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: MT9180 V2
Contexte normatif et
Date de publication :
10 octobre 2014 réglementaire de la
maintenance
Mots-clés Résumé Dans cet article sont présentées les démarches normatives qui ont conduit à
normalisation | Réglementation l’établissement d’un corpus de normes et de documents relatifs à la maintenance des
| processus | vocabulaire |
documentation systèmes techniques. Ces démarches, initiées en France par l’AFNOR et l’AFIM en 1978
et en Europe par le CEN à partir de 1993, se sont concrétisées par un ensemble de textes
qui font référence actuellement et que tout acteur de la maintenance se doit de connaître.
Les travaux sont toujours en cours, que ce soit pour la mise à jour des textes déjà publiés
ou pour l’établissement de textes sur de nouveaux sujets d’étude. Régulièrement mis à
jour, cet article présente une synthèse de l’ensemble de ces textes. Il donne en outre un
éclairage sur le dispositif réglementaire (en évolution permanente) dans lequel s’inscrit, en
France, cette activité industrielle.
Keywords Abstract This article presents normative approaches that led to the establishment of a
Standardization | Regulation | body of standards and documents relating to the maintenance of technical systems.
process | terminology |
documentation These efforts, initiated in France by AFNOR and La Costa in 1978 and in Europe by CEN
in 1993, materialized by a set of texts that refer now and every actor maintenance must
know . Work is still in progress, whether for updating previously published texts or texts on
the establishment of new topics. Regularly updated this article presents a synthesis of all
these texts. It also gives insight into the regulatory system (constantly changing) within
which, in France, this industrial activity
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Contexte normatif et réglementaire
de la maintenance
mutation radicale dans l’image de marque de la normalisation : nance (classe X60, listée ci-après).
vécue comme une solution pratique et commode aux différents C’est pourquoi, en complément de la réflexion menée au niveau
problèmes quotidiens, un langage commun dans la hiérarchie de européen et décrite ci-après, la Commission X60G, tout en partici-
la fonction ou une rationalisation de son fonctionnement interne, pant aux travaux européens, a pris la décision de réétudier un cer-
elle est perçue par les industriels comme un réel facteur d’amélio- tain nombre de textes et d’en établir de nouveaux pour satisfaire
ration de la productivité de l’entreprise et non plus comme une les besoins qui apparaissent au fil du temps. Dans la liste suivante,
contrainte. D’où, pour ces industriels, la prééminence de l’image on constatera qu’un nombre important de nouveaux documents
d’une normalisation mettant en commun, capitalisant un ont été publiés depuis 2001. Parallèlement aux textes révisés, la
savoir-faire industriel sur des sujets où les entreprises – chacune Commission a décidé de travailler sur des sujets qui donnent lieu à
prise isolément – ont aujourd’hui de moins en moins de disponibi- la publication de nouveaux documents (normes, fascicules de
lités financières d’études et d’investissements. Ces sujets poten- documentation ou guides d’application).
tiels sont les bases d’expériences transversales aux entreprises,
non stratégiques par rapport au développement concurrentiel de la
courbe d’expérience de chacune d’entre elles. 1.4 Liste des principales normes
Depuis les premiers travaux du Groupe qui, en 1976, a travaillé ou documents français
sur la « Durabilité et durée de vie des équipements industriels »,
toute l’histoire de la normalisation en maintenance s’inscrit dans
de maintenance actuellement
cette démarche. Que de chemin parcouru ! en vigueur (liste arrêtée
en mars 2014)
1.2 Système normatif français La liste ci-dessous ne présente que les normes essentielles liées
à la fonction maintenance et à ses activités et ne reprend pas bien
en maintenance sûr les normes qui ont été annulées ces dernières années à la suite
des travaux conjoints du CEN et de l’AFNOR.
À l’instar de ce que l’on a pu constater sur certains marchés
internationaux, les industriels français, représentés au sein de la ■ Fonction maintenance
Commission française de normalisation X60G, ont compris que la FD X60-000 (mai 2002)
normalisation jouait désormais un rôle majeur dans la défense de
leurs intérêts dans les échanges intra-européens. Aujourd’hui, le Ce fascicule de documentation a pour objet de présenter les
rôle régulateur que jouent les normes s’exprime au niveau des lignes directrices à prendre en considération pour concevoir, éva-
enjeux de la « nouvelle normalisation » : luer ou réviser le processus maintenance qu’une entreprise indus-
trielle ou de service est amenée à mettre en place pour satisfaire
– mondialisation de l’économie qui aboutit à ce que les échan- ses enjeux techniques et économiques. Il ne concerne pas toute-
ges se développent deux fois plus vite que la production ; fois certaines activités traditionnellement dévolues aux services
– spécialisation accrue des entreprises et développement de maintenance des entreprises mais qui, de nature différente, ne
l’externalisation (sous-traitance) ; relèvent pas de la maintenance telle qu’elle est définie dans la
– exigences croissantes de qualité et évolution des référentiels norme NF EN 13306 : travaux neufs, sécurité, environnement... Il
correspondants ; exclut également la maintenance des logiciels... même si ceux-ci
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____________________________________________________________________________ CONTEXTE NORMATIF ET RÉGLEMENTAIRE DE LA MAINTENANCE
sont spécifiques à la maintenance (GMAO...). L’analyse proposée de ce texte justifie qu’il soit présenté ici, dans sa version définitive.
