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MBF

Chapitre 1 : la monnaie

Intro

L’argent ce n’est pas un simple pouvoir d’achat, c’est aussi un pouvoir d’agir.

L’ambivalence de la monnaie (double aspect):


1) Dimension privée/individuelle: Implique violence car on le veut, on le desir pour les
moyen qu’il confère, voir pour ce qu’il est (le moyen se métamorphose en fin)
(malsain)
2) Dimension public/collective: Implique une relation de confiance et nous relie les uns
aux autres dans l'échange

Argent = bien privé


Monnaies = bien commun

Objectif:
- comprendre la monnaie
- Explorer le mode de création monétaire
- Comprendre les transformations de la monnaie bancaire depuis l’essor du
capitalisme financier
- Caractériser la principale contrepartie de la monnaie bancaire, le crédit

Nature formes et fonction de la monnaie

Qu’est ce que la monnaie ?

La monnaie est un moyen universellement accepté qui permet l'échange marchand. C’est
même une institution sociale, autrement dit une convention (accord implicite ou explicite)
accepté collectivement par les membres d’une société. Sans cela les échanges marchands
ne seraient pas possibles.

C’est le langage de la valeur

La monnaie nous donne un langage commun pour exprimer la valeurs des biens

Le troc n’a jamais existé en tant que système économique

Adam Smith avait tort de croire que le troc était une forme primitive d'échange permise par
la double coïncidence des désirs dont les limites auraient conduit à l'introduction de la
monnaie.

Le troc peut remplacer la monnaie que ponctuellement.


A large échelle, pas de possibilité d'échange sans monnaie
Rapport marchand vs ordre non marchand

Rapport marchand = achats/ventes


Rapport non marchands = locations, dettes, salaires, dividendes, impôts, taxes, cotisations
sociales, amendes, etc

La monnaie comme miroir de la société

La monnaie reflète les valeurs matérielles et morales:


- mesure ce que les gens valorise
- elle existe pas seulement d’elle même, mais parce que elle est crée et régulé par
une collectivité
- elle varie dans le temps selon les besoins et valeurs d’une société
- elle dépend du projet sociétal et des valeurs éthiques

La monnaie fait société et la société fait la monnaie (ex: essor bitcoin avec une volonté de
bifurcation vers un autre projet de société)

Monnaie fiduciaire et Monnaie scripturale vs Monnaie marchandise et monnaie numérique


vs Monnaie centrale

Fiduciaire (10% monnaie en circulation) = pièces et billets dont la valeur repose uniquement
sur la banque centrale. Les billets sont émis par la banque centrale et les pièces par l'état.

Scripturale (90%) = écritures sur un compte bancaire. Elle est émise par les banques
commerciales.

Monnaie marchandise : or, argent, les épices, le bétail, etc

Monnaie numériques: cryptomonnaie

Monnaie centrale = monnaie émise par la banque centrale qu’elle peut distribuer qu’aux
banques nationales et de 2nd rang. Elle comprend la monnaie fiduciaire et les réserves
bancaires.

Les 3 formes de confiance

La monnaie pour exister a juste besoin de la confiance de ceux qui l'utilisent.

Les 3 formes:
1) Confiance méthodique : les gens acceptent et utilisent la monnaie de manière
quotidienne et régulière, sans remettre en question son fonctionnement
2) Confiance hiérarchique : les individus ont confiance dans la monnaie parce qu'elle
est garantie et régulée par une entité supérieure à laquelle ils sont subordonnés
3) Confiance éthique : repose sur la croyance que les autorités monétaires agissent
dans l'intérêt du bien commun
Les 4 fonctions de la monnaie

1) Payer : moyen de paiement (ex: payer des achats, des dettes, des salaires, etc)
2) Exprimer les prix
3) Permettre les échanges : intermédiaire des échanges. Comme c’est un équivalent
générale elle peut être utilisé pour acheter n’importe quoi (affranchit la double
coïncidence des désir) et elle minimise les coûts de transaction (temps)
4) Conserver la richesse : elle peut être utilisée pour stocker de la valeur (actif
patrimonial) mais ne permet pas de s’enrichir car elle n’apporte pas de rendements
(contrairement aux actions par exemples) et est sujet au risque de l’inflation.

Caractéristiques d’un « bon » intermédiaire des échanges


- Bien durable
- Facile à transporter
- Facile à standardiser pour qu’on puisse évaluer sa valeur.
- Être divisible (pour rendre la monnaie)
- Être largement accepté (effet de réseau).

Si la monnaie remplit ces 4 fonctions alors elle est considéré comme “complète”

Les 4 fonctions n’ont pas toujours été respecté dans l’histoire de la monnaie

Monnaies sociales : monnaie utilisée pour résoudre des obligations importantes, appelée
“dette de vie” (mariage, sacrifice religieux, etc) et non a facilité le commerce.
Monnaie de compte : monnaie qui sert juste à évaluer la valeur des transaction mais qui ne
peut pas être utilisé pour acheter des biens

Monnaie de paiement métallique : pieces (rempli les 4 conditions)

Dualisme monétaire : utilisation d’une monnai de compte et une monnaie physique pour les
échanges

Le bitcoin remplit-il les fonctions de la monnaie ?

Crypto-monnaie = jeton numérique qui repose sur un protocole informatique de transaction


cryptées et décentralisées, appelé blockchain.

Fonctions mal replies:


- pas de cours légal (autrement dit, il n’est pas officiellement reconnu par un
gouvernement)
- Utilisation dans les échanges pour le moment marginale
- Forte volatilité donc pas de réserve de valeur

Le bitcoin est une expression de “valeurs”, d’un projet économique et politique:


- Libéré la monnaie de l’emprise de l’Etat
- Promotion de “l’auto-organisation”

Une réponse des banques centrales > création de la MNBC pour contrer les crypto

Taxonomie de Bech et Garrat (2017)


Les monnaies complémentaires (ou locals)

La monnaie est “un miroir”, donc si une communauté ne se reconnaît plus dedans alors elle
crée sa propre monnaie. Elles témoignent d’une volonté de reconstituer un lien social autour
d’une collectivité qui cherche à « ré-imprimer » ses valeurs.

