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Arbaoui Hadjer

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université KASDI MERBAH Ouargla

Faculté des Sciences de la Nature, de la Vie, de la Terre et

de l’Univers
Département des Sciences Agronomiques
MEMOIRE DE FIN D’ETUDE
En vu de l’obtention du Diplôme d’Ingénieur d’État en Sciences
Agronomiques
Spécialité: Agronomie Saharienne
Option : PHYTOTECHNIE
THÈME

Contribution à l’inventaire de flore spantanée et leur


utilisation par la population nomade dans la region de
Touggourt.

Présenté par : ARBAOUI Hadjer

Composition de jury:
Président : Mr CHEHMA A. M.C.A. U.K.M. Ouargla
Encadreur : Mme BAAMEUR M. M. A. U.K.M. Ouargla
Co-encadreur : Mr CHAABENA A. M.A.A. U.K.M. Ouargla
Examinateur : Mr DJILI I. M.A.A. U.K.M. Ouargla
Examinateur : Melle HOUARI K.D. Magister Sciences Agronomiques U.K.M. Ouargla

Année Universitaire 2008/2009


Je dédie ce modeste travail à:
Ma très chère mère…
Mon très cher père …
A mes très chers sœurs: Nassima, Hanane
A mes très chers frères: Khaled, Ali, Yassine, Ishak, Yaakoub
A mon très chers Fiancé: Saber
Toutes les familles: ARBAOUI, DJARI, BENATALA,
BOUAGA et BENSALEM
Tous mes enseignants et mes collègues de la 21ème promotion.
Mes amies notamment: Soad, Asma, Sana, Elhadja, Fatima,
Malika, Assia, Farida, Nadia, Khauola, Asma, Soumia…
À tous qui ont donné part dans l’élaboration de ce travail
je dédie ce modeste travail.

A. Hadjer
Avant tout je remercie Dieu le tout puissant de m’avoir donné le courage, la
volonté et la patience pour réaliser ce travail.
Mon vif remerciement et ma profonde gratitude s’adressent à ma promotrice
Mme BAAMEUR M., qui a accepté de m’encadrer. Je la remercie infiniment
pour son aide, ses orientations sa patience et sa correction sérieuse de ce travail.
Je suis très heureuse et je tiens à remercier Mr CHAABNA A.,, pour son aide.
Mon vifs et sincères remerciements vont à Mr CHEHMA A.
d'avoir accepté de présider ce jury.
Aux membres de jury qui m’ont fait honneur et ont bien voulu examiné ce
modeste travail Mr DJILI I. et Melle HOUARI K. D. .
Ma reconnaissance s’adresse également à Mr BENSALEM Saber.
Pour son aide, son appui et son soutien moral, quant
à la réalisation de ce travail.
Sans oublier de remercier tout les travailleurs de département d’agronomie ainsi
tous le personnel de la Bibliothèque.
Je remercie tout mes Amis en particulier ceux de la 20ème promotion
les deux options.
Enfin je ne peux omettre de remercier tous mes enseignants, je leur adresse mes
sincères remerciements pour leur patience et pour tout ce qu’ils m’ont offert
comme
Enseignements et conseils durant ce long cycle de formation, et tous ceux qui
ont participé de prés ou de loin pour la réalisation de ce thème.
Contribution à l’inventaire de flore spantanée et leur utilisation par la population
nomade dans la region de Touggourt.

RESUME

L’étude de la végétation à travers 04 stations dans la région de Touggourt, a fait


ressortir une richesse floristique de 49espèces appartenant à 22 familles, divisées en 25
vivaces et 24 éphémères. La répartition de ces espèces reste hétérogène d’une station à un
autre et d’un biotope à un autre.
L’enquête auprès de la population nomade de la région d’étude, qui à portè sur, la
connaissance et l’usage des plantes spontanées, nous a permis d’inventorier 49 espèces dont
22 espèces spontanées sont utilisées pour traiter plusieurs maladies comme (Ammodaucus
leucotricus, Plantage ciliata). Toutes les espèces recensées dans la région sont considérées
comme une source fourragère dont 29 espèces sont appréciées par le dromadaire comme
(Oudneya africana, Anabasis articulata). Nous n’avons enregistré que 6 espèces qui sont
utilisées pour l’alimentation humaine telle que (Atriplex halimus), 10 espèces sont utilisées
comme une source de bois comme (Tamarix articulata) et 5 espèces pour usage divers dans

leur vie quotidienne (Phragmites communis).

Mots clés:

Inventaire, flore spontanée, population nomade, usage, Touggourt.

.
‫رت‪.‬‬ ‫ط‬ ‫ن طرف ا دو ا ر ل‬ ‫ت ا ر وا‬ ‫رد ا‬ ‫ھ‬ ‫ا‬

‫ص‪:‬‬ ‫ا‬

‫أﺠرﻴت ﻫذﻩ اﻝدراﺴﺔ ﻋﻠﻰ أرﺒﻌﺔ ﻤﺤطﺎت ﻤﺨﺘﻠﻔﺔ ﻋﺒر ﻤﻨطﻘﺔ ﺘﻘرت و أظﻬرت اﻝﻨﺘﺎﺌﺞ اﻝﻤﺤﺼل‬
‫ﻋﻠﻴﻬﺎ وﺠود ﺜروة ﻨﺒﺎﺘﻴﺔ ﻤﻜوﻨﺔ أﺴﺎﺴﺎ ﻤن‪ 49‬ﻨوع ﻤﻨﺘﻤﻴﺔ إﻝﻰ‪ 22‬ﻋﺎﺌﻠﺔ‪ .‬ﻤن ﺒﻴن ال ‪ 49‬ﻨوع ﻤﺤﺼﻰ ‪25 ,‬‬
‫داﺌﻤﺔ و ‪24‬ﺤوﻝﻴﺔ‪.‬‬
‫ﻝوﺤظ أن ﺘوزع اﻝﻨﺒﺎﺘﺎت ﻤﺨﺘﻠف ﻤن ﻤﺤطﺔ إﻝﻰ أﺨرى و ﻫذا اﻻﺨﺘﻼف ﺒﺴﺒب ﻋدم ﺘﺠﺎﻨس‬
‫اﻝوﺴط‪.‬‬
‫اﻝﺘﺤرﻴﺎت اﻝﺘﻲ أﺠرﻴت ﻤﻊ اﻝﺒدو اﻝرﺤل ﺒﻤﻨطﻘﺔ ﺘﻘرت ﻤن اﺠل ﻤﻌرﻓﺔ اﺴﺘﺨدام ﻫذﻩ اﻝﻨﺒﺎﺘﺎت اﻝﺒرﻴﺔ‬
‫)‬ ‫ﻤﻜﻨت ﻤن إﺤﺼﺎء ‪ 22‬ﻨوع ﻴﺴﺘﺨدم ﻝﻌﻼج اﻝﻌدﻴد ﻤن اﻷﻤراض ﻤﺜل‪:‬‬
‫‪ ,(Ammodaucus leucotricus, plantago ciliata‬ﺠﻤﻴﻊ اﻝﻨﺒﺎﺘﺎت اﻝﻤﺤﺼﺎة ﻓﻲ اﻝﻤﻨطﻘﺔ ﺘﻌﺘﺒر‬
‫ﻤﺼدر ﻋﻠف ﻤن ﺒﻴﻨﻬﺎ ‪ 29‬ﻨوع ﺘﻤﺜل اﻝﻨﺒﺎﺘﺎت اﻝﻤﺴﺘﺴﺎﻋﺔ ﻤن طرف اﻝﺠﻤل ‪.‬‬
‫ﺴﺠﻠﻨﺎ ‪ 6‬ﻨﺒﺎﺘﺎت ﺘﺴﺘﺨدم ﻝﻼﺴﺘﻬﻼك اﻝﺒﺸري ﻤن ﺒﻴﻨﻬﺎ )‪.(Atriplex halimus‬‬
‫ﻨﺒﺎﺘﺎت ﻝﻤﺨﺘﻠف‬ ‫‪10‬ﻨﺒﺎﺘﺎت ﺘﺴﺘﺨدم ﻜﻤﺼدر ﻝﻸﺨﺸﺎب ﻤﺜل )‪(Tamarix articula‬و ‪5‬‬
‫اﻻﺴﺘﺨداﻤﺎت ﻓﻲ ﺤﻴﺎﺘﻬم اﻝﻴوﻤﻴﺔ ﻤﺜﺎل )‪.(Phragmites communis‬‬
‫اﻝﻜﻠﻤﺎت اﻝداﻝﺔ‪:‬‬
‫ﺠرد‪ ,‬ﺘﺤرﻴﺎت‪ ,‬ﻨﺒﺘﺔ ﺒرﻴﺔ ‪ ,‬ﺒدو رﺤل ‪ ,‬اﺴﺘﻌﻤﺎل‪ ,‬ﺘﻘرت ‪.‬‬
Contribution to the inventory of the spontaneous flora and their use by the nomadic
population in the region Touggourt.

Abstract

The study of vegetation through 04 stations in the region Touggourt, revealed a wealth
of flora 49espèces belonging to 22 families, divided into 25 perennial and 24 ephemeral. The
distribution of these species is varied from one station to another and from one habitat to
another.
The survey of the nomadic population of the studied area, which covers the knowledge and
use of wild plants. Helped us to identify 49 species in 22 native species are used to treat
several diseases (Ammodaucus leucotricus, Plantago ciliata).
All species recorded in the region are considered as a source forage of which 29
species are appreciated by the dromedary as (Oudneya africana, Anabasis articulata). We
recorded only 6 species that are used for human consumption as (Atriplex halimus), 10 species
are used as a source of wood as (Tamarix articulata) and 5 different species for various use in
their daily lives as (Phragmites communis).

Key words:
Inventory, spontaneous vegetation, nomadic population, use, Touggourt.
Liste des tableaux

N° Titre Page

01 Données climatiques de Touggourt (1999 – 2008) 16

02 Données floristiques de la région d'étude 21

03 Inventaire général des espèces spontanées de la région d’étude 28

04 Inventaire des différentes espèces selon les stations d’étude dans la region de 32
Touggourt

05 Les espèces spontanées médicinales recensées dans la région de Touggourt 34


et leurs usages thérapeutiques

06 Les espèces apprécièes par le dromadaire recensées dans les différentes 40


stations d’étude dans la region de Touggourt

07 Les espèces spontanées comestible recensées dans la région de Touggourt 41

08 Les espèces spontanées utilsées comme bois recensées dans la région 43


d’étude

09 Les espèces spontanées à usage divers 43


Liste des figures

N° Titre Page

01 Carte géographique représentative de la région de Touggourt 15

02 Diagramme ombrothermique de la région de Touggourt (1999 – 2008) 19

03 Climagramme d’Emberger de la région de Touggourt 20

04 Organigramme de la méthodologie 23

05 Nombre d’espèces par familles de la région d’étude 28

06 Répartition par catégories des espèces dans la région d’étude 30

07 Importance des familles par rapport au nombre d’espèces recensées. 36

08 Proportion des différentes parties des plantes utilisées 37

09 Proportion des différentes pathologies traitées par la phytothérapie 38


traditionnelle

10 Proportion des différents modes de préparation des traitements 39


Sommaire
Introduction 2
CHAPITRE I: Généralités
1.1.- Flore spontanée 5
1.1.1.- Flore du Sahara 5
1.1.2.-Adaptation des végétaux sahariens 5
1.1.3.- Végétation de Sahara Septentrional 6
1.1.4.- Utilisation des plantes spontanées 6
1.1.5.- Méthodes d'étude de la végétation 8
1.2.-Population nomade 10
1.2.1.-Nomade 10
1.2.2.-La vie du nomade 11
1.2.3.-Nomadisme 11
1.2.4.-Classification des nomades 12
1.2.5.-Nomadisme en régions arides 12
Chapitre II- Méthodologie de travail
2.1.-Cadre générale de la zone d'étude 14
2.1.1.-Présentation de la région d’étude 14
2.1.2.-Situation géographique 14
2.1.3.- Etudes climatiques 16
2.1.4.- Hydrogéologie 20
2.1.5.-Pédologie 21
2.1.6.-Flore de la région d'étude 21
2.1.7.-Faune de la région d'étude 22
2.2.-Matériels et méthodes 22
2.2.1- Matériels d'étude 22
2.2.2-Méthode d'étude 22
CHAPITRE III: RESULTATS ET DISCUSSIONS
3.1.- Résultats et discutions d’inventaire 27
3.2. – Résultats et discutions d’enquêtes 34
3.2.1. - Les plantes spontanées médicinales recensées 34
3.2.2. - Les principales plantes fourragères 39
3.2.3. - Les principales plantes alimentaires 41
3.2.4. - Les plantes spontanées utilisées comme bois 42
3.2.5. - Les plantes spontanées à usage divers 43
Conclusion 45
Références Bibliographiques 48
Annexes 55
INTRODUCTION

Le Sahara est le plus grand des déserts couvrant prés de huit millions de km2, mais
également le plus expressif et typique par son extrême aridité. C'est-à-dire celui dans lequel
les conditions désertiques atteignent leurs plus grandes âpretés. Le tapis végétal est discontinu
et très irrégulier. Les plantes utilisent surtout les emplacements ou les ravitaillements en eau
se trouvent un peu moins défavorable qu’ailleurs (OZENDA, 1983).
Cette flore Saharienne, est très remarquable par son adaptation à un climat sec et à un
sol peu salé (TRABUT et MARES, 1906). Elle apparaît comme très pauvre si l’on compare
le petit nombre d’espèces qui habitent ce désert à l’énormité de la surface qu’il couvre, elle
comprend seulement 1200 espèces (OZENDA, 1983).
Le Sahara ne compte guère que 3 à 4 millions d’habitants, ce qui correspond à une
densité de ½ environ .Mais cette population est très inégalement repartie. Ainsi dans
l’ensemble du Sahara Algérien, on compte environ 900.000 habitants pour 2 millions de km2,
ce qui donne également une densité générale de 1/2, mais presque toute cette population est
condensée dans la partie septentrionale ; la plus forte densité s’observe dans la région de
l’Oued Rhir (OZENDA, 1983).
D’une manière générale la proportion des sédentaires est très supérieure à celle des
nomades et la population Saharienne tire l’essentiel de ses ressources de cultures (OZENDA,
1983).
L’ingéniosité des populations a tire profit des plantes spontanées par de multiples
usages qu’il serait trop long d’énumérer ici. En dépit de l’importance que possèdent les
plantes qui peuplent les zones Sahariennes dans l’alimentation des animaux, la protection et la
fixation du sol, et qui offrent, en plus, une source d’alimentation et de refuge plusieurs êtres
vivants (HOUARI, 2006), leur importance dans l’alimentation humaine est négligeable. Par
ailleurs, certaines de ces plantes sont utilisées dans la médicine indigène ou dans le petit
artisanat ; en fin elles représentent la source du bois de construction et de chauffage
(OZENDA, 1983).
La connaissance et l’étude de tous ces paramètres sont indispensables pour la mise au
point de stratégie d’amélioration et de préservation des ressources naturelles existant dans nos
zones Sahariennes.
Notre travail est une contribution à l’inventaire de la flore spontanée et son utilisation
par la population nomades de la région de Touggourt.
Cette étude s’articule sur l’inventaire des plantes spontanées de la région d’étude grâce
a un échantillonnage floristique subjectif suivi d’une enquête qui a était entreprise auprès de
la population nomades ayant une connaissance de l’usage des plantes.
CHAPITRE I- Généralités

ChapitreI : Généralités
1.1.- Flore spontanée

1.1.1.- Flore du Sahara


La flore est l’ensemble des plantes d’une région (PAUL, 1956). Les flores spontanées
sont toutes les plantes qui poussent naturellement dans une région sans y avoir été introduites
par l’homme. Ce sont des espèces sauvages que l’homme utilise mais ne cultive pas (JEAN,
1981).
Le caractère essentiel de la flore saharienne sur le quelle les botanistes aussi bien que
géographes ont insisté est sa pauvreté, et cette pauvreté est beaucoup plus réelle chez les
végétaux supérieurs et encore plus chez les cryptogames (QUEZEL, 1965).
Selond l’NESCO (1960), la végétation des zones arides est très clairsemée; leur aspect
est en général nu et désolé. Les arbres y sont aussi rares que dispersés, et les herbes n'y
apparaissent que pendant une brève période de l'année, quand les conditions deviennent
favorables.

