Utilisation D'un Fouloir Mécanisé Appliqué Au Compactage Latéral: Définition de L'instrument Et Du Protocole
Utilisation D'un Fouloir Mécanisé Appliqué Au Compactage Latéral: Définition de L'instrument Et Du Protocole
Le 18 Septembre 2019
Membres du jury :
1
UNIVERSITE DE BORDEAUX
MAJ 01/09/2019
ENSEIGNANTS DE L'UFR
2
M. Philippe POISSON Prévention épidémiologie – Economie 56-02
de la santé – Odontologie légale
M. Patrick ROUAS Odontologie pédiatrique 56-01
M. Johan SAMOT Biologie Orale 57-01
Mme Maud SAMPEUR Orthopédie dento-faciale 56-01
M. Cyril SEDARAT Parodontologie 57-01
Mme Noélie THEBAUD Biologie Orale 57-01
M. Eric VACHEY Odontologie conservatrice – 58-01
Endodontie
AUTRES ENSEIGNANTS
Mme Audrey AUSSEL Sciences anatomiques et 58-01
physiologiques
ASSISTANTS
Mme Mathilde BOUDEAU Odontologie conservatrice – 58-01
Endodontie
M. Wallid BOUJEMAA AZZI Odontologie conservatrice – 58-01
Endodontie
Melle Camille BOULÉ- Odontologie pédiatrique 56-01
MONTPEZAT
Mlle Anaïs CAVARE Orthopédie dento-faciale 56-01
M Hubert CHAUVEAU Odontologie conservatrice – 58-01
Endodontie
M Pierre-Hadrien DECAUP Fonctions/dysfonctions, imagerie, 58-01
biomatériaux
Mme Séverine DESCAZEAUX Odontologie conservatrice – 58-01
Endodontie
Mme Julia ESTIVALS Odontologie pédiatrique 56-01
M. Cédric FALLA Prévention épidémiologie – 56-02
Economie de la santé – Odontologie
légale
Mme Mathilde FENELON Chirurgie Orale 57-01
Mme Agathe GREMARE Biologie orale 57-01
M Mickaël HYVERNAUD Prothèse dentaire 58-01
Mme Clémence JAECK Prothèse dentaire 58-01
Mme Mathilde JACQUEMONT Parodontologie 57-01
Mme Claudine KHOURY Prévention épidémiologie – 56-02
Economie de la santé – Odontologie
légale
Mr Antoine LAFITTE Orthopédie dento-faciale 56-01
M Adrien LASTRADE Prothèse dentaire 58-01
M. Emmanuel MASSON Chirurgie Orale 57-01
REGNAULT
Mme Aude MENARD Prothèse dentaire 58-01
M Antoine POPELUT Parodontologie 57-01
M Florian PITEU Prothèse dentaire 58-01
Mr Thibaut ROULLAND Prothèse dentaire 58-01
M. François ROUZÉ L'ALZIT Prothèse dentaire 58-01
Mme Rawen SMIRANI Parodontologie 57-01
Mme Sophia ZIANE Odontologie conservatrice – 58-01
Endodontie
3
REMERCIEMENTS
A vous qui nous avez fait l’honneur d’accepter de diriger cette thèse, Je vous remercie pour la
confiance que vous m’avez accordée en me proposant ce sujet ainsi que pour vos conseils au cours de
ce travail.
Je tiens à travers cette thèse à vous témoigner ma gratitude pour votre bienveillance durant cette
formation. Je vous remercie pour la qualité de votre enseignement et votre pédagogie. Merci pour
votre disponibilité dont vous avez fait preuve tout au long de la rédaction de cette thèse.
4
A notre Rapporteur de thèse
Monsieur le Docteur Wallid BOUJEMAA-AZZI
Assistant Hospitalo-Universitaire
A vous qui nous faites l’honneur de juger notre travail et de participer à ce jury, Je trouve ici
l’occasion de vous remercier pour vos enseignements durant nos études. Je vous remercie pour la
rigueur demandée et votre pédagogie lors de mes vacations à Xavier Arnozan. Je vous remercie pour
votre réactivité, votre disponibilité lors de la correction. Veuillez trouver dans cette thèse l’expression
de mon respect.
Je vous remercie très sincèrement d’avoir accepté d’être membre de ce jury, pour votre disponibilité
et votre gentillesse lors nos échanges.
Veuillez trouver ici l’expression de toute ma reconnaissance et de mon plus grand respect.
5
A ma maman, toujours présente à mes côtés dans les moments difficiles comme pour les
meilleurs. Je te remercie d’être présente pour ce jour si important à mes yeux. Tu m’as fait
confiance depuis le début, libre de mes choix j’ai pu trouver ma voie. Merci pour l’éducation
que tu as su m’inculquer, d’avoir pu tenir bon. C’est grâce à toi si j’en suis là actuellement.
Merci pour tout.
A mon papa, merci d’être présent à mes côtes. Je suis heureux de la relation que nous avons
maintenant, j’espère que cela continuera encore longtemps.
A mon frère, Clément, tu as toujours su ce que tu ferais dans ta vie, depuis tes 6 ans. Tu as
enfin réussi et je suis vraiment très fier de toi. Tu as beaucoup de courage et je t’admire pour
cela. Merci.
A ma sœur, Luna, un rayon de soleil dans ma vie. Tu grandis trop vite malheureusement, mais
tu resteras à jamais mon petit monstre. Merci.
A mes amis de PACES, véritables amis depuis notre rencontre, Alex, Xavier, Adri, Pierrick,
Camille, Tatiana, Marjo, Elo, Momo, Marion. J’ai passé de superbes années depuis notre
rencontre. Je suis heureux que nous continuons à nous voir malgré la distance. Merci.
A Flo, Maxime, Ludo, merci pour ces sorties improvisées sur Bordeaux, merci d’avoir été là
depuis de nombreuses années, de continuer à être très présents dans ma vie et de la rendre
meilleure.
A mes amis de promo, Axel, David, Adeline, Marie, Emilie, Camille et Nadia, merci pour
ces années passées à vos côtés, allant des périodes de révisions dans l’urgence, aux soirées. J’ai
passé des moments inoubliables à vos côtés.
A mes amis de ma nouvelle promo, Simon, Pigo, Nico, Jo, Jeanne, Emilie, Marthe, Lélia,
Laure, Léa, Kiki, Mathilde et Laetitia et tout spécialement aux filles avec qui j’ai eu la chance
6
de partir à Madagascar en humanitaire. Vous m’avez accueilli avec plaisir. J’ai passé
d’excellentes années à vos côtés. Merci.
