INSTITUT NATIONAL REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE
SUPERIEUR DE Union-Discipline-Travail
FORMATION SOCIALE -------------------------------------
SOUS-DIRECTION DE
LA FORMATION DES ASSISTANTS
SOCIAUX ET DES EDUCATEURS
PRESCOLAIRES
-------------------------------------
ECOLE DES ASSISTANTS SOCIAUX
-----------------------
CYCLE DES ASSISTANTS
SOCIAUX
-----------------------
PROMOTION
2024-2026
RAPPORT DE STAGE DE 1ère ANNEE
STAGE EFFECTUE
AU COMPLEXE SOCIO-EDUCATIF
DE YOPOUGON PORT-BOUET 2
Du 09 septembre au 14 novembre 2024
Présenté par : Tuteur de stage :
TANOH SONIA CHRISTELLE Mme SEMON PATRICIA
Conseiller :
M. ATSE N’CHO GUY CYPRIEN
Septembre 2024
INSTITUT NATIONAL REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE
SUPERIEUR DE Union-Discipline-Travail
FORMATION SOCIALE -------------------------------------
SOUS-DIRECTION DE
LA FORMATION DES ASSISTANTS
SOCIAUX ET DES EDUCATEURS
PRESCOLAIRES
-------------------------------------
ECOLE DES ASSISTANTS SOCIAUX
-----------------------
CYCLE DES ASSISTANTS
SOCIAUX
-----------------------
PROMOTION
2024-2026
RAPPORT DE STAGE DE 1ère ANNEE
STAGE EFFECTUE
AU COMPLEXE SOCIO-EDUCATIF
DE YOPOUGON PORT-BOUET 2
Du 09 septembre au 14 novembre 2024
Présenté par : Tuteur de stage :
TANOH SONIA CHRISTELLE Mme SEMON PATRICIA
Conseiller :
M. ATSE N’CHO GUY CYPRIEN
Septembre 2024
34
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS ……………………………………………………….III
INTRODUCTION
I. ETUDE DU MILIEU GENERAL………………………………..2
II. ETUDE DU MILIEU INSTITUTIONNEL ET DU MILIEU
SPECIFIQUE…………………………………………………….11
III. ACTIVITES DU STAGIAIRE…………………………………..16
IV. DIFFICULTEES RENCONTREES, SATISFACTIONS,
SUGGESTIONS…………………………………………………19
CONCLUSION……………………………………………………...……..31
ANNEXES………………………………………………………………….32
34
REMERCIEMENTS
Mes pensées vont à l’endroit de Dieu mon créateur et mon protecteur,
merci à lui pour ses bienfaits.
Je remercie tout le corps enseignant de l’Institut National Supérieur de
Formation Sociale pour la qualité de l’enseignement dispensé.
Ma reconnaissance va l’endroit de :
Monsieur Yapi Atome François, Inspecteur d’Education
Spécialisée et Directeur du Complexe Socio-éducatif Yop Port
Bouet II (CSE)
Madame Doukoué Carole, Assistante Sociale et responsable du
service suivi et évaluation
Mme Semon Patricia, Assistante Sociale et Responsable du
service de l’animation sociale (AS), ma tutrice de stage
Mme Béké Sonia, Assistante Sociale et responsable du service
protection familiale (PF)
Mme Gnoleba Clotilde, Assistante Sociale et Responsable du
service protection familiale (PF)
Tout le personnel du complexe Socio-éducatif de Yop Port Bouet
II
A mes collègues stagiaires
Que Dieu bénisse toutes ces personnes qui m’ont apporté leur aide de
la manière qu’ils pouvaient de près ou de loin.
34
INTRODUCTION
L’Institut National Supérieur de Formation Sociale (INSFS) est un
établissement public à caractère administratif situé à Cocody avec à
sa tête M. Mamadou Traoré directeur de l’Institut. L’INSFS a pour but
d’assurer la formation initiale et continue des travailleurs sociaux et
des cadres des affaires sociales. Il comporte en son sein trois écoles
de formation : L’Ecole des Assistants sociaux, L’Ecole des Educateurs
Spécialisés, L’Ecole des Educateurs Préscolaires. La formation dans
ces différentes écoles, à chaque niveau se fait en deux phases : la
phase théorique et la phase pratique ou le stage. La phase théorique
consiste à dispenser les cours magistraux aux étudiants au sein de
l’établissement. Le stage consiste à affecter les étudiants dans des
structures ou institutions publiques ou privées. Dans cette optique,
après six mois de cours magistraux, les étudiants de la première
année du cycle des Assistants Sociaux sont mis en stage. Ce stage
vise à permettre aux étudiants Assistants Sociaux de se familiariser
avec leur futur milieu de pratique et d’être en interaction avec des
personnes en contexte d’intervention. Ainsi nous avons été mis à la
disposition du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant
(MFFE) dans le cadre de notre stage de première année plus
précisément au Complexe Socio-éducatif de Yopougon Port-Bouet II
(CSE) du 09 Septembre au 14 Novembre 2024. Eu égard aux objectifs
de notre stage, notre rapport se subdivisera en quatre parties :la
première partie abordera l’étude du milieu général, la seconde partie
portera sur l’étude milieu institutionnel et du milieu spécifique, la
troisième partie sur l’activité du stagiaire enfin la quatrième partie
portera sur les difficultés rencontrées, les satisfactions et les
suggestions.
34
I-ETUDE DU MILIEU GENERAL
1- Situation Géographique
Yopougon est l’une des 13 communes du District Autonome d’Abidjan
(DAA). Elle est la plus grande commune non seulement de la capitale
économique ivoirienne, mais aussi du pays. Situé à l’ouest de la
capitale économique, elle s’étend sur une superficie de 153.000
hectares, soit 153 km2, ce qui fait d’elle la commune la plus vaste de
la Cote d’Ivoire. Elle est limitée au Nord par les communes d’Abobo et
d’Anyama ; à l’Est par la commune d’Attécoubé ; à l’Ouest par la
commune de Songon et au Sud par la lagune Ebrié qui la sépare de
la commune de Port Bouet.