1.1.2.-Adaptation des végétaux sahariens


Les espèces végétales sahariennes sont présentent une merveilleuse adaptation aux
conditions extrêmes de xéricite. La sécheresse est le facteur dominant à savoir le manque
d'eau dû à la rareté et à l'irrégularité des pluies. Les températures moyennes annuelles
relativement élevées avec d’importants écarts thermiques entre le jour et la nuit, l'hiver et l'été
ainsi que la pauvreté des sols notamment en matières organiques.
Les végétaux sahariens dans un milieu aussi hostile et pour y vivre adaptent des
modifications morphologiques particulier. Selon OZENDA, (1983). En peut citer parmi ces
modifications la formation des tiges et feuilles charnues, disparition des feuilles ou réduction
de leur surface et la capacité de survivre à l'état de graines restent plusieurs années de
sécheresse.
Le mode d'adaptation à la sécheresse des plantes sahariennes permet de différencier
deux catégories (OZENDA, 1991).

5
CHAPITRE I- Généralités

A- Plantes annuelles (éphémères)


Plantes éphémères, appelées encore acheb, n'apparaissant qu'après la période des
pluies et effectuent tout leur cycle végétatif avant que le sol ne soit desséché. La longueur de
ce cycle est très variable d'une espèce à une autre et est généralement de un à quatre mois
(CHEHMA, 2006).

B- Plantes vivaces (permanentes)


Plantes permanentes , où l'adaptation met ici en jeu, à coté de phénomènes
physiologiques encore mal connus, un ensemble d'adaptation morphologiques et anatomique
qui consistent surtout en un accroissement du système absorbant et réduction de la surface
évaporante. Ce type de végétation est moins sujet aux variations saisonnières (GAUTHIER-
PILTERS, 1969).

1.1.3.- Végétation de Sahara Septentrional


Le Sahara septentrional permis les zones floristiques les plus riche au Sahara, elles
constituent plus de 70%de la flore saharienne (QUEZEL, 1965). Ce dernier a divisé le Sahara
septentrional de point de vue végétal en deux (02) portions:

− Une portion Nord occidental: centrée sur les marges saharienne et la dorsale du M'Zab;cette
zone ou la pluviosité est comprise entre 50 et 100mm/an, présente divers groupements
végétaux bien individualisée et riche du point de vue floristique. Le recouvrement moyen de
la végétation est élevé.
− La portion sud oriental:au contraire, dont les précipitation sont inférieurs a 50mm/an, n'offre
guère que des peuplements plus ou moins disjoints.

1.1.4.- Utilisation des plantes spontanées


D'une manière générales et la proportion des sédentaires sont très supérieurs à celle
des nomades et la population saharienne tire l'essentiel de ses ressources de cultures irriguées.
Ce sont ces cultures qui font l'objet principal de cette partie, auparavant nous étudierons
l'utilisation de la végétation spontanée.
Leur importance dans l'alimentation humaine est négligeable, mais il n'en va pas de
même pour celle des animaux domestiques et notamment pour les troupeaux de chameaux.

6
CHAPITRE I- Généralités

Par ailleurs, certaines de ces plantes sont utilisées dans la médecine indigène ou dans
le petit artisanat, enfin représentent la source du bois de construction et de chauffage
(OZENDA, 1983).

[Link].- Plantes alimentaires


Divers arbre ou arbrisseaux fournissent des fruits comestibles, d'ailleurs bien
médiocres:Ziziphus Lotus
Quelques espèces herbacées sont comestibles par leur graines: Calocynthis Vulgaris,
Panicum Turgidum; par leur pousses: Juncus Maritimus; par leur feuilles; par leurs
tubercules.
Certaines plantes sont utilisées comme condiment, ou sont additionnée au thé. Enfin
quelques-unes laissent exsuder des gommes sucrées:Tamarix Galica et Tamarix aphylla
(OZENDA, 1983).

[Link].- Plantes fourragères


Beaucoup de plantes à feuillage mou ou charnu, notamment des crucifères, des
légumineuses et quelques chénopodiacées sont broutées par tous les animaux. Les chameaux
sont les moins exigeants et s'accommodent de graminées dures, de chénopodiacées épineuses
et d'arbustes comme les Calligonum. Les moutons, les chèvres et les équidés se montrent plus
difficiles (OZENDA, 1983).

[Link].- Plantes médicinales


Les plantes médicinales constituent un groupe numériquement vaste de plantes
économiquement importantes. Elles contiennent des composants actifs utilisés dans le
traitement de diverses maladies (STARỶ, 1992)
A coté de ces plantes considérées comme médicinales, quelques- unes se voient
attribuer des propriétés magiques (peganum) les renseignements recueillis sur cette question
sont naturellement très fragmentaire (OZENDA, 1983).

[Link]. - Bois
La flore Saharienne comporte des plantes arbustives de taille assez grande pour
pouvoir présenter des parties ligneuses utilisables par l’homme.
Les besoins en bois des populations Sahariennes comprennent d’une part les matériaux
de construction, d’autre part le bois de feu.

7
CHAPITRE I- Généralités

C’est le bois de feu qui représente la consommation principale des matières ligneuses;
on utilise pour cela non seulement les arbres, mais les souches de beaucoup d’arbustes et en
particulier des plantes de la famille des Chénopodiacées.
Malgré la faible densité de la population, les besoins en bois l’emportent très largement sur
les ressources (OZENDA, 1983).

[Link].-Usages divers
Quelques plantes sont employées comme détersif : calligonum comosum; d autres sont
utilisées pour épiler les peaux (pergularia) ou pour tanner les cuirs (pistacia).
L'ingéniosité des populations a tiré partie des plantes spontanées pour de multiples
autres usages qu'il serait trop long d'énumérer ici (OZENDA, 1983).

1.1.5.- Méthodes d'étude de la végétation


Les méthodes d'étude de la végétation sont nombreuses et diverses, cette étude
comporte les stades suivants:

[Link].- Reconnaissance préliminaire de la végétation


Le premier sain de la phytosociologie sera de faire la bibliographie et d'étudier la flore
existante de la région (CHEHMA, 2001).
Cette reconnaissance des types de végétation se fait au cours d'une première phase de
prospection; elle est complétée par des relevés floristiques (LE HOUEROU, 1959).
Donc les sources d'information utilisables sont:

[Link].1.- Documentation cartographique


D'après GOUNOT (1969), les cartes topographiques permettent de repérer les types de
pentes et d'expositions;
Les cartes géologiques sont intéressantes quand les étages géologiques correspondent
à des types lithologiques ou pédologiques définis;
Les cartes pédologiques peuvent permettre de prendre en compte une éventuelle
relation entre le sol et la végétation.

8
CHAPITRE I- Généralités

[Link].2.- Photo aérienne


C'est la source la plus généralement disponible de renseignement. L'analyse des
photos aériennes à une importance pratique très grande (GOUNOT, 1969).

[Link].3.- Observations
Selon GODRON (1983), on a deux types d'observations:
[Link].3.1.-Observations brutes
Sur le terrain, certaines données sont observées directement sans aucune interprétation
(l'altitude, l'abondance numérique des espèces dénombrables).

[Link].3.2.-Observations élaborées
D'autres données, au contraire, impliquent une part d'interprétation, où le
raisonnement et les connaissances de l'observateur doivent intervenir;(type de sol, l'âge
géologique du substrats, les caractères climatiques…).

1.1. 5.2.- Analyse des relevés


Les divers types de végétation mis en évidence par la prospection préliminaire sont ensuite
étudiés de façon systématique et approfondie par l'analyse phytosociologique; celle- ci
comporte les observations simultanées suivantes:

[Link].1.- Relevé des conditions stationnelles


Ces observations consistent à placer le relevé phytosociologique dans son cadre
géographique, géomorphologique, climatique et géologique;

[Link].2.- Relevé floristique et choix des emplacements


En ce qui concerne le choix des emplacements des relevés, la station doit être
recouverte d'une végétation et d'un sol présumés homogènes (FAURIE et al., 1984).La
surface des relevés est variable suivent le type de végétation, et doit être toujours au moins
égale à l'aire du groupement végétale (l'aire minimale) (LE HOUEROU, 1959).

[Link].- Méthodes d'échantillonnage


L'échantillonnage correspond à un groupe de relevés définis par un ensemble
d'espèces soumis aux facteurs écologiques, il consiste à choisir un élément qui permet

9
CHAPITRE I- Généralités

d'obtenir des informations objectives et d'une précision mesurable sur l'ensemble à étudier.
(GOUNOT, 1969).
Selon le même auteur, il existe trois types d'échantillonnage:

[Link].1.- Echantillonnage subjectif


C'est la méthode la plus simple et la plus intuitive de l'échantillonnage, le chercheur
choisit les emplacements de relevés de façon intuitive dans les zones suffisamment
homogènes, et représentatives de la formation végétale d'après son expérience (GOUNOT,
1969).

[Link].2.- Echantillonnage au hasard ou aléatoire

C'est la méthode qui à été la plus utilisée, par ce qu'elle est la plus courante dans
l'expérimentation biologique (GOUNOT, 1969).

[Link].3.-Echantillonnage systématique
C'est une méthode d'échantillonnage anciennement pratiquée sous la forme du
transect, il s'agit d'un réseau systématique de points de lignes ou de petites surfaces
régulièrement espacées (GOUNOT, 1969).

1.2.-Population nomade

1.2.1.-Nomade
Le nomade, celui que nous appelons communément l'Arabe.
Il s'oppose au sédentaire ; son habitation est la tente ; sa cité, le campement ; sa
province, la tribu. Cela est la vrai pour l'Arabe que tout son vocabulaire relatif à la vie errante
a été édifié à partir de la racine trilitère «Rehal» -R.H.L.- qui signiie déménager. Rehal veut
dire aussi bagages. Rehla, départ, voyage.
Rehhal, errant, nomade, et rehil, migration. Il n' a pas de lien avec le terre; la nation de
fixité des demeures et de groupement humain à base territoriale, lui échappe, la seule
collectivité qu'il connaisse,c'est la tribu, cellule sociale formée d'éléments unis par le sang et
non par des instincts de solidarité régionale. La tribu était l'ensemble des familles issues d'un
même ancêtre et réunies autour d'un chef (JEAN, 1950).

10
CHAPITRE I- Généralités

1.2.2.- Vie du nomade


Le nomade assure l'utilisation des productions naturelles ; sans lui, l’immense espace
seraient abandonnés à la vie sauvage.
La famille s'abrite sous la tente, tissée par les femmes et faite d'un mélange de laine et
de poil de chameau. Le mobilier est rudimentaire : des nattes d'alfa ou de drinn, ou des tapis
de laine pour le repos et le sommeil ; quelques ustensiles de ménage se fabrication parfois
grossière, indispensables à la préparation des mêts les plus simples ; des outres, les
traditionnelles «guerba», pour la réserve d'eau puisée au hasard des étapes.
La tente est généralement dressée sur un emplacement abrité et à proximité d'une
aiguade; les nomades affectionnent pour résider, le lit des oueds. Tandis que les femmes
vaquent aux occupations du ménage et à toutes les corvées qui en résultent: ravitaillement en
eau et en bois, le troupeau, sous la surveillance d'un pâtre, s'ébat sur les parcours voisins et
paît à longueur de journée.
Le nomade est sobre par nécessité plutôt que par nature; l'eau est sa boisson ordinaire;
le «leben » est déjà un breuvage de luxe.
Sa nourriture est à base de dattes sèches et de «quesra», pain azyme de blé dur ou
d'orge suivant les conditions de richesse ou ravitaillement. La viande n'entre dans son
alimentation qu'en de très rares occasions.
Le vêtement est simple et réduit: «sarrouel», gandoura et barnous. L'Arabe marche
pied nus; un certain nombre chaussent cependant des espadrilles de cordes ou plus
économiquement se confectionnent de solides chaussures avec de vieux pneus d'automobiles.
La chéchia est la coiffure traditionnelle; elle est souvent recouverte du «chech» qui sert à
protéger le vissage contre le sable soulevé par le vent (JEAN, 1950).

1.2.3.-Nomadisme
C'est un genre de vie propre à certaines populations (nomades), il représente des
migrations désordonnées, sans orientation générale. Le nomadisme est lié aux pâturages et
aux points d'eau; lorsque les pâturages sont épuisés, toute la troupe lève le camp et part à la
recherche de parcours meilleurs. Les ânes et les chameaux transportent le matériel, lorsque la
famille ou la tribu est à l'aise, femmes et enfants prennent place dans des«bassours»; mais la
richesse est une exception et le plus souvent tout le monde marche à pieds (JEAN ,1950).

11
CHAPITRE I- Généralités

1.2.4.-Classification des nomades


D'aucuns ont classé les nomades d'après l'amplitude de leurs migrations:grands
nomades, petits nomades, nomades quasi-sédentaires. D'autres basent leur principe de
différenciation sur la direction et le siège de ces migrations: nomades à campements distincts,
nomades du nord, nomades sahariens (JEAN, 1950).