A mon binôme Louis, pour avoir pu passer des excellentes années à Xavier Arnozan à quelques
perforations près. Des gardes sans fin à Robert Picqué et des patients pas toujours rassurants.
Merci.
A Chloé pour ces merveilleux moments passés à tes côtés, à nos vacances et pour tout. Merci
A tous les enseignants de Xavier Arnozan et tout particulièrement au Dr LAVIOLE pour avoir
su être exigeants mais droits. D’avoir réussi à me transmettre cette passion pour l’art dentaire
et plus récemment pour l’endodontie. Je vous remercie puisque c’est grâce à vous si mes années
hospitalières ont étés si bénéfiques à mes yeux.
Aux Chirurgiens-Dentistes qui m’ont permis de travailler ces deux dernières années, pour la
confiance que vous avez su m’accorder. Je vous remercie.
7
SOMMAIRE
1. INTRODUCTION ................................................................................................................ 11
4.2 RESULTATS.................................................................................................................. 33
8
4.2.1 Essais avec gutta percha 4% .................................................................................... 34
5. CONCLUSION .................................................................................................................... 43
7. BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................... 47
9
Utilisation d'un fouloir mécanisé appliqué au
compactage latéral : définition de l'instrument et du
protocole.
10
1. INTRODUCTION
Cet acte complexe est souvent chronophage et redouté par de nombreux praticiens. Cela a
amené les chercheurs à essayer de réduire le temps de réalisation en diminuant le nombre
d'instruments utilisés, tout en assurant un maximum de qualité et sécurité.
L’utilisation de séquences instrumentales de préparation en rotation continue ou d'instruments
uniques réduit le temps de préparation et la sécurise.
Si la préparation est l’étape la plus importante, l’obturation canalaire assure la stabilité des
résultats dans le temps.
Quel que soit le système d’obturation choisit, l’objectif reste identique : empêcher le passage
des bactéries de la cavité orale à la partie apicale de la dent. Il faut considérer le système
canalaire comme un tunnel, qui est la seule voie de contamination entre la cavité buccale et l’os.
Le but de l’endodontie est de protéger l’os sous-jacent, en fermant le tunnel qu’est la pulpe
(Stéphane SIMON).
Chaque technique présente des avantages et des inconvénients, c’est au praticien de choisir la
technique la plus adaptée au cas clinique et avec laquelle il obtiendra des résultats fiables et
reproductibles.
La technique combinée associant compactage latéral et thermocompactage de gutta percha
permet de répondre à un grand nombre de cas cliniques.
Le succès de cette technique passe par la maitrise du compactage latéral dans le tiers apical.
Elle utilise des fouloirs latéraux manuels en acier. Si l’utilisation d’instruments en Nickel-
Titane (Ni-Ti) est aujourd’hui incontournable pour la préparation canalaire, l’utilisation du Ni-
Ti et la mécanisation des fouloirs latéraux doit encore faire ses preuves.
11
L’objectif de cette étude est de reprendre l’intérêt du compactage et particulièrement le
compactage latéral à froid puis de tester de nouveaux instruments, des fouloirs latéraux en
Nickel-Titane, mécanisés en rotation continue, destinés au compactage latéral dans le tiers
apical. Enfin de définir les diamètres et conicités utilisables et d’ébaucher un protocole
d’utilisation. Une analyse critique des résultats clôturera cette étude.
12
2. L’OBTURATION CANALAIRE
2.1. Définition-Généralités
Il existe différentes méthodes d’obturation canalaire qui sont plus ou moins susceptibles de
conduire à des dépassements (6). Les techniques d’obturation actuellement recommandées se
fondent sur le compactage de la gutta-percha, à froid ou à chaud, associées à un film de ciment
de scellement canalaire.
L’ajustage du maître-cône doit se faire en fonction de la longueur de travail et du diamètre
apical de la préparation afin d’assurer le scellement et l’étanchéité en limitant les risques de
dépassement. C’est la notion de « largeur de travail » qui vient compléter la classique longueur
de travail (7).
Les techniques d’obturations actuelles se basent sur trois impératifs de qualité :
- La densité : obtenue grâce à l’apport de chaleur et le compactage mécanisé permettant
d’obtenir un maximum de gutta-percha dans un minimum d’espace mais aussi à froid par
compactage latéral.
- L’étanchéité : en diminuant au maximum la quantité de ciment d’obturation au profit
de la gutta-percha grâce à un film de ciment de scellement
- La pérennité : par le traitement de la totalité du système canalaire, de toutes ses
ramifications et de ses particularités (8) (9) (10).
13
Différentes familles de ciments de scellement canalaire sont disponibles. Les ciments canalaires
sont dérivés de la pâte de Robin (ciment à base d’oxyde de zinc-eugénol) et du ciment de
Rickert’s (ciment à base de résine bakélite) (11) (13).
14
2.2 Ciments et résines d’obturation canalaire
2.2.1 À base d’oxyde de zinc-eugénol (ZOE)
Les eugénates (Pulp Canal Sealer® de Kerr Endo, Sealite™ Groupe Actéon) se présentent sous
forme de deux produits à mélanger.
L’eugénol est analgésique et anti-inflammatoire à faible dose, mais aussi bactéricide et
antifongique. Il possède une bonne biocompatibilité à moyen et à long terme. La toxicité
initiale, modérée, des eugénates est surtout due à l’eugénol (14).
Ils sont plus utilisés aux Etats-Unis qu’en Europe. Ils se présentent sous la forme de 2 tubes,
base et catalyseur. Ils présentent une biocompatibilité cliniquement acceptable, assure une
bonne étanchéité, de bonnes propriétés mécaniques, d’adhérence et une excellente résistance à
la résorption. Leur insolubilité en cas de nécessité de retraitement n’est pas une réelle difficulté
puisqu’ils doivent être utilisés en ciment associé à de la gutta et non en pâte de remplissage
canalaire (15).
15
2.3 Les techniques d’obturation
2.3.1 Les techniques à froid
[Link]. La technique « mono-cône »
C’est la technique la plus simple et la plus rapide. Un ciment est introduit avec un bourre pâte
dans le canal préparé et sec, puis un maître-cône est inséré à la longueur de travail. Le maitre-
cône est ensuite sectionné au ras du plancher pulpaire.
