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Généralités IST

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Enseignants MCOL MANGOUKA

Laurette

EASSML
Responsable du Module
VIH

MODULE PRISE EN CHARGE


CDT IROUNGOU MLTC BIYIE-BI- MLTC MIYABE Fidèle MLTC BAMBATSI MCTNZAMBA Davy
MEDICALE DES PVVIH Berthe A NKOGHE Prudence Romarick

Semaines 12 et 13
18/03 - 29/03/2024 Semaine

12
Date

18/03/2024
Jour semaine

Lundi
Horaire (h)

14h00-15h00
Intitulé des enseignements

Généralités sur les IST


Intervenant

MCOL MANGOUKA Laurette


Durée (h)
donnée

1
Module EASSML

PEC médicale des PVVIH


Semaine Date Jour semaine Horaire (h) Intitulé des enseignements

Prise en charge des affections opportunistes digestives


Intervenant
Durée (h)
donnée
Module EASSML

CERTIFICAT
13 25/03/2024 Lundi 14h00-15h00 MLTC MIYABE Fidèle 1 PEC médicale des PVVIH
au cours VIH/SIDA (1)
12 18/03/2024 Lundi 15h00-16h00 Généralités sur le VIH/SIDA MCOL MANGOUKA Laurette 1 PEC médicale des PVVIH
Prise en charge des affections opportunistes digestives
13 25/03/2024 Lundi 15h00-16h00 MLTC MIYABE Fidèle 1 PEC médicale des PVVIH
PrévenMon de la Transmission mère-enfant (PTME) : au cours VIH/SIDA (2)
12 18/03/2024 Lundi 16h00-17h00 CDT IROUNGOU Berthe Amélie 1 PEC médicale des PVVIH

44 heures de cours
Grossesse et allaitement (1)
Prise en charge des cancers au cours du VIH/SIDA
PrévenMon de la Transmission mère-enfant (PTME) :
13 25/03/2024 Lundi 16h00-17h30
(hors sarcome de Kaposi)
MCOL MANGOUKA Laurette 1h30 PEC médicale des PVVIH DE PARTICIPATION
12 18/03/2024 Lundi 17h00-18h00 CDT IROUNGOU Berthe Amélie 1 PEC médicale des PVVIH
Grossesse et allaitement (2)
13 25/03/2024 Lundi 17h30-18h30 Diagnostic et traitement du Sarcome de Kaposi chez les PVVIH MLTC BIYIE-BI-NKOGHE Prudence 1 PEC médicale des PVVIH
12 19/03/2024 Mardi 14h00-15h00
Prise en charge des troubles psychiatriques
MCDT NZAMBA Davy 1 PEC médicale des PVVIH
CE CERTIFICAT EST FIÈREMENT DÉLIVRÉ A
au cours du VIH/SIDA (1) 13 26/03/2024 Mardi 14h00-15h30 Traitement antirétroviral (TAR) : Principes - Molécules - Stratégies MCOL MANGOUKA Laurette 1h30 PEC médicale des PVVIH
Prise en charge des troubles psychiatriques
12 19/03/2024 Mardi 15h00-16h00 MCDT NZAMBA Davy 1 PEC médicale des PVVIH 13 26/03/2024 Mardi 15h30-16h30 Traitement antirétroviral (TAR) : Pharmacocinétique des ARV MCOL MANGOUKA Laurette 1 PEC médicale des PVVIH
au cours du VIH/SIDA (2)
Diagnostic et traitement des atteintes rénales 13 26/03/2024 Mardi 16h30-17h30 Outils virologiques : Résistance du VIH au TAR MCOL MANGOUKA Laurette 1 PEC médicale des PVVIH
12 19/03/2024 Mardi 16h00-17h30 MLTC BAMBATSI Romarick 1h30 PEC médicale des PVVIH
au cours du VIH/SIDA (1)
Diagnostic et traitement des atteintes rénales 13 26/03/2024 Mardi 17h30-18h30 Echecs thérapeutiques du TAR MCOL MANGOUKA Laurette 1 PEC médicale des PVVIH
12 19/03/2024 Mardi 17h30-18h30 MLTC BAMBATSI Romarick 1 PEC médicale des PVVIH
au cours du VIH/SIDA (2)
13 27/03/2024 Mercredi 14h00-15h30 Notions clés d'immunologie CDT IROUNGOU Berthe Amélie 1h30 PEC médicale des PVVIH
12 20/03/2024 Mercredi 14h00-15h30 Généralités sur les hépatites virales MLTC MIYABE Fidèle 1h30 PEC médicale des PVVIH
13 27/03/2024 Mercredi 15h30-16h30
Immunopathologie : Syndrome Inflammatoire de Reconstitution
Immune (IRIS) au cours du VIH
MCOL MANGOUKA Laurette 1 PEC médicale des PVVIH Pour avoir suivi et validé le MODULE de Prise en Charge médicale des Personnes Vivant avec le VIH.
12 20/03/2024 Mercredi 15h30-17h00 Prise en charge des co-infections VIH : VHB - VHC MLTC MIYABE Fidèle 1h30 PEC médicale des PVVIH
13 27/03/2024 Mercredi 16h30-17h30 Vaccination chez les PVVIH CDT IROUNGOU Berthe Amélie 1 PEC médicale des PVVIH
12 20/03/2024 Mercredi 17h00-18h30 Diagnostic de la Primo-infection VIH (PIVIH) MCOL MANGOUKA Laurette 1h30 PEC médicale des PVVIH
13 27/03/2024 Mercredi 17h30-18h30 Immunité anti-VIH et perspectives vaccinales CDT IROUNGOU Berthe Amélie 1 PEC médicale des PVVIH
Prise en charge des infections opportunistes pulmonaires
12 21/03/2024 Jeudi 14h00-15h30 MLTC BIYIE-BI-NKOGHE Prudence 1h30 PEC médicale des PVVIH
au cours du VIH/SIDA
13 28/03/2024 Jeudi 14h00-15h00 Dermatoses et VIH (1) MTCL SADIBI Lyse 1 PEC médicale des PVVIH
Diagnostic et traitement de la Tuberculose et Covid-19
12 21/03/2024 Jeudi 15h30-16h30 MCOL MANGOUKA Laurette 1 PEC médicale des PVVIH
chez les PVVIH 13 28/03/2024 Jeudi 15h00-16h00 Dermatoses et VIH (2) MTCL SADIBI Lyse 1 PEC médicale des PVVIH
Prise en charge des affections opportunistes neurologiques Impact des ARV sur les médicaments associés :
12 21/03/2024 Jeudi 16h30-17h30 MCOL MANGOUKA Laurette 1 PEC médicale des PVVIH 13 28/03/2024 Jeudi 16h00-17h30 MCOL MANGOUKA Laurette 1h30 PEC médicale des PVVIH
au cours du VIH/SIDA Interactions médicamenteuses et Toxicités
Diagnostic et traitement de la Cryptococcose neuro-méningée
12 21/03/2024 Jeudi 17h30-18h30 MLTC BIYIE-BI-NKOGHE Prudence 1 PEC médicale des PVVIH 13 28/03/2024 Jeudi 17h30-18h30 Prevention des infections opportunistes MLTC BIYIE-BI-NKOGHE Prudence 1 PEC médicale des PVVIH
et Toxoplasmose cérébrale chez les PVVIH
Professeur Guignali L. MANGOUKA Dr Cécile GIL Dr Léandre Nguiabanda
Prise en charge des comorbidités associées au VIH/SIDA 13 29/03/2024 Vendredi 14h00-15h30 Dépistage des cas Index des PVVIH CDT IROUNGOU Berthe Amélie 1h30 PEC médicale des PVVIH
12 22/03/2024 Vendredi 14h00-15h30 MLTC BIYIE-BI-NKOGHE Prudence 1h30 PEC médicale des PVVIH
(hors atteintes rénales) (1)
13 29/03/2024 Vendredi 15h30-17h00 Suivi clinique et paraclinique des PVVIH CDT IROUNGOU Berthe Amélie 1h30 PEC médicale des PVVIH
Prise en charge des comorbidités associées au VIH/SIDA
12 22/03/2024 Vendredi 15h30-16h30 MLTC BIYIE-BI-NKOGHE Prudence 1 PEC médicale des PVVIH
(hors atteintes rénales) (2)
13 29/03/2024 Vendredi 17h00-18h00 Prévention des IST : Prophylaxie Pré-exposition (PrEP) et TasP MCOL MANGOUKA Laurette 1 PEC médicale des PVVIH
12 22/03/2024 Vendredi 16h30-17h30 Diagnostic de l'infection à VIH chez l'enfant MCOL MANGOUKA Laurette 1 PEC médicale des PVVIH
13 29/03/2024 Vendredi 18h00-18h30 Remise des Certificats de participation MCOL MANGOUKA Laurette 00h30 PEC médicale des PVVIH
12 22/03/2024 Vendredi 17h30-18h30 Prise en charge des accidents d'exposition au sang (AES) MCOL MANGOUKA Laurette 1 PEC médicale des PVVIH
22 PEC médicale des PVVIH
Responsable du Module Directeur des Etudes Commandant EASSML
22 PEC médicale des PVVIH
2
1
Cas clinique 1
Mme. B, 30 ans, non mariée, se présente à votre cabinet avec des
symptômes génitaux.
Elle vous informe qu'elle a eu des rapports sexuels non protégés avec un
nouveau partenaire il y a deux semaines.
Ses plaintes comprennent des démangeaisons vaginales, des pertes
vaginales malodorantes et une sensation de brûlure lorsqu'elle urine.
À l'examen, vous observez des pertes vaginales épaisses et blanches, et
des lésions cutanées génitales.

