Intro
Intro
Chapitre 1 : la monnaie
Intro
L’argent ce n’est pas un simple pouvoir d’achat, c’est aussi un pouvoir d’agir.
Objectif:
- comprendre la monnaie
- Explorer le mode de création monétaire
- Comprendre les transformations de la monnaie bancaire depuis l’essor du
capitalisme financier
- Caractériser la principale contrepartie de la monnaie bancaire, le crédit
La monnaie est un moyen universellement accepté qui permet l'échange marchand. C’est
même une institution sociale, autrement dit une convention (accord implicite ou explicite)
accepté collectivement par les membres d’une société. Sans cela les échanges marchands
ne seraient pas possibles.
La monnaie nous donne un langage commun pour exprimer la valeurs des biens
Adam Smith avait tort de croire que le troc était une forme primitive d'échange permise par
la double coïncidence des désirs dont les limites auraient conduit à l'introduction de la
monnaie.
La monnaie fait société et la société fait la monnaie (ex: essor bitcoin avec une volonté de
bifurcation vers un autre projet de société)
Fiduciaire (10% monnaie en circulation) = pièces et billets dont la valeur repose uniquement
sur la banque centrale. Les billets sont émis par la banque centrale et les pièces par l'état.
Scripturale (90%) = écritures sur un compte bancaire. Elle est émise par les banques
commerciales.
Monnaie centrale = monnaie émise par la banque centrale qu’elle peut distribuer qu’aux
banques nationales et de 2nd rang. Elle comprend la monnaie fiduciaire et les réserves
bancaires.
Les 3 formes:
1) Confiance méthodique : les gens acceptent et utilisent la monnaie de manière
quotidienne et régulière, sans remettre en question son fonctionnement
2) Confiance hiérarchique : les individus ont confiance dans la monnaie parce qu'elle
est garantie et régulée par une entité supérieure à laquelle ils sont subordonnés
3) Confiance éthique : repose sur la croyance que les autorités monétaires agissent
dans l'intérêt du bien commun
Les 4 fonctions de la monnaie
1) Payer : moyen de paiement (ex: payer des achats, des dettes, des salaires, etc)
2) Exprimer les prix
3) Permettre les échanges : intermédiaire des échanges. Comme c’est un équivalent
générale elle peut être utilisé pour acheter n’importe quoi (affranchit la double
coïncidence des désir) et elle minimise les coûts de transaction (temps)
4) Conserver la richesse : elle peut être utilisée pour stocker de la valeur (actif
patrimonial) mais ne permet pas de s’enrichir car elle n’apporte pas de rendements
(contrairement aux actions par exemples) et est sujet au risque de l’inflation.
Si la monnaie remplit ces 4 fonctions alors elle est considéré comme “complète”
Les 4 fonctions n’ont pas toujours été respecté dans l’histoire de la monnaie
Monnaies sociales : monnaie utilisée pour résoudre des obligations importantes, appelée
“dette de vie” (mariage, sacrifice religieux, etc) et non a facilité le commerce.
Monnaie de compte : monnaie qui sert juste à évaluer la valeur des transaction mais qui ne
peut pas être utilisé pour acheter des biens
Dualisme monétaire : utilisation d’une monnai de compte et une monnaie physique pour les
échanges
Une réponse des banques centrales > création de la MNBC pour contrer les crypto
La monnaie est “un miroir”, donc si une communauté ne se reconnaît plus dedans alors elle
crée sa propre monnaie. Elles témoignent d’une volonté de reconstituer un lien social autour
d’une collectivité qui cherche à « ré-imprimer » ses valeurs.
Note vocabulaire
Réserves obligatoires = quantité minimale de fonds que les banques commerciales doivent
déposer auprès de la banque centrale. L'objectif est de limiter le risque d'insolvabilité des
banques et de contrôler la création monétaire.
Dépôts à vue = dépôts que les clients peuvent retirer à tout moment sans préavis (compte
courant)
Dépôts à termes = fonds déposés pour une période déterminée (par exemple, 1 an, 2 ans,
etc.) et ne peuvent pas être retirés avant la fin (compte épargne)
Fonds propres = capital de la banque, y compris les capitaux apportés par les actionnaires
et les bénéfices non distribués. Ils servent de tampon pour absorber les pertes éventuelles.
Crédit des banques aux résidents / non résidents = prêt accordé par les banques aux
individus et entreprises
Titres souverains = obligations émises par le gouvernement d'un pays pour financer ses
déficits budgétaires.
Titres de dette émis par les entreprises = obligations émises par des entreprises pour lever
des fonds.