Le point faible de cette technique réside dans le fort volume de ciment d’obturation.
Cette technique difficilement contrôlable et reproductible présente l’inconvénient d’entrainer
des sous obturations avec souvent dans la pratique des fractures du bourre-pâte ou des
dépassements importants de pâte. Ces dépassements peuvent avoir des conséquences iatrogènes
si la pâte à base d’oxyde de zinc est propulsée en excès dans le sinus ou dans le canal dentaire
inférieur (16).
La mise sur le marché des ciments de remplissage canalaire à base de biocéramiques nous laisse
entrevoir l’apparition d’un nouveau paradigme de l’obturation endodontique. La technique
d’obturation mono-cône considérée comme non tridimensionnelle et, jusqu’alors décriée au
profit des techniques de compactage de gutta, pourrait de nouveau être envisagée grâce à
l’utilisation des biocéramiques (17) (18) (19).
C’est une technique de compactage de la gutta sans utilisation d’une source de chaleur pour
ramollir la gutta. L’espace canalaire est progressivement comblé avec plusieurs cônes de gutta
enduits de ciment que le praticien vient plaquer sur un maître-cône préalablement ajusté à
distance de la longueur de travail selon le risque de dépassement.
L’intérêt de cette technique est d’augmenter le volume de gutta et de diminuer la quantité de
ciment. Bien conduite et systématisée par un choix adapté des fouloirs et de cônes elle procure
une obturation fiable.
16
La technique de compactage latéral avec les ultrasons est la même que la procédure manuelle
jusqu’à l’insertion de 2 cônes accessoires. Ensuite un fouloir est inséré dans le canal et activé
par ultrasons à la fréquence de 30 000 Hz, ajusté à la fonction endodontie à une puissance de
niveau 5. La procédure est répétée jusqu’à obturation complète du canal (21) (22).
La gutta est réchauffée pour la ramollir puis compactée à l’aide de fouloirs verticaux
spécifiques (« pluggers ») vers la zone apicale. La technique s’exécute soit avec des instruments
manuels : technique de Schilder soit avec des appareils adaptés : System B® Sybron Endo (8).
Nécessitant un certain entrainement, il résulte de ces techniques une difficulté d’application en
omnipratique.
Le maître cône est enduit de ciment et inséré dans le canal. Il est coupé à l’entrée du canal à
l’aide d’un « heat carrier » et compacté verticalement à froid par un fouloir vertical
(« plugger »). Cette phase est nommée « phase descendante » ou corono-apicale. Ces étapes de
réchauffage, de retrait d’un peu de gutta ramollie et de compactage vertical à froid sont répétées
à l’aide de fouloirs de diamètres de plus en plus réduits (donc de longueur de pénétration de
plus en plus importante) jusqu’à former un bouchon apical scellant les 3- 4 mm apicaux.
La phase de « remontée » ou apico-coronaire consiste en un remplissage des parties moyennes
et coronaires du canal soit par apport de morceaux de cônes réchauffés et compactés (technique
originelle de Schilder) soit de gutta (en phase alpha) réchauffée et injectée soit par ajout de
gutta thermocompactée à l’aide d’un compacteur de type Mac Spadden (23) (24).
Le System B® se compose d’une unité de chauffage d’un fouloir vertical associée, dans les
systèmes « dual », à une unité d’éjection de gutta thermoplastifiée. L’unité de chauffage permet
de réaliser la phase descendante de l’obturation. Une cellule de chauffe monte jusqu’à 200°C
avec une température de 70°C à l’extrémité du fouloir. Les fouloirs chauffants sont composés
17
d’un fil de cuivre qui transmet la chaleur entouré d’un alliage spécial malléable procurant au
fouloir la capacité de se déformer pour s’adapter aux courbures canalaires.
Les fouloirs existent en conicités 4%, 6%, 8%, 10% et 12%. L’unité d’éjection réchauffe des
morceaux de gutta. Cette dernière, thermoplastifiée, s’écoule à travers une aiguille en argent
(elle aussi déformable et conductrice de chaleur) et viendra réaliser la phase de remontée en
remplissant la partie moyenne et coronaire du canal (25) (26).
Introduit par John Mac Spadden en 1978, le compactage thermomécanique est une technique
qui utilise un instrument en rotation qui chauffe la gutta et la compacte simultanément en
direction apicale.
Le compacteur utilisé à une vitesse de 8000 - 10000 tours/minute (27).
Cette technique présente l’avantage d’être très rapide et de n’utiliser qu’un seul cône.
Cependant difficile à maitriser, elle reste très opérateur dépendant. Elle présente des risques de
dépassements plus ou moins importants et un taux de fractures instrumentales assez élevé.
18
projette la gutta percha ramollie et le ciment contre les parois canalaires latéralement et
verticalement, quel que soit la forme du canal ainsi que dans les canaux accessoires et latéraux
accessibles (31).
La gutta enrobe un tuteur plastique ou de gutta-polymère plus rigide. Cet ensemble est réchauffé
dans un four spécifique puis inséré dans le canal préalablement enduit de ciment. C’est une
technique de gutta chaude en un temps (32).
Le choix du tuteur est basé sur l’ajustage d’une jauge de véfication.
Cette technique a pour avantage d’être très simple et très rapide mais possède un coût
d’utilisation élevé (coût des instruments et du four).
19
C’est la combinaison de deux techniques, le compactage thermomécanique et le compactage
latéral, pour profiter de leurs avantages respectifs en réduisant leurs inconvénients.
Pour l’étape de compactage latéral, un maître-cône de gutta est amené en deçà de la longueur
de travail selon le risque de dépassement. La première phase consiste à compacter avec un
fouloir latéral le maître-cône puis à rajouter et compacter latéralement seulement 1 ou 2 cônes
accessoires afin d’assurer l’obturation du tiers apical.
Après cette « sécurisation » du tiers apical, un thermocompacteur de gros diamètre est ensuite
introduit le long des cônes dans la partie rectiligne du canal et mis en rotation pour réchauffer
et compacter la gutta dans les 2/3 coronaires.
Cette méthode permet d’obtenir une obturation plus dense dans les deux tiers coronaires que
celle obtenue avec le compactage latéral seul, tout en évitant les dépassements inhérents au
thermocompactage, qui est plus délicat à contrôler sur la totalité du canal (33).