1.2.5.-Nomadisme en régions arides


Dans une autre part de la planète où le support végétal est particulièrement misérable,
les grandes nomadisations sahariennes frappent depuis longtemps les imaginations. Ici, les
parcours à l'intérieur d'espaces démesurés atteignent leur paroxysme, et les empreintes de
l'homme semblent au premier abord inexistant (GABRIEL, 2000).

12
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

Chapitre II- Méthodologie de travail

2.1.-Cadre générale de la zone d'étude

2.1.1.-Présentation de la région d’étude


Touggourt la capitale historique de la vallée de l’Oued-Righ qui est divisée en trois
partition le haut Oued–Righ (Touggourt),le moyen Oued-Righ(Djamâa)et le bas Oued-
Righ(Oum-Elthiour).,est l’une des régions les plus anciennement cultivées du Sahara ,et l’une
des mieux connues .On la considère comme la région des hachachnas ,descendants des
éthiopiens qui nous ont laissé les fresques du tassili , et comme le berceau de la fameuse
Deglet-Nour, qui a fait la fortune de l’exportation dattière.D’ailleurs, cette région comporte
une cinquantaine d’oasis qui totalisent environ 13000 ha cultivés,et plus d’un million et demi
de dattiers,dont près de 60%de Deglet-Nour (DUBOST,2002).

2.1.2.-Situation géographique

Touggourt est située dans une ancienne vallée d’âge secondaire (FURON, 1964)
Le descriptif de cette région, démontre qu’elle s’étend sur une longue dépression nord-sud de
l’Algérie bordée à l’ouest par le plateau moi-pliocèno du M’Zab, et à l’est par les grands
alignements dunaires du grand Erg Oriental (PERENNE, 1979).
D’après (MEDJRAB,2000), la commune de Touggourt à une superficie totale de
1498,75Km², Touggourt est une région désertique située dans le Sud-est Algérien .Une
latitude Nord (33°) et une longitude de 6°Est, avec une altitude de 69m.
Selon (PERENNE, 1979), elle est limitée au Nord par la commune de Djamâa, à L’Est
par la commune de Taibat au Sud et à L’Ouest par la commune de d’El hadjira .C’est une
région bien desservie, située sur une voie de passage au Souf, Ouargla, et Tamanrasset
jusqu’aux frontières Libyenne et le Nigérienne. D'un point de vue administratif la daira de
Touggourt appartient actuellement à la wilaya de Ouargla elle est située a 600 km au Sud-est
d’Alger dans le Sahara Nord Oriental (HELAL et al, 2004).

14
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

([Link]

(Encarta, 2008)
Figure 1 – Carte géographique représentative de la région de Touggourt

15
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

2.1.3.- Etudes climatiques


L'étude climatique de la région de Touggourt est basée sur le traitement des
données climatiques enregistrées de l'année 1999 jusqu'au 2008 par l'office national de la
météorologie.

[Link].-Paramètres climatiques

Etant donné l'importance de l'impact des facteurs climatiques sur les


répartitions de la flore saharien, il est nécessaire de dégager les grandes lignes de la
climatologie saharienne (HADJAIDJI BENSEGHIER, 2002). En effet, les données
climatiques sont représentées dans le tableau (1).

Tableau 1 - Données climatiques de Touggourt (1999 – 2008)

Paramètres Température (T)


P. [Link] V. I. E.
[Link] [Link] [Link] (mm) (%) (m/s) (h/mois) (mm)
Mois (C°) (C°) (C°)
Janvier 16.78 4.19 10.34 17.47 66.90 2.47 227.10 69.90
Février 19.48 5.90 12.61 1.87 54.60 2.73 232.70 99.80
Mars 24.80 10.59 17.68 4.41 45.70 3.56 277.60 158
Avril 28.87 14.63 21.83 5.91 39.80 4.05 284.80 195.90
Mai 34.20 20.56 27.53 2.57 36.10 4.11 297.50 252.80
Juin 39.22 24.34 31.89 0.43 31.90 3.35 333.40 298.40
Juillet 41.56 26.05 34.14 0.23 33.00 3.33 353.40 320.30
Août 40.09 26.50 33.81 4.32 32.90 3.15 328.30 265.40
Septembre 35.76 22.56 29.59 3.45 42.90 3.05 277.80 205.60
Octobre 30.85 17.71 24.18 9.56 50.10 2.86 256.50 160.40
Novembre 22.48 9.72 15.83 8.02 59.20 2.62 248.10 116.60
Décembre 17.65 5.64 11.31 6.91 68.10 2.71 237.40 74.50
Moyenne annuelle 29.31 15.69 22.56 65.15* 46.76 3.16 279.55 2217.6*
(O.N. M ,2009)

Légende:
[Link]: moyenne mensuelle des températures maximale exprimer en degrés Celsius.
[Link]: moyenne mensuelle des températures minimale exprimer en degrés Celsius.
[Link]: température moyenne mensuelle en degrés celsius.
P.: pluviosité mensuelle en millimètres.
[Link]: moyenne mensuelle d'humidité exprimer en pourcentage.
V.: moyenne mensuelle de la vitesse du réent en mètre par seconde.
I.: insolation mensuelle en heur par mois.
E.: évaporation mensuelle en millimètre.
* : commul.

16
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

[Link].1-Pluviosité de la région de Touggourt

Les pluies représentent la quantité d'eau tombée en un lieu donné. Il s'agit du facteur
écologique le plus important pour la région. En effet, les pluies agissent sur le développement
des végétaux (RAMADE, 1984).
L'analyse mensuelle des pluies dans la région (Tableau1), fait ressortir que les
pluviosités sont très rares et irrégulières à travers les saisons et les années. Il est marqué par
un maximum en janvier avec une valeur de 17.47 mm et un minimum en juillet avec une
valeur de 0.23 mm.

[Link].2- Température de la région de Touggourt

La température est aussi un paramètre climatique important que la pluviosité dans la


région.
La température agit sur les fonctions essentielles de la plante, respiration, photo
synthèse, ces phénomènes augmentent avec la température (OZENDA, 1964).
Le tableau (1) montre que la température moyenne minimale du mois la plus froid
(janvier) est de 4.19 C°, et que la température moyenne maximale du mois la plus chaud
(juillet) est de 41.56 C°. La température moyenne annuelle se calcule de façon suivante:
[Link] = ([Link] + [Link])/2
La température moyenne annuelle est de 22.5 C°.

[Link].2.1- Variation mensuelle des températures maximales

L'analyse des variations mensuelles permet de remarquer que la température


maximale moyenne est comprise entre juin et août, avec un maximum en juillet 41.56 C°,
tendis que les plus faibles valeurs se produisent en janvier, avec 16.78 C°.

[Link].2.2- Variation mensuelle des températures minimales

Le tableau (1) montre que la variation mensuelle des températures minimales est
minimale durant les mois de janvier, février et décembre avec 4.19 C°, 5.9 C° et 5.64 C° au
temps qu'elle est maximale durant les mois juin, juillet et août avec 24.34 C°, 26.05 C° et 26.5
C°.

17
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

[Link].3- Humidité relative de la région de Touggourt

L'analyse des variations mensuelles permet de remarquer que l'humidité relative


moyenne est la plus forte comprise entre novembre et janvier avec un maximum en décembre
qui est de 68.1 % tandis que les plus faible valeurs sont enregistrées durant les mois de juin,
juillet et août avec 31.9%, 33% et 32.9%.

[Link].4- Évaporation de la région de Touggourt

C'est un phénomène physique qui augmente avec la température, la sécheresse de


l'air et l'agitation de cet air (OZENDA, 1991).
L’analyse des variations mensuelles de la région de Touggourt montre que les plus
fortes valeurs sont comprise entre juin et août avec un maximum en juillet qui est de 320.3
mm et que les plus faibles sont comprise entre décembre et février avec un minimum en
janvier qui est de 69.9mm.

[Link].5- Vents de la région de Touggourt

Les effets du vent sont partout sensible et se traduisent par le transport et


l'accumulation du sable, le façonnement des dunes, la corrosion et le polissage des roches et
surtout l'accentuation de l'évaporation…etc. (MONOD, 1992).
Le tableau (1) montre que les valeurs mensuelles marquent leur maximum au mois de
mai avec 4.11 m/s et leur minimum au mois de janvier avec 2.47 m/s. la moyenne annuelle est
de 3.16 m/s.

[Link].6- Insolation de la région de Touggourt


La lumière est un paramètre essentiel pour l'entretien du rythme biologique en
rapport avec les activités durnes, nocturne et saisonnière de l'être vivant. Elle agit par sont
intensité, sa longueur d'onde, son degré de polarisation, sa direction et sa durée (DAJOZ,
1971).
D'après le tableau (1), la région de Touggourt présente une durée d'insolation
maximale de 353.4 Heurs au mois de juillet et un minimale de 227.1 Heurs au mois de
janvier.

18
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

[Link]- Synthèse climatique

[Link].1- Diagramme ombrothérmique de BAGNOUL et GAUSSEN

Le diagramme ombrothérmique de (BAGNOUL et GAUSSEN) met en


évidences le nombre de mois sec, en utilisant la moyenne des précipitations et de la
température mensuelle selon l'échelle P≤2T.
Selon le diagramme ombrothermique (fig. 2), La région de Touggourt est caractérisée
par une période sèche s'étalant sur 12 mois de l'année.

40 80 Tmoy(c°)
P(mm)
35 70

30 60

25 50

Précipitation (mm)
Température(C°)

20 40

Période sèche
15 30

10 20

5 10

0 0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

Mois

Figure 2 - Diagramme ombrothermique de la région de Touggourt


(1999 – 2008)

[Link].2- Climagramme d'Emberger

Il permet de connaître l'étage bioclimatique d'une région, la formule utilisée est


la formule de STEWART:
Q3 = 3.43x [p/M-m]
M: température moyenne maximale du mois le plus chaud en C°.
m: température moyenne minimale du mois le plus froid en C°.
Q3: quotient pluviothermique d'Emberger.
P: pluviométrie moyenne annuelle exprimée en mm.
D’après la figure (3) le quotient pluviothermique Q3 de la région de Touggourt est
4.97 avec m=4.19C° qui permet de la classé dans l’étage bioclimatique saharien a hiver doux.

19
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

Figure 3 - Climagramme d’Emberger de la région de TOUGGOURT

2.1.4.- Hydrogéologie
Au Touggourt comme l'une des régions saharien, les ressources en eau sont surtout
et largement dominées par les eaux souterraines.
Les ressources en eau souterraines du Sahara septentrional sont contenues dans deux
grandes aquifères qui s'étendent au de là des frontières Algériennes. Ceux du continental
intercalaire (CI) et du complexe terminal (CT). Ces formations sont constituées par une
série de dépots alternativement marins et continentaux déposés dans un vaste bassin
sédimentaire (KHADRAOUI, 2006).
Dans la région d'Oued Righ, il existe plusieurs niveaux aquifères dont: la nappe
phréatique au nord, le complexe terminal d'âge du sénono-éocène carbonaté et l'âge de mio-
pliocène sablo-argileux et continental intercalaire d'âge du crétacé inférieur (A.N.R.H,
2006).

20
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

2.1.5.-Pédologie
Ce sont des sols peu évolués alluviaux, à texture sablo limoneuse et à structure
particulière (dégradée). Ce sont des sols meubles et aérés en surface. Il sont salés et encroûtés.
Ils sont généralement pauvres en matière organique (une teneur inférieure à 0,5 %)
(ACOURENE et al., 1994).
L'influence de la nappe phréatique est déterminante et on observe par fois un horizon
hydromorphe et un encroûtement gypsocalcaire (ACOURENE et al., 1994).

2.1.6.-Flore de la région d'étude


Les principaux travaux réalisés dans la région de Touggourt sont résumés dans le
tableau qui suit:
Tableau 2 – Données floristiques de la région d'étude
Type des stations
Auteurs Année Résultat
d'étude
30 espèces
inventoriées dans la
région d'étude
reparties sur 15
RAHMANI et palmeraie coloniale +
2005 familles botaniques.
SAUTA zone naturelle
23espèces présentes
dans la palmeraie et
14 espèces dans la
zone naturelle.
37 espèces
inventoriées dans la
Palmeraie organisée région d'étude
(coloniale) et reparties sur 16
AOUICHAT et
2005 palmeraie non familles botaniques.
BOUDRIHEM
organisée + zone 32espèces présentes
naturelle. dans la palmeraie et 7
espèces dans la zone
naturelle.
48 espèces
inventoriées dans la
région d'étude
reparties sur 19
2 palmeraies
familles botaniques.
HAMMOU et organisées +2 zones
2006 31 espèces présentes
KHOUDA naturelles (Touggourt
dans la palmeraie et
et Djamaa)
15 espèces dans la
zone naturelle pour
Touggourt et
Djamaa.

21
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

2.1.7.-Faune de la région d'étude


Le désert est un milieu ou la sévérité des agressions viennent limiter le développement
de la vie faune, la plupart des être vivant, leur répartition se limite au strate superficielle et
endogé à cause de la pauvreté du sol en couverture végétale (ACHOUR, 2003)

2.2.-Matériels et méthodes

2.2.1- Matériels d'étude


Pour la réalisation de la partie expérimentale du présent travail, le matériel utilisé est
le suivant:
- un bloc note pour noter les renseignements.
- Des étiquettes pour la reconnaissance des espèces.
- Des sachets en papiers pour l'ensachage des plantes
- Un appareil photo numérique pour prendre des photos (espèces, sites
géomorphologiques).

2.2.2-Méthode d'étude
Les différentes étapes de notre travail sont résumées dans l'organigramme suivant:

22
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

Choix de la région

Bibliographies Contacts avec les


structures
Pré enquête

Choix des stations

Échantillonnage

Enquête

Résultats

Discussions

Conclusion

Figure 4 - Organigramme de la méthodologie

23
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

[Link].- Pré enquête


Dans un premier temps, une pré enquête est une sortie de prospection, cette étape est
faire pour but d'observation et collecte des informations pour le choix des stations.

[Link].- Choix des stations


D'après GOUNOT (1969), la station est une surface ou les conditions écologiques sont
homogènes et la végétation est uniforme.
Pour la réalisation du présent travail, nous avons choisi 04 stations (zones naturelles)
qui semblent représentatives dans la région de Touggourt.
- Station1: Entre Touggourt et El hadjira à environ 50 km de Touggourt.
- Station2: Entre Touggourt et Djamaa à environ 40 km de Touggourt.
- Station3: Entre Touggourt et Taibet à environ 30 km de Touggourt.
- Station4: Dans la route entre Touggourt et Messaad à environ 50 km de Touggourt.