est basée sur une approche fonctionnelle de la maintenance d’un L’objectif de la Commission de normalisation, en lançant ces tra-
système productif et permet aux responsables concernés et/ou aux vaux, était de concevoir et d’écrire une norme décrivant, une
dirigeants de : bonne fois pour toutes, le processus maintenance d’un système
– concevoir le système maintenance le mieux adapté à leur productif dans sa globalité, en identifiant tous les sous-processus
besoin ; constitutifs ainsi que les indicateurs permettant d’évaluer leur
– caractériser les interfaces et les liaisons que ce système devra efficacité.
développer avec les autres sous-systèmes de l’entreprise ; La description fonctionnelle de la fonction maintenance, présen-
– définir les missions et responsabilités des différents acteurs de tée dans le document précédent, est complétée ainsi par une
la fonction maintenance. décomposition en processus telle qu’une telle décomposition est
Le document introduit et explicite également des concepts qui, décrite dans le document FD X50-176 (10/2005) « Outils de mana-
n’ayant pas été retenus à l’époque au niveau de la réflexion euro- gement – Management des processus ».
péenne par la majorité des participants, sont cependant considérés
comme essentiel dans le contexte industriel français, en particulier Une telle approche présente en effet les avantages suivants :
dans le cadre d’une relation contractuelle. C’est, entre autres, le • les processus sont décomposés en plusieurs niveaux de
cas des cinq niveaux de maintenance, définis dans les normes sous-processus constitutifs permettant de définir précisément les
françaises depuis plus de vingt ans et couramment utilisés par de activités à réaliser à un niveau de détail pertinent ;
nombreux acteurs (utilisateurs, prestataires...) et dont le concept
vient juste d’être introduit dans la dernière révision de la norme de • les entrées/sorties de chacun des sous-processus identifiés
terminologie NF EN 13306 dont il sera fait état ci-après. Toutefois, sont définies ainsi que l’ensemble des liens qui les réunissent et
la publication de la norme ci-après (NF X60-027) va entraîner la qui concourent à la réalisation du processus global ;
révision de ce fascicule de documentation afin d’assurer la cohé- • chaque processus ou sous-processus identifié peut alors don-
rence globale du système normatif. ner lieu à la définition des indicateurs pertinents permettant de sui-
Pour faciliter l’application de ce document, les professionnels vre l’efficacité du processus au cours de sa réalisation.
concernés ont souhaité, par ailleurs, établir et publier sous forme
de guide d’application un document plus spécifiquement adapté Cette approche processus est un outil de management pour les
au secteur des patrimoines immobiliers. responsables en leur donnant les outils et les moyens de détecter
les sous-processus non (ou mal) maîtrisés (actions insuffisantes,
NF X60-027 (2014) – Processus maintenance et indicateurs responsabilités non attribuées, liens mal établis...). Les indicateurs
associés sélectionnés dans chaque cas d’application permettent de
Ce projet de norme est en cours de publication au moment de construire ainsi un tableau de bord de pilotage efficace. La figure
l’écriture de cet article. Lorsqu’il sera édité, la norme sera déjà ci-après représente la synthèse des processus et sous-processus
vraisemblablement officialisée et publiée. Néanmoins l’importance qui sont analysés dans la norme.
Satisfaction du client
Besoin du client
SSE
Garantir la santé et la sécurité des personnes et préserver l’environnement en maintenance
OUT SJR
DOC PDR RES Mettre à disposition Prévoir, mettre
Délivrer Délivrer Disposer de la les outillages, à disposition et
la documentation les pièces main d’œuvre équipements maintenir les
opérationnelle de interne et/ou supports et système infrastructures
rechange externe d’information et installations
GA X60-025 (août 2009) – Guide d’application du fascicule de cédente, un ensemble de 127 termes. En particulier, le concept de
documentation AFNOR FD X60-000 « Maintenance industrielle – niveau de maintenance qui n’avait pu être intégré dans la première
Fonction Maintenance » aux patrimoines immobiliers version a été accepté par tous les partenaires et introduit dans
Conçu sous forme de guide, ce document a été conçu pour cette nouvelle version. Ces termes couvrent les domaines
répondre aux besoins spécifiques de la maintenance des patri- suivants :
moines immobiliers de bureaux, de locaux industriels, d’hôpitaux, – termes fondamentaux ;
d’établissements scolaires et/ou accueillant du public, etc. Il ne – termes relatifs aux biens ;
concerne pas la maintenance des immeubles à usage de logement
– propriétés des biens ;
ni la maintenance des outils industriels. Ce guide définit, en parti-
culier, la terminologie spécifique à cette activité et qui est utilisée – défaillances et évènements ;
par les professionnels dans le cadre de relations client-fournisseur. – pannes et états ;
Ce guide précise en outre, selon les types de contrats, les associa- – types de maintenance ;
tions qui sont couramment pratiquées entre les niveaux de mainte-
nance tels qu’ils sont définis dans le fascicule de documentation – activités de maintenance ;
FD X60-000 et la durée contractuelle, le seuil de prise en charge – termes relatifs au temps ;
des pièces de rechange... – logistique et outils de maintenance ;
Les objectifs principaux de ce guide sont donc les suivants : – facteurs techniques et économiques.