Refinancement accordé aux banques = prêts accordés par la banque centrale aux banques
commerciales. Ces prêts sont souvent accordés à court terme pour aider les banques à
gérer leur liquidité.
Immobilisations corporelles = actifs physiques détenus par la banque, tels que les
bâtiments, les terrains, les équipements, ou les infrastructures informatiques. Ce sont des
biens tangibles utilisés dans les opérations de la banque.
Titres de long terme émis par les banques = obligations ou autres formes de dette que les
banques émettent pour se financer à long terme. (si aucun investisseurs la banque centrale
arrive en dernier recours)
Actif = tout élément possédé qui a une valeur économique et qui peut potentiellement être
utilisé pour générer des avantages futurs.
Passif = toute obligation ou dette qu’une entité doit honorer envers un tiers.
Titre = action (part du capital d’une entreprise) ou obligations (dette contractée par une
entreprise ou un gouvernement).
Liquidité = capacité d’un actif à être converti rapidement et facilement en monnaie sans
perte de valeur significative.
Créance = donne à une personne (créancier) le droit d'être payée ou de recevoir quelque
chose dans le future par un autre (le débiteur).
Repos (opérations de pension) = transactions à court terme basées sur des titres financiers.
Une institution (ex: une banque, entreprise) vend un actif financier à une autre partie avec
l'engagement de le racheter à une date future, généralement à court terme à un prix
convenu à l'avance.
Parts d’OPC/OPCVM monétaires = fonds qui investissent dans des titres financiers liquides
et à court terme, comme des bons du Trésor ou des obligations d'entreprise de haute
qualité.
Chaque niveau représente un actif financier, du moins au plus liquide. Ainsi, l'ordre ne
représente pas forcément une séquence stricte d’achat mais plutôt une hiérarchie de
liquidité. Et chaque étage inférieur constitue une forme de créance sur l'étage supérieur. Par
exemple, lorsque je fais un dépôt bancaire j'obtiens une créance sur la monnaie centrale.
La création monétaire
Les banques centrales : billets (infime partie de la masse monétaire et monnaie centrale (ne
fait pas partie de la masse monétaire).
La masse monétaire est semblable à la quantité d’eau a un instant t dans une baignoire qui
se remplit et se vide. Elle se remplit avec l'octroi de nouveau crédit (création de monnaie a
partir de rien) et se vide avec le remboursement des crédits (destruction de la monnaie
octroyé). Le taux d'intérêt d’emprunt constitue le revenu des banques.
Quand la banque crée de la monnaie en octroyant un prêt à une entreprise, cela crée une:
- une dette et une créance pour chacun des acteurs l’un envers l’autre
Lorsque l'entreprise rembourse son emprunt avec intérêt, les créances et les dettes sont
annulées.
-> “les crédits font les dépôts et les remboursement de crédits détruisent les dépôts”
Problemes:
1) Si trop de crédits accordés > excès de monnaie dans l'économie > inflations
2) Pas assez de crédits > moins d’investissements, chômage et récession > déflation
(baisse générale des prix causée par une baisse de la demande)
3) Détournement de la monnaie du circuit (épargne ce qui empêche le remboursement
des prets, pret accordé pour financer d’autre chose que la production de
marchandise comme acheter des actifs immobiliers ou financier qui existe déjà)
Capitaliste: l’argent prêté doit faire de l’argent. Le crédit n’est accordé qu'à des emprunteurs
dont la banque estime qu’ils pourront rembourser l'emprunt et la charge des intérêts
Temporaire : la monnaie est créée par l’octroi du crédit et détruite par le remboursement du
crédit
Monnaie privée = monnaie crée par les banques commerciales, qui est une promesse de
conversion en monnaie légale
Monnaie légale = monnaie créée par la banque central (billets et dépôts des banques
commerciales aux banques)
Situation initiale :
- Client 1 a un compte dans la Banque 1 avec un dépôt à vue (DAV > forme
scripturale) de 100 €.
- Client 2 a un compte dans la Banque 2.
Attention:
- La banque 2 n’est pas cliente de la banque 1 donc elle ne peut pas utiliser sa propre
monnaie interne (=monnaie privée) pour la payer. Elle doit utiliser la monnaie légale
de ses réserves.
Encastrement dans la dette encastré la monnaie dans la n’ajoute pas de dette a son
dette beneficiaire
Elles ont un pouvoir de création monétaire limité par l'intensité de besoin en monnaie
centrale. En effet, elles doivent pouvoir répondre à toute “fuite” de dépôts vers une autre
banque.