20
2.4 Conclusion
Quel que soit le système d’obturation choisi, l’objectif reste identique, empêcher le passage des
bactéries de la cavité orale à la partie apicale de la dent pour maintenir dans le temps les résultats
de la préparation. Sa réussite dépend donc d’un nettoyage mécanique et chimique initial
optimal. Le choix du système d’obturation dépend des conditions cliniques réelles (ouverture
de la zone apicale, courbures).
Chaque technique présente des avantages et des inconvénients. C’est au praticien, suivant la
réalité clinique, de choisir la technique la plus adaptée.
Même dans des conditions difficiles (zone apicale ouverte, canaux courbes) le compactage
latéral associé au thermocompactage peut répondre à une très grande majorité des cas cliniques,
avec une sécurité dans le tiers apical tout en réduisant le temps opératoire grâce à la remontée
thermomécanique. Le thermocompacteur ne travaillant pas au-delà des courbures, cette
technique présente un faible coût et des risques de fractures instrumentales réduits (34) (35).
21
COMPACTAGE Latéral (CL) Vertical (CV) Thermomécanique Lat. et thermoméc. En "une vague" GP sur tuteur
A distance de la L.T selon Pas de M.C.
A distance de la L.T selon le degré A distance de la L.T selon degré A distance de la L.T selon A distance de la L.T selon degré
degré d’ouverture du
Ajustage MC d’ouverture du foramen et le risque de d’ouverture du foramen et le risque de degré d’ouverture du foramen d’ouverture du foramen et le
foramen et le risque de Le « vérifieur » doit descendre à la
dépassement dépassement et le risque de dépassement risque de dépassement
dépassement longueur de travail
Fouloirs verticaux « plugger » de
Fouloir latéral Un instrument unique
différents diamètres Fouloir latéral 1/3apical +
Fouloir Compacteur « plugger » pour réchauffer et Le tuteur en plastique ou en GP rigide
compacteur 2/3 cor
« spreader » de faible cônicité à L.T. compacter
(4 à 5 mm de la L.T.)
Effet thermomécanique par A froid dans le 1/3 apical et Four pour réchauffer la gutta sans
« Heat carrier » chauffé sur brûleur gaz Un instrument unique pour
Réchauffage Non : compactage à froid friction de l’instrument sur effet thermomécanique dans ramolir le tuteur plastique ou le tuteur
ou « Touch n’Heat® réchauffer et compacter
la gutta les 2/3 coronaires GP
Réchauffage et compactage Un instrument unique pour
Le fouloir doit descendre directement dans
Compactage MC Phase corono-apicale « descente » en 1 temps d’un seul cône réchauffer et compacter la gutta
le 1/3 apical
en général dan le 1/3 apical
Non séparée de celle des 2/3
Obt.1/3 apical Maître cône + un ou 2 cônes accessoires Phase corono-apicale « descente » Par CL En un seul temps
coronaire
Phase apico-coronaire «
Phase apico-coronaire « remontée » Peut nécessiter un cône
remontée » fastidieuse sauf
Poursuite compactage à froid et insertion de fastidieuse sauf injection de gutta supplémentaire et un Par compactage
Obt. 2/3 coronaire injection de gutta Non séparée de celle du 1/3 apical
cônes accessoires thermoplastifiée ou compactage compacteur de diamètre thermomécanique
thermoplastifiée ou compactage
thermomécanique plus important
thermomécanique
Compactage par un
Section à chaud et compactage par un Compactage par un « plugger » à Compactage par un Compactage par un « plugger » à Section du manche de l’obturateur à
Finition « plugger » à l’entrée du
« plugger » à l’entrée du canal l’entrée du canal « plugger » à l’entrée du canal l’entrée du canal chaud ou fraise Thermacut®
canal
Contrôle du dépassement dans Très simple et très rapide
Fiable Très rapide
le 1/3 apical Rapidité dans
Avantages Technique de référence Simplification du CV à chaud
les 2/3 coronaires Désobturation plus facile avec le
Contrôle des dépassements Un seul cône en général Plus rapide / CL tuteur GP
Longue à mettre en œuvre Nécessite un entraînement certain Difficile à maîtriser
Coût du four
Plus longue / compactage
Inconvénients Beaucoup de cônes Difficile à appliquer en omnipratique Fracture des instruments Coût du système et des fouloirs
thermomécanique
Coût des instruments
Moins bonne densité dans les 2/3 cor Risques de dépassement
Ajustage du maître-cône Ajustage du maître-cône
Ajustage du maître-cône Choix des fouloirs et des
Clé du succès (en Ajustage du maître-cône cônes accessoires
Ajustage du maître-cône Choix du vérifieur
dehors de la qualité Diamètre du compacteur
de la préparation) Descente des instruments dans le 1/3
Choix des fouloirs et des cônes accessoires Choix du fouloir unique Peu de ciment
apical Sens de rotation horaire du
Entrainement compacteur
Tableau 1 : Récapitulatif des techniques de compactage. J.F. Peli, D. Oriez. U.F.R. d’Odontologie-Université Bordeaux Segalen 2013-2014
22
3. LE COMPACTAGE LATERAL
3.1 Technique
C’est une technique parmi les techniques les plus enseignées dans le monde. Elle sert de
référence dans beaucoup d’études comparatives (36).
3.1.2 Protocole
Une petite quantité de ciment est mise en place dans le canal avec des pointes de papier stériles
ou à l’aide d’un bourre-pâte type Lentulo® ou mieux encore en enduisant le cône de ciment.
Le cône principal ou maître-cône est alors enduit de ciment puis inséré à sa LT modifiée selon
les risques de dépassement (Fig. 1).
Le fouloir de compactage latéral manuel, préalablement essayé et devant atteindre dans le canal
vide la longueur de travail, est inséré dans le canal le long du cône jusqu’à LT-2mm. Une
poussée apicale est réalisée pour plaquer le cône latéralement et l'adapter à la paroi canalaire,
puis un mouvement de rotation en quart de tour alterné est réalisé afin de retirer le fouloir.
Le maître-cône ainsi compacté scelle la partie apicale du canal et le fouloir latéral ressorti laisse
un espace disponible pour l'ajout de cônes de gutta-percha accessoires. Ces derniers sont scellés
et compactés les uns après les autres avec le fouloir latéral de plus grand diamètre qui compacte
toujours contre la même paroi en remontant vers la cavité d'accès jusqu’au remplissage complet
du canal. Les cônes sont coupés à chaud au niveau de l’entrée canalaire et foulés verticalement
à froid à l’aide d’un plugger (39).