– clarifier les relations entre les différents acteurs du marché ; La majorité de ces termes est maintenant en cohérence avec
– expliciter les limites du périmètre des activités de maintenance ceux définis dans le standard international CEI 50(191) définissant
dans le cadre spécifique d’un patrimoine immobilier ; le vocabulaire electro-technique international. Il est à noter cepen-
– illustrer chaque niveau de maintenance dans le cadre dant que les deux documents en question sont, à la date de rédac-
spécifique ; tion de cet article, en cours de révision simultanée.
– répondre aux interrogations de la profession.
NF X50-501 (septembre 2007) – Maintenance – États de réfé-
Ce guide d’application propose donc des recommandations pour rence des biens : vocabulaire des activités de rénovation et de
répondre aux besoins exprimés pour la maintenance d’un patri- reconstruction
moine immobilier. En effet :
Ce document définit les principaux termes nécessaires aux acti-
– les limites de prestations ne sont pas toujours faciles à fixer vités industrielles destinées à optimiser la durée de vie d’un bien
entre les parties ; ainsi que les niveaux d’aptitude à l’emploi des biens proposés au
– le document FD X60-000 ne prend pas en compte la logique réemploi. Les différentes notions de valeur associées (à neuf,
d’organisation des acteurs du secteur (propriétaire, locataire, utili- d’usage, vénale, etc.) intervenant dans le système de cotation des
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sateur, prestataire...) ; biens, sont également définies. Cette norme vient en complément
– la correspondance entre les niveaux P1, P2 et P3 des marchés de la norme NF EN 13306 mais n’a pas d’équivalent au niveau
d’exploitation et les niveaux de maintenance du FD X60-000 n’est européen.
pas définie ;
– les notions de conduite et d’entretien ne sont pas explicitées ; NF X60-012 (août 2006) – Termes et définitions des éléments
– etc. constitutifs des biens et de leur approvisionnement
GA X60-026 (novembre 2010) – Guide de gestion de la mainte- Cette norme, qui s’applique essentiellement aux biens indus-
nance d’un patrimoine immobilier (GMAO) triels manufacturés, donne une liste de termes et définitions utili-
sés pour décrire les éléments constitutifs d’un bien objet de
Ce document, établi par la profession, prévoit d’être appliqué maintenance. Elle concerne en particulier les pièces de rechange
principalement aux immeubles consacrés aux activités tertiaires. dans toutes leurs spécificités.
En ce qui concerne le domaine industriel, il n’est possible de
l’appliquer qu’aux bâtiments et installations techniques liés à NF EN 15341 – X60-020 (juin 2007) – Maintenance – Indicateurs
l’environnement de travail. Il a pour objectifs principaux de : de performance clés pour la maintenance
• proposer une décomposition arborescente, mais fonctionnelle, Cette norme établie au niveau européen est fondée sur l’ensem-
du bien à maintenir ; ble des normes déjà existantes dans les différents pays participant
• établir les règles qui permettent de fixer le niveau de subdivi- au groupe de travail (WG6). Elle vient donc remplacer la norme
sion d’un bien du point de vue d’une action de maintenance ; XP X60-020 qui était restée au stade expérimental (depuis sa publi-
cation en 1995). Elle a pour objectif de décrire un système de ges-
• harmoniser le vocabulaire utilisé pour désigner chaque niveau tion des indicateurs de performance clés destinés à mesurer la
d’arborescence ; performance de la maintenance sous l’influence de divers facteurs,
• présenter les lignes directrices à prendre en compte pour éla- par exemple économiques, techniques et organisationnels, afin
borer un échéancier de maintenance ; d’évaluer et d’améliorer le rendement et l’efficacité pour atteindre
l’excellence dans la maintenance des immobilisations techniques.
