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Université Omar BONGO

Faculté des Droits et des


Sciences Economies
Département des Sciences
Economiques
Niveau : Master1 Analyse des
Projets et Développement
Durable (APDD)

Thème : La ruche

Membres du groupe :
A soumettre à :
AMBELE-BALAGA Chaficka
M. NGONDA MOUANGA
ESSIA-NZE Dylan-Wilfrid
Arnaud
GNENGUI PEMBE NGUELET
Lucie
MALADENA NDONGO
Prisca
MBADOUMOU Landry
MOIMBOYE NZE Etienne
Boris

Année
académique: 2024-
Sommaire

Introduction
I. Création d’un rucher
1- Choix du site
1-a- Installation
2- Capture d’un essaim
2-a- Le piégeage
2-b- La récupération et la disposition préventive
3- Atelier de conception des ruches
3-a- Conception de la ruche FABOSSO
3-b- Conception de la ruche kényane
II. Installation des ruches
1- Localisation et caractéristiques du site
1-a- Entretien des ruches
2- Récolte de miel
2-a- Extraction de la cire d’abeille
3- Cycle de vie des abeilles
3-a- Le fonctionnement des abeilles
3-b- Les ennemies des abeilles

Conclusion

Bibliographie
La crise alimentaire mondiale trouve sans doute sa source dans la baisse des rendements
agricoles. Ainsi, l’enjeu pour les professionnels du secteur agronomiques est de trouver des
solutions qui peuvent résoudre efficacement le problème de la mal nutrition et de l’insécurité
alimentaire dans le monde. L’apiculture se présente donc comme une solution non
négligeable. Car, le miel qui est issu de l’élevage des abeilles participe à la diversité
nutritionnelle dans les régimes alimentaires trop pauvres. En effet, le miel est un produit
composé à plus de 70% de sucre donc du glucose, il regorge d’oligo-éléments (magnésium,
cuivre, sodium, manganèse, calcium, fer et potassium), et des vitamines (A, B1, B2, B3, B5,
B6, B8, B9, C, D et K).
Depuis des millénaires, pour avoir du miel l’homme devait aller dans la nature afin de
trouver un repère d’abeille. Avec le temps, il a commencé à domestiquer les abeilles en leur
construisant des habitats. Ainsi dans un souci de productivité et de confort des abeilles,
l’homme va avec le temps mettre en place plusieurs model de ruche les unes plus
performantes que les autres. C’est ainsi qu’on se retrouve avec des ruches modernes et ruches
traditionnelles en passant par les ruches Dadant, Kenyane et Fonge. Cependant chaque
modèle de ruche est conçu afin d’optimiser le confort et la productivité des espèces d’abeilles
d’une zone agro écologique déterminée. Au cours de notre travail de recherche, nous avons
travaillé sur l’apiculture qui est l’élevage des abeilles domestiques (Apis mellifera adansonii),
cette activité consiste à fournir aux abeilles des demeures pour qu’elles puissent s’y installer
et se développer.
Au Gabon le secteur apicole est en essai par la COPEA (Coopérative d’élevage et
d’agriculture) une structure créée en 2002 et située à Oyem dans le woleu-ntem.

3
I- Création d’un rucher

Le rucher représente l’ensemble des ruches habitants les colonies d’abeilles, le rucher peut
être ouvert ou couvert.

1- Choix du site

Le site choisi doit pouvoir abriter au maximum de plante nectarifère et pollinifère exploitables
par les abeilles dans un rayon de 3 km autour du rucher. Si le site choisi est dans une zone
agricole, il faut se rassurer du type d’agriculture qui y est pratiqué, vu que l’utilisation des
pesticides peut compromettre la santé des abeilles et impacter sur la qualité du miel produit. Il
est également nécessaire de se rassurer de la présence d’un cours d’eau dans les environs pour
abreuver les abeilles. Faute de quoi, on peut toujours leur créer des points d’eau, pour faciliter
les visites. Il serait judicieux d’avoir son habitation près du rucher, car ce site doit être aussi
facile d’accès en voiture.

