29
Recette n º 04
Nom scientifique : Acacia albida,
Nom Bamanan : Balanza, Saλ
Drogues : Ecorce de tronc
Conditions de récolte : prononcer des incantations, récolter les écorces de l’est et de l’ouest
avec une pierre.
Préparation : Préparer une décoction avec une grande quantité de drogue avec l’eau de lavage
du sorgho, renouveler l’eau de lavage du sorgho sans en faire autant pour la drogue et refaire
une seconde décoction. Filtrer et refroidir. (il ne faut pas utiliser d’instrument en fer),
Mode d’administration et posologie : Voie orale : boire 1 verre à boire et se laver avec chaque
soir, jusqu’à éclaircissement du décocté.
Fiche n° 30
Recette n º 02
Nom scientifique : Parkia biglobosa,
Nom Bamanan : N r
Drogues : écorce de tronc
Conditions de récolte : récolter les écorces des 4 points cardinaux, sécher pendant 24 h,
Préparation : préparer une décoction avec une poignée de poudre dans 1,5 L d’eau pendant 15
mn,
Mode d’administration et posologie : Voie orale : boire 2 verres nº 8, faire la fumigation des
organes génitaux
Durée du traitement : 4 à 5 jours.
Fiche n° 11 (remède mixte)
Recette n º2
Nom scientifique : Carica papaya
Nom Bamanan : Manjé.
Drogues : feuilles ou fruits non-murs, ou racines
Autres ingrédients : miel, intestin animal,
Conditions de récolte : au clair de lune (entre le 8è et le 19è jour du mois lunaire) récolter les
fruits et/ou les feuilles, les racines le contraire.
Préparation : (selon la drogue) nettoyer les feuilles bien vertes et piler à l’état frais et étaler au
soleil et pulvériser. Mettre 2 cuillerées à café dans un verre d’eau chaude, laisser macérer et
ajouter 1 cuillerée à café de miel; Faire une décoction des racines fraîches bien nettoyées et
mélanger à un verre à boire du décocté 1 cuillerée à soupe de miel,
Enlever la peau, les grains décoction en petits morceaux et préparer avec les intestins d’un
animal ;
Mode d’administration et posologie :
Voie orale :1 verre à boire 2 fois / jour
Voie orale : une à 2 fois / jour
Voie orale : boire et manger ;
Durée du traitement : 2 jours, 1 à 2 jours.
Contre indication : ne pas consommer trop de piment.
. L
T U
Fiche no 01
Recette n º 05
Nom Bamanan : λ k r tik ,
Drogues : plante entière
Conditions de récolte : récolter à la main tôt le matin.
Préparation : préparer une décoction avec une poignée dans 2 L d’eau et filtrer.
Mode d’administration et posologie : voie orale, boire 2 verres nº 8, trois fois par jour et faire
une toilette intime 3 fois par jour, pendant 2 semaines,
Effets secondaires : des cas de maux de ventre ont été observés.
Conduite à tenir en cas de surdosage : diminuer la dose,
Contre indication : éviter tout rapport sexuel en moins d’un mois de la fin des 15 jours de
traitement.
Fiche n° 06
Recette n° 4 *
Nom scientifique : Annona senegalensis,
Nom Bamanan : Mande sunsun
Drogue : Racines avec écorces
Autre ingrédient: le mil
Fiche n º21
Recette n º 1
Nom scientifique : Guiera senegalensis
Nom Bamanan: Kundi
Drogues : Racine
Indications : (NV) Muso dana, (NS) chancre mou chez la femme.
Conditions de récolte : Réciter des incantations, récolter tous les jours sauf samedi, avec la
daba,
Préparation : Décoction des racines (4 bottes)
Mode d’administration et posologie : Boire à jeun le matin et au coucher ¼ L.
Durée du traitement : Quatre mois.
Effets secondaires : Diarrhée, vomissement sont possibles.
Conduite à tenir en cas de surdosage : Arrêter le traitement.
Contre indication : Eviter de faire les rapports sexuels.
Fiche n° 21
Recette n º 2
Nom scientifique : Ficus platyphylla,
Nom Bamanan : Gababilen
Drogues : Ecorce de tronc
Condition de récolte : réciter des incantations et récolter tous les jours sauf samedi à la daba,
Indications : (NV) Cεdana; (ns) chancre mou (patient homme)
Préparation : Faire la décoction des écorces du tronc, sécher, pulvériser, cueillir la poudre et
mélanger à la poudre des grains de coton.
Mode d’administration et posologie : boire d’abord quelques louchées de bouillie puis ½ L à
midi et le soir (fait rendre) pendant une semaine,
Effets secondaires : Diarrhées,
Conduite à tenir encas de surdosage : arrêter immédiatement le traitement,
Contre indication : Maladies diarrhéiques,
Fiche n° 21
Recette n º3
Nom scientifique : 1) Ximenia americana, 2) Dichrostachys cinerea,
Nom Bamanan: 1) Ndongε, 2) Giliki
Drogues : 1) Racines, 2) gui
Conditions de récolte dire des incantations et récolter tous les jours sauf samedi à la daba,
Annona senegalensis Stachytarpheta angustifolia 141
Ouattara Fatoumata Oumar <= => . "
/ :; :/ )9 * 6 6
. 8" T λ U
Fiche n° 04
Recette n 5
Nom scientifique [Champignon], Parkia biglobosa, Xylopia aethiopia et Zingiber officinalis.
Nom Bamanan: T risigilan du N r , Ganifin, λamacu
Drogues : fruit, racines
Conditions de récolte : récolter à la main et conserver dans endroit sans humidité.
Préparation : griller et piler le champignon avec du Ganifin, un peu de λamacu; macérer dans
2 verres nº 8 d’eau chaude une cuillerée à café de la poudre
Mode d’administration et posologie : Voie orale, une cuillerée à soupe 2 fois / jour pendant la
grossesse pendant 21 jours,
Effets secondaires : possibles,
Conduite à tenir en cas de surdosage : diluer le macéré pour les prochaines administrations,
Contre indication : ulcère gastrique.
Fiche n° 07
Recette n 03
Nom vernaculaire : λamakubara (Drogues = fruits et feuilles)
Nom scientifique : Aframomum latifolium
Préparation : piler, tamiser et recueillir la poudre
Mode d’administration et posologie : Voie orale : 1 cuillerée à café dans un verre nº 8 de thé
ou autre tisane pendant 10 jours,
Fiche n° 12
Recette n° 3
Nom Minianka: Tokoroko
Drogue : feuille (une botte)
Nom scientifique : Combretum glutinosum,
Conditions de récolte : un dimanche ou un lundi prononcer des incantations et récolter,
Préparation: faire des incantations puis décocter la drogue fraîche
Mode d’administration et posologie : se laver, boire ½ l matin et soir,
Durée du traitement : pendant toute la grossesse.
Fiche n° 16
Recette n° 03
Nom scientifique : Adansonia digitata
Nom Bamanan : Zira,
Drogues : fruits
Conditions de récolte : muni d'
un bâton et prononcer des incantations en récoltant.
Préparation : Concasser le fruit mis dans un sac de mil ou autre enveloppe, macérer le produit
dans une calebasse neuve pendant 10 mn, après utilisation, jeter les résidus vers le coté sud
d’une rue;
Mode d’administration et posologie : boire 4 poignets 3 fois / jour, et bain corporel,
Durée du traitement : 1 à 2 jours.
Fiche n° 20
Recette n º 4
Noms scientifiques : Sterculia setigera, Xylopia aethiopia
Nom vernaculaire : Kokonsirani, Ganifin
Drogues : fruits
Autres ingrédients : Sel (K k en Bamanan)
Préparation : mettre dans une boite propre les drogues, incinérer et cueillir les cendres, piler et
mélanger à de la bouillie.
Mode d’administration et posologie : 2 cuillerées á soupe 2 fois par jour pendant cinq jour.
