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Cours Audit

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Audit

L’audit est une expertise professionnelle qui est réalisé par une personne
impartiale spécialiste dans la matière contrôlée. Après contrôle, le professionnel
donne un jugement par rapport à une norme sur les états financiers, le contrôle
interne, l’organisation, la procédure ou une opération quelconque d’une entité.
Audit financier, audit qualité, audit RSE, audit informatique…
Il existe 2 grands types d’audit :
- Audit interne : réalisé par les équipes de l’entreprise, une cellule de
l’entreprise.
- Audit externe : un cabinet ou une entité extérieure à l’entreprise. Le
domaine le plus connu de l’audit externe, et le plus ancien c’est l’audit
légal externe de la comptabilité et de la finance. Quand on parle de cet
audit légal, c’est le commissaire au compte, qui dépend lui-même du
commissaire de la justice. Alors que l’expert-comptable dépend du
ministère de l’économie.
Il y a de plus en plus d’audit SI ou informatique.
Il y a l’audit environnementale, qui est très à la mode.
Il y a l’audit d’acquisition, MNE.
Il y a l’audit RH : forces et faiblesses de l’entreprise, ce qui compte ce sont les
personnes dans une entreprise.
Il y a l’audit fiscal : risque fiscal dans une entreprise est important.
On ne parlera que de l’audit légal.
CHAPITRE 1 : AUDIT LEGAL
I. Nomination du commissaire au compte
En France, le DSCG donne le diplôme de commissaire au compte.
La nomination d’un CAC résulte soit
- D’une obligation légale liée aux statuts,
- D’un dépassement de seuil fixé par le législateur.
Il y a obligation de nommer un CAC lorsque 2 des 3 seuils suivants sont
dépassés :
- Total bilan supérieur à 4 millions
- CA supérieur à 8 millions
- 50 salariés
Et il faut qu’il y ait deux exercices successifs.
Le code de commerce en France prévoit l’obligation d’établir des comptes
consolidés lorsque 2 des 3 seuils suivant pendant 2 exercices successifs sont
dépassés :
- Total bilan 24 millions
- CA 48 millions
- 250 salariés
Lorsqu’il y a l’établissement des comptes consolidés, il y a l’admission du Co
CAC.
Le CAC est nommé en tant que titulaire et le CAC on peut le retrouver dans
l’extrait K BIS. Si le CAC est une personne physique alors il y a nomination d’un
CAC suppléant. Si le commissaire au compte est une personne morale (Mazar,
KPMG) il n’y a pas de nomination des CAC suppléant.
II. Le choix des CAC
Seules les personnes physiques ou les sociétés inscrites sur une liste établie par
le H3C, c’est le haut conseil du commissariat au compte, peuvent exercer la
fonction de CAC.
Le CAC doit être indépendant, il existe donc des situations d’incompatibilité
importantes. Par exemple le CAC ne peut détenir d’intérêt dans la société, pour
cela il existe un code de déontologie, c’est-à-dire :
- Pas de lien personnel avec l’entreprise auditée, ascendant ou descendant
premier degré, les collatéraux au premier degré (frères et sœurs), les
conjoints ou pacsé.
- Il ne faut pas avoir de lien financier avec l’entreprise, ne pas être
actionnaire.
- Les personnes ayant dirigées l’entreprise ne peuvent pas moins de 5 ans
après la cessation des fonctions être CAC.
Le choix du CAC est fait lors de la constitution de la société, c’est-à-dire dans les
statuts. Au cours de la vie de l’entreprise c’est l’assemblée générale ordinaire
(AGO) qui nomme le CAC. Le CAC doit ensuite accepter les fonctions de
commissaire au compte, il doit éditer une lettre d’acceptation.
Ensuite il y a publication de la nomination, dans un journal d’annonce légale
(JAL), il faut être inscrit au K BIS, ensuite il y a un procès-verbal de l’assemblée
générale qui a nommé le CAC.
a) La durée et les prises de fonction des CAC
La durée est de 6 exercices et c’est la durée légale impérative. Si le CAC est
nommé en cours d’exercice il doit vérifier les comptes de l’exercice en cours, ou
au cours duquel il a été désigné. Les premières vérifications portent donc sur
l’intégralité de cet exercice.
Les fonctions du CAC s’achève après la délibération de l’assemblée générale qui
statut sur les comptes du 6ème exercice contrôlé.
Sont nuls les délibérations des assemblées à défaut de désignation régulière des
CAC. (Toutes les décisions que l’entreprise prend si elle n’a pas nommé de CAC
ne sont pas prises).
Il existe des sanctions civiles : tout dirigeant qui n’a pas provoqué la désignation
d’un CAC est passible de 2 ans d’emprisonnement et 30 000€ d’amende.
b) La cessation des fonctions du CAC
A l’issu de l’assemblée générale qui statut sur les comptes du 6 ème exercice
contrôlé, soit l’entreprise renouvelle le mandat, soit elle change de CAC et le non-
renouvellement du CAC historique n’a pas à être motivé.
Il existe toutefois une possibilité pour les actionnaires qui représentent plus de
5% du capital de demander au tribunal de commerce la récusation du CAC si et
seulement s’il existe de juste motif. (Problème impartialité, d’indépendance, et
d’honorabilité).
Le CAC il peut aussi démissionner durant les 6 ans pour de justes motifs, des
motifs légitimes. Le CAC arrête son activité, ou son état de santé. Il peut
démissionner s’il y a des problèmes d’indépendance, d’impartialité, ou
d’objectivité.
Le CAC ne peut pas démissionner pour se soustraire à son obligation. Et si le CAC
démissionne pour de juste motif, le CAC suppléant reprend.
Le CAC peut être radié du H3C, il ne peut plus exercer donc il démissionne.
La cessation des fonctions du CAC donne lieu aux mêmes formalités de
publication que lors de sa nomination. Et en cas de changement de CAC en cours
de mandat, l’ancien commissaire au compte doit permettre au nouveau CAC
d’accéder à toutes sa documentation.
c) La rémunération des CAC
Les honoraires sont à la charge de la société. Le budget des honoraires du CAC
doive être inscris dans une lettre de mission. Il existe un barème d’heure en
fonction de la taille de l’entreprise, il dépend de la somme du bilan, des produits
d’exploitation et des produits financiers.
Le taux horaire est a fixé entre l’entreprise et le CAC.