Optique du diviseur (plus réaliste) : les banques n’ont pas besoin de réserves préalables
pour prêter de l’argent. Elles créent d’abords de la monnaie en fonction des besoins de
l'économie (ex: octroi de crédit) puis se procurent les réserves nécessaires (emprunt auprès
de la BC si nécessaire).
M3 correspond à la fonction monétaire du passif des banques (attention: pas vrai pour tout
comme par exemple pour les titres d’OPCVM monétaires).
Ce sont les créances des banques (dettes des autres acteurs envers les banques) qui sont
à l'origine de la monnaie, autrement dit les occasions qui ont permis de créer de la monnaie
en circulation et qui figurent à l'actif du bilan des banques.
3 contreparties:
- Les créances sur le secteurs privé
- Les créances nettes sur les non résidents
- Les créances sur les administrations publique
V = PIB / M ⇔ V = (P X T) / M
V = vitesse
M = masse monétaire
P = niveau des prix
T = volume de transactions
Elle représente le nombre de fois qu’une unité de monnaie est dépensée pour l’achat de
biens et services produits dans l'économie.
> Elle connaît des fluctuations cycliques : hausse durant la phase d’expansion et baisse
durant la phase de contraction
> En baisse depuis plusieurs années (essor des marchés des capitaux)
Depuis 1970 la masse monétaire a été multiplié par 45 et le PIB par 18. Pourtant le niveau
d’inflation a considérablement baissé comme la vitesse de circulation de la monnaie qui est
passé de 1,9 a 0,8.
Plusieurs solutions/idées:
- Théorie monétaire moderne : La TMM propose que l'État prenne en charge la
création monétaire. L’État, par ses dépenses, crée la monnaie, et les impôts servent
à la retirer de la circulation.
- Monnaie hélicoptère : monnaie directement distribué aux citoyens pour stimuler
l'économie
- Monnaie public désencastrée de la dette : mode d'émission qui permet de financer
des investissements importants (sociaux, écologiques) sans être limité par la
rentabilité financière
- 100% money : les banques ne peuvent prêter plus que l’argent qu’elles ont
réellement donc plus de création monétaire, ce n’est plus que de simples
intermédiaires.
Décrit la manière dont les banques commerciales peuvent créer de la monnaie en fonction
des réserves qu'elles détiennent auprès de la banque centrale.
Mesure l'effet de levier par lequel une certaine quantité de réserves (monnaie banque
centrale) peut se transformer en une plus grande quantité de monnaie dans l'économie via
le mécanisme de l'octroi de crédits.
Exprime combien de fois une unité de réserve (monnaie banque centrale) peut être
multipliée en monnaie dans l'économie via ce processus de création de crédit.
Introduction
Le marché
Marché secondaire (marché d’occasion) = une fois acquis, un titre ou un contrat financier
peut etre revendu
Le marché monétaire
Divisé en 2:
1) Marché interbancaire
2) Marché des Titres de créances négociables
Marché interbancaires
Note : la banque centrale joue le rôle de prêteur en dernier ressort (ex: si la Banque A ne
veut pas preter a la banque B ou si elle ne peut pas)
Comment ca marche ?
1) Imaginons que le client de la B1 verse 100 euros au client de la B2.
2) La B1 doit donc payer 100 de monnaie centrale a la B2
3) Au fur et à mesure des paiements effectués, il résulte pour chacune des banques
soit un besoin de financement (solde négatif de monnaie centrale) soit une capacité
de financement (solde positif de monnaie centrale).
Opération de pension livrée: lorsqu’une banque a besoin de liquidité elle peut vendre un
actif financier à une autre banque et s'engage à le racheter plus tard à une date fixée. Cela
offre une garantie car en cas de défaillance de la banque emprunteuse, la banque prêteuse
peut garder le titre.
Marché de titre de dette de court et moyen terme ouvert aux institutions financières, aux
entreprises et au APU
Principales caractéristiques:
- Montant minimal : 150k
- Duré: inférieure ou égale à 1 an pour les titres négociables à court terme ;
supérieure à 1 an pour les titres négociables à moyen terme
- Remboursables à l'échéance (= la dette doit être remboursé en une seule fois à la
date d'échéance du titre)
2 reformes:
1) 1985 > ouvrir le marché des TCN au entreprises (4 types de TCN)
2) 2016 > moderniser le marché en s'alignant sur les standards internationaux (plus que
2 types de TCN)
Marché obligataire = marché où s'échange des titres de dette à moyen-long terme appelés
obligations
Caractéristiques obligations:
- Échanges : 1 ans, 5 ans, 10 ans, …
- Remboursables par l'émetteur à l'échéance
- rapporte un revenu fixe : “coupon”
Principaux emetteurs:
- Etat et APU
- Banques et institutions financières
- Grandes entreprises
Action = c’est un titre de propriété qui confère à celui qui l'accepte un droit aux bénéfices et
un droit de vote. C’est une ressource non remboursable pour la société qui l'émet (permet
de lever des fonds).