QCM: Quelle infection suspectez-vous chez Mme. B ?

a) Chlamydia
b) Gonorrhée
c) Trichomonase
d) Candidose génitale
e) Herpès génital
Cas clinique 2
Mr. M, 25 ans, homosexuel, consulte en raison de douleurs anales et de
saignements occasionnels lors des rapports sexuels anaux.
Il signale également une augmentation récente du nombre de
partenaires sexuels.
L'examen révèle des lésions anales, des saignements au toucher et des
ganglions inguinaux douloureux.

QCM: Quelle infection sexuellement transmissible (IST) est la plus


probable chez Mr. M ?

a) Syphilis
b) Hépatite B
c) Papillomavirus humain (HPV)
d) Chancre mou
e) Herpès génital
Cas clinique 3
Mlle. R, 18 ans, consulte en raison d'une érupWon cutanée sur les
organes génitaux et des douleurs en urinant depuis quelques jours. Elle
nie tout contact sexuel.
À l'examen, vous observez des ulcéraWons génitales douloureuses et des
ganglions inguinaux élargis.

QCM: Quelle infecBon sexuellement transmissible (IST) est la plus


probable chez Mlle. R ?

a) Chancre mou
b) Syphilis
c) Herpès génital
d) Lymphogranulome vénérien (LGV)
e) Gonorrhée
Cas clinique 4
Mr. D, 40 ans, marié, se présente à votre consultaWon pour une
douleur et une sensaWon de brûlure lors de la micWon depuis quelques
jours.
Il rapporte également une écoulement urétral purulent. Il nie tout
contact sexuel en dehors de son mariage.
À l'examen, vous observez un écoulement purulent provenant de
l'urètre.

QCM: Quelle infecBon sexuellement transmissible (IST) est la plus


probable chez Mr. D ?

a) Chlamydia
b) Gonorrhée
c) Trichomonase
d) Syphilis
e) Herpès génital
Pr MANGOUKA Laurette

Généralités sur les Infections


Professeur Agrégé en
Maladies Infectieuses et
Tropicales

sexuellement transmissible
Médecine Interne - HIA
OBO – Libreville

Module Prise en charge


médicale des Personnes
Vivant avec le VIH –
EASSML – 18/03/2024
III. Principaux
I. Généralités II. Intérêt agents
pathogènes

VI.
IV. Démarche V. Panorama
Plan diagnos<que étiologique
Complications
des IST

VII.
Traitements et Conclusion
prévention
Objectifs
pédagogiques

Citer 8 infections sexuellement transmissibles


(IST) dont 4 qui peuvent guérir.

