Séquence 5 TP1
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Analyse de la chaine d’information
TP : Hybridation d’un véhicule
Objectif
L’objectif de ce TP est de mettre en place une structure de convertisseur DC/DC permettant d’adap-
ter la tension de la batterie comprise entre 150 V et 260 V à celle de la machine électrique MG6 de
500 V.
1 Présentation
Les véhicules hybrides (exemple dans la Figure 1) combinent plusieurs sources d’énergie dont
souvent l’une est thermique et l’autre électrique. Ce type de motorisation permet de profiter des
avantages de chaque type de sources en minimisant leurs inconvénients. Un calculateur sélectionne le
meilleur mode opératoire en fonction de n’importe quelle situation. Il opte pour la propulsion électrique
seule (moteur thermique arrêté) lorsque cela est possible ou pour une répartition entre propulsion
électrique et thermique lorsque cela est nécessaire. La batterie se recharge automatiquement grâce
au moteur essence, mais aussi lors des décélérations ou du freinage.
La chaîne d’énergie est représentée ci-dessous, Figure 2. Un moteur thermique MT1 fournit sa
puissance aux roues ainsi qu’à une machine électrique MG5 (fonctionnant en génératrice uniquement)
par l’intermédiaire d’un train épicycloïdal 2. La machine MG5, permet de recharger les batteries BAT8.
Ces batteries peuvent alimenter une machine électrique MG6 en mode hybridation, ou être rechargées
lors des phases de freinage. Enfin, la puissance mécanique est fournie aux roues 4 par l’intermédiaire
d’un réducteur+différentiel 3. La Figure 3 propose le diagramme d’exigences partiel.
Figure 1 – Exemple de véhicule hybride
2 Présentation du convertisseur
Une solution consiste à interposer un convertisseur DC/DC entre la batterie BT8 et les machines
électriques MG5 et MG6.
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Figure 2 – Chaîne simplifiée de la transmission de puissance
Figure 3 – Diagramme d’exigences partiel
Question 2-1 Mettez en évidence l’intérêt de la présence du convertisseur DC/DC ? Quelles
doivent être ses propriétés nécessaires de réversibilité ?
On adopte la structure suivante pour le convertisseur DC/DC, proposée dans la Figure 4.
is
K1
D1 VK1
UL
ib
U1
K2
U0 UC D2 VK2
Figure 4 – Structure du convertisseur DC/DC
Les interrupteurs K1 et K2 sont des IGBT (Insulated Gate Bipolar Transistor), dont les caracté-
ristiques sont données Figure 5, choisis dans une famille où VD = 1,5 V et VF = 1,8 V.
La période du signal de commande des interrupteurs K1 et K2 est Th = 50 µs. L’interrupteur K1
est commandé à la fermeture de l’instant t = 0 s à l’instant t = αTh , puis à l’ouverture de l’instant
t = αTh à l’instant t = Th . La commande de l’interrupteur K2 est complémentaire de la commande
de l’interrupteur K1 . La tension U1 est une tension continue constante de 500 V. La tension U0 est
la tension continue mesurée aux bornes de la batterie. Cette tension U0 dépend de la température de
la batterie, de la quantité d’électricité qui y est stockée et de la valeur moyenne du courant ib . On
donne 150 V < U0 < 260 V. On adopte l’hypothèse de la conduction continue. De plus pendant une
période de hachage, le courant ib est soit strictement positif, soit strictement négatif.
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iK iD iK
iD
K (a)
VK′ VK D
(b)
VD VK VF VK′
(a) IGBT et diode en parallèle (b) Caractéristique des (c) Caractéristique
diodes des IGBT : (a) fer-
meture - (b) ouver-
ture
Figure 5 – Caractéristiques des diodes et des IGBT
3 Choix des interrupteurs : Détermination des contraintes en
tension
Question 3-1 Pour 0 ≤ t ≤ αTh donner les expressions des grandeurs UC (t), VK1 (t), VK2 (t) et
UL (t) en fonction de U1 , U0 , VD et VF .
Question 3-2 Pour αTh ≤ t ≤ Th donner les expressions des grandeurs UC (t), VK 1 (t), VK2 (t) et
UL (t) en fonction de U1 , U0 , VD et VF .
Question 3-3 Déterminer l’expression de < UC> en fonction de α, U1 , VD et VF .
Question 3-4 Déterminer l’expression de < UC> en fonction de U0 . Exprimer alors α en fonction
de U0 , U1 , VD et VF .
Question 3-5 Donner la plage de variation du rapport cyclique α.
Question 3-6 Compte tenu des réponses précédentes, indiquer les valeurs numériques maximales
des tensions qui participent au choix des composants K1 , D1 , K2 et D2 .
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4 Dimensionnement de la bobine de lissage L
Pour cette partie et les suivantes, on néglige les chutes de tension VD et VF , si bien que, quelle
que soit la valeur de is , on a la relation U0 = αU1 . À t = 0 s, ib = Ib0 .
Question 4-1 Pour 0 ≤ t ≤ αTh établir l’expression de ib (t) en fonction de U1 , α, Ib0 et L.
Question 4-2 Établir l’expression de l’ondulation ∆Ib = (ib )maxi − (ib )mini en fonction de U1 , α,
Th et L.