2- Historique
L’histoire de Yopougon selon les autorités coutumières remonte aux
temps des guerres tribales qui opposaient divers grands groupe
« Tchaman » communément appelé Ebrié. Ce sont entre autres les
« Songon », les « Akoué » et les « Bidjan ». Suite à un conflit, les
« Inségonin », une des composantes des « Bidjan », se sentant lésés
s’exilèrent dans les champs de Yopou. Cet endroit deviendra plus tard
« Yopougon », qui signifie littéralement en « Tchaman » : champs de
Yopou. Dans les décennies qui ont suivi l'établissement d'Abidjan en
tant que capitale, des zones d'habitation anarchiques s'établissent sur
ce qui est alors appelé « plateau du Banco » ; elles seront rasées par
la suite pour faire place au projet d'urbanisation formelle.
À partir de la fin des années 1960, des projets urbanistiques planifient
une extension de la ville d'Abidjan à l'ouest du Plateau, traversée par
34
l'autoroute et organisée comme une « ville nouvelle », entre la zone
industrielle (inaugurée en 1972) et l'extension du port d'Abidjan
(toujours en projet).
Dans l'esprit des planificateurs, il s'agissait d'une périphérie encadrée,
à la fois sur le modèle de la banlieue résidentielle que sur le modèle
de la « ville nouvelle » alors à la mode notamment en France, devant
accueillir une certaine classe moyenne tout en comptant de nombreux
logements sociaux pour des populations plus modestes. Le plan
comprend une série de différents quartiers structurés dotés chacun de
leur propre centre.
Un des objectifs de Yopougon était de remédier aux déséquilibres
d'Abidjan en tant que ville où la plupart des emplois industriels et de
service étaient concentrés dans le sud de la ville (Vridi, Treichville,
Port-Bouët), alors que la classe ouvrière et l'extension générale de
l'habitat se faisait au nord (Adjamé, Abobo, Cocody et ses extensions
de Riviera, Angré, Palmeraie). Yopougon offrait donc non seulement
des logements pour la population croissante mais aussi un véritable
marché de l'emploi localisé.La zone industrielle de Yopougon marque
par ailleurs un jalon dans l'étape du développement économique de la
Côte d'Ivoire, avec une production (agroalimentaire, habillement,
matériaux de construction, etc.) désormais destinée à un marché local
et régional et non plus aux seules activités d'import/export maritime.
Yopougon était donc bien plus qu'une simple extension périphérique
de la ville, mais considérée en partie comme une entité autonome.
Elle était également destinée à être le lieu par excellence où la classe
moyenne ivoirienne alors naissante allait pouvoir s'épanouir, par
opposition ou complément au Plateau, vitrine internationale verticale,
moderne et métropolitaine.
34
Yopougon a été érigé en commune, conformément à la loi N 80-1180
du 17 Octobre 1980, portant organisation municipale en Côte d’Ivoire.
Elle est composée de 11 villages, 14 quartiers urbanisés et 27
quartiers précaires. Depuis son érection en commune, la municipalité
a vu plusieurs maires se succéder. Le premier magistrat a été
Monsieur Pierre GADIE et l’actuel est Monsieur Adama Bitogo.
3- Démographie
Yopougon a une population hétéroclite constituée d’autochtones et
d’halogènes. Elle représente une cité d’accueil de toutes les
composantes de la sous-région, selon le Recensement Général de la
Population et de l’Habitat (RGPH) réalisé par l’Institut National de
Statistique de Cote d’Ivoire(INSC) en 2021, la population de la
Commune de Yopougon est estimée à 1571065 habitants, dont
795443 hommes soit 51% et 775622 femmes soit 49%. Ce qui fait de
Yopougon, la plus peuplée des communes, non seulement du District
Autonome d’Abidjan, mais aussi de tout le territoire ivoirien.
4- Habitat
Après les années 1970, Yopougon se modernise avec la
construction de nouveaux quartiers ou l’on distingue 4 types
d’habitats : les habitats de haut standing, de moyen standing, de type
communautaire et les habitats précaires. Les uns sont construits par
des entreprises telles que ; la Société Ivoirienne de Construction et de
Gestion Immobilière (SICOGI), devenue l’Agence Nationale de
l’Habitat (ANHA), la Société de Gestion Financière et de l’Habitat et
les autres par des particuliers. Les habitats de hauts standing ou
34
résidentiels sont logés par exemple dans les quartiers Millionnaire,
Mamie Adjoua, Cité Abdoulaye DIALLO, Maroc, Ananeraie et les
résidences lauriers. Les habitats à moyen standing sont pour la
plupart des constructions de l’ANHA et de la SOGEFIHA. Outre les
deux types d’habitats susmentionnés, l’on trouve des habitats de
types communautaires et des habitats à caractères précaires. Ils sont
essentiellement localisés dans les villages « Atchan » de la commune
et dans les bidonvilles existants entre autres ; « SICOBOIS », « Yao-
Sehi », « Wassakara » et « Koweït ». Ces quartiers en plus d’être
populaire sont très précaires et sont construits sur des terrains peu ou
non viabilisés. Ils sont habités par des personnes parfois sans emploi
ou à faible revenus dont la majorité n’arrive pas à toujours subvenir
aux besoins de leurs familles. Par conséquent, les jeunes sont
exposés à des pathologies sociales (vol, prostitution, drogue, abus
sexuel, etc…). Les enfants et les jeunes issus de ces deux types
d’habitats y compris ceux des quartiers ex SICOGI et SOGEFHIA sont
représentatifs de la population cible du Centre Social.
5- Infrastructure
Les infrastructures de la commune sont diverses. Nous avons au
niveau social 05 Structures sociales publiques qui sont :
Le centre social de Niangon Sud
Le Complexe Socio-éducatif de Port Bouet II
Le Centre Social de la cité MACA
La pouponnière de Yopougon Attié
L’Institut de Formation et d’Education Féminine(IFEF)
34
Ces différents établissements ont pour vocation de soulager et
d’améliorer les conditions de vie des populations confrontés à toutes
sortes de difficultés et travaillent en étroite collaboration, avec le Tribunal
de 1ere Instance de Yopougon qui reçoit la majorité de celle-ci. Outre
ces établissements publics la commune dispose de structures sociales à
caractère privée comme l’ONG Dignité et Droits pour les Enfants en
Côte d’Ivoire (DDE-CI), la Fondation Amigo Cote d’Ivoire, le Centre
Zagal. L’ensemble de ces structures travaillent en collaboration directe
avec le Centre Social pour la rééducation et la réinsertion socio
professionnelle des personnes en situation de vulnérabilité.
