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Niveau : 2ème Année Bac

Module I : Lire un conte philosophique : Candide ou l’optimisme, Voltaire.


Activité : Lecture méthodique
Support : Chapitre III : « Rien n’était si beau… et crachant une dent à chaque effort. »
Objectifs :
- Relever, identifier le champ lexical de la guerre.
- Étudier la description qui met en valeur l’atrocité de la guerre.
I. Identification de passage :
- A quel genre appartient l’œuvre ? Quel est le type du texte ?
Quels sont les temps verbaux employés ? De quelle focalisation s’agit-il ?
 Genre : conte philosophique
 Type : narratif descriptif
 Focalisation : → Qui voit ? C’est Candide. → Qui rapporte les faits ? C’est le narrateur. Focalisation
interne
II. Situation de passage :
- Où se situe ce passage par rapport à l’œuvre ? Quels sont les personnages ? De quoi parle-t-on dans cet extrait ?
 Chassé du paradis terrestre (le château), Candide tombe entre les mains des Bulgares et assiste au pire des
fléaux qui ravagent la terre, la guerre.

III. Hypothèses de lecture :


- Comment Voltaire décrit la guerre ?
- Qu’est ce qui fait de ce chapitre une dénonciation de la guerre, du fanatisme et des dogmes ?

IV. Axes de lecture :


a. La description de la guerre :
- Comment Candide perçoit-il la guerre ? Pourquoi ?
 Il la perçoit avec naïveté vu qu’il était habitué à une vie paisible dans un environnement Rassurant.
- Relevez les champs lexicaux qui caractérisent cette guerre.
Champs lexical de la guerre Champs lexical de la musique
Les canons, les mousqueteries, la baïonnette, Les trompettes, les fifres, les hautbois, les
les morts… tambours…
- Quelle est l’image qui se laisse dégager de cette description ? Qui s’y cache derrière ?
 C’est une image absurde et illogique qui se laisse dégager. Ici, c’est Voltaire, d’un œil ironique, qui critique les
boucheries opposant les Abares (les Mongols) et les Bulgares (tributs sans origines intégrées au 14ème S dans
l’empire turc et russe).
- Où résident la stupidité et l’absurdité de la guerre ? Justifiez par le texte.
 La guerre est organisée, d’abord sous forme d’une fête. En plus on porte un désintérêt total aux victimes.
Exemples : cf. ch. III L 1, 2, 3
- Quel est le ton dominant dans ce chapitre ? Justifiez.  Le ton ironique.
- Qu’en est-il pour l’optimisme de Candide ? Justifiez.
 Candide commence à découvrir la réalité de la vie et le vrai tableau commence à se dessiner devant lui. Il va
commencer à remettre en question ce qu’il apprit de Pangloss.

 - La guerre est présentée comme un divertissement, un univers harmonieux : « rien n’était si beau, si leste... »
- Focalisation interne : un regard naïf sur la guerre. Elle est vue comme une logique naturelle qui
justifie un ordre préétabli (une harmonie naturelle).
- Le narrateur tient une véritable comptabilité des tués, et énumère les chiffres et le total final sans
manifester aucune émotion : « environ neuf à dix mille coquins, quelques milliers d’hommes, le tout pouvait
bien se montrer à une trentaine de mille âmes.
b. La dénonciation de la guerre :
- Où se manifeste la dénonciation de la guerre ?
 Le dernier instrument évoqué est les canons.
 L’utilisation des figures de styles :
- L’accumulation : cf. §1 L1 p 19.
- L’antithèse : cf. L2-3 p 19.
- L’oxymore : cf. L12 p 19.
 Le champ lexical de la violence : « vieillards criblés de coups, femmes égorgées, éventrées, brulées, mamelles
sanglantes »

 - Dès le premier paragraphe, Voltaire fait apparaitre en filigrane la cruauté de la guerre : le dernier
instrument évoque est « le canon » : la guerre n’est pas de la musique, mais la mort.
- L’utilisation des figures de styles :
Antithèse : harmonie/ enfer
Oxymore : boucherie héroïque
- Le champ lexical de la violence : « vieillards criblés de coups, femmes égorgées, éventrées, brulées,
mamelles sanglantes »

c. Les critiques de Voltaire :


Qui sont les responsables de la guerre ?  Les deux rois → critique de la souveraineté
Qu’est-ce les deux rois ont fait lorsque la guerre est terminée ?
 Chanter des Te Deum pour célébrer la victoire → critique de la religion
Est-ce que l’orateur a aidé Candide ? Pourquoi ?
 L’orateur a refusé d’aider Candide, car ce dernier n’embrasse pas les mêmes idées que lui.
- Par quoi s’achève l’aventure de Candide ?  Par rencontrer Jacques l’anabaptiste.

- Etablissez une comparaison entre l’orateur et Jacques.


Jacques l’anabaptiste L’orateur
Il ne parle pas, il ne professe aucune foi Phraseur, professionnel du discours,
(pratiquer une religion), sa réaction est dictée par l’humanité, aucun rapport entre ses paroles et ses actes,
la fraternité et la pitié. obsédé par sa haine envers le Pape.
- Commenter le tableau ci-dessus :
 Contrairement au fanatisme religieux incarné par le discours de l’orateur, Voltaire oppose le modèle de la tolérance
et du véritable humanisme qui émane de Jacques.
→ C’est une critique grinçante du fanatisme de façon ironique.
- Devant tout ce qu’il a vu, comment devient candide ? Pourquoi ?
 Il est étonné, terrifié… « Candide, qui tremblait comme un philosophe, … », vu qu’il pensera juste après à remettre
en question le rôle de l’intellectuel surtout les dogmes et les principes de Pangloss.
→ Critique de la philosophie (et n’oubliant jamais Mlle Cunégonde).

 - La critique de la religion : « les deux rois chantaient des Te deum »


- La critique du fanatisme religieux : Le comportement de l’orateur avec Candide qui refuse de l’aider
car ce dernier n’embrasse pas les mêmes idées que lui.
- Contrairement au fanatisme religieux incarné par le discours de l’orateur, Voltaire oppose le modèle
de la tolérance et du véritable humanisme qui émane de Jacques.
- La critique de la philosophie : dans la phrase « ôta du meilleur des mondes », l’expression «
meilleur des mondes » fait référence aux enseignements de Pangloss.
- Voltaire se moque directement des philosophes avec ironie : « Candide qui tremblait comme un
philosophe ». Il discrédite sérieusement son aveuglement, car au milieu des massacres : « et n’oubliant jamais
Mlle. Cunégonde ».

V. Synthèse :
Dans ce chapitre III, Candide est confrontée pour la première fois au problème de la guerre. C’est l’occasion
pour Voltaire de procéder à une double dénonciation. D’une part, il dresse une satire de la guerre, barbarie et
cruauté contrairement aux progrès de la civilisation et aux droits de l’homme ; d’autre part, Voltaire se moque de la
théorie de l’optimisme de Leibniz en lui assénant un démenti par les faits.
Cet extrait de Candide s’inscrit dans le mouvement de lumières qui dénonce la guerre.

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