Elles poursuivent généralement 3 finalités :


- Finalités socio-économiques territoriales
- Finalités monétaires
- Finalités communautaires

Note vocabulaire

Réserves obligatoires = quantité minimale de fonds que les banques commerciales doivent
déposer auprès de la banque centrale. L'objectif est de limiter le risque d'insolvabilité des
banques et de contrôler la création monétaire.

Dépôts à vue = dépôts que les clients peuvent retirer à tout moment sans préavis (compte
courant)

Dépôts à termes = fonds déposés pour une période déterminée (par exemple, 1 an, 2 ans,
etc.) et ne peuvent pas être retirés avant la fin (compte épargne)

Fonds propres = capital de la banque, y compris les capitaux apportés par les actionnaires
et les bénéfices non distribués. Ils servent de tampon pour absorber les pertes éventuelles.

Réserves excédentaires = liquidités que la banque décide de conserver en excédent de ses


réserves obligatoires pour faire face à des besoins imprévus, comme des retraits de clients
ou des fluctuations de liquidité.

Crédit des banques aux résidents / non résidents = prêt accordé par les banques aux
individus et entreprises

Réserves de change = actifs en monnaies (=devises) étrangères détenus par la banques


centrales. Permet de stabiliser la valeur de sa propre monnaie (ex: si baisse de valeur de sa
propre monnaie, la banque centrale peut utiliser ses réserves de change pour acheter sa
propre monnaie et vendre des devises étrangères donc hausse demande propre monnaie
donc hausse valeur) + fournir des monnaies étrangères au banques commerciales si besoin.

Titres souverains = obligations émises par le gouvernement d'un pays pour financer ses
déficits budgétaires.

Titres de dette émis par les entreprises = obligations émises par des entreprises pour lever
des fonds.

Refinancement accordé aux banques = prêts accordés par la banque centrale aux banques
commerciales. Ces prêts sont souvent accordés à court terme pour aider les banques à
gérer leur liquidité.
Immobilisations corporelles = actifs physiques détenus par la banque, tels que les
bâtiments, les terrains, les équipements, ou les infrastructures informatiques. Ce sont des
biens tangibles utilisés dans les opérations de la banque.

Titres de long terme émis par les banques = obligations ou autres formes de dette que les
banques émettent pour se financer à long terme. (si aucun investisseurs la banque centrale
arrive en dernier recours)

Actif = tout élément possédé qui a une valeur économique et qui peut potentiellement être
utilisé pour générer des avantages futurs.

Passif = toute obligation ou dette qu’une entité doit honorer envers un tiers.

Titre = action (part du capital d’une entreprise) ou obligations (dette contractée par une
entreprise ou un gouvernement).

Liquidité = capacité d’un actif à être converti rapidement et facilement en monnaie sans
perte de valeur significative.

Créance = donne à une personne (créancier) le droit d'être payée ou de recevoir quelque
chose dans le future par un autre (le débiteur).

Repos (opérations de pension) = transactions à court terme basées sur des titres financiers.
Une institution (ex: une banque, entreprise) vend un actif financier à une autre partie avec
l'engagement de le racheter à une date future, généralement à court terme à un prix
convenu à l'avance.

Parts d’OPC/OPCVM monétaires = fonds qui investissent dans des titres financiers liquides
et à court terme, comme des bons du Trésor ou des obligations d'entreprise de haute
qualité.

Action = titre de propriété représentant une part du capital d'une entreprise.

Obligation = représente une dette qu'un emprunteur (généralement une entreprise, un


gouvernement ou une institution publique) émet pour lever des fonds.

Flux monétaires nets en provenance de l'extérieur = flux de capitaux ou de devises qui


entrent ou sortent de la zone euro

IFM (institutions financières monétaires) = institut qui créent de la monnaie (banques


centrales et banque commerciales)

Frontière entre monnaie et titre


La monnaie peut être considérée comme un actif financier pour celui qui la possède (comme
l'est un titre) et un passif pour la banque. Bien que, contrairement à un titre, la monnaie est
plus liquide, c’est même la forme la plus liquide de richesse. Elle se différencie donc du titre.

Pyramides des monnaies

Chaque niveau représente un actif financier, du moins au plus liquide. Ainsi, l'ordre ne
représente pas forcément une séquence stricte d’achat mais plutôt une hiérarchie de
liquidité. Et chaque étage inférieur constitue une forme de créance sur l'étage supérieur. Par
exemple, lorsque je fais un dépôt bancaire j'obtiens une créance sur la monnaie centrale.

Explication flèches : la financiarisation de la monnaie, c'est-à-dire la transformation


croissante de la monnaie en produits financiers complexes (comme les repos ou les titres),
tend à "écraser" la pyramide. Le système financier est de plus en plus dominé par ces
formes complexes de monnaie, au détriment des formes plus simples et plus liquides
comme la monnaie centrale.

La création monétaire

Qui crée la monnaie ?

L’etat : les pièces (infime partie de la masse monétaire)

Les banques centrales : billets (infime partie de la masse monétaire et monnaie centrale (ne
fait pas partie de la masse monétaire).

Ce sont donc les banques commerciales qui créent la monnaie.

Role banque centrale

- Définir le coût de la monnaie à travers les taux d'intérêt


- Régulation de a quantité de la monnaie en circulation (via taux interet et réserves
obligatoires)
- Émettre la monnaie fiduciaires
- Politique monétaires
- Prêteur en dernier ressort si crise bancaire ou manque de liquidité

Création et destruction de la monnaie

La masse monétaire est semblable à la quantité d’eau a un instant t dans une baignoire qui
se remplit et se vide. Elle se remplit avec l'octroi de nouveau crédit (création de monnaie a
partir de rien) et se vide avec le remboursement des crédits (destruction de la monnaie
octroyé). Le taux d'intérêt d’emprunt constitue le revenu des banques.