Identifier et différencier les symptômes


caractéristiques des différentes IST.

Choisir et prescrire les tests de dépistage


appropriés pour les IST en fonction des
symptômes et du profil du patient.
MeDre en œuvre des mesures prévenFves, pour
prévenir la transmission des IST aux paFents.
I. Généralités

• Définitions

Concept des IST Différenciation des IST et MST


Groupe d'infections causées par des agents L’infecFon évolue vers une « maladies sexuellement
pathogènes transmis lors de rapports sexuels non transmissible » (MST) pour refléter la présence de
protégés symptômes

De l’infection À la maladie
II. Intérêt
• Individuel • Collectif

Prise en charge précoce et mesures de


Diagnos(c précoce Prévention

ü Complications possibles ü Risque accrue de transmission à d’autres partenaires


sexuels ++++++
ü Augmentation de la morbidité
ü Co-infecFon VIH
ü Rôle essenFel des médecins généralistes dans la
prévenFon et la prise en charge des IST
ogie pluridisciplinaire
• Impact au niveau mondial : statistiques et prévalence des IST
Problème de santé publique majeur, avec des millions de cas signalés chaque année dans le monde

Figure 1.Estimation delalarépartition


Estimation de répartition mondiale des
mondiale nouveaux cas d’IST
des nouveaux cas d’infections sexuellement transmissibles.

Estimation de l’incidence en millions de cas de chlamydia, gonorrhoeae, syphilis et trichomonas en 2012. D'après [8].

D’un point de vue général, une IST est souvent associée


• Prévalence des IST au sein des FDS Gabon

Prévalence du VIH Prévalence de l’Hépatite B et l’Hépatite C

Total Hommes Femmes


3

Prévalence (%)
Prévalence (%)

3,9
2,2 4
2,1 2,1
3,2
2
3

2 1,7
1 1,3
1,0
1
0,2
0 0
Total (n=27) Hommes (n=18) Femmes (n=9) VHB VHC

Enquête Epidémiologique de Séroprévalence et des Risques Comportementaux (SABERS) dans les Forces de Défense et de Sécurité du Gabon (FDSG). Août 2019
Prévalence des IST : FDS Gabon IST en Europe

14
11,5
Pourcentage (%)

12
10
8 6,7
6
4
1,8
2
0
Chlamydia Gonorrhée Autre

Enquête Epidémiologique de Séroprévalence et des Risques Reported number of confirmed cases of gonorrhoea,
Comportementaux (SABERS) dans les Forces de Défense et de syphilis and chlamydia in 2015 and 2022 in the EU/EEA*
Sécurité du Gabon (FDSG). Août 2019
STRAT ÉGIE M O N DIALE D U SEC T EUR D E L A SA N T É C O N TRE LES IN FEC TI O NS SEXUELLEMEN T TRA NSMISSIBLES, 2016 -2021 27 0

2010 2020 2030

Les cibles mondiales pour 2030 ANNÉE

INCIDENCE DE LA SYPHILIS INCIDENCE DE LA G O N ORRHÉE


STRATÉGIE MOND
ACTION
ACCÉLÉRÉE
ACTION
ACCÉLÉRÉE DE LA SANTÉ CON
6,0 90,0 20 202

LES INFEC
20 202

5,0

TRANSMIS
RÉDUCTION DE
4,0 90 % D ICI 20 0 RÉDUCTION DE

EN MILLIONS
EN MILLIONS

IN CIDEN CE MO N DIALE
DE LA SYPHILIS (AN NÉE
50,0 90 % D ICI 20 0
INCIDENCE MO NDIALE
3,0 DE RÉFÉREN CE : 2018)
DE LA G O N ORRHÉE (ANNÉE
DE RÉFÉRENCE : 2018)

2,0 VERS L’ÉLIMINATIO


STRAT ÉGIE M O N DIALE D U SEC T EUR D E L A SA N T É C O N TRE LES IN FEC TI O NS SEXUELLEMEN T TRA NSMISSIBLES, 2016 -2021 39

1,0
10,0

Les femmes sont plus touché es par des infections


0 sexuellement transmissibles asymptomatiques que
les hommes,2010
et ces derniers sont plus susceptibles de 2020 2030
2010 2020 2030 contracter des infections sexuellement transmissibles
symptomatiques que les femmes. ANNÉE
ANNÉE

Les femmes
ü INCIDENCE sont plus touchées par les IST
DE LA G O N ORRHÉE
CAS SYMPTOMATIQUES

asymptomatiques que les hommes ACTION

ü Les hommes sont plus susceptibles de contracter des


ACCÉLÉRÉE
90,0 20 202

IST symptomatiques que les femmes


CAS ASYMPTOMATIQUES
RÉDUCTION DE
EN MILLIONS

50,0 90 % D ICI 20 0
INCIDENCE MO NDIALE
DE LA G O N ORRHÉE (ANNÉE
DE RÉFÉRENCE : 2018)
III. Principaux agents pathogènes

IST Virales IST Bactériennes

§ VIH § Treponema pallidum : Syphilis


§ Herpès virus Simplex (HSV-2) § Neisseria gonorrhoeae : Gonocoque
§ VHB § Chlamydiae trachomatis
§ Human papilloma virus (HPV) § Mycoplasma genitalium
• Lien avec les facteurs
Cofacteurs demodulation
locaux de Risquepositive
Le risque de transmission du VIH au cours d’un seul rapport sexuel pénio-vaginal reste très
Manque de Sensibilisation
faible lorsque les muqueuses sexuelles sont saines ; la moindre altération de leur intégrité
est susceptible de majorer considérablement ce risque.
Interactions synergiques
Le manque
entre desexuellement
les maladies sensibilisation et d'éducation
transmises sur la santé
et l’infection à VIH
sexuelle accroît
Plus d’une centaine le risque
d’études, de épidémiologiques,
essentiellement contracter démontrent,
des IST à des degrés
différents, la synergie entre l’infection à VIH et principales MST, ulcérantes comme non
ulcérantes [44]. Les MST et l’infection par le VIH peuvent interagir entre elles à trois
Comportements sexuels à risque
niveaux potentiels (figure 2) :