Fiche n° 20
Recette n° 05
Nom scientifique : Stachytarpheta angustifolia
Nom vernaculaire : Basacu
Drogue : Plante entière
Indications : (NV) Tosoλimi, K n najoli (ns) syphilis, candidoses,
Préparation : faire la décoction des 4 bottes, Ne pas utiliser d’instrument en fer,
Mode d’administration et posologie : Voie orale :1 L à repartir en 3 prises / jour ; se laver
avec après fumigation à la vapeur 2 fois / jour pendant 7 jours.
Fiche n° 22
Recette n º 06
Noms scientifiques : 1) Diospyros mespiliformis, 2) Trichilia emetica.
Nom Bamanan : 1) Sunsunfin, 2) Sulafinzan
Drogues = racines
Préparation : Faire macérer les morceaux de racines dans l’eau de lavage du sorgho dans une
marmite en terre cuite hermétiquement fermée. Lorsque l’ensemble a fermenté, filtrer, ajouter
1 L de miel
Mode d’administration et posologie : voie orale : boire 1 verre n˚8 une fois par jour,
Durée du traitement : Continuer le traitement jusqu’à épuisement de la préparation
(éclaircissement du macéré)
Effets secondaires : aucun, à part le goût amer,
Contre indication: Femme enceinte à cause du goût amer.
Fiche n° 24
Recette n º 02
Noms scientifiques : 1) Ficus capensis 2) Lannea acida
Noms Bamanan: 1) Seretoro, 2) Benben (Drogues = racines sans écorce, et écorce de racines,)
Autres ingrédients : Sel
Préparation : Faire la décoction des drogues
Mode d’administration et posologie: à jeun, boire 1 verre nº 8 du décocté, augmenter ou
diminuer cette dose selon la réponse thérapeutique et le degré de tolérance.
Durée du traitement : jusqu’à éclaircissement du décocté
Effets secondaires : Troubles digestifs (diarrhée et de vomissement)
Conduite à tenir en cas de surdosage : diminuer la dose.
Contre indication : Maladies diarrhéiques.
Fiche n° 25
Recette n º 2*
Nom scientifique : Solanum sp,
Nom Bamanan: S g y ,
Drogue : racines
Autres ingrédients : Poule ou coq noir « S fin »
Préparation: Préparer la sauce au poulet sans les oignons, y ajouter les racines bien nettoyées
de Solanum sp (éventuellement séchées à l'
ombre) pendant la cuisson,
Mode d’administration et posologie : voie orale : manger et boire seule cette sauce.
Durée du traitement : une ou deux fois suffisent.
Effets secondaires: Troubles digestifs (diarrhées).
Conduite à tenir en cas de surdosage : Boire assez d’eau fraîche arrêter la diarrhée.
Contre indication : Maladies diarrhéiques.
Fiche n° 26
Recette n° 04*
Nom vernaculaire : Basacu, Zaban, (Drogues : Feuilles)
Noms scientifiques : Stachytarpheta angustifolia, Saban senegalensis
Autres ingrédients : champignon (en Bamanan, T risigilan)
Préparation remède : Décoction d’une botte composée des drogues des 4 plantes (séchées à
l'
ombre) dans une quantité suffisante pour la boisson.
Mode d’administration et posologie : Voie orale ¼ verre à boire 3 fois / jour,
Durée de traitement : 3 jours à une semaine,
Effets secondaires : Vertige possible si administration à jeun,
Conduite à tenir en cas de surdosage : Consommer du sucre.
Autres recettes :
Fiche n° 28
Recette n º 03
Choisir sept touffes de plantes dans la brousse.
Drogues : prendre une branche de chaque touffe et former 4 bottes,
Conditions de récolte : prononcer des incantations et cueillir la drogue avec un couteau.
Préparation : faire la décoction des 4 bottes mélangées.
Mode d’administration et posologie : voie orale : boire ½ verre à boire ;bain : se laver 2 fois
par jour jusqu’à l’accouchement de la patiente.
Fiche n° 29
Recette n º 02
Nom scientifique : Combretum glutinosum
Nom Minianka: Tukoroko
Drogues : une botte de feuilles
Conditions de récolte : un lundi matin, récolter la drogue avec un couteau.
Préparation : faire une longue décoction, filtrer, refroidir,
Mode d’administration et posologie : Voie orale : boire une fois par jour un verre à boire, se
baigner avec une fois par jour.
Durée du traitement: jusqu’à épuisement du décocté,
Fiche n° 29
Recette n º01 *
Nom Bamanan: Jala, s « yapara », Banc r ,
Nom scientifique : 1) Khaya senegalensis, 2) Galus domesticus (coq), [Baobab, coq, chèvre,]
Ingrédients : gui (7 guis de pieds différents), tête et pattes de coq ; corne de chèvre,
Conditions de récolte : Prononcer des incantations, pendant la cueillette des gui,
Préparation : Griller dans une marmite en terre cuite les guis, y ajouter les pattes et tête du coq
de type « yapara », introduire dans ce mélange en carbonisation la corne de chèvre. Après un
temps suffisant, éteindre avec un peu d’eau le feu qui brûle le contenu de la dite marmite.
Conditionner dans la corne la poudre issue de la carbonisation du contenu de la marmite.
Mode d’administration et posologie : introduire dans la bouillie une quantité suffisante de
cette poudre ou mâcher la poudre à volonté une fois par jour (éviter l’usage d’instruments
ferreux) pendant une durée indéterminée : jusqu’à satisfaction ;
Fiche nº 30
Recette n º 01*
Drogue : Terre centrale de la termitière en Bamanan (Bubagaso)
Conditions de récolte : tôt le matin faire l'
offrande d'
une noix de cola rouge au milieu de la
termitière, prélever la terre centrale à l'
aide de la houe, remettre la terre après la collecte.
Préparation : macérer dans l’eau froide une certaine quantité de la poudre.
Mode d’administration et posologie : mélanger une cuillerée à soupe de la poudre à une
bouillie faite à partir de graine de céréales chaque matin durant 4 jours à une semaine.
Contre indication : Ne consommer ni bouillie à base de farine, ni lait.
Fiche n° 22
Recette n º 05*
Recette animale : Placenta de l’âne
Nom Bamanan : Fali tonso
Préparation : sécher au soleil, piler, en faire une sauce en y mélangeant du poisson sec
Mode d’administration et posologie : consommer cette sauce une fois par jour durant un an
environ,
Contre indication : la grossesse.
. ; :/ T/ 0 U
Fiche n° 06
Recette n° 03
Nom scientifique : Acacia nilotica
Nom Bamanan : Bagana :
Drogue : Fruits
Conditions de récolte : avant l'
après-midi récolter à la main les fruits,
Indications : diarrhées chez l'
individu VIH séropositif
zones d’enquête:
La majorité des recettes utilisées dans le traitement des IST sont à base de plantes.
A Koutiala 81 plantes reparties entre 36 familles.
A Siby 58 plantes reparties entre 29 familles
A Kolokani 65 plantes reparties entre 34 familles
Nous allons reporter dans les différents tableaux, la liste des plantes utilisées dans le
traitement des IST dans les trois zones d’enquêtes.
Dans chaque tableau, la liste a été dressée par ordre de nom alphabétique scientifique des
plantes, les noms en Bamanan, la famille et fréquence d’utilisation plantes dans le traitement
des IST. Les plantes les plus citées sont reportées en gras.
Les plantes les plus citées sont respectivement Acacia nilotica (10 fois), Annona senegalensis
(08 fois), Tamarindus indica et Ximenia americana (07 fois); Vitellaria paradoxa et Xylopia
aethiopica (06 fois). Pour les études de laboratoire nous avons retenu la seconde plante la plus
cité et Stachytarpheta angustifolia (02 fois) qui n’a pas fait l’objet de beaucoup d’études
scientifiques.
TABLEAU N° (Suite) liste des plantes citées par les tradipraticiens à Siby
Les plantes les plus citées sont respectivement Tamarindus indica L. (10 fois), Leptadenia
hastata (09 fois), Ximenia americana (08 fois) et Acacia nilotica et Cassia sieberiana (05
fois).
TABLEAU N° (Suite) : liste des plantes citées par les tradipraticiens à Kolokani
Les plantes les plus citées sont respectivement Tamarindus indica (10 fois) Stylosanthes erecta
(07 fois) Detarium microcarpum et Acacia nilotica (06 fois).