Un pure jeu d'écritures comptables

Quand la banque crée de la monnaie en octroyant un prêt à une entreprise, cela crée une:
- une dette et une créance pour chacun des acteurs l’un envers l’autre

Lorsque l'entreprise rembourse son emprunt avec intérêt, les créances et les dettes sont
annulées.
-> “les crédits font les dépôts et les remboursement de crédits détruisent les dépôts”

Exemple : octroi d’un crédit de 100 à un client


- Le client a une dette envers la banque : Il doit rembourser les 100 € à la banque
avec les intérêts, donc il est endetté envers la banque.
- Le client a aussi une créance sur la banque : Les 100 € qui sont crédités sur son
compte représentent une somme que la banque lui "doit" (puisqu'il peut utiliser ou
retirer cet argent à tout moment).
- La banque a une créance sur le client : La banque s'attend à recevoir de l'argent en
retour de son prêt (les 100 € + les intérêts).
- La banque a une dette envers le client : Elle doit fournir 100 € au client si celui-ci
demande à les utiliser (en payant ou retirant).

Pourquoi choisir ce fonctionnement ?


Cela permet que la monnaie soit créée à chaque fois qu’on en a besoin, autrement dit quand
il s’agit de financer une production tout en gardant un équilibre (autant de monnaie créée
que de marchandises à acheter). Ce qui est prêté sera remboursé et aura permis de faire
vivre l'économie.

Problemes:
1) Si trop de crédits accordés > excès de monnaie dans l'économie > inflations
2) Pas assez de crédits > moins d’investissements, chômage et récession > déflation
(baisse générale des prix causée par une baisse de la demande)
3) Détournement de la monnaie du circuit (épargne ce qui empêche le remboursement
des prets, pret accordé pour financer d’autre chose que la production de
marchandise comme acheter des actifs immobiliers ou financier qui existe déjà)

Caractéristiques de la monnaie bancaire

Endogène : créé à l’occasion d’une demande de crédit

Encastrée dans la dette : pas de création monétaire sans endettement

Marchandisé: la banque “vend” des crédits et fait payer un taux d'intérêt

Capitaliste: l’argent prêté doit faire de l’argent. Le crédit n’est accordé qu'à des emprunteurs
dont la banque estime qu’ils pourront rembourser l'emprunt et la charge des intérêts

Destinée à des projets “rentables”

Temporaire : la monnaie est créée par l’octroi du crédit et détruite par le remboursement du
crédit

Monnaie privée vs Monnaie légale

Monnaie privée = monnaie crée par les banques commerciales, qui est une promesse de
conversion en monnaie légale

Monnaie légale = monnaie créée par la banque central (billets et dépôts des banques
commerciales aux banques)

Comment est créée la monnaie légale ?


-> en prêtant de la monnaie centrale (=légale) aux banques commerciales. Elles prêtent à
un taux d'intérêt appelé taux directeur

Pourquoi les banques commerciales ont besoins de monnaie légale ?


- Pour couvrir leurs réserves obligatoires
- Pour des transferts interbancaires, autrement dit entre banques (ex: si un client d’une
banque 1 fait un virement à un client d’un banque B)

Donc 2 sphère de circulation de la monnai:


- privé : entre 2 clients de la même banque la “monnaie privé” de cette banque circule
de compte à compte
- légales : entre 2 clients de banques différentes, le paiement ne peut se faire
uniquement pas monnai légal

Transfert interbancaires illustration

Situation initiale :
- Client 1 a un compte dans la Banque 1 avec un dépôt à vue (DAV > forme
scripturale) de 100 €.
- Client 2 a un compte dans la Banque 2.

Paiement de 10 € de Client 1 à Client 2 :


- Client 1 doit payer 10 € à Client 2 (probablement pour régler une dette ou un
service).
Transfert:
- La banque 1 transferts 10e à la banque 2 et supprime 10e du montant qu’elle doit au
client 1 (qui lui, doit toujours 100e à la banque 1)
- La banque 2 transfert cette argent au client 2

Attention:
- La banque 2 n’est pas cliente de la banque 1 donc elle ne peut pas utiliser sa propre
monnaie interne (=monnaie privée) pour la payer. Elle doit utiliser la monnaie légale
de ses réserves.

Le crédit n’est pas la seul source de création monétaire


Lorsqu’une banque commerciale achète des actifs, elle doit créditer le compte des
vendeurs. Ainsi en achetant des actifs elle crée de la monnaie puisqu’elle utilise pas de
l’argent qu'elle a déjà en réserve mais qu’elle crée (on parle de monnaie acquise).

Ex: achat de titre de dette publics et d’un immeuble par la banque

Mode “bancaire” traditionnel VS mode “acquisitif” de création monétaire

Mode bancaire Mode acquisition

Contrepartie credit (donc elle prête de titre (elle ne prête pas de


l’argent) l’argent, elle en crée)

Encastrement dans la dette encastré la monnaie dans la n’ajoute pas de dette a son
dette beneficiaire

Destinataire Non financier (ex: Actifs financier (gestionnaire


entreprises, etc) de fonds, gouvernement,
etc)

Puissance d’action du mode puissance productive puissance financière


d'émission (développement d’activités (développement d’activités
industrielles) financières)

Langage valeur marchande valeur financiere

Exemple crédit accordé à une achat de titres de dette


entreprise pour construire publics
une nouvelle usine

Quelles sont les limites de créations monétaires des banques ?

Elles ont un pouvoir de création monétaire limité par l'intensité de besoin en monnaie
centrale. En effet, elles doivent pouvoir répondre à toute “fuite” de dépôts vers une autre
banque.