• préconiser la généralisation de cette méthodologie aux presta- Elle propose également une méthodologie pour le choix des indi-
tions de service des contrats « Facilities Management », pour tout cateurs pertinents, leur utilisation et leur analyse.
ce qui concerne les biens matériels et les prestations associées, de
nature technique ou service. À ce titre, une GMAO fournit des NF EN 15331 – X60-022 (octobre 2011) – Critères pour la concep-
éléments nécessaires au Facilities Management. tion, la gestion et le contrôle des services de maintenance dans
les constructions
■ Concepts et gestion
Cette norme, désapprouvée par la France au moment de
NF EN 13306 – X60-319 (octobre 2010) – Terminologie de la l’enquête publique, précise les critères et les méthodes envisa-
maintenance geables pour planifier, gérer et contrôler les opérations de mainte-
Cette norme, issue des travaux européens, présente les termes nance dans les constructions et leur environnement conformément
généraux et leurs définitions pour les domaines techniques, admi- aux exigences légales applicables, aux objectifs des propriétaires
nistratifs et de gestion de la maintenance. Complétée dans cette et/ou des utilisateurs ainsi qu’aux exigences de qualité requises.
nouvelle version pour tenir compte des usages de la profession, En outre, elle propose en annexe une classification possible des
elle répertorie, en conservant la même structure que l’édition pré- constructions.
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____________________________________________________________________________ CONTEXTE NORMATIF ET RÉGLEMENTAIRE DE LA MAINTENANCE
■ Fiabilité, maintenabilité, disponibilité, sûreté de fonctionnement NF EN 60300-3-4 – C20-300-3-4 (juillet 2008) – Gestion de la
sûreté de fonctionnement – Partie 3-4 : Guide d’application – Spé-
Les normes citées ci-après sont des normes européennes (et
cification d’exigences de sûreté de fonctionnement
donc françaises !) extraites du standard international CEI 60300 qui
traite de façon générale de la sûreté de fonctionnement. Même si La présente partie de la CEI 60300 donne des lignes directrices
elles ne sont pas directement et explicitement des normes de sur la façon de définir les caractéristiques de sûreté de fonction-
maintenance, il ne faut pas perdre de vue que la logistique de nement dans des spécifications particulières, en particulier en ce
maintenance est l’un des constituants importants de la sûreté de qui concerne la fiabilité, la maintenabilité et le support de mainte-
fonctionnement. Nous avons donc cru bon de citer les parties de nance.
ce standard qui interpellent directement la fonction maintenance. NF EN 60300-3-11 – C20-300-3-11 (avril 2010) – Gestion de la
NF EN 60300-1 – C20-300-1 (décembre 2004) – Gestion de la sûreté de fonctionnement – Partie 3-11 : Guide d’application –
sûreté de fonctionnement – Partie 1 : Gestion du programme de Maintenance basée sur la fiabilité
sûreté de fonctionnement Cette partie de la CEI 60300 fournit des lignes directrices pour
La présente norme internationale décrit les concepts et principes élaborer une politique de gestion des défaillances pour des équi-
des systèmes de gestion de la sûreté de fonctionnement. Elle iden- pements, fondée sur une analyse de maintenance basée sur la fia-
tifie les processus génériques d’un programme de sûreté de fonc- bilité (MBF). La méthode MBF peut être appliquée à des biens tels
tionnement tout au long du cycle de vie d’un système technique. que des véhicules, des centrales électriques et, plus généralement,
La sûreté de fonctionnement comprend la disponibilité et ses tous les systèmes techniques qui sont constitués d’équipements
facteurs déterminants : fiabilité, maintenabilité et logistique de et/ou de structures. Ces systèmes sont décomposables en
maintenance. sous-systèmes qui eux-mêmes peuvent être décomposés en
sous-ensembles de plus en plus petits, selon le besoin. Toutefois,
NF EN 60300-2 – C20-300-2 (juillet 2004) – Gestion de la sûreté la présente norme concerne seulement l’application de la méthode
de fonctionnement – Partie 2 : Lignes directrices pour la gestion MBF et ne comprend pas les aspects relatifs au support mainte-
de la sûreté de fonctionnement nance.
La présente partie de la norme internationale CEI 60300 décrit NF EN 60300-3-12 – C20-300-3-12 (juillet 2011) – Gestion de la
les lignes directrices pour la gestion de la sûreté de fonction- sûreté de fonctionnement – Partie 3-12 : Guide d’application –
nement et présente des modèles de cycle de vie. Cette partie Soutien logistique intégré
s’applique à une planification et à une mise en œuvre détaillée Cette norme est un guide d’application destiné à un large éven-
d’un programme dans lequel la maintenance occupe une place pri- tail de fournisseurs désireux d’optimiser le bien concerné pendant
vilégiée. tout son cycle de vie. Elle traite entre autres de l’analyse de la
NF EN 60300-3-1 – C2O-300-3-1 (août 2005) – Gestion de la logistique de maintenance (ALM).