Sur le plan économique, Yopougon regorge de structures financières
telles que :
Les bureaux des impôts
Les bureaux du Trésor
Certaines succursales de banques comme la BICICI, ECOBANK,
la BNI, la SGBCI, la Banque Atlantique, NSIA Banque, BHCI, BDU,
BSIC, CORIS BANK,
Des micro finances telles que la COOPEC, ADVANS, BAOBAB.
La commune compte également des agences de transfert d’argent
(ORANGE, MTN,MOOV AFRICA, Wave) et des maisons d’assurances
telles que NSIA Assurance, BELIFE Assurance.
Tout en participant au renforcement de l’économie de la commune et du
pays, ces établissements se rapprochent des populations et leur
facilitent la tache en évitant de longues distances pour effectuer leurs
opérations financières.
En plus de ces différentes structures, Yopougon, dans le secteur du
commerce dispose de grandes surfaces commerciales comme
34
COSMOS du groupe CARREFOUR, de supermarchés (SUPECO,
SICOMEX, SOCOFRAIS, CDCI, BON PRIX, KING CASH, CHINA
MALL),de marchés vivriers à l’exemple du marché Gouro et de
restaurants. Ces zones regroupent des entreprises qui aident à réduire
le chômage, non seulement de la commune, mais aussi des autres
contrées en améliorant la qualité de vie des familles et à mieux protéger
contre les risques d’infractions. Une autre installation majeure se
retrouve sur le territoire de la commune : le Centre thermique d’Azito. Le
secteur tertiaire est également en plein essor avec la présence de
beaucoup d’hôtels, et de structures de communication. Nous avons
aussi la présence des bureaux de la SODECI et de la CIE pour servir la
population en eau potable et en électricité.
Le milieu du transport est dominé par la Société des Transport
Abidjanais (SOTRA), les minicars appelés communément « Gbaka », les
taxis communaux et intercommunaux. Des sociétés de transport inter
villes (AVS, UTB, CTE, LABELLE, SKAE, TSR) y ont leurs gares. Celles-
ci relient plusieurs villes du pays et des pays limitrophes, permettant aux
habitants de la commune de se déplacer aisément. L’accès à Yopougon
à partir des autres quartiers d’Abidjan se fait par l’autoroute du Nord, par
la voie de l’Est passant par N’DOTRE et la zone industrielle et par voie
lagunaire (bateaux, bus, pinasses).
Au niveau sanitaire, la commune compte 19 infrastructures publiques,01
Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de niveau III (central) en
réhabilitation ; 01 Hôpital Général (HG) de niveau II (Intermédiaire)
récemment réhabilité ; 08 Formations Sanitaires Urbaines à base
communautaire (FSU-COM) ; 06 Centre de Santé Urbain à base
Communautaire (CSU-COM) et 03 Centre de Santé Ruraux, tous de
niveau I (périphérique). Elle dispose également d’une antenne d’Institut
34
National d’Hygiène Public (INHP), des établissements sanitaires privés
et plusieurs officines de pharmacies. L’on note par ailleurs la présence
significative du centre de recherche biologique de l’Institut Pasteur de
Cote d’Ivoire (IPCI) situé à Songon. Au niveau éducation et formation,
Yopougon compte 669 écoles publiques allant de la maternelle au
secondaire reparties sur 11 Inspections de l’Enseignement Préscolaire et
Primaire (IEPP). La commune de Yopougon est également impliquée
dans la formation qualifiante et professionnelle que dans les formations
spécialisées pour l’encadrement de personnes porteuses de handicap.
Nous pouvons citer entre autre le Centre Multisectoriel MOHAMED VI,
l’Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer (ARSTM),
le Centre Nationale de Recherche Agronomique (CNRA), le lycée
professionnel, le Centre de Formation Technique (CFT), de écoles de
coutures et de coiffures. Yopougon compte également l’Ecole Ivoirienne
pour les Sourds (ECIS) et l’Institut National Ivoirien pour la Promotion
des Aveugles (INIPA), le Centre d’Eveil et de Stimulation des Enfants
Handicapés (CESEH), etc. Ces écoles spécialisées ont pour vocation de
permettre aux personnes en situation de handicaps de bénéficier d’une
éducation adaptée à leurs besoins pour faciliter leur insertion dans la
société.
Dans le domaine sportif, culturel et religieux, la commune de Yopougon
procure la joie et ambiance à ses populations à travers des évènements
touristiques emblématiques comme des foires, des festivals, et semaines
commerciales. Elle dispose de nombreux espaces ouverts, des aires de
jeux et de salle appropriées pour la tenue des manifestations
d’envergure comme le complexe sportif JESSE JACKSON, l’espace
FICGAYO, l’espace CP1, le complexe BAE, etc. Ces espaces permettent
d’organiser des tournois de football dénommés « Maracana » auxquels
34
prennent part des centres de formation de la commune et des autres
communes, des activités de sensibilisation, des séminaires et des
formations à l’endroit des jeunes.
Par ailleurs, la commune de Yopougon compte plusieurs confessions
religieuses, notamment : les chrétiens catholiques, protestant,
méthodistes et évangélique ; les musulmans ; les bouddhistes ; les
rosicruciens et les animistes. Toutes ces populations vivent ensemble de
façon harmonieuse malgré leur croyance divergente et participent à
l’encadrement des personnes confrontées à des problèmes d’ordre
social et qui souhaitent changer de comportement de par le soutien
spirituel, psychologique et psychosocial.
Au niveau de la communication, la commune de Yopougon dispose de
radios de proximité (radio nationale catholique, radio Yopougon, radio
amitié), des agences de la poste, des agences de téléphonie mobile. On
y trouve aussi des cybercafés et des kiosques à journaux. Tous ces
canaux permettent aux populations d’être informées sur l’actualité du
pays en général et de la commune en particulier.