[Link].- Échantillonnage
Pour notre étude nous avons adopté l'échantillonnage subjectif.
Un dénombrement des plantes par l'échantillonnage subjectif (raisonner) est la
méthode la plus simple et la plus intuitive de l'échantillonnage.

[Link].- Période d'échantillonnage


Elle tien compte de la vigueur et de l'état sanitaire des plantes mais aussi des
conditions du milieu. La cueillette doit se faire par beau temps, sans vent et sans pluie (JAEN
et JIRI, 1983).
Pour une bonne réussite de l'échantillonnage, le printemps est retenu car c'est la saison
ou le développement et la diversité floristique sont maximum notamment pour les espèces
annuelles (OZENDA, 1979)
La période d'échantillonnage pendant le printemps 2009 (Mars, Avril et Mai).

[Link].- Constitution de l'herbier


Après l’échantillonnage floristique la constitution d’un herbier est essentielle pour
L’identification des espèces recensées. L'identification des espèces est faite par Monsieur
OULAD BELKHIR du Département des Sciences Agronomiques de la Faculté des Sciences
et Sciences de l'ingénieur de l'Université Kasdi Merbah, Ouargla. Et a l’aide de la flore

24
CHAPITRE II- Méthodologie de travail

d'OZENDA (1983) et le catalogue de CHEHMA (2006) nous avons pu décrire et classer


botaniquement les espèces inventoriées pour la réalisation de l'herbier, une technique de
séchage très simple est adoptée.
Chacune des plantes récoltées est pressée entre deux feuilles de papier journal ayant
pour rôle d'absorber l'eau.
Elles sont tassées avec des plaquettes en bois servant de contre poids pour le faire
sécher tout en gardant leur aspect naturel et une forme plante autant que possible.
Pour les espèces charnues, pour éviter les fermentations, il est procédé à un
changement de papier journal jusqu'à une dessiccation poussée. Enfin, les espèces sont collées
sur de papier extras portant leurs caractéristiques botaniques.

[Link].- Enquête
Après l'échantillonnage et la constitution de l'herbier, une enquête été faite auprès des
nomades qui ont un savoir concernant les plantes spontanées, Où nous avons questionné ou
totale 25 nomades (12 hommes + 13 femmes), suivant le questionnaire de BOUKEF (1986)
modifie selon notre région d’étude (annexe 1).

25
CHAPITRE III- Résultats et discussions

Chapitre III: Résultats et discussions

3.1. - Les résultats et discussions d’inventaire


Au cours de nos sorties sur le terrain pendant le printemps 2009 période
d'échantillonnage (Mars, Avril et Mai), nous avons pu recenser des espèces végétales
caractérisent des différentes stations dans la région de Touggourt.

3.1.1.-Inventaire de la flore spontanée de la région d’étude


Durant la compagne d’échantillonnage, nous avons inventories (54) espèces végétales,
dont seulement 49 espèces sont identifier.
Au vu de tableau 3, il ressort que sur les 49 espèces récoltées sur terrain et qui se
repartissent dans 22 familles botanique, il apparaît que 13 familles ne sont représentées que
par une seule espèce, soit 26,52 % de l’effectif total. Ce nombre ne semble pas exhaustif de la
région, CHEHMA et al. (2005) à travers les différents relevés floristiques des différents
parcours camelines du Sud- est du Sahara septentrional algérien, ont recensé 74 espèces
appartenant à 28 familles, sur les 28 recensées, 17 ne sont représentées que par une seule
espèce. Alors que CHEHMA (1995) ne rapporte que 29 espèces dans la région de ghardaïa.
LE HOUEROU (1995) note 2630 espèces dans les zones arides de l’Afrique du Nord. Dans le
Sahara 1200 espèces dont seulement 500 espèces sont inventoriées par OZENDA (1983) dans
le Sahara septentrional. Il est à remarquer que dans la région d’étude, le milieu naturel connaît
actuellement une dégradation due essentiellement aux changements climatiques, au
surpâturage et à la mauvaise gestion des ressources phytogénétiques.
Les familles botaniques les mieux représentées sont celle des Amaranthaceae avec 09
espèces soit 18,36 % de l’effectif totale des espèces ; sont suivies des Asteraceae et des
Poaceae qui arrivent avec 07 espèces pour chacune soit 14,28 %. Par ailleurs, les
Boraginaceae avec 03 espèces qui représentée par 6,12 %. Pour les Brassicaceae,
Caryophyllaceae, Fabaceae, Tamaricaceae, et les Zygophyllaceae deux espèces seulement
sont représentées par familles ; soit 4,08 % (Fig.5).OZENDA (1983) note que les graminées
(Poaceae), les légumineuse (Fabaceae) et les composées (Asteraceae) sont partout les
familles prédominantes, même dans la partie méridionale.

27
CHAPITRE III- Résultats et discussions

14
13
12
10
9
8
7 7
6
4
3
2 2 2 2 2 2
0
ae eae a cea
e ae ea e la ... eae eae ceae es
hace erac o nace icac yl ba c ica c lla A ut r
t t P i s h a r y s
ar
an As rag Bra s op F ma ph Le
Bo ry Ta go
Am Ca Zy

Figure 5 - Nombre d’espèces par familles de la région d’étude


Tableau 3 - Inventaire général des espèces spontanées dans la région de Touggourt

Familles Espèces Vivaces Ephémères


- Agatophora alopecuroides - +
- Anabasis articulata + -
- Atriplex halimus + -
- Cornulaca monacantha - +
Amaranthaceae - Halocnemum strobilaceum + -
- Haloxylon articulatum + -
- Salsola baryosma + -
- Salsola tetragona + -
- Traganum nudatum + -
Apiaceae - Ammodaucus leucotricus - +
- Anacyclus cyrtolepidioides + -
- Atractylis serratuloides + -
- Catananche arenaria - +
Asteraceae - Ifloga spicata - +
- Launea glomerata - +
- Launea mucronata - +
- Sonchus maritimus + -
- Echium humile - +
- Megastoma pusillum - +
Boraginaceae
- Moltkia ciliata - +

28
CHAPITRE III- Résultats et discussions

- Malcomia aegyptiaca diffusa - +


Brassicaceae
- Oudneya africana + -
Capparidaceae - Cleome amblyocarpa - +
- Pteranthus dichotomus - +
Caryophyllaceae
- Parronychia argentea + -
Cistaceae - Helionthemum lippii - +
Euphorbiaceae - Euphorbia guyoniana + -
- Astragalus mareoticus + -
Fabaceae
- Retama retam + -
Geraniaceae - Erodium glucophyllum - +
Juncaceae - Juncus rigidus + -
Malvaceae - Malva aegyptiaca - +
Orobanchaceae - Cistanche tinctoria - +
Plantaginaceae - Plantago ciliata - +
Plombaginaceae - Limoniastrum guyonianum + -
- Cynodon dactylon + -
- Panicum turgidum + -
- Phalarus mimor - +
Poaceae - Phragmites communis + -
-Stipagrostis obtusa - +
- Stipagrostis plumosa - +
- Stipagrostis pungens + -
Polugonaceae - Emex spinosa - +
Resedaceae - Reseda villosa + -
Rosaceae - Neurada procumbens - +
- Tamarix articulata + -
Tamaricaceae
- Tamarix gallica + -
- Fagonia glutinosa - +
Zygophyllaceae
- Zygophyllum album + -
22 49 25 24

Considérant la répartition temporelle de cette flore spontanée, sur les 49 espèces


recensées, on note que 48,97% sont éphémères et 51,02% des vivaces. Au cours des différent
sorties sur terrain ce sont les herbes ou les « achebs » qui sont plus abondantes que les arbres,
les arbustes ou les buissons. Le tableau (3) laisse apparaître 25 plantes vivaces et 24 plantes
éphémères. Chez les Amaranthaceae se rencontrent plus de plantes vivaces. Dans cette famille
sur les 9 plantes récoltées (07) sont des espèces vivaces.

29
CHAPITRE III- Résultats et discussions

Ce sont des espèces telles que Anabasis articulata, Atriplex halimus, Halocnemum
strobilaceum, Haloxylon articulatum, Salsola baryosma, Salsola tetragona, Traganum
nudatum.
Certaines familles comme les Brassicaceae (Oudneya africana), Caryophyllaceae
(parronychia argentea), Euphorbiaceae (Euphorbia guyoniana), Juncaceae (Juncus rigidus),
Plombaginaceae (Limoniastrum guyonianum), Resedaceae (Reseda villosa) et les
Zygophyllaceae (Zygophyllum album) ne renferment qu’une seule espèce vivace (Fig.6).
D’après l’UNESCO (1960), les herbes n’apparaissent que pendant une brève période
de l’année, quand les conditions deviennent favorables, et les vivaces présentent des
modifications morphologiques qui leur permettent de supporter l’insuffisance d’humidité et
les longes périodes de sécheresse. MONOD (1973) souligne que l’apparition des éphémères
est rapide, presque brutale, dès qu’il pleut, le sol se couvre de plantules qui ne présentent
aucune adaptation morphologique à la sécheresse. Toutefois l’inégalité de répartition entre les
éphémères et les vivaces est due aussi à l’adaptation à la sécheresse (OZENDA, 1983).
Ainsi que la période d’échantillonnage propice au développement des éphémères.

éphémères
49%

vivaces
51%

Figure 6 - Répartition par catégories des espèces dans la région d’étude

30
CHAPITRE III- Résultats et discussions

3.1.2. - Inventaire de la flore spontanée des stations d’étude


Les résultats de dénombrement du cortège floristique issu de l’échantillonnage
subjectif, par l’utilisation de la méthode de l’aire minimale des 04 stations d’étude, montrent
que la station 1 (entre Touggourt et El-hadjira) est la plus fournie en espèces végétales
spontanées. Elle abrite 23 espèces représentant 46,93 % de la flore totale regroupée en 18
familles. Quinze familles sont représentées par une seule espèce (4,34 %). Les autres familles
dont les Asteraceae (17,39 %) par l’association de Anacyclus Cyrtalepidioides, Atractylis
serratuloides, Ifloga spicata et Sonchus maritimus ; les Boraginaceae (8,69 %) par
l’association de Echium humile et Megastoma pusillum; les Zygophyllaceae (8,69 %)
par l’association de Fagonia glutinosa et zygophllum album. Cette association de 3 familles
renferme (50%) de vivaces et (50%) d’éphémères.
Concernant la station 2 (entre Touggourt et Djamaa), abrite 09 espèces représentant
18,36 % de flore totale, se répartissent en 7 familles dont les Amaranthaceae avec 33,33 %
(par l’association de Anabasis articulata, Atriplex halimus et Halocnemum strobilaceum). Les
autres familles sont représentées essentiellement par Ifloga spicata (Asteraceae), par Echium
humile (Boraginaceae), par Astragalus mareoticus (Fabaceae), Phragmites communis
(Poaceae), Tamarix gallica (Tamaricaceae) et par Zygophyllum album (Zygophllaceae). Ces
différentes espèces se regroupent en (77,77%) de plantes vivaces et (22,22%) de plantes
éphémères (Tab.4).
Les 16 espèces de la station 3 (entre Touggourt et Taibet) recensées, soit 32,65 % de la
flore totale, se répartissent en 12 familles dont les Asteraceae, les Boraginaceae, les
Brassicaceae, les Capparidaceae, Caryophyllaceae, les Cistaceae, les Euphorbiaceae, les
Fabaceae, les Plantaginaceae et les Tamaricaceae sont représentées par une seule espèce (soit
6,25 % du nombre total des familles). Puis respectivement se retrouve la famille des Poaceae
avec 25 % (par l’association du Cynodon dactylon, Panicum turgidum, Stipagrostis obtusa et
Stipagrostis pungens). Les Amaranthaceae avec 12,5 % (par l’association de Cornulaca
monacantha et Salsola baryosma). Ceux-ci donnent un total de 43,75 % de vivaces et 56,25
% d’éphémères.
Pour la station 4 (entre Touggourt et Messaad), 09 espèces végétales (soit 18,36 % du total
inventorié) représentées par 5 familles, sont échantillonnées. Ainsi arrivent en tête les
Amaranthaceae et les Asteraceae avec 33,33 % pour chaque famille, les Amaranthacae par
l’association de Haloxylon articulatum, Salsola tetragona et traganum nudatum et les
Asteraceae par l’association de Catananche arenaria, Ifloga spicata et Launea glomerata.
Dont 3 familles sont représentés par une seule espèce ; soit 11,11 % pour chaque familles, les

31
CHAPITRE III- Résultats et discussions

Apiacae par Ammodaucus leucotricus, les Boraginaceae par Echium humile et les Poaceae par
Stipagrostis plumosa. Dans cette station les plantes éphémères arrivent en tête avec 66,66 %
et les vivaces n’ont que 33,33 %.
La répartition de la végétation reste hétérogène d’une station à une autre et d’un
biotope à un autre, et ces répartitions se fait selon les caractéristiques des différents biotopes
et les différentes formes d’adaptation des espèces végétales dans ces lieux (OULD EL HADJ
et al. 2003). En dépit de la dureté des conditions climatiques conditionnant la répartition des
végétaux, notamment l’eau, la température et la lumière, il faut noter que les sols Sahariens
dans leurs rapports avec la végétation, offrent des conditions physico-chimiques extrêmement
variables d’un type de sol à l’autre. L’installation du tapis végétal Saharien est intimement
liée à la géomorphologie des sols, leurs caractéristiques physico-chimiques et le ravitaillement
en eau qui peuvent être favorables ou défavorables au développement des différents espèces,
en supposant les différences climatiques d’un lieu à un autre d’une région très faibles
(OZENDA, 1958; GUINOCHET, 1955).