1-a- Installation

Le nombre de colonies installées doit tenir compte du potentiel de production de nectar et de


l’éloignement des proches voisins. On pose généralement dix (10) ruches par hectare. Cela est
nécessaire pour éviter qu'il ait peu de ressource pour un nombre élevé de colonies, étant donné
que la proportion de la végétation dépend de la production des abeilles. Les distances entres
les ruchers de différent apiculteurs doivent être de 4 km voir 7km pour prévenir des maladies
et des essaimages dans d’autres ruchers. Une trop grande dispersion des colonies où diversité
du type des ruches rendront le travail plus pénible, il faut donc se focaliser sur un type de
ruche et un modèle de disposition. Aussi, il est indispensable pour la sécurité des personnes
de ne pas installer les ruchers proches des habitations, des lieux fréquentés où proches des
voies publiques. Il faut orienter si possible les trous de vol vers l’est tout en évitant les
obstacles naturels qui pourraient empêcher les abeilles de s’orienter. Afin de permettre aux
abeilles de mieux s’orienter, il faut désherber régulièrement les touffes d’herbes dans et aux
environs de la ruche. Les ruches peuvent être placer sur des supports de près 1 m à hauteur
d’homme où percher sur des arbres.

Image 1 : Positionnement des ruches dans un rucher, (manuel de formations apicole


édition revue 2008)

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2-Capture d’un essaim

2-a- Le piégeage

Un essaim est un groupe d’abeilles femelles accompagné de la reine dans la nature à la


recherche d’un nouveau logement. Les éléments leur indiquant un logement sont les suivants :
 L’odeur d’une ruche ayant abrité des abeilles ;
 La phéromone,
 La cire d’abeilles,
 La propolis ;
 Le miel ;
 Le vin de palme bien sucré.
Pour piéger efficacement un essaim, il faut enduire convenablement les ruches de cire où de
miel sur les parois inter et externe et surtout à l’entrée.

Image 2 : Piégeage d’une ruche

2-b- La récupération et la dispositions préventives

 La récupération

On peut également recueillir les essaims d’abeilles sur les branches d’arbres, il suffit juste de
l’enfumer légèrement et secouer la branche d’un geste sec pour que les essaims tombent dans
la ruche. Il faut surtout se rassurer d’avoir pu mettre la reine dans la ruche, sinon les abeilles
ressortiront. Après opération, il faut immédiatement refermer la ruche.

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Image 3 : Capture d’un essaim

 Dispositions préventives

Pour pouvoir protéger le rucher de tous les facteurs climatiques, des prédateurs et des plantes.
 Les abeilles doivent pouvoir être à l’abri des températures extrême, des forts vents, des
pluies et de l’humidité.
 Les ruches doivent être difficiles d’accès aux animaux sauvages, au bétail, aux
insectes et surtout à l’hommes.
 Il faut également protéger le rucher de toute croissance anormal des plantes qui
l’environnent. Cela fera qu’en cas de feu de brousse le rocher ne soit pas atteint.

3- Atelier de conception des ruches

3-a- Conception de la ruche FABOSSO

La ruche FABOSSO est le modèle le plus demandé par les clients. Sa conception est plutôt
simple et peu onéreuse vu qu’elle est faite de 30% de bois qui lui sert de squelette et le reste
de bambous qui permet de la recouvrir. Pour la construire, il faut d’abord faire scier des
planches en vue d’obtenir des morceaux d’une épaisseur moyenne de 4 cm en long et en large.
Ensuite, on va faire des découpes de 19 et 48 cm, de là on prend deux de 48cm et on les clous
aux extrémités de deux morceaux de 19 cm de sorte à former un cadre. On répète l’exercice
pour avoir deux cadres. Puis on va également redimensionner les bambous à la mesure de
48cm et le fendre en deux par la longueur. Ainsi, recouvrir le cadre en bois avec les morceaux
de bambous en mettant le côté fendu de l’intérieur.