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sûreté de fonctionnement – Partie 3-1 : Guide d’application – Elle indique les pratiques communément mises en œuvre dans
Techniques d’analyse de la sûreté de fonctionnement – Guide le cadre de ce soutien logistique et répertorie en particulier les
méthodologique tâches de soutien à la maintenance. Elle permet d’optimiser l’éta-
Les analyses présentées sont conduites en particulier pendant la blissement d’un plan de maintenance pour un bien donné.
phase de maintenance des biens concernés, à différents niveaux NF EN 60300-3-14 – C20-300-3-14 (janvier 2005) – Gestion de la
du système et degrés de détail, de sorte à évaluer, déterminer et sûreté de fonctionnement – Partie 3-14 : Guide d’application –
améliorer les mesures pour la sûreté de fonctionnement. De plus, Maintenance et support de maintenance
elles sont utilisées en planification de maintenance pour estimer la
Cette partie de la norme internationale CEI 60300 est plus parti-
fréquence de la maintenance et les besoins de pièces de rechange.
culièrement consacrée à la maintenance. Elle décrit un cadre pour
Cette norme est une introduction à la sélection des méthodologies
la maintenance et le support de maintenance ainsi que les diverses
et son objectif est de fournir les informations nécessaires au choix
pratiques communes minimales qui peuvent être prises. L’objet de
des méthodes et techniques d’analyse les plus appropriées.
cette norme est de souligner, d’une façon générique, la gestion, les
NF EN 60300-3-2 – C20-300-3-2 (juin 2005) – Gestion de la sûreté procédés et techniques liés à la maintenance et au support de
de fonctionnement – Partie 3-2 : Guide d’application – Recueil de maintenance qui sont nécessaires pour atteindre un niveau de
données de sûreté de fonctionnement dans des conditions sûreté de fonctionnement conforme au besoin opérationnel de
d’exploitation l’utilisateur.
Cette partie de la norme CEI 60300 fournit des guides pour NF EN 60300-3-15 – C20-300-3-15 (mai 2010) – Gestion de la
l’acquisition de données relatives à la fiabilité, à la maintenabilité sûreté de fonctionnement – Partie 3-15 : guide d’application –
et au support de maintenance des biens en exploitation. L’accent Ingénierie de la sûreté de fonctionnement
est mis sur la nécessité de considérer le retour d’expérience Cette partie de la norme CEI 60300 donne des lignes directrices
comme une des activités principales du processus de sûreté de pour l’ingénierie de la sûreté de fonctionnement des systèmes et
fonctionnement. La norme répond en termes généraux aux décrit le processus de réalisation de cette sûreté de fonction-
aspects pratiques de la collecte de données, à leur présentation et nement tout au long du cycle de vie des systèmes. Elle s’applique
explore brièvement les sujets de l’analyse de données et la présen- aussi bien au développement de nouveaux systèmes qu’à l’amélio-
tation des résultats. Par contre, aucune recommandation n’est for- ration de systèmes existants dans le cadre de la mise en œuvre de
mulée sur la façon d’organiser le support de maintenance. maintenance améliorative. Elle préconise des méthodes et des
NF EN 60300-3-3 – C20-300-3-3 (décembre 2005) – Gestion de la outils pour évaluer la sûreté de fonctionnement des systèmes et en
sûreté de fonctionnement – Partie 3-3 : Guide d’application – vérifier les résultats.
Évaluation du coût de cycle de vie NF EN 60300-3-16 – C20-300-3-16 (décembre 2008) – Gestion de
Cette partie de la norme internationale CEI 60300 fournit une la sûreté de fonctionnement – Partie 3-16 : Guide d’application –
introduction générale au concept de l’évaluation du coût du cycle Lignes directrices pour la spécification des services de support de
de vie et couvre toutes les applications. Elle met particulièrement maintenance
l’accent sur les coûts associés à la sûreté de fonctionnement du La présente partie de la norme internationale CEI 60300 décrit un
bien considéré et qui sont des constituants du coût global de cycle cadre de travail pour la spécification des services liés au support de
de vie. Elle donne en outre un guide général pour mener un maintenance des systèmes qui sont effectués pendant la phase
modèle de coût de cycle de vie. d’utilisation et de maintenance. Elle souligne de manière générique
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____________________________________________________________________________ CONTEXTE NORMATIF ET RÉGLEMENTAIRE DE LA MAINTENANCE
Ce guide publié sous la forme d’un fascicule de documentation 2.2 Normes européennes en vigueur
est, de fait, la traduction française du standard international
CEI 706. Il est destiné à donner des recommandations pour la Conformément à la réglementation interne du CEN, tout docu-
normalisation des procédures de maintenabilité. Il sera utile aux ment publié au niveau européen doit obligatoirement être trans-
utilisateurs pour formuler leurs exigences de maintenabilité et les crit, avec le statut approprié, dans les systèmes documentaires
programmes correspondants. Publiées sous forme de guide, avec normatifs des pays adhérents, même si le pays en question a voté
les parties, au nombre de trois, et les sections, au nombre de neuf, négativement pour l’adoption du texte. Les normes publiées à ce
elles couvriront l’ensemble des questions qui se posent en ce qui jour, et pour certaines récemment révisées, ont déjà été listées au
concerne la maintenabilité d’un matériel. paragraphe précédent sous la double référence européenne et
française. Elles ne sont donc pas reprises dans ce paragraphe.