Exposition au risque
Comportement à risque

Les relations non protégées,


sont des facteurs contribuant
Multiples partenaires sexuels
à la propagation des IST

+
MST VIH
La consommation excessive
d'alcool ou de drogues, +
peuvent augmenter la
vulnérabilité aux IST Altération de l'immunité

Figure 2. Interactions entre les maladies sexuellement transmises (MST) et l’infection par le VIH.
Cette figure illustre les difficultés pour établir le rôle des maladies sexuellement transmises comme
cofacteurs favorisant la transmission sexuelle du VIH et souligne le rôle confondant potentiel des
rapports sexuels non protégés et du déficit immunitaire.
6 TRANSMISSION SEXUELLE
• Lien avec les facteurs de Risque

Cofacteurs socio- Cofacteurs liés aux Cofacteurs Cofacteurs


comportementaux pratiques sexuelles locaux généraux

+/-
+/- +/- +/-
Exposition au risque Transmission

cofacteurs biologique locaux :sexuelle. Ø Cofacteurs généraux : micro-


Figure 9.ØCofacteurs de transmission
muqueuses sexuelles biologique, immunologique,
histopathologique
premier lieu, intervient le comportement sexuel, collectif
Contactou individuel.
direct Le concept de
avec des muqueuses
comportement sexuel doit être pris dans un sens générique regroupant
infectées l’ensemble
ou des lésions despeut
cutanées activi-
tés sexuelles concourant à la transmission du VIH. Le également entraîner
comportement la transmission
sexuel d'IST
est déterminé
par de nombreux cofacteurs associés, de dimensions sociologiques, culturelles et psycholo-
giques, qui modulent la probabilité de rencontre d’une personne réceptive avec un individu
Longini et al., 1989 [57] Pénio-vaginal Homme!Femme 1
TRANSMISSION SEXUELLE
30 TRANSMISSION SEXUELLE
Padian et al., 1997 [78] Pénio-vaginal Homme!Femme 0,9 [0,5-1,0]
Risque de transmission du VIH Europe
par acte sexuel, selon
lessexuel,
Tableau IV. Risque de transmission par acte pratiques sexuelles
selon les pratiques sexuelles et les zones
Tableau géographiques
De Vincenzi et al., 1994 [18] Pénio-vaginal Tous rapports confondus 1 [0,5-1,7]
IV. Risque de transmission par acte sexuel, selon les pratiques sexuelles
et les zones géographiques. et les zones géographiques.
Downs et al., 1996 [23] Pénio-vaginal Homme!Femme 0,5 [0,3-0,7]
Femme!Homme 0,3 [0,2-0,5]
Études épidémiologiques Type de rapport Sens de la Risque de transmission Études épidémiologiques
Thaïlande Type de rapport Sens de la Risque de transmission
transmission pour 1 000 actes sexuels transmission pour 1 000 actes sexuels
Duerr et al., 1994 [24] Pénio-vaginal Homme!Femme 1,6 [0,6-2,6]

Couples hétérosexuels Couples


Ugandahétérosexuels
Gray et al., 2001 [35] Pénio-vaginal Tous rapports confondus 1,1 [0,8-1,5]
États-Unis États-Unis
Peterman et al., 1988 [81] Pénio-vaginal Homme!Femme 1,4 [0,6-2,2]* Peterman et al.,
Partenaires 1988 [81] occasionnels
hétérosexuels Pénio-vaginal Homme!Femme 1,4 [0,6-2,2]*

Padian et al., 1987 [77] Pénio-vaginal Homme!Femme 0,8 à 1,0 Padian


Kenyaet al., 1987 [77] Pénio-vaginal Homme!Femme 0,8 à 1,0
Cameron et al., 1989 [11] Pénio-vaginal Prostituée!Homme 130
Longini et al., 1989 [57] en présence de MSTHomme!Femme
Pénio-vaginal 1
Longini et al., 1989 [57] Pénio-vaginal Homme!Femme 1
Thaïlande
Padian et al., 1997 [78] Pénio-vaginal Homme!Femme 0,9 [0,5-1,0]
Padian et al., 1997 [78] Pénio-vaginal Homme!Femme 0,9 [0,5-1,0] Mastro et al., 1994 [62] Pénio-vaginal Prostituée!Homme 31 [25-40] à
& Satten et al., 1994 [97]
Europe 56 [41-75]
Europe
De Vincenzi et al., 1994 [18] Pénio-vaginal Tous rapports confondus 1 [0,5-1,7]
De Vincenzi et al., 1994 [18] Pénio-vaginal Tous rapports confondus 1 [0,5-1,7] Homosexuels masculins
Downs et al., 1996 [23] Pénio-vaginal Homme!Femme 0,5 [0,3-0,7]
Downs et al., 1996 [23] Pénio-vaginal Homme!Femme 0,5 [0,3-0,7] États-Unis
Femme!Homme 0,3 [0,2-0,5]
Femme!Homme 0,3 [0,2-0,5] DeGruttola et al., 1989 [17] Anal réceptif 5 à 30
Thaïlande
Thaïlande Duerr et al., 1994 [24] Pénio-vaginal Homme!Femme 1,6 [0,6-2,6]
Vittinghoff et al., 1999 [111] Anal réceptif 8,2 [2,4-27,6]
Duerr et al., 1994 [24] Pénio-vaginal Homme!Femme 1,6 [0,6-2,6]
* Intervalle de confiance à 95%.
Uganda
MST : Maladie sexuellement transmise.
Uganda Gray et al., 2001 [35] Pénio-vaginal Tous rapports confondus 1,1 [0,8-1,5]
Gray et al., 2001 [35] Pénio-vaginal Tous rapports confondus 1,1 [0,8-1,5]
Partenaires hétérosexuels occasionnels
Partenaires hétérosexuels occasionnels Une étude européenne a estimé le risque de transmission par acte pénio-anal de l’homm
IV. Démarche diagnostique
Histoire de la maladie = Signes fonctionnels
• Interrogatoire ü Quand (début des symptômes) ?
ü Avec qui ?
Identifier les facteurs de risque d'IST ü Durée des symptômes ?
ü Autres signes fonctionnels d’accompagnements ?
ü Quel(s) Traitement(s) ou automédication ?
ü Evolution symptômes ?