Tableau 4 - Inventaire des différentes espèces selon les stations d’étude dans la région
de Touggourt
Station d’étude
Familles Espèces Station 1 Station 2 Station 3 Station 4
Vi. Ep. Vi. Ep. Vi. Ep. Vi. Ep.
- Agatophora alopecuroides - + - - - - - -
- Anabasis articulata - - + - - - - -
- Atriplex halimus - - + - - - - -
- Cornulaca monacantha - - - - - + - -
Amaranthaceae - Halocnemum strobilaceum - - + - - - - -
- Haloxylon articulatum - - - - - - + -
- salsola baryosma - - - - + - - -
- salsola tetragona - - - - - - + -
- Traganum nudatum - - - - - - + -
Apiaceae - Ammodaucus leucotricus - - - - - - - +
- Anacyclus cyrtolepidioides + - - - - - - -
- Atractylis serratuloides + - - - - - - -
- Catananche arenaria - - - - - - - +
Asteraceae - Ifloga spicata - + - + - - - +
- Launea glomerata - - - - - - - +
- Launea mucronata - - - - - + - -
- Sonchus maritimus + - - - - - - -
- Echium humile - + - + - - - +
Boraginaceae
- Megastoma pusillum - - - - - + - -

32
CHAPITRE III- Résultats et discussions

- Moltkia ciliata - + - - - - - -
- Malcomia aegyptiaca - - - - - + - -
Brassicaceae diffusa + - - - - - - -
- Oudneya africana
Capparidaceae - Cleome amblyocarpa - - - - - + - -
- Pteranthus dichotomus - - - - - + - -
Caryophyllaceae
- Parronychia argentea + - - - - - - -
Cistaceae - Hehianthemum lippii - - - - - + - -
Euphorbiaceae - Euphorbia guyoniana - - - - + - - -
- Astragalus mareaticus + - + - - - - -
Fabaceae
- Retama retam - - - - + - - -
Geraniaceae - Erodium glucophyllum - + - - - - - -
Juncaceae - Juncus rigidus + - - - - - - -
Malreaceae - Malva egyptiaca + - - - - - - -
Orobachaceae - Cistanche tinctoria - + - - - - - -
Plantaginaceae - Plantage ciliata - + - - - + - -
Plombaginaceae - Limoniastrum guyonianum + - - - - - - -
- Cynodon dactylon - - - - + - - -
- Panicum turgidum - - - - + - - -
- Phalarus minor - + - - - - - -
Poaceae - Phragmites communis - - + - - - - -
- Stipagrostis obtusa - - - - - + - -
- Stipagrostis plumosa - - - - - - - +
- Stipagrostis pungens - - - - + - - -
Polygonaceae - Emex spinosa - + - - - - - -
Resedaceae - Reseda villosa + - - - - - - -
Rosaceae - Neurada procumbens - + - - - - - -
- Tamarix articulata - - - - + - - -
Tamaricaceae
- Tamarix gallica + - + - - - - -
- Fagonia glutinosa - + - - - - - -
Zygophyllaceae
- Zygophyllum album + - + - - - - -
11 12 7 2 7 9 3 6
22 49 23 9 16 9
46,93 18,36 32,65 18,36

Vi.: Vivaces; Ep.: Ephémères

33
CHAPITRE III- Résultats et discussions

3.2.- Les résultats et discussions d’enquêtes


L’inventaire des espèces spontanées dans la région de Touggourt, associé à l’enquête
menée auprès de la population nomade de la région connaissant leur usage, nous a permis de
constate que:

3.2.1. - Les plantes spontanées médicinales recensées


A travers notre enquête il ressort que le nombre des plantes spontanées utilisées en
médecine traditionnelle est de 22 espèces (soit de 44 ,89% du total) (Tab.5). D’une façon
générale, le Sahara septentrional à un nombre non négligeable on plantes médicinales,
CHEHMA, et DJEBAR (2005) ont pus compter 68 espèces et dans la région de Ouargla
(OULD EL HADJ et al. 2003); rapportent le nombre des espèces médicinales et de 37 espèces
et le travail de MAIZA (1990) dans la région d’El-Goléa, qui a retrouvé 32 espèces a intérêt
thérapeutiques dont 20 spontanées.

Tableau 5 - Les espèces spontanées médicinales recensées dans la région de Touggourt et


leurs usages thérapeutiques
Nom Partie Mode
Familles Espèces Indication
vernaculaire utilisée d’utilisation
- Rhumatisme - Poudre
- Agatophora - Ghassal - Soulager les douleurs - feuilles - Macération
alopecuroides - Dermatose - Pommade
- Tiges
- feuilles - Décoction
- Anabasis - Baguel -Traitement des reins
- Fleurs - Infusion
articulata
- Fruits
Amaranthaceae
- Indigestion - Tiges - Décoction
- Haloxylon - Remth - piqûre de scorpion - feuilles - Poudre
articulatum - Dermatose -Cataplasme
- Décoction
- Rhumatisme - Poudre
- Traganum - Damrane - feuilles
- Soulager les douleurs -cataplasme
nudotum
- Macération
- Ammodaucus - Oum - Indigestion
Apiaceae - Fruits - Décoction
leucotricus drayga -Diarrhée
-Tiges
- Echium - Femme en maternité - Décoction
- Wacham - feuilles
humile - Jaunisse - Poudre
- Fleurs
Boraginaceae - Jaunisse
-Tiges
- Moltkia - douleurs des ventres - Décoction
- Halma - feuilles
ciliata (gaz) - Poudre
- Fleurs
- Bile

34
CHAPITRE III- Résultats et discussions

- Oudneya - Hanet - feuilles


Brassicaceae - Maux d’oreille - Compresse
africana l’ibel
- Fièvre infantile
- Cleome - feuilles - Décoction
Capparidaceae - Netil - Les douleurs de
amblyocarpa - Poudre
ventre (gaz)
- Tiges
- Pteranthus - Derest - Décoction
- refroidissement - feuilles
dichotomus l’aajouza - Infusion
- Fleurs
Caryophyllaceae
- Les maux de reins -Tiges - Macération
- Parronychia - Fetat el
- Les douleurs - feuilles - Décoction
argentea hajar
- Bile - Fleurs - Infusion
-Tiges
- Euphorbia - Dermatose
Euphorbiaceae - Lebina - feuilles - Pommade
guyoniana - Piqûre de scorpion
- Fruits
- Rhumatisme -Tiges
- Infusion
- Piqûre de scorpion - feuilles
Fabaceae - Retama retam - Rtem - Poudre
- Maux de ventre (gaz) - Fruits
- Pommade
- Dermatose - Fruits
- Diurétique -Tiges
Juncaceae - Juncus rigidus - Semmar - Décoction
- Les maux de reins - feuilles
- Malva
Malvaceae - Khobïze - Rhumatisme - Feuilles - Cataplasme
aegyptiaca
- Hémostatique et
vulnéraire - Tiges - Pommade
- Plantage
Plantaginaceae - Lalma - Constipation - Feuilles - Poudre
ciliata
- Refroidissement - Fleurs - Infusion
- Les reins
- Tiges
- Limoniastrum - Rhume et grippe
Plombaginaceae - Zeïta - Feuilles - Inhalation
guyonianum
- Fleurs
- Tiges - Infusion
- Panicum - Vulnéraire
- - Feuilles - Macération
turgidum - Rhumatisme
Poaceae Bourekba - Poudre
- Stipagrostis - Constipation, - Feuilles - Macération
- Drinn
pungens - Maux d’estomac et fleurs - Décoction
- Reseda -Baabous - Douleur molaire et - Feuilles - Compresse -
Resedaceae
villosa lekhrouf dentaire et fleurs Cataplasme
- Tamarix - Douleur molaire et
Tamaricaceae - Tarfa - Feuilles - Poudre
gallica dentaire - Jaunisse
- Décoction
- Maux d’estomac - Tiges
- Poudre
- Zygophyllum - Rhumatisme - feuilles
Zygophyllaceae - Agga - Cataplasme
album - Dermatose - Fleurs
- Pommade
- Trouble respiratoire - Fruits
- Bains d’herbes
16 22

35
CHAPITRE III- Résultats et discussions

Les espèces médicinales recensées appartiennent à 16 familles dont la plus


importantes sont celle des Amaranthaceae avec 04 espèces (18,20 % du total), suivi par les
Boraginaceae, les Caryophyllaceae et les Poaceae avec 02 espèces (soit 9,1 %) dont les autres
familles, les Apiaceae, les Brassicaceae, les Capparidaceae, les Euphorbiaceae, les Fabaceae,
les Juncaceae, les Malvaceae, les Plantaginaceae, plombaginaceae, les Resedaceae, les
Tamaricaceae et les Zygophyllaceae sont représentés par un seul espèce (soit de 4,54 % pour
chaque familles) (Fig.7 ).

Caryophyllaceae Autres Familles


9% 55%
Poaceae
9%

Boraginaceae
9%

Amaranthaceae
18%

Figure 7 - Importance des familles par rapport au nombre d’espèces recensées.


[Link]. - Parties utilisées par plante
L’utilisation des plantes par la population nomade dans la région de Touggourt varie
d’une espèce à l’autre, en fonction des préparations et des traitements (Tab.5).
D’une façon générale, les feuilles sont la partie de la plante la plus utilisé dans la
préparation des traitements représentant (42 %) des utilisations suivi par les tiges et rameaux
(26 %), fleurs (22 %), fruits avec (10 %) et en dernier lieu la partie souterrain (racines) qui
représente la plus faible proportion avec 0 % des utilisation (Fig. 8).
Cette différence des proportions dans les parties utilisées se justifié par le fait que la
concentration des principes actifs dans les différentes partie de plante est variable suivant les
espèces, et la dominance des feuilles se justifié par le fait qu’elles sont le lien de majorité des
réactions photochimiques et le réservoir de la matière organique qui en dérive
(CHAMOULEAU, 1979). Cette dominance de la partie aérienne (feuilles) est confirmée par

36
CHAPITRE III- Résultats et discussions

les travaux de OULD EL HADJ, et al. (2003), qui en enregistrent un taux de 37,31 % et celui
de CHEHMA et DJEBBAR, (2005) qui notent un taux d’utilisation de 84 % pour la partie
aérienne dont les feuilles y compris.

Feuilles
42%

Fleurs
22%

Tiges et Rameaux Fruits


26% 10%

Figure 8 - Proportion des différentes parties des plantes utilisées

[Link]. - Pathologies traités


D’une façon générale, les résultats obtenus nous montrent que les plus traités sont les
problèmes digestifs et les affections interne avec le taux (18 %) pour chacun suivi par les
dermatoses (15%), rhumatisme (soit de 13%), les piqûres de scorpions et la jaunisse avec
(7%) pour chacun et un ensemble d’autres Pathologies (maux d’oreille, fièvre infantile,
refroidissement …etc.) avec un ensemble de (22%). (Fig.9 et Tab.5).
La dominance du symptôme indigestions est confirmée par plusieurs autres auteurs.
En effet, les travaux fait en Sahara septentrional par CHEHMA et DJEBBAR (2005) ont
montré que les symptômes les plus largement traités sont les indigestions et les lésions
cutanées représentant respectivement 26% et 24%, et celui de OULD EL HADJ et al. (2003),
dont les Pathologies digestives dominent avec un taux de 26,40%. Et de même façon, pour
l’Algérie ou HAMMICHE et GHEYOUCHE (1988) retrouvent que les problèmes digestifs,
les dermatoses et la piqûre de scorpion sont les symptômes les plus traités.

37
CHAPITRE III- Résultats et discussions

Dermatose Rhumatisme
16% 14%
Piqûres des
Affection interne
scorpions
20%
3%
Jaunisse
3%

Problèmes Autres
digestifs pathologies
20% 24%

Figure 9 - Proportion des différentes pathologies traitées par la phytothérapie


traditionnelle

[Link]. - Modes de préparations


De la même façon, il y a toujours une variation dans les modes de préparation des
parties d’espèces utilisées pour le traitement.
L’infusion, la macération, la décoction, la poudre constituent l’essentiel des
préparations des drogues végétales en thérapeutié traditionnelle.
Elles répondent au mode de traitement des pathologies les plus rencontrées ou
l’administration orale est la plus connue et la plus préconisée (Boulanger, 1977; Jean et Jiri,
1983; Boukef, 1986; Soltener, 1989; Baba Aïssa, 1999). Tandis que les autres formes de
préparations comme les pommades, les cataplasmes, les bains d’herbe et les compresses
aident beaucoup en cas de pathologies rhumatismales et dermiques.
Le mode le plus appliquer par la population de la région d’étude est la décoction avec
26% suivi par les préparation en poudre avec 24%, l’infusion avec 13%, la macération avec
11%, la pommade et la cataplasme avec 9% pour chacun, la compresse avec 4% et enfin
l’inhalation et la bain d’herbe avec 2% pour chacun (Fig.10 et Tab5).

38
CHAPITRE III- Résultats et discussions

La dominance des modes décoction, poudre et infusion dans notre cas confirme par les
travaux OULD EL HADJ et al. (2003) et de AZOUZ (2006) qui enregistrent que les modes
de préparation infusion (avec 20.45 %), décoction par 18.18 % et poudre par un taux de 10.22
% pour le travail de OULD EL HADJ et al. (2003) et l’infusion avec 38 %, poudre avec 34 %
et décoction avec 25 % pour le travail de AZOUZ (2006).

poudre
24%
Cataplasme Compresse
9% 4%
Inhalation
Pommade 2%
9% Bain d'herbe
2%

Macération
11%

Décoction Infusion
26% 13%

Figure 10 - Proportion des différents modes de préparation des traitements

3.2.2. - Les principales plantes fourragères


D’après les informations récoltées selon les nomades de la région de Touggourt, toutes
les 49 espèces inventories durant la compagne d’échantillonnage (Tab.3) Sont broutées par les
animaux domestique (ovin et caprin) et la plupart des ces espèces spontanées sont appréciées
par le dromadaire.

[Link]. - Parties broutées des plantes


D’une façon générale, toute la partie aérienne des espèces spontanées recensées dans
la région est consommée par les animaux d’élevages domestiques et le dromadaire, sauf pour
les espèces des Tamaricaceae (Tamarix articulata, Tamarix gallica), la partie broutée est la
partie foliaire.

39
CHAPITRE III- Résultats et discussions

[Link]. - Principales espèces appréciées par le dromadaire


Concernant les espèces spontanées appréciées par le dromadaire, les résultats
regroupés dans le tableau (6) font montre que:
- De point de vue richesse, 29 espèces (soit de 59.18 %) sont appréciées par le
dromadaire, appartenant aux 14 familles différentes avec (19) espèces vivaces et (10)
annuelles, cela est expliqué par le pâturage ambulatoire du dromadaire qui aime varier sa
nourriture.
Les plus importantes familles sont:
L’Amarnthaceae qu’est représenté par 07 espèces spontanées appréciées par le
dromadaire dont 06 espèces sont vivaces (Anabasis articulata, Cornulaca monacantha,
Halocnemum strobilaceum, Haloxylon articulatum, Salsola tetragona, Traganum nudatum).
La famille d’Astéraceae avec 04 espèces spontanées appréciées, dont 03 espèces sont
éphémères (Ifloga spicata, Launea glomerata et Launea mucronata).
Ensuit la famille de Boraginaceae par 03 espèces, suivi par les Brassicaceae, les
Poaceae, les Tamricaceae et les Zygophyllaceae par 02 espèces pour chacune, et les autres
familles sont représentées par une seule espèce.

