Chapitre
2 La normalisation comptable
Contrôle de connaissances
Q Le droit comptable est la branche du droit privé qui régit les professionnels comptables et la comptabilité.
OUI. Le droit comptable comprend à la fois le droit des comptes et le droit des professionnels comptables libéraux.
W Le PCG est un texte d’origine réglementaire.
OUI. Le PCG est un arrêté ministériel.
E Le PCG doit respecter les principes énoncés dans le Code de commerce.
OUI. Le PCG étant d’origine réglementaire, il doit respecter la loi, qui est une source du droit hiérarchiquement supérieure.
R Les options prévues dans le PCG doivent s’utiliser dans le cadre de la permanence des méthodes.
OUI. Dès lors qu’une option prévue par le PCG est choisie, elle doit être maintenue au cours des exercices suivants à moins d’un
changement exceptionnel dans la situation de l’entité ou le choix d’une autre méthode pour améliorer l’image fidèle.
T Le principe de prudence autorise à comptabiliser de manière courante les plus-values latentes.
NON. Seules les moins-values latentes peuvent être enregistrées à la clôture des comptes.
Y L’image fidèle implique le respect des principes comptables.
OUI. Sauf dérogation justifiée dans l’annexe, l’application des principes comptables est obligatoire pour l’obtention de l’image fidèle.
U La norme comptable est soit une convention, soit un principe théorique.
OUI. Il s’agit soit d’une convention, c’est-à-dire un usage ou une pratique qui permet aux utilisateurs de la comptabilité de
prendre leurs décisions et d’agir, soit d’un raisonnement théorique, qui a fait l’objet d’une reconnaissance institutionnelle.
I Le principe de prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique figure dans le PCG.
NON. Il s’agit d’un principe issu de la norme internationale IAS 1, qui ne figure pas dans le PCG français. Cependant, l’évolution
actuelle du PCG va dans le sens de l’application de ce principe.
O Les normes IAS/IFRS sont obligatoires en France.
ON. L’application des normes IAS/IFRS n’est obligatoire que pour la présentation des comptes consolidés des sociétés cotées ou
N
assimilées.
P La comptabilité créative peut être définie comme l’utilisation de nombreuses options comptables qui donne une
représentation du bilan et des résultats la plus favorable possible.
OUI. Cependant, l’utilisation de ces options doit s’effectuer dans le cadre du principe de permanence des méthodes et être
prévues par le Code de commerce ou le PCG.
{ La sincérité peut se définir comme l’application de bonne foi des règles comptables.
OUI. Il s’agit de ne pas avoir pour objectif de tromper le lecteur des comptes.
} Le principe d’intangibilité du bilan d’ouverture signifie qu’on ne peut pas le modifier à l’ouverture des comptes.
Oui. Le bilan d’ouverture ne peut pas être modifié à l’ouverture des comptes.
q Les normes IAS/IFRS sont élaborées par l’Union européenne.
NON. Elles sont élaborées par l’IASB, un « sous-traitant » de l’union européenne, même si un processus européen d’approbation
a été mis en œuvre.
w Une méthode de référence est un traitement comptable de référence par opposition aux autres traitements
comptables autorisés.
OUI. Une méthode de référence est considérée par le normalisateur comme donnant une meilleure information financière. En
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principe, une fois adoptée, il n’est pas possible de renoncer à une méthode de référence.
e Le manque d’exhaustivité peut être considéré comme une limite de la normalisation comptable.
OUI. Tout processus de normalisation contient une part de simplification de la réalité et donc limite l’exhaustivité.
r Les normes IAS/IFRS font explicitement référence à une approche juridique des traitements comptables.
NON. Les normes IAS/IFRS privilégient la substance économique.
Chapitre 2 - La normalisation comptable 11
t Le plan de comptes proposé par le PCG a retenu le principe de la codification décimale.
OUI. La codification des comptes est décimale.
y Les textes approuvés par l’ANC ont automatiquement la force juridique d’un règlement.