/ 08
% d’utilisation par les (8) thérapeutes en cas de candidose
CCC ,2F0 <E*= CCC ,2F0 B<*E CCC CCC
4 6
% d’utilisation par les (15) thérapeutes en cas de candidose
I*H 0,F, <= *= CCC <I*H I*H BD*D E*I
Dans chacune des trois zones les feuilles sont les plus employées contre les candidoses
génitales, tandis que les racines sont les mieux indiquées pour traiter la gonococcie et la
trichomonose.
Sous la rubrique « autres drogues »nous avons retrouvé
A Koutiala les grains de céréales (15,38 %) l’inflorescence (4,2 %)
A Siby l’inflorescence (3,6) les tiges sans feuilles (2,9).
Acacia nilotica +6 60 61
Annona senegalensis 63 S S
Arachis hypogaea =E S S
Detarium microcarpum S =I =E
Tamarindus indica 62 +6 +.
Ximenia americana =H 63 S
Xylopia aethiopica =I S S
TABLEAU N° les cinq familles de plantes les plus citées par les thérapeutes dans les
trois localités.
Rubiaceae S = E !BH*<> F $ S
Les familles les plus communément citées par les thérapeutes des 3 localités sont les
Caesalpiniaceae, les Fabaceae et les Mimosaceae.
* Impuissance sexuelle
La plupart des plantes ici citées trouvent au moins une indication contre la gonococcie.
Les plantes utilisées dans la prise en charge du VIH/SIDA sont Acacia nilotica, Afzelia
africana, Anogeissus leiocarpus, Guiera senegalensis, Erythrophleum africanum, Terminalia
avicennioides, Combretum micranthum et Annona senegalensis, Manguifera indica, Guiera
senegalensis.
Les 3 premières plantes à indications très diverses ont été communément Acacia nilotica,
Tamarindus indica et Guiera senegalensis.
Les plantes les plus fréquemment utilisées à Koutiala contre les IST le sont moins à Siby.
TABLEAU N°° Plantes communes et exclusivement citées contre les IST à Koutiala et
Kolokani
Nous avons retrouvé l’utilisation de Annona senegalensis 8 fois plus supérieure à Koutiala
qu’à Kolokani.
TABLEAU N° Plantes communément citées à Koutiala, Sybi et Kolokani contre les IST
Fréquence
Noms scientifiques Familles Koutiala Siby Kolokani
Acacia nilotica Willd. ex Del Mimosaceae 10 5 6
Aframomum latifolium (Afz.) K. Schum. Zingiberaceae 2 3 2
Cassia sieberiana DC Caesalpiniaceae 1 5 4
Entada africana Guill. et Perr Mimosaceae 3 1 1
Erythrina senegalensis Fabaceae 3 3 1
Euphorbia hirta L. Euphorbiaceae 4 2 3
Guiera senegalensis J. F.Gmel Combretaceae 4 1 1
Khaya senegalensis (Desr.) A. Juss. Meliaceae 3 1 2
Leptadenia hastata (Pers) Decne. Asclepiadaceae 2 9 2
Parkia biglobosa Benth Caesalpiniaceae 5 2 2
Sterospermum kunthiamum Cham Bignoniaceae 1 4 1
Stylosanthes erecta P. Beauv. Fabaceae 1 2 7
Terminalia avicennioides Guill. et Perr Combretaceae 3 2 3
Tamarindus indica Linn. Caesalpiniaceae 7 10 12
Vitellaria paradoxa Gaernt f. Sapotaceae 6 2 3
Ximenia americana L. Olacaceae 7 3 1
2. 5 .7 5 5 . )
Nous reportons ici les résultats de nos études expérimentales sur les deux plantes :
Annona senegalensis et de Stachytarpheta angustifolia
Matières premières végétales
Plantes Drogue Masse en g Couleurs Goût
A. senegalensis Feuilles 600 Verte Amer, astringent
Ecorce de tronc 900 Brune Amer
<&BC Dosages :
TABLEAU N°° Résultats des dosages réalisés sur les poudres des drogues de Annona
senegalensis et Stachytarpheta angustifolia
Dans ce tableau nous avons énuméré les résultats des différents dosages réalisés sur les
poudres des trois drogues. Les plus grands pourcentages en cendres totales et en cendres
sulfuriques ont été obtenus avec l’inflorescence de S. angustifolia contrairement aux teneurs
en eau où la plus grande teneur a été issue des feuilles de A. senegalensis et aux faibles
pourcentages des cendres totales et sulfuriques.
<&<C Données phytochimiques
Les données de la phytochimie (réaction de caractérisation et chromatographie sur couche
mince) des drogues des deux plantes sont reportées dans les tableaux et figures suivants :
Anthracénosides libres VV C C
Les trois drogues contiennent en commun des tanins catéchiques, des flavonoides des oses et
holosides, des stérols et triterpènes des stéroïdes et des hétérosides cardiotoniques
. . .( (&!'& )
Le tableau suivant fait apparaître les différents rendements obtenus de nos différentes
extractions.
TABLEAU N° Résultats des extractions réalisées sur les poudres des drogues de
Annona senegalensis et Stachytarpheta angustifolia
L’extrait aqueux à chaud de S. angustifolia a donné le plus grand rendement et le plus faible a
été attribué à l’extrait dichlorométhane (DCM) des écorces de tronc de A. senegalensis.
A B
Front du solvant : 8 cm
Support : Plaque de Silice G60F264
Dépôt : 4 µl
Système de solvants:
Butanol- Acide acétique- Eau (60 :15 :25)
Observation /Révélateur : A = UV 254
nm ; B = UV 366 nm ; C= Godin
. . , + (&!'& ! (
Les tableaux n° à n° reportent les informations sur les chromatogrammes des
extraits aqueux de nos drogues
TABLEAU N° L Résultats de la CCM des extraits aqueux des feuilles de Annona
Rf Observation UV Révélateurs
AlCl3 FeCl3 Godin
Extraits 254 nm 366 nm
Décocté des feuilles
= *= J _ Violet Vert Brun _
= *B> Visible _ Gris (brun) _ _
= *<D Visible Violet Violet _ Rose
= *D= _ Violet Gris _ Gris
= *D> _ Violet _ _ _
= *>B _ Sombre Violet _ _
= *>G _ Marron Marron _ Violet
6F03 Visible Marron Jaune or Brun Rose
= *IE Visible Noir _ _ _
= *H< _ _ Marron _ _
= *HJ _ Noir _ _ _
= *J> Visible Sombre _ _ _
= *JJ Visible Sombre _ _ _
Macéré aqueux des feuilles
= *= J Visible Marron Vert citron Brun Rose
= *B> Visible Sombre Violet _ _
= *<> _ Sombre Violet _ Rose
= *DG _ Marron Violet _ grisâtre
= *>> Visible Noir Violet _ _
= *E< Visible Noir Marron _ Bleu
6F03 _ Marron Jaune or Brun _
6F1, Visible Bleu clair Marron violacé _ _
= *HJ _ _ Bleu verdâtre _ _
= *JG Visible Sombre Jaune clair
Les décoctés seraient plus riches en constituants que les macérés aqueux, avec beaucoup de
fluorescences violettes à l’UV à 366 nm dans les deux cas. Les révélateurs tels le AlCl3
spécifique des flavonoides ont donné des fluorescences jaunes or aux Rf de 0,63 et 0,58 ;
FeCl3 les taches brunes identifiant les tanins. Avec le réactif de Godin les taches violettes
caractérisaient les triterpènes au Rf de 0,49 dans le décocté, les taches bleues les saponosides
au Rf 0,52 et probablement des flavonoides au Rf 0,89 chez le macéré aqueux.