NB : Il ne faut pas recouvrir totalement la structure. On laisse un côté pour l’ouverture,


confectionner avec les bambous et deux bois de 19cm un couvercle qui peut s’y emboîter.
Une fois la ruche terminer on va recourir le dessus d’une fine feuille de tôle et faire un petit
trou d’envol sur le côté.

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Image 4 : Ruche FOBASSO

3-b- Conception de la ruche kényane

Pour la ruche kényane, le plus gros travail est effectué à la menuiserie. Le menuisier va faire
la découpe suivant exactement le plan qui lui sera donné et notre travail à nous est de faire le
montage à l’atelier. L intérêts de la ruche kényane c'est sa simplicité de fabrication, dans
l’esprit elle peut être conçue avec n’importe quels matériaux de récupération :
 Planche de coffrage récupérée,
 Planche de paillette et meuble démonté.

NB : Les dimensions ne sont pas standards et l’on voit des modèles de toute taille, le
cadre n’a pas une longueur fixe et la profondeur est au bon vouloir de chacun

Image 5 : Plan de conception d’une ruche kényane

II- Installation des ruches

1-Localisation et caractéristique du site

Il y a deux étapes principales qui précèdent l'installation des ruches en champs :

7
Premièrement il faut stériliser les ruches avec la flamme du chalumeau, ensuite les appâter en
les oignant de fond en comble de cire d’abeilles fondu. Les ruches présentes ont toutes été
posées sur des arbres. Pour les poser sur un arbre, les aspects dont on tient compte étaient, la
résistance de l’arbre, des branches, et l’aisance à y grimper. Le plus souvent, on doit éviter les
arbres fruitiers pour que les personnes venant y chercher les fruits ne soient piquées.

Image 6 : Figures badigeonnèrent de la cire dans la ruche, et installation d’une ruche


1-a- Entretien des ruches
Lorsqu'on installe une ruche, en réalité c’est un lieu de vie qu'on met à disposition non
seulement des abeilles mais à tout être qui peut y vivre. C'est pourquoi l’apiculteur doit
régulièrement vérifier les ruches posées en champs pour se rassurer que ce soient seulement
les abeilles qui y sont. Pour l’inspection des ruches, il faut nécessairement avoir un ballet,
pour pouvoir déloger tous les intrus qui s’y sont installés.

Image 7 : Nid de guêpe dans une ruche FOBASSO

2- Récolte de miel

Pour la récolte du miel, nous avons besoin d’un seau de récolte, d'une corde pour attachés le
seau et le faire décembre des arbres, d’une machette et d’un enfumoir, sans oublié
l’équipement complet de protection de l’apiculteur. Avant de commercer la récolte, il faut
d’abord allumer les enfumoirs à l’aide de carton ou de paille, une fois allumé on peut grimper

8
à l’arbre. Une fois sur labre on commencer par donner un peu de fumée aux abeilles pour les
calmer après cela on peut commercer à ouvrir la ruche et on récolte le miel.
Lorsque nous sommes dans les ruches, on prend bien soin de ne pas toucher aux couvains et
de ne pas spolier totalement les abeilles, car il faut toujours leur laisser une petite quantité de
miel.

Image 08 : Couvain

Il est également important lors de cette opération de ne pas prélevé que les rayons de miel
déjà operculés, car rayon operculés est signé de maturité du miel.

Image 9 : rayon de miel totalement opercules

2-a- Extraction de la cire d’abeille

Pour ce faire nous mettons la cire dans l’eau pour la faire chauffer à 64°C et il faut remuer
jusqu’à ce que toute la cire fonde. Après cela nous allons filtrer pour séparer le liquide de la
matière solide. On remet le liquide dans la marmite pour le réchauffer et on le met dans un
moule.