Au plan politico-administratif et sécuritaire, la commune dispose d’une
mairie avec deux annexe et un service qui ont pour objectif de mettre en
œuvre la politique économique, sociale et culturelle.
En tant qu’administration décentralisée, elle est un partenaire privilégié
du centre social de Port Bouet II, notamment dans l’établissement des
pièces administrative. L’on note également la présence d’une agence de
la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), 11 Inspections de
l’Enseignement Préscolaire et Primaire, un District Sanitaire et une
Inspection de travail.
34
Yopougon abrite aussi des directions de services de l’administration
publique et parapublique que sont : le Tribunal de Première Instance de
Yopougon, et la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), un
District de police qui comprend 5 commissariats (le 16èm
Arrondissement à la SICOGI, le 17èm Arrondissement à Niangon
Lokoua, le 19èm Arrondissement aux Toits Rouges, le 23èm
Arrondissement à Andokoi et le 38èm à MICAO, la Brigade Anti-Emeute
(BAE), un Escadron de la Gendarmerie Nationale, un Groupement des
Sapeurs-Pompiers Militaires (GSPM) et des structures de sécurité et de
gardiennage. De plus, la municipalité a mis en place à travers le Projet
d’Appui à la Sécurité Urbaine (PASU), un Comité Communal de Sécurité
(CCS). Ces différentes structures sont en collaboration avec le Tribunal
de Première Instance de Yopougon, car, ce sont elles qui ramènent au
tribunal toutes les personnes ayant commis une infraction et supposées
comme telles, afin que la lumière soit faite sur leur situation en vue de
les incarcérer, les relâcher ou d’apporter une réponse à la situation
difficile qu’elles rencontrent. Malheureusement elles ne sont pas en
nombres suffisantes.
34
II-ETUDE DU MILIEU INSTITUTIONNEL
ET DU MILIEU SPECIFIQUE
1- Milieu institutionnel
1-1. Situation géographique
Le Complexe Socio-éducatif de Port Bouet 2 est bâti sur une
superficie de 4.410m2. Il est situé au centre du quartier Port-Bouet 2,
entre la pharmacie Souraley et l’école primaire publique Palmeraie. Le
site a en son sein quatre bâtiments, un préau et une grande cour.
1-2. Historique de l’organisme
Créé en 2001, c’est seulement en 2005 que la structure a porté la
dénomination de complexe, par la création des autres entités. Elle a pour
but de coordonner l’action sociale en faveur de la population dont il a la
charge, le complexe s’organise autour d’une direction centrale et trois
services qui sont le Centre de Protection de la Petite Enfance (CPPE), le
Centre d’Education Spécialisée (CES) et le Centre Social (CS).
1-3. Principales orientations de l’organisme (mission,
objectifs, population, cible)
Le Complexe Socio-éducatif de Yopougon Port-Bouët II a pour
mission de planifier, de coordonner l’action sociale en faveur de la
population dont il a la charge. Cela se décline à travers les différents
objectifs assignés à chaque structure qui la compose :
34
Le CES a pour mission d’aider et d’encadrer des enfants et
des jeunes inadaptés sociaux pour la mise en œuvre
d’actions de réinsertions familiale, scolaire et
professionnelle. Son objectif est de prévenir toutes les
formes de marginalisation chez les enfants, les jeunes, les
personnes vivants avec un handicap. Il est chargé d’insérer
ou de réinsérer les enfants et les jeunes en situation de
vulnérabilité.
Le CPPE a pour mission de participer à la prise en charge
globale des enfants de deux ans et demi à 6 ans. Il est fermé
actuellement.
Le CS a pour mission d’assurer la prise en charge des
individus, des groupes et des communautés, de contribuer à
leur protection. Elle assure également la contribution des
structures de bases d’évaluation.
1-4. Présentation de l’organisme interne (organigramme,
services, activités relations avec les partenaires, entre les
membres de l’équipe, répartition du pouvoir, place de la
population cible…)
Organigramme (voir annexe)
Services
Le CPPE a pour mission de participer à la prise en charge des enfants
de deux ans et demi à six ans. Pour une raison de délabrement avancé,
le CPPE est provisoirement fermé et les agents redéployés.
Le Centre d’Education Spécialisée (CES) a pour mission de mettre en
œuvre la réponse psycho-éducative et sociale de la vulnérabilité
34
touchant les enfants en situation de handicap, les jeunes, les adultes et
les personnes âgées. Il prend aussi en compte tout autre cas
d’inadaptation sociale concernant les enfants et les enfants en situation
de rupture de liens familiaux et communautaires ; et ceux victimes de
tout sorte de violence sexuelle et psychologique.
Le Centre Social (CS) Ce service est dédié à la protection et à
l'encadrement des personnes vulnérables, particulièrement les enfants
de la rue, les enfants victimes de la traite, et les orphelins affectés par le
VIH/SIDA. Le Centre Social participe aussi à la prise en charge des
victimes de violences basées sur le genre.
Relations internes et répartition des pouvoirs
L'organisation est structurée autour de la Direction Centrale, avec
chaque service ayant une autonomie relative dans l'exécution de ses
activités spécifiques. Les éducateurs spécialisés et autres professionnels
travaillent en étroite collaboration pour répondre efficacement aux
besoins des populations cibles. Les rapports entre les membres de
l’équipe sont basés sur la coopération et la complémentarité, et la
répartition du pouvoir est hiérarchisée avec une supervision centralisée
au niveau de la direction du CSE.
Place de la population Cible
Elle se compose principalement d'enfants et de familles de la
communauté locale. Plus précisément, le Centre de Protection de la
Petite Enfance (CPPE) s'adresse aux jeunes enfants, souvent issus de
milieux vulnérables, qui nécessitent une protection et un encadrement
adaptés. Le Centre d'Éducation Spécialisée (CES) vise les enfants ayant
des besoins éducatifs particuliers, leur offrant un soutien individualisé
pour favoriser leur développement. Enfin, le Centre Social (CS)
34
s'adresse à l'ensemble des familles de la communauté, en proposant
des activités et des services qui répondent à leurs besoins sociaux,
éducatifs et de soutien. En somme, le complexe joue un rôle crucial dans
l'amélioration des conditions de vie et de développement des enfants et
des familles, en leur offrant un environnement sécurisant et des
ressources adaptées à leurs besoins spécifiques.