A l’UV 366 les taches bleues indiqueraient des triterpènes avec le macéré aqueux
Rf Observation UV Révélateurs
254 nm 366 nm AlCl3/UV366 nm FeCl3 Godin
Extraits
Décocté Ecorce de tronc
= *BI Visible Brun sombre Violet _ _
= *<> Visible Violet _ _ _
= *DD _ Marron Violet _ _
6F/+ Visible Bleu _ _ Marron clair
= *>G _ Marron Violet _ Marron clair
6F00 _ Bleu Vert violacé _ Marron clair
= *IE _ Sombre _ Brun Marron clair
= *HI _ Orange _ _ _
= *GB Visible _ Orange _ _
Macéré aqueux Ecorces de tronc
= *B> Visible Marron Gris Brun _
= *<D _ Sombre _ _ _
= *>< _ Sombre Violet _ _
= *ED Visible Violet _ _ Marron clair
= *EH _ Brun Vert violacé _ Marron clair
= *I> Visible Sombre Marron _ _
= *HB Visible Marron Marron _ Marron
= *JD _ Violet _ _ _
= *GB Visible _ Bleu verdâtre Brun _
Les décoctés et les macérés aqueux ont presque les mêmes constituants avec les fluorescences
violettes à l’UV à 366 nm dans les deux cas. A l’UV 366 les taches bleues indiqueraient des
triterpènes avec le décocté.
TABLEAU N° Résultat de la CCM des extraits aqueux des feuilles de l’inflorescence
de Stachytarpheta angustifolia dans le BAW : Buthanol - Acide acétique- Eau (60-15-25)
Rf Observation UV Révélateurs
254 nm 366 nm AlCl3/UV 366 FeCl3 Godin
Extraits
Décocté
= *= E Visible Marron _ _ _
= *<D Visible Jaune Bleu _ _
= *D> Visible _ Jaune sombre _ _
= *DH Visible _ Bleu _
= *>D _ _ _ _ Gris clair
= *>G _ _ Brun Brun Gris clair
= *E> _ Marron _ _ Gris
= *EG _ Noir _ _ _
= *IE _ Sombre _ _ Violet
= *H= Visible Sombre Vert Brun Jaune
= *JB _ Noir _ _ _
= *GI _ Violet _ _ _
Macéré aqueux
= *B= _ Sombre Marron _ _
= *BJ Visible Sombre Gris _ _
= *<H Visible Sombre Violet _ Bleu
= *DG Visible Sombre Bleu _ Noir
= *>I Visible Sombre _ _ Noir
= *EB _ Sombre _ _ _
= *EI _ Sombre Violet _ Violet
= *IJ _ Sombre _ _ _
= *J> _ Orange Violet _ _
= *G> Visible Rouge Jaune _ Vert
Le décocté aqueux est plus riche en constituants que le macéré aqueux les taches noires avec
Godin pourraient représenter les sucres. Les deux extraits contiendraient des flavonoides et
des stérols
. . , . (&!'& ! % '
Les tableaux n°32 à n°34 reportent les informations sur les chromatogrammes des extraits
éthanoliques et méthanoliques de nos drogues
TABLEAU N° Résultats de la CCM de l’extrait éthanolique et de la fraction
méthanolique des feuilles de Annona senegalensis dans le BAW : Buthanol- Acide acétique-
Eau (60-15-25)
Rf Observation UV Révélateurs
254 nm 366 nm AlCl3 UV 366 Godin
Extrait éthanolique des feuilles
= *BB Visible _ Marron sombre Brun
= *BJ _ Marron _ Jaune clair
= *DI Visible Sombre Violet Brun sombre
= *>I Visible Sombre Violet _
= *E> Visible Sombre Jaune or Vert
= *EG Visible Sombre _ Violet
= *IG Visible Noir _ Vert
= *HE Visible Noir Marron Vert sombre
6F24 Visible Marron Rose Violet
= *J> Visible Brun _ _
= *G< Visible Gris Rouge _
= *GJ Visible Rouge Orange _
Fraction méthanolique de l’extrait des feuilles Godin
= *BD _ Brun noirâtre Rose
= *<B Visible Marron Clair
= *<G _ Marron Brun
= *>D _ Noir Gris
= *ED Visible Noir Gris
= *ID Visible Sombre Jaune clair
= *JJ Visible Marron _
= *G> _ Rose Violet
Avec le réactif de Godin, la coloration jaune clair à Rf 0,18 (extrait éthanolique) et à Rf 0,63
(fraction méthanolique) pourrait être des flavonoides (Chromatogrammes n°2). Les
colorations verte et violette au Godin sont probablement des stérols et triterpènes des deux
extraits.
A B
Rf Observation UV Révélateurs
254 nm 366 nm AlCl3 /UV 366 Godin
Extrait éthanolique écorces de tronc
= *BI Visible Sombre Violet Rose
= *<B Visible Marron foncé Violet Clair
= *DD Visible Noir _ Brun
= *>= _ Noir Vert citron Marron
= *>I Visible Violet Orange Marron
= *E> _ Violet _ Violet
= *ID _ Gris _ Marron
= *IG Visible Jaune verdâtre _ Violet
= *HE Visible Gris _ _
= *HJ Visible Orange _ Violet
= *J> Visible _ _ _
= *JG Visible Sombre _ Marron
= *G< Visible Vert Orange _
Fraction méthanolique des E. de tronc 254 nm 366 nm Godin
= *B= _ Brune Rose foncé
= *<< Visible _ Marron
= *<J _ Marron Marron foncé
= *D< _ Sombre Clair
= *>= _ Bleu Brun
= *>J _ Bleu _
= *E> Visible _ _
= *I= Visible Jaune _
= *I< Visible Violet Marron
= *H> _ Bleu verdâtre Violet
= *HG Visible _ _
= *JJ _ Orange _
L’extrait éthanolique présenterait des flavonoides à Rf 0,46 et 0,50 après révélation au AlCl3.
Les deux extraits auraient des triterpènes selon la révélation au Godin.
Le décocté du marc serait plus riche en constituants que le digesté. Le digesté présenterait à
RF 0,66 des flavonoides après révélation au Godin et le décocté du marc présenterait avec ce
même réactif des flavonoides RF 0,31.
A l’UV 366 la coloration bleue du digesté serait liée à la présence de triterpènes.
.
TABLEAU N° Résultats de la CCM des fractions aqueux (digesté et décocté de marc)
des écorces de tronc de Annona senegalensis dans le BAW : Butanol - Acide acétique- Eau
(60-15-25).
Rf Observation UV Révélateurs
254 nm 366 nm Godin
Digesté écorces de tronc
= *BD _ Marron Brun
= *<B _ Violet _
= *<J Visible Violet _
= *>I _ Bleu _
= *EH _ Marron _
= *IH Visible _ _
= *JJ Visible Vert _
Décocté du marc des écorces de tronc
= *= G _ Brun _
= *BG Visible Marron _
= *<D _ _ Brun clair
= *>> Visible _ _
= *IE _ Violet _
Rf Observation UV Révélateurs
254 nm 366 nm Godin
Digesté de l’inflorescence
= *= = = *BG _ Marron Brun
= *D< _ Violet Marron
= *>B Visible Gris Marron
= *>D _ Sombre Brun
6F/2 Visible _ _
= *EB _ Vert Violet
6F02 Visible Brune Gris
= *HI Visible Vert Jaune
= *JI _ Violet Marron clair
Décocté du marc de l’inflorescence
= *<< _ Marron Brun
= *<G _ _ Gris
= *DD Visible _ Brun
= *DI _ _ Brun
= *>E _ Vert _
= *EB Visible Gris Gris noirâtre
6F10 Visible Vert sombre Violet
= *HJ Visible Bleu violacé Vert
Le digesté présenterait selon la révélation au Godin des stérols et triterpènes à Rf 0,47 et des
flavonoides à Rf 0,57 ; Les deux extraits présenteraient des coumarines aux taches vertes à
l’UV 366 ; de la chlorophylle avec une tache verte et des stérols et triterpènes à Rf 0,65 au
Godin.