NON. Ils nécessitent au préalable une homologation par arrêté ministériel.
u La partie double constitue une norme comptable.
NON. L’usage de cette technique était tellement général, qu’il n’a pas été jugé nécessaire de l’inscrire dans une norme comptable.
i La profession comptable est responsable de la normalisation comptable.
ON. La profession comptable joue un rôle essentiel dans la doctrine comptable et participe aux travaux de l’ANC, mais elle n’a
N
pas le pouvoir institutionnel d’élaborer la norme comptable.
o L’ANC est lié à l’ordre des experts-comptables.
NON. L’ANC est une institution publique près du ministre de l’économie et des finances. L’ordre des experts-comptables participe
cependant à ses travaux par l’intermédiaire de ses représentants.
p Un avis du comité d’urgence de l’ANC a « force de loi ».
ON. Comme les autres avis de l’ANC, ils font partie intégrante de la doctrine comptable qui sont officiellement une source du
N
droit comptable mais se situent hiérarchiquement à un niveau inférieur.
[ L’OEC émet des recommandations obligatoirement utilisées par les experts-comptables.
OUI. Les recommandations de l’OEC sont d’application obligatoires pour ces membres.
] L’OEC est relié à l’IASB par un professionnel français.
OUI. Un membre de l’IASB est un expert-comptable français.
A Les normes IFRS sont toutes intégrées dans le droit comptable français.
NON. Elles ne sont pas applicables aux comptes sociaux mais seulement aux comptes consolidés des sociétés cotées ou assimilées.
S Les normes IFRS sont soumises au CRCE.
OUI. Son rôle consiste à fournir un avis sur les propositions de la commission d’adopter une ou des normes comptables
internationales. Il est composé de représentants des états membres et est présidé par la Commission européenne.
D L’EFRAG, c’est l’organisme technique consultatif de la commission européenne.
OUI. Avant l’adoption d’une norme IAS/IFRS, cet organisme est chargé de donner un avis technique.
F La CNCC et l’OEC participent aux normes professionnelles élaborées par l’IFAC.
OUI. Ces deux organisations françaises sont membres de l’IFAC.
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12 Chapitre 2 - La normalisation comptable
10
min Application 1 Les normes comptables
Application Application
Type de texte Commentaire
obligatoire facultative
1. Décret du 29/11/1983 X Source réglementaire ayant un caractère obligatoire
2. Règlements de l’ANC X Source réglementaire ayant un caractère obligatoire
3. Avis de l’ANC X Élément de doctrine ayant un caractère incitatif
4. Plan comptable général X Source réglementaire ayant un caractère obligatoire
5. Règlements du CRC (1)
X Source réglementaire ayant un caractère obligatoire
6. Recommandations
X Élément de doctrine ayant un caractère incitatif
de l’OEC
7. Jurisprudence X Caractère incitatif
8. Code de commerce X Source légale ayant un caractère obligatoire
9. Normes de la CNCC Élément de doctrine ayant un caractère incitatif pour les
X entreprises. Cependant pour un commissaire aux comptes
le caractère est plus contraignant
Les anciens règlements du CRC gardent leur dénomination malgré l’institution de l’ANC.
(1)
10
min Application 2 Les principes comptables
Textes Principe comptable
1-«
Le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de clôture de
Intangibilité du bilan d’ouverture
l’exercice précédent. »
2 - Selon le PCG, toute exception à ce principe doit être justifiée par la recherche
d’une meilleure information financière et suppose le choix d’une nouvelle Permanence des méthodes
méthode conforme aux principes d’établissement des comptes annuels.