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Image 10 :

3- Cycle de vie des abeilles


Tableau : présentation de la vie des abeilles
Reine Ouvrières Male
Œuf Fécondité Fécondité Fécondité
Stockage des œufs Cellule royale Alvéole classique Alvéole classique
Alimentation Gelée royale Gelée royal les 3 Gelée royale
premiers jours puis
alimentation
composé
Temps de 16 jours 21 jours 24 jours
développement
Œuf 3 jours 3 jours 3 jours
Lave 5,5 jours 6,5 jours 7 jours
Nymphe 8 jours 12 jours 14 jours
Poids à l’émergence Environ 200mg Environ 100mg Environ 200mg
Longueur du corps 18-22 cm 12-15 cm 15-17 cm
Maturité sexuelle Environ 7 jours Environ 14 jours
Durée de vie 3-5 ans Entre 30 et 45 jours 1-3 mois
Moyenne de ponte par 2000
jour
Moyenne de plante visite 19600
Quantité de miel produit 7 gramme

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3-a- Le fonctionnement des abeilles

Les abeilles fascinent et elles ont fait l’objet de nombreuses études au point qu’elles
constituent un domaine de recherche à part entier nommé apidologie. Il ressort qu’elles ont
des facultés cognitives étonnantes au point que l’on parle autant d’intelligence individuelle
que d’intelligence collective, qui s’illustrent à travers la vie de la ruche à laquelle nous nous
intéressons.
 La communication
Les abeilles ont développé une communication chimique basée sur l’émissions de
phéromones qu’elles lisent par le biais de récepteurs membranaires placé sur leurs antennes.
L’antenne d’une abeille ouvrière est dotée de 6500 cellules sensoriels, quand celle d’un mâle
n’en compte que 3000. Ces antennes sont des organes multi sensoriels captant le gout, les
odeurs et les sensations de toucher. Car les abeilles communiquent aussi par ce sens-là, en se
touchant.
Une deuxième forme de communication très connue est celle de la danse. Incarner par des
abeilles butineuses ou exploratrices afin de transmettre aux abeilles restées dans la colonie des
données telles que la distance, la direction, la quantité de nectar et de pollen.
Une troisième forme de communication réside dans le chant. À certaines périodes de leur
existence, les reines vierges émettent un son vibratoire. Le plus souvent ce chant signale la
présence de la reine à la colonie. S’il s’avère que d’autres reines vierges répondent à l’appel et
qu’elles sont nombreuses, la première reine vierge peut décider de s’en aller former un autre
essaim pour éviter d’entrer en conflit avec les autres car elle serait moins forte. Si les autres
reines sont peu nombreuses à répondre du fond de leurs cellules, la reine cherchera à toutes
les tuer ou à les combattre, si elles sont déjà écloses. Les ouvrières peuvent parfois chanter
dans le but de guider l’essaim vers un site d’installation.
 La reine et l’organisation de la ruche

La reine est une abeille dont la lave se développe dans une cellule particulière, appelée cellule
royale plus vaste et de forme ronde. Par ailleurs, elle est exclusivement nourrie de gelée
royale. La reine des abeilles possède donc un abdomen plus long et plus large, ainsi que des
organes génitaux plus développés. Néanmoins, ce qui la caractérise le plus par rapport aux
abeilles ouvrières, c’est son dard, lisse et rétractile, cela lui permet de rester en vie après avoir
piqué un animal.