Observation UV Révélateurs
Rf 254 nm 366 nm AlCl3 /UV 366
Ether diéthylique des feuilles
0,05 _ Marron clair _
0,10 Visible Violet _
0,36 Visible Rouge _
0,40 _ _ Marron
0,58 Visible Orange Rose orangée
0,67 Visible Rose orangé Rose
0,71 Visible Orange Rouge
0,78 _ Rouge Rouge sombre
0,81 _ Violet Bleu clair
0,89 Vert Orange Marron
0,96 Violet Bleu Marron
Fractions DCM feuilles
0,05 _ Orange Rose
0,10 _ rose orangée Orange
0,24 _ Marron clair Orange
0,31 _ Orange Orange
0,36 Visible Marron Brun sombre
0,39 Visible rose orangé Orange
0,59 Visible Violet Rose
0,73 Visible Orange Rouge
0,81 Visible Orange Rose
0,91 Visible Rouge Noir
0,95 _ Bleu Bleu ciel
Les épuisés DCM et éthérique aurait les mêmes types de constituants avec possibilité
présence de saponosides avec le révélateur aux taches bleuâtres, et à l’UV 366 des triterpènes
aux RF 0,95 et 0,96 d’anthraquinones aux taches rouges.
TABLEAU N° Résultats de la CCM des fractions d’extraits apolaires des écorces
de tronc Annona senegalensis dans le système (Ligroine-acétate d’éthyle) (1-1).
Rf Observation UV Révélateurs
254 nm 366 nm AlCl3 UV 366
Ether diéthylique écorces de tronc
= *= D _ Vert Orange clair
= *= J _ Vert Vert citron
= *BE Visible Brune Vert citron
= *<H Visible _ Vert citron
= *DJ Visible Marron Orange
= *IB Visible Marron Orange
= *IJ Visible _ Rose orangé
= *HB Visible Orange Rose orangé
= *HH _ Orange Vert citron
= *J< _ Vert citron _
= *GJ Visible Bleu _
Fraction DCM écorces de tronc
6F6, _ Jaune clair Jaune sombre
6F63 Visible _ Bleu violacé
= *BE _ _ Brun
= *E= Visible _ Brun
I*BE Visible Bleu Orange
= *H= Visible Violet Orange
= *HI _ Vert Orange
= *JB Visible Marron Rose orangé
= *GB _ 0range _
= *GJ Visible Vert citron _
Les épuisés DCM et éthérique présenteraient des flavonoides aux taches orange avec le
révélateur spécifique et des coumarines à l’UV aux taches vertes.
Rf Observations UV Révélateurs
254 nm 366 nm AlCl3 UV 366 FeCl3
Ether diéthylique de l’inflorescence
= *= J _ Marron _ Brune
= *DI Visible Marron Marron _
= *EJ Visible Orange Orange _
= *IE Visible Orange _ _
= *HE Visible Brun Rose orangé _
= *JB Visible Rouge Rouge Brune
= *GB Visible Rose Marron _
= *GH Visible Bleu Marron _
Fraction DCM de l’inflorescence
= *B= _ Violet Bleu Sombre
= *DH Visible Rose _ _
= *EG Visible Orange Marron _
= *I> _ Violet Rose orange _
= *JB Visible Brune Rose orange _
= *G= Visible Bleu Brune Brune
= *GI Visible Bleu Bleu Brune
Les deux extraits semblent très riches contiendraient des triterpènes et des flavonoides,
différentes fluorescences roses, rouge, orange après révélation avec AlCl3 UV 366.
DC 6
, +( Activité antibactérienne :
Résultats des tests antibactériens des extraits aqueux et éthanoliques des drogues
de Annona senegalensis et Stachytarpheta angustifolia.
Comme prévu, nous avons testé 3 extraits de chacune des 3 drogues : les macérés aqueux et
éthanoliques, et le décocté aqueux sur les souches bactériennes cliniques.
, .( Activité antifongique.
Comme les tests antibactériens nous avons utilisé seuls les 3 extraits : le décocté, les macérés
aqueux et éthanoliques à différents dosages.
Feuilles de A. senegalensis
Décocté 240 +
1800 +++
Macéré aqueux 600 +
Macéré éthanolique 300 ++
Ecorces de tronc A. senegalensis
Décocté 240 +
600 ++
Macéré aqueux 600 ++
Macéré éthanolique 240 ++
300 +
Inflorescence de S. angustifolia
Décocté 1800 +
Macéré aqueux 300 +
600 +
900 +
1800 +
Macéré éthanolique 300 ++
900 +
1800 +
Nystatine 100 +++
100 ++
Nous avons noté uniquement les doses ayant une activité positive, le nombre de (+)
correspond au nombre de zones d’inhibition.
Les fortes doses n’ont pas été actives sur le germe avec l’extrait éthanolique des drogues de A.
senegalensis contrairement à une plus grande inhibition par les faibles doses.
Seuls les extraits aqueux des drogues de A. senegalensis ont réagit sur les candida aux doses
de 240µg. Par contre les écorces de tronc de cette plante n’ont pas réagit à la forte dose de
1800µg.
Tous nos extraits de drogues macérés à l’eau ont présenté à 600 µg une zone d’inhibition.
Les écorces de tronc ont été plus actives à cette dose. Même à 300 µg S. angustifolia a réagit
sur les Candida.
, ,( Activité antioxydante
Les chromatogrammes obtenus avec l’ensemble de nos 24 extraits ont été révélés avec une
solution de DPPH pour évaluer l'
activité antiradicalaire, les résultats se présentent sous forme
de taches jaune clairs sur fond violet. Certains de ces résultats sont mentionnés aux
chromatogrammes N°… et les tableaux ….
TABLEAU N° Résultats des tests anti radicalaires : Rf des spots jaune clairs des
chromatogrammes.
TABLEAU N° Résultats des tests anti radicalaires: Rf des spots jaune clairs des
chromatogrammes
Feuilles Annona Écorce de tronc de Annona Inflorescence de
senegalensis senegalensis Stachytarpheta angustifolia
Rf des fractions méthanoliques
0,08 0,13 0,21 0,10 0,15 0,21 0,25 0,32 0,21
0,29 0,63 0,73 0,85 0,38 0,44 0,49 0,55 0,62 0,75
0,69 0,75 0,81 0,88 0,95
Rf des fractions de DCM
0,05 0,10 0,59 0,73 0,03 0,08 0,05
0,88
Rf des fractions éther diéthyliques
0,67 0,81 0,89 0,03 0,10 0,08 0,91
TABLEAU No résultats des tests anti radicalaires: Rf des spots jaune clair des
chromatogrammes
Feuilles Annona senegalensis Écorce de tronc de Annona Inflorescence de Stachytarpheta
senegalensis angustifolia
Rf du marc décocté
0,06 0,13 0,25 0,44 0,09 0,23 0,10 0,45 0,65 0,78
0,48 0,58 0,90
Rf du marc digesté
0,04 0,59 0,13 0,10 0,41 0,69 0,76
Dans l’ensemble les extraits hydroalcooliques ont présenté plus de taches jaune clair.
Particulièrement les extraits éthanoliques. L’extrait méthanolique des écorces de tronc a
révélé le plus grand nombre de taches jaune clair (16 spots), contrairement au digesté de cette
drogue et à la fraction dichlorométhanique de l’inflorescence de S. angustifolia.
C- COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS
Commentaires et discussions
Notre étude, basée sur le traitement traditionnel des IST/VIH/SIDA au niveau de trois
zones différentes du Mali a commencé par des enquêtes ethnobotaniques auprès des
thérapeutes de chaque localité. Ces enquêtes ethnobotaniques nous ont permis de recenser
auprès des thérapeutes traditionnels des recettes et des plantes utilisées dans le traitement des
IST en milieu Minianka (Koutiala), Malinké (Siby) et Bamanan (Kolokani). De ce
recensement nous avons choisi 2 plantes vers lesquelles ont été dirigées nos études de
laboratoire.
Au bout de 41 jours, nous avons interrogé 101 thérapeutes traditionnels dans 38 localités
des trois zones d’enquête. C’est ainsi que nous avons obtenu 281 recettes surtout d’origine
végétale (204 plantes).
Dans l’ensemble les entretiens ont été menés individuellement en langue locale Bamanan
dans les trois zones. En milieu Minianka nous avons fait recours à un interprète pour certains
entretiens.