• Examen Clinique
Patient dévêtu
IV. Démarche diagnostique
• Outils microbiologiques

§ Examen direct pour analyse après coloration de Gram § Examen indirect


Echantillons pour détecter de l’agent pathogène Sérologies
responsables des IST
§ Antigène
Ø Sécrétions
§ Et/ou Anticorps
Ø Tissus Ø Sang
Ø Ou sang Ø Urines

§ Culture sur milieu de Sabouraud + Antibiogramme

§ Biologie moléculaire

Tests d'amplification des acides nucléiques (TAAN)


Ø Sang
Ø Urines
Conclusion
V. Panorama étiologique : IST les plus fréquentes
• Au quotidien, seul M genitalium pose souci aujou
• Virus de l'immunodéficience acquise (VIH)
• Par contre, impact sur toutes les IST de nos presc
Mode de Transmission • Limite
Manifestations de l’azithromycine,
Cliniques trop Diagnostiques
Moyens faible barriere gén
§ Sang
• Gonocoque
Tableau clinique polymorphe
> monothérapie
§ Ag P24
§ Sécrétions • Le Futur
§ Sd pseudo-grippal § Sérologie
§ Pharyngite
• Antibiogramme
§ Ulcération génitale isolée génotypique
§ PCRplus
ARNsystématique?
VIH : Charge virale
§ Eruption maculo-papuleuse
Et/ou thoracique
antérieure • Analyse de Cluster?
+ érosions aphtoides douloureuses
• Utilisation d’un score de risque de résistance?
buccales et génitales
+ Fièvre
• Simplification,
+ Polyadénopathies
un germe - un traitement peut êtr
ulaire.
que toujours par voie sexuelle
2à 5 jours en général
• Neisseria gonorrhoeae : Gonocoque - « Super Bactérie du sexe »

Mode de Transmission
e → urétrite Manifestations Cliniques Moyens Diagnostiques
vicite

: § Sécrétions § Pharyngite Examen indirect : 2 sérologies à


gue : 15 jours d’intervalle
e, § Chez l’homme : tableau bruyant le plus souvent
l
symptomatique à début brutal Examen direct par PCR : Tests
type de
d'amplification des acides
de pisse »),
Ø Brulure urinaire : « chaude pisse »
nucléiques (TAAN)
urétral Ø Dysurie
Ø 1er jet d'urine
Ø Urétrite aigue avec écoulement purulent
Ø Urètre
te, spontané
Ø Endocol
Ø Rectite
Ø Vagin
Ø Rechercher des complications locorégionales : Ø Rectum
orchiepididymite, prostatite
us souvent portage asymptomatique Ø Gorge
tite parfois simple portage) § Chez la femme
Ø Cervicite avec leucorrhées jaunâtres ou
:
uvent asymptomatique
: verdâtres
mptômes modérés le plus souvent leucorrhées jaunâtres ou Ø Salpingite
rdâtres / une dyspareunie, un spotting associée à une urétrite
rulure mictionnelle)/vulvovaginite Ø Dyspareunie
amen au speculum montre un col inflammatoire, le massage par
valve antérieure du speculum ramène une goutte de pus
• Treponema pallidum : Syphilis – « Grande simulatrice »

Histoire naturelle
Classification d’intérêt thérapeutique

§ Syphilis récente ou précoce (contagieuse) § Syphilis tardive (Non contagieuse)


q < 1 an : CDC q > 1 an : CDC
q < 2 ans : OMS q > 2 ans : OMS

§ Regroupe : § Regroupe :
q Syphilis primaire q Syphilis Tertiaire
q Syphilis secondaire q Syphilis latente tardive
q Syphilis latente précoce

§ Neurosyphilis Précoce ou Tardive


Les plaques muqueuses sont des justifie son individualisation. la deuxième moitié de la grossesse
lésions érosives, ou ulcérées, conta- Au même titre que la syphilis, la par voie transplacentaire par la mère
gieuses, localisées au niveau de la neurosyphilis et l’ophtalmosyphilis porteuse d’une syphilis en phase
muqueuse buccale (plaques fauchées précoces sont en recrudescence secondaire. La syphilis congénitale

• Treponema pallidum : Syphilis


de la langue, pseudo-perlèche labiale) depuis 2000. La neurosyphilis peut se complique de perte fœtale et de
ou génitale (où elles peuvent être vé- se manifester cliniquement par une décès néonatal précoce (50 %), de pré-
gétantes à type de condyloma lata). méningite, une atteinte des paires maturité (25 %) et de séquelles graves
L’alopécie, classiquement en clai- crâniennes (principalement V, VII chez les enfants survivants (20 %). Une
rière, postérieure, est rare. et VIII), une syphilis vasculaire céré- sérologie syphilitique doit être réali-
Les autres signes cliniques sont in- brale. L’ophtalmosyphilis est plus sée devant toute perte fœtale après
constants : fébricule, arthralgies, fréquente que la neurosyphilis, et 20 semaines d’aménorrhée. Le dépis-

Mode de Transmission Manifestations cliniques


myalgies, polyadénopathies (épi- peut être responsable d’atteintes tage est obligatoire en début de gros-
trochléennes et trapéziennes), ar- diverses (uvéite antérieure ou pos- sesse, et doit être répété en cas de
thrite, ostéite, hépatite, gloméruloné- térieure, rétinite, kératite). Sa fré- risque élevé d’exposition (prostituées,
phrite. Mais tous les organes peuvent quence est de 1 % des syphilis toxicomanes, partenaires multiples,
être atteints, notamment l’œil et le secondaires. L’atteinte ophtalmolo- séropositivité pour le VIH).5