FD X60-312 (mai 1988) – Guide de maintenabilité du matériel –
Troisième partie : Sections six et sept – Vérification, recueil,
analyse et présentation des données
2.3 Projets en cours et à venir
Cette partie du standard international CEI 706 est surtout consa-
crée à la vérification de la maintenabilité et au recueil, à l’analyse Dans les dernières années, le TC 319 a lancé un certain nombre
et à la présentation des données relatives à la maintenabilité. de groupes de travail dont les projets sont actuellement en cours,
voire proches d’être publiés. Ce sera d’ailleurs probablement
XP X60-500 (octobre 1988) – Terminologie relative à la fiabilité, chose faite lorsque cet article sera publié.
maintenabilité, disponibilité • WG4 – EN 13306 (2010) – Terminologie
Cette norme qui, à ce jour, est encore expérimentale et n’a pas La dernière révision de cette norme a été publiée en 2010.
été révisée ou complétée a pour objet de donner une liste de Malgré cela et compte tenu des délais nécessaires pour publier
termes et de définitions se rapportant aux domaines de la fiabilité, une nouvelle révision, les travaux de révision de cette norme ont
de la maintenabilité et de la disponibilité. Cette terminologie n’est d’ores et déjà été entrepris.
bien sur pas exhaustive et sera amenée à être complétée. • WG9 – Pr EN 15628 (publication en 2014) – Qualification du
personnel
FD X60-502 (décembre 1986) – Fiabilité en exploitation et après-
vente La qualification du personnel de maintenance est une préoccu-
pation des responsables, surtout dans les pays où il n’existe aucun
Ce fascicule de documentation a pour objet de préciser l’exploi- cursus de formation initiale en maintenance. C’est pourquoi, ce
tation que l’on peut faire des informations recueillies en utilisation groupe de travail, piloté par la Suisse, a proposé un document qui
pour vérifier les calculs de fiabilité effectués. Il donne les éléments prévoit 3 niveaux de qualification en liaison avec les niveaux A, B
permettant d’entreprendre des actions immédiates telles que et C déterminés par l’EFNMS. C’est ainsi que pourraient être
l’amélioration du matériel ou l’ajustement de la politique de main- qualifiés des :
tenance, de préparer des données pour des matériels futurs. – Managers européens de maintenance (niveau A) ;
– Techniciens européens de maintenance (niveau B) ;
D’autres normes abordent pour certains cas particuliers des – Spécialistes européens de maintenance (niveau C).
questions intéressant la maintenance, particulièrement dans le
domaine électrique (classe AFNOR : « C »), où sont la transposition Ces recommandations ont cependant soulevé beaucoup d’objec-
française d’autres standards internationaux comme par exemple tions en particulier de la part de pays disposant, comme la France,
la norme NF C01-191, traduction du standard CEI 50(191) : d’un système de formation, aussi bien initiale que continue, très
« Vocabulaire électrotechnique – Chapitre 191 – Sûreté de fonction- complet et qui correspond aux besoins de compétences opération-
nement et qualité de service ». Volontairement, il n’en sera pas fait nelles à tous les niveaux hiérarchiques. Malgré ces objections jus-
mention dans cet article. tifiées et la désapprobation de pays comme la Grande-Bretagne et
la France, le document est publié en 2014 avec le statut de norme
Tous les documents normatifs cités ci-dessus sont disponibles européenne. Nul ne sait, à ce jour, comment cette norme pourra
auprès de l’AFNOR. cohabiter avec le système diplômant de formation français.
• WG10 – Pr EN 16646 – Maintenance dans la gestion des actifs S’ajoute à cela, particulièrement en maintenance, toute la légis-
physiques lation du travail relative à la sous-traitance et à l’intervention d’une
entreprise prestataire chez une entreprise utilisatrice. Cette régle-
La gestion des actifs est devenue une part encore plus essen-
mentation qui concerne essentiellement les relations entre presta-
tielle des activités d’une entreprise au cours des dernières décen-
taire et utilisateur (prêt illicite de main d’œuvre, délit de
nies. La fonction maintenance est très impliquée dans cette
marchandage) n’est pas toujours facile à respecter dans la
gestion car, entre autres, elle gère ces actifs sur la durée de leur
pratique. Cependant, le non-respect de cette réglementation s’ins-
cycle de vie. Cette norme présente ainsi l’approche générale de la
crivant dans le cadre de délits pénaux, la plus grande vigilance est
gestion des actifs physiques. Elle définit le lien qui doit exister
là aussi requise.
entre le plan stratégique organisationnel et le système de gestion
de la maintenance. Elle décrit les interrelations entre le processus
de maintenance et tous les autres processus de gestion des actifs.