Partenariats
Le CSE collabore avec des partenaires locaux, tels que les structures
sanitaires et éducatives, pour renforcer ses interventions. Ces
partenaires sont :
-3e âge
-ONG-DDE-CI
-SPJEJ Yopougon
-CNDH
-Brigade de Gendarmerie de Toit Rouge
-PNLVBG
-ONG FESALIS
-ONG SOS Violence Sexuelle
-PT FOCAL VBG / 38e arrondissement
-Chefs maliens
-Chefs burkinabés
-Brigade des mineurs
-Chef des Bété
-ONG Naomie Foyer d'Accueil
-ONG Que Vive l'Enfant
-ONG Idéal Rééducation
La liste n'est pas exhaustive
34
1-5. Ressources (humaines, matérielles, financières)
La direction du complexe est assurée par monsieur YAPI ATOME
FRANCOIS Inspecteur Principal d’Education Spécialisée aidé dans sa
tâche par Mme OUATTARA FLORA éducatrice Spécialisée. Il est
composé de vingt-huit (28) agents répartis dans trois grands bâtiments
dans lesquels sont logés les différents services. Il dispose de matérielles
informatiques et de mobiliers de bureau. Le budget annuel alloué au
Complexe Socio-éducatif par l’État est de 3 000 000 FCFA. Ce montant
reste modeste par rapport aux besoins du complexe, notamment en
termes de réhabilitation et de maintien des infrastructures en bon état.
2. Milieu spécifique
2-1. Situation géographique
Le centre social est notre milieu spécifique. Le Centre Social est situé à
l’entrée nord réservée aux piétons. Il comporte trois bureaux, une salle
de pesée et un préau. La salle d’écoute est adjacente au préau.
2-2. Historique de l’organisme
Le Centre Social était au départ une permanence sociale animée
par les assistants sociaux des 220 logements. Afin de permettre aux
assistants sociaux d’être plus présent sur le terrain et de lutter contre de
mauvaises habitudes de la population au par avant installées sur le
premier site de l’aéroport Félix Houphouët Boigni de Port Bouet, l’Etat
34
décida de transformer la permanence sociale en véritable Centre Social.
Ainsi en juillet 1987, le Centre Social de Port Bouet 2 a vu le jour.
2-3. Principales orientations du service (mission, objectifs,
population cible)
Le Centre Social de Port Bouet 2 a pour mission d’œuvrer pour le bien-
être des populations avec leur entière collaboration afin qu’elles
s’adaptent aux mutations de la société en utilisant les ressources de la
communauté. Ses objectifs sont entre autres le renforcement de la
protection du couple mère enfant et de la famille, l’amélioration du cadre
de vie de la population, l’insertion et la réinsertion des personnes
défavorisées ,la prise en charge des problèmes spécifiques des
jeunes ;des personnes du troisième âge et des handicapés, la prise en
compte de l’impact social du VIH/SIDA sur la population, le
développement du système de sécurité social, la collecte ;le suivi et
l’évaluation des données sociales, la documentation et l’archivage. Les
populations cibles du Centre Social de Port Bouet II sont : les femmes ;
les filles mères ; les enfants de 0 à 18 ans ; les personnes vulnérables et
toutes personnes victimes de maltraitance.
2-4. Activités
Le centre social est dirigé par une directrice. Il est composé de
quatre services dirigés chacun par un chef de service, sous la
responsabilité et la coordination de la Directrice :
Le service de l’animation sociale (AS) : il est chargé de la
sensibilisation et de la mobilisation du groupe et de la communauté
34
dans l’optique d’une collaboration capable d’améliorer leur
existence et leur cadre de vie. Ses actions visent à prévenir la
survenue de la maltraitance chez l’enfant, assurer la prévention
des IST VIH /SIDA, créer et animer des groupes communautaires
de sensibilisation sur l’hygiène environnementale, corporelle,
alimentaire, d’aider les personnes à s’adapter au nouveau contexte
post crise en Côte d’Ivoire ,organiser les populations pour la
promotion de la femme, favoriser et gérer les associations et
organisation non gouvernementales et mener les activités de
communication pour le changement de comportement.
Le service de la Protection Familiale : il se charge de la protection
du couple mère /enfant et famille, du suivi de la croissance staturo-
pondérale de l’enfant à travers les activités de pesée et de
vaccination. Il y’a aussi la démonstration diététique qui permet à la
mère d’introduire une nouvelle alimentation dans les habitudes
alimentaires de l’enfant. C’est le début du sevrage. A ce sujet, il
donne des conseils qui permettent de corriger ou prévenir la
malnutrition chez l’enfant. Aussi, à travers le suivi du carnet de
l’enfant, le service vérifie l’observance du calendrier vaccinal à
travers les rendez-vous qui y sont marqués.
Le service d’assistance éducative : il est chargé d’informer le public
sur les causes de marginalisation des jeunes, de gérer les projets
éducatifs, sociaux et culturels avec et en faveur des associations
de jeunesse. Il apporte un soutien à la scolarisation, à la formation
professionnelle et à l’insertion professionnelle des OEV de plus de
15 ans déscolarisés, apporte un soutien psycho-social aux OEV,
de favoriser la prise en charge juridique des personnes infectées et
affectées par le VIH/SIDA et des autres populations.
34
Le service suivi-évaluation : Il établit des liaisons professionnelles
avec de multiples partenaires sociaux. Il s’agit de former les agents
des différents services CRS et les points focaux de S/E des PMO
sur les outils de collecte des données. Il fait l’agrégation des
données collectées par les différents services et les points focaux
des PMO, il fait le suivi et l’évaluation des activités du CRS et des
PMO.
2-5. Ressources (humaines, matérielles et financières)
La direction du centre social de Port Bouet 2 est assurée par
Madame Doukoué Carole Assistante sociale.