§ Lésions système nerveux central [v. infra]). gique doit être recherchée systéma-
Diagnostic positif :
§ Ulcération génitale : Chancre d’inoculation
tiquement à l’interrogatoire devant
Syphilis latente précoce toute syphilis secondaire, et tout vers de nouvelles
recommandations
§ Sécrétions
Elle peut être affirmée en présence signe ophtalmologique dans ce

§ Eruption cutanéo-muqueuse polymorphe


d’une sérologie antérieure négative contexte doit conduire à un bilan
de moins de 1 an. L’examen clinique ophtalmologique spécialisé. UN DIAGNOSTIC DIRECT
est normal par définition. La neurosyphilis tardive se présen- DIFFICILE
tait classiquement sous la forme Le diagnostic direct repose sur la mise
SYPHILIS TARDIVE d’une atteinte cordonale postérieure en évidence au microscope de bactéries
Syphilis tertiaire (tabès), de gommes, ou de paralysie
Elle est devenue exceptionnelle mais générale. En fait, les formes clini-
ne doit pas être oubliée. Elle apparais- ques sont plus polymorphes, et le
sait jusqu’à 30 ans après le chancre diagnostic de neurosyphilis tardive
chez les sujets non ou insuffisamment doit être évoqué systématiquement
traités. On pouvait voir des lésions devant des troubles du comporte-
cutanéo-muqueuses, osseuses, et ment, de la mémoire, une désorien-
hépatiques, mais ce sont surtout les tation temporo-spatiale, ou un signe
localisations cardiovasculaires (aor- d’Argyll Robertson.
tite, insuffisance valvulaire aortique, Le diagnostic de neurosyphilis doit
anévrisme de l’aorte), ophtalmolo- être confirmé par la ponction lom-
giques et neurologiques qui faisaient baire, qui montre de façon variable
toute la gravité de la maladie [v. in- une hyperprotéinorachie, une réac-
fra]). Les gommes sont des lésions, tion cellulaire, et une sérologie de
habituellement granulomateuses, et tréponématose positive dans le li-
non contagieuses, localisées diverse- quide céphalorachidien. La ponction
ment (peau, muqueuses, os, viscères, lombaire n’est pas réalisée systéma-
8-039-A-10 ¶ Syphilis
système nerveux central). tiquement devant toute syphilis. Les
principales indications sont des
Syphilis latente tardive anomalies cliniques neurologiques,
Elle survient en cas de syphilis pré- ophtalmologiques ou de la sphère Figure 3. Syphilides papulo-squameuses
coce non traitée. L’examen clinique oto-rhino-laryngée (ORL). et croûteuses du tronc (2e floraison).

Vol. 68 _ Octobre 2018 883


TPHA
TOUS DROITS RESERVES - LA REVUE DU PRATICIEN

Moyens diagnostiques
Sérodiagnostics
FTA
Nelson

En contexte tropical
Contage
VDRL
j0 j30 j60 3e mois 6e mois 1 an 2 ans 10 ans

§ Sang (sérum) Interprétation repose sur l’association j5 j10 j15 SIIf2 SIII
SIIf1

§ Sérologie TPHA/VDRL Fréquence des


manifestations Sp St
Compte tenu du caractère endémique des cliniques 50 SI S latente (ou sérologique)

Tréponématoses Atteinte
méningée
100
%
• Chlamydia trachomatis

Manifestations cliniques :
sujet jeune
Mode de Transmission Moyens diagnostiques
§ AsymptomaTque
§ Sécrétions § Chez l’homme
Examen indirect : 2 sérologies positives
Ø Urétrite ou recFte à 15 jours d’intervalle
Ø Pharyngite Examen direct par PCR : Tests
Ø Arthrite réacTonnelle ou syndrome de d'amplification des acides nucléiques
Fiessinger- Leroy-Reiter ou syndrome (TAAN)
oculo-urétro-synovial Ø 1er jet d'urine

Ø lymphogranulomatose vénérienne ou Ø Urètre


maladie de Nicolas et Favre si souche Ø Endocol
LGV Ø Vagin

§ chez la femme Ø Rectum


Ø Vaginite Ø Gorge
Ø Salpingite
• Virus de l'herpès simplex type 2 : Herpès génital

Mode de Transmission Manifestations cliniques Moyens diagnostiques

§ Lésions Tests d'amplification des acides


§ UlcéraFon génitale
nucléiques (TAAN)
§ Vulvo-vaginite
Ø Vésicules
§ Cervicite
Ø Ou lésions suspectes
§ Plus de 70 % de la population adulte est concernée
• Papillomavirus (HPV) § Première exposition a lieu lors des premières années
d’activité sexuelle

Mode de Transmission Manifestations Cliniques Moyens diagnostiques

§ Asymptomatique Tests d'amplificaTon des acides


§ Lésions
§ Condylomes
nucléiques (TAAN)
§ verrues ano-génitales
Ø Dépistage du cancer du col
Ø Lésions cutanéo-muqueuses
suspectes
• Virus de l'hépatite B (VHB)

Mode de Transmission Manifestations Cliniques Moyens diagnostiques

§ Lésions muqueuses § Hépatite aiguë § AgHBs


génitales
ü Asthénie § Charge virale VHB

ü Hépatomégalie

Manifestation biologique

§ Cytolyse prédominant sur les ALAT


VI. Complications des IST

Infertilité tubaire § Chlamydiae trachomatis

§ HPV : risque accru de développer un carcinome (12 sérotypes oncogènes


Cancer dont HPV 16 et 18) : Col de l’utérus, anus, oropharynx
§ VHB : carcinome hépato-cellulaire

SIDA § VIH

HépaBte chronique § VHB


Cirrhose
Co-infections avec le VIH

Transmission accrue du Impact sur le


VIH traitement du VIH

Les IST augmentent le Les co-infecWons IST-VIH


risque de transmission du peuvent compliquer le
VIH, ce qui peut aggraver traitement du VIH et entraîner
la charge mondiale de des problèmes de santé
l'épidémie de VIH supplémentaires
VI. Traitement
• Traitement curatif

§ Stériliser le foyer infectieux


§ But du
traitement § Lutter contre les complications
§ Moyens et Indications
• Syphilis : Résistance aux macrolides et cyclines

rolides et cyclines
§ Résistance aux Macrolides
§ Pas de résistance à la Doxycycline
§ Une mutaWon ponctuelle ARN 16S
• Mutations ponctuelles ARN 23S du ribosome :
suffit pourtant : Décrit en Chine et

A2058G >>> A2059G Europe du Sud...