Le CAC peut déroger aux nombres d’heure s’il y a des éléments qui prouvent que
la mission est plus rapide que prévu. Si les comptes sont réalisés par un expert-
comptable. Il y a des dérogations à la hausse parce que la nature de l’activité est
sensible, par exemple des sociétés d’administration de biens, souvent des
activités ou il faut très bien connaitre la loi.
III. La mission des CAC
a) La lettre de mission
Le CAC doit émettre une lettre de mission, cette lettre est obligatoire.
Cette lettre contient :
- Les missions réalisées : il est là pour émettre une opinion sur les comptes
- Explication du déroulement de sa mission : la date de déplacement (AG au
30 juin, donc il doit intervenir avant) et aussi avant la liquidation de l’impôt
(15 mai) et aussi à l’inventaire.
- 1er janvier au 30 juin  période finale
- Quels sont les collaborateurs qui se rendent dans l’entreprise
- Les honoraires, ils sont fixés dans cette lettre
- Modalité de facturation, date, quel mode de paiement
Lettre est signé par le client et par le cabinet d’audit.
Cette lettre prévoit que le client doit transmettre des informations de manière
impérative. Par exemple il peut demander une circularisation (confirmer les
soldes clients et fournisseurs), il doit accepter de vous donner tous les
documents pour réaliser la mission.
Contrôle interne : comprendre l’entreprise dans ces fonctionnement, période pré-
finale, entre septembre et décembre. (Description du flux, procédure facturation,
achat…)
Quand l’auditeur s’apprête à certifier les comptes, le CAC demande une lettre
d’affirmation, il s’agit d’une lettre pour qu’aux yeux du dirigeants les états
financiers sont sincères, fidèles, qu’il n’y a pas de fraude.
b) Les obligations de contrôle
Le CAC a une obligation permanente de contrôle de l’entreprise. La CAC doit
savoir ce qu’il se passe en permanence dans toutes les entreprises ou il
intervient.
Ses obligations de contrôle sont de contrôler la comptabilité.
Il faut aussi l’égalité des actionnaires, entre les actionnaires et les associés. Le
droit des sociétés protège systématiquement les actionnaires minoritaires.
Il y a des contrôles spécifiques dans la mission du CAC :
- Validation des documents de gestion prévisionnelle, loi de 1984, vise à
prévenir la difficulté des entreprises. 4 documents : situation de l’actif
réalisable et de la trésorerie disponible par rapport au passif exigible, si
pas possible cessation de paiements. Si les seuils dépassés l’entreprise à
l’obligation de réaliser ce premier tableau. Il y en a un deuxième qui vise à
regarder le tableau de financement, tableau rétrospectif, quelle a été
l’utilité de la trésorerie ? important d’avoir de la dette et du cash. Il faut
faire le compte de résultat prévisionnel, tableau prospectif. Et enfin, le plan
de financement, quelle trésorerie je devrais avoir, qu’est ce que je vais
faire de mon cash ? A faire dans les 4 mois qui clôture l’exercice, à fin
avril, et dans les 4 mois qui suivent le premier semestre il faut reprévoir les
deux tableaux : compte de résultat, et la situation de l’actif et du passif
exigible à fin octobre. Ces documents doivent être communiqué au CAC
dans les 8 jours.
- Le CAC doit valider la participation des salariés, il atteste du montant de la
participation des salariés. Obligatoire pour entreprise de plus de 50
salariés.
Participation = (Bénéfice fiscal – IS au taux de droit commun – 5% des CP) *
salaires/VA * ½
Le CAC doit recenser les conventions réglementées, il existe 3 types de
conventions :
- Normales et courantes : flux d’affaire normale
- Réglementée : c’est la loi qui vient réglementée les conventions :
rémunération de compte courant, vente de voiture entre actionnaire et
entreprise. Ces conventions réglementées sont consignées dans le rapport
spécial du CAC. Ce rapport est communiqué aux actionnaires avant l’AG.
- Conventions interdites : compte courant débiteur, caution de la part de
l’entreprise pour un emprunt perso.
Tout doit être dans l’intérêt de l’ENTREPRISE  sinon abus de bien
social
c) Certifications
 Certification des comptes annuels
Voir feuille
 Certification des comptes consolidés
Voir feuille
d) L’obligation dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de
capitaux et le financement du terrorisme
Le CAC a une obligation de déclarer à TRACFIN les sommes dont il soupçonne une
somme illicite.
e) L’obligation de révélation de fait délictueux
Les CAC sous peine de sanction pénale doivent révéler au procureur de la
république les faits délictueux dont ils ont eu connaissance.
Par fait délictueux on doit entendre tous les faits susceptibles de recevoir une
qualification pénale quel que soit leur qualification juridique, leur nature, leur
gravité, ou leur conséquence et cela uniquement dans le cadre de la mission du
CAC. (Contrôle des comptes)
Sont exclu du périmètre de cette obligation de révélation :
- Les infractions sans lien avec la mission du CAC
- Toutes les infractions routières, les faits constitutifs de harcèlement.
L’irrégularité constaté par le CAC doit être révélé au procureur de la république
même si sa qualification pénale n’est pas certaine.
Le délit de non-révélation des faits délictueux est une infraction instantanée dont
la prescription de 3 ans cours au jour où le CAC à eu connaissance des faits.
Voir feuille des irrégularités
f) Obligation du secret professionnel
Le CAC à l’obligation du secret professionnel, elle s’applique au CAC mais aussi
aux collaborateurs. Entre CO CAC il y a une libération du secret professionnel.
g) L’obligation d’alerte
Obligation d’alerter l’entreprise et le CSE ou et le tribunal de commerce quand ça
ne va pas.
Lorsque le CAC relève à l’occasion de l’exercice de sa mission un fait de nature à
compromettre la continuité d’exploitation, il doit en saisir le dirigeant, lui
demander des explications, c’est le déclanchement de la procédure d’alerte.
La procédure d’alerte dépend du type d’entreprise. Il y a les SA ou il y a un
mécanisme particulier des procédures d’alerte et il y a eu une autre pour les SAS
et SARL.
SA + 15 jours