Ainsi le pouvoir de création monétaire varie en fonction:


1) Des exigences de réserves de la banque centrale
2) Des comportements monétaires (retraits de billets)
3) De la fréquences des règlements interbancaire (qui dépend de la concentration du
secteur bancaires, autrement dit si il y a peu ou beaucoup de banques)

Multiplicateur et diviseur monétaire (2 optiques de contrôle de la quantité de monnaie en


circulation par la BC)

Optique du multiplicateur: les réserves préalables des banques déterminent la quantité de


monnaie qu’elles peuvent créer. En effet lorsqu'elles reçoivent un dépôt elles doivent garder
un fraction comme réserves obligatoire et peuvent prêter le reste.
Donc: Δmasse monétaire = kΔbase monétaire (base monétaire = monnaie centrale)

avec k le multiplicateur inversement proportionnel aux fuites obligeant les banques à


disposer de monnaie centrale (k= 1/r avec r le taux de réserves obligatoire).

Optique du diviseur (plus réaliste) : les banques n’ont pas besoin de réserves préalables
pour prêter de l’argent. Elles créent d’abords de la monnaie en fonction des besoins de
l'économie (ex: octroi de crédit) puis se procurent les réserves nécessaires (emprunt auprès
de la BC si nécessaire).

Donc: Δbase monétaire =Δmasse monétaire/k

La BC ne contrôle donc qu’indirectement la quantité de monnaie via les conditions de


refinancement des banques.

Mesures et contreparties de la masse monétaire

Les agrégats monétaires

Les agrégats monétaires = catégories ou mesures qui regroupent différentes formes de


monnaie en fonction de leur liquidité (actifs immédiatement disponibles pour les transactions
+ actifs moins liquides mais toujours mobilisables à court terme).

Les 3 grands agrégats monétaires:


1) M0 = pièces + billets (= tout la monnaie crée par la BC)
1) M1 = M0 + dépôts à vue (8000 milliards d’euro)
2) M2 = M1 + dépôts à préavis inférieur ou égal à 3 mois + dépôts à termes inférieur ou
égale à 2 ans (11500 milliards)
3) M3 = M2 + pensions/repos + titres d’OPCVM monétaires + titres de créances
inferieur ou egal a 2 ans émis par des IFM (12000 milliards)

Qu’est ce qui n’est pas dans les agrégats monétaires ?


- Actifs illiquides
- Engagement financier à long termes (dette à long terme comme une obligation de
plus de 2 ans)

M3 correspond à la fonction monétaire du passif des banques (attention: pas vrai pour tout
comme par exemple pour les titres d’OPCVM monétaires).

Masse monetaire vs Base monetaire

Masse monétaire = monnaie des banques commerciales (M1,M2,M3)

Base monétaire = monnaie de la banque centrale (M0)

La monnaie centrale appartient à la masse monétaire et à la base monétaire


Base monétaire ou monnaie banque centrale : M0

1) Pieces et billets en circulations


2) Dépôts des banques commerciales a la banques centrale (réserves obligatoires,
réserves excédentaires, facilités de dépôts)

Les contreparties de la masse monétaire (=éléments qui permettent au banques de créer de


la monnaie)

Ce sont les créances des banques (dettes des autres acteurs envers les banques) qui sont
à l'origine de la monnaie, autrement dit les occasions qui ont permis de créer de la monnaie
en circulation et qui figurent à l'actif du bilan des banques.

3 contreparties:
- Les créances sur le secteurs privé
- Les créances nettes sur les non résidents
- Les créances sur les administrations publique

Vitesse et contrôle de la circulation monétaire

Vitesse de circulation de la monnaie

V = PIB / M ⇔ V = (P X T) / M

V = vitesse
M = masse monétaire
P = niveau des prix
T = volume de transactions

Elle représente le nombre de fois qu’une unité de monnaie est dépensée pour l’achat de
biens et services produits dans l'économie.

Evolution de la vitesse de circulation de la monnaie

> Elle connaît des fluctuations cycliques : hausse durant la phase d’expansion et baisse
durant la phase de contraction

> En baisse depuis plusieurs années (essor des marchés des capitaux)

Plus de monnaie, moins d’inflation

Depuis 1970 la masse monétaire a été multiplié par 45 et le PIB par 18. Pourtant le niveau
d’inflation a considérablement baissé comme la vitesse de circulation de la monnaie qui est
passé de 1,9 a 0,8.

La monnaie influence-t-elle l'économie ?

Non, la monnaie est neutre (vision classique et néo-classique).


Selon Irving fisher (théorie classique) la monnaie influence uniquement le niveau des prix
mais pas les variables réelles comme la production ou l’emploi.

Oui > la monnaie n’est pas neutre (vision keynésienne)

Dans un monde ou il y a de l’incertitude, ou les individus thésaurisent, ou les prix ne


s’ajustent pas instantanément, la monnaie peut influencer la demande, la production et
l’emploi.

C’est entre indices boursiers et masse monétaire que si situe le lien:


> ce sont des facteurs non monétaire qui jouent un rôle sur la hausse des prix (ex:
problèmes d’approvisionnement pour l’inflation).
> En réalité, la monnaie circule majoritairement dans la sphère financière, ainsi on remarque
une corrélation entre hausse de la masse monétaire et hausse des prix des actifs financiers
plutôt que des prix des biens de consommations.

Cela soulève des problématiques importantes:


- La monnaie bancaire est-elle toujours utilisée pour financer la production réelle ?
- La monnaie circule-t-elle trop dans les marchés financiers au détriment de
l’économie réelle ?
- Est-elle adaptée aux transformations économiques, sociales et écologiques dont la
société a besoin ?