Dans nos trois zones d’enquête, les thérapeutes rencontrés sont à majorité des hommes (80 à
88%), ont entre 30 à 69 ans, sont de religion musulmane et exercent en plus une autre
profession. Il ressort une correspondance entre le groupe ethnique des thérapeutes et le
groupe d’ethnie majoritaire des trois zones. A Koutiala en plus des Minianka, nous avons plus
de 25% de Bamanan, certainement à cause de sa position de carrefour.
Les trois infections sexuellement transmissibles les plus traitées par les thérapeutes
traditionnels dans chacune des trois localités correspondent aux nosologies traditionnelles
«Sopisi ou Damajala», «Leminεnpo ou Jijεmanbo» et «ηgorosien» correspondant
respectivement à la gonococcie, aux candidoses génitales et aux trichomonoses. Nos analyses
revèlent que les thérapeutes traditionnels ont une bonne connaissance de ces IST assez
répandues en ce sens, ils définissent mieux leurs symptomatologies et étiologies.
Particulièrement les étiologies de la gonococcie sont plus décrites à Siby (85%) plus qu’à
Koutiala et Kolokani avec 80,6% chacun. A l’inverse les étiologies des candidoses génitales
et des trichomonoses sont respectivement plus connues à Koutiala et Kolokani qu’à Siby
respectivement 51,6 %, 47,2% et 17,6%.
De façon unanime, la gonococcie est reconnue à travers la dysurie, la miction purulente et
l’hématurie ; Les candidoses sont surtout reconnues par les prurits, les démangeaisons et les
leucorrhées crémeuses, tandis que les trichomonoses sont caractérisées par des leucorrhées
nauséabondes. En médecine moderne le prurit vulvaire est reconnu comme l’un des plus
fréquents des prurits localisés et l’un des plus rebelles à la thérapeutique (Golé, 1987).
Le VIH/SIDA ne ressort pas comme une infection très connue par les thérapeutes interviewés,
néanmoins 7% des thérapeutes de Koutiala ont donné des recettes pour la prise en charge du
SIDA. Ceci pourrait être en rapport avec le taux de prévalence élevée de cette affection à
Koutiala pour sa position frontalière.
Un autre élément important qui ressort des enquêtes c’est la réponse positive des thérapeutes
par rapport à la prévention des IST (64 à 85 %).
Dans les trois zones la majorité des thérapeutes préconisent comme moyens de prévention le
bon comportement (54 à 60%), les plantes médicinales (13 à 24%) et le préservatif (6 à 10%).
La majorité des thérapeutes traditionnels ont répondu à nos questions et ont donné des recettes
contre les IST (96%).
Pour ce qui est des traitements de ces IST, les plantes qui composent les recettes peuvent être
utilisées seule et/ou en association.
100% des thérapeutes emploient les remèdes contenant au moins une substance d’origine
végétale pour soigner la gonococcie, les candidoses, et les trichomonoses.
En milieu Minianka, les plantes les plus citées ont été respectivement Acacia nilotica (10
fois), Annona senegalensis (08 fois), Ximenia americana (07 fois), et Vitellaria paradoxa (06
fois). C’est sur la base de ces premiers résultats que nous avons choisi les deux plantes qui ont
fait l’objet par la suite des études expérimentales au laboratoire : Annona senegalensis, la
seconde plante la plus citée ; Stachytarpheta angustifolia (cité 02 fois) qui selon nos
recherches n’a pas fait l’objet de beaucoup d’études scientifiques.
Les enquêtes ethnobotaniques effectuées après en milieux Malinké et Bamanan nous ont
permis de dégager les fréquences et la nature des espèces de plantes utilisées par les
thérapeutes de ces localités. Les résultats obtenus au niveau des deux autres zones n’ont pas
confirmé la fréquence d’utilisation de Annona senegalensis : une fois à Kolokani et aucune
fois à Siby. Stachytarpheta angustifolia ne fut point rencontré.
Une comparaison des résultats d’enquêtes des trois zones fait ressortir que Acacia nilotica
(Mimosaceae) et Tamarindus indica (Caesalpiniaceae) ont été les plantes les plus
fréquemment citées à Koutiala, Siby et Kolokani. Les familles les plus représentées ont été les
Fabaceae, les Mimosaceae et les Caesalpiniaceae, Kanta en 1999 a obtenu des résultats
similaires à la suite d’enquêtes ethnobotaniques dans deux marchés du district de Bamako sur
les plantes utilisées contre les leucorrhées.
Pour les mêmes indications certaines plantes communément citées dans les trois zones ont été
retrouvées dans d’autres études ethnobotaniques : Annona senegalensis (contre la
blennorragie, autres maladies vénériennes) Parkia biglobosa Ximenia americana, Acacia
nilotica et Tamarindus indica (Malgras, 1992 ; Kanta, 1999), Cassia sieberiana, Carica
papaya, Entada africana, Khaya senegalensis (Malgras, 1992), Guiera senegalensis, Parkia
biglobosa (Sanou, 1997), Sterospermum kunthiamum (Malgras, 1992 ; Keita, 2002), Citrus
aurantifolia (Diarra, 1989) Pterocarpus erinaceus (Kanta, 1999 ; Keita 2002) Stylosanthes
erecta (Malgras, 1992 ; Ekoumou 2003, Keita, 2002).
Les infections les plus prises en charges sont la gonococcie et les candidoses. A travers les
trois zones d’enquête un certain nombre de plantes ont été communément prescrites pour les
indications suivantes :
La Gonococcie et les candidoses génitales, Tamarindus indica;
La Gonococcie, Ximenia americana, Erythrina senegalensis, Parkia biglobosa, Leptadenia
hastata,
Les candidoses et les trichomonoses, Acacia nilotica.
Dans chacune des trois zones les feuilles de plantes sont les plus employées contre les
candidoses génitales, tandis que les racines sont les mieux indiquées pour traiter la
gonococcie et la trichomonose.
Les plantes indiquées contre l’infection à VIH / SIDA à Koutiala ont été Acacia nilotica ;
Afzelia africana ; en association : Anogeissus leiocarpus, Guiera senegalensis,
Erythrophleum africanum, Terminalia avicennioides et la viande de chien; Combretum
micranthum en association avec Guiera senegalensis ; Annona senegalensis en association
avec Guiera senegalensis Manguifera indica ; Particulièrement nous avons enregistré une
dernière recette pour la prise en charge des patients du VIH/SIDA composée de 17 plantes
(non définies) cueillies au hasard tôt le matin.
Sous un autre plan Acacia nilotica et Guiera senegalensis sont les 2 premières plantes avec
plus d’indications diversifiées d’IST.
Pour ce qui est des deux plantes, objet de nos études expérimentales, leurs principales
indications concernent les candidoses, chancre mou, gonococcie (beaucoup plus) le VIH /
SIDA (Annona senegalensis) ; la syphilis (beaucoup plus), candidose, (Stachytarpheta
angustifolia).
Nous n’avons pas pu définir certaines pathologies considérées comme des infections sexuellement
transmissibles par certains thérapeutes des trois localités malgré la description de leurs
flavonoïdes et surtout les tanins, etc. L’eau semble être un meilleur solvant pour extraire la
majorité des constituants chimiques.
L’observation à l’UV et la révélation des chromatogrammes obtenus avec les extraits des
feuilles et écorces de tronc de Annona senegalensis et des inflorescences de Stachytarpheta
angustifolia avec le réactif de Godin, le chlorure d’aluminium et le chlorure ferrique ont
permis de confirmer la présence de plusieurs composés notamment les tanins, les flavonoïdes,
les stérols et triterpènes.
Par ailleurs, nous avons noté une absence d’alcaloïde dans toutes nos poudres de drogues.
Cependant ces éléments ont été retrouvés dans les échantillons de Kerharo en 1974
concernant Annona senegalensis.
L’analyse qualitative de part les dosages et les réactions de caractérisation sur les poudres de
nos drogues a révélé une faible contamination par la poussière de la poudre des feuilles de
Annona senegalensis avec 0,6% de teneur en cendre chlorhydrique. Les plus grands
pourcentages en cendres totales et en cendres sulfuriques ont été obtenus avec l’inflorescence
de S. angustifolia lui attribuant ainsi une richesse en substances minérales.