Pour les cas complexes d’obturation (canaux ouverts, canaux courbes) cette technique d’obtenir
avec des taux de risques d’échecs faibles, une obturation limitant les dépassements, avec une
bonne étanchéité apicale.
23
Figure 1 : Validation maître-cône
Le protocole est le suivant, sécher le maître-cône à l’aide d’une compresse stérile puis sécher
le canal à l’aide des pointes papiers stériles adaptées à la mise en forme.
Déposer une petite quantité de ciment dans le tiers apical (pointe de papier stérile, lime stérile
ou maître-cône de gutta décontaminé) et la répartir sur les parois canalaires puis réaliser un
premier compactage latéral en descendant le fouloir sans pression excessive dans le tiers apical
à environ LT-2mm.
Enfin retirer le fouloir avec un mouvement de rotations alternées et mettre en place le cône
accessoire enduit d’une fine couche de ciment dans l’espace laissé libre par le fouloir (40) (41).
Elle se fait en poursuivant le compactage latéral par apport de cônes accessoires successifs
jusqu’à remplissage total du canal.
Nous savons aujourd’hui que la technique combinée permet grâce au compactage
thermomécanique de réaliser, avec plus de sécurité et de rapidité une obturation plus dense des
deux tiers coronaires.
L’avantage principal du compactage latéral à froid est la meilleure maitrise des dépassements
et la possibilité de revoir l’ajustage du maître-cône si un dépassement se produit lors du premier
compactage.
Par contre, les techniques de compactage vertical à chaud ont des pourcentages de dépassement
plus important sans possibilité d’éliminer la gutta autrement que par voie chirurgicale en cas
d’échec (21) (42) (43).
24
3.1.3 Reproductibilité et facteurs du succès
Le compactage latéral doit être systématisé pour obtenir des résultats fiables et constants (38).
Cela repose sur :
- Le bon choix des fouloirs (Fig. 2).
- Le bon choix des cônes (maître-cône et cônes accessoires).
Le fouloir doit être essayé en premier. Sans le maître-cône, il doit aller jusqu’à la LT.
Puis avec la présence du maître-cône enduit de ciment, le premier compactage est réalisé. Le
fouloir doit aller jusqu’à la LT-1 ou 2mm pour compacter efficacement l’extrémité apicale du
maître-cône. Si le fouloir ne va pas jusqu’à la LT-1 ou 2mm, il faut en sélectionner un plus
petit.
Pour le compactage latéral manuel, il est préférable d’utiliser des cônes de 2% qui facilitent la
progression des fouloirs latéraux et optimisent le compactage de la gutta dans le tiers apical.
L’emploi de cônes à conicité plus accentuées (4%, 6%…) vont interférer avec la progression
des fouloirs dans le tiers coronaire (Fig. 2).
Des fouloirs manuels de fortes conicités (supérieur à 2%) progresseront plus difficilement
jusqu’au tiers apical et la portion apicale du maître-cône ne sera pas déformée à froid.
Par contre les fouloirs manuels de plus faible conicité descendent plus facilement et compactent
correctement le maître-cône dans le tiers apical.
25
3.2 Conclusion
Le compactage thermomécanique de Mac Spadden est très rapide et très efficace (31) (10).
Cette technique serait adaptée à la pratique quotidienne si sa maîtrise n’était pas délicate par les
risques de fractures instrumentales et par dépassements du matériau d’obturation dans le péri-
apex (46).
Ces difficultés ont fait évoluer le remplissage canalaire vers la notion de technique combinée
(ou hybride). Cette technique consiste en l’association du compactage latéral à froid dans le
tiers apical et du compactage thermomécanique dans les deux tiers coronaires.
Elle permet d’obtenir une obturation efficace du tiers apical des canaux courbes en limitant
les dépassements de gutta-percha dans les canaux à foramens ouverts (8) en réduisant les risques
de fractures de compacteur.
Le choix du fouloir latéral est primordial. Il doit descendre à vide jusqu’à la longueur de travail
et pouvoir progresser, pour être efficace après scellement du maître-cône, à 2 voire 1mm de la
longueur de travail.
Les fouloirs utilisés pour le compactage latéral sont le plus souvent en acier et fréquemment
accusés de générer des fractures radiculaires. Une utilisation de fouloirs en Ni-Ti et en rotation
continue devrait permettre de réduire ces contraintes et donc les risques.
Un fouloir mécanisé appliqué au compactage latéral doit donc répondre aux impératifs du
compactage latéral à froid, c’est-à-dire descendre à vide à la LT, avec une conicité faible, et un
diamètre équivalent au diamètre apical du dernier instrument de préparation tout en réduisant
les risques liés à l’utilisation d’un fouloir en acier dans le tiers apical.
Il est donc primordial de choisir le bon instrument en fonction de la préparation ainsi que d’avoir
un protocole précis pour l’utilisation de celui-ci.
Avant d’envisager l’application clinique, il est donc nécessaire de bien définir les
caractéristiques idéales de l’instrument (diamètre, conicité, vitesse…) et d’en préciser « in
vitro » le protocole d’utilisation.
26
4. PARTIE EXPERIMENTALE
27
4.1 Matériel et Méthode
L’instrument que nous avons testé est un fouloir mécanisé appliqué au compactage latéral. Il
est en nickel-titane, avec les propriétés inhérentes à ce matériau. L’instrumentation en nickel-
titane caractérisée par une grande flexibilité due à la super élasticité peut franchir les courbures
en se déformant élastiquement.
Les instruments sont fabriqués avec ou sans traitement thermique, en diamètre 20/100 à 50/100
de mm et une conicité de 2 ou 4 %.
Ils présentent une pointe angulée à 90°. Chaque diamètre est associé à une bague de couleur
d’identification et chaque conicité à un stop d’une couleur différente (Fig. 3-4-5).
Les instruments que nous avons testés (Tableau 2) étaient ceux avec traitement
thermique nommés : T-WIRE.
Les instruments ont été nommés par leur diamètres en centième de millimètres puis leur conicité
en % comme suit : « 20/2% » correspondant au prototype de diamètre 20/100 de mm et ayant
une conicité de 2%.
Les photos ont été réalisées lors de la partie expérimentale sous microscope par Aymeric
JOUBERT DU CELLIER (AJDC).