Le centre est composé de 5 assistants sociaux. Il dispose de
matériels informatiques et de mobiliers de bureaux.
Au plan financier, le centre social n’a pas de budget mais il dépend
du budget du complexe socio-éducatif.
III- ACTIVITES DU STAGIAIRE
34
Prise de contact avec la directrice et les chefs de chaque
service
Le 9 septembre 2024 a marqué le début de notre stage par une série
d'entretiens avec Madame la Directrice et les responsables des
différents départements. Ces discussions nous ont permis de mieux
comprendre les attentes et de nous familiariser avec les missions qui
nous seront confiées. Suite à ces entretiens, nous avons été
temporairement affectés à divers services, afin d'appréhender leur
fonctionnement respectif. Cette immersion préliminaire précède
l'affectation définitive, qui interviendra dans le cadre de notre stage au
Centre Social du Complexe Socio-éducatif de Port-Bouët II.
ACTIVITÉS MENÉES
Nous avons été affectés dans les quatre différents service du
centre social ; à savoir :
1. Le service de la protection familiale
Les activités au sein de ce service sont basées sur la pesée et la
vaccination des enfants de 0-6ans ainsi que la prise en charge
nutritionnelle. Elle se déroule deux fois dans la semaine c’est -à dire les
lundis et les mercredis de 8H-12h
Le rôle de la pesée est de surveiller la croissance staturo-
pondérale des enfants.
La vaccination permet de protéger les enfants Contre
certaines maladies telles que la diphtérie, la coqueluche, la
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Poliomyélite, la rougeole’ l’hépatite B et la fièvre jaune qui
s’inscrivent dans le Programme élargie de vaccination (PEV).
En dehors de ces vaccins nous conseillons les vaccins
suivants :
-ROR (Rougeole-Oreillon-Rubéole) à partir de 15 mois
-ACT-HIB (contre la méningite à partir de 1 mois et demi)
-Méningite A+C (de 18 à 24 mois)
-Typhim VI (fièvre typhoïde)
Pour mieux suivre l’enfant dans chaque carnet est inscrit des numéros
d’ordre donné par le centre social :
Un numéro pour les séances de pesée, un autre pour les vaccinations.
La démonstration diététique : elle consiste à convoquer un certain
nombre de Maman dont les enfants sont en âge de manger. A partir de 6
mois, le lait maternel ne suffit plus, de ce fait nous conseillons des
bouillies pour le compléter. Ainsi, nous avons la bouillie de riz, de maïs,
de mil et de soja au lait. A partir de sept (7) mois, nous faisons des
purées de banane, de pomme de terre…et à partir de 1 an, l’enfant peut
partager le repas familial.
La diététique se fait tous les mardis et jeudi sur convocation.
Pour la réhabilitation nutritionnelle d’un malnutri, nous appliquons le
MELANGE 1 qui est un mélange de lait en poudre, de sucre et d’huile et
le MELANGE 2 qui est le Mélange 1de avec la farine du mil ou de maïs.
Au cours de la pesée, de la Vaccination et de la démonstration diététique
que nous faisons la CCSC (Communication pour le Changement social
et de Comportement) qui consiste à sensibiliser, Eduquer et informer les
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mères sur les thèmes pouvant aider au bien-être familial. Exemple : le
planning familial, l’allaitement maternelle, le sevrage, la diarrhée, la
Pesée, l’hygiène corporelle.
La population cible est le couple mère-enfant et famille.
2. Activités au service d’animation social
Ce service est mon milieu spécifique. Nous avons aussi organisé 3
sensibilisations de masses ; dont 2 au centre social et une autre à
l’hôpital AFOSUP de Yopougon Port-Bouët II ; l’objectif visé était
d’emmener la population à fréquenter le centre social. De ce fait nous
avons initié une campagne d’invitation auprès des usagers afin qu’ils
viennent découvrir les différents services du Centre Social. Nous leur
avons expliqué le rôle de l'assistant social et les prestations offertes par
les quatre services du Centre Social, tout en les encourageant à solliciter
le Centre pour toute question ou besoin d'accompagnement. Nous avons
présenté le Centre Social comme une interface entre la population et les
services publics, au service du bien-être et du développement social.
En plus, nous avons également participé aux activités du projet HOPE
initié pour aider les parents à la prise en charge nutritionnel et
développement de la petite enfance de leurs enfants âgés de 3-5 ans.
Cette activité a lieu dans une salle du centre social tous les lundis,
mardis et jeudis de 08h-11h30 …
L'objectif est d'accompagner les enfants dans leur développement
cognitif et physique, à travers des activités ludiques. Nous avons
notamment travaillé sur la connaissance des parties du corps et des
jours de la semaine à travers des jeux. En collaboration avec les
parents, nous avons aussi abordé la notion de genre, tout en
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encourageant les parents à s'investir davantage dans le développement
de leurs enfants.
3. Activités menées au service d’assistance éducative
Durant mon stage au service d’assistance éducative du Complexe
Socio-éducatif de Port-Bouët 2, j’ai eu l’opportunité de me confronter à
une variété de cas liés aux vulnérabilités sociales et familiales. Ce
service est essentiel dans la prise en charge de personnes et de familles
en difficulté, et il a été pour moi un cadre formateur et enrichissant.
Vulnérabilités rencontrées :
Au cours de mon stage, plusieurs cas typiques de vulnérabilité sociale
ont été pris en charge, parmi lesquels :
-Les Violences Basées sur le Genre (VBG) : Nous avons traité des
situations de femmes et parfois d’enfants victimes de violences, qu’elles
soient physiques, psychologiques ou économiques. Ces cas
nécessitaient une attention particulière, car les victimes étaient souvent
dans une situation de dépendance ou d’isolement.
-Enfants perdus ou en danger : Il nous est arrivé de prendre en charge
des enfants trouvés errants dans la ville, sans accompagnement
parental, exposés à des risques de maltraitance ou d’exploitation. Ces
enfants étaient parfois dans un état de choc ou de désorientation.
-Garde d'enfants et conflits familiaux : Des conflits liés à la garde des
enfants, souvent entre parents séparés ou divorcés, étaient courants.