Plusieurs solutions/idées:
- Théorie monétaire moderne : La TMM propose que l'État prenne en charge la
création monétaire. L’État, par ses dépenses, crée la monnaie, et les impôts servent
à la retirer de la circulation.
- Monnaie hélicoptère : monnaie directement distribué aux citoyens pour stimuler
l'économie
- Monnaie public désencastrée de la dette : mode d'émission qui permet de financer
des investissements importants (sociaux, écologiques) sans être limité par la
rentabilité financière
- 100% money : les banques ne peuvent prêter plus que l’argent qu’elles ont
réellement donc plus de création monétaire, ce n’est plus que de simples
intermédiaires.

Diviseur de crédit = multiplicateur monétaire

Décrit la manière dont les banques commerciales peuvent créer de la monnaie en fonction
des réserves qu'elles détiennent auprès de la banque centrale.

Mesure l'effet de levier par lequel une certaine quantité de réserves (monnaie banque
centrale) peut se transformer en une plus grande quantité de monnaie dans l'économie via
le mécanisme de l'octroi de crédits.
Exprime combien de fois une unité de réserve (monnaie banque centrale) peut être
multipliée en monnaie dans l'économie via ce processus de création de crédit.

Chapitre 2 : le marché de capitaux, leurs produits, leurs acteurs

Introduction

Le marché

Marché = lieu de rencontre entre offreurs et demandeurs

Sur le marché des capitaux:


- Offreurs = agents à capacité de financement (notamment banques et investisseurs
institutionnels internationaux)
- Demandeurs = agents à besoin de financement

Large éventail de produits échangés : actions, obligations, titres de créances négociables,


devises, contrats à termes, etc

A chaque produit, son segment de marché:


- Titres de créances négociables > marché monétaire
- Obligations > marché obligataire
- Action > marché boursier

Marché primaire ou marché secondaire

Marché primaire (marché du neuf) = émetteurs et investisseurs se rencontrent

Marché secondaire (marché d’occasion) = une fois acquis, un titre ou un contrat financier
peut etre revendu

Le marché monétaire

Divisé en 2:
1) Marché interbancaire
2) Marché des Titres de créances négociables

Marché interbancaires

Marché ou les banques à besoin de financement empruntent aux banques à capacité de


financement, autrement dit les banques s'échangent des liquidités à très court et court terme
(de 1 jour a 1 an).

Note : la banque centrale joue le rôle de prêteur en dernier ressort (ex: si la Banque A ne
veut pas preter a la banque B ou si elle ne peut pas)

Comment ca marche ?
1) Imaginons que le client de la B1 verse 100 euros au client de la B2.
2) La B1 doit donc payer 100 de monnaie centrale a la B2
3) Au fur et à mesure des paiements effectués, il résulte pour chacune des banques
soit un besoin de financement (solde négatif de monnaie centrale) soit une capacité
de financement (solde positif de monnaie centrale).

Les banques s'échangent leurs capacités et besoins de financement selon plusieurs


possibilités:
1) B prete a A sans garantie
- Taux pour pret au jour le jour : l’€STR
- Taux pour les prêt d’une semaine a 1 an : EURIBOR
2) B prete a A avec garantie
- Opération de pension livrée / repos

Opération de pension livrée: lorsqu’une banque a besoin de liquidité elle peut vendre un
actif financier à une autre banque et s'engage à le racheter plus tard à une date fixée. Cela
offre une garantie car en cas de défaillance de la banque emprunteuse, la banque prêteuse
peut garder le titre.

Marché des Titres de créances négociables (TCN)

Marché de titre de dette de court et moyen terme ouvert aux institutions financières, aux
entreprises et au APU
Principales caractéristiques:
- Montant minimal : 150k
- Duré: inférieure ou égale à 1 an pour les titres négociables à court terme ;
supérieure à 1 an pour les titres négociables à moyen terme
- Remboursables à l'échéance (= la dette doit être remboursé en une seule fois à la
date d'échéance du titre)

2 reformes:
1) 1985 > ouvrir le marché des TCN au entreprises (4 types de TCN)
2) 2016 > moderniser le marché en s'alignant sur les standards internationaux (plus que
2 types de TCN)

Principaux émetteurs sont:


- Les grandes banques
- Les grandes entreprises

Le taux moyen d'émission dépend:


- De la notation de l'émetteur
- De la maturité
- Du niveau des “taux directeurs”

Le marché obligataire - les obligations

Marché obligataire = marché où s'échange des titres de dette à moyen-long terme appelés
obligations

Caractéristiques obligations:
- Échanges : 1 ans, 5 ans, 10 ans, …
- Remboursables par l'émetteur à l'échéance
- rapporte un revenu fixe : “coupon”

Le coupon (= rémunération), dépend de:


- L'échéance
- L'émetteur dont le risques est évalué par les agences de notations
- Le niveau des taux d'intérêt

Attention : taux de coupon = taux nominal ≠ taux de rendement

Le prix d’une obligation sur le marché secondaire (effet balançoire):


- Dépend de l’offre et de la demande (+ il y a d’offre, + le prix augmente)
- Varie inversement au taux d'intérêt (si taux d'intérêt augmente alors prix diminue car
moins de rendement)

Principaux emetteurs:
- Etat et APU
- Banques et institutions financières
- Grandes entreprises

Le marché des actions

Action = c’est un titre de propriété qui confère à celui qui l'accepte un droit aux bénéfices et
un droit de vote. C’est une ressource non remboursable pour la société qui l'émet (permet
de lever des fonds).

Qui détient les actions ?


- Peu les investisseurs individuels et ménages
- Principalement les banques et investisseurs institutionnels

Versement des dividendes:


- Dividendes = part des bénéfices versées aux actionnaires
- Dépend de la “politique de dividendes” des entreprises
- La partie non investie permet d'être investie pour la croissance de l’E ou mis en
réserve

Les entreprises peuvent aussi procéder à des rachats d’actions. Permet de donner plus de
confiance aux investisseurs, redistribuer du capital excédentaires sans augmenter les
dividendes

Hyperactivité du marché secondaire (hausse du nb et volume de transactions, hausse du


nombre moyen d’ordres passés par minute, baisse de la durée moyenne de détention du
action) > L’économie a-t-elle réellement besoin d’un volume d’opérations aussi
énorme à une telle vitesse ?