Tableau 2 : Fouloirs prototypes testés
Diamètre 20/100 25/100 30/100 40/100 50/100
Conicité 2% 2% 2% 2% 2%
Diamètre 20/100 25/100 30/100 40/100 50/100
Conicité 4% 4% 4% 4% 4%
28
Figure 4 : Manche de l’instrument 50/2% Figure 5 : Partie active de l’instrument 50/2%
29
Les simulateurs de type 1 et 2 ont été préparés comme suit :
- Vérification de la perméabilité apicale à l’aide d’une lime de cathétérisme 08.
- Détermination et validation de la longueur de travail avec une lime de cathétérisme
MMc (Micro-Mega) de 15mm par contrôle visuel direct.
- Irrigation avec de l’eau dans une seringue à aiguille non biseautée insérée à LT-4mm.
(47–49)
- Ouverture des canaux à l’aide du One flare®, conicité de 9%, dans le tiers coronaire.
- Irrigation abondante.
- Cathétérisme à l’aide du One G®, conicité à 3% jusqu’à la longueur de travail.
- Irrigation.
- Vérification de la perméabilité apicale avec une lime de cathétérisme MMc 08.
- Préparation instrument TS1® (Micro-Mega) diamètre 25/100, 4% jusqu’à la LT, selon
les mêmes principes, descentes en plusieurs vagues sans contrainte.
- Irrigation abondante.
- Vérification de la perméabilité apicale avec une lime MMc 08.
- Préparation à l’aide de TS2® (Micro-Mega) diamètre 25/100, 6% jusqu’à la LT, selon
les mêmes principes, descente en plusieurs vagues sans contrainte.
- Irrigation abondante.
- Vérification de la perméabilité apicale avec une lime de cathétérisme MMc 08.
Des cônes non standardisés ou non calibrés ayant des profils plus coniques (4 à 6 %
ou plus) ont étés utilisés. Ces cônes de gutta percha étaient adaptés aux préparations canalaires
réalisés avec les systèmes de rotation continue.
Les cônes testés étaient les suivants :
- MM-GP Points n°25/2% (Micro-Mega) (Tableau 3).
- GP Points n°25/4% (Dentsply-Sirona) (Tableau 4).
- MM-GP Points n°25/6% (Micro-Mega) (Tableau 5).
30
[Link] Techniques d’ajustage
Cône Cône
sim LT 25/2% Différence sim LT 25/4% Différence
1 16 16 0 1 16 15,5 -0,5
2 17 17 0 2 17 16,5 -0,5
3 18 18 0 3 18 17,5 -0,5
Tableau 3 : Insertions maitre-cônes 25/2% Tableau 4 : Insertions maitre-cônes 25/4%
Cône
sim LT 25/6% Différence
1 16 15 -1
2 17 16 -1
3 18 17 -1
31
A 500 tours/min, la pression était modérée.
A 800 tours/min, la pression à exercer était plus faible car le ramollissement de la gutta percha
était plus important.
L’objectif prioritaire du compactage latéral était de déformer à froid la partie la plus apicale
maître-cône. La progression du fouloir maître-cône en place et la vérification de cette
progression était donc primordiale. Lors du 1er compactage, le fouloir devait progresser jusqu’à
LT-1 ou 2mm (Fig. 9-10-11-12). Si la pénétration du fouloir était insuffisante, la partie apicale
n’était pas compactée ce qui équivalait à une technique cône unique et ciment.
Figure 11 : Compactage à 7mm de la zone apicale Figure 12 : Compactage à 2mm de la zone apicale
Instrument 40/2% Instrument 25/2%
32
4.2 RESULTATS
4.2.1 Fouloirs sans rotation sans MC
Fouloirs LT 20 ≠ 25 ≠ 30 ≠ 40 ≠ 50 ≠
2%
sim1 16 16 0 16 0 16 0 15 -1 12 -4
sim2 17 17 0 17 0 16 -1 13 -4 11 -6
sim3 18 18 0 18 0 18 0 17 -1 15 -3
Tableau 6 : Différence de profondeur de pénétration des Fouloirs en 2% sans MC
Fouloirs LT 20 ≠ 25 ≠ 30 ≠ 40 ≠ 50 ≠
4%
sim1 16 16 0 16 0 15,0 -1,0 14 -2 11,5 -5
sim2 17 17 0 17 0 15,5 -1,5 13 -4 11 -6
sim3 18 18 0 18 0 18,0 0,0 16,5 -2 14,5 -4
Tableau 7 : Différence de profondeur de pénétration des fouloirs en 4% sans MC
Surlignés en jaune, les résultats atteignant la LT à vide et sans rotation
Les fouloirs 20/2%, 25/2%, 20/4%, 25/4% ont atteint la LT sur les 3 types de simulateurs
(Tableaux 6-7).
Les fouloirs 30/2% et 30/4% ont toujours progressé dans les 2 derniers mm apicaux.
Le fouloir de 40/2% atteint LT-1 (sim1 et sim3 droits). Il atteint LT-4 sur sim2 (courbe).
Le fouloir 40/4% atteint LT-2 sur les canaux droits, sim1 et sim3. Il atteint LT-4 sur sim2.
Les prototypes de 50/2% et 50/4% n’ont jamais atteint les 3 derniers mm apicaux.
33
4.2.1 Essais avec gutta percha 4%
[Link] Insertion des fouloirs sans rotation
Fouloirs 2% LT 20 ≠ 25 ≠ 30 ≠
sim1 16 12 -4 9 -7 8 -8
sim2 17 12 -5 11 -6 10 -7
sim3 18 17 -1 13 -5 12 -6
Tableau 8 : Profondeur de pénétration des instruments en 2% sans rotation avec un maître-
cône de 4%
Fouloirs 4% LT 20 ≠ 25 ≠ 30 ≠
sim1 16 10 -6 9 -7 8 -8,0
sim2 17 11 -6 11 -6 10 -7,0
sim3 18 13 -5 13 -5 12 -6,0
Tableau 9 : Profondeur de pénétration des instruments en 4% sans rotation avec un maître-
cône de 4%
En jaune le fouloir 20/2% atteignant LT-1mm.
Maître-cône en place, le fouloir 20/2% atteint LT-1mm sur sim3. Il s’est situé à LT-4 sur sim1
et LT-5 sur sim2 (Tableaux 8-9).
Les fouloirs 20/2%, 25/2%, 25/4%, 30/2%, 30/4% n’ont pas progressé au-delà de LT-5mm.
Les résultats de cette insertion n’ont conduit à aucune élimination de fouloirs.