Les entreprises peuvent aussi procéder à des rachats d’actions. Permet de donner plus de
confiance aux investisseurs, redistribuer du capital excédentaires sans augmenter les
dividendes
Données:
- Hausse très forte de la capitalisation boursière depuis les 40 dernières années. Que
se soit en valeur ou en pourcentage du PIB mondial.
Marché des changes = lieu où s'échangent les devises une contre les autres.
taux de change = prix qui résulte de la confrontation entre l’offre et la demande de devises
qu’un grand nombre de paramètres influences
La valeur d’une devise est toujours relative, autrement dit par rapport à une autre devise.
Par exemple, l’euro peut soit s'apprécier par rapport au dollars (hausse du taux de change :
1 euro = 1,1 dollars) soit se déprécier (1 euro = 1,05 dollars).
Effets:
- Si hausse de l’euro, cela veut dire qu’il s'apprécie par rapport aux autres devises.
Cela donne plus de pouvoir d’achat aux européen a l’etranger. Mais en contrepartie,
les exportations sont plus coûteuses.
Pour éviter les variations trop fortes, les banques centrales peuvent mettre en place des
politiques monétaire (hausse du taux d'intérêt, intervenir sur le marché des changes).
Exemple : un exportateur qui craint une baisse de la devise étrangère peut acheter un
contrat à terme pour se protéger. Ainsi, l’acheteur fixe le prix aujourd’hui et se protège
contre la hausse du prix au comptant. Le vendeur lui parie au contraire sur la baisse du prix
ce qui lui permettrait de retirer des bénéfices.
Le taux d'intérêt :
- rémunérer le renoncement à la consommation présente/ la liquidité
- c’est le pont entre la valeur présente et la valeur future
Fait stylisé :
- Aplatissement des courbes en périodes de crise (car politiques monétaires
expansionniste et fortes demande pour les actifs jugé plus “sur”)
Impact de la hiérarchie entre taux long et taux court sur l’activité économique:
- Si taux long trop élevés par rapport au taux court. Alors décourage l’emprunt de long
terme par les entreprises, ce qui freine l'investissement productif de long terme qui
devient plus coûteux. > mauvaise allocation de ressources
- Si taux long trop faible par rapport aux taux courts. Alors les investisseurs peuvent
délaisser les placements productifs pour se concentrer sur des rendements à court
terme. > mauvaises allocations de ressources
- Donc les taux long ne peuvent s’éloigner du taux de croissance de l'économie sans
compromettre l’investissement productif
Objectif des taux courts : permettent d’encadrer les taux du marché monétaire pour garantir
la stabilité financière et assurer que les objectifs de la politique monétaire de la Banque
Centrale sont atteints
Hypothese:
- Mobilité parfait des capitaux
- Anticipation parfaite des taux courts
- Substituabilité parfaite des titres
Idées clés : Les taux longs sont déterminés par les taux courts actuels et les taux courts
anticipés.
Préférence pour la liquidité car utile pour les transactions et comme précaution.
Le taux d'intérêt est le coût de renoncement à la liquidité. Plus il est élevé, plus il est attractif
d'épargner et de réduire sa demande de monnaie.
Plus l'échéance est longue, plus le prêteur demande une prime de renoncement à la liquidité
élevée. Donc taux de long terme plus élevé que taux de court terme.
Ex: Un investisseur ayant des besoins à court terme privilégiera les titres à court terme.
Prime d’habitat = Les investisseurs peuvent être incités à quitter leur habitat préféré si une
prime suffisante leur est offerte (compense le risque supplémentaire et l’inadéquation des
maturités).