3.3 Hygiène et sécurité
• D’autres thèmes sont actuellement à l’étude et donneront
peut-être lieu ultérieurement à la publication de documents : Compte tenu des risques non négligeables concernant la sécu-
– WG11 – Méthodologie d’évaluation d’un état ; rité des personnes que peuvent générer les équipements, particu-
– WG12 – Risk Based Inspection Framework ; lièrement pendant les interventions de maintenance (travail en
– WG13 – Processus maintenance. hauteur, travail sous tension...), le législateur a défini de
nombreuses règles qui s’imposent de facto aux sites industriels. La
maintenance est particulièrement concernée par les familles de
risque suivantes :
3. Cadre réglementaire des – risques liés aux situations dangereuses lors des interventions
de maintenance ;
activités de maintenance – risques qui sont la conséquence de l’état défectueux du
matériel.
De part la nature des actions réalisées et des conditions dans Toutes les dispositions issues de la législation française ou des
lesquelles les entreprises sont conduites à les mettre en œuvre, la directives européennes figurent principalement dans le Code du
maintenance s’inscrit dans un cadre réglementaire auquel il ne travail, dans son livre deuxième « Réglementation du travail »,
peut être question de déroger. En effet, la maintenance est une Titre III « Hygiène, sécurité et conditions de travail », Chapitre III
activité de service qui s’exerce la plupart du temps dans des « Sécurité ». En ce qui concerne les risques liés à l’état des maté-
conditions où les risques encourus, que ce soit pour les biens, riels, un certain nombre de décrets et d’arrêtés ministériels
l’environnement ou les personnes, voient leur probabilité d’appari- définissent les préconisations réglementaires de vérifications à
tion considérablement augmenter. Au cœur de cette problémati-
Parution : octobre 2014 - Ce document a ete delivre pour le compte de 7200076539 - insa de lyon // [Link]
3.1 Textes réglementaires applicables Tout particulièrement dans le cas de l’externalisation de tout ou
partie des activités de maintenance (rappelons que plus de 30 %,
en valeur, des activités de maintenance sont réalisées par des
La maintenance ne fait pas exception à la règle commune et doit
sociétés prestataires), le décret 92-158 du 20 février 1992 fixe les
respecter l’ensemble des dispositions figurant principalement dans
règles spécifiques d’hygiène et de sécurité applicables aux opéra-
le Code du travail, le Code civil, le Code pénal et toutes les régle-
tions effectuées par les entreprises extérieures. Ces règles
mentations d’ordre public concernant l’environnement (déchets,
d’hygiène et de sécurité sont également complétées par :
nuisances...) et la sécurité. Dans le cadre de relations contractuel-
les (plus de 30 % de l’activité de maintenance industrielle en • l’arrêté du 19 mars 1993 fixant la liste des travaux dangereux
France), il faut ajouter les dispositions particulières précisées dans pour lesquels il est obligatoire d’établir un plan de prévention
les contrats, ou conventions, qui tiennent lieu de loi à ceux qui les conforme au décret 92-158 ;
ont faites (article 1134 du Code civil).
• l’arrêté du 10 mai 1994 fixant la liste des travaux dangereux
Il ne s’agit pas ici de faire un inventaire exhaustif de tous les dans les établissements agricoles pour lesquels un plan de préven-
articles des différents codes et décrets s’appliquant aux activités tion est requis ;
de maintenance dans tous les cas de figure mais d’attirer l’atten- • l’arrêté du 26 avril 1996 portant adaptation des règles de sécu-
tion du lecteur sur quelques points essentiels et sur les responsa- rité pour les opérations de chargement et de déchargement effec-
bilités juridiques associées. tuées par une entreprise extérieure.
À noter tout particulièrement que :
3.2 Législation du travail – la circulaire DRT nο 93/14 du 18 mars 1993, prise pour l’appli-
cation du décret du 20 février 1992, apporte les commentaires de
Compte tenu de la spécificité des activités de maintenance, les l’administration en précisant le champ d’application du décret
règles les plus importantes et au respect desquelles les respon- 92-158, par exemple les travaux qui en sont exclus tels que les tra-
sables doivent apporter la plus grande vigilance concernent les vaux de construction et de réparation navals qui feront l'objet d'un
heures supplémentaires, les repos compensateurs et les repos texte particulier... ;
quotidiens et hebdomadaires. Si l’on tient compte également des – le décret 92-158 renforce le rôle du chef de l’entreprise utilisa-
contraintes liées aux astreintes et au travail du dimanche et des trice, ou de la personne à laquelle ce dernier aura délégué le
jours fériés, les responsables de maintenance et l’encadrement pilotage de l’opération concernée ; dans ce cas, cette personne
doivent travailler en étroite collaboration avec les services déléguée assumera la responsabilité pénale dans le cadre de l’opé-
compétents de l’entreprise (service du personnel, DRH...). L’inté- ration concernée dans la mesure ou son niveau hiérarchique et de
gration récente des lois dites « Aubry » concernant l’aménagement responsabilités dans l’entreprise seront reconnus suffisants et
et la réduction du temps de travail ne facilite pas l’organisation du qu’elle aura obtenu les moyens et le pouvoir d’assumer cette res-
travail de la maintenance au quotidien. ponsabilité.