Tableau 6 - Les espèces apprécièes par le dromadaire recensées dans les différentes
stations d’étude dans la région de Touggourt
Familles Espèces Vivaces Ephémères
- Agatophora alopecuroides - +
- Anabasis articulata + -
-Cornulaca monacantha + -
Amaranthaceae - Halocnemum strobilaceum + -
- Haloxylon articulatum + -
- Salsola tetragona + -
- Traganum nudatum + -
Apiaceae - Ammodaucus leucotricus - +
- Atractylis serratuloides + -
- Ifloga spicata - +
Asteraceae
- Launea glomerata - +
- Launea mucronata - +
- Echium humile - +
Boraginaceae - Megastoma pusillum + -
- Moltkia ciliata - +
- Malcomia aegyptiaca + -
Brassicaceae
-Oudneya africana + -
Cistaceae -Helianthemum lippii + -
Fabaceae - Retama retam + -
Malvaceae -Malva aegyptiaca - +

40
CHAPITRE III- Résultats et discussions

Plantaginaceae - Plantago ciliata - +


Plombaginaceae - Limoniastrum guyonianum + -
- Stipagrostis plumosa + -
Poaceae
- Stipagrostis pungens + -
Rosaceae - Neurada procumbens - +
- Tamarix articulata + -
Tamaricaceae
-Tamarix gallica + -
- Fagonia glutinosa + -
Zygophylaceae
- Zygphyllum album + -
14 29 19 10

D’une façon générales, le dromadaire est le principale valorisateur des plantes


spontanées saharienne c’est la raison pour la quelle il est indispensable de signaler la façon
dont le dromadaire tire profit de cette végétation qui ne tente pas beaucoup les autres animaux
domestiques (HOUARI, 2006).

3.2.3. - Les principales plantes alimentaires


Lors de notre travail et d’après la population nomades enquêtées, nous avons
enregistrées que 06 espèces spontanées ( soit 12.24 % de l’effectif total des espèces
inventoriés) sont utilisées pou l’alimentation humaine et qui se repartissent dans 5 familles, il
apparaît que l’Asteraceae représente par 02 espèces : Anacyclus cyrtolepidioides et Sonchus
maritimus, et les autres familles sont représentées par une seule espèces qui sont
l’Amaranthaceae (Atriplex halimus), les Apiaceae (Ammodaucus leucotricus), les
Orobanchaceae (Cistanche tinctoria) et les Polygonaceae (Emex spinosa) (Tab.7).

Tableau 7 - Les espèces spontanées comestible recensées la région de Touggourt

Mode
Nom Parties
Familles Espèces de
Vernaculaire Utilisées
consommation
Amaranthaceae - Atriplex halimus - Guetaf - Feuilles - Salade
- Ammodaucus - Oum drayga
Apiaceae - Feuilles, Fleurs et Fruits - Poudre
leucotricus
- Anacyclus - Chuihiya
- Feuilles, Fleurs et Fruits - Poudre
cyrtolepidioides
Asteraceae
- Sonchus maritimus - Reghime - Consommé
- Feuilles et Fleurs
direct
Orobanchaceae - Cistanche tinctoria - Danoune - Partie souterraine - Sous la cendre
Polygonaceae - Emex spinisa - Homayde - Feuilles - Salade

41
CHAPITRE III- Résultats et discussions

[Link]. - Parties utilisées de la plante et leurs modes de consommation


A travers notre enquête, les résultats obtenus nous a montre que:
− L’utilisation des parties des plantes dans l’alimentation humaine est varie d’une
espèce à l’autre.
− Il y a toujours une variation dans les modes d’utilisation de ces parties d’espèce
consommée.
D’une façon générale, la partie aérienne est la partie de la plante la plus utilisé dans
l’alimentation, par exemple pour l’Atriplex halimus et l’Emex spinosa c’est les feuilles qui
sont consommé sous forme d’une salade et pour l’Ammodaucus leucotricus et l’Anacyclus
cyrtolepidioides sont écrasés les feuilles, les fleurs et les fruits pour données un poudre ajouté
dans des plusieurs repas. Et on trouve que, il y a des plantes sont consommé direct comme la
consommation des feuilles et les fleurs de Sonchus maritimus. Par contre pour certaine espèce
la partie utilisée est la partie souterraine comme dans la Cistanche tinctoria cuite la partie
souterraine sous la cendre et consommée (Tab.7).
Pour l’utilisation des espèces spontanées dans l’alimentation humaine il faut un certain
savoir que dans ces jours cette utilisation est très faible, et d’après la bibliographie
l’importance des plantes spontanées dans l’alimentation humaine est négligeable (OZENDA,
1983).

3.2.4. - Les plantes spontanées utilisées comme bois


Nos différentes enquêtes menées auprès des monades ont révélé un nombre de 10
espèces spontanées (20.40 %) sont utilisées comme une source de bois pour satisfaire leur
besoins en bois qui comprennent d’une part les matériaux de construction, d’autre part le bois
de feu.
La famille de l’Amaranthaceae est le plus importante en nombre d’espèces utilisées
avec 5 espèces puis la Tamaricaceae avec 2 espèces et pour les Cistaceae, les Fabaceae et les
plombaginaceae sont représentées par une seule espèce (Tab.8).
La dominance de la famille de l’Amaranthaceae dans notre cas confirme par
OZENDA (1983) qui enregistre que le bois de feu qui représente la consommation principale
da matières ligneuse, on utilise pour cela non seulement les arbres, mais les souches de
beaucoup d’arbustes et en particulier des plantes de la famille de Chénopodiaceae
(Amaranthaceae).

42
CHAPITRE III- Résultats et discussions

Tableau 8 -Les espèces spontanées utilisées comme bois recensé dans la région d’étude

Familles Espèces Nom Vernaculaire


- Agatophora alopecuroides - Ghassal
- Anabasis articulata - Baguel
Amaranthaceae - Salsola baryosma - Djell
- Salsola tetragona - Belbel
- Traganum nudatum - Damrane
Cistaceae - Helianthemum lippii - Rguig
Fabaceae - Retama retam - Rtem
Plombaginaceae - Limoniastrum guyonianum - Zeïta
- Tamarix articulata - Ethel
Tamaricaceae
- Tamarix gallica - Tarfa

3.2.5. - Les plantes spontanées à usage divers


A partir des espèces spontanées recensées dans la région et grâce à l’enquête fait avec
les nomades on résulte un nombre de 05 espèces sont utilisées dans des différents domaines
de leur vie quotidienne.
Ces espèces se repartissent dans 04 familles qui sont: les Boraginaceae avec 2 espèces
(Echium humile, Moltkia Ciliata), l’Amaranthaceae avec un seul espèce (Salsola tetragona)
puis la Junaceae par juncus rigidus et les Poaceae par le phragmites communis (Tab. 9).
Consernant les espèces de Boraginaceae les femmes des monades utilisent les racines
avec son couleur pourpre pour le maquillage.
Au cours de la vie quotidienne des nomades, ils utilisent les feuilles raides de Juncus
rigidus comme un cordon, et pour le Phragmites communis, ils taillent les longues cannes
(tiges) et assemblées pour leur utilisation comme un abri du soleil.
Certaine nomades cuites la partie aérienne de l’espèce Salsola tetragona pour utiliser
la cendre comme un chique.

Tableau 9 - Les espèces spontanées à usage divers

Familles Espèces Nom Vernaculaire


Amaranthaceae - Salsola tetragona - Belbel
- Echium humile - Wacham
Boraginaceae
- Moltkia ciliate - Halma
Juncaceae - Juncus rigidus - Semmar
Poaceae - Phragmites communis - Guesab

43
CONCLUSION

CONCLUSION

La préservation et l’utilisation rationnelle des ressources naturelles du milieu Saharien,


imposent une connaissance assez profonde des composantes de ce milieu fragile. En effet,
l’étude du couvert végétale et sa relation avec les différents êtres vivants. C’est dans ce
contexte que s’inscrit notre travail réalisé dans la région de Touggourt, a travers 04 stations
d’études, qui a permis d’échantillonner 54 espèces dont seulement 49 espèces végétales ont
était identifie. Ces plantes appartiennent à 22 familles botaniques. Sur ce nombre 13 familles
ne sont représentées que par une seule espèce. Les familles botaniques les mieux représentées
sont celles des Amaranthaceae (09 espèces), les Asteraceae et les Poaceae (07 espèces), pour
la répartition temporelle, sur les 49 plantes notées, 25 sont vivaces et 24 éphémères. La
répartition de la végétation reste hétérogène d’une station à une autre. Cette différence des
richesses résulte essentiellement de la nature de chaque biotope des stations.
La prospection sur terrain associée à l’enquête effectuée auprès des nomades de la
région d’étude, nous a permis d’inventorier 22 espèces végétales à intérêt thérapeutique, ces
espèces appartiennent à 16 familles dont la plus importantes est celle des Amaranthaceae avec
un taux de 18.2 % et on a noté que plus de 54 % des familles ne sont représentées que par une
seule espèce. La concentration des parties de la plante on principe actifs définie leur
utilisation de ce fait, les feuilles sont la partie la plus utilisée représentant un taux de 42 %,
suivi par les tiges et rameaux (26 %), les fleurs (22 %), fruits (10 %).
On a rencontrés une diversité des symptômes dans cette région dont la plus largement
traitées sont les problèmes digestifs et les affections internes avec le taux de 18 % pour
chacun, suivi par les Dermatose (15 %), Rhumatisme (13 %), Piqûres de scorpions et la
Jaunisse avec 07 % pour chacun, et les autres symptômes accumulent le taux de 22 %. La
décoction est le mode de préparation le plus fréquemment utilisé avec un taux de 26 %, après
on a la poudre (24 %), l’infusion (13 %), la macération (11 %), la pommade et le cataplasme
avec 09 % pour chacun, la compresse (04 %) et enfin l’inhalation et la bain d’herbe avec un
taux de 02 %.
Selon les nomades de la région, tout les 49 espèces inventories sont broutée par les
animaux domestiques et 29 de ces espèces sont appréciées par le dromadaire, appartenant aux
14 familles différentes avec 19 espèces vivaces et 10annuelles.
Lors de notre travail, nous avons enregistré que 06 espèces spontanées sont utilisées
pour l’alimentation humaine, et qui se repartissent dans 5 familles différentes. L’utilisation
des parties des plantes est varie d’une espèce à l’autre avec des modes différentes.

45
CONCLUSION

D’autre part, 10espèces spontanées sont utilisés comme une source de bois, la famille
de l’Amaranthaceae est la plus importante en nombre d’espèces utilisées.
Grâce à l’enquête auprès les nomades, on résulte un nombre de 05 espèces a usage
divers.
En fin, on peut dire que les nomades de la région de Touggourt à un savoir faire non
négligeable concernant l’utilisation des plantes spontanées mais se savoir reste détenu surtout
par les personnes âgées dont la relève n’est pas toujours assurée.
Donc pour sauvegarder et bénéficier de ces banques de données il est nécessaire de
multiplier et approfondir les études et élargir l’enquête avec la population locale de la région
pour faire par la suite une comparaissent avec celle des nomades, tout en essayant de
compléter les informations par des études phytochimiques afin de s’assurer des vrais effets de
ces plantes.
D’autre part, il ne faut pas perdre de vue que l’étude floristique est plus
qu’indispensable pour connaître les vraies potentialités du terrain en vue d’une stratégie de
préservations et de prolifération de ces ressources naturelle Sahariennes.

46
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. -ACHOUR.A.F., 2003- Etude boiécologique de : apate monachus (Fab.,


1775)(coleoptera, Bostrychidae) dans la région d’Oued-Righ (Touggourt. Algerie). .
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Références électroniques :
Réf. Eléc. 01 : [Link]
Réf. Eléc. 02 : http: // [Link].
Réf. Eléc. 03 : http: // [Link].
Annexes
Annexes 1: Le questionnaire adopté pour la réalisation de l’enquête suivant le questionnaire de
BOUKEF (1986) modifie selon notre région d’étude.

Sexe:
1- Connaissez-vous cette plante spontanée?
2- Donner le nom de cette plante.
Nom vernaculaire:
3-Quelle est son utilisation?
3-1-Plante médicinale
-pour quelle maladie est-elle utilisée:
-Quelle partie de cette plante emploie-t-on?
-Racines et bulbes
-Tiges et rameaux
-Feuilles
-Fleurs
-Fruits
-Quel est le mode d’utilisation?
-Infusion -Compresse
-Macération -Inhalation
-Décoction -Pommade
-Cataplasme -Tisane
-Poudre
3-2-Alimentation humaine
-Quelle partie de cette plante emploie-t-on?
-Racines et bulbes
-Tiges et rameaux
-Feuilles
-Fleurs
-Fruits
-Quel est le mode d’utilisation?
-Poudre
-salade
-sous feu
-autre
3-3-Plante fourragère
-Quelle partie de cette plante emploie-t-on?
-Racines et bulbes
-Tiges et rameaux
-Feuilles
-Fleurs
-Fruits
3-4-Plante de bois
-Quelle partie de cette plante emploie-t-on?
-Racines et bulbes
-Tiges et rameaux
-Feuilles
-Fleurs
-Fruits
3-5-Usage divers
Annexes
Annexes 2: Les plantes spontanées recensées dans la région de Touggourt durant la période d’étude sont
rapportées selon leur famille, leur nom vernaculaire (NV) en langue arabe, leur distribution, leur
description, et leur usage.

Agatophora alopecuroides Anabasis articulata


Nom vernaculaire: Ghassal Nom vernaculaire: Baguel
Famille: Amaranthaceae Famille: Amaranthaceae
Ecologie: Commun au Sahara septentrional. Ecologie: Espèce saharo-sindienne résistante à la sécheresse.
Description : Arbrisseau très rameux de 20 à 30 cm de haut, a Se rencontre au Sahara central, en Afrique du Nord (SAHKI, 2004).
écorce blanche, à feuilles alternes charnues, ovoïdes, ayant Description: Sous-arbrisseau buissonneux, vert bleuté de 20-40 cm
l’aspect en épis terminaux dense, entouré d’une laine épaisse de hauteur, tiges rameuses portants des feuilles opposées articulées
(CHEHMA, 2006). presque aphylles, fleurs d’un blanc rose donnant des fruits entourés
Usage: d’ailes étalées (OZENDA, 1983).
* Médicinale: poudre, macération, pommade, pour le traitement Usage:
des rhumatismes et des dermatoses. * Médicinale: Décoction ou infusion, pour les traitements des reins.
* Fourragère: Plante appréciée par les dromadaires. * Fourragère: Très appréciée par les dromadaires et les chèvres.
* Bois: Les tiges étaient utilisées comme un bois de feu. * Bois: Les tiges étaient utilisées comme un bois de feu.