Trading haute fréquence > Est-ce un facteur de liquidité et d’efficience ou source de


manipulation et d’instabilité ?

Capitalisation boursière = nombre total d’actions x cours boursiers


La capitalisation boursière d’une entreprise représente le montant qu'il faudrait débourser
pour acquérir 100 % des actions d'une société. Elle permet donc de mesurer l’importance
d’une entreprise (mais aussi d’un marché si on prend plusieurs entreprises en comptes).

Données:
- Hausse très forte de la capitalisation boursière depuis les 40 dernières années. Que
se soit en valeur ou en pourcentage du PIB mondial.

Indice boursier = échantillon de valeurs sélectionnées en fonction de critères de


représentativité par rapport à un objectif fixe. Il peut représenter un marché, un secteur
d’activité. Il sert à mesurer l'évolution de ce marché, secteur, etc. (ex: CAC 40, SP500)

Role des indices:


- indicateurs de l'état du marché
- mesure de performance
- réplication du marché

Le marché des changes

Marché des changes = lieu où s'échangent les devises une contre les autres.

taux de change = prix qui résulte de la confrontation entre l’offre et la demande de devises
qu’un grand nombre de paramètres influences

La valeur d’une devise est toujours relative, autrement dit par rapport à une autre devise.
Par exemple, l’euro peut soit s'apprécier par rapport au dollars (hausse du taux de change :
1 euro = 1,1 dollars) soit se déprécier (1 euro = 1,05 dollars).

Effets:
- Si hausse de l’euro, cela veut dire qu’il s'apprécie par rapport aux autres devises.
Cela donne plus de pouvoir d’achat aux européen a l’etranger. Mais en contrepartie,
les exportations sont plus coûteuses.

Pour éviter les variations trop fortes, les banques centrales peuvent mettre en place des
politiques monétaire (hausse du taux d'intérêt, intervenir sur le marché des changes).

Les marchés des dérivés

Produits dérivés = instrument financier. Contrairement aux marchés au comptant où les


transactions sont réglées immédiatement, les produits dérivés permettent d'acheter ou de
vendre une quantité définie de cet actif à un prix fixé aujourd'hui, mais avec une livraison ou
un règlement à une date future (c'est ce qu'on appelle une transaction "à terme").

Marches au comptants = marché ou l'échange de l'actif et le paiement du prix convenu se


font directement. Par exemple, si vous achetez une action sur le marché au comptant, vous
payez son prix actuel (le "prix spot") et devenez immédiatement propriétaire de l'action.
Objectif : gérer et transférer les risques. Ils permettent à des acteurs (comme des
entreprises, investisseurs ou institutions) qui souhaitent se protéger contre des fluctuations
futures (prix, taux d'intérêt, devises, etc.) de transférer ces risques à d'autres acteurs prêts à
les prendre en charge, souvent en espérant en tirer profit.

Exemple : un exportateur qui craint une baisse de la devise étrangère peut acheter un
contrat à terme pour se protéger. Ainsi, l’acheteur fixe le prix aujourd’hui et se protège
contre la hausse du prix au comptant. Le vendeur lui parie au contraire sur la baisse du prix
ce qui lui permettrait de retirer des bénéfices.

Chapitre 3 : les taux d'intérêt

La formation des taux d'intérêt

Le taux d'intérêt :
- rémunérer le renoncement à la consommation présente/ la liquidité
- c’est le pont entre la valeur présente et la valeur future

Taux nominal et taux actuariel

Taux nominal = taux fixé au moment de l'émission d’un produit financier

Taux actuariel = taux réel de rendement qui dépend du prix d’achat

Les approches théoriques

Synthèse : interprétation des taux “bas”, au plancher voir négatifs:


- Approche classique : abondance d’épargne (saving glut) / faible demande
d’investissement
- Approche wicksell ienne : taux naturel très bas obligeant la banque centrale à
abaisser le taux monétaire
- Approche keynésienne : situation de trappe à liquidité
- Approche du choix de portefeuille : écrasement des primes de risque les
investisseurs sont prêts à recevoir moins, voire à payer (taux négatifs) pour détenir
un titre sûr (peut faire augmenter les spreads entre actifs risqués et actifs sans
risque)
- Approche des fonds prêtables : surabondance de fonds prêtables, insuffisance de
projets à financer.

(a rajouter les différentes approches)

La courbe des taux

La courbe des taux en pratique


Courbe de taux = représente les taux d'intérêt pour une même classe de titres de dette à
chaque échéance

Courbe de taux de référence > obligations souveraines sur le marché secondaire

Fait stylisé :
- Aplatissement des courbes en périodes de crise (car politiques monétaires
expansionniste et fortes demande pour les actifs jugé plus “sur”)

Impact de la hiérarchie entre taux long et taux court sur l’activité économique:
- Si taux long trop élevés par rapport au taux court. Alors décourage l’emprunt de long
terme par les entreprises, ce qui freine l'investissement productif de long terme qui
devient plus coûteux. > mauvaise allocation de ressources
- Si taux long trop faible par rapport aux taux courts. Alors les investisseurs peuvent
délaisser les placements productifs pour se concentrer sur des rendements à court
terme. > mauvaises allocations de ressources
- Donc les taux long ne peuvent s’éloigner du taux de croissance de l'économie sans
compromettre l’investissement productif

Les taux courts (encadré par les taux directeurs):