tiwekacontentpdf_mt9180 v2 Ce document a ete delivre pour le compte de 7200076539 - insa de lyon // [Link]
____________________________________________________________________________ CONTEXTE NORMATIF ET RÉGLEMENTAIRE DE LA MAINTENANCE
Un article spécifique de la présente rubrique est consacré à • les générateurs de rayonnements ionisants, ainsi que leurs
l’analyse de ces responsabilités juridiques dans le cadre de l’acti- dispositifs de protection.
vité de maintenance qui, il ne faut pas l’oublier, est l’une des acti- Les vérifications et contrôles sont définis par les textes régle-
vités professionnelles qui génère, malheureusement, le plus grand mentaires et sont fonction des caractéristiques et des conditions
nombre d’accidents du travail. d’utilisation des matériels dans leur contexte industriel.
Les interventions réglementaires ainsi définies sont :
3.4 Protection de l’environnement • soit périodiques avec une fréquence définie dans les textes ;
• soit non périodiques et réalisables uniquement lorsque certai-
Ce n’est que dans les dernières années qu’est apparue la prise nes conditions sont réunies, telles que :
de conscience, dans les pays développés principalement, des – suite à réparation,
risques générés par la pollution industrielle. Les préoccupations – suite à modification notable,
concernant la protection de l’environnement sont donc devenues – suite à nouvelle installation,
primordiales et ont donné lieu à l’émergence d’une législation qui – en cas de conservation prolongée.
ne pourra que se renforcer dans les années à venir. Actuellement,
la base juridique de la réglementation environnementale est la loi Enfin, elles sont réalisables :
du 19 juillet 1976 qui est venue se substituer à une loi très • soit, dans le cas le plus général, par un organisme de contrôle
ancienne (1917 !) devenue obsolète. Bien que le management extérieur habilité par l’administration et les assurances ; dans ce
environnemental dans une entreprise industrielle ne relève pas cas, l’intervention donne lieu à l’établissement de documents offi-
intrinsèquement de la fonction maintenance, il n’en est pas moins ciels (PV, rapport...) qui doivent être soigneusement exploités et
vrai que les responsables de maintenance se voient souvent char- conservés car l’administration peut, à tout moment, et surtout en
gés de cette mission dans la plupart des entreprises, en particulier cas d’accident demander communication de ces documents ; cette
dans les plus petites. prestation extérieure ne dégage d’ailleurs pas la responsabilité de
l’entreprise en cas d’accident ;
• soit, exceptionnellement, par l’entreprise elle-même (service
3.5 Interventions réglementaires maintenance en général) ; dans ce cas, les interventions doivent
donner lieu à l’établissement d’un compte-rendu intégré en général
Depuis une cinquantaine d’années, un certain nombre d’arrêtés au registre d’entretien du matériel concerné (dossier historique).
ou de circulaires ministériels, le plus ancien remontant au 23 juillet
1943, fixent les conditions dans lesquelles une entreprise indus-
trielle doit effectuer, ou faire effectuer, par un organisme extérieur
habilité, un certain nombre d’interventions de vérification et/ou de
contrôle sur certains types de matériels ou d’équipements.
4. Conclusion
Les familles de matériels ou d’équipements concernés sont En conclusion de tout ce qui précède, on constate que la fonc-
essentiellement ceux qui présentent, potentiellement, des risques tion maintenance est encadrée par de multiples textes, soit d’appli-
concernant la sécurité, c’est-à-dire : cation obligatoire (réglementation), soit sous forme de simples
• les équipements sous pression tels que réservoirs, conduites, recommandations (normes et documents associés). On constate
appareils de robinetterie, générateurs de vapeur ou d’eau sur- également que ces textes sont en évolution quasi permanente et
chauffée, compresseurs, accumulateurs hydropneumatiques, que de nouveaux textes sont en gestation sur de nouveaux sujets,
cuves, réservoirs... ; pour mieux satisfaire les besoins de la profession. La diversité de
ces textes, leur complexité parfois, mais surtout leur richesse doi-
• les appareils et équipements de manutention, depuis les
vent être exploitées au mieux par les acteurs de la fonction Main-
échelles jusqu’aux ascenseurs, monte-charge, ponts-roulants, cha-
tenance. Il apparaît donc que dans toute structure qui a mis en
riots de manutention, élévateurs, portiques, palans, grues,
place une fonction Maintenance, il est nécessaire qu’une fonction
hayons... ;
« veille normative et réglementaire » soit instituée et organisée,
• les appareils et équipements sous tension électrique (basse, soit en interne, soit en faisant appel à des prestataires extérieurs
moyenne ou haute tension) ; spécialisés.
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