Le CAC Le dirigeant Convocation Toute l'AG et le


identifie le pb -- répond lettre CA CSE est
> immédiat : recommandée Le tribunal de convoqué.
lettre + AR commerce est
recommandée Si OK au courant
+ AR au procédure Soit réponse
prédient du CA s'arrête OK du CA,
ou du directoire procédure
s'arrêt
SAS / SARL + 15 jours

Le CAC Le dirigeant Assemblée


identifie le pb répond lettre générale
--> immédiat : recommandée
lettre + AR
recommandée copie tribunal
+ AR au de commerce
prédient du Si OK
CA ou du procédure
directoire s'arrête

IV. Droit des CAC


Les dirigeants doivent communiquer au CAC les comptes annuels, les comptes
consolidés, les rapports de gestion, les documents de gestion prévisionnelles,
tous les procès-verbaux des assemblées et des conseils d’administration et du
directoire.
Le CAC peut et doit agir à toutes époques de l’année afin d’opérer les
vérifications et les contrôles qu’il souhaite faire. Il y a une règle : le CAC ne doit
pas s’immiscer dans la gestion de l’entreprise.
Le CAC peut se faire communiquer sur place les pièces qu’il estime nécessaire à
l’exercice de sa mission notamment tous les contrats, tous les documents
comptables et les procès-verbaux des assemblées et conseil d’administration.
Mais il ne peut pas accéder au relevé bancaire du dirigeant personne physique à
titre personnel.
Le CAC peut se faire communiquer tous les documents existant au jour de son
intervention même si ces documents sont postérieurs à la date de clôture.
Le CAC doit obtenir la lettre d’affirmation, c’est une déclaration de la direction qui
dit que les comptes sont sincères, qu’il n’a pas de suspicion de fraude et que le
CAC a eu tous les documents entre ses mains.
Le CAC a le droit de prendre des copies de tous les documents.
Il existe un délit d’entrave à la mission du CAC : les dirigeant ne peuvent pas faire
obstacle à l’exercice du droit de vérification des CAC.
Il existe des obligations au près des sociétés mère ou des filiales :
- Les CAC peuvent mener en qualité de CAC de compte consolidé quasiment
toutes les diligences dans toutes les filiales. Il y a des périmètres de
consolidation à partir du moment où elles sont dans celui-ci, le CAC a
accès.
Le CAC a des pouvoir d’investigation auprès des tiers :
- Le CAC peut recueillir toutes informations utiles à l’exercice de sa mission
auprès des tiers qui ont accomplis des opérations pour le compte de la
société. Cette disposition vise les experts-comptables, les banquiers, elle
vise les clients, les fournisseurs.
La circularisation est une procédure utilisée principalement en comptabilité et
en audit pour vérifier l'exactitude des soldes d'un compte ou la sincérité d'une
information financière auprès de tiers, tels que les clients, fournisseurs, ou
banques. Il existe deux principaux types de circularisation :
1. Circularisation ouverte :
Dans la circularisation ouverte, l'auditeur envoie une demande de confirmation
directement à un tiers (client, fournisseur, banque, etc.) en lui demandant de
répondre explicitement à la demande. Le tiers doit confirmer si l'information
donnée par l'entreprise audité est correcte ou, si nécessaire, la corriger.
2. Circularisation fermée :
Dans une circularisation fermée, l'auditeur envoie également une demande de
confirmation au tiers, mais celui-ci ne répond que s'il y a une divergence ou
une erreur dans l'information fournie. Si l'information est correcte, aucune
réponse n'est attendue.
Pour les banques, elles ne répondent jamais au CAC en direct, secret
professionnel, elle répond au client et c’est le client qui transfère la réunion au
CAC. Solde de banque, solde d’emprunt, droit de signature, engagement hors
bilan, engagement pris par les banques, coffre de banque s’il y a quelque chose ?
il y a aussi tous les systèmes de couvertures.
Il y a également la circularisation des avocats. Il est tenu au secret professionnel,
donc lettre envoyée au client qui transfère au CAC, quels sont les litiges en
cours ? à combien sont-ils estimés ? sortir le grand livre du compte 622600,
remonter aux factures a 100% et regarder le libellé des litiges.
Litiges commerciaux, litige avec l’administration fiscale, et litige avec le droit du
travail.
Le CAC doit être convoqué à toutes les réunions du CA, du directoire, ou du
conseil du surveillance. Il peut assister s’il le souhaite à toutes les réunions.
Le CAC doit être convoqué à toutes les assemblées d’actionnaires, sachant qu’il a
des assemblées générale, ordinaire, extraordinaire, et mixte.
V. La démarche d’audit
La démarche d’audit repose sur un modèle d’approche par les risques, cette
approche est introduite par les normes d’exercice professionnel. Dont une, la NEP
315, qui vise à la connaissance de l’entité, de son environnement et l’évaluation
du risque d’anomalie significative dans les comptes.
Il y a une deuxième norme importante qui est la NEP 330, qui travaille sur les
procédures d’audit mise en œuvre par le CAC à l’issu de son évaluation des
risques.
Et enfin, la NEP 500, qui vise à obtenir des éléments probants sur la collecte des
données.
D’abord la 315, puis la 330, puis la 500.
Lors de la première partie on rédige une note d’orientation.
Ensuite pour la description de la procédure, on a le contrôle interne : décrire les
procédures par processus et surtout identifier les forces et les faiblesses de
chaque processus. Cela permet au CAC d’identifier les types d’anomalie
potentielles et de prendre en considération les facteurs pouvant engendrer des
risques d’anomalie significative dans les comptes.
Avant de commencer à contrôler les comptes, le CAC va assister à l’inventaire
physique.
Prendre connaissance de l’entreprise :
Le CAC lors de sa prise de connaissance il doit s’enquérir du risque de fraude qui
passe notamment par un entretien entre le CAC et le dirigeant. Ensuite le CAC
doit prendre connaissance du secteur d’activité, mais surtout de son
environnement réglementaire.
Les outils d’audit :
Lors de la planification et de la réalisation d’un Audit le CAC met en œuvre une
notion visant à considérer le montant des anomalies, le CAC va identifier un seuil
de signification. C’est le montant à partir duquel le CAC juge que les comptes ne
sont plus fidèles et sincères.
Le CAC doit faire figurer dans note d’orientation générale le seuil de signification.
La détermination du caractère significatif des anomalie relève du jugement
professionnel du CAC.
Société de production ou de commercialisation : entre 8 et 10% du résultat
d’exploitation.
Entreprise très patrimoniale : entre 2 et 5% des CP
On peut faire aussi la moyenne des deux.
Si on est au-dessus du seuil de signification  on ne certifie pas les comptes.
A) Le cycle immobilisation
a) Les immobilisations corporelles
Compte de classe 2, la première chose c’est l’analyse analytique du bilan.
Il regarde les variations en valeur brute des immobilisations. Et il regarde la
variation en valeur nette des immobilisations.
En valeur N - 1 Augmentation Diminution N
brute
20
21
26/27