Pendant les trois (3) premiers jours de sa vie, une reine ne peut pas voler. Du 7 ème au 15ème jour
de sa vie, lorsque la météo est favorable (si la température est de 17°C minimum, et qu’il ne
peut pas ni ne vente) elle effectue des sorties, le plus souvent vers 14h dans les airs, pour que
les mâles puissent la féconder. Ça dure plusieurs jours, jusqu’à ce qu’elle ait emmagasiné
suffisamment de sperme. Une seule reine peut nécessiter l’intervention de plusieurs mâles
(jusqu’à 18 mâles) et l’accouplement fait mourir ces derniers. La reine n’aura ensuite plus
besoins de sortir car sa réserve lui permet la fécondation des ovules pendant toute sa vie.
NB : Une seule reine est à l’origine de toute une colonie. Car elle peut pondre jusqu’à 2000
œufs par jours. Les ouvrières lui apportent sa nourriture et nettoient ses excréments, afin de
s’assurer de la santé de la reine et donc de la ruche.

 Les ouvrières

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Les abeilles ouvrières représentent 90% de la population d’une ruche et ne vivent qu’entre 30
et 45 jours. Elles ont différentes misions au fur et à mesure qu’elles vieillissent. De 1 à 3 jours
de vie, elles nettoient la ruche, 3 à 12 jours elles nourries les laves et fermes les cellules
contenant des larves, de 12 à 18 jours, elles construisent des rayons ou les réparent. Ensuite,
de 18 à 21 jours, elles battent des ailes à l’entrée de la ruche pour la ventiler, réceptionnent le
nectar et le pollen, organisent également la sécurité de la ruche en interdisant l’accès à des
abeilles étrangères. Enfin du 22ème jour jusqu’à la fin de leur vie, elles butinent et ramènent
leurs trouvailles à la ruche, elles prennent donc le statut de butineuses. Avant de s’éloigner de
la ruche, elles doivent mémoriser son emplacement, ensuite, elles passent leur temps à faire
des allers retours entre la ruche, les sources de nectar et de pollen. Elles sont capables de
voyager des kilomètres autour de la ruche et leur organisme est adapté à ce travail. Le jabot,
situé au niveau de l’abdomen, secrète une enzyme appelé INERTASE, qui entame la
transformation du nectar en miel. Leurs pattes sont aussi adaptées pour la récolte du pollen.

Image 11 : Anatomie de l’abeille ouvrière


 Les faux bourdons

L’abeille mâle, également appelé faux bourdon, nait d’un ovule non fécondé. Il est plus
volumineux qu’une abeille butineuse et pèse deux fois plus. Ces mâles circulent librement
d’une ruche à une autre pour garantir le brassage génétique entre les abeilles, car leur rôle est
uniquement de fécondé la reine.

3-b- Les ennemies des abeilles

Quand nous parlons des ennemis des abeilles, nous faisons allusion ici à tous ce qui ne
favorise pas le bien être de ces dernières.

 Les maladies des abeilles

Dans le code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OIE (Organisation Mondiale de la
Santé Animale), six maladies sont inscrites dans la catégorie des maladies des abeilles :
 Acarien Acarapis woodi ;
 La loque américaine (paenibacillus larvae) ;
 La loque européenne (melissococcus plutonius) ;
 Le varroa (varroa destructor) ;
 Petite ruchette coléoptère (aethina tumida) ;
 Nosemose (nosema apis et nosema ceranae)

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 Le varroa
C’est une maladie qui raccourcit la durée de vie des abeilles, conduit à un changement de
comportement, atrophie les ailes ou les déformes. L’agent causal de cette maladie c’est le
Varroa destructor, ce parasite s’insère dans les segments abdominaux des abeilles adultes et
perfore la membrane pour ingérer l’hémolinphe . Comme mesure, il faut brûler les abeilles
mortes et nettoyer le matériel utilisé dans la ruche infectée.

 La loque américaine
Elle est causée par le bacillus larvae, cette bactérie qui affecte les jeunes larves du couvain.
Elle prolifère dans les tissus larvaires, puis conduit à ce que la colonie soit moins peuplée et
affaiblie. L’opercule est percé de petits trous de formes irréguliers et de couleurs brunâtres. Le
couvain a une odeur d’orange ou de poison pourrie. Comme précaution, il faut également
brûler le couvain infecté et désinfecté le matériel utilisé.