• Pas de Résistance à la Doxycycline


(une mutation ponctuelle ARN 16S suffit pourtan
A Sanchez et al, Advances in Dermatology And Venereology 2020
Les concentrations minimales inhibitrices d'azithromycine et de doxycycline ont été déterminées . Des tests
de sensibilité phénotypique ont été réalisés pour 10 isolats, mesurant les CMI pour
antibiotics
l'azithromycine et la doxycycline. Tous les isolats avaient des Article
CMI pour l'azithromycine ≤ 0,125 mg/L
• Chlamydiae et résistance ?
et pour la doxycycline Phenotypic
≤ 0,064 mg/L et ont été considérés comme sensibles and
à ces Genotypic Antimicrobial Susceptibility Testing
antibiotiques
of Chlamydia trachomatis Isolates from Patients with Persistent
(Tableau 1). L'analyse phénotypique de la sensibilité aux fluoroquinolones n'a pas
or Clinical été réalisée
Treatment Failure in Spain
Laura Villa 1,2, * , José Antonio Boga 1 , Luis Otero 2,3 , Fernando Vazquez 1,2,4 , Ana Milagro 2,5 ,
car l'inoculum était insuffisant pour réaliser les CMI. Paula Salmerón 2,6 , Martí Vall-Mayans 2,7 , María Dolores Maciá 2,8 , Samuel Bernal 2,9 and Luis Piñeiro 2,10

Résultats des tests de sensibilité phénotypique etet génotypique aux antimicrobiens


Microbiology Department, Central University Hospital of Asturias and Health Research Institute of
Asturias (ISPA), 33011 Oviedo, Spain; [email protected] (J.A.B.); [email protected] (F.V.)

Tableau 1. Résultats des tests de sensibilité phénotypique génotypique aux antimicrobiens des macrolides,
2 Sexually Transmitted Infections Study Group of the Infectious Diseases and Clinical Microbiology Spanish
Society (GEITS-SEIMC), 28003 Madrid, Spain; [email protected] (L.O.);

des macrolides,
et les quinolones.les tétracyclines et les quinolones.
[email protected] (A.M.); [email protected] (P.S.); [email protected] (M.V.-M.);

les tétracyclines 3
[email protected] (M.D.M.); [email protected] (S.B.);
[email protected] (L.P.)
Microbiology Department, Cabueñes University Hospital, and Health Research Institute of Asturias (ISPA),
33394 Gijón, Spain
4 Department of Functional Biology, Microbiology Area, Faculty of Medicine, University of Oviedo,
33003 Oviedo, Spain
Sensibilité aux antibiotiques 5
6
Microbiology Department, Miguel Servet University Hospital, 50009 Zaragoza, Spain
Microbiology Department, Vall d’Hebrón University Hospital, 08035 Barcelona, Spain
7 Vall’Hebron-Drassanes STI Unit, Infectious Diseases, Vall d’Hebrón University Hospital,

Macrolides Tétracyclines 8
08035 Barcelona, Spain
Quinolones
Microbiology Department, Son Espases University Hospital, 07120 Palma de Mallorca, Spain
9 Infectious Diseases and Microbiology Unit, Valme University Hospital, 41014 Seville, Spain
10 Microbiology Department, Donostia University Hospital-Biodonostia Health Research Institute,
20014 San Sebastian, Spain
Phénotypique (MIC) Génotypique (n = 66) Phénotypique (MIC)Citation: Villa, L.; Boga, J.A.; Otero, Gène* Génotypique
Correspondence: [email protected]

L.; Vazquez, F.; Milagro, A.;


Salmerón, P.; Vall-Mayans, M.; Maciá, Abstract: The aim of this multicentre project (seven hospitals across the Spanish National Health
Azithromycine T2611C A2057G A2058C A2059G Doxycycline M.D.; Bernal, S.; Piñeiro, L.
Phenotypic and Genotypic
génotypique
Service) was to study thetet(C)
phenotypic and genotypic susceptibility of C. trachomatis to the main
G248T
antimicrobials used (macrolides, doxycycline, and quinolones) in isolates from patients with clinical

(mg/L) (n = 10) (mg/L) (n = 10)


Antimicrobial Susceptibility Testing
of Chlamydia trachomatis Isolates from
(n = 73)
treatment failure in whom reinfection had been ruled out. During 2018–2019, 73 clinical isolates
were selected. Sixty-nine clinical specimens were inoculated onto confluent McCoy cell monolayers
Patients with Persistent or Clinical for phenotypic susceptibility testing. The minimum inhibitory concentration for azithromycin and

≤0,125 ND ND ND ND ≤0,064
Treatment Failure in Spain.
Antibiotics 2023, 12, 975. https://
ND ND
doxycycline was defined as the lowest concentration associated with an at least 95% reduction in
inclusion-forming units after one passage in the presence of the antibiotic compared to the initial
doi.org/10.3390/antibiotics12060975
inoculum for each strain (control). Sequencing analysis was performed for the genotypic detection

ND : non détecté ; CMI : Concentrations minimales inhibitrices. Academic Editor: Mehran Monchi of resistance to macrolides, analysing mutations in the 23S rRNA gene (at positions 2057, 2058,
2059, and 2611), and quinolones, analysing a fragment of the gyrA gene, and searching for the
Received: 15 April 2023
Revised: 23 May 2023
G248T mutation (Ser83->Ile). For tetracyclines, in-house RT-PCR was used to test for the tet(C) gene.
Accepted: 26 May 2023 The phenotypic susceptibility testing was successful for 10 isolates. All the isolates had minimum