34
[Link] Insertion des fouloirs avec une rotation de 600 Tours/min
Fouloirs 2% LT 20 ≠ 25 ≠ 30 ≠
sim1 16 15 -1 15 -1 14 -2
sim2 17 16 -1 16 -1 15 -2
sim3 18 17 -1 17 -1 16 -2
Tableau 10 : Fouloirs 2% en rotation à 600T/min avec un maître-cône de 4%
Fouloirs 4% LT 20 ≠ 25 ≠ 30 ≠
En rotation (600 t/mn) les fouloirs 20/2% et 25/2% ont atteint LT-1mm.
Le fouloir 30/2% a atteint LT-2mm.
Le fouloir 20/4% a atteint LT-1mm sur sim1 et sim3 et LT-2mm sur Sim2 (courbe).
Le fouloir 25/4% a atteint LT-1mm sur sim1 et sim3 et LT-3mm sur sim2 (courbe).
Le fouloir 30/4% n’a jamais atteint LT-2mm.
35
4.3 Discussion
L’utilisation des fouloirs mécanisés en Ni-Ti se fait selon les mêmes critères que ceux de
l’obturation latérale à froid conventionnelle.
L’apport de la rotation continue et de l’instrumentation en Ni-Ti pourrait amener des avantages
inhérents à ces matériaux et techniques : un risque réduit de micro-fractures radiculaires par des
pressions exercées moins importantes (36) et une manipulation plus facile dans les canaux
courbes (50).
L’apport du Ni-Ti n’a pas encore été réellement évalué si ce n’est de façon subjective par le
confort d’utilisation (51–53).
Les instruments traités thermiquement voient une augmentation de leur résistance à la fracture
de 40% avec d’un gain de flexibilité (54). Ces résultats correspondant aux instruments de
préparation canalaire et non pas aux instruments de compactage, des études sur l’utilisation du
Ni-Ti associé au compactage doivent être réalisées afin d’évaluer l’impact.
Dans une préparation canalaire de 25/6% les maître-cônes de 25/6% sont trop coniques pour
l’utilisation en compactage latéral. La mise en place d’un cône calibré et parfaitement adapté à
la préparation entraine l’impossibilité de descendre le fouloir à LT-2 sans réchauffer la gutta
percha.
Pour un compactage du tiers apical avec la technique de compactage latéral à froid, le fouloir
doit progresser dans le tiers apical ce qui est impossible en raison de frictions trop élevées avec
les cônes de 6% dans les deux tiers coronaires.
A l’inverse, les cônes en 25/2%, standardisés, qui progressent à la LT, ne sont pas ajustés avec
une sensation de résistance de retrait à 0,5 de la LT et seraient cliniquement non adapté aux
risques de dépassements.
Le choix se porte donc sur l’utilisation des maître-cônes 25/4%, seuls compatible avec la
technique de compactage latéral à froid dans les conditions de l’expérimentation.
36
10 fouloirs avec traitement thermique « T-Wire » ont été testés, de diamètre 20/100 à 50/100,
une conicité de 2 ou 4 % et une pointe angulée à 90° non travaillante sur différents types de
simulateurs en résine transparente de canaux : droits ou courbes (sim1, sim2, sim3).
Pour les essais sur simulateurs, une vitesse de rotation moyenne de 600 tours/min a été utilisée.
La technique de compactage latéral étant une technique à froid. En limitant la phase de
plastification de la gutta percha par une rotation lente, il est possible d’insérer plus facilement
le fouloir dans le tiers apical en restant dans le principe du compactage latéral à froid.
Concernant la profondeur de pénétration des fouloirs lors du compactage, il a été démontré que
le fouloir latéral inséré à LT-2mm ou LT-3mm maître-cône en place n’était pas une condition
optimale et se traduisait par une obturation significativement moins dense dans le tiers apical
par rapport aux techniques ultrasoniques ou par injection de gutta chaude (55).
Une étude comparant l’obturation par compactage latéral à froid et le système Obtura II ® ne
précise pas la profondeur de pénétration fouloir avec maître-cône en place (42).
Une méta analyse déterminant les conditions optimales d’obturation par compactage latéral
indique que le fouloir doit être inséré à LT-1mm maître-cône en place (56).
Dans l’ensemble les auteurs confirment que l’insertion du fouloir doit pouvoir progresser dans
les 1-2mm apicaux (7).
Tous ces résultats ont orienté nos choix de sélection de fouloirs qui, dans les conditions de
l’expérimentation, pouvaient atteindre sans le maître-cône la LT et pénétrer jusqu’à 1mm de la
LT maître-cône en place. Seuls les fouloirs progressant dans les 2 derniers mm apicaux sans
maître-cône pourront compacter efficacement la gutta percha lors des essais avec le cône (57).
En conséquence seuls les fouloirs progressant sans maître-cône dans les 2 derniers mm apicaux
ont étés conservés pour la suite de l’étude. Ce sont donc les fouloirs 20/2%, 20/4%, 25/2%,
25/4%, 30/2% et 30/4% (Fig. 13).
Les fouloirs 40/2%, 40/4%, 50/2% et 50/4% sont éliminés (Fig. 14).
37
30/4% 20/2%
50/4% 40/2%s
30/2% 20/4%
50/2% 40/4%
25/4% 25/2%
L’insertion sans rotation des fouloirs avec un maître-cône de 4% en place a montré que seul
l’instrument 20/2% progresse à 1mm de la LT sur sim3 (canal droit avec la plus forte conicité
8%). Ceci a démontré l’intérêt de la rotation et de la plastification de la gutta percha lors de
l’insertion des prototypes.
38
25/4% 20/2%
30/4% 30/2%
25/2% 20/4%
L’utilisation de fouloirs à conicité accentuée (4%) induit lors du remplissage canalaire des
interférences plus importantes entre les cônes et les fouloirs dans la partie coronaire du canal.
Ces interférences sont préjudiciables à la bonne progression du fouloir dans le tiers apical et
donc à la qualité du compactage dans cette zone. L’utilisation de fouloirs à conicité réduite
(2%) est donc souvent préférable (58).
Cependant le choix de la conicité du fouloir peut se faire en fonction du canal : droits ou courbes
(45). En effet la courbure entraine une résistance accrue à l’insertion des instruments par
frottements. De façon plus accentuée, il en est de même avec les fouloirs en 4%.