Ces situations nécessitaient de trouver des solutions équitables et
respectueuses des droits des enfants.
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-Déni de ressources et refus de scolarisation : Nous avons rencontré
des pères refusant de scolariser leurs enfants, souvent pour des raisons
financières ou culturelles. Le déni de ressources était également un
problème récurrent, avec des parents refusant de subvenir aux besoins
de leurs enfants, créant des situations de pauvreté extrême.
-Maladies chroniques : Certains bénéficiaires souffraient de maladies
comme le VIH ou la tuberculose, ce qui engendrait une stigmatisation
sociale et des difficultés d’accès aux soins appropriés.
Actions menées :
Face à ces situations complexes, diverses stratégies ont été mises en
place pour accompagner les bénéficiaires :
Visites à domicile : Pour mieux comprendre la situation des
familles et vérifier les conditions de vie des enfants, nous avons
effectué des visites à domicile. Ces rencontres permettaient
d’évaluer les besoins et de proposer des solutions adaptées,
souvent en collaboration avec les familles.
. Conseils et orientation : L’une de nos missions principales était
de conseiller les familles et de les orienter vers des solutions
viables. Nous les sensibilisions sur l’importance de l’éducation, de
la santé et de la protection des enfants. Dans certains cas, cela
impliquait de leur expliquer les risques liés à la non-scolarisation
ou à la négligence des soins médicaux.
Sensibilisation : Une partie de notre travail consistait à
sensibiliser les parents sur des sujets comme l’hygiène, la santé, et
la gestion des ressources financières. L’objectif était de les
responsabiliser et de les aider à mieux assumer leurs rôles
parentaux.
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Référencement à d’autres structures : Lorsque certains cas
dépassaient le cadre de notre intervention, nous référions les
bénéficiaires à des structures spécialisées. Par exemple, les cas
complexes de VBG étaient orientés vers des ONG spécialisées,
tandis que les litiges judiciaires étaient confiés aux commissariats
ou aux tribunaux compétents.
Collaboration avec les structures externes :
Notre travail a souvent nécessité une collaboration avec d’autres
structures pour mieux accompagner les bénéficiaires. Parmi celles-ci
figuraient :
-La SPJEJ (Service de Protection Judiciaire de l’Enfance et de la
Jeunesse) pour les cas nécessitant une protection judiciaire des enfants.
-Les commissariats et la gendarmerie pour les signalements de
violences ou de maltraitances.
-Les services de santé pour la prise en charge médicale des enfants ou
des parents atteints de maladies chroniques.
-Les centres sociaux voisins pour les cas hors de notre zone
d’intervention.
A cela s’ajoute La réunion mensuelle sur les Violences Basées sur le
Genre (VBG). Cette réunion se déroule avec le personnel du Centre
Social et ses partenaires de lutte contre le VBG qui s'est tenue le mardi
29 octobre. Au cours de cette rencontre, un point a été fait sur les
actions et recommandations de la réunion précédente. L'accent a
également été mis sur les difficultés rencontrées dans la résolution des
cas, notamment les défis liés à la coordination, au suivi des dossiers et à
l'accompagnement des victimes.
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IV- DIFFICULTEES RENCONTREES,
SATISFACTIONS, SUGGESTIONS
1- Difficultés rencontrées
L’Insécurité
La sécurité est l’un des défis majeurs auxquels le centre fait face. En
raison de l’absence d’un système de sécurité efficace, comme des
caméras de surveillance ou des agents de sécurité, le site reste
vulnérable aux actes de vandalisme, de vol ou d’intrusion. Cette situation
crée une atmosphère de peur et d’incertitude parmi le personnel et les
usagers, qui se sentent constamment exposés à des dangers potentiels.
L'insécurité affecte non seulement la fréquentation du centre mais aussi
la qualité des services, car le personnel doit travailler dans un climat de
tension.
Conditions de travail difficiles : Le cadre de travail ne répond
pas aux exigences minimales pour permettre un bon déroulement
des activités. Les agents doivent souvent composer avec un
manque d’espace, une ventilation insuffisante, ou encore des
bureaux inadaptés à leurs besoins. En outre, l’insuffisance des
moyens logistiques, tels que les outils bureautiques ou les
supports pédagogiques, rend l’accomplissement des tâches plus
complexe et chronophage. Ces conditions difficiles entraînent une
baisse de la productivité, un épuisement psychologique et un
désengagement progressif des équipes
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Dysfonctionnement de certains services : Plusieurs services
essentiels, qui devraient normalement fonctionner de manière
continue, sont en panne ou partiellement opérationnels. Ce
dysfonctionnement peut résulter d’un manque de financement, Les
services affectés incluent par exemple l’assistance éducative, la
prise en charge psychosociale ou encore les activités de soutien
communautaire. La non-fonctionnalité de ces services prive les
usagers de l'accompagnement dont ils ont besoin, créant des
frustrations et une perte de confiance envers la structure.
Manque d’équipement : Le déficit d’équipement au sein du
centre est alarmant. Les agents travaillent avec du matériel
obsolète ou insuffisant, ce qui limite grandement leur capacité à
intervenir de manière adéquate. Que ce soit pour la prise en
charge des enfants, l’accompagnement social des familles, ou la
gestion administrative, les équipements ne répondent pas aux
standards modernes. Ce manque affecte particulièrement les
interventions d’urgence, où des outils comme des téléphones,
ordinateurs ou véhicules sont nécessaires mais souvent
indisponibles. Par conséquent, l’efficacité des actions est
fortement compromise.
Délabrement des locaux : L’état physique des locaux est un
autre problème critique. Les bâtiments présentent des signes
évidents de vétusté : fissures dans les murs, fuites d'eau, plafonds
endommagés, installations électriques défaillantes, etc. Ce
délabrement rend le cadre non seulement inesthétique mais aussi
dangereux pour le personnel et les usagers. À titre d'exemple,
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l’état des toilettes, des salles de réunion, ou encore des bureaux,
nuit au confort des usagers et crée un environnement qui ne
répond pas aux standards de sécurité ou d’hygiène.