Anacyclus cyrtolepidioides Ammodaucus leucotricus


Nom vernaculaire: Chuihiya Nom vernaculaire: Oum drayga
Famille: Asteraceae Famille: Apiaceae
Ecologie: Répandue dans l’afrique du nord (D.G.F., 2003). Ecologie: Assez répandue dans tout le Sahara.
Description: Herbacée annuelle. Ses tiges poussent plus ou Description : Plante annuelle de moins de 15 à 25 cm de haut,
moins couchées et ne se redressent qu’aux extrémités. Elle porte à tiges finement striées, ramifiées des la base, caractérisées par
des feuilles vertes blanchâtres, épaisses et très découpées une forte odeur d’anis (CHEHMA, 2006).
(BENCHELAH et al.2000). Usage:
Usage: * Médicinale: Les fruits, en décoction, contre les troubles digestifs.
*Alimentation humaine: Poudre pour aromatiser les repas. *Alimentation humaine: Poudre pour aromatiser les repas.
* Fourragère: Très appréciée par les animaux d’élevage. * Fourragère: Plante peu broutée par les dromadaires.
Annexes

Astragalus mareoticus Atractylis serratuloides


Nom vernaculaire: Akayfa Nom vernaculaire: Ser
Famille: Fabaceae Famille: Asteraceae
Ecologie: Endémique saharienne commune au Sahara Ecologie: Assez répandue dans tout le Sahara septentrional.
septentrional, plus rare au Sahara central. Description: Plante vivace à tiges épaisses dressées de20 à 30 cm de
Description: Plante de taille plus réduite, avec des feuilles haut, très ramifiées à toutes les hauteurs, à rameaux très feuillés
pennées, des fleurs blanches ou bleutées en grappes, une gousses (CHEHMA, 2006).
étroite, allongée et arquée plus ou moins velue (BENCHELAH et Usage:
al., 2000). *Fourragère: Plante broutée par les dromadaires.
Usage:
* Fourragère: Plante appréciée par les animaux d’élevage.

Atriplex halimus Catananche arenaria


Nom vernaculaire : Guetaf Nom vernaculaire: Talma
Famille: Amaranthaceae Famille: Asteraceae
Ecologie: Très commun dans le Sahara septentrional et les Ecologie: Régions pré désertiques et nord du Sahara septentrienal.
montagnes du Sahara central. Description: Plante annuelle velue, de 5 à 15 cm de haut. Tiges très
Description: Arbuste pouvant atteindre jusqu'à deux mètres de courtes, se terminant par de longs pédoncules, vert rougeâtre
haut, très touffus, de couleur argentée. Rameaux terminés par des CHEHMA, 2006).
grappes allongées et un peu ramifiées. Feuilles: argentées sur les Usage:
deux faces. Fruit entouré d’un involucre petit et lisse (CHEHMA, * Fourragère: Appréciée par les dromadaires et les chèvres.
2006).
Usage:
*Alimentation humaine: Ses feuilles étaient utilisées, dans les
salades.
* Fourragère: Plante broutée par tous les herbivores.

Cistanche tinctoria Cleome amblyocarpa


Nom vernaculaire: Danoune Nom vernaculaire: Netil
Famille: Orobanchaceae Famille: Capparidaceae
Ecologie: Commun dans tout les hauts plateaux et le sahara. Ecologie: Commune à tout le Sahara
Description: plante parasite à tiges épaisses et pleines de 3 à 5 Description: Plante vivace, d’un vert jaunâtre de 10 à 40 cm de haut,
cm de diamètre. Elle n’a pas de racine, mais grâce à un suçoir, à odeur fétide et désagréable. Tiges dressées (CHEHMA, 2006).
l’extrémité inférieure de la tige de fixe sur les racines d’autres Usage:
plantes, le plus souvent de chénopodiacées, plus rarement des * Médicinale: Les feuilles sont utilisées en poudre ou en décoction
tamarix (CHEHMA, 2006). pour soigner la fièvre infantile et soulager les douleurs de ventre.
Usage: * Fourragère: Très appréciée par les animaux d’élevages.
*Alimentation humaine : La partie souterraine des jeunes pousses
cuite sous la cendre.
* Fourragère: Brouté par l’ensemble des animaux d’élevages.
Annexes

Cornulaca monacantha Cynodon dactylon


Nom vernaculaire: Had Nom vernaculaire: Nedjem
Famille: Amaranthaceae Famille: Poaceae
Ecologie: Espèce Saharo-Sindiennne Ecologie: Répandu dans tout le Sahara.
Description: Arbrisseau très ramifié 10 à 60 cm de haut, Description : plante vivace, à rhizome longuement rampant, très
feuilles coriaces et courbées vers l’extérieur en une pointe ramifiée, portant de nombreuses tiges dressées, dont certaines sont
piquante (CHEHMA, 2006). stériles à feuilles nettement disposées sur deux rangs, les autres
Usage: fertiles hautes de 10 à 30 cm (CHEHMA, 2006).
* Fourragère: Très appréciée par les dromadaires. Usage:
* Fourragère: Plante brouté par les animaux d’élevages.

Echium humile Emex spinosa


Nom vernaculaire: Wacham Nom vernaculaire: Homayde
Famille: Boraginaceae Famille: Polygonaceae
Ecologie: Commun dans le Sahara septentrional et central. Ecologie: ça et là au Sahara central et septentrional.
Plante endémique nord africain. Description: Herbacée annuelle de 15à 20 cm, ramifiée et feuillue
Description: Plante émettant des tiges garnies de fleurs en cymes des la base. Tiges de couleur vert rougeâtre. Feuilles alternes, un peu
qui s’allongent au fur et à mesure de la floraison. Corolles en charnues, de forme presque triangulaire (CHEHMA, 2006).
tubes arqués d’un rouge violace lumineux passant ensuite au bleu Usage:
(CHEHMA, 2006). *Alimentation humaine: Ses feuilles étaient utilisées, dans les
Usage: salades.
* Médicinale: Poudre ou décoction pour la jaunisse et pour les * Fourragère: Très appréciée par les animaux d’élevage.
femmes en maternités.
* Fourragère: Très appréciées par les dromadaires.
*Usage divers: Ses racines sont utilisées pour le maquillage des
femmes.

Erodium glucophyllum Euphorbia guyoniana


Nom vernaculaire: T’myer Nom vernaculaire: Lebina
Famille: Geraniaceae Famille: Euphorbiaceae
Ecologie: Saharo méditerranéenne. Ecologie: Région prédésertique et Sahara septentrional.
Description: Plante herbacée, feuilles à poils courts, longuement Description: Plante vivace (80 cm), feuille souvent absentes sur les
pétiolés et crénelés (OZENDA, 1983). rameaux fleuris (OZENDA, 1983).
Usage: Usage:
*Fourragère: Bon pâturage pour les animaux d’élevage. * Médicinale: Contre les piqûres de scorpion et pour les dermatoses.
* Fourragère: Plante apprécié par les animaux d’élevage.
Annexes

Fagonia glutinosa Halocnemum strobilaceum


Nom vernaculaire: Cherrik Nom vernaculaire: Guerna
Famille: Zygophyllaceae Famille: Amaranthaceae
Ecologie: très commun dans tout le Sahara. Ecologie: Nord du Sahara septentrional et régions présahariennes.
Description: plante pérenne, rampante, rameuse. Les tiges Description: Arbrisseau à tiges rampantes ou redressées (30-100
atteignent 10 à 15 cm de long. Feuilles petites, trifoliolées, cm). En fonction de l’age la couleur vire du vert au rouge
portant des stipules très courtes et peu visibles (CHEHMA, (OZENDA, 1983).
2006). Usage:
Usage: * Fourragère: Plante peu broutée par les dromadaires.
* Fourragère: Plante bien broutée par les dromadaires.

Haloxylon articulatum Helianthemum lippii


Nom vernaculaire: Remth Nom vernaculaire: Reguig
Famille: Amaranthaceae Famille: Cistaceae
Ecologie: / Ecologie: Commun dans tout le Sahara septentrional.
Description: Arbustes à rameaux cylindriques, souvent articulés, Description: Arbrisseau de 30 à 40 cm, fleurs jaunes sessiles
sans feuilles distinctes, assez proches des Anabasis (UNESCO, à cinq pétales en grappes peu fournies et porte de longs poils
1960). blancs sur le dos (OZENDA, 1983).
Usage: Usage:
* Médicinale : Les rameaux, feuilles et les fleurs sont utilisés * Fourragère: Très appréciée par les dromadaires et les chèvres.
pour les indigestions, les piqûres de scorpion et des dermatoses. * Bois: Les tiges étaient utilisées comme un bois de feu.
* Fourragère: Plante broutée par les herbivores.

Ifloga spicata Juncus rigidus


Nom vernaculaire: Zouadet lekhrouf Nom vernaculaire: Semmar
Famille: Asteraceae Famille: Juncaceae
Ecologie: Commune dans tout le Sahara Ecologie: Fréquent dans tout le Sahara. Cosmopolite.
Description: Herbacée annuelle de petit de 5 à 15 cm de haut. Description: Plante vivace dépasser 1mètre de hauteur. Tiges nues
Elles forment des touffes de couleur vert grisâtre dûe aux poils terminées par une pointe raide qui surmonte l’inflorescence. Feuilles
qui la recouvrent. Tiges centrales dressées émettant des leur base raides dures et terminées en pointes (CHEHMA, 2006).
des rameaux couchés puis redressés, entourés de nombreuses Linflorescence d'un vert pâle lâche (OZENDA, 1983).
petites (CHEHMA, 2006). Usage:
Usage: * Médicinale: Contre les maux des reins et encore diurétiques.
* Fourragère: Plante broutée par les dromadaires. * Fourragère: Apprécié par les animaux d’élevage.
*Usage divers: Ses feuilles sont utilisées comme un cordon.
Annexes

Launea glomerata Launea mucronata


Nom vernaculaire: Merare Nom vernaculaire: Adide
Famille: Asteraceae Famille: Asteraceae
Ecologie: Commun dans tout le Sahara septentrional. Ecologie: Commune au Sahara septentrional et central.
Description : Plante annuelle présentant à la base une rosette Description: Plante annuelle, élancée, pouvant atteindre 50 cm de
de feuilles allongées, bien découpées en lobes. Rameau herbacé haut. Tiges très rameuses, feuillées, feuilles glabres à lobes très
disparaissant après la fructification (CHEHMA, 2006). étroits, capitules nettement pédonculés. Fleurs de couleur jaune vif.
Usage: Bractée externe de l’involucre appliquée (CHEHMA, 2006).
* Fourragère: Plante appréciée par les dromadaires et les chèvres. Usage:
* Fourragère: Appréciée par les dromadaires et les chèvres.

Limoniastrum guyonianum Malcomia aegyptiaca diffusa


Nom vernaculaire: Zeïta Nom vernaculaire: lehma
Famille: Plombaginaceae Famille: Brassicaceae
Ecologie: Commun dans tous le Sahara septentrional algérien Ecologie: Rencontré ça et là dans le Sahara septentrional.
et tunisien ; plus rare au Sahara occidental et central. Description: Plante vivace pouvant atteindre 50 cm de haut, très
Description: Arbuste buissons d’environ 1 m, grisâtre, tiges très ramifiée, de couleur verte sombre, tiges couchées puis redressées
rameuses; feuilles entières, allongées, étroites et épaisses (CHEHMA, 2006).
(OZENDA, 1983). Usage:
Usage: * Fourragère: Excellent pâturage pour les dromadaires.
* Médicinale: En inhalation contre la rhume et la grippe.
* Fourragère: C’est un excellent pâturage pour les dromadaires.
* Bois: Les tiges étaient utilisées comme un bois de feu.

Malva eagyptiaca Megastoma pusillum


Nom vernaculaire: Khobïze Nom vernaculaire: Kbaitha
Famille: Malvaceae Famille: Boraginaceae
Ecologie: Cà et là, dans le Sahara septentrional et central. Ecologie: Assez commune dans tout le Sahara
Description : plante herbacée rameuse à longues tiges droites septentrional et central. Plante endémique saharienne.
ou étalée sur le sol, de 20 à 30 cm de long (CHEHMA, 2006). Description: Plante annuelle de 5à 10 cm de long très rameuse,
Usage: grisâtre et entièrement couverte de soies appliquées.
*Médicinale : En cataplasme, les feuilles sont employées pour Tige rougeâtre (CHEHMA, 2006).
le rhumatisme. Usage:
*Fourragère: Plante broutée par les chèvres et les dromadaires. * Fourragère: Peu broutée par les dromadaires.
Annexes

Moltkia ciliata Neurada procumbens


Nom vernaculaire: Halma Nom vernaculaire: Saadane.
Famille: Boraginaceae Famille: Rosaceae
Ecologie: Plante Saharo-arabique, commune dans tout le sahara. Ecologie: Espèce saharo-arabique.
Description: Arbrisseau vivaces, très ramifié dès la base, de Description: Plante couchée à feuilles laineuses, ovales dentées;
couleur vert argentée; ligneux à la base, fleurs en cymes courtes petites fleurs blanches (OZENDA, 1983).
et denses arquées (OZENDA, 1983). Usage:
Usage: * Fourragère: Excellent pâturage pour les dromadaires et les
* Médicinale: Poudre ou décoction pour la jaunisse, la bile, les chèvres.
douleurs du ventre et pour les femmes en maternités.
* Fourragère: Très appréciés par les dromadaires.
*Usage divers: Ses racines sont utilisées pour le maquillage des
femmes des nomades.

Oudneya africana Panicum turgidum


Nom vernaculaire: Hanet l’ibel Nom vernaculaire: Bourekba
Famille: Brassicaceae Famille: poaceae
Ecologie: Sahara septentrional. Ecologie: Commun au Sahara central et occidental, remonte dans le
Description: Buisson rameaux à feuilles entières en spatule, un Sahara septentrional.
peu charnues, fruits cylindriques étroites (12–20 graines insérées Description: Herbacée vivace se présentant en grosses touffes
en rangs) (OZENDA, 1983). buissonnantes vert jaunâtre, dépassant 1 mètre de haut. Tiges se
Usage: ramifiant à partir de gros nœuds où se développent des feuilles
* Médicinale: Compresse, pour les traitements des maux glauques (CHEHMA, 2006).
d’oreilles. Usage:
* Fourragère: Très appréciée par les dromadaires. * Médicinale: En poudre comme vulnéraire, et en macération pour le
rhumatisme.
* Fourragère: Excellent pâturage pour tous les animaux d’élevage.