- Taux plafond (taux directeur) > garantit qu'une banque commerciale qui manque de
liquidités n'aura jamais à emprunter à un taux supérieur sur le marché monétaire, car
elle peut toujours se financer auprès de la BC à ce taux.
- Taux plancher (taux directeur) > une banque n’acceptera jamais de prêter ses
liquidités sur le marché interbancaire à un taux inférieur à ce que lui rapporte la BC

Objectif des taux courts : permettent d’encadrer les taux du marché monétaire pour garantir
la stabilité financière et assurer que les objectifs de la politique monétaire de la Banque
Centrale sont atteints

Effet de taux court négatifs:


- Taux plafond négatif > faciliter le financement des banques commerciales rendant le
cout d’emprunt inexistant
- Taux plancher négatif > pénalise les banques qui laissent leurs réserves
excédentaire sur les compte de la banque centrale, incitant ainsi les banques à
utiliser leurs réserves

La courbe des taux et théorie

Théorie des anticipations

Hypothese:
- Mobilité parfait des capitaux
- Anticipation parfaite des taux courts
- Substituabilité parfaite des titres

Idées clés : Les taux longs sont déterminés par les taux courts actuels et les taux courts
anticipés.

La forme de la courbe renseigne sur les anticipations des agents:


- Si courbe de taux croissante : taux court < taux long => les agents anticipent au
croissance économique
- Si courbe de taux plate : taux court = taux long => les agents anticipent une stabilité
- Si courbe de taux décroissante : taux court > taux long => les agents anticipent une
récession (car baisse des taux directeur pour soutenir l'économie en situation de
crise)

Théorie de la préférence pour la liquidité

Taux d'intérêt déterminé par l'équilibre entre offre et demande de monnaie.

Préférence pour la liquidité car utile pour les transactions et comme précaution.

Le taux d'intérêt est le coût de renoncement à la liquidité. Plus il est élevé, plus il est attractif
d'épargner et de réduire sa demande de monnaie.

Plus l'échéance est longue, plus le prêteur demande une prime de renoncement à la liquidité
élevée. Donc taux de long terme plus élevé que taux de court terme.

Théorie de l’habitat préféré

Habitat préféré = préférences spécifiques des investisseurs pour certaines échéances


de maturité en fonction de leurs besoins financiers et de leur horizon d’investissement.

Ex: Un investisseur ayant des besoins à court terme privilégiera les titres à court terme.

Prime d’habitat = Les investisseurs peuvent être incités à quitter leur habitat préféré si une
prime suffisante leur est offerte (compense le risque supplémentaire et l’inadéquation des
maturités).
Débat et actualité

La courbe de taux, un indicateur avancé de récession ?

La courbe des taux représente les taux d'intérêt en fonction de la maturité des emprunts
(court, moyen et long terme). En période normale, cette courbe est croissante : les taux
longs sont plus élevés que les taux courts, car les investisseurs exigent une prime pour
compenser les risques liés à l’horizon temporel, comme l’inflation ou l’incertitude
économique. Cependant, une courbe de taux inversée, où les taux à court terme deviennent
supérieurs aux taux à long terme, est souvent considérée par les prévisionnistes comme un
signal avancé de récession. En effet, si les agents anticipent un ralentissement économique,
les risques perçus à court terme deviennent plus élevés qu’à long terme. Les investisseurs
ont alors davantage confiance en la capacité de l’emprunteur à rembourser sur une longue
période, ce qui entraîne une augmentation de la demande pour les obligations à long terme
au détriment des titres à court terme. De plus selon la théorie des anticipations, si les
investisseurs anticipés une politique monétaire expansionniste pour faire face à la récession
et donc une baisse des taux de court termes futures, ils vont augmenter leurs demande de
titres de long termes pour verrouiller des rendements plus élevé que dans le future (si taux
de court terme future baisse alors de taux de long terme future aussi). Ce phénomène a été
observé entre la fin de 2006 et l’été 2008, et il s’est révélé pertinent compte tenu de la crise
des subprimes qui a suivi, provoquant un fort ralentissement de l’activité économique
mondiale. Toutefois, il est important de traiter cet indicateur avec prudence, car l’inversion
de la courbe des taux n’aboutit pas toujours à une récession et peut être influencée par
d’autres facteurs économiques ou financiers.

Les banques centrales parviennent-elles à influencer la courbe des taux ?


Les Banques Centrales (BC) jouent un rôle clé dans l’influence de la courbe des taux, bien
qu’elles ne puissent pas la contrôler entièrement. A travers ces taux directeurs les BC
peuvent directement impacter les taux de court terme dans l'économie. En effet, elle rend le
coût d’emprunt pour les banques commerciales, ce qui se répercute immédiatement sur
l'économie. L’influence qu’elles ont sur les taux longs est moins directe et dépend en grande
partie de la crédibilité de la BC. En effet, si elle est parfaitement crédible et qu’elle augmente
ses taux directeurs, les investisseurs anticipent une hausse continue des taux courts à
l’avenir, ce qui se reflétera immédiatement sur les taux longs. À l’inverse, si les investisseurs
doutent de l’efficacité de la BC, les taux longs peuvent sur-réagir à la variation des taux
courts ou même restés presque inchangés. Par exemple, en 2005, lorsque Alan Greenspan
a relevé les taux directeurs de la Réserve Fédérale, les taux longs n’ont pratiquement pas
bougé. Ce qui s’implique par l’intervention d’acteurs extérieurs tel que la chine qui ont
augmenté a ce moment la pour les titres de long termes.

Comment évolue la courbe des taux en période de crise ?

Baisse de taux de long terme > hausse de la demande (notamment des obligations d’etat)
donc hausse du prix et donc baisse des taux (actif refuge)

Baisse des taux de court terme > politique monétaire accommodant (baisse des taux
directeurs)

Donc la courbe de taux s’aplatit.

Sauf si perte de confiance en la solvabilité des etats (ex: grèce) > explosion des taux

Comment évolue la courbe des taux en période de resserrement monétaire ?