Cependant ces fouloirs en 4% répondent aux critères de sélections en progressant à LT-1mm
sur les canaux droits. Ils peuvent donc compacter efficacement la gutta percha dans le tiers
apical sur les canaux droits uniquement.
L’utilisation lors du compactage latéral à froid de la gutta percha semble être un facteur
important sur les fêlures apicales des racines. L'utilisation d'un fouloir de plus petite taille
pendant le compactage latéral à froid peut réduire les risques de fêlures (60).
Cependant les fouloirs ayant un diamètre inférieur à 25/100 ne compactent pas suffisamment la
gutta dans le tiers apical et ne permettent pas l’utilisation de cônes accessoires adaptés.
Ils doivent donc être exclus (Fig. 18) (44).
Les deux fouloirs restants 25/2% et 25/4% seraient donc les fouloirs de choix (Fig. 17).
39
25/4% 25/2% 20/4% 20/2%
Cependant quand différents fouloirs sont utilisables pour le compactage latéral selon les critères
expérimentaux, il faut choisir le plus gros diamètre avec la plus faible conicité (59). Le Fouloir
de choix serait donc le fouloir mécanisé 25/2%. Les impératifs de la thèse étant de choisir
deux fouloirs, le fouloir mécanisé en 25/4% apparait comme le seul autre respectant le protocole
de base du compactage latéral.
40
Figure 19 : Vue de côté et postérieure du compactage en cours. Maître-cône 25/4%
Instrument 25/2%
Figure 20 : Essais d’obturation par compactage latéral en rotation continue sur simulateur
41
4.4 Conclusion
Pour cela 10 fouloirs latéraux ont été testés sur 3 types de simulateurs de canaux préparés 25/6%
droit et courbe et 25/8% droit. En premier lieu l’insertion sans maître-cône des fouloirs latéraux,
détermine les fouloirs progressant à la LT. Puis insertion avec un maître-cône en place avec ou
sans rotation continue.
Les fouloirs 20/2%, 25/2%, 20/4%, 25/4%, canal vide, atteignent la LT. Cependant leur
insertion avec un cône de gutta percha montre que la progression des instruments en 4% ne se
fait pas correctement sur les canaux courbes. Les instruments en 20/2% et 20/4% ont un
diamètre trop faible pour compacter efficacement la gutta percha dans le tiers apical.
42
5. CONCLUSION
Les défauts d’obturation endodontique sont largement considérés comme un facteur important
dans l’induction ou l’entretien des infections apicales. Néanmoins, il convient de garder à
l’esprit que c’est l’entité mise en forme et le nettoyage (« shaping and cleaning » selon
[Link]) qui sont les principaux facteurs de succès endodontique.
Il existe différentes méthodes d’obturation canalaire plus ou moins susceptibles de limiter les
risques des dépassements (6). Les techniques d’obturation actuellement recommandées se
fondent sur le compactage, à froid ou à chaud, de la gutta-percha associée à un film de ciment
de scellement canalaire pour assurer l’étanchéité.
Chaque technique présente des avantages et des inconvénients, c’est au praticien, suivant le cas
clinique de choisir la technique la plus adaptée.
La technique combinée ou mixte est une technique associant compactage latéral à froid et
compactage thermomécanique. Elle permet de fouler la gutta-percha et de créer un bouchon
apical à la longueur de travail avec plus de sécurité grâce au compactage latéral.
La qualité du remplissage dans le tiers apical par compactage latéral doit donc être notre
priorité. Il passe par le bon choix du fouloir latéral (diamètre et en conicité) et une utilisation
bien contrôlée (profondeur de pénétration) qui peut être optimisée par une mécanisation en
rotation continue.
Ce travail a permis de définir les instruments correspondant le mieux aux impératifs des
préparations canalaires en 25/6%, 25/8% sur canaux droits et courbes qui sont des préparations
courantes. Dans les conditions de cette expérimentation, le fouloir en 25/2% utilisé à une
vitesse de 600 tours/min, peut être inséré à LT-1 avec un maître-cône de 4%. Retenu dans la
sélection, il sera efficace pour le compactage de la gutta percha dans le tiers apical pour tout
type de canaux.
Le second fouloir 25/4% obtient des résultats identiques, insertion à LT-1mm uniquement dans
les canaux droits. Il peut donc être retenu pour une obturation efficace du tiers apical des canaux
droits.
43
Cette étude a donc permis de faire un choix limité de 2 fouloirs latéraux qui pourraient répondre
en clinique à une majorité de cas cliniques de canaux droits ou courbes et surtout en respectant
le protocole de base du compactage latéral.
Il faudra vérifier que ce choix limité soit néanmoins suffisant, en testant les fouloirs sur des
préparations de diamètres et conicités variables.
D’autres études devront évaluer, avant l’utilisation clinique, les risques liés à l’utilisation des
fouloirs mécanisés en rotation continue que ce soit pour l’instrument lui-même : fatigue
cyclique, risques de fracture … ou pour la dent : fêlures, fractures, dépassements…
44
6. INDEX DES TABLEAUX ET DES ILLUSTRATIONS
45
Figure 17 : Fouloirs conservés
Figure 18 : Fouloirs éliminés
Figure 19 : Vue de côté et postérieure du compactage en cours. Cône 4%, Instrument 25/100
2%
Figure 20 : Essais d’obturation par compactage latéral en rotation continue sur simulateur
46
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50
Vu, Le Président du Jury,
Date, Signature :
51
52
Titre : Utilisation d'un fouloir mécanisé appliqué au compactage
latéral : définition de l'instrument et du protocole.
Abstract : After highlighting the important role of root canal filling in maintaining the long-
term results of endodontic preparation, the materials and different filling techniques used today
are described. The combined technique combining lateral compaction and thermo-mechanical
compaction is detailed while emphasizing the role of lateral compaction which, through a
systematic choice of lateral spreader, master cone and accessory cones, limits the risks of
overtaking and hence ensures high quality results in the 1/3 apical. The possibility of advancing
the spreader to 1 or 2 mm of the working length, with the master cone in place, is an essential
factor and its use can be improved if used in continuous rotation. In the experimental part, 10
prototypes of lateral spreaders usable in continuous rotation of taper 2 or 4% and diameter 20
to 50/100 were tested on simulators of straight or curved channels of apical diameter 25/100
and taper 6%/8%. This study defined, in diameter and taper, the use of 2 fouloirs to optimize
the efficiency of root canal filling by lateral compaction in the apical 1/3 and to draft a protocol
for use in continuous rotation.
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