Débat et actualité
La courbe des taux représente les taux d'intérêt en fonction de la maturité des emprunts
(court, moyen et long terme). En période normale, cette courbe est croissante : les taux
longs sont plus élevés que les taux courts, car les investisseurs exigent une prime pour
compenser les risques liés à l’horizon temporel, comme l’inflation ou l’incertitude
économique. Cependant, une courbe de taux inversée, où les taux à court terme deviennent
supérieurs aux taux à long terme, est souvent considérée par les prévisionnistes comme un
signal avancé de récession. En effet, si les agents anticipent un ralentissement économique,
les risques perçus à court terme deviennent plus élevés qu’à long terme. Les investisseurs
ont alors davantage confiance en la capacité de l’emprunteur à rembourser sur une longue
période, ce qui entraîne une augmentation de la demande pour les obligations à long terme
au détriment des titres à court terme. De plus selon la théorie des anticipations, si les
investisseurs anticipés une politique monétaire expansionniste pour faire face à la récession
et donc une baisse des taux de court termes futures, ils vont augmenter leurs demande de
titres de long termes pour verrouiller des rendements plus élevé que dans le future (si taux
de court terme future baisse alors de taux de long terme future aussi). Ce phénomène a été
observé entre la fin de 2006 et l’été 2008, et il s’est révélé pertinent compte tenu de la crise
des subprimes qui a suivi, provoquant un fort ralentissement de l’activité économique
mondiale. Toutefois, il est important de traiter cet indicateur avec prudence, car l’inversion
de la courbe des taux n’aboutit pas toujours à une récession et peut être influencée par
d’autres facteurs économiques ou financiers.
Baisse de taux de long terme > hausse de la demande (notamment des obligations d’etat)
donc hausse du prix et donc baisse des taux (actif refuge)
Baisse des taux de court terme > politique monétaire accommodant (baisse des taux
directeurs)
Sauf si perte de confiance en la solvabilité des etats (ex: grèce) > explosion des taux
Hausse des taux de court terme > car hausse des taux directeurs
Hausse des taux de long terme > car hausse des taux de court terme, anticipations
d’inflation
La courbe de Phillips
Relance donc ↘️chômage et ↗️inflation (courbe philips). MAIS, ↗️inflation donc les
salarié se rendent compte de la ↘️pouvoir d’achat donc ↗️salaire donc ↗️coût pour les
entreprises donc licenciement donc le chômage revient à son niveau naturel et l’inflation
aura augmenté.
Établit une relation proportionnelle entre la masse monétaire en circulation dans une
économie et le niveau général des prix.
Equation : MV= PT
V > constant
T (volume transaction) > constant a court terme
P > flexible
Les prix sont rigides à court terme rendant la politique monétaire efficace (car annulés les
effets prix qui pourrait annuler l' effet de la politique monétaire.
L'objectif est de réduire les fluctuations de court terme autour d’une tendance de long terme.
Politique monétaire : désigne l’ensemble des décisions et des actions mises en œuvre par
les autorités monétaires afin d’atteindre certains objectifs en matière d’inflation, de taux de
change, de croissance ou d’emploi.
2 champs distincts:
1) Agir sur l’activité, l’emploi, la croissance
2) Garantir la valeur de la monnaie
La stabilités des prix : l'objectif principal des BC depuis les années 1990 est de maintenir
une inflation modérée (environ 2-3 %), car un peu d'inflation favorise l'économie, tandis
qu'une inflation trop faible ou trop élevée nuit à la stabilité économique.
Règle versus discrétion : Les monétaristes privilégient des règles fixes (règle de Taylor) pour
renforcer la crédibilité et la stabilité des banques centrales, contrairement aux keynésiens
qui défendaient une approche discrétionnaire (prendre une décision selon la situation
économique sans suivre de règles préétablie) pour répondre aux fluctuations
conjoncturelles.
Príncipe de Tinbergen :
- Interprétation stricte : à chaque objectif son instrument
- Interprétation souple : au moins autant d'instruments que d'objectifs
Príncipe de Mundell :
- chaque instrument doit être affecté à l’objectif pour lequel il est le plus efficace
Question : est-ce qu’un même instrument peut être utilisé pour poursuivre deux objectifs
distincts ?
Trappe à liquidité = valeur plancher des taux d'intérêt de court terme qui rend la politique
monétaire conventionnelle inefficace pour relancer l'économie
En situation de trappe à liquidité la politique monétaire devient inefficace (le taux d'intérêt ne
pas baisser car il est déjà à 0) et la politique monétaire est au maximum (pas d’effet
d'éviction).
La crise écologique est importante à prendre en compte car le dérèglement climatique est vu
comme un facteur d'instabilité économique et monétaire et la crise écologique provoque des
tensions sur les prix et l’activité.
Instruments “verts”:
- MROs, LTROs et TLTROs: conditionner les financements aux banques en fonction
de l'empreinte carbone de leurs bilans ou de la part de crédits verts qu'elles
octroient.
- Verdissement des collatéraux : La BCE prévoit de limiter l'éligibilité des actifs
apportés en garantie en fonction de critères écologiques
- Achat de titres privés : Les achats sont orientés vers des entreprises avec une faible
empreinte carbone, bien que ces opérations restent marginales.