Contrairement aux teneurs en eau où la plus grande teneur a été issue des feuilles de A.
senegalensis et aux faibles pourcentages des cendres totales et sulfuriques. La teneur élevée
en eau des feuilles (≥ 10%) témoigne les difficultés de conservation de nos extraits qui ont été
gardés dans les dessiccateurs.
Pour l’évaluation des propriétés antimicrobiennes en rapport avec l’indication thérapeutique
des deux plantes en médecine traditionnelle, nous avons travaillé aussi bien sur les extraits
organiques que sur les extraits aqueux.
Pour l’activité antibactérienne, des extraits des deux plantes à des doses de 1 à 150 µg ont
inhibé la croissance de souches cliniques de Proteus mirabilis et Staphylococcus aureus,
Klebsiella pneumoniae et faiblement les souches cliniques de Escherichia coli, de
Pseudomonas aeroginosa et la souche standard de Escherichia coli ATCC 922. Ces plantes
seraient intéressantes dans certains cas d’urétrites à germes pyogènes (Staphylococcus aureus)
responsables de 6 à 25% des urétrites masculines (APPIT, 2000). Ce cocci gram positif a été
fréquemment isolé au Mali en 2002 au CNAM par Somboro (58,8%), par Keita en 1999 à
l’INRSP, par Sarr à l’Institut Marchoux en 1997 ; par Bougoudogo et al. de1981 à 1991 sur
2187 souches (49% de Staphylococus aureus). Il est assez rebelle à certains traitements
antibactériens conventionnels.
Par ailleurs nos extraits n’ont pas d’activité sur Enterobacter agglomerens. Les diamètres des
zones d’inhibition sur les différents germes et à différentes doses vont de 07 mm à 13 mm.
Dans nos conditions expérimentales, l’activité antibactérienne n’est pas dose dépendante. Le
Proteus mirabilis semble être le germe plus sensible aux différents extraits et fractions
contrairement aux antibiotiques conventionnels avec lesquels cette bactérie est assez
résistante. La difficulté d’imbibition des extraits aqueux de feuilles et d’écorces de tronc de
A. senegalensis par les disques vierges serait à l’origine de la capacité hygroscopique de la
poudre de cette plante. Ceci aurait été un handicap pour la bonne diffusion de l’extrait à
travers la gélose.
Avec l’activité antifongique contre les souches cliniques de Candida albicans, nous avons
noté certaines zones d’inhibition. A des doses de 100 à 600 µg les différents extraits et
fraction de feuilles, d’écorces de tronc de A. senegalensis et inflorescences de Stachytarpheta
angustifolia ont réagit. Les extraits aqueux des feuilles de A. senegalensis ont été actifs sur
Candida albicans à la dose de 240µg.
Tous nos extraits de drogues macérés à l’eau ont présenté à 600 µg une zone d’inhibition. Les
écorces de tronc ont été plus actives à cette dose. A la dose de 300 µg S. angustifolia a réagit
sur les Candida.
Ces résultats pourraient justifier l’utilisation de ces plantes dans le traitement traditionnel des
infections sexuellement transmissibles. L’activité antibactérienne des extraits pourrait
s’expliquer par la présence de certains constituants, notamment les tanins et d'
autres
substances polyphénoliques. De nombreux travaux ont mis en évidence l’activité
antibactérienne des tanins (Scalbert, 1991; Tomás-Barberan, et coll. 1990, Lutete et coll.
1994 ; Elegami, et coll. 2002). Autrement, selon Bruneton en 1993, les tanins, utilisés per os,
ont un effet antidiarrhéique et par voie externe, ils imperméabilisent les couches les plus
externes de la peau et des muqueuses, protégeant ainsi les couches soujacentes. Elles ont un
effet surtout vasoprotecteur. En limitant la perte en fluide et en empêchant les agressions
extérieures les tanins favorisent la régénération des tissus en cas de blessure superficielle ou
de brûlure. En somme, quelle que soit la voie d’administration, les molécules de tanins
astringentes, avec les effets antibactérien, antifongique, hypoglycémiant, antiviral,
antitumoral et anticancérigène demeurent incontestablement intéressantes.
Ces tanins, avec leurs propriétés inhibitrices d’enzyme sont également de bon contre-poison
des alcaloïdes et des métaux lourds, ceci pourrait expliquer l’utilisation de Annona
senegalensis pour lutter contre les mauvais esprits d’après les résultats d’enquêtes
ethnobotaniques de Sidibé en 2002.
Les travaux sur les extraits d’écorce de tronc de Annona senegalensis ont permis d’isoler des
diterpènes selon Eshiet et coll. en 1971 à partir d’extraits d’éther de pétrole. Selon des études
faites au Burkina Faso, les antifongiques conventionnels sont des polyènes dont les structures
peuvent se retrouver dans les composés stéroïdiques et triterpeniques qui seraient
responsables de l’activité antifongique. Ces composés donnent généralement une coloration
violette avec le réactif de Godin et ont un spectre UV analogue à la plupart des composés
retrouvés dans nos extraits.
Pour l’activité anti-radicalaire, dans l’ensemble les extraits des trois drogues des deux plantes
présentent des constituants qui décolorent la solution du radical DPPH à 100µg.
Communément les extraits hydroalcooliques ont présenté plus de taches jaune clairs,
particulièrement les extraits éthanoliques. L’extrait méthanolique des écorces de tronc de A.
senegalensis a révélé le plus grand nombre de taches jaune clairs (16 spots), contrairement au
digesté de cette drogue et à la fraction dichlorométhanique de l’inflorescence de S.
angustifolia. Par ailleurs les études effectuées sur l’extrait méthanolique des écorces de
racines de Annona senegalensis ont permis de démontrer une réduction de l’hyperthermie
provoquée par le venin de serpent chez les rats (Adzu et coll. 2005). L’activité antioxydante
de l’ensemble de nos extraits pourrait s’expliquer par leur richesse en substances
polyphénoliques comme les flavonoides et les tanins. De nombreuses études ont déjà montré
les propriétés antioxydantes des tanins (Ohmishi et coll., 1994), des flavonoïdes, des
anthocyanes et des leucoanthocyanes (Madhavi et coll., 1996 ; Cavin, 1999, Bruneton, 1993).
Tous les extraits des feuilles, écorces de tronc et racines de Daniellia oliveri ont présenté des
effets antioxydants avec Keita ainsi que Timbo en 2003 avec Trichilia emetica.
D’autres études scientifiques sur ces plantes passant par un fractionnement bioguidé ont
permis d’isoler des extraits de l’écorce de tronc de Annona senegalensis quatre ent-
kaurenoides avec une activité cytotoxique sélective sur les cellules cancéreuses du sein et de
la prostate selon Fatope et Coll.
Pour l’évaluation des propriétés pharmacologiques en rapport avec l’indication thérapeutique
l’eau semble être un meilleur solvant pour extraire la majorité des constituants chimiques
responsables des différentes activités antibactérienne et antifongique des plantes justifiant la
pertinence de la forme traditionnelle d’utilisation par les thérapeutes traditionnels dans la
prise en charge des IST.
Les études faites par Kanta en 1999 sur l’activité anticandidosique de 18 plantes médicinales
maliennes a conclut une activité beaucoup plus élevée avec les écorces de racines que les
écorces de tronc et les feuilles sauf dans le cas de Annona senegalensis où les écorces de tronc
étaient plus actives. L’extrait DCM des écorces de racines de Afrormosia laxiflora a présenté
plus de zones d’inhibition (7) à 10mg/ml suivi de Annona senegalensis, cela expliquerait la
variabilité de la teneur en principe actif d’un organe à l’autre et selon le type d’extrait.
Cinq diterpènes (kauranes) possédant des activités antitumorales et antibactériennes ont été
isolés des extraits d’écorces de racine de Annona senegalensis. Kayodé Adesogan et Durodola
(1976).
Les acétogénines de Annona senegalensis présentent une activité antileishmania (Akendengue
et Coll, 1999).