Question 4-3 Montrer que l’ondulation ∆Ib est maximale pour une certaine valeur de α, notée
α1 . Déterminer la valeur de α1 et établir l’expression de ∆Ib (α1 ).
La durée de vie et la quantité d’électricité que l’on peut stocker dans les batteries de type NiMH
dépendent beaucoup de la valeur de l’ondulation du courant ib . Afin d’obtenir une durée de vie de la
batterie d’environ 150 000 km, on souhaite limiter l’ondulation de ce courant à 2 A maximum, quel
que soit le mode de fonctionnement de la batterie.
Question 4-4 Calculer la valeur minimale de l’inductance L de la bobine de lissage.
5 Modélisation sur PSIM du convertisseur
On considère dans cette section, l’étude avec ib > 0 seulement !
Question 5-1 Rappeler quel est le type de fonctionnement du convertisseur lorsque ib > 0.
Ouvrir le fichier « Modele_ib_positif_ondulation.psimsch ».
△
! Vous ne modifierez pas les paramètres de l’Horloge (Simulation Control)
Question 5-2 Expliquer le rôle de chaque composant présent sur le modèle.
Question 5-3 Comment faire varier le rapport cyclique du convertisseur ? Comment s’assurer que
les commandes de K1 et K2 sont complémentaires ?
Question 5-4 Vérifier que 150 V < U0 < 260 V lorsque α est dans la plage de valeur trouvée à
la Question 3-5.
Question 5-5 Pour 0 ≤ t ≤ Th , relever les courbes de iD1 (t), iK1 (t), iK2 (t), iD2 (t), ib et is (t)
pour α = 0,45.
Question 5-6 Même question pour VK1 , VK2 , UC et UL .
Question 5-7 Dans le cas où ib > 0, rappeler pourquoi on peut simplifier le modèle en enlevant
le transistor K2 et la diode D1 .
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Question 5-8 Montrer, par plusieurs simulations, que l’ondulation du courant ib est, en effet,
maximale pour α = α1 . Les désactiver ensuite sur le modèle.
Question 5-9 Vérifier que, pour α = α1 et l’inductance L trouvée à la Question 4-4, l’ondulation
en courant ∆Ib est bien inférieure à 2 A.
Question 5-10 Quel autre paramètre peut-on modifier pour diminuer l’ondulation en courant ?
Quel est l’avantage/l’inconvénient de procéder ainsi ? Modifier le modèle pour di-
minuer l’ondulation par deux sans modifier l’inductance L.
6 Choix des interrupteurs (encore PSIM)
6.1 Détermination des contraintes en courant
On néglige maintenant l’ondulation du courant ib (t). D’où ib = Ib avec −200 A ≤ Ib ≤ 80 A.
Question 6-1 Ouvrir maintenant le modèle « Modele_ib_constant.psimsch ». Le modifier pour
avoir l’inductance L déterminée à la Question 4-4 et un rapport cyclique α = 0,45.
Question 6-2 Par quoi a été remplacée la résistance sur ce nouveau modèle ? Comment imposer
une valeur de courant Ib ?
Question 6-3 Pour 0 ≤ t ≤ Th , tracer iD1 (t), iK1 (t), iK2 (t), iD2 (t) et is (t) pour α = 0,45.
L’orientation des courants est indiquée Figure 4. Vous envisagerez les cas Ib = 80 A
puis Ib = −200 A.
Question 6-4 À partir de la réponse à la Question 6-3, déterminer les valeurs efficaces et
moyennes des courants iD1 (t), iK1 (t), iK2 (t), iD2 (t) et is (t) en fonction de α et de
Ib . Vérifier ces formules avec PSIM.
Question 6-5 Compte tenu des réponses aux Question 3-5 et Question 3-6, indiquer et vérifier
les valeurs numériques maximales des courants moyens qui participent au choix des
composants K1 , D1 , K2 et D2 .
6.2 Détermination des références
Le constructeur de composants MITSUBISHI a développé des modules IGBT qui regroupent dans
un même boîtier les composants K1 , D1 , K2 , D2 . Un exemple est présenté dans la Figure 6.
Les caractéristiques principales des modules sont :
— VCES : Tension collecteur-émetteur maximale.
— IC : courant collecteur moyen maximal pour l’IGBT.
— IE : courant direct moyen pour la diode.
— ICM : courant crête maximal pour l’IGBT.
— IEM : courant crête maximal pour la diode.
Le Tableau 1 présente différents modules en fonction de VCES et IC
Pour tous les modules du tableau, IE = IC et IEM = ICM = 2IC .
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Figure 6 – Module IGBT Mitsibishi
VCES \ IC 100 A 150 A 200 A 300 A 400 A
600 V CM100-DY12NF CM150-DY12NF CM200-DY12NF CM300-DY12NF CM400-DY12NF
1200 V CM100-DY24NF CM150-DY24NF CM200-DY24NF CM300-DY24NF CM400-DY24NF
Tableau 1 – Choix du module en fonction de VCES et IC
Question 6-6 En prenant un coefficient de sécurité de 1,1 sur les tensions et de 1,2 sur les
courants, choisir le module qui convient à l’application étudiée.
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