Ces diverses difficultés cumulées affectent non seulement l’image du
centre. Les infrastructures du centre, pour la plupart anciennes, n'ont pas
bénéficié de rénovations ou de modernisations depuis des décennies.
En plus d'affecter l'apparence du centre, ce vieillissement des
infrastructures rend certaines parties des bâtiments inopérationnelles,
voire dangereuses. L'absence d'entretien régulier a conduit à une
dégradation progressive qui touche aussi bien les installations
techniques (systèmes de climatisation, d’éclairage, etc.) que les espaces
communs.
2- Suggestions
L'amélioration des conditions de travail, la modernisation des
infrastructures et l'acquisition de nouveaux équipements sont
nécessaires pour redonner vie au centre et répondre efficacement aux
attentes des usagers. Un plan d’investissement à long terme, combiné à
une meilleure gestion des ressources, serait essentiel pour surmonter
ces obstacles.
Voici quelques suggestions concrètes pour surmonter les difficultés
rencontrées :
Renforcement de la sécurité :
Proposition : Installer des caméras de surveillance dans les zones
stratégiques du centre et recruter des agents de sécurité qualifiés pour
garantir la protection des lieux 24h/24. Une amélioration notable de la
sécurité réduira les risques de vols, d’intrusions et d’actes de
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vandalisme, créant ainsi un environnement plus serein pour les
travailleurs et les usagers.
Amélioration des conditions de travail :
Proposition : Procéder à une évaluation des besoins matériels et des
espaces de travail afin d'acquérir des équipements modernes
(ordinateurs, bureaux ergonomiques, climatisation) et de réaménager les
locaux pour les rendre plus fonctionnels.
De meilleures conditions de travail augmenteront la productivité et la
motivation du personnel, tout en améliorant l'accueil des usagers.
Rendre les services opérationnels :
Proposition : Évaluer les causes des dysfonctionnements au sein des
services, réaffecter des ressources humaines qualifiées et allouer un
budget spécifique pour leur bon fonctionnement. Un audit régulier
pourrait aussi être mis en place pour détecter les failles.
La relance des services assurera une continuité dans les prestations
offertes et renforcera la confiance des usagers dans l’institution.
Acquisition de nouveaux équipements :
Proposition : Mobiliser des ressources financières par le biais de
subventions gouvernementales, de partenariats avec des ONG, ou de
mécénat d'entreprises privées pour l'achat d’équipements adaptés aux
besoins des différents services (matériel pédagogique, ordinateurs,
fournitures de bureau).
Disposer de matériels modernes permettra au personnel de travailler de
manière plus efficace et rapide, et améliorera considérablement la
qualité des services offerts.
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Réhabilitation des locaux :
Proposition : Engager des travaux de rénovation pour restaurer les
locaux du centre. Cela inclut la réfection des toitures, la remise à neuf
des installations électriques et sanitaires…
3- Satisfactions
Je tiens à exprimer ma profonde satisfaction pour l'expérience
enrichissante que j'ai vécue au cours de mon stage au Complexe Socio-
éducatif de Port-Bouët II. Cette période m’a permis de mettre en pratique
les connaissances théoriques acquises lors de ma formation d'assistant
social et de me confronter aux réalités du terrain.
Au fil des semaines, j’ai eu l’opportunité de travailler avec des équipes
professionnelles, dévouées et engagées dans l'accompagnement des
personnes vulnérables. Ce cadre de travail m’a offert une vision claire
des enjeux sociaux et des responsabilités d’un assistant social,
notamment dans la gestion des cas de vulnérabilités comme les
violences basées sur le genre, les enfants perdus, ou encore la non-
scolarisation.
L'encadrement reçu a été particulièrement formateur. Grâce aux
entretiens avec les responsables des différents départements et les
diverses missions qui m'ont été confiées, j'ai pu acquérir de nouvelles
compétences pratiques, allant de la gestion des cas à l'organisation de
sensibilisations de masse. J’ai également eu l’opportunité de participer à
des actions de sensibilisation auprès des enfants et des familles,
renforçant ainsi ma capacité à intervenir efficacement dans des
situations complexes.
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Le stage m'a permis d'élargir mes horizons professionnels, notamment
en découvrant les méthodes d’intervention en assistance éducative et
sociale. J’ai appris à faire preuve de plus d’empathie, de patience, mais
aussi de rigueur dans le suivi des dossiers, tout en collaborant
étroitement avec des partenaires extérieurs tels que les ONG, la
gendarmerie, et les chefs de communauté.
Bien que certaines difficultés aient été rencontrées, notamment en
termes d’infrastructures et de moyens matériels, ces défis m’ont permis
de développer ma capacité d’adaptation et de trouver des solutions
innovantes pour mener à bien mes missions. Chaque jour passé au
centre a renforcé ma motivation à œuvrer pour le bien-être des
populations vulnérable. Ce stage a été une expérience profondément
formatrice, qui a non seulement consolidé mes compétences
professionnelles mais aussi confirmé mon engagement à poursuivre
dans cette voie. Je suis reconnaissant d'avoir eu l'opportunité de
participer activement aux activités du Complexe Socio-éducatif de
Yopougon Port-Bouët II et d’y avoir contribué à mon niveau.
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CONCLUSION
À l'issue de ce stage, nous sommes en mesure d’affirmer que cette
expérience nous a permis d’en apprendre davantage sur le rôle du
travailleur social dans sa globalité, mais également de mieux
comprendre les missions spécifiques de l’assistant social sur le terrain.
Bien que la durée du stage ait été relativement courte, elle a été
suffisamment riche pour nous offrir une vision plus claire et concrète des
réalités professionnelles. Nous avons eu l’opportunité d’observer et de
découvrir les compétences, les responsabilités et l’engagement requis
dans ce domaine. Ce stage a donc constitué une expérience précieuse
qui a renforcé nos connaissances théoriques tout en nous initiant aux
pratiques de terrain.
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ANNEXE
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RAPPORT HEBDOMADAIRE DES ACTIVITÉS
Semaine du lundi…….au vendredi……/…./…
Activités Zone/site Résultats Difficultés Leçons Perspectives
menées d’invention obtenus rencontrées apprises
Outils permettant au service S/E de suivre les activités des services par
semaine.
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