Les travaux de Fall, et coll. en 2003, ont permis de mettre en évidence une activité
antiparasitaire des extraits des racines de Annona senegalensis sur une souche résistante de
Plasmodium falsiparum. Les mêmes auteurs ont isolé et identifié des acétogénines dans les
racines de plantes, ce qui pourrait expliquer l’activité antiparasitaire de la drogue.
Alawa et coll. (2003) ont démontré une activité antihelminthique intéressante de la poudre
totale de Annona senegalensis.
Des travaux antérieurs sur Stachytarpheta angustifolia en 1962 par des chercheurs ont
démontré l’activité anti spasmodique et vasodilatatrice de la plante chez les petits animaux
(Feng et coll. 1962).
Il y a une quinzaine d’années d’autres chercheurs ont démontré les activités antihelminthique
et larvicide in vitro (Robinson et coll., 1990) de cette plante.
Sur la base de certaine utilisation traditionnelle de S. angustifolia, une étude clinique a permis
de documenter l’efficacité de la plante comme antidiarrhéique et antidysentérique (Almeida et
coll., 1995).
D’autres auteurs ont étudié les effets des extraits de S. angustifolia sur les souris et ont trouvé,
que la plante protégeait contre les ulcères gastriques provoqués par le stress avec l’éthanol et
l’indométacine. L’étude du mécanisme d’action a confirmé l’efficacité de la plante comme un
antiacide antiulcéreux et laxatif (Vela et coll., 1997). Le fractionnement de l’extrait aqueux a
permis d’isoler des flavonoides qui pourraient expliquer l’activité observée.
Les différentes propriétés antimicrobienne et antioxydante des extraits des deux plantes
constituent une confirmation de l’utilisation de ces plantes dans la prise en charge des IST.
CONCLUSION
D- CONCLUSION
La médecine traditionnelle reste encore le premier recours pour plus de 80% de la population
africaine à cause de l’inaccessibilité des médicaments conventionnels.
Au terme de notre étude, il ressort que les thérapeutes traditionnels connaissent bien certaines
IST et utilisent des recettes à base de plantes pour leurs prises en charge.
Les espèces de plantes communément citées sont renommées aussi dans d’autres
pharmacopées. Il en est de même pour les familles de plantes les plus sollicitées. Annona
senegalensis est une plante alimentaire, Stachytarpheta angustifolia est sujet de peu d’étude
scientifique. Ces deux espèces de plantes proviennent des enquêtes de Koutiala.
Les études phytochimiques nous ont permis de connaître la composition chimique des
plantes et les études biologiques ont confirmé l’activité antimicrobienne. Concernant les
tests antibactérien et antifongique in vitro tous les extraits (décocté et macéré) des plantes
étudiées ont présenté une certaine efficacité. L’ensemble des 8 extraits de chacune des trois
drogues a présenté une activité antioxydante. Cela serait très utile dans la prise en charge des
patients vivant avec le VIH et pour prévenir certains types de cancer et de pathologies
cardiovasculaires. Nos résultats et les différentes propriétés connues A. senegalensis et de S.
angustifolia sont en faveur d’une utilisation rationnelle de ces deux plantes dans la prise en
charge des IST/VIH/SIDA.
Nous espérons ainsi apporter notre modeste contribution à la revalorisation de la médecine
traditionnelle.
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FICHE SIGNALETIQUE
Nom: OUATTARA
Prénom : Fatoumata Oumar
Titre de la thèse : Traitement traditionnel des infections sexuellement
Transmissibles au Mali : Etudes de la phytochimie et des activités biologiques
de Annona senegalensis, Stachytarpheta angustifolia,
Année universitaire : 2004 - 2005
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la faculté de médecine, de pharmacie et
d’odontostomatologie de Bamako
Secteurs d’intérêt : Santé publique, Infections Sexuellement Transmissibles,
Plantes médicinales.
RESUMÉ
Résultats de la dégradation de nos mœurs, et cas d’une mauvaise prise en charge, les
infections sexuellement Transmissibles et VIH/SIDA sont un véritable problème de santé
publique. Regain d’intérêt pour le large spectre d’activité de la médecine traditionnelle le
traitement de ces infections a fait l’objet de notre étude prospective à travers les milieux
Minianka, Bamanan et Mali.
En collaboration avec les thérapeutes traditionnels et herboristes âgés majoritairement de 30 à
89 ans nous avons pu déterminer les concepts traditionnels sur les infections sexuellement
transmissibles dont trois (les hautes prévalences) ont intéressé nos analyses : ``Sopisi`` ou
‘‘Damajala’’ la gonococcie, ``Leminεnpo``ou ‘‘Kononajoli’’ désigne les candidoses génitales
et ``Leminεmpo``ou ‘‘ηrosien’’ pour la trichomonose. Ces infections sont causes des
écoulements génitaux. Les étiologies et symptomatologies de ces nosologies Bamanan se
superposent à celles définies par la médecine moderne. 281 remèdes traditionnels composés
majoritairement de plantes (204 plantes) ont été récoltées. Les espèces de plantes les plus
communément repérées ont été Acacia nilotica et Tamarindus indica. Les familles de plantes
les plus citées correspondent aux composantes de la grande famille des Leguminosaea.
A l’issu des enquêtes du milieu Minianka nous avons choisi comme matériel végétal Annona
senegalensis prescrit contre les candidoses, le chancre mou et la gonococcie ; Stachytarpheta
angustifolia soignant la syphilis et les candidoses. La prise en charge de ces pathologies par le
nouvel algorithme du PNLS 2004 n’étant pas économiquement accessible pour tous, les
indications de ces plantes demeurent pertinentes. Les écoulements et ulcérations génitaux sont
les syndromes les plus pris en charge par les thérapeutes des trois zones d’enquêtes.
Le criblage phytochimique nous a permis de déceler la présence de certains groupes
chimiques des feuilles et écorces de tronc de Annona senegalensis et dans l’inflorescence de
Stachytarpheta angustifolia : les tanins, les flavonoïdes les oses et holosides, des polyuronides
des stérols et triterpènes. Les pourcentages des substances extractibles par l'
eau confirment la
présence dans la drogue de principes actifs solubles dans l’eau comme les coumarines, les
flavonoïdes et surtout les tanins, etc. Les tests biologiques in vitro démontrent une bonne
indication pour les infections à Candida albicans, à certaines bactéries anaérobiques
responsables des douleurs abdominales basses observées pendant certaines infections
sexuellement transmissibles.
Mots clés : Médecine traditionnelle, infections sexuellement transmissibles Annona
senegalensis, Stachytarpheta angustifolia,
IDENTIFICATION SHEET
Name: OUATTARA
First name: Fatoumata Oumar
Thesis title: Traditional treatment of sexually transmetted infections in Mali:
Phytochemestry and biologic activities of Annona senegalensis (Annonaceae),
Stachytarpheta angustifolia (Verbenaceae),
SUMMARY
and Tamarindus indica. The families of the most quoted plants correspond to
the composants of the great family of Leguminosaea.
Bye the end of the investigation in the Minianka environment, we
chose like vegetal material Annona senegalensis prescribes against the
candidiasis, the single sore (called chancre) and the gonorrhea;
Stachytarpheta angustifolia treats Syphilis and Candidiasis. The treatment
of these pathologies by the new algorithm of the National HIV/AIDS Program
of Mali in 2004 is not economically accessible for all, the indications of these
plants remain relevant.
The digital flows and genital ulcerations are the diseases most treated
by the Traditional Healers of the three zones of investigations. The
phytochimic sifting enables us to detect the presence of certain chemical
groups of the leaves and barks of trunk of Annona senegalensis and in the
inflorescence of Stachytarpheta angustifolia: Tanins, flavonoides oses and
holosides, of the polyuronides of sterols and triterpenes. The pourcentages of
the extractable substances by water confirm the presence in the drug soluble
active ingredients in water like coumarins, the flavonoides and especially the
tannins etc. the biological tests in vitro show a good indication against
Candidiasis infections, with certain anaerobic bacteria responsible for the
low abdominal pains observed during certain Sexually Transmitted Diseases.
Key words: Traditional Medicine, Sexually Transmitted Diseases and
HIV/AIDS, Annona senegalensis, Stachytarpheta angustifolia.