 La loque européenne

C’est une maladie du couvain de l’abeille contagieuse, due à une bactérie portant le nom de
Melissococus plutonius. Elle touche principalement le couvain et entraine des mortalités
larvaires plus ou moins importantes pouvant aboutir à l’affaiblissement de la colonie.

 Nosemose
Causée par Nosema ceranae, est une maladie parasitaire qui affecte principalement les abeilles
domestiques (Apis mellifera et Apis cerana). Ce parasite appartient au groupe des
microsporidies, des champignons microscopiques obligatoirement intracellulaires. La
nosemose est une des principales menaces pour la santé des abeilles et un facteur potentiel
dans le déclin des colonies.
 Petite ruchette coléoptère
La petite ruchette coléoptère ou Aethina tumida est un coléoptère nuisible originaire
d’Afrique subsaharienne qui s’attaque principalement aux colonies d’abeilles domestiques
(Apis mellifera). Cet insecte est devenu une menace mondiale pour l’apiculture en raison de
sa capacité à se propager rapidement et à causer des dégâts significatifs aux ruches.
 Acarien Acarapis woodi
Acarapis woodi est un acarien microscopique, parasite interne des abeilles domestiques (Apis
mellifera), qui provoque une maladie appelée acarapisose ou trachéomycose. Cet acarien
infeste les trachées thoraciques des abeilles, perturbant leur respiration et affaiblissant la
colonie.

 Les prédateurs

Parmi les insectes qui s’attaquent aux abeilles nous avons :


 La mante religieuse qui se nourrit souvent des abeilles,
 Le clairon des abeilles qui dépose ses larves dans des ruches mal entretenues et se
nourrit également des larves.

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 La cohabitation entre les fourmis souvent présentes au-dessus des ruches entre le toit
et les barrettes, ne semble pas nuire à la vie des abeilles. Toutefois, ces fourmis
consomment le miel.
 Les guêpes sont des ennemies des abeilles, car les guêpes se nourrissent de leurs
abdomens.
 Les oiseaux insectivores se nourrissent des abeilles.
 Le frelon est également un prédateur des abeilles, 30 frelons peuvent détruire une
colonie en 48heures.
 Mais, l’homme reste le pire des prédateurs à travers ses utilisations massives des
insecticides, pesticides, et produits phytosanitaires détruisant les abeilles.

 Phénomène naturelle

Les effets du climat affectent souvent la vie de la ruche :


 L’humidité participe au développement des champignons dans la ruche, une forte
canicule fait monter la température dans la ruche faisant fondre les alvéoles.
 Aussi les feux de brousse qu’ils soient naturels ou provoqués détruisent les habitations
des ruches.

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En somme, La création et la gestion d’un rucher nécessite une préparation minutieuse et
une connaissance approfondie du comportement des abeilles, de leur cycle de vie et des
méthodes d’entretien. Chaque étape, depuis le choix du site jusqu’à la récolte du miel et de la
cire, joue un rôle crucial dans la santé et la productivité des colonies. Les différentes
techniques de conception et d’installation des ruches, comme la ruche Fabosso ou la ruche
kényane, offrent des solutions adaptées aux besoins des apiculteurs et des abeilles. Enfin, en
comprenant les menaces auxquelles les abeilles font face, telles que les parasites et les
prédateurs, il est possible d’assurer leur protection et de favoriser leur développement dans un
environnement sain.
Avec le rôle vital que jouent les abeilles dans la pollinisation et la biodiversité, l’apiculture
pourrait s’inscrire dans une perspective plus large de préservation de l’environnement. En
combinant les savoir-faire traditionnels et les innovations modernes, il serait intéressant
d’explorer des pratiques apicoles durables adaptées aux défis climatiques et
environnementaux actuels.
Pourquoi ne pas également intégrer les ruchers dans des projets pédagogiques ou
communautaires pour sensibiliser davantage à l’importance des abeilles dans nos
écosystèmes ?

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