Parronychia argentea Phalarus minor


Nom vernaculaire: Fetat el hajar Nom vernaculaire: Nmas
Famille: Caryophyllaceae Famille: poaceae
Ecologie: / Ecologie: /
Description: vivace, herbacée, feuilles lancéolées vertes ou Description: plante cespiteuse, tige grêle et dressée. Feuille
rougeâtres. Bractées blanches fleurs miniscules a peines visibles supérieure dont la gaine est renflée et distante du bas de
(Ré[Link]éc.02). l’inflorescence (Ré[Link]éc.03).
Usage: Usage:
* Médicinale: Sa partie aérienne en macération, en décoction ou * Fourragère: Brouté par l’ensemble des animaux d’élevage.
en infusion, pour les maux des riens, et les biles.
* Fourragère: Très appréciée par les animaux d’élevage.
Annexes

Phragmites communis Plantago ciliata


Nom vernaculaire: Guesab Nom vernaculaire: Lalma.
Famille : Poaceae Famille: Plantaginaceae
Ecologie: Un peu partout dans le Sahara septentrional, Ecologie: Sahara septentrional et centrale.
occidental et central, Cosmopolite. Description : Plantes très polymorphe, tiges très courtes,
Description: Plante pérenne à rhizomes rampant, inflorescence feuilles allongées à nervures parallèles. Les fleurs blanches
brune jaunâtre (OZENDA, 1983). ou jaunâtres (OZENDA, 1983).
Usage: Usage:
∗ Fourragère: C’est un bon pâturage pour les animaux d’élevage. * Médicinale: Pommade comme hémostatique, et poudre pour la
∗Usage divers: Les longues cannes (tiges) sont taillées et constipation. Infusion contre la refroidissement et les maux des reins.
assemblées pour leur utilisation comme abris du soleil. * Fourragère: Appréciées par les dromadaires et les chèvres.

Pteranthus dichotomus Reseda villosa


Nom vernaculaire : Derest l’aajouza Nom vernaculaire: Baabous lekhrouf
Famille: Caryophyllaceae Famille: Resedaceae
Ecologie: ça et là dans tout le Sahara. Ecologie: Commun dans tout le Sahara.
Description: plante annuelle à tiges couchées de 10 à 30 cm de Description: Plante vivace, de grande taille, dépassant 1métre de
long de couleur vert pâle (CHEHMA, 2006). haut, velue, couverte de longs poils laineux. Tiges hautes, très
Usage: ramifiées et droites (CHEHMA, 2006).
* Médicinale : Décoction ou infusion pour les traitements Usage:
de refroidissement. * Médicinale: Compresse ou en cataplasme, pour les traitements des
* Fourragère: Broutée par les dromadaires. douleurs molaires et dentaires.
* Fourragère: Il est brouté par les chèvres.

Retama retam Salsola baryosma


Nom vernaculaire: Retem. Nom vernaculaire: Djell
Famille: Fabaceae Famille:Amaranthaceae
Ecologie: Bassin méditerranéen et Sahara. Ecologie: Peu présente dans le Sahara occidental, central et
Description: Arbrisseau s’adaptant aux sols compacts et méridional.
légers (OZENDA, 1983). Description : Arbrisseau vivace, en touffes buissonnantes,
Usage: à odeur fétide de couleur vert clair, tiges très ramifiées pouvant
*Médicinale : Infusion, poudre ou pommade, pour le traitement atteindre 50 à 60 cm de haut (CHEHMA, 2006).
des rhumatismes, les piqûres de scorpion, contre les maux de Usage:
ventre et les dermatoses. * Fourragère: Plante très peu consommée par les herbivores.
* Fourragère: Elle est peu broutée par les dromadaires. * Bois: Ses tiges sont utilisées comme une source de bois.
* Bois: Les tiges étaient utilisées comme un bois de feu.
Annexes

Salsola tetragona Sonchus maritimus


Nom vernaculaire:Belbel Nom vernaculaire: Reghime
Famille: Amaranthaceae Famille: Asteraceae
Ecologie: Assez répandu dans tout le Sahara.
Description: Petit buisson vivace de petite taille. Tiges très Ecologie: /
ramifiées, dressées, rameaux à quatre angles bien Description: C'est une plante vivace, cosmopolite, caractérisé par
marqué[Link] coriaces, écailleuses, grisâtres, portant des poils rampante et longue tiges dresses simple ou peu rameuse (30 à 60 cm)
court (CHEHMA, 2006). feuilles alternes, fleur à capitules peu nombreuse (3 à 10 fleurs)
Usage: (OZENDA 1983, GUEDIRI, 2007).
* Fourragère: Très appréciée par les dromadaires.
* Bois: Ses tiges sont utilisées comme une source de bois. Usage :
*Usage divers : Il cuite la partie aérienne pour utilisé le cendre *Alimentation humaine: Consommé cru par la population nomade.
comme un chique.
* Fourragère: Très appréciée par les animaux d’élevage.

Stipagrostis obtusa Stipagrostis plumosa


Nom vernaculaire: Seliane Nom vernaculaire: N’sie.
Famille: Poaceae Famille : Poaceae
Ecologie: commune dans tous le Sahara. Ecologie: Commune dans tous le Sahara.
Description: Petite touffe très serrée ne dépassant pas 30 cm de Description: Plante en touffes, feuilles courtes, étroites,
haut. Tiges raides. Feuilles courtes, raides et recourbées, parfois inflorescences en épillets verdâtres (OZENDA, 1983).
velues ciliées sur leurs bords (OZENDA, 1983). Usage:
Usage: * Fourragère: Excellent pâturage pour les animaux d’élevage.
* Fourragère: C’est un très bon pâturage pour les animaux
d’élevage.

Stipagrostis pungens Traganum nudatum


Nom vernaculaire: Drinn. Nom vernaculaire: Damrane
Famille: Poaceae. Famille: Amaranthaceae
Ecologie: commune dans tous le Sahara. Saharo-sindienne. Ecologie: Espèce saharo-arabique.
Description: Plante vivace robuste à rhizome long, atteignant Description: Arbuste de port ressemblant à une Cornulaca,
1 m (OZENDA, 1983). mais à feuilles plus petites et charnues (OZENDA, 1983).
Usage: Usage:
* Médicinale : Les fleurs et les feuilles, utilisées en macération * Médicinale : Poudre, cataplasme, décoction, ou de pommade,
ou en décoction pour soigner les indigestions et les maux pour le traitement des rhumatismes et soulager les douleurs.
d’estomac. * Fourragère: Est très apprécié par les dromadaires.
* Fourragère: Plante vivace broutée par les dromadaires, et les * Bois: Les tiges étaient utilisées comme un bois de feu.
autres animaux d’élevages.
Annexes

Tamarix articulata Tamarix gallica


Nom vernaculaire: Ethel. Nom vernaculaire: Tarfa
Famille: Tamaricaceae. Famille: Tamaricaceae
Ecologie: Très commune dans tous le Sahara. Ecologie: très commun dans tout le Sahara.
Description: Arbre ou arbuste à tige ramifiée de 15m, feuilles Description: Arbre ou arbuste atteignant 1 à 10 mètres de haut.
écailleuses (OZENDA, 1983). Il à les mêmes caractéristiques générales que le premier, sauf que les
Usage: exsudats par les stomates sont beaucoup plus importants, donnant à
* Fourragère: Il est très peu brouté par les dromadaires. la plante un aspect jaunâtre (CHEHMA, 2006).
* Bois: L’Ethel fournit du bon bois de feu. Usage:
* Médicinale: Poudre, pour la jaunisse.
* Fourragère: Elle est broutée par les dromadaires.
* Bois: Elle fournit du bon bois de feu.

Zygophyllum album Non identifier


Nom vernaculaire: Agga Nom vernaculaire:
Famille: Zygophyllaceae Famille:
Ecologie: Commun dans tout le Sahara septentrional. Ecologie:
Description: Sous–arbrisseaux vivaces, très rameuse, feuilles Description :
petites succulentes (OZENDA, 1983). Usage:
Usage:
* Médicinale : Décoction, poudre ou en pommade et comme
un cataplasme pour soigner les maux d’estomac, rhumatisme.
En bains d’herbes pour les dermatoses.
* Fourragère: Plante bien broutée par les dromadaires.

Non identifier Non identifier


Nom vernaculaire: Nom vernaculaire:
Famille: Famille:
Ecologie: Ecologie:
Description : Description :
Usage: Usage:
Annexes

Non identifier Non identifier


Nom vernaculaire: Nom vernaculaire:
Famille: Famille:
Ecologie: Ecologie:
Description : Description :
Usage: Usage:
Annexes
Annexes 3: Les différentes stations d’études: station1, station2, station 3, station4.

Station 01

Station 02

Station 03

Station 04
Annexes

Annexes 4: Les nomades et leur mode de vie dans la région de Touggourt


Table des matières
Introduction 2
CHAPITRE I: Généralités
1.1.- Flore spontanée 5
1.1.1.- Flore du Sahara 5
1.1.2.-Adaptation des végétaux sahariens 5

1.1.3.- Végétation de Sahara Septentrional 6

1.1.4.- Utilisation des plantes spontanées 6

[Link].- Plantes alimentaires 7


[Link].- Plantes fourragères 7
[Link].- Plantes médicinales 7
[Link].- Bois 7
[Link].- Usages divers 8
1.1.5.- Méthodes d'étude de la végétation 8
[Link].- Reconnaissance préliminaire de la végétation 8
[Link].1.- Documentation cartographique 8
[Link].2.- Photo aérienne 9
[Link].3.- Expérience des observateurs 9
[Link].3.1.- Observations brutes 9
[Link].3.2.-Observations élaborées 9
[Link].- Analyse des relevés 9
[Link].1.- Relevé des conditions stationnelles 9
[Link].2.- Relevé floristique et choix des emplacements 9
[Link].-Méthodes d'échantillonnage 9
[Link].1.- Echantillonnage subjectif 10
[Link].2.- Echantillonnage au hasard ou aléatoire 10
[Link].3.-Echantillonnage systématique 10
1.2.-Population nomade 10

1.2.1.-Nomade 10
1.2.2.-La vie du nomade 11
1.2.3.-Nomadisme 11
1.2.4.-Classification des nomades 12

1.2.5.-Nomadisme en régions arides 12

Chapitre II- Méthodologie de travail


2.1.-Cadre générale de la zone d'étude 14

2.1.1.-Présentation de la région d’étude 14

2.1.2.-Situation géographique 14

2.1.3.- Etudes climatiques 16

[Link].-Paramètres climatiques 16
[Link].1-Pluviosité de la région de Touggourt 17
[Link].2- Température de la région de Touggourt 17
[Link].2.1- Variation mensuelle des températures maximale 17
[Link].2.2- Variation mensuelle des températures minimale 17
[Link].3- Humidité relative de la région de Touggourt 18
[Link].4- Évaporation de la région de Touggourt 18
[Link].5- Vents de la région de Touggourt 18
[Link].6- Insolation de la région de Touggourt 18
[Link]- Synthèse climatique 19
[Link].1- Diagramme ombrothérmique de BAGNOUL et GAUSSEN 19
[Link].2- Climagramme d'Emberger 19
2.1.4.- Hydrogéologie 20
2.1.5.-Pédologie 21

2.1.6.-Flore de la région d'étude 21

2.1.7.-Faune de la région d'étude 22

2.2.-Matériels et méthodes 22
2.2.1- Matériels d'étude 22
2.2.2-Méthode d'étude 22

[Link].- Pré enquête 23


[Link].- choix des stations 23
[Link].- Échantillonnage 23
[Link].- Période d'échantillonnage 23
[Link].- Constitution de l'herbier 24
[Link].- Enquête 25
CHAPITRE III: RESULTATS ET DISCUSSIONS
3.1.- Résultats et discussions d’inventaire 27
3.1.1.-Inventaire de la flore spontanée de la région d’étude 27
3.1.2.- Inventaire de la flore spontanée des stations d’étude 31

3.2. - Résultats et discussions d’enquêtes 34


3.2.1. - Les plantes spontanées médicinales recensées 34

[Link]. - Parties utilisées par plante 36


[Link]. - Pathologies traités 37
[Link]. - Modes de préparations 38
3.2.2. - Les principales plantes fourragères 39

[Link]. - Parties broutées des plantes 39


[Link]. - Les principales espèces appréciées par le dromadaire 40
3.2.3. - Les principales plantes alimentaires 41

[Link]. - Parties utilisées de la plante et leurs modes de consommation 42


3.2.4. - Les plantes spontanées utilisées comme bois 42

3.2.5. - Les plantes spontanées à usage divers 43

Conclusion 45

Références Bibliographiques 48

Annexes 55
Contribution à l’inventaire de flore spantanée et leur utilisation par la population nomade dans la region de Touggourt.

RESUME
L’étude de la végétation à travers 04 stations dans la région de Touggourt, a fait ressortir une richesse floristique de 49 espèces
appartenant à 22 familles, divisées en 25 vivaces et 24 éphémères. La répartition de ces espèces reste hétérogène d’une station à un autre et d’un
biotope à un autre.
L’enquête auprès de la population nomade de la région d’étude, qui à portè sur, la connaissance et l’usage des plantes spontanées, nous
a permis d’inventorie 49 espèces dont 22 espèces spontanées sont utilisées pour traiter plusieurs maladies comme (Ammodaucus leucotricus,
Plantage ciliata). Toutes les espèces recensées dans la région sont considérées comme une source fourragère dont 29 espèces sont appréciées par
le dromadaire (Oudneya africana, Anabasis articulata). Nous n’avons enregistré que 6 espèces sont utilisées pour l’alimentation humaine telle
que (Atriplex halimus), 10 espèces sont utilisées comme une source de bois comme (Tamarix articulata) et 5 espèces pour usage divers dans leur
vie quotidienne (Phragmites communis).
Mots clés:
Inventaire, flore spontanée, population nomade, usage, Touggourt.

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Contribution to the inventory of the spontaneous flora and their use by the nomadic population in the region Touggourt.

Abstract

The study of vegetation through 04 stations in the region Touggourt, revealed a wealth of flora 49espèces belonging to 22 families,
divided into 25 perennial and 24 ephemeral. The distribution of these species is varied from one station to another and from one habitat to
another.
The survey of the nomadic population of the studied area, which covers the knowledge and use of wild plants. helped us to identify 49 species
in 22 native species are used to treat several diseases (Ammodaucus leucotricus, Plantago ciliata).
All species recorded in the region are considered as a source forage of which 29 species are appreciated by the dromedary as (Oudneya
africana, Anabasis articulata). We recorded 6 species that are used for human consumption as (Atriplex halimus), 10 species are used as a source
of wood as (Tamarix articulata) and 5 different species for various use in their daily lives (Phragmites communis).

Key words:

Invenory, spontaneous vegetation, nomadic population, use, Touggourt.

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