Ensuite examen analytique du compte de résultat


Donc 681, 775 et 675
Compte 681 - Dotations aux amortissements, dépréciations et
provisions :
Le compte 681 fait partie des charges d'exploitation. Il regroupe les dotations
aux amortissements, dépréciations et provisions. Ces charges sont
comptabilisées pour refléter la dépréciation des actifs (amortissements), la perte
de valeur potentielle d'actifs (dépréciations) ou pour anticiper des charges
futures incertaines (provisions).
 6811 : Dotations aux amortissements des immobilisations.
o Utilisé pour enregistrer l'amortissement des immobilisations
corporelles et incorporelles, c'est-à-dire la perte de valeur des biens
(machines, bâtiments, brevets, etc.) liée à l'usure ou au temps.
 6812 : Dotations aux provisions d'exploitation.
o Représente la constitution de provisions pour risques et charges
d’exploitation (litiges, garanties données aux clients, etc.).
Compte 775 - Produits des cessions d’éléments d’actif :
Le compte 775 fait partie des produits exceptionnels. Il enregistre les gains liés à
la vente d’actifs immobilisés, comme des terrains, bâtiments, machines ou
tout autre élément qui n'est pas destiné à être vendu dans le cadre normal de
l’activité.
Compte 675 - Valeurs comptables des éléments d’actif cédés :
Le compte 675 fait également partie des charges exceptionnelles. Il enregistre la
valeur nette comptable (VNC) des actifs qui ont été cédés. Cela correspond à
la valeur d'achat initiale, diminuée des amortissements déjà pratiqués.
Il faut regarder l’évolution du compte 681 et regarder le taux moyen de dotation
aux amortissements. Donc on fait compte 681 / compte 21.
Il faut ensuite regarder les méthodes et les options comptable concernant les
immobilisations :
- Le principe de permanence des méthodes : il faut décrire le grand principe
utilisé dans les immobilisations, méthode d’amortissement, durée
technique d’amortissement d’un matériel. Ce n’est pas au comptable de
dire combien d’année la machine fonctionnera.
- Amortissement dérogatoire : amortissement dégressif (1er jour du mois
d’acquisition) – amortissement linéaire (date de mise en service)
Puis les remarques d’audit :
- Il faut justifier les acquisitions d’immobilisation
Une immobilisation est un bien durable que l'entreprise possède et utilise dans
le cadre de son activité pendant une période prolongée, généralement supérieure
à un an. Contrairement aux biens destinés à être vendus (stock), une
immobilisation est destinée à être conservée et utilisée par l'entreprise pour
générer des revenus ou faciliter son fonctionnement.
- Valider que le principe de permanence des méthodes est respecté :
allonger la durée d’amortissement lorsque l’entreprise ne va pas bien,
INTERDICTION
- Justifier les sorties d’immobilisation : 2 types : mise au rebus, et la vente.
Papier qui justifie. Il faut la facture de vente, il faut garder l’argus ou
l’estimation. Valider que c’est à prix de marché.
- Le report du fichier des immobilisation en compta
- Valider le calcul des amortissements
- Auditer le compte 615, maintenance, entretien… recherche de charge qui
serait enfaite des immobilisations.
Une fois les remarques d’audit faites, il faut faire un tableau récapitulatif de
toutes les anomalies, savoir si elles baissent ou augmentent le résultat et après
avoir fait le cumul on regarde si cela dépasse le seuil de signification ou pas.
Puis un paragraphe sur les faiblesses du contrôle interne du cycle.
Il faut regarder les éléments dans les annexes et dans le rapport de gestion.
b) Les immobilisations financières
Important lorsqu’il y a une holding.
La revue analytique du bilan
Expliquer les hausses et les baisses liés au compte 26 et 27. Il y a les titres de
participations, il y aussi les avances en compte courant, les avances liées aux
participations. Et tous les dépôts et garanties donnés à l’extérieur. Toujours avec
le tableau.
Au compte de résultat
686 provisions sur les titres, 675600 et 775600 plus-value liée aux cessions de
titre, 76 dividendes en produits financiers.
Remarque d’audit
- Justifier les acquisitions d’immobilisation financières à 100%, contrat
d’acquisition de titre, il y a le bordereau d’acquisition des titres, clause de
garantie d’actif et de passif (GAP). Clause d’earn out.
- Justifier les avances de trésorerie accordées par l’entreprise. Relevé
bancaire  est ce qu’il y a une réelle transaction ? justifier que c’est prêté
à une filiale
- Justifier de la valorisation des titres : se mettre d’accord sur une méthode
d’évaluation qui est stable dans le temps. Et comprendre comment le prix
a été décomposé au moment de l’acquisition.
Dettes nettes : dette brute – trésorerie
- Même une acquisition a 1€ il faut la justifier.
- Si l’entreprise prête de l’argent, systématiquement il faut le rajouter à la
valeur de l’entreprise, rajouter les avances prêtées aux filiales.
- Et justifier les comptes 275, compte de dépôt et de cautionnement.
- Justifier de la correcte rémunération des avances en compte courant.
- Justifier les dividendes perçues, procès-verbal de l’assemblée générale qui
affecte les comptes, et la feuille de présence à l’assemblée signée. Donc
soit le régime mère fille, soit imposable totalement.

c) Les immobilisations incorporelles


Brevets, logiciels, fonds de commerce.
B) Cycle des capitaux propres
Revue analytique du bilan
Plus l’entreprise à de CP, plus elle résiste aux difficultés.
Capital social
Réserve légale
Réserves facultatives ou statutaires
Prime d’émission
Report à nouveau
Résultat de l'exercice
Subventions d’investissement
Actions propres
Écarts de conversion
Il faut justifier l’affectation du résultat, remonter au PV de l’assemblée générale
ordinaire, à la feuille de présence.
Affectation en moins du report à nouveau débiteurs, puis réserve légale 5% dans
la limite de 10% du capital social, puis réserve statutaires. Et après cela,
dividendes.
Justifier le montant des amortissements dérogatoires, différence entre
amortissement dégressif et linéaire.
C) Cycle des provisions pour risque et charges
Provisions pour risques
 Objectif : Elles couvrent des événements incertains susceptibles de
générer des pertes potentielles, sans qu'il y ait encore de certitude quant à
leur réalisation.
 Nature : Elles concernent des risques liés à des événements futurs mais
dont la probabilité est assez forte pour nécessiter une provision.
 Exemples :
o Litiges juridiques ou contentieux en cours.
o Risque de redressement fiscal.
o Garanties données aux clients (pour les produits vendus).
Provisions pour charges
 Objectif : Elles couvrent des charges futures que l'entreprise sait devoir
supporter, mais dont le montant ou la date de réalisation est encore
incertain.
 Nature : Elles concernent des charges clairement identifiables qui
découleront d'événements passés ou actuels, mais pour lesquels il n'y a
pas encore d'obligation immédiate.
 Exemples :
o Entretien ou réparation d’immobilisations.
o Indemnités de départ à la retraite ou indemnités de licenciement.
o Médaille du travail
Il faut justifier le montant de la provision pour les litiges. On regarde le compte
622600, les honoraires des avocats. Quel litige ? entretien avec le dirigeant pour
comprendre le litige, comment il est arrivé, c’est quoi le risque. Il faut ensuite
circulariser les avocats.
Pour passer une provision pour risque il faut qu’il y ait une démarche juridique en
cours.
Dès qu’il y a un jugement, même s’il y a appel, il faut provisionner le montant du
jugement.
Jugement, appel, puis pourvoi en cassation, il ne rejuge pas sur les faits mais qu’il
y a une erreur de droit.
Il faut justifier qu’il y a ou qu’il n’y a pas de contentieux avec l’administration
fiscale.
Il y a des provisions pour impôt, ce n’est pas déductible.
d) Le cycle exceptionnel et autres comptes
Revue analytique des postes du bilan :
- Tous les comptes 47-47-48, dans les comptes 48 : charges constatés
d’avance et produits constatés d’avance. 47 : compte d’attente (ne doit
pas exister), et les comptes 476, 477 : écart de conversion actif et passif.
Analyse du compte de résultat : vise à expliquer les opérations
exceptionnelles, différence entre les comptes 77 et 67 qui nous donne le résultat
exceptionnel.
Il faut aussi regarder si l’entreprise est soumise à des covenants, ce sont des
ratios, la banque demande le respect de ces derniers lors de l’emprunt de gros
montant. Si elle ne respecte pas ces covenants, la banque peut déclarer un bri de
covenant et peur déchoir les termes du contrat.
Il faut analyser ls transferts de charge, les compte 79.
Remarque d’audit :
- Justifier les produits à recevoir et les charges à payer compte 467 et 466
- Justifier les transferts de charge, c’est-à-dire que derrière il y a une charge
en contrepartie.
- Justifier les charges et les produits exceptionnels par retour aux différentes
pièces.
- Justifier les écarts de conversion, actif et passif.

e) Le cycle trésorerie
Revue analytique du bilan :
- Evolution de la trésorerie, tableau de flux de trésorerie, compte 53 la
caisse.
- Evolution des emprunts, compte 164, et emprunt obligataire.
Analyse du compte de résultat :
- Justifier et comprendre le résultat financier : diff entre compte 76 et 66. Il y
a les cessions de titres de participation, ou les plus-values de cession, les
provisions pour dépréciations des titres, les charges d’intérêt, les produits
financiers liés aux titres de participations (dividendes), et les produits de
placement.
Remarque d’Audit :
- Justifier les disponibilités par retour aux relevés bancaire
- Il faut regarder TOUS les comptes bancaires, a la virgule près,
- Justifier tous les états de rapprochement bancaire,
Dans le relevé bancaire, quand il y a un écart avec la comptabilité, il faut
regarder ce qu’il s’est passé postérieurement à la clôture. Par exemple chèque.
- Justifier le montant de la caisse.
- Circulariser les banques, et exploiter les circularisations
- Récupérer les nouveaux contrats d’emprunt, les échéanciers d’emprunt,
regarder s’il y a des covenants ou pas, et les garanties que l’entreprise a
accordé à la banque (cf annexe)
- Regarder postérieurement à la clôture sur les relevés bancaires s’il y a eu
des impayés clients. (Pour le cycle client vente, pour les provisions)
- Valider que les intérêts courus sont bien provisionnés. Et les intérêts à
recevoir.
- Attention aux concours bancaires courants, attention au découvert.
f) Le cycle impôt et taxes
La revue analytique du bilan :
- Tous les comptes 44, il y a le compte Etat, IS, TVA.
Le compte de résultat :
- On regarde tous les comptes 63, taxe assise sur les salaires, taxe
d’apprentissage, formation pro continue, CET = CVAE + CFE, 695 comptes
IS, il faut comparer les charges d’impôt comparé à l’année dernière.
Remarque d’audit :
- Il faut auditer et justifier le résultat fiscal
- Il faut justifier le calcul de l’IS
- Valider le paiement des impôts, compte 444, charges d’impôt – les
acomptes
- Justifier la charge de CVAE (expert-comptable) et de CFE (bordereau de
l’administration fiscale)
- Justifier les comptes de TVA collecté et déductibles, le compte de TVA à
décaisser doit être égal au bordereau de TVA du mois de décembre qui
sera déclaré et payé en janvier.
- Rapprochement de TVA collecté, rapproché le CA comptabilisé * taux de
TVA = TVA collecté, il faut régler les écarts.
- Il existe des entreprises qui font des rapprochements de TVA déductible.

g) Cycle stock
Revue analytique des comptes de bilan :
- Analyse évolution du stock sur 3-4 ans, en valeurs brutes, et en valeurs
nettes. Tous les comptes 3, y compris les 391 : les provisions sur stock.
- 4 grandes catégories de stock : stock de marchandises, stock d’en-cours et
semi-fini, stock de produits fini, et le stock de matières premières.
Une augmentation significative de stock peut s’expliquer par pleins de
choses, mais attention une augmentation de stock = augmentation de
résultat.
Si on baisse le stock = moins de résultat, optimisation de l’IS.
Si l’entreprise à beaucoup de stock mais baisse d’activité = stock mort
et provision.
- Compte sur provision sur stock (compte 39)
Revenue analytique sur le compte de résultat :
- Ratio entre le montant des provisions / stock (en valeur brute) = taux de
provision. Pour la matière première, les en-cours et on regarde combien de
temps ça représente. C’est ce qu’on appelle le taux de dépréciation et il
doit être cohérent d’année en année.
Pour les produits fini et stock d’en-cours : (stock de produit fini / CA) * 360  pas
idéal donc (stock de produit fini / CA HT sur 2 ou 3 mois) * 60 ou 90 jours.
Pour le stock de matières premières : (stock de CA / achats consommés) * 360
Achats consommés : stock initial + achats – stock final
- Analyse des marges de l’entreprise sur 2-3 ans.
N N-1 N-2
CA
+ variation stock
PF
+ variation stock
SF
+ variation stock
EC
+ Production
immo
= production de
l’exercice
- Achat
+ variation stock
achat
= marge brute
+/- production de
l’exercice

Une variation de plus d’un point de marge brute doit s’expliquer.


- Soit l’entreprise a baissé ou augmenté ses prix
- Acheter + chère
- Taux de rebut / taux qualité
Méthode et option comptable du stock
- FIFO ou CUMP
- Pour les en-cours : Identifier le coût de revient réel de la production, coût
de revient comptable et fiscal : achat consommé, main d’œuvre direct,
main d’œuvre indirect raisonnablement affectable à la production, achats
et charges externes (eau, électricité, entretien…), dotation aux
amortissements des machines, du bâtiment.
- Est-ce que l’entreprise a changé sa méthode d’évaluation, est ce que le
taux horaire des machines et de la MO a été modifié. Il est compliqué de
choisir le dénominateur.
La sous activité dans une entreprise ne doit pas ressurgir dans ces taux horaires
et donc dans la valorisation de stock.
- Risque de valorisation du stock + chère que le prix de vente
- La sous activité génère une fausse évaluation des prix de revient
Il faut donc chercher la capacité normative de la machine à produire.
- Il faut chercher pour les entreprises qui sont liées à des cycles de
production long terme, il faut regarder si on comptabilise le stock avec une
méthode à l’achèvement ou à l’avancement. C’est pour toutes les
entreprises qui travaillent à long terme, bâtiment etc…
A l’achèvement : l’entreprise empile les coûts et prend la marge au moment de la
livraison du bien. (+ prudente)
A l’avancement : aller chercher le pourcentage lors de l’avancement du produit.
(Moins prudente mais plus économique).  Méthode préférentielle
L’inventaire physique :
- Inventaire physique : le CAC doit s’assurer que l’inventaire physique est
fait, et fiable. Le CAC se rend à l’inventaire physique. Il faut regarder le
rangement et l’organisation des locaux. Théoriquement les équipes de
comptages se composent de 2 équipes, un qui compte, un qui écrit. Il faut
quelqu’un issu de la production est quelqu’un issu des bureaux, quand la
référence est comptée, il faut mettre des gommettes  c’est ok.
Il doit être fait avec un relevé des différences, sans les quantités théoriques.
Définition de zone de comptage par équipe.
L’inventaire physique est confronté à l’inventaire théorique. 2 ème comptage
pour tout écard significatif, et 3ème si besoin.
Les fiches de comptages qui sont données doivent être prénuméroté pour
s’assurer qu’elles reviennent toutes.
Les équipes doivent signer la fiche de comptage.
Est-ce qu’il existe une procédure d’inventaire physique ?
Pendant l’inventaire aucun mouvement de stock physique et informatique. Il
faut identifier les zones où les produits sont non-conformes.
Et au moment de l’inventaire physique, il faut récupérer les derniers bons de
livraison pour les achats, des fournisseurs, et les derniers bons de livraison
des ventes. Au moment de contrôler les comptes, pour le cut-off, cela permet
de valider que ces factures sont bien dans le bon exercice. Le fait générateur
d’une facturation du CA c’est la livraison.
Il faut compter par sondage des références, on part du théorique pour aller au
physique. Reprendre des feuilles de comptage déjà faites, et regarder dans
l’atelier pour valider.
Puis du physique au théorique, on va dans l’atelier on prend en physique et on
doit retrouver ce qu’on a mis.
Est-ce qu’il existe des stocks physiques pour lequel l’entreprise n’est pas
propriétaire ?
Est-ce qu’il y a des stocks propriété de l’usine qui sont à l’extérieur ou dans
un autre site appartenant au groupe ? il faut des confirmations écrites des
stocks qui sont déportés.
Travaux d’audit :
- Il faut valider que ce que l’on compté au 31 décembre est bien dans le
stock comptable.
- Recouper la valeur du stock avec les différents états justificatifs.  Prix de
revient négatif ? prix à 0 ? quantité négative ?
- Fichier Excel correspondent très exactement à la virgule près au fichier de
stock de compta dans le compte 3.
- Vérifier que les calculs arithmétiques sont bons dans les fichiers de stock.
Après ces vérifications on peut travailler dessus :
- Faire un sondage sur la valorisation du stock de MP, de manière aléatoire,
ou par les plus gros montant aux factures d’achat (FIFO, ou CUMP), puis
valider pur les ref en stock les plus importantes que ça corresponde bien à
la méthode choisie.
- Validation des en-cours et des produits finis. On valide le stade
d’avancement et les taux horaires.
- Pour les prix de ventes pour les produits finis on va aller chercher les couts
de revient de chaque code article et ensuite comprendre comment est fait
le cout de revient. (MP, MO, impôts…). Est-ce qu’il y des couts de revient
supérieur au prix de vente ?  Il faut passer une dépréciation car
surévaluation. Et regarder la même chose pour les en-cours.
- Regarder l’écoulement des stocks, il faut regarder postérieurement à la
clôture les possibilités d’écoulement du stock. Et s’il ne s’écoule pas, on le
déprécie, attention au produit nouveau.
- Il faut s’assurer que la provision sur le stock est justifiée. Quand on a une
référence dépréciée il faut s’assurer qu’elle ne soit pas vendue. Plus
l’entreprise paye d’impôt plus elle a tendance à augmenter sa provision
pour baisser donc IS.

h) Le cycle achat fournisseur


Revue analytique du bilan :
On regarde l’évolution du compte 401 dettes fournisseurs entre N et N-1. Il n’y a
pas de raisons qu’il y ait une grande variation entre les deux. Il faut savoir
l’expliquer.
On calcule le délai moyen de paiement des fournisseurs. On prend le compte 401
fournisseur / (achats * 1,2) *360. Ou 401 fournisseurs / (achat de 30, 60 ou 90
jours * 1,2) * 30/60/90. Si c’est 30 jours, c’est très bien. 90 jours ce n’est pas bon
du tout. Il faut entre 30 et 60.
Il faut regarder l’évolution du poste facteur non parvenu, compte 408. C’est des
choses qui ont été livré, qu’on a en stock, mais on n’a pas la facture. Le fait
générateur de la facturation c’est la livraison, donc c’est une anomalie on passe
en facture non parvenue.
Evolution du poste charges constatées d’avance 486. Notre fournisseur avait
besoin d’argent, il nous a donné la facture, mais on n’a pas été livré, donc pas de
stock en plus, donc 607/401 – 486/607.
Revenue analytique du compte de résultat :
On va regarder l’évolution des autres achats et charges externes. On fait un
tableau avec tous les comptes et les variations entre N-2, N-1, N. Et on cherche à
expliquer les variations avec un entretien avec le directeur financier, ou le chef
d’entreprise. Compte 606-604-608. Il y a un gros travail, crédit-bail et location,
612  crédit-bail avec option d’achat. 613  location sans option d’achat. 615
entretiens, maintenance. 616 assurances. 621 personnel intérimaire. 622
honoraires. 623 publicités. 624 transports sur achat et sur ventes. 626
déplacements.
Audit du cycle :
On développe des techniques :
- Circularisation des fournisseurs pour justifier la dette, on justifie le compte
401.
- Justifier les comptes de factures non parvenues et les comptes de CCA, on
le fait par sondage.
- Travail poste par poste pour les autres achats et charges externes :
Justifier les comptes 612 et 613 par retour au contrat. Location de machine,
contrat de crédit-bail. Attention à la période couverte.
Pour les comptes 615, il ne faut pas de charges immobilisables pour baisser son
résultat.
Le compte 616, assurance. En tant que CAC il faut faire attention au principe de
continuité de l’activité. Il faut donc faire attention que l’entreprise soit très bien
assurée.
621, personnel intérimaire, il faut aller chercher le nombre de personne en
intérim, et il faut faire un ratio du salaire moyen des intérimaires. Il y a aucune
raison que le salaire moyen évolue. 621/ effectifs interim.
622, il faut justifier les honoraires, full audit, il faut le regarder a 100%, les litiges
se cachent ici. Il faut chercher à savoir ce qu’il y a derrière les factures d’avocat.
Et circularisation des avocats.
623, publicité, ça peut être un très gros poste. Il faut valider que la charge de
publicité est bien dans l’intérêt de l’entreprise.
Le compte 624, c’est soit transport sur achat, soit sur vente. Il faut faire un ratio
transport sur achat/achat = cout moyen des transports quand j’achète. Pareil
pour les ventes transport sur vente/vente = combine ça me coute quand je vends
100 en plus quand je transporte.
625, les frais de déplacements. Il faut que se soit dans l’intérêt social de
l’entreprise. Facture aléatoire, petite et des grosses.
Attention aux dons, aux cadeaux fait aux clients.
Il faut valider le Cut-off. Il faut aller chercher les bons des 15 dernières livraisons
de l’exercice et il faut valider que ces dernières réceptions possèdent la facture
sur la bonne période. Il faut faire l’inverse aussi, chercher les 15 dernières
livraisons postérieures à la clôture et il faut valider la facture d’achat en contre
partie pour la même période.
i) Cycle client vente
Estimation de la provision des créances douteuses
Analyse du bilan
Evolution des comptes 411 il est TTC. Il faut savoir l’expliquer. Si une
augmentation des créances clients :
- On vend plus
- Il ne nous paye pas
Pour savoir on calcule le délai moyen des règlements du client : 411/ CA*1,2 *
360. On doit trouver entre 30 et 60. Ou 411/ CA des 30 derniers jours * 1,2 * 30
 un peu plus affiné.
Il faut penser que le compte 411 peut être mobilisable. Avec la loi Dailly 
mobilisation des créances.
Il faut regarder l’évolution des factures à établir (l’inverse des factures non
parvenues), compte 418, j’ai livré mais je n’ai pas facturé. Donc j’ai déstocké
703/31 donc baisse du résultat. Mais je n’ai pas livré donc 707/418 et là
j’augmente mon résultat.
Produit constaté d’avance, 487, il faut qu’ils aient une évolution normale. J’ai
passé la facture mais je n’ai pas la livraison, ou la prestation de service.
Le compte d’avoir à établir, pour un retour qualité, ou erreur dans la facture. Pour
les retours c’est souvent de grosses négociations avec le client.
Analyse du compte de résultat
L’idée est de comprendre l’évolution du CA. Donc évolution par marché, par
domaine. Evolution du CA par client, récupérer le top 10 des clients, c’est
toujours intéressant.
Le CA moyen par pièce, il faut essayer de trouver l’unité d’œuvre, qu’est-ce que
je vends ? je cherche des quantités vendues. Je cherche un effet prix ou un effet
volume.
L’audit des comptes
Il faut circulariser les clients.
Il faut justifier les créances douteuses, il est en compte 416. Il faut regarder la
date depuis laquelle il n’a pas payer, il faut un principe de permanence des
méthodes, 6 mois, déprécier à 10%... et voir s’il y a eu des relances et des
réponses de client. Il faut essayer de comprendre pourquoi le client ne paye pas,
soit pas de sous, soit pas d’accord sur la qualité.
Il faut regarder s’il n’y a pas de créance irrécouvrable. Le liquidateur judiciaire la
prononcer comme irrécouvrable, donc on passe tout en charge.
On valide le cut-off, on regarde que les 10 dernières livraisons sont facturées à la
bonne date, et idem pour les 10 premières livraison après la date de clôture.
Il faut s’assurer de l’en-cours client, s’il n’y a pas de dépréciation complémentaire
des créances clients en faisant le test suivant :
- On regarde si dans le compte 411 fin décembre si tout a bien été payé
après la date de clôture. Une balance âgée est un tableau qui présente
les créances clients (ou les dettes fournisseurs) en les classant selon leur
ancienneté. Elle permet de suivre les paiements en retard.

Groupe Richemont : 5 décembre

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