2.1.2. Génotypage SNP Published: 28 May 2023 inhibitory concentrations for azithromycin  0.125 mg/L and for doxycycline  0.064 mg/L and

§ Population sélectionnée en échec clinique § Pas de détection de résistance phénotypique


were considered sensitive. Of the 73 strains studied, no mutations were found at positions T2611C or
G248T of the gyrA gene. We successfully sequenced 66 isolates. No macrolide resistance-associated

Le génotypage par PCR des polymorphismes mononucléotidiques (SNP) a été réalisé pour mutations were found at positions 2057, 2058, 2059, or T2611C. None of the isolates carried the tet(C)

ou génotypique aux antibiotiques testés


Copyright: © 2023 by the authors.
gene. We found no evidence for genomic resistance in this large, clinically relevant dataset.
Licensee MDPI, Basel, Switzerland.

détecter les mutations associées à la résistance. Plus précisément, la mutation T2611C dans l'ARNr 23S
§ Des isolats ont été récupérés chez 73 paWents
This article is an open access article
Keywords: Chlamydia trachomatis; antimicrobial susceptibility; treatment failure; sexually transmitted
distributed under the terms and

et la mutation G248T dans les gènes gyrA ont (azithromycine,


été détectées. Dans doxycycline
les 73 soucheset quinolones)
infection
conditions of the Creative Commons

analysées à l'aide
Attribution (CC BY) license (https://

présentant des infecWons Génotypage


persistantes à C. aucune mutation n'a été trouvée
des SNP, chez C.en trachomatis
creativecommons.org/licenses/by/
4.0/).

position T2611C, ce qui confère une résistance


trachoma>s aux macrolides, ou position G248T du gène gyrA, qui confère la résistance aux quinolones Antibiotics 2023, 12, 975. https://doi.org/10.3390/antibiotics12060975 https://www.mdpi.com/journal/antibiotics

(Tableau 1).
L. Villa et al, Antibiotics 2023, 12, 975
Une analyse de séquençage du gène 23S­ARNr a été réalisée pour la détection génotypique de
§ En praJque courante : contexte tropical

Si tableau clinique évocateur d’une IST : Prélèvements


puis traitement

• Traitement sans aGendre un test de sensibilité


ü Chlamydia
ü Gonocoque
ü HSV

• Traitement avec test de sensibilité


ü Syphilis
ü VIH
ü VHB
• Suivi médicale
3 axes

Efficacité clinique et paraclinique


Ø Curables § Syphilis - Gonorrhée - Chlamydiose

Ø Incurables § VHB, HSV– VIH -HPV

Tolérance : effets secondaires

§ Allergie
§ Troubles digesFfs

Observance +++
• Prévention des IST

Education Sexuelle UBlisaBon du PréservaBf Vaccination


Complète

PromoWon de l'éducaWon Importance de l'uWlisaWon Rôle essentiel de la vaccination,


sexuelle complète et des correcte et systémaWque du en particulier pour le vaccin
informaWons sur les préservaWf pour prévenir la contre le virus du papillome
praWques sexuelles sûres transmission des IST humain (VPH)
Correction - Cas clinique 1
Mme. B, 30 ans, non mariée, se présente à votre cabinet avec des symptômes génitaux. Elle
vous informe qu'elle a eu des rapports sexuels non protégés avec un nouveau partenaire il y
a deux semaines. Ses plaintes comprennent des démangeaisons vaginales, des pertes
vaginales malodorantes et une sensation de brûlure lorsqu'elle urine. À l'examen, vous
observez des pertes vaginales épaisses et blanches, et des lésions cutanées génitales.

QCM: Quelle infection sexuellement transmissible (IST) suspectez-vous chez Mme. B ?

a) Chlamydia
b) Gonorrhée
c) Trichomonase
d) Candidose génitale
e) Herpès génital
Correc&on - Cas clinique 2
Mr. M, 25 ans, homosexuel, consulte en raison de douleurs anales et de saignements
occasionnels lors des rapports sexuels anaux. Il signale également une augmentation
récente du nombre de partenaires sexuels. L'examen révèle des lésions anales, des
saignements au toucher et des ganglions inguinaux douloureux.

QCM: Quelle infection sexuellement transmissible (IST) est la plus probable chez M. M ?

a) Syphilis
b) Hépatite B
c) Papillomavirus humain (HPV)
d) Chancre mou
e) Herpès génital
CorrecGon - Cas clinique 3
Mlle. R, 18 ans, consulte en raison d'une érupWon cutanée sur les organes
génitaux et des douleurs en urinant depuis quelques jours. Elle nie tout
contact sexuel.
À l'examen, vous observez des ulcéraWons génitales douloureuses et des
ganglions inguinaux élargis.

QCM: Quelle infecBon sexuellement transmissible (IST) est la plus probable


chez Mlle. R ?

a) Chancre mou
b) Syphilis
c) Herpès génital
d) Lymphogranulome vénérien (LGV)
e) Gonorrhée
Correction - Cas clinique 4
Mr. D, 40 ans, marié, se présente à votre consultation pour une douleur et une sensation de
brûlure lors de la miction depuis quelques jours. Il rapporte également une écoulement
urétral purulent. Il nie tout contact sexuel en dehors de son mariage. À l'examen, vous
observez un écoulement purulent provenant de l'urètre.

QCM: Quelle infection sexuellement transmissible (IST) est la plus probable chez Mr. D ?

a) Chlamydia
b) Gonorrhée
c) Trichomonase
d) Syphilis
e) Herpès génital
Conclusion

Sensibilisation et Accès aux soins de Responsabilité


engagement santé individuelle

La sensibilisation et GaranWr un accès Chacun a un rôle à jouer


l'engagement équitable aux soins de dans la prévenWon des IST
communautaire sont santé et aux traitements en adoptant des
essentiels pour prévenir la est crucial pour lujer comportements
propagation des IST et contre les IST responsables et en
soutenir les personnes promouvant la santé
touchées sexuelle
• Analyse de Cluster?
• Utilisation d’un score de risque de résistance?
• Simplification, un germe - un traitement peut être

MERCI

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