3-«
La comptabilité est établie sur la base d’appréciations prudentes, pour
éviter le risque de transfert, sur des périodes à venir, d’incertitudes présentes Prudence
susceptibles de grever le patrimoine et le résultat de l’entité. »
4-«
Pour l’établissement des comptes annuels, le commerçant, personne
Continuité de l’exploitation
physique ou morale, est présumé poursuivre ses activités. »
5-L
es états financiers devraient s’efforcer d’être approximativement corrects Aucun principe explicite ne correspond
dans leur traduction de la réalité économique, plutôt que précisément faux. à ce propos de bon sens
6 - « Les éléments d’actif et de passif doivent être évalués séparément. » Non compensation
7-«
L’annexe comporte les compléments d’informations relatifs au bilan et au
Importance relative
compte de résultat dès lors qu’ils sont significatifs. »
8-«
...à leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entité, les biens acquis à
titre onéreux sont enregistrés à leur coût d’acquisition et les biens produits à Coût historique
leur coût de production. »
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Chapitre 2 - La normalisation comptable 13
MINI CAS DE SYNTHÈSE
–
LES PRINCIPES COMPTABLES Min
MISSIONS
1. Indiquer le ou les principes comptables mis en cause et les solutions à proposer aux problèmes exposés ci-dessus.
2. Présenter les éventuelles écritures de régularisation.
1. Principe
d’intangibilité du bilan d’ouverture. Il n’est pas possible de modifier le bilan N-1, après la clôture des comptes.
Néanmoins, l’erreur doit être corrigée et elle ne constitue pas un changement de méthode comptable.
Amortissement du matériel au 31/12/N-1 (dernière dotation aux amortissements réalisée) :
80 000/8 x 6,5 = 65 000
31/12/N
28154 Amortissement du matériel et outillage 65 000,00
Valeurs comptables des immobilisations incorporelles
657 15 000,00
et corporelles cédées
2154 Matériel et outillage 80 000,00
2. P
rincipe de prudence. Il s’agit d’un passif réel dont le montant et l’échéance ne sont pas connus avec certitude. Il convient
d’enregistrer une provision pour risques.
31/12/N
6815 Dotations aux provisions d’exploitation 8 850,00
1511 Provisions pour litiges 8 850,00
3. P
rincipe de prudence. Ce principe ne peut pas s’appliquer ici puisqu’il s’agit d’un passif éventuel. Aucune modification
des comptes n’est possible. Une information en annexe est nécessaire. Il faut attendre des éventuelles difficultés de la filiale qui
l’empêcheraient de rembourser le prêt pour pouvoir enregistrer une dépréciation des titres de la filiale dans les comptes de la
société mère.
4. P
rincipe des coûts historiques ou du nominalisme monétaire. Il n’est pas possible de modifier la valeur nominale du prêt, une
fois qu’il a été enregistré dans le patrimoine de l’entreprise.
5. P
rincipe de permanence des méthodes. Seule une modification dans la situation de l’entité ou l’obtention d’une meilleure
image fidèle autorise un changement de méthode comptable (ici méthode d’évaluation). En l’espèce, la modification de la mé-
thode d’évaluation est autorisée puisqu’il s’agit d’un changement dans le rythme de consommation des avantages économiques.
VNC au 01/01/N : 100 000 - 100 000/10 x 15/12 = 87 500
Dotation à enregistrer au 31/12/N : 87 500/5 = 17 500
31/12/N
68112 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 17 500,00
28154 Amortissement des matériels industriels 17 500,00
6. P
rincipe d’indépendance des exercices. La charge d’intérêt concerne en partie l’exercice N, il convient donc de l’enregistrer
au 31/12/N.
31/12/N
661 Charges d’intérêt 4 000,00
1688 Intérêts courus sur emprunts 4 000,00
200 000 x 4 % x 6/12 =
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7. P
rincipe des coûts historiques. Le terme fonds de commerce regroupe un ensemble d’actifs acquis : immobilisations
corporelles, incorporelles, financières, stocks. La différence entre le prix d’achat et l’ensemble des actifs clairement identifiés
est comptabilisée dans le compte 207 - Fonds commercial qui est une immobilisation incorporelle.
Le principe des coûts historiques interdit la revalorisation des actifs, sauf dans le cas d’une réévaluation libre et dans ce
cas seules les immobilisations corporelles et financières pourront être réévaluées. C’est impossible pour les immobilisations
incorporelles comme le fonds commercial.
14 Chapitre 2 - La normalisation comptable