Hausse des taux de court terme > car hausse des taux directeurs

Hausse des taux de long terme > car hausse des taux de court terme, anticipations
d’inflation

Chapitre 4 : La politique monétaire

Les cadres théoriques sous-jacent

La courbe de Phillips

Établit une corrélation négative entre inflation et chômage.

Remise en cause monétariste par Friedman

Relance donc ↘️chômage et ↗️inflation (courbe philips). MAIS, ↗️inflation donc les
salarié se rendent compte de la ↘️pouvoir d’achat donc ↗️salaire donc ↗️coût pour les
entreprises donc licenciement donc le chômage revient à son niveau naturel et l’inflation
aura augmenté.

Théorie quantitative de la monnaie

Établit une relation proportionnelle entre la masse monétaire en circulation dans une
économie et le niveau général des prix.

Equation : MV= PT

V > constant
T (volume transaction) > constant a court terme
P > flexible

Le cadre nouveau keynésien

Les prix sont rigides à court terme rendant la politique monétaire efficace (car annulés les
effets prix qui pourrait annuler l' effet de la politique monétaire.

Reduction del output gap

L'objectif est de réduire les fluctuations de court terme autour d’une tendance de long terme.

Objectifs et instruments de la politique monétaire

Gouvernances des banques centrales

Politique monétaire : désigne l’ensemble des décisions et des actions mises en œuvre par
les autorités monétaires afin d’atteindre certains objectifs en matière d’inflation, de taux de
change, de croissance ou d’emploi.

2 champs distincts:
1) Agir sur l’activité, l’emploi, la croissance
2) Garantir la valeur de la monnaie

La stabilités des prix : l'objectif principal des BC depuis les années 1990 est de maintenir
une inflation modérée (environ 2-3 %), car un peu d'inflation favorise l'économie, tandis
qu'une inflation trop faible ou trop élevée nuit à la stabilité économique.

Indépendance de la banque centrale : L'indépendance est essentielle pour empêcher les


États d'utiliser la politique monétaire à des fins inflationnistes, ce qui leur permettrait de
réduire le coût réel de leur dette et d'augmenter la valeur nominale des recettes fiscales.

Règle versus discrétion : Les monétaristes privilégient des règles fixes (règle de Taylor) pour
renforcer la crédibilité et la stabilité des banques centrales, contrairement aux keynésiens
qui défendaient une approche discrétionnaire (prendre une décision selon la situation
économique sans suivre de règles préétablie) pour répondre aux fluctuations
conjoncturelles.

Instruments de la politique monétaire:


1) Taux d'intérêt directeurs
2) Opérations d’Open Market (achat ou vente de titre financier sur le marché)
3) Réserves obligatoires

Príncipe de Tinbergen :
- Interprétation stricte : à chaque objectif son instrument
- Interprétation souple : au moins autant d'instruments que d'objectifs

Príncipe de Mundell :
- chaque instrument doit être affecté à l’objectif pour lequel il est le plus efficace

Question : est-ce qu’un même instrument peut être utilisé pour poursuivre deux objectifs
distincts ?

“open mouth opérations” = désignent l'utilisation par les banques centrales de la


communication pour influencer les anticipations des agents économiques et guider leurs
comportements, souvent de manière aussi efficace que les instruments monétaires
traditionnels.

Les politiques monétaires non conventionnelle

Trappe à liquidité = valeur plancher des taux d'intérêt de court terme qui rend la politique
monétaire conventionnelle inefficace pour relancer l'économie

En situation de trappe à liquidité la politique monétaire devient inefficace (le taux d'intérêt ne
pas baisser car il est déjà à 0) et la politique monétaire est au maximum (pas d’effet
d'éviction).

Pourquoi les résultats des politiques monétaires non conventionnelles (PMNC) ?


1) Pas de multiplicateur monétaire : l’augmentation de la base monétaire ne fait pas
augmenter plus que proportionnellement la masse monétaire. Cela peut s’expliquer
par le fait que c’est les besoins de monnaie qui déterminent la masse monétaire.
2) Quand la masse monétaire augmente, l’inflation n’augmente pas (remise en question
de l’approche quantitativiste) : la politique monétaire accommodante qui est menée
ne parvient pas à relever le taux d’inflation. Cela s’explique par le fait que l’inflation
n’est pas un phénomène monétaire mais lié à des facteurs externes (guerre, etc).
3) Elle ne sont pas neutres : hausse des inégalités

Problème de policy-mix : souligne que l'efficacité limitée du Quantitative Easing (QE) de la


BCE est due à son isolement dans l'ajustement conjoncturel, sans coordination suffisante
avec d'autres politiques. En effet, elle ne peut mettre en place des politique monétaire mais
pas budgétaire.
Risque de trop baisser les taux d'intérêt > stimulent la recherche d’actifs plus rentables et
donc plus risqués.

Aurait-il fallu changer d’instrument : la monnaie hélicoptère comme instrument alternatif ?


- Permet d’amener la monnaie directement à l'investissement productif car le canal
des banques n’achemine plus la monnaie centrale vers l’investissement productif

La politique monétaire au retour de l’inflation

> resserrement politique monétaire

La politique monétaire face à la crise écologique

La crise écologique est importante à prendre en compte car le dérèglement climatique est vu
comme un facteur d'instabilité économique et monétaire et la crise écologique provoque des
tensions sur les prix et l’activité.

Instruments “verts”:
- MROs, LTROs et TLTROs: conditionner les financements aux banques en fonction
de l'empreinte carbone de leurs bilans ou de la part de crédits verts qu'elles
octroient.
- Verdissement des collatéraux : La BCE prévoit de limiter l'éligibilité des actifs
apportés en garantie en fonction de critères écologiques
- Achat de titres privés : Les achats sont orientés vers des entreprises avec une faible
empreinte carbone, bien que ces opérations restent marginales.

Les mesures